Quand les bombes pleuvent.
De manière terrifiante, souvent aveugle. A Gaza aujourd'hui. Avec l' "intelligence artificielle" ou non. Venant des airs ou non...Les effets sont toujours dévastateurs, les tirs, plus ou moins aveugles. Que de "progrès" en quelques siècles! Une histoire sinistre. A l'heure des célébrations du débarquement des alliés sur les côtes normandes et des bilans "...on compte entre 50 000 et 70 000 victimes civiles des bombardements alliés en France, dont 10 000 pour la seule Normandie pendant l’été 1944. Quatre cents sont morts au cours de la nuit du 6 au 7 juin à Saint-Lô, qui sera libérée le 18 juillet, détruite à 90 %. .." Des aviateurs français furent impliqués___ ___ Déjà "...début 1942 , la nomination à la tête du Bomber Command de la RAF de sir Arthur Harris, fervent défenseur des bombardements en zone (area bombing), couplée à l’évolution technologique de l’aviation et à l’arrivée des premières forces armées américaines en Grande-Bretagne, entraîne une intensification des bombardements alliés sur l’Europe. Les attaques visent principalement la production industrielle au service de l’effort de guerre nazi. Dans la nuit du 3 mars 1942 se déroule le premier grand bombardement de l’ère Harris sur les usines Renault de Boulogne-Billancourt. Trois mois de production de camions à destination du Reich sont détruits mais 382 civils sont tués et 10 000 personnes sont sinistrées. À cet instant du conflit, il s’agit du bombardement britannique le plus meurtrier de la Seconde Guerre mondiale..." ___ Les techniques de bombardement de Harris, pendant la deuxième guerre mondiale, furent contestées et sont encore largement discutées. Surtout lors du bombardement de Dresde (*). Ne parlons pas de la Bombe A, dont l'utilisation par Truman fut- et reste encore- largement discutée pour diverses raisons...
______ (*) Quand on visite l'ancienne capitale saxonne, si charmante, si baroque, si paisible, si nonchalante au bord de l'Elbe, il faut vraiment faire un effort pour se remémorer un passé si récent, si tragique.
Le bombardement du 13/14 janvier, visant à faire le plus de morts possibles dans la population civile pour accélérer la chute d'un régime déjà exsangue, fut épouvantable et inutile, comme le reconnaît l'historien belgo-canadien JR Pauwels.
Une deuxième vague de bombardiers déverse pendant 20 minutes 280.000 bombes incendiaires au phosphore et 11.000 bombes et mines. Les incendies se propagent avec d'autant plus de facilité que les immeubles ont été préalablement éventrés.
La troisième vague survient le lendemain et lâche à son tour bombes incendiaires et bombes explosives.
De nouvelles bombes au phosphore sont expérimentées dans cette ville ouverte aux nombreux réfugiés, sans objectifs militaires ou industriels particuliers. L' importante gare ne fut pas la plus touchée.
__________________Ce qui frappe aujourd'hui, comme pour Varsovie, c'est la disparition de toutes traces de cet enfer.
Les travaux de reconstruction à l'identique débute dès 1945, s'accélèrent après la réunification.
Aujourd'hui la Florence de l'Elbe a retrouvé son lustre d'antan, sa splendeur baroque.
Il fait bon flâner le long de l'Elbe. qui ne laisse pas soupçonner ses débordements périodiques.
Ce haut-lieu de la musique mériterait un plus long séjour.
Un mélange de styles surprenant, l'éclectisme règne en maître.
Bref, une ville séduisante, qu'il fallut quitter trop vite...
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(Photos personnelles) __________________
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