Et les jours d'après?......
Le grand flou. Tout bascule. Et avec quelle violence! Certes, on ne regrettera pas la fin de la mollah-cratie. On s'en réjouira même, comme tous les Iraniens qui ont dû subir son pouvoirs et celui de ses nervis depuis tant d'années, et ont oser affronter dans la rue l'arbitraire d'un régime théocratique sans pitié. Quel courage! Un peuple qui vient de loin, qui aurait pu ne pas être chiite, au passé si fascinant, à la culture si raffinée. On peut en admirer quelques aspects au musée de Pergame de Berlin. Les écrits hébreux gardent en mémoire l'épisode babylonienne Quelle Tragédie! C'est à pleurer de se rappeler comment ce grand peuple a été traité pas l'Europe aux appétits économiques. Le pétrole fut une malédiction, qui soumit Téhéran aux intérêts britanniques, puis américains. Le courage politique de Mossadegh fut voué à l'échec par un impérialisme sans vergogne. Le début d'une nouvelle voie, menant à l'impasse d'aujourd'hui.
Le stratège funambule est à l'oeuvre. Il ne suffit pas de faire tomber un homme ou une équipe pour retrouver une voie démocratique. La somme des colères accumulées ne donnera pas d'elle-même un chemin conforme à l'idéal républicain de beaucoup d'Iraniens cultivés. L'incertitude est grande. Surtout dans le contexte d'une intervention US illégale, brouillonne et intéressée, aux objectifs ambigüs depuis longtemps, et des projets vengeurs de Tel Aviv. Un changement d'échelle s'est mis en place, qui affecte tout le Moyen Orient et les appétits mondiaux qu'il suscite. L"excrément du diable" fascine la Maison Blanche. Qui peut prévoir les conséquences des actions engagées? Pour l'instant, on fait parler les bombes. C'est la fureur et l'impasse. Les conséquences peuvent être incalculables L'opération fureur épique montre son vrai visage, ne sachant oû elle va.... Point de vue: "...Dans la matinée du 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire conjointe contre l’Iran, frappant Téhéran, Ispahan, Qom, Kermanshah et Karaj, en visant les plus hauts dirigeants du régime : le Guide suprême Khamenei, le Président Pezechkian et le chef d’état-major des forces armées. Les réactions internationales aux frappes américaines et israéliennes ne dessinent pas, pour le moment, un clivage diplomatique linéaire. Si elles sont motivées par plusieurs lignes de fracture — le respect du droit international, des considérations géopolitiques ou des relations de subordination —, elles révèlent surtout un monde extrêmement fragmenté, sans direction.
Peu d’acteurs qualifient explicitement les frappes de contraires au droit international. Le président finlandais est parmi les seuls dirigeants européens à avoir déclaré que les États-Unis agissaient largement en dehors du cadre du droit international traditionnel : « Habituellement, la justification de ce type d’attaques était recherchée soit auprès de l’ONU, soit au moins auprès des alliés. Aujourd’hui, cette question n’est plus vraiment posée. » Si la Russie adopte une position de pur double standard en critiquant les frappes — étant elle-même systématiquement impliquée dans une opération de dislocation du droit international — la Norvège propose une position plus structurée sur le plan juridique : elle rappelle qu’une frappe « préemptive » n’est licite qu’en présence d’une menace imminente, condition qu’elle estime non remplie. Ce rappel renvoie directement à l’article 51 de la Charte des Nations unies et à la doctrine classique de la légitime défense anticipée. Or le fait que la Norvège, la Finlande et l’Espagne soient les seuls États occidentaux et membres de l’OTAN à formuler cette objection place l’Alliance devant une tension implicite : la solidarité stratégique prime désormais sur l’interprétation du droit. La position de la France est à cet égard importante : en saisissant le Conseil de sécurité, le président de la République cherche à réintégrer les Nations unies dans le processus. À l’inverse, le Royaume-Uni ne se contente pas d’éviter toute critique de Washington : il avertit Téhéran de ne pas viser ses forces. Ce déplacement rhétorique — du débat juridique vers la protection de ses propres moyens militaires — traduit une forme d’alignement opérationnel. On ne parle plus de légalité, mais de dissuasion. Même au sein de l’E3 — le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne — trois pays conduits par les leaders pourtant alignés sur d’autres sujets géopolitiques et trois États ayant joué un rôle clef dans l’accord sur le nucléaire iranien en 2015, des divisions persistent. S’ils ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes contre les pays de la région, le chancelier Merz a diffusé un communiqué soutenant la logique de l’attaque. La conséquence est double. Le droit international cesse d’être le langage diplomatique commun des alliés occidentaux et la qualification juridique d’une opération militaire devient fonction de l’appartenance au camp. Cette asymétrie normative renforce mécaniquement l’argumentaire russe et iranien sur le « deux poids, deux mesures », tout en affaiblissant la capacité occidentale à mobiliser le droit comme instrument de pression. Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a demandé au Conseil d’intervenir et a affirmé qu’Israël et les États-Unis avaient violé le droit international en attaquant l’Iran. À l’initiative de la France et du Bahreïn, une réunion du Conseil de sécurité aura lieu aujourd’hui, 28 février à 22h (heure de Paris). .." __________________________
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire