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lundi 13 juillet 2026

La Chine et son climat

Un pari audacieux

                              La Chine n'est certainement pas un modèle économique. Encore moins politique et social. Mais elle existe, avec son fulgurant développement, sa détermination et ses faiblesses. Et nous en sommes toujours plus dépendants.   Aujourd'hui elle voit loin.... Par intérêt, surtout. Parfois de manière coercitive.             Elle sait que sa production industrielle, décisive pour son développement, et ses exportations vitales n'ont de chances de se poursuivre (jusqu'où? personne ne le sait...) que si les conditions de son milieu, souvent dégradées dans un passé récent) lui permettront son incroyable marche en avant.         


      D'où les moyens considérables déployés pour agir localement sur certaines conditions climatiques, permettant la poursuite de sa folle aventure. Un énorme pari, mené à la vitesse grand "V".    Ainsi on apprenait le colossal projet de reforestation mené à bien pour neutraliser l'avancée du désert du Gobi. Une entreprise titanesque, qui ne sera pas sans incidences climatiques. Analogue au vaste projet sahélien aujourd'hui compromis.         On ne change pas le climat, mais on peut le modifier à la marge. Par de nouvelles technologies aussi, de nouveaux choix stratégiques: 

  •             "... La Chine a dépassé ses objectifs 2030 en matière d’énergie solaire et éolienne avec six ans d’avance sur le calendrier. Le pays héberge aujourd’hui plus de 40% de la capacité mondiale d’énergie renouvelable  En 2024, les émissions de la Chine ont diminué alors que la production d’électricité augmentait, ce qui pourrait marquer un tournant dans la lutte mondiale contre le changement climatique.  Dans les secteurs des technologies propres et des métaux de la transition énergétique, la domination de la Chine lui confère un véritable avantage géopolitique et économique : les exportations de technologies propres du pays devraient dépasser USD 340 milliards d’ici 2035   Des opportunités s’offriront aux investisseurs par le biais de la modernisation des infrastructures de réseau électrique, des innovations dans les technologies propres et des initiatives nationales visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement en métaux de la transition énergétique...."                                                                               Pékin représente aujourd'hui un paradoxe énergétique. Sa réduction de consommation de charbon est en cours.                                                                                 ".... On pourrait douter de la volonté effective de Pékin d’engager une transformation aussi profonde génératrice d’autant d’incertitudes », écrit Patrick Criqui,   sur le site The Conversation. Et cependant, relève-t-il, de la capacité de la Chine à enchaîner rapidement la séquence – ralentissement économique, plafonnement des émissions, décarbonation à long terme – dépend l’avenir du climat de la planète. »    La Chine entend réduire la production d'énergie fossile.                                           

Ouverture dans un nouvel ongle, sur le site The Conversation. Et cependant, relève-t-il, de la capacité de la Chine à enchaîner rapidement la séquence – ralentissement économique, plafonnement des émissions, décarbonation à long terme – dépend l’avenir du climat de la planète. »La direction chinoise a annoncé que le pays atteindrait son pic d’émissions de gaz à effets de serre en 2030 et s’est engagé ensuite à les réduire progressivement. L’engagement pourrait être tenu si on considère les progrès considérables déjà accomplis par les Chinois dans l’efficacité énergétique de leur économie. Entre 1980 et 2010, l’économie chinoise a été « multipliée par un facteur 18, tandis que sa consommation en énergie n’a été multipliée que par 5 ». Soit une baisse de 70 % en intensité énergétique par unité produite

Ouverture dans un nouvel ongleLa Chine entend favoriser les énergies non fossiles (renouvelables plus nucléaire), de manière à ce qu’elles couvrent 15 % de la consommation énergétique du pays dès 2020 et 20 % en 2030.

( Mais) Nick ButleOuverture dans un nouvel ongletr, du Financial Times, doute de la capacité du pays à atteindre ses objectifs ambitieux. Les infrastructures ne sont pas prêtes pour un tel basculement, écrit-il. Les voitures électriques consomment une électricité qui est encore très majoritairement d’origine carbonée… En outre, l’industrie d’extraction du charbon emploie 4 millions de personnes. Il faudrait penser à leur reconversion. 

La Chine est le leader mondial des énergies renouvelables et leur consacrerait plus de 100 milliards de dollars par an. Elle investit aussi dans des projets d’énergie renouvelable à l’étranger (32 milliards par an). Elle  occupe la première place pour la construction de panneaux solaires photovoltaïques. Ses prix seraient inférieurs de près de 20 % à ceux de ses concurrents. Dans le domaine des éoliennes, elle a comblé son retard. La Chine a fait main basse sur les « terres rares », nécessaires à la fabrication des panneaux solaires, aux batteries et aux moteurs électriques. Elle a déjà administré la démonstration de l’usage géostratégique qu’elle peut faire de cette ressource, lorsqu’elle a coupé ces approvisionnements, vitaux pour ce pays, au Japon, en 2010,  suite à un conflit maritime.

Enfin, la Chine mise beaucoup sur l’énergie nucléaire. L’an dernier, elle exploitait 36 réacteurs. Mais 20 autres sont en construction, dont la moitié de 3° génération. Elle s’appuie sur sa propre technologie et espère l’exporter. La Chine est en outre l’un des pays leaders sur le marché de la voiture électrique (environ 40 % du marché mondial)....

                   "...Si la Chine est, depuis le début des années 2000, le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, elle s’est également imposée ces dernières années comme l’un des pays moteurs en matière de gouvernance climatique et environnementale.  Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Earth System Governance, des acteurs chinois ont lancé près de 300 projets depuis 1980 visant à structurer la coopération internationale 1.Ces initiatives peuvent prendre la forme de plateformes, visant par exemple au partage d’informations entre les pays, d’apport financier, de collaboration en matière de recherche ou d’élaboration de cadres réglementaires. La plupart de ces projets concernent des problématiques liées au changement climatique, aux énergies propres, à la gestion de l’eau, à la protection de la biodiversité ou bien au traitement des déchets et des produits chimiques.                                                                  Ils sont principalement pilotés par l’État chinois, mais incluent également un nombre croissant d’acteurs non étatiques comme des instituts de recherche, des associations et fédérations issues de la société civile, ou bien des entreprises privées, comme Xiaomi ou la CNPC...."                                                                                                 La Chine peut donc mieux faire, mais elle ouvre la voie dans l'urgence, consciente de la nécessité impérative de changer de modèle à marche forcée...  Un pari en voie d'être gagné?   Difficile à dire à l'heure où certains aspects du climat semblent s'emballer... _______________________________

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