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samedi 26 septembre 2026

Marche et rêve!

 Quand la marche libère  (remake)

             Marcher peut être une liberté. Quand ce n'est pas seulement "mettre un pied devant l'autre et recommencer..". Quand ce n'est pas une vraie nécessité liée à l'obligation de se déplacer d'un point à un autre. Quand la marche est effectuée pour elle-même dans la nature, tous les sens ouverts, les nécessités et les lourdeurs de la vie ayant été déposées comme un sac trop lourd à porter.  Sans mise en scène... Marcher léger, ouvert à la vie qui s'offre à tout instant, au spectacle des choses, en communion avec la nature.                     Ils ont été nombreux ceux qui ont fait l'éloge de la marche, Non pas  utilitaire, mais gratuite, comme espace de liberté. Non pas seulement pour s'évader, mais surtout pour se retrouver.   En marche! ... disait une certain Président, mais dans son cas ce ne fut pas probant...                                                                                               


                                 La marche, c'est l'homme.
          Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations... 
       Marcher redevient à la mode, pour les sédentaires que nous sommes devenus, saturés de tout. Retrouver un rythme lent, un regard qui décentre, un intérêt souvent perdu pour le milieu et un rythme maîtrisé.
Bien au-delà des habitudes, des modes et des contraintes de la course, du jogging imposé. Savoir s'arrêter, regarder, se fatiguer sainement et ré-ouvrir les yeux sur le plus proche, le plus fondamental, le  plus vital.
   Retrouver le sens de la lenteur. Une lenteur maîtrisée, une lenteur réfléchie. Pour retrouver en quelque sorte l'élémentaire.
   Faut-il dire avec Nietzsche que seules les pensées qui viennent en marchant valent quelque chose?
   Il y a marche et marche...
          "
On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)
            "Marcher, une philosophie", comme le dit Frédéric Gros:
    "C'est ce qu'il fait valoir, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations. "En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre. Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin. "On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon. De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
        Retrouver le sens de la marche, c'est se retrouver.
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samedi 15 juillet 2023

Marche et rêve

Quand la marche libère

             Marcher peut être une liberté. Quand ce n'est pas seulement "mettre un pied devant l'autre et recommencer..". Quand ce n'est pas une vraie nécessité liée à l'obligation de se déplacer d'un point à un autre. Quand la marche est effectuée pour elle-même dans la nature, tous les sens ouverts, les nécessités et les lourdeurs de la vie ayant été déposées comme un sac trop lourd. Marcher léger, ouvert à la vie qui s'offre à tout instant, au spectacle des choses, en communion avec la nature.                     Ils ont été nombreux ceux qui ont fait l'éloge de la marche, Non pas  utilitaire, mais gratuite, comme espace de liberté. Non pas seulement pour s'évader, mais surtout pour se retrouver.                                                                                                    


                                 La marche, c'est l'homme.
          Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations... 
       Marcher redevient à la mode, pour les sédentaires que nous sommes devenus, saturés de tout. Retrouver un rythme lent, un regard qui décentre, un intérêt souvent perdu pour le milieu et un rythme maîtrisé.
Bien au-delà des habitudes, des modes et des contraintes de la course, du jogging imposé. Savoir s'arrêter, regarder, se fatiguer sainement et ré-ouvrir les yeux sur le plus proche, le plus fondamental, le  plus vital.
   Retrouver le sens de la lenteur. Une lenteur maîtrisée, une lenteur réfléchie. Pour retrouver en quelque sorte l'élémentaire.
   Faut-il dire avec Nietzsche que seules les pensées qui viennent en marchant valent quelque chose?
   Il y a marche et marche...
          "
On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)

            "Marcher, une philosophie", comme le dit Frédéric Gros:
    "C'est ce qu'il fait valoir, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations. "En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre. Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin. "On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon. De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
        Retrouver le sens de la marche, c'est se retrouver.
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dimanche 5 juillet 2009

Eloge de la marche


La marche, c'est l'homme.

Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations...

Il y a marche et marche...

"
On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)














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"Marcher, une philosophie", de Frédéric Gros : crève pas, marche !:
"C'est ce que fait voir Frédéric Gros, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations."En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre.Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin."On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon.De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
-France Culture:F.Gros

-_Le sens de la marche..
-Petite philosophie du marcheur
-Sentier de Nietzsche
- JJ Rousseau et la marche

mardi 28 janvier 2025

Marchons, marchons...♪♫♪

 Quand la marche libère

             Il arrive parfois que je me répète. Mais à l'heure de l'homo sedantaris, de l'homo automobilis, de l'hyper-sédentarité, il n'est peut-être pas inutile de le faire...,Marcher peut être une liberté. Quand ce n'est pas seulement "mettre un pied devant l'autre et recommencer..". Quand ce n'est pas une vraie nécessité liée à l'obligation de se déplacer d'un point à un autre. Quand la marche est effectuée pour elle-même dans la nature, tous les sens ouverts, les nécessités et les lourdeurs de la vie ayant été déposées comme un sac trop lourd. Marcher léger, ouvert à la vie qui s'offre à tout instant, au spectacle des choses, en communion avec la nature.                     Ils ont été nombreux ceux qui ont fait l'éloge de la marche, Non pas  utilitaire, mais gratuite, comme espace de liberté. Non pas seulement pour s'évader, mais surtout pour se retrouver.                                                                                                    


                                 La marche, c'est l'homme.
          Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations... 
       Marcher redevient à la mode, pour les sédentaires que nous sommes devenus, saturés de tout. Retrouver un rythme lent, un regard qui décentre, un intérêt souvent perdu pour le milieu et un rythme maîtrisé.
Bien au-delà des habitudes, des modes et des contraintes de la course, du jogging imposé. Savoir s'arrêter, regarder, se fatiguer sainement et ré-ouvrir les yeux sur le plus proche, le plus fondamental, le  plus vital.
   Retrouver le sens de la lenteur. Une lenteur maîtrisée, une lenteur réfléchie. Pour retrouver en quelque sorte l'élémentaire.
   Faut-il dire avec Nietzsche que seules les pensées qui viennent en marchant valent quelque chose?
   Il y a marche et marche...
          "
On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)
            "Marcher, une philosophie", comme le dit Frédéric Gros:
    "C'est ce qu'il fait valoir, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations. "En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre. Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin. "On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon. De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
        Retrouver le sens de la marche, c'est se retrouver.                          Avec ou sans chien...

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jeudi 16 août 2018

Eloge de la marche

Mettre un pied devant l'autre...

                                 La marche, c'est l'homme.
          Leroi-Gourhan disait que " l'homme commence par les pieds " - La marche nous rappelle la bipédie et aussi ce qu'elle nous a offert : nos mortelles civilisations... 
       Marcher redevient à la mode, pour les sédentaires que nous sommes devenus, saturés de tout. Retrouver un rythme lent, un regard qui décentre, un intérêt souvent perdu pour le milieu et un rythme maîtrisé.
Bien au-delà des habitudes,des modes et des contraintes de la course, du jogging imposé. Savoir s'arrêter, regarder, se fatiguer sainement et ré-ouvrir les yeux sur le plus proche, le plus fondamental, le  plus vital.
   Retrouver le sens de la lenteur. Une lenteur maîtrisée, une lenteur réfléchie. Pour retrouver en quelque sorte l'élémentaire.
   Faut-il dire avec Nietzsche que seules les pensées qui viennent en marchant valent quelque chose?
   Il y a marche et marche...
          "
On évitera de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser." (RP .D)

            "Marcher, une philosophie", comme le dit Frédéric Gros:
    "C'est ce qu'il fait valoir, dans un admirable petit livre qui ravira même les incurables sédentaires, ceux que Nietzsche appelait "culs-de-plomb". Car personne, après tout, n'est obligé de pratiquer la randonnée pédestre pour prendre plaisir et intérêt à cette prose intelligente et claire - rare, somme toute. Philosophie, ici, ne signifie ni pédanterie ni jargon. Frédéric Gros réinvente, à l'antique, une méditation qui accompagne le mouvement du corps et en creuse les sensations."En marchant, écrit-il, on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom et une histoire." On songe à Michel Foucault, que Frédéric Gros a étudié, édité et commenté, disant : "J'écris pour n'être personne." Ecrire, marcher, serait-ce la même chose ? La parenté existe : nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, ne fût-ce que quelques heures ou quelques jours, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre.Car la marche insiste sur les articulations, en particulier celle du corps et de l'âme. Elle métamorphose le temps, impose fatigue à la pensée, se fait subversion ou vacuité. En pérégrinant, on se perd et se retrouve, comme en tout exercice spirituel. On cesse de s'affairer, on crée parfois. Nietzsche avait les sentiers pour atelier, d'autres y élaborent des psaumes. "Marcher fait venir naturellement aux lèvres une poésie répétitive, spontanée, des mots simples comme le bruit des pas sur le chemin."On évitera donc de croire que la marche est un sport. Pas même un loisir, encore moins un divertissement. Au contraire, si l'on en croit Frédéric Gros, ce serait plutôt une ascèse, au vieux sens grec - exercice, entraînement -, qui nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire à ce presque rien que nous sommes, présent-absent dans le monde, ne faisant qu'y glisser. Avec des mots de tous les jours, et sans en avoir l'air, façon Montaigne, ce philosophe donne là une vraie leçon.De ce livre, en fin de compte, on pourrait dire que le propos est ténu, les constats simples, les remarques presque toujours évidentes. Mais l'écriture est souveraine - limpide, exacte, les termes tous sentis. D'où ce ton juste, qui fait de ce petit volume une très bonne surprise. Du coup... on marche !"
        Retrouver le sens de la marche, c'est se retrouver.
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vendredi 5 janvier 2018

Philocyclisme

Vélosophie
                      Les débuts d'année, surtout quand les jours sont encore moroses, que l'esprit s'engourdit, se prêtent bien aux rêveries d'évasion, dans le cadre des bonnes résolutions...plus ou moins tenues.
   Des échappées aussi bien mentales que physiques sont dans l'air.
       Partir, marcher, se remettre sérieusement au vélo font partie des aspirations qui nous projettent vers des lendemains plus clairs, plus ouverts.
  Le vélo, ou la marche, pratiqué à son rythme, libère la pensée, et favorise la rêverie et la créativité, comme le disent JF Balaudé et RP Droit
    Guillaume Martin, lui, rêve de réconcilier le vélo et l'esprit philosophique.           
      Certes, Socrate ne pratiquait pas le vélo, comme Olivier.
     Aristote, lui, enseignait en marchant pratiquait la marche avec ses disciples.
     Montaigne, à cheval, pratiquait une philosophie en mouvement.
 Une pensée plus ou moins explicite se dégage de la pratique sage de la petite reine.
 Comme dit François, Être cul-de-plomb, je le répète, c'est le vrai péché contre l'esprit". Nietzsche affirmait ainsi son tempérament de voyageur et il dénonçait les philosophes en chambre comme les moines dans leur cellule. La marche est une expérience de vie et de pensée tout à la fois. Elle offre une disponibilité au dehors, à l'exil, à l'inattendu...
      La marche ouvre des horizons et donne du sens, comme le pense aussi Frédéric, après JJ Rousseau..Et la forme. Tant que je pédale, je tourne rond, disait Fournel.
         C'est vérifié...
 « Si vous philosophez en marchant, la pensée est plus à la verticale d’elle-même … il y a une simplification … dans la marche, il y a une inversion des logiques habituelles dans lesquelles le point de stabilité repose sur un chez soi, un dedans, depuis lequel on visite des dehors.
     En marche! cogitando.
                                          Je marche, je roule, donc je suis..

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lundi 12 juin 2017

A la sauce Macron

Après la vague... relative
                                            "Si ça marche, c'est un génie":
                                                      Macron, c'est moi en mieux!" (Sarkozy)
              Paroles de génie....dont il faut se méfier dans la vie publique.


      Il n'y a pas d'homme providentiel, tout juste rarement quelques uns d'exception. Et l'homme n'est pas la politique qu'il fait ou va faire, qui seule mérite d'être jugée....politiquement. La morale et le vedettariat n'ont pas leur place à ce niveau.
    A quelle sauce allons-nous être gouvernés?
       Bien malin qui pourrait le dire avec précision, clarifier la ligne qui sera suivie et deviner les aléas d'un parcours qui se veut atypique. Si tout semble baigner officiellement, il ne faut pas s'illusionner.
On peut déjà donner un avis sur des points qui sont déjà affirmés, quelle que soit leur issue, surtout en matière sociale, où il est envoyé en mission. Il ne tombe pas du ciel, pas plus que les nombreux qui se sont rangés sous sa bannière.
  On a beau se vouloir « jupitérien », on n'en est pas moins homme, limité et faillible. Retenons les leçons de Machiavel sur la fragilité du pouvoir.
Et même si une confortable majorité lui sera acquise, elle ne sera pas facile à contrôler et à gérer.  L'unanimisme de façade actuel fait un peu illusion et l'absence d'un vrai contrôle parlementaire est un risque démocratique, avec la constitution héritée du gaullisme.
     Beaucoup ont pris le train en marche. Scabreux! Certains n'avaient pas de billet. La jeunesse n'est pas automatiquement le renouveau.
        La Macron-mania entretenue a joué un rôle déterminant, sur fond de crise inédite des partis traditionnels. Le locataire de l'Elysée avait senti le vent depuis longtemps, aidés par quelques-uns.
 Il a beau paraître atypique, voire fascinant. comme dit JP Delevoye. on l'attend au pied du mur.
     La presse et notamment le Monde n'est pas en reste, atteint de de Macronite aigüe. Comme dit un farceur:"Tout réus­sit à Emmanuel Macron, tout le monde est en pâmoi­son (...) Quand il pleu­vait sur François Hollande, on disait qu’il était pois­seux. Quand il pleut sur Macron, on dit qu’il affronte les éléments"
¨Pourquoi pas "Président à vie", tant qu'on y est.  Certains ont la dent plus dure.
   Attendons, non pas de manière croyante, révérencieuse ou résignée, sans se faire la moindre illusions sur les capacités d'action d'un homme, même dit charismatique, dans le contexte européen de l'époque et les contraintes mondiales. Sarkozy voulait aller chercher la croissance avec ses dents...qu'il avait pourtant longues.
   Jouer comme les autres sur le moins disant social risque d'être l'ardente obligation. A ce jeu-là nous ne serons pas gagnants. Des réformes ne pourront se faire qu'à la marge, avec plus de risques que d'avantages, à moins de hasards heureux.
     Comme dit un commentateur, l'avenir attendra...
Les premières mesures annoncées suscitent bien des questions pas seulement à droite.
   Les retraités ne peuvent se réjouir.
       La mère de toutes les réformes, de dimension XXL, mieux que El Khomeri, attendue par les instances libérales bruxelloises, fait craindre des mesures trompe-l'oeil et de graves régressions .Mr. Gattaz devrait être content.
        En marche vers une certaine modernisation blairisation à la française... 
           Que vont devenir les garde-fous, sans lesquels la justice sociale perd dangereusement son sens?
                               ...Entre le projet politique d’Emmanuel Macron et la «Troisième Voie» théorisée il y a une vingtaine d’années par le sociologue anglais Anthony Giddens, avant de fournir à Tony Blair un nouveau logiciel idéologique destiné à refonder la gauche travailliste sous les traits du New Labour. Tout se passe en effet comme si le leader d’En Marche! était en passe d’imposer à la gauche française de gouvernement cet aggiornamento idéologique que le Parti socialiste s’est jusqu’à sa tombe refusé à faire ouvertement, préférant se réfugier dans le déni jospinien de la «parenthèse» (ouverte en 1983, mais jamais officiellement refermée) puis dans la tiède synthèse hollandaise, source d’ambiguïtés et de rancœurs infinies.
      Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Tony Blair a récemment publié dans Le Monde une tribune tressant des louanges au nouveau locataire de l’Élysée, dans lequel il ne peut s’empêcher de voir une sorte d’héritier spirituel –même si, à la différence de l’ancien Premier ministre britannique, le nouveau chef de l’État français entend imposer sa «révolution conceptuelle» en brisant le Parti socialiste en même temps que le clivage gauche-droite ; là où Blair avait pu opérer de l’intérieur du parti travailliste une mue idéologique de grande ampleur...
               Une vague, oui, mais largement en trompe l'oeil.
   Pourvou qu'ça doure, comme disait Letizia..
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mardi 1 janvier 2008

Sagesse de l'instant

""La vie de l'insensé est sans joie, elle est agitée, elle se porte toute entière dans l'avenir." (Montaigne)


"Il n'y a aucune constante existence, ni de notre être, ni de celui des objets. Et nous, et notre jugement et toutes choses mortelles vont coulant et roulant sans cesse." Montaigne II, 12


On demanda un jour à un homme qui savait méditer,
comment il faisait pour être si recueilli, en dépit de toutes ses occupations

Il répondit:

Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, Je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.

Les gens l'interrompirent en lui disant:
"Nous faisons de même, mais que fais-tu de plus ?"
Quand je me lève, je me lève.
Quand je marche, je marche.
Quand je suis assis, je suis assis.
Quand je mange, je mange.
Quand je parle, je parle.

Les gens lui dirent encore une fois:
"C'est ce que nous faisons aussi !"
Non, leur répondit-il.
Quand vous êtes assis, vous vous levez déjà.
Quand vous vous levez, vous courez déjà.
Quand vous courez, vous êtes déjà au but...
Présentement ! (conte anonyme)

Ici et maintenant
Pensée zen et instant( Pour une introduction à la pensée ZEN)
Taoïsme--Zazen

mardi 18 novembre 2014

De Globalia à Europa

 Fiction?
                 Peut-être.  Peut-être pas...
L'Europe est morte, vive Europa!
                                              Un des pères fondateurs de l'euro, qui  écrivit la Constitution pour l'Europe, qui a tant insisté pour l'entrée de la Grèce dans la zone euro (géniale idée!), lance un nouveau projet, relayé par François (Fillon!) et son copain, le vieil Helmut.
Le pompier nouveau est arrivé...qui fut un peu pyromane.
     Il s'agit de changer les meubles, mais sans modifier l'appartement qui se fissure...
              Voilà un projet qui n'est pas sans analogie avec Globalia, le nouveau monde, imaginé par Ruffin, qui lance un cri d'alarme, lui qui semble bien avoir lu Orwell et son monde dangereusement uniformisé et mondialisé.
    Faire sauter Bruxelles? Ou la refonder radicalement?  Voir plus...
Ruffin s'interroge:  "Il faut faire sauter Bruxelles. Mais comment remettre l'Histoire en marche, arrêtée, un beau jour de 1983, avec le tournant de la rigueur et le refus du protectionnisme national. Depuis 30 ans, on ne fait que s'adapter à la mondialisation. On aurait pu espérer que la crise de 2008 montre que la mondialisation, ça ne marche pas. Mais, comme a dit élégamment Trichet, interviewé un jour par François Ruffin, « L'Europe, c'est une fenêtre d'opportunité pour avoir plus de pouvoirs »...
     Les nouvelles lubies du mammouth Giscard, toujours pas à la retraite, pourrait faire sourire, Mais pour sauver l'Europe, il n'y a plus, selon lui, qu'une solution: Europa.
          "... Je ne sais pas si l’on peut dire que l’on ait besoin « d’Europa » car objectivement, factuellement, l’Europe et l’euro sont vendus aux peuples depuis des décennies en nous affirmant que l’Europe c’est la paix et la prospérité pourtant, c’est la crise économique, la paupérisation et la guerre en Ukraine, l’Europe se comportant comme un empire voulant augmenter son emprise sur les territoires avoisinants. L’euro c’était la prospérité donc la richesse pour tous et, évidemment, la baisse du chômage… Et pourtant, la réalité est parfaitement totalement en tout point inverse à la promesse. Alors je voudrais bien ne pas voir le mal partout, mais j’ai objectivement du mal.
Du mal également à croire qu’en faisant plus d’un truc qui ne fonctionne pas on obtiendra un résultat qui marche. C’était l’argument de l’URSS. Si le communisme ne marche pas, c’est que nous ne sommes pas allés assez loin dans son application. Dramatique fuite en avant. Folie intellectuelle. Et pourtant, que nous propose l’UE devenue l’UERSS ? La même chose....
     Que nous propose Giscard ? Encore plus d’Europe, créons même un nouveau pays (dont il serait sans doute le premier président, lui, l’homme à la modestie proverbiale et légendaire) pour régler tous nos problèmes d’un coup de baguette magique évidemment ! Pourtant, le Giscard oublie de nous préciser que la Grèce est dans l’Europe et que c’est bien l’Europe qui impose à la Grèce une cure d’austérité totalement inique et le massacre d’un pays tout entier au nom de quoi ? De la doxa libérale ? De l’idéologie de nos europathes ? Au nom de la protection de nos banques ? Et pour quel résultat ? Au bout de 7 ans, le peuple grec en est réduit à l’état d’esclaves modernes, plongé dans une misère noire, et il faudrait plus de cette Europe-là ? Franchement, non merci, et j’ai l’impression qu’il y a comme un problème dans l’énoncé de la solution proposée par VGE.
          ...L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing  estime que la France « risque de se retrouver dans la situation qu’a connue la Grèce » et de devoir « demander l’aide du FMI », dans une interview publiée ce samedi dans Le Figaro… Nous y sommes déjà mon pauvre, et tu retardes tu ne sais pas à quel point… Tout cela ne réglera rien si ce n’est son sort à ce qu’il reste d’une idée nommée « démocratie » et possible uniquement dans un cadre national et en aucun cas dans un cadre supranational…. Mais j’y reviendrai plus tard. Laissons la parole à VGE.
« Celui qui fut chef de l’État de 1974 à 1981, propose, avec le soutien d’Helmut Schmidt, chancelier allemand à la même époque, de former autour de l’euro un «ensemble homogène» d’une douzaine de pays dotés des mêmes règles budgétaires et fiscales, qu’il appelle «Europa».
Malgré une dette élevée, explique-t-il, «aujourd’hui nous sommes protégés par des taux d’intérêt très bas, mais c’est provisoire. La FED (banque centrale américaine, ndlr) a annoncé son intention de relever ses taux d’intérêt dès que la conjoncture le permettra, probablement dans les 18 mois (…) Ce jour-là, notre pays risque de se retrouver dans la situation de la Grèce. Les pouvoirs publics seront conduits à demander l’aide du FMI».
Selon VGE, «le mécanisme de l’Europe a été disloqué avec le non français au référendum de 2005. Pour autant, les sondages l’attestent : une grande majorité de nos compatriotes ne veut en aucun cas abandonner l’euro ! Nous devons prendre appui sur ce soutien de l’opinion pour retrouver le fil du projet européen initial avec ceux qui, parmi nos voisins, le veulent bien. Et laisser les autres vivre leur vie».
Feraient partie de cette union approfondie la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Espagne, le Portugal, l’Autriche, et «le moment venu la Pologne», précise-t-il, en ajoutant que «la participation de l’Irlande et de la Finlande peut être envisagée».

«Ces douze pays constitueraient un ensemble homogène que nous appellerons « Europa ». Son objectif est de compléter l’euro par une union budgétaire et fiscale, dotée à terme d’un Trésor public commun et d’un mécanisme de solidarité financière», détaille Valéry Giscard d’Estaing..."
  __________ “L’Europe avance, oui, mais vers quoi? 
        Où est passé le "peuple européen"?
Et qu'est devenu le rêve européen? 
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- Relayé par Agoravox
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mercredi 2 mars 2016

Cauchemar finlandais

Les malheurs d'Areva
                             Areva, ça va pas, mais pas du tout.
             C'est le chantier...ça continue. Neuf ans de retard pour l'instant.
     En Finlande rien ne se passe comme prévu.
   Olkiluoto donne des cheveux blancs au constructeur, à l'héritier d'Anne Lauvergeon, aujourd'hui délesté en partie au profit d'EDF, en très mauvaise santé.
   Et ce n'est pas la faute des moustiques.
    Le bourbier finlandais plombe un peu plus les comptes d'Areva.
      En plus du conflit avec le partenaire finlandais lié au surcoût très important dû au considérable retard du chantier, L'entreprise accuse une nouvelle perte de 2 milliards d’euros. Elle s’explique pour près de moitié(905 millions) par le chantier de construction du réacteur EPR finlandais d’Olkiluoto (OL3), et pour l’autre part aux importantes provisions pour les restructurations en cours. C’est la cinquième année consécutive de pertes que connaît le groupe....
  Sa dette, aujourd’hui supérieure à 6 milliards d’euros, reste écrasante, après 8 milliards de pertes accumulées en cinq ans, et qui se creuseront sans doute encore en 2015.
   Les besoins de financement, qui étaient estimés à 7 milliards d’euros pour les trois prochaines années, devraient êttre revus à la hausse. Notamment pour tenir compte des déboires rencontrés sur le chantier finlandais du réacteur EPR d’Olkiluoto (OL3).
      Une gestion calamiteuse et une sous-traitance aberrante ont aggravé le problème. 
  Macron veut en finir et cherche une voie de sortie. Bon courage!
      Les banques répondront-elles à l'appel au  secours lancé?
     Car Areva ne va pas.
                                            De son côté, EDF piétine aussi à Flamanville, pour un EPR à l'échéance toujours repoussée et aussi pour ses aventures  britanniques:   (*)
      A Hinkley Point, melgré l'optimisme de Macron, c'est l’aventure internationale de trop, celle qui pourrait être fatale à l’entreprise publique. « Hinkley Point, c’est un cauchemar. Il faut à tout prix sortir de ce bourbier le plus vite possible. EDF risque d’en mourir, avec leurs conneries », dit un ancien directeur d’EDF. « Il y a urgence de tout arrêter. L’affaire est trop mal engagée. Il n’y a que des coups à prendre », renchérit un cadre dirigeant. « Quand je vois Macron dire qu’il est pour le projet [Emmanuel Macron a apporté son soutien au projet d’Hinkley Point], je me dis qu’il ferait mieux de se taire. Il est irresponsable », surenchérit un proche du dossier. « C’est la première fois dans l’histoire d’EDF qu’un projet industriel fait l’unanimité contre lui parmi les syndicats. Tous sont opposés à Hinkley Point. Même la CGT, qui pourtant soutient traditionnellement ce type de programme, est vent debout contre le projet », relève un autre cadre dirigeant.
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                     (*) L'autorité de contrôle d'EDF fait une bilan pas très joyeux:  D’après Europe 1, Ségolène Royal donne en partie raison à l’électricien en acceptant le principe d’un prolongement de la durée de vie des centrales jusqu’à 50 ans. Mais cela contredirait les objectifs de la loi de transition énergétique (50 % de nucléaire en 2025) et surtout, ce n’est pas de son ressort. Contacté à plusieurs reprises à ce sujet, le cabinet de la ministre de l’écologie n’a pas répondu.
 Début 2016, lors de ses vœux à la presse, Pierre-Franck Chevet secoue la trentaine de journalistes venus l’écouter en déclarant que « le constat en matière de radioprotection et de sûreté est particulièrement préoccupant. Je n’ai pas employé ces mots l’année dernière. Je les emploie aujourd’hui ». Trois sujets inquiètent le gendarme du nucléaire : la phase d’enjeux sans précédent, les difficultés économiques des industriels en première ligne, le manque de moyens pour l’autorité de contrôle.
 « Quand je dis que la situation est préoccupante, ce n’est pas pour dire qu’EDF est au bord de la faillite », précise-t-il dans son bureau. Mais « je ne sais pas qui, il y a trois ans, aurait imaginé la situation actuelle. Ça change totalement la donne. On a beau être une très bonne autorité de sûreté, ce qui était le cas avant que j’arrive, sans avoir un bon exploitant, ça ne marche pas ». Un bon exploitant ? « Celui qui, techniquement, a les capacités et, économiquement, a les latitudes qui permettent de faire les investissements de sûreté quand il y en a besoin. Il faut des exploitants en état de marche, une autorité en état de marche et un processus de participation du public qui marche. Ce n’est pas un huis clos, la sûreté nucléaire...
...  D’après le récit d’un expert maison, EDF bénéficiait d’une avance sur l’ASN en moyens de calcul sur les modèles servant à évaluer la sûreté des réacteurs. Elle a fondu, alors que l’électricien réduit ses budgets de recherche et que l’autorité de sûreté a renforcé ses compétences, notamment grâce à l’utilisation de codes open source de simulation. Résultat : l’exploitant a plus de difficultés à remplir les dossiers qu’il doit remettre au gendarme du nucléaire. Contacté à ce sujet, EDF répond que « Dans le contexte d'évolutions réglementaires produites par l'ASN très nombreuses, EDF s’attachera à toujours mieux anticiper et comprendre les demandes de l’ASN en amont des chantiers et ainsi garantir le succès du programme industriel. » Le groupe cite l'exemple de la réglementation sur les équipements sous pression nucléaire (ESPN) qui « a nécessité un travail conséquent pour être industriellement réalisable ce qui a eu un impact sur certains chantiers. »
        Voilà qui rassure (?)... 
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