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samedi 7 décembre 2024

Interminable conflit

Vers quel futur Moyen Orient?

                              A partir de la cendre chaude d'affrontements encore récents, les combats  reprennent, sur la  route de Damas; On perd souvent de vue le contexte d'une Syrie déjà à genoux, d'un régime affaibli, d'un pays qui n'en finit pas de passer par les pires épisodes, objet de convoitises géostratégiques et       Un domino de plus en voie de tomber. Vers quelle nouvelle reconfiguration du Moyen-Orient? Difficile à dire pour l'instant... Moscou semble se désengager, occupé par ailleurs. Les agendas sont divers et contradictoires.     Vers une explosion à la libyenne?... Quel scénario pour demain?


                                                                                      En 2016, j'avais écrit :  Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. En 2011. Une Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...."   _____________________________

mardi 14 février 2023

Catastrophes et responsabilités

 L'ampleur du désastre turco-syrien sidère

                                            Ce n'est pas une guerre mais çà y ressemble par ses effets. Comme si Alep avait besoin de ça! Comme toujours, l'heure est à la détermination des responsabilités. La nature n'est pas seule en cause dans les effets terrifiants du séisme. Comme quand le même phénomène avait détruit une partie de l'île de Haïti. La nature a bon dos... La réflexion amère d'une citoyenne turque fait un bilan terrible des défaillances humaines, politiques (*). Sans concession. Elle condamne un système politique qui a failli. Pourtant, dans cette zône à risque, on aurait pu anticiper et prendre les mesures qui s'imposaient, comme dans certains ouvrages d'Istambul, qui connaîtra aussi un jour un grand ébranlement. La corruption a joué un rôle qui n'est pas mineur, alors que la Turquie s'impose comme un puissance du BTP jusqu'en Afrique. Peu importe que Erdogan soit défait aux prochaines élections. Le désastre est là avec ses conséquences pour longtemps. La puissance du séisme ne saurait servir d'excuse.                                                                                                            Il y en aura d'autres, qui risquent de toucher les zônes les plus urbanisées. Istambul est en première ligne et sera touchée un jour, comme elle le fut déjà par le passé...Géologiquement, c'est une certitude.  Et comme Ankara est un mauvais élève en matière de constructions parasismiques...     


                                                                                                                                              (*) Après plusieurs séismes, "... de grandes promesses ont été faites à la population. Les autorités ont prononcé des discours enflammés sur le fait que les règles de construction seraient dorénavant plus strictes. Il est vrai que les réglementations ont été renforcées, mais tout cela n’est resté que sur le papier, sans jamais être pleinement appliqué. Ce n’était que des paroles en l’air. Les fissures ont été masquées, les fentes recouvertes de «maquillage» et les bâtiments endommagés remis en fonction. Ceux qui critiquaient étaient traités de «traîtres».   La triste vérité est qu’un nombre alarmant de bâtiments dans mon pays natal ne sont pas conformes aux normes. Des pâtés de maisons entiers ont été détruits dans ce tremblement de terre; pour plus de profit et de gain, de privilèges personnels et de népotisme, des vies ont été sacrifiées. Le gouvernement va probablement rejeter la faute sur les entrepreneurs individuels. Beaucoup sont directement responsables de la calamité, mais les autorités ne peuvent pas se défausser aussi facilement. Des autorisations officielles ont été accordées là où elles n’auraient jamais dû l’être. Ce ne sont pas seulement les immeubles résidentiels qui se sont effondrés dans ce que les experts appellent «l’effondrement en crêpe», mais aussi les bâtiments municipaux, y compris les hôpitaux qui avaient été ouverts en grande pompe.                                                                                                                 La Turquie compte un nombre étonnant de scientifiques et d’ingénieurs. Nombre d’entre eux ont supplié les responsables de prêter attention au danger imminent, mais leurs voix n’ont jamais été entendues par les dirigeants. Bien au contraire, ils ont été accusés de «susciter la peur».    Le parti au pouvoir, le Parti de la justice et du développement (AKP), accordait périodiquement des «permissions de construction» aux bâtiments qui défiaient de manière flagrante les règles parasismiques. Jusqu’à 75 000 bâtiments ont bénéficié de telles permissions dans la seule zone sismique, selon Pelin Pinar Giritlioglu, responsable à Istanbul de l’Union des chambres des ingénieurs et architectes turcs. Le géologue Celâl Sengör affirme à juste titre que l’octroi de telles permissions générales dans un pays qui est déchiré par des lignes de faille n’est rien d’autre qu’un crime. Il est douloureusement ironique que le gouvernement ait été sur le point d’adopter une nouvelle dérogation générale quelques jours seulement avant la catastrophe. Ils n’ont jamais appris des souffrances et des erreurs du passé. Ils ne se sont jamais débarrassés de leur orgueil démesuré. La cupidité et le clientélisme [deux traits exacerbés par la logique imparable de la rente foncière urbaine qui assure une accumulation rapide de capital financier – réd.] ont constitué les orientations directrices de ceux qui dominent..." _____________

mercredi 17 mars 2021

Syrie: 10 ans après

 Le roi des ruines

                   Il se trouve que mon épouse et moi avions programmé un voyage en Syrie. Un Syrie dont nous rêvions depuis longtemps. Nous avions nos billets mais le vol fut annulé à cause de le fameuse éruption islandaise, qui cloua les avions au sol pour quelque temps. La tragédie là-bas commença peu après, d'abord à bas bruits, puis de façon de plus en plus intense.  Il ne fait plus aucun doute que nous n'irons jamais là-bas. Nous ne sommes pas dans l'humanitaire...                        ___ Comment faire un bilan de ces dix années terribles, sans doute une des plus grande tragédie de l'histoire récente au MO, qui a produit un champ de ruines difficilement imaginable? La reconstruction n'est pas à l'ordre du jour. Un tiers des infrastructures du pays ont été détruites, sans parler des villes: Alep, Palmyre,etc...     L'imprévisible, l'effroyable  arrivèrent, dans un chaos où il fut bien difficile au début de trouver les fils interprétatifs. Se révélèrent peu à peu les enjeux et les influences au coeur d'un système qui apparaissait relativement stable, dont une famille élargie, dans une minorité qui avait tout intérêt à défendre le statu quo bec et ongle, en trouvant des alliances parfois improbables, qui firent de ce conflit en enjeu régional, voire au-delà, où se croisaient les intérêts les plus contradictoires. La moitié de la population de la Syrie fut affectée : outre les quelque 5,6 millions de personnes qui ont quitté le pays, le dernier bilan des Nations unies faisait état de 6,2 millions de déplacés internes.

          "...Après une série de victoires militaires ces dernières années l’Etat syrien a repris le contrôle de plus de 70 % du territoire, reléguant les lignes de front à des zones plus restreintes du pays. Environ 2,9 millions de personnes vivent dans la région d’Idlib, la dernière zone encore aux mains de la rébellion contre le régime Assad – notamment le groupe islamiste radical Hayat Tahrir Al-Cham – dans le Nord-Ouest ; quelque 2,6 millions dans les territoires administrés par les forces kurdes, dans le Nord-Est et l’Est ; et environ 1,3 million sont dans des poches de territoires dans le Nord frontalier de la Turquie, sous le contrôle des forces turques et de leurs supplétifs syriens..."                                                       ____Amère victoire. Le système Assad portait en son sein des germes de déflagration du pays, dans le contexte des printemps arabes et de la libéralisation du pays au profit d'une caste. L'instrumentalisation des forces les plus extrêmes a favorisé un chaos, qui déclencha l'intervention de forces étrangères profitant de l'occasion pour avancer leurs pions ou défendre leurs intérêts, au gré des alliances les plus machiavéliques. Comment reconstruire, étant donné l'ampleur du champ de ruines matérielles et humaines? La jeunesse est soit partie, soit réfugiée, soit anéantie moralement. Cette sale guerre laissera des traces pour longtemps, elle qui a commencé par des compromis plus que douteux, libérant des forces incontrôlables, ce qui produisit l'enfer.                                                                                __ "...Le régime Assad  a d’emblée joué la carte djihadiste pour diviser et décrédibiliser l’opposition, libérant des centaines de détenus djihadistes durant les mêmes mois de 2011 où des milliers de militants pacifistes étaient embastillés, torturés ou liquidés. Daech, l’acronyme arabe de “l’Etat islamique en Irak et en Syrie”, a été proclamé en avril 2013 à Raqqa, la première capitale provinciale libérée du régime Assad. D’emblée, les djihadistes ont éliminé les autres factions de l’opposition dans cette ville pour y imposer leur règne sans partage, avant d’étendre leurs réseaux ailleurs dans le pays. Mais les révolutionnaires ont fini par prendre la mesure du danger en déclenchant, en janvier 2014, leur “seconde révolution”, cette fois contre Daech, qui fut ainsi expulsé d’Alep et du nord-ouest de la Syrie....  Malgré cette mobilisation anti-djihadiste, les Etats-Unis ont maintenu leur politique de soutien a minima de l’opposition syrienne, dont les bastions, dépourvus de toute défense aérienne, étaient la cible de bombardements sévères du régime Assad. Mais Daech, ainsi refoulé en Syrie, s’est détourné vers l’Irak, où Abou Bakr Al-Baghdadi a proclamé son pseudo-califat en juillet 2014. La coalition menée par Obama contre Daech s’est concentrée sur le volet irakien de sa campagne, avant d’étendre ses opérations à la Syrie, où elle a préféré miser exclusivement sur les milices kurdes, leur accordant une couverture aérienne qu’elle avait toujours refusé aux forces révolutionnaires.  L’entrée en guerre directe de la Russie, en septembre 2015, a eu beau se faire au nom de la “lutte contre le terrorisme”, Moscou a laissé à Washington et ses alliés l’essentiel de la campagne anti-Daech. C’est ainsi que Daech a permis à Moscou de soutenir encore plus activement Assad, alors que les puissances occidentales accordaient désormais la priorité à la menace djihadiste...." _______________________  

lundi 6 avril 2020

Peintre pour époque troublée

La musique adoucit le confinement, mais elle n'est pas la seule.

       Jérôme Bosh dans son siècle

                   Indépassable, toujours énigmatique et fascinant.

                                                                 Un peintre paradoxal, talentueux, rangé et tranquille, mais d'une extravagance raisonnée. 500 ans après sa mort: toujours vivant.
                  Plongeant dans l'univers du fantasme et des croyances d'époque, surfant sur les terreurs de son temps.
    Un triomphe de folie picturale dans une époque devenue troublée. Des représentations qui enchantent et interrogent à la fois.
   C'est une époque folle, telle que Érasme en fait l'Eloge
                 « Partout, en tous lieux, on trouve maintenant des livres de piété : les doctrines des Pères de l’Église, des Bibles, et tant d’autres livres semblables que je m’étonne de ne voir personne devenir meilleur. Au contraire, on méprise les Écritures et la Doctrine. Le monde demeure dans une nuit profonde et persiste, aveuglé, dans le péché. Les rues sont remplies de fous. Ils mènent leur folie partout mais ne veulent pas qu’on le dise.
    C’est pourquoi j’ai étudié le projet d’équiper pour eux les nefs des fous ! Des fous et des insensés j’ai ici fait le portrait. Et celui qui méprise le texte, ou ne saurait le lire, peut se reconnaître dans les images. Il verra à quoi il ressemble, qui il est en réalité et ce qu’il devrait corriger en lui.
     C’est le Miroir des Fous dans lequel chacun peut se reconnaître. Celui qui s’y mire convenablement comprendra qu’il aurait tort de se prendre pour un sage, car il verra son vrai visage. Nul n’est sans défaut ou peut dire avec assurance : « Je suis un sage et sans folie ! » Celui qui reconnaît sa folie s’en libérera facilement, mais celui qui se vante d’être toujours sensé, est un fou – mon compère. Il gardera une profonde rancune contre moi s’il rejette ce livret.
   Ici on ne lésine pas sur les fous. Chacun y trouve son portrait, chacun avec sa particularité et aussi, pourquoi il y a tant d’insensés.... 
(1494)
_______________________La nuit profonde reste d'actualité...Pas seulement à Alep.
_ La guerre: de Rubens à Picasso.
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mercredi 26 février 2020

Dieu est-il en RTT?

Ou aux abonnés absents?                  (bis repetita)
                            C'est la question que l'on est tenté de se poser bien souvent.
    Quand on voit comment "il" laisse se déployer la folie des hommes. Sous des formes parfois les moins imaginables.

      Une bibliothèque ne suffirait pas à en décrire le dixième, sans remonter jusqu'au problématique déluge, événement favorisé par un Dieu vengeur, selon les textes, pour faire un grand nettoyage terrestre. Bon débarras! On efface tout et on recommence à zéro avec Noë, sur du neuf, du costaud. Las! ça n'a pas marché longtemps...
     |Ça continue, et ce n'est plus un mythe. C'est le b******, et pas qu'un peu!
  Il suffit de jeter un oeil sur la situation actuelle en Syrie, de se pencher sur ce qu'est devenu Alep, la splendeur passée, et tant d'autres villes.  On a envie aussi de pleurer sur le sort du Yemen, devenu un chaos sans nom. Après l'Irak et l'Afghanistan.
   Le Liban est un dans une effervescence dangereuse, à la croisée de conflits qui le dépassent.
     Ce sont presque tous les pays du Golfe arabo-persique qui suscitent l'appréhension.
       Aux USA, la maladie des armes engendre un massacre par semaine.
          Etc, etc, etc.... On finit hélas! par s' y habituer.
 Depuis St Augustin, on s'échine à trouver des justifications à ces folies récidivantes, à rendre rationnel l'irrationnel. Le mal serait la contrepartie de la liberté des hommes, mis à l'épreuve. Il serait même nécessaire pour que le bien existe, comme l'estime l'armée des théologiens, comme le prône aussi Leibniz, qui ne s'embarrasse pas des détails; il s'agissait de sauver le Créateur, de sauvegarder son image. La théodicée devenait une tâche difficile: comment défendre l'indéfendable? Mais si Dieu est Dieu, s'il est tout puissant et s'il sait tout, même à l'avance, même le pire prévisible, pourquoi s'est-il mis à une tâche créatrice vouée à l'échec répétitif.?
    Mystère, dira-t-on. L'entourloupe est bien connue, pour contrer le scepticisme toujours émergeant, qui ne peut longtemps s'enfermer dans des paradoxes insoutenables.
     Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? disait Voltaire.
     Tous les théologiens, tous les idéologues de toutes les religions passées, présentes - et à venir - se sont heurtés ou se heurteront - au problème fondamental qui hante l’humanité depuis que celle-ci a pris conscience de son état : le problème de l’existence du mal. ..comment un dieu peut-il être à la fois bon et mauvais, puisqu’on suppose que le Bien, sacralisé et placé au plus haut degré de l’échelle des valeurs, est l’essence même de ce dieu ? Toutes les religions, tous les systèmes théologiques ont posé comme postulat l’existence d’un dieu infiniment intelligent, infiniment bon, et l’on ne comprend pas que, tout à coup, ce dieu bon puisse commettre le mal, ou tout au moins qu’il puisse permettre l’existence parallèle en lui, ou à côté de lui, d’un être infiniment intelligent, certes, mais aussi infiniment mauvais.» (Jean Markale)
  Débats insolubles et vains, qui nous enferment dans des impasses rationnelles et des querelles présupposant une foi. La question de fond..
      Ne doit-on pas conclure,  que l'humanité est encore ensauvagée, que l'humanité n'est qu'un vernis fragile qui peut sauter plus facilement qu'on ne le croit, mais qu'il est vital de renforcer sans relâche.   L'homme civilisé reste encore à construire. Sans fin. Une tâche autant individuelle que politique.
      Comme disait Nathalie Goulet, à propos du conflit du MO, J'ai peur que nos enfants et nos petits-enfants assistent encore longtemps à cette guerre fratricide en terre Sainte où le Dieu des 3 religions monothéistes est sensé demeurer.   Je crois que Dieu est en RTT ou que, comme beaucoup d'entre nous, il a renoncé à tenter de juguler la folie des hommes."
    Les justifications faiblissent.Le téléphone ne fonctionne plus. Les SMS non plus...


Ce qu'est Alep devenue...

dimanche 11 novembre 2018

100 après

Une guerre, on sait comment ça commence...
                                                            Innombrables furent les bouleversements géopolitiques qui suivirent l'ébranlement de la Guerre de 14-18.
    Dont nous ne mesurons encore que partiellement les effets, dans l'ère de brutalisation qui s'annonce après l'armistice.
     En Europe bien sûr, dans la recomposition des nations, et dans les effets parfois potentiellement explosifs d'un conflit mal résolu, qu'inaugure le traité de Versailles. La Révolution russe n'a pu se développer - du moins sous la forme connue- que dans un contexte de lassitude, d'effondrement et de lourdes pertes pour le régime tsariste, par exemple, sans vouloir refaire l'histoire.
      Dans les Balkans, rien n'est vraiment .réglé.
    Au MO, la chute et le démantèlement de l'empire ottoman entraînèrent des conséquences en cascades, à la suite notamment des Acoords Sykes-Picot,  dont les conséquences en chaînes et progressives entraînèrent des effets dont les traces sont encore bien visibles aujourd'hui, notamment avec le réveil des nationalismes arabes et de leurs histoires... Des accords dans le sable. De même, la déclaration Balfour n'aurait sans doute pas vu le jour.
       Un MO toujours en chantier.


             Il a fallu attendre le dépeçage de l' Empire Ottoman pour voir émerger secrètement des frontières dessinées par les marchands de tapis anglais et français, qui, quasiment dans le plus pur arbitraire, en fonction des rapports de force du moment et des perspectives d'exploitation pétrolière, instituèrent un nouvel ordre qui allait s'avérer lourd de conséquences jusqu'à aujourd'hui;
      Ce fut l'accord appelé Sykes-Picot, encore mal connu.
                   Un accord mal ficelé et une dee causes majeures du chos actuel.
       Divulgué en novembre 1917, par le gouvernement révolutionnaire russe, l'accord Sykes-Picot soulève   l'indignation dans le monde arabe : outre le fait qu'il bafouait le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, il violait les engagements pris, en 1915, par le haut-commissaire britannique en Égypte, sir Henry McMahon (1862-1949), auprès du chérif de La Mecque, Husayn ibn Ali.
Ces promesses, ambiguës et sujettes à des interprétations divergentes, concédaient aux Arabes, en contrepartie de leur aide contre les Turcs, un grand royaume ou leur indépendance dans les territoires délimités par le 37e parallèle, l’Iran, le golfe Persique, l’océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée. Sous certaines réserves – l’exclusion d’Aden, de Mersin et d'Adana (Cilicie) et celle, contestée, des vilayets d’Alep, de Beyrouth et de leurs côtes, la préservation des intérêts britanniques à Bagdad et Bassora –, cet espace devait ainsi englober l’Arabie, la Transjordanie, une grande partie de la Syrie, l’Iraq, voire, selon une autre lecture de la correspondance McMahon-Husayn, la Palestine...
      Il détermina une situation qui fait de Levant et du MO des chantiers permanents et des lieux d'affrontements. 
     La question des frontières devient aujourd'hui plus vive et meurtrière.
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lundi 13 novembre 2017

Dieu est-il en RTT?

Ou aux abonnés absents?
                            C'est la question que l'on est tenté de se poser bien souvent.
    Quand on voit comment "il" laisse se déployer la folie des hommes. Sous des formes parfois les moins imaginables.
      Une bibliothèque ne suffirait pas à en décrire le dixième, sans remonter jusqu'au problématique déluge, événement favorisé par un Dieu vengeur, selon les textes, pour faire un grand nettoyage terrestre. Bon débarras! On efface tout et on recommence à zéro avec Noë, sur du neuf, du costaud. Las! ça n'a pas marché longtemps...
     |Ça continue, et ce n'est plus un mythe. C'est le b******, et pas qu'un peu!
  Il suffit de jeter un oeil sur la situation actuelle en Syrie, de se pencher sur ce qu'est devenu Alep, la splendeur passée, et tant d'autres villes.  On a envie aussi de pleurer sur le sort du Yemen, devenu un chaos sans nom. Après l'Irak et l'Afghanistan.
   Le Liban est un dans une effervescence dangereuse, à la croisée de conflits qui le dépassent.
     Ce sont presque tous les pays du Golfe arabo-persique qui suscitent l'appréhension.
       Aux USA, la maladie des armes engendre un massacre par semaine.
          Etc, etc, etc.... On finit hélas! par s' y habituer.
 Depuis St Augustin, on s'échine à trouver des justifications à ces folies récidivantes, à rendre rationnel l'irrationnel. Le mal serait la contrepartie de la liberté des hommes, mis à l'épreuve. Il serait même nécessaire pour que le bien existe, comme l'estime l'armée des théologiens, comme le prône aussi Leibniz, qui ne s'embarrasse pas des détails; il s'agissait de sauver le Créateur, de sauvegarder son image. La théodicée devenait une tâche difficile: comment défendre l'indéfendable? Mais si Dieu est Dieu, s'il est tout puissant et s'il sait tout, même à l'avance, même le pire prévisible, pourquoi s'est-il mis à une tâche créatrice vouée à l'échec répétitif.?
    Mystère, dira-t-on. L'entourloupe est bien connue, pour contrer le scepticisme toujours émergeant, qui ne peut longtemps s'enfermer dans des paradoxes insoutenables.
     Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? disait Voltaire.
     Tous les théologiens, tous les idéologues de toutes les religions passées, présentes - et à venir - se sont heurtés ou se heurteront - au problème fondamental qui hante l’humanité depuis que celle-ci a pris conscience de son état : le problème de l’existence du mal. ..comment un dieu peut-il être à la fois bon et mauvais, puisqu’on suppose que le Bien, sacralisé et placé au plus haut degré de l’échelle des valeurs, est l’essence même de ce dieu ? Toutes les religions, tous les systèmes théologiques ont posé comme postulat l’existence d’un dieu infiniment intelligent, infiniment bon, et l’on ne comprend pas que, tout à coup, ce dieu bon puisse commettre le mal, ou tout au moins qu’il puisse permettre l’existence parallèle en lui, ou à côté de lui, d’un être infiniment intelligent, certes, mais aussi infiniment mauvais.» (Jean Markale)
  Débats insolubles et vains, qui nous enferment dans des impasses rationnelles et des querelles présupposant une foi. La question de fond..
      Ne doit-on pas conclure,  que l'humanité est encore ensauvagée, que l'humanité n'est qu'un vernis fragile qui peut sauter plus facilement qu'on ne le croit, mais qu'il est vital de renforcer sans relâche.   L'homme civilisé reste encore à construire. Sans fin. Une tâche autant individuelle que politique.
      Comme disait Nathalie Goulet, à propos du conflit du MO, J'ai peur que nos enfants et nos petits-enfants assistent encore longtemps à cette guerre fratricide en terre Sainte où le Dieu des 3 religions monothéistes est sensé demeurer.   Je crois que Dieu est en RTT ou que, comme beaucoup d'entre nous, il a renoncé à tenter de juguler la folie des hommes."
    Le téléphone ne fonctionne plus. Les SMS non plus...

Ce qu'est Alep devenue...
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mardi 14 février 2017

Accords dans le sable

Acoords Sykes-Picot
                                 Moyen-Orient; comment en est-on arrivé là?



              Il a fallu attendre le dépeçage de l' Empire Ottoman pour voir émerger secrètement des frontières dessinées par les marchands de tapis anglais et français, qui, quasiment dans le plus pur arbitraire, en fonction des rapports de force du moment et des perspectives d'exploitation pétrolière, instituèrent un nouvel ordre qui allait s'avérer lourd de conséquences jusqu'à aujourd'hui;

      Ce fut l'accord appelé Sykes-Picot, encore mal connu.
                   Un accord mal ficelé et une dee causes majeures du chos actuel.
       Divulgué en novembre 1917, par le gouvernement révolutionnaire russe, l'accord Sykes-Picot soulève   l'indignation dans le monde arabe : outre le fait qu'il bafouait le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, il violait les engagements pris, en 1915, par le haut-commissaire britannique en Égypte, sir Henry McMahon (1862-1949), auprès du chérif de La Mecque, Husayn ibn Ali.
Ces promesses, ambiguës et sujettes à des interprétations divergentes, concédaient aux Arabes, en contrepartie de leur aide contre les Turcs, un grand royaume ou leur indépendance dans les territoires délimités par le 37e parallèle, l’Iran, le golfe Persique, l’océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée. Sous certaines réserves – l’exclusion d’Aden, de Mersin et d'Adana (Cilicie) et celle, contestée, des vilayets d’Alep, de Beyrouth et de leurs côtes, la préservation des intérêts britanniques à Bagdad et Bassora –, cet espace devait ainsi englober l’Arabie, la Transjordanie, une grande partie de la Syrie, l’Iraq, voire, selon une autre lecture de la correspondance McMahon-Husayn, la Palestine...
      Il détermina une situation qui fait de Levant et du MO des chantiers permanents et des lieux d'affrontements. 
     La question des frontières devient aujourd'hui plus vive et meurtrière.
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mercredi 4 janvier 2017

C'était Alep 

Points de vue non conformes                             [ quelques jalons en attendant une vérité qui dérange]
                                       L'heure des bilans n'a pas encore sonné.
     IL faudra du temps pour reconstruire la partie Est de la ville où la destruction est quasi-totale.      
      Reconstruire l'Etat, sous une forme ou sous une autre, sera une autre paire de manches. Il faudra aussi du temps pour que la vérité se mette en place sur les causes et le déroulement des événements. Ainsi que sur l'assaut final.
       Alep représente un tournant dans le conflit, mais les combats se déplacent..
      Certes, il faut être prudent. La vérité sur cette tragédie ne sera pas facile à établir, dans toute sa complexité.
      Les larmes sur les victimes d'Alep furent-elles toujours sans ambiguïtés? C'est une question que l'on peut se poser.
  Les images sont tragiquement éloquentes, mais encore faut-il leur donner un sens.Leur déferlement sur les écrans a souvent anesthésié la pensée, par leur effet de sidération.
         La guerre là-bas est aussi celle de l'information,  qui n'évite pas les raccourcis et le manichéisme
: Eric Denécé dénonce sur LCI la falsification de certains faits par les médias.
:   L'attidude des USA ne fut pas exempte d'ambiguïtés. Celle de l'Elysée encore plus, pendant trop longtemps.
   Comme certaines voix le disent plus clairement aujourd'hui: “les dirigeants ont perdu pied avec la réalité sur la Syrie, où luttes et intérêts divers se firent face, comme si on avait affaire à des affrontement analogues à ceux de l'Irak, de la Libye...
   Ce qui reste de l'opposition dite modérée est en pleine déroute 
               Et certaines alliances méritent d'être dénoncées
   Malgré la complexité souvent mouvante des forces sur le terrain, le droit à l'analyse s'impose, pour éviter les langues de bois de toute nature, trop souvent reprises pas une presse paresseuse ou trop conforme.
   La confiance a priori ne peut être accordée à toutes les sources, mais certaines méritent qu'on les examine, avec l'esprit critique qu'il faut.
     Surtout quand on sait que les fausses nouvelles n'ont pas manqué d'intoxiquer la relation des faits.
      On n'oubliera pas le rôle initial qu'ont joué les intérêts et les rivalités régionales au sujet du pétrole, et de ses enjeux locaux.
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- Impasses occidentales en Syrie
- Crédibilité médiatique en question
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lundi 19 décembre 2016

Alep: de deux ou trois choses...

 ...Généralement tues ou oubliées
                                                  Et qui se rappellent peu à peu à nous.
            Pleurer sur Alep est légitime, battre sa coulpe jusqu'à l'excès est contre-productif et aveuglant.
    Il y a un temps pour la déploration et un temps pour l'analyse, qui arrive bien tard.
    Car la tragédie syrienne, qui ne sera pas terminée avec la fin des affrontements de Alep-Est, pouvait être évitée. Maintenant, l'arrêt d'une machine devenue folle et aux composantes de plus en plus compliquées et embrouillées va demander un temps peut-être infiniment long et laissera de toutes façons des blessures profondes, dans ce pays où la vie communautaire n'était pas source d'affrontements, malgré l'extrême variété des origines et des croyances. Entité qui porte la marque de l'Occident.
    Après le flot des (des)informations qui ont fait le lit de la confusion, malgré quelques autocritiques tardives, on est aujourd'hui plus à même de discerner une vérité plus complexe que celle que la plupart des médias ont diffusé dans un suivisme sans recul par rapport à la ligne diplomatique officielle du moment et dans un conformisme confondant vis à vis de la voix de son maître du Quai d'Orsay.
Il est temps d'écouter d'autres voix, même si ce doit être toujours avec prudence
     Comme ici dans ce bon débat sur Alep, dans 24 Heures en Questions  sur LCI.
             Certaines réponses et points de vue  peu habituels pour ceux qui ne lisent que le Monde ou Libération avaient déjà été données depuis un moment par un chercheur de Tours, faisant une analyse des véritables enjeux et le bilan de nos erreurs depuis le début, de nos préjugés et de nos parti-pris, Frédéric Pichon, notamment, dans un livre qui a fait peu de bruit mais qui est celui d'un excellent connaisseur de la Syrie, du Levant et du MO en général, où il se rend souvent. Un texte au titre plutôt euphémique, car il est aussi accusateur, notamment à l'égard de la nouvelle diplomatie française qui, déjà sous Sarkozy, a joué le mauvais cheval, aveuglée par ses intérêts à courte vue au Qatar et en Arabie Saoudite.: Pourquoi l'Occident s'est trompé.
    On n'oubliera pas les quelques analyses faites ici pour mieux clarifier des positions simplistes, uniquement moralisantes ou orientées, comme le faisait à sa manière l'Independent.  En n'oubliant pas l'ancien postulat selon lequel la première victime de la guerre est la vérité.
        On peut essayer de s'en approcher en écoutant, avec la prudence critique qui s'impose toujours, d'autres voix..à discuter elles aussi.  L'analyse du libano-américain Nassim Taleb mérite un détour.
                     En se souvenant, comme disait R.Aron, que "Ce n'est jamais la lutte contre le Bien et le Mal, c'est le préférable contre le détestable" ou H.Védrine, que "En fait, ni l'hubris des USA d'aujourd'hui, ni l'ingénuité des Européens, ni l'idéalisme des Français et leur goût persistant pour la grandiloquence ne fonctionnent vraiment."
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mercredi 14 décembre 2016

Syrie: approche géopolitique et stratégique

       Faits, points de vue, perspectives et interrogations
                             Ce que nous savons, ce que nous croyons savoir, ce que nous saurons...plus tard.
                      Que savons-nous vraiment? Peu de choses, en vérité. Beaucoup de brouillages, d'informations partielles ou biaisées.
      La tragédie d'Alep représente-t-elle un tournant dans un conflit qui semble s'éterniser et où règne une grande confusion, étant donné le nombre d' Etats ou de communautés impliqués, l'interaction et les contradictions des intérêts en jeu, sur le terrain et autour du conflit.
            On parle de début de la fin. En est-on vraiment sûr?  
    D.Villepin disait "Répondre à l'attaque par la guerre, c'est éteindre un incendie au lance-flammes".    Et les civils trinquent... 
               Cela s'est déjà vérifié maintes fois dans un passé récent.
      Dans le bourbier du MO depuis l'intervention américaine en Irak, ce fut le début d'une déconstruction d'entités issues pour l'essentiel des accords franco-anglais du début du XX° siècle et un enchaînement fatal, pour les raisons que l'on connaît mieux maintenant, depuis le début de la guerre en Irak, le grand déclencheur de troubles, le déstabilisations en cascades.
   Que saurons-nous demain de la tragique affaire syrienne, au-delà des rideaux de fumée, des informations contradictoires, des récupérations?
        Pierre Conesa est un observateur assez averti des problèmes du MO et un analyste des conséquences de la guerre selon Daech, qui produit à ses yeux un changement profond dans les engagements des armées et une modification de la nature même de la guerre. 
                  De son côté, un blogueur informé décrit la manière dont le conflit syrien retentit sur la politique intérieure et extérieure des USA, tendant à redistribuer des cartes au jeu compliqué.
           Certains journalistes occidentaux, notamment au sein de The Independent,  commencent à souligner pourquoi et comment les média occidentaux se sont fait l'écho de versions tronquées ou déformées de la réalité.
     Si on ne peut prendre sans réserves ni critiques ces informations, on ne peut non plus les écarter totalement, si on fait un peu d'histoire, elle qui éclaire le présent.
        Par le passé, nous avons vu combien nous avons pu être leurrés pas des informations partagées et présentées comme indiscutables... La première victime des guerres est bien la vérité, a-t-on souvent répété.  La prudence s'impose. Ecouter d'autres voix..à discuter elles aussi.
     A l'heure où la lumière se manifeste un peu plus sur l'affaire syrienne, la vérité sur les faits et leurs antécédents en Syrie sera sans doute longue à établir, même partiellement.
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