Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par date pour la requête banksters. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête banksters. Trier par pertinence Afficher tous les articles

mardi 19 août 2025

Le cancer

Mafias au plus haut niveau

     C'est la face cachée de la mondialisation. Une géopolitique du crime organisé, qui s'étend en prenant des formes les plus diverses, en fonction des juteux business en cours, arrosant les banksters.Une pieuvre aux multiples facettes, dont les tentacules repoussent toujours, malgré les aléas, qui s'insinue souvent  jusque dans les salons de certains pouvoirs.   La Maison Blanche n'est pas restée à l'écart au cours de son histoire récente, comme le montre l'étude très fine et nuancée de Jean-Francois Gayraud, qui s'est livré à des années de recherche. Il en donne ICI  un résumé.   


                                                                                                                                                     Il a constitué parfois une sorte de gouvernement d'appoint    dans ses dernières années. .  ";...Toutes  les démocraties ont leurs zônes d'ombre .   "....Jean-François Gayraud identifie les années 1950-1970 comme l’âge d’or de la mafia aux États-Unis. Durant cette période, la mafia ne se contente pas de contrôler des activités criminelles comme les jeux d’argent ou le trafic des stupéfiants, elle s’infiltre aussi dans l’économie légale et le monde syndical. Elle noue des relations avec des figures politiques influentes, garantissant protection et opportunités financières. Sa présence se fait sentir aussi bien dans les classes moyennes que dans les classes supérieures.                             Toutes les démocraties ont des zones d’ombre, mais aux États-Unis, la violence et la criminalité organisée jouent un rôle structurant dans l’histoire politique depuis le XIXème siècle. De nombreux hommes politiques ont entretenu des liens avec des groupes criminels pour asseoir leur pouvoir, ce qui soulève une question majeure : dans quelle mesure la mafia a-t-elle influencé la politique américaine au plus haut niveau ?                   Jean-François Gayraud s’attarde sur dix présidents démocrates et républicains ayant eu des relations avec la mafia. Parmi eux :                                        . Harry Truman : Avant d’accéder à la présidence en 1945, l’ascension politique de Truman s’explique par le soutien de la machine démocrate corrompue (les Pendergast) et de la puissante Famille mafieuse de Kansas City. Il est le produit d’une vie politique locale vivant en symbiose avec la mafia.                                       . Donald Trump : Promoteur immobilier dans le New York des années 1970-1980, Trump a évolué dans un environnement dominé par les cinq grandes Familles mafieuses italo-américaines. La mafia, qui dominait l’industrie du béton et des casinos, a été un acteur incontournable de son ascension, notamment via son mentor, l’avocat Roy Cohn, qui fut typiquement un mob lawyer (avocat mafieux)...."                                                                                                                       Nixon se distingua particulièrement. Il est établi que l'actuel locataire de la Maison Blanche a eu des liens  avec la mafia russe  Quand se poursuit, avec plus ou moins de bonheur, les oeuvres des cinq grandes familles sur le territoire.        ______________________                    

mercredi 23 avril 2025

USA: les pauvres et le crédit

 Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts !

                                           Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.

   Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.

   Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...

La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.

 Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...

 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des soins hospitaliers.

Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.

 Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.

 Un Américain dans la norme est un Américain endetté qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times « ...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."

    Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.

 Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"

 Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable.

Et on ne prête (bien) qu'aux riches.

 D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles.

 Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.

 Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 

 Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.

 La debtocracy a de beaux jours devant elle.

 Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement....  Voilà une des raisons qui pourrait expliquer le succès d'un Trump auprès des catégories sociales les plus défavorisées, les plus touchées par la mondialisation, le libéralisme reaganien et clintonien... ______________

samedi 23 avril 2022

Le crédit, c'est chouette!

Oui, mais...

                Nous sommes loin du phénomène américain où le crédit est un mode de pratique courante jusqu'à être à découvert parfois en permanence. Un mode de vie encouragé par le système (ne pas acheter, c'est ne pas être bon américain), mais aussi un asservissement et des problèmes bancaires graves dans certains cas, comme à chaque crise systémique. Chez nous le leasing est devenu une aubaine...pour les constructeurs. Et attention aux pièges!                                                      Vivre à crédit est devenu souvent toxique dans notre univers d'hyperconsommation. Cela peut mener à miner des vies. La pratique du crédit n'est pas nouvelle. Elle prospérait déjà dans le domaine marchand à l'époque de l'ancienne Venise et on en trouve déjà des traces dans l'Antiquité, notamment à l'époque de Nabuchodonosor. Le prêt permettait de développer une affaire, un projet avec engagement de restitution des sommes engagées si elle avait prospéré. Une sorte de moteur du développement de la richesse, plus ou moins régulée. Les banques finirent par jouer un rôle central dans cette fonction de prêt, à partir des dépôts engrangés par des particuliers, sur une base de confiance, où l'épargne était drainée vers les investissement divers. Tout cela en théorie...Car le prêt à intérêt non régulé fut aussi parfois un moyen de pression, voire d'exploitation (comme dans certaines campagnes d'Inde)  et le rôle des banques fut parfois perverti, comme par exemple dans les pratiques qui furent à l'origine des surprimes dans le début de la crise financière et économique de 2008.   Une arme à double tranchant donc, si elle n'est pas encadrée par une institution neutre et vigilante.  L'endettement peut devenir un moyen de contrôle dans le cadre d'une consommation sans frein et créer les conditions d'une servitude.


            Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts !   Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.   Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.
 Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous, pas seulement en 2008.  Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...   Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des soins hospitaliers.   Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.    Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.   Un Américain dans la norme est un Américain endetté qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times « ...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins. Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."    Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.

          Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre", comme dit le Washington Post.   Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable.  Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnésabandonnés par les banques traditionnelles.     Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant, devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.    Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie qu'une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
         Le crédit devient  une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
                                                                      Il est urgent que les pouvoirs publics mettent un minimum de régulation dans un système qui tend toujours à s'emballer, pas seulement aux détriments des particuliers, la monnaie perdant sa fonction essentielle de simple fluidifiant économique.     Le phénomène régulier des bulles qui s'accumulent représente un péril pour le système tout entier, comme on l'a vu trop souvent, les dettes souveraines prenant le relai.    La debtocracy a de beaux jours devant elle.   Comme le signale Thiery Porcher: La dette a été inventée pour promouvoir des coupes dans les dépenses sociales »   Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement_____
Pour prolonger:
        Les pièges de l'endettement:... "L'endettement est un élément central du dynamisme économique. C'est un pari sur l'avenir de celui qui emprunte pour financer ses projets. C'est une marque de confiance du prêteur : il est convaincu qu'il retrouvera l'argent offert. Pas d'économie créative sans cette possibilité donnée à chacun de dépasser ses limites de l'instant. Mais chacun sait aussi les pièges du crédit, les fuites en avant qu'il encourage. La crise qui frappe l'économie mondiale est née d'excès dans le recours à l'emprunt et aux dissimulations qui l'ont accompagné. Elle a provoqué la ruine de beaucoup de particuliers, souvent victimes de pratiques usuraires, et l'effondrement de nombreuses institutions prêteuses par absence de discernement dans la distribution des prêts..."
Le Système Dette : répudier cette arme de domination et de spoliation.    "...David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l’Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » ou « rédemption ») est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette. Or il fonde jusqu’à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal, jusqu’à l’idée que nous nous faisons de la liberté. Sans en avoir conscience, nous livrons toujours ces combats…   Selon l’auteur, l’endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Si autrefois les débiteurs insolvables ont nourri l’esclavage, aujourd’hui les emprunteurs pauvres – qu’il s’agisse de particuliers des pays riches ou d’États du tiers-monde – sont enchaînés aux systèmes de crédit. « L'histoire montre, explique Graeber, que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, est de les recadrer en termes de dettes – cela crée aussitôt l’illusion que c’est la victime qui commet un méfait. » Trop d’économistes actuels perpétuent cette vieille illusion d’optique, selon laquelle l’opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. »
_________________________

mardi 7 décembre 2021

Crédit à gogo?

  Toxique ou non?         

                 La pratique du crédit n'est pas nouvelle. Elle prospérait déjà dans le domaine marchand à l'époque de l'ancienne Venise et on en trouve déjà des traces dans l'Antiquité, notamment à l'époque de Nabuchodonosor. Le prêt permettait de développer une affaire, un projet avec engagement de restitution des sommes engagées si elle avait prospéré. Une sorte de moteur du développement de la richesse, plus ou moins régulée. Les banques finirent par jouer un rôle central dans cette fonction de prêt, à partir des dépôts engrangés par des particuliers, sur une base de confiance, où l'épargne était drainée vers les investissement divers. Tout cela en théorie...Car le prêt à intérêt non régulé fut aussi parfois un moyen de pression, voire d'exploitation (comme dans certaines campagnes d'Inde)  et le rôle des banques fut parfois perverti, comme par exemple dans les pratiques qui furent à l'origine des surprimes dans le début de la crise financière et économique de 2008.   Une arme à double tranchant donc, si elle n'est pas encadrée par une institution neutre et vigilante.  L'endettement peut devenir un moyen de contrôle dans le cadre d'une consommation sans frein et créer les conditions d'une servitude.

     Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts !
                                           Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
   Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.
 Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
 Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...   Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des soins hospitaliers.   Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.    Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.   Un Américain dans la norme est un Américain endetté qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times « ...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins. Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
    Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
          Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre", comme dit le Washington Post.   Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable.
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
 D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnésabandonnés par les banques traditionnelles.
 Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
 Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie qu'une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
 Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
                                                                      Il est urgent que les pouvoirs publics mettent un minimum de régulation dans un système qui tend toujours à s'emballer, pas seulement aux détriments des particuliers, la monnaie perdant sa fonction essentielle de simple fluidifiant économique.
Le phénomène régulier des bulles qui s'accumulent représente un péril pour le système tout entier, comme on l'a vu trop souvent, les dettes souveraines prenant le relai.    
La debtocracy a de beaux jours devant elle.   Comme le signale Thiery Porcher: La dette a été inventée pour promouvoir des coupes dans les dépenses sociales »   Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement_____
Pour prolonger:
        Les pièges de l'endettement:... "L'endettement est un élément central du dynamisme économique. C'est un pari sur l'avenir de celui qui emprunte pour financer ses projets. C'est une marque de confiance du prêteur : il est convaincu qu'il retrouvera l'argent offert. Pas d'économie créative sans cette possibilité donnée à chacun de dépasser ses limites de l'instant. Mais chacun sait aussi les pièges du crédit, les fuites en avant qu'il encourage. La crise qui frappe l'économie mondiale est née d'excès dans le recours à l'emprunt et aux dissimulations qui l'ont accompagné. Elle a provoqué la ruine de beaucoup de particuliers, souvent victimes de pratiques usuraires, et l'effondrement de nombreuses institutions prêteuses par absence de discernement dans la distribution des prêts..."
Le Système Dette : répudier cette arme de domination et de spoliation.    "...David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l’Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » ou « rédemption ») est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette. Or il fonde jusqu’à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal, jusqu’à l’idée que nous nous faisons de la liberté. Sans en avoir conscience, nous livrons toujours ces combats…   Selon l’auteur, l’endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Si autrefois les débiteurs insolvables ont nourri l’esclavage, aujourd’hui les emprunteurs pauvres – qu’il s’agisse de particuliers des pays riches ou d’États du tiers-monde – sont enchaînés aux systèmes de crédit. « L'histoire montre, explique Graeber, que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, est de les recadrer en termes de dettes – cela crée aussitôt l’illusion que c’est la victime qui commet un méfait. » Trop d’économistes actuels perpétuent cette vieille illusion d’optique, selon laquelle l’opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. »
_________________________

mercredi 3 juillet 2019

Les USA, les pauvres et le crédit

                                                                                                                        (Bis repetita....)
Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité. 
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace. 
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle. 
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable. 
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles. 
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement et le piège du plastique continue.
________

mercredi 5 décembre 2018

(Re)plongée dans la crise?

Utile piqûre de rappel.
                                              Il y a dix ans, une déferlante, partie de Wall Street, envahissait le monde, à des degrés divers.
  Ce fut le temps de la stupeur, de la désolation et de l'incompréhension.

  _______  France 5 présentait hier soir un nouvel aperçu sur cette crise, qui n'a pas fini de nous affecter, surtout par le bais des dettes accumulées, dont nous ne sortirons sans doute pas dans les conditions actuelles.
    Si le document filmé fut partiel, le débat qui suivit fut fort éclairant, insistant notamment sur les mécanismes de ce phénomène cataclysmique, sur les limites des régulations mises en place, pour éviter un tel retour et sur les craintes d'un retour probable d'un tel événement, dans des conditions différentes, mais sans doute plus désastreuses encore.
    La finance dérégulée, prenant les risques les plus insensés, la cupidité aidant, encouragée politiquement par Clinton et Bush, au coeur d'un système ultra-libéral fondamentaliste, nouveau  conte de fées, fut bien pointée comme l'acteur principal de la catastrophe financière, qui laissa les principaux acteurs impunis, selon la règle too big to fail.
    Les principes modérateurs de Roosevelt volèrent en éclat, faisant éclater une bulle monstrueuse. Une bulle que certains voyaient venir et dont d'autres annoncent les nouveaux risques, avec la politique de dérégulation de Trump, qui n'augure rien de bon..
  Le casse du siècle, dû aux malversations des plus grands groupes, les banksters, fut systémique et continue à affecter l'économie mondiale. Pas seulement à W.Street.

La loi de la jungle, à peine tempérée par quelques réglementations d'apparence, continue à notre insu.
  A peu près comme si rien ne s'était passé. L'errance financière continue son chemin.
   Les analyses et les mises en garde de JF Gayraud ne semblent pas avoir été retenues.
   ..Les efforts annoncés de "régulation" n'ont pas empêché  les scandales et la capacité de certains banquiers à déjouer les contrôles : récemment encore, le scandale du Libor, de la baleine de Londres, des délits d?initié chez Nomura, les excès de Goldman Sachs, ou encore du blanchiment d?argent impliquant HSBC...
______________________

mardi 26 juin 2018

Crédit, quand tu nous tiens


Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts !
                                           Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
   Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.
 Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
 Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.
 Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.
 Un Américain dans la norme est un Américain endetté qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times « ...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
    Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
          Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre", comme dit le Washington Post.
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
 D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnésabandonnés par les banques traditionnelles.
 Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
 Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie qu'une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
 Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
                                                                      Il est urgent que les pouvoirs publics mettent un minimum de régulation dans un système qui tend toujours à s'emballer, pas seulement aux détriments des particuliers, la monnaie perdant sa fonction essentielle de simple fluidifiant économique.
Le phénomène régulier des bulles qui s'accumulent représente un péril pour le système tout entier, comme on l'a vu trop souvent, les dettes souveraines prenant le relai.
 La debtocracy a de beaux jours devant elle.
Comme le signale Thiery Porcher: La dette a été inventée pour promouvoir des coupes dans les dépenses sociales » 
     Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement
_____
_ Pour prolonger:
        Les pièges de l'endettement:... "L'endettement est un élément central du dynamisme économique. C'est un pari sur l'avenir de celui qui emprunte pour financer ses projets. C'est une marque de confiance du prêteur : il est convaincu qu'il retrouvera l'argent offert. Pas d'économie créative sans cette possibilité donnée à chacun de dépasser ses limites de l'instant. Mais chacun sait aussi les pièges du crédit, les fuites en avant qu'il encourage. La crise qui frappe l'économie mondiale est née d'excès dans le recours à l'emprunt et aux dissimulations qui l'ont accompagné. Elle a provoqué la ruine de beaucoup de particuliers, souvent victimes de pratiques usuraires, et l'effondrement de nombreuses institutions prêteuses par absence de discernement dans la distribution des prêts..."
Le Système Dette : répudier cette arme de domination et de spoliation.
_________________________