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jeudi 29 octobre 2009

D'une crise à l'autre

1929-2008: deux événements sans rapports?

Les comparaisons strictes en histoire sont toujours risquées
Mais comment ne pas être troublé par les analogies profondes?

-"Nous avons fait la fête comme en 1929 . Et maintenant nous sommes en 1930", affirmait récemment un autre économiste américain, Paul Krugman sur son blog. "La crise financière actuelle est en gros une version moderne de la vague de paniques bancaires qui avait balayé le pays il y a trois générations", ajoutait l’auteur de « L’Amérique que nous voulons » qui sort actuellement chez Flammarion.
En France aussi, la comparaison fait débat, même si pour la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, les problèmes sont maîtrisés. En revanche pour Jacques Attali, "la crise actuelle ressemble plus à un tsunami, c'est une série de vagues qui avancent, dont certains peuvent espérer qu'elles passeront au large, et qui sont beaucoup plus profondes et structurantes qu'un évènement isolé comme l'a été le 11 septembre". Pour l’économiste Michel Aglietta, qui a été un des premiers à voir la crise arriver, la comparaison avec 29 n’a rien d’exagéré. « L’ampleur de la crise est aussi importante que celle de l’entre deux guerres », expliquait-il sur le site Rue 89 dès le mois de mars.
"
_

-L'histoire ne repasse pas les plats, ne se répète pas, mais elle bégaie...

-Les banques au coeur du séisme...-

-"La crise financière a créé une boucle de rétroaction négative sur les marchés financiers. Un niveau de désendettement inégalé et le processus de démultiplication ont créé une boucle de rétroaction négative dans l’économie réelle. C’est une boucle qui est bien plus difficile à inverser, et c’est pourquoi une seconde Grande dépression reste une réelle possibilité." (Thomas Palley)
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Crise de 1929 : avons-nous retenu la leçon ? - AgoraVox:
"80 ans après le krach qui a fait trembler les Etats-Unis et précipite le monde dans la guerre, la seule solution pour William Karel était de faire parler les archives de l’époque - des documents rares, souvent inédits en France - en les intercalant habilement avec les mises en perspective d’économistes (Joseph Stiglitz, Bernard Gazier, Daniel Cohen, Jeff Madrick, Richard Salsman) ou d’historiens réputés (Howard Zinn, déjà cité, ainsi que de Steve Fraser, Elaine Abeslon, Alfred Grosser, Harold James, Maury Klein, Amity Shlaes).
William Karel, comme il l’explique dans l’interview qui suit, ne voulait pas laisser aux seuls économistes le soin d’expliquer pourquoi le jeudi 24 octobre 1929, la bourse de Wall Street s’effondre.
Cet intrication entre archives et les expertises de chercheurs donne tout son sel à ce documentaire passionnant. Comment, en l’espace de quelques jours l’économie apparemment prospère des Etats-Unis s’écroule-t-elle, entraînant l’Allemagne dans sa chute et, partant, l’ensemble du monde.
Tel est le sujet de ce film en deux parties qui cherche à comprendre les causes de ce krach historique et en décrit les conséquences.
Ironie du sort, au moment où William Karel travaille sur son film, un autre désastre financier, la crise des subprimes, s’abat sur le monde. Des millions d’Américains se retrouvent à la rues faute de pouvoir payer leur crédit, des usines ferment partout dans le monde. Le spectre de 1929 plane et ce documentaire qui entendait expliquer sous l’angle économique, sociologique et historique une catastrophe ancienne devient un film d’actualité lui-même.
Comment en est-on arrivé-là ? La question se pose avec la même acuité pour 1929 que pour 2008. A cette différence que 1929 fut un événement fondateur. En 2008, financiers et économistes savaient que la crise allait tomber. Quand ? On l’ignorait. Pour le reste c’était couru.
Le film de William Karel s’attarde sur les années 20. En France c’est la « belle époque » (pas pour tout le monde). Aux Etats-Unis, c’est la prospérité, les roaring twenties, les rugissantes années 20. Seul bémol la prohibition et le gangstérisme prospèrent, mais pas seulement. On assiste à la naissance d’une classe moyenne. Chaque famille possède sa Ford T. On consomme, on s’enrichit et l’on pense que cela va durer des siècles. En cinq ans les cours de la bourses sont multipliés par quatre. En 1929, deux milliards de dollars sont investis sur le marché. La bourse est un eldorado. Le patron de la General Motors déclare que pour 15 dollars investis il garantit un gain de 80 000 dollars. La presse économique le salue comme un visionnaire. Les banquiers de Wall street sont des « prestidigitateurs ». On devrait dire des illusionnistes. Des escamoteurs.
En juin 1929 les premiers signes apparaissent. Depuis longtemps certains économistes prédisaient la catastrophe, l’éclatement de cette bulle. On ne les écoute pas... En septembre, Wall street vacille, le 24 octobre, elle chute, en novembre elle s’effondre. Ce qui signifie une perte de 30 milliards, soit dix fois le budget fédéral américain. Face à ce cyclone qui balaye l’Amérique et commence à faire ressentir ses effets sur l’économie « réelle » le président Hoover...ne fait rien, sinon de rapatrier l’argent prêté à l’Allemagne pour sa reconstruction, histoire de restaurer la confiance des financiers. Conséquence, l’Allemagne, est asphyxié. Hitler monte dans les sondages. Il sera élu chancelier, un mois avant Roosevelt. Le bilan de ce dernier est en demie-teinte. Roosevelt instaure le new deal, fait promulguer une série de lois sociales inédites aux Etats-Unis. Mais le new deal sauvera-t-il les Etats-Unis de la crise. Rien n’est moins sûr. Ce qui est certain c’est que la menace qui vient d’Europe est une aubaine pour les Etats-Unis qui en faisant tourner les usines d’armement à plein se refont une santé économique inespérée...
1929 est une analyse historique et un document d’actualité aussi passionnant et riche l’une que l’autre.
-William Karel, invité des Rdv de l’Agora, répond aux questions d’Olivier Bailly-..."


-1929 - ARTE:
Dans son documentaire sobrement intitulé 1929, William Karel, à une exception près, n’interroge aucun témoin. Dans son précédent film - Mais qui a tué Maggie ? - il avait pu interviewer quasiment au complet le gouvernement anglais dirigé par Margaret Thatcher.
Mais 80 ans après 1929, impossible de retrouver des témoins vivants. Seule exception notable, donc, la présence de l’historien Howard Zinn qui, âgé de 7 ans en 1929, se situe ici à l’intersection de l’histoire et de la mémoire.
1929, documentaire en deux parties diffusées sur Arte le mercredi 28 octobre à 20h45(1ère partie - La crise et à 21h35 2e partie - La Grande dépression). Ce film est également disponible en dvd et comporte en complément un entretien entre les économistes Joseph Stiglitz et Daniel Cohen.

- Prêts pour la prochaine crise ?:
"-Les USA sont non seulement sous la coupe des intérêts privés du secteur financier qui a réussi jusqu’à présent à échapper à toute mesure de régulation sérieuse, mais ils sont aussi dans le peloton de tête des statistiques des inégalités de revenu et du taux de pauvreté. Ces deux caractéristiques sont en général celles des états faillis, souligne Paul Craig Roberts, qui s’inquiète que l’absence de réglementation des produits dérivés ne provoque un nouveau désastre.-
Les preuves montrant que les États-Unis sont un Etat failli s’accumulent plus vite que je ne peux les répertorier.L’une des caractéristiques décisives d’un Etat failli est que les escrocs sont placés à l’intérieur du gouvernement, et utilisent ce gouvernement pour protéger et promouvoir leurs intérêts privés.Une autre caractéristique déterminante est l’inégalité croissante des revenus, lorsque ces « insiders », ces initiés, manipulent la politique économique pour assurer leur enrichissement au détriment de tous les autres.L’inégalité des revenus aux États-Unis est aujourd’hui la plus extrême de tous les pays. Le rapport 2008 de l’OCDE, « Distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE, » (PDF) conclut que les États-Unis sont le pays où l’inégalité est la plus grande et le taux de pauvreté le plus élevé dans l’OCDE. Depuis l’année 2000 on n’a constaté nulle part une telle hausse des inégalités de revenus.L’OCDE note par ailleurs que la répartition des richesses aux USA est encore plus inégale que ne l’est celle des revenus.Le 21 octobre 2009, Business Week a rendu compte d’un nouveau rapport du Programme de Développement des Nations Unies concluant que les États-Unis se situaient au troisième rang parmi les Etats ayant les pires inégalités de revenus.
Les deux premiers, Hong Kong et Singapour, étant en fait des cités-Etats et non des pays, les USA ont la honte d’être le pays où l’inégalité dans la répartition des revenus est la plus forte.L’augmentation marquée de ces inégalités de revenus aux États-Unis depuis l’année 2000 a coïncidé avec la délocalisation des emplois, qui a enrichi les cadres bénéficiant de « primes de performance » tout en appauvrissant la classe moyenne. Dans le même temps, on a également assisté à une croissance rapide des produits dérivés, négociés de gré à gré, non réglementés, qui ont enrichi Wall Street et le secteur financier au détriment de tous les autres.Des millions d’américains ont perdu leur maison et la moitié de leur épargne-retraite et devront supporter la charge de la dette publique qui a servi à renflouer les banksters qui sont à l’origine de la crise des produits dérivés.Le 21 octobre l’émission Frontline a diffusé, «
The Warning », un documentaire qui montrait comment la Réserve fédérale, Alan Greenspan, le secrétaire au Trésor Robert Rubin, le secrétaire adjoint au Trésor Larry Summers, et Arthur Levitt, le président de la Securities and Exchange Commission, ont empêché Brooksley Born, alors responsable de la Commission des Commodity Futures Trading (CFTC), de remplir son mandat et de réglementer ces produits dérivés négociés de gré à gré.Après que la pire crise de l’histoire financière des Etats-Unis ait éclaté - comme Brooksley Born l’avait prévu - Alan Greenspan, désormais discrédité, a été tiré de sa retraite pour qu’il vienne s’expliquer devant le Congrès, lui qui avait affirmé qu’aucune règlementation des produits dérivés n’était nécessaire. Greenspan avait même déclaré au Congrès que la réglementation des produits dérivés serait préjudiciable. Pathétique, Greenspan a dû admettre que l’idéologie du marché libre qu’il avait fait sienne avait révélé ses « failles ».
Greenspan a peut-être parié le futur de notre pays sur ses croyances dans le marché libre, mais qui donc pourrait croire que Rubin et Summers faisaient autre chose que de protéger les énormes profits frauduleux que procuraient à Wall Street les produits dérivés ? Comme l’a souligné Brooksley Born, les dérivés négociés de gré à gré sont un « marché obscur », sans aucune transparence. Les régulateurs ne disposent d’aucune information sur ces produits, pas plus que les acheteurs.Même après l’effondrement et le renflouement de
Long Term Capital Management en 1998, Greenspan, Rubin et Summers n’ont pas changé d’avis. Greenspan, Rubin et Summers, comme leur suiveur Arthur Levitt - qui regrette aujourd’hui de s’être fait duper par les banksters - ont réussi à manipuler un Congrès totalement ignorant en ne laissant pas la CFTC remplir son office. Brooksley Born, empêché par des représentants élus de protéger les citoyens, a choisi de démissionner.
L’argent de Wall Street avait tout simplement réussi à travestir les faits et à écarter les régulateurs honnêtes, s’assurant de l’inaction du gouvernement, et provoquant du même coup la crise financière qui a éclaté en 2008 et continue aujourd’hui de frapper notre économie.Les initiés de la finance qui ont la main sur le Trésor, la Maison Blanche et la Réserve fédérale ont transféré aux contribuables le coût de la catastrophe qu’ils ont provoqué.
Lorsque cette crise a débuté,
Henry Paulson - nommé par le président Bush comme successeur de Rubin en tant que représentant de Goldman Sachs à la tête du Trésor US - a joué sur la peur afin d’obtenir de « nos » représentants au Congrès qu’ils acceptent sans poser de questions de débloquer les centaines de milliards de dollars des contribuables (l’argent du TARP) pour renflouer Goldman Sachs et les autres malfrats sévissant dans les produits dérivés.L’indignation de l’opinion publique a éclaté lorsque Goldman Sachs a annoncé récemment qu’elle allait octroyer d’énormes bonus à six et sept chiffres à ses salariés. Tentant de défendre les banksters qui, sauvés par l’argent public, s’offrent des primes supérieures à ce que la plupart des gens gagneront en toute une vie, Lord Griffiths, le Vice-Président de Goldman Sachs International, a déclaré que l’opinion devait apprendre à « tolérer l’inégalité en tant que moyen d’atteindre à une plus grande prospérité pour tous. »En d’autres termes, « qu’ils mangent de la brioche ».
Selon le rapport de l’ONU cité ci-dessus, la Grande-Bretagne vient en 7ème position ex-æquo des pays ayant les revenus les plus inégaux au monde. Après les bonus de Goldman Sachs, les Britanniques vont monter dans le classement, et pourront peut-être rivaliser avec Israël pour la quatrième place
.En dépit de cette folie totale que sont ces produits dérivés, de la colère grandissante de l’opinion et de la confession de M. Greenspan devant le Congrès, rien n’a été fait pour les réglementer.L’un des assistants au Trésor de Rubin, Gary Gensler, a remplacé Brooksley Born à la tête de la CFTC. Larry Summers dirige le Conseil Economique National du président Obama. L’ancien membre de la Réserve fédérale Timothy Geithner, un protégé de Paulson, est le secrétaire au Trésor d’Obama. Un vice-président de Goldman Sachs, Adam Storch, a été nommé responsable de la Securities and Exchange Commission.Les Banksters sont toujours en place.Existe-t-il un autre pays dans lequel, au vu et au su de l’opinion publique, une petite minorité utilise de façon aussi flagrante le gouvernement au bénéfice d’intérêts privés, aidé par une coterie d’économistes adeptes du « marché libre », prêts à justifier le pillage, au motif que « le marché fonctionne au mieux » ?Un narco-Etat est une calamité. Mais Les États-Unis et leur « financio-Etat » dépassent cette horreur.Comme le dit Brooksley Born, si rien n’est fait, « cela va se produire à nouveau ».Mais rien ne peut être fait. Les escrocs tiennent le gouvernement.
[Note de Paul Craig Roberts : Le rapport de l’OCDE montre que malgré la réduction des impôts sous Reagan, la hausse des inégalités des revenus s’est ralentie durant cette période. Au milieu des années 1990 le coefficient Gini (une mesure de l’inégalité du revenu) a même diminué. A partir de l’année 2000, avec la nouvelle économie (qui consistait essentiellement en une fraude financière et à délocaliser les emplois), le coefficient Gini a connu une forte hausse.]
- Cessons de nous ruiner pour sauver les riches
Lire aussi
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-Crise: répliques prévisibles ?
- Sombre automne ?
-Croissance en trompe-l'oeil?

mercredi 5 décembre 2018

(Re)plongée dans la crise?

Utile piqûre de rappel.
                                              Il y a dix ans, une déferlante, partie de Wall Street, envahissait le monde, à des degrés divers.
  Ce fut le temps de la stupeur, de la désolation et de l'incompréhension.

  _______  France 5 présentait hier soir un nouvel aperçu sur cette crise, qui n'a pas fini de nous affecter, surtout par le bais des dettes accumulées, dont nous ne sortirons sans doute pas dans les conditions actuelles.
    Si le document filmé fut partiel, le débat qui suivit fut fort éclairant, insistant notamment sur les mécanismes de ce phénomène cataclysmique, sur les limites des régulations mises en place, pour éviter un tel retour et sur les craintes d'un retour probable d'un tel événement, dans des conditions différentes, mais sans doute plus désastreuses encore.
    La finance dérégulée, prenant les risques les plus insensés, la cupidité aidant, encouragée politiquement par Clinton et Bush, au coeur d'un système ultra-libéral fondamentaliste, nouveau  conte de fées, fut bien pointée comme l'acteur principal de la catastrophe financière, qui laissa les principaux acteurs impunis, selon la règle too big to fail.
    Les principes modérateurs de Roosevelt volèrent en éclat, faisant éclater une bulle monstrueuse. Une bulle que certains voyaient venir et dont d'autres annoncent les nouveaux risques, avec la politique de dérégulation de Trump, qui n'augure rien de bon..
  Le casse du siècle, dû aux malversations des plus grands groupes, les banksters, fut systémique et continue à affecter l'économie mondiale. Pas seulement à W.Street.

La loi de la jungle, à peine tempérée par quelques réglementations d'apparence, continue à notre insu.
  A peu près comme si rien ne s'était passé. L'errance financière continue son chemin.
   Les analyses et les mises en garde de JF Gayraud ne semblent pas avoir été retenues.
   ..Les efforts annoncés de "régulation" n'ont pas empêché  les scandales et la capacité de certains banquiers à déjouer les contrôles : récemment encore, le scandale du Libor, de la baleine de Londres, des délits d?initié chez Nomura, les excès de Goldman Sachs, ou encore du blanchiment d?argent impliquant HSBC...
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jeudi 21 novembre 2013

Tous des singes!

Black is (not) beautiful
                                      En  entrant dans la salle,  la voix de Johnny nous saisit.
Pourtant, on avait l'habitude.  Paul, le propriétaire du bar-tabac Le Black and White, en est resté à son amour de jeunesse et repassait en boucle le CD, parfois la journée entière:
                         Noir, c'est noir...Y a-t-il un espoir?...
     Après une journée de travail entre copains de chantier, on a commandé des bières. Des blanches, comme d'habitude.
  Dopée par la victoire de la veille, la discussion démarra comme presque toujours sur les grandeurs et décadences des Bleus.
__________Maurice lance, comme pour expliquer les déconfitures passées:
Il y a trop de noirs dans l'équipe de France...Pourtant je n'ai rien contre les noirs, j'ai même un ami Martiniquais. Il m'accueille quand je vais là-bas..Un rhum! j'te dis pas
_____         Trop de noirs? surtout quand on perd! lui rétorque Raymond
  ____  Bernard, narquois, lui rappelle Muriel Robin:
 "j’en parlais encore à midi avec ton père, et je lui disais :
« Chéri, y a beaucoup trop de blancs dans la famille... ». Des blancs, toujours des blancs, moi, j’en ai marre..
."

 _____      Pourtant y a un problème avec les noirs, rétorque Jean-LouisIls y vont fort avec Taubira-banania, d'accord, mais le noir n'est tout de même pas une couleur terrible. Mais il n'y a pas de racisme en France. Peut-être en Italie, oui...
On n'est pas des sauvages!
Mais on a bien le droit d'avoir des opinions, de se poser la question: comment peut-on être noir? Ça étonne quand même.
Les asiatiques, c'est pas pareil, ils nous ressemblent tant et ils sont civilisés
Obama, c'est pas pareil non plus, il n'est pas tout à fait noir, quoique...
     _____   Déconne pas, rétorque Bernard, ce ne sont pas des singes tout de même!
 Et puis, nous sommes tous venus d'Afrique.
   Claudine Declerck a certainement parlé sans réfléchir. Et puis, elle aime les animaux..
Finie l'époque des   cocotiers, le bon temps de la coloniale.
   _____  François, qui n'en était qu'à sa deuxième bière, se réveille: Y a un problème avec la  la peau?
_______Bernard, sans s'énerver: La peau, c'est rien, juste une enveloppe.  Chacun a son sauvage. Moi la sauvagerie, je la vois du côté  des Banksters de la noire finance, ces sauvages, qui nous ont amenés à nous haïr les uns les autres. Ils doivent se réjouir de voir les pauvres se déchirer entre eux... Il y a des racistes occasionnels, éclopés de la crise, mais surtout de  vrais manipulateurs de masse, qui sont tapis dans l'ombre, surtout soucieux de leur fond de commerce. Des exploiteurs de colères...Goebbels avait tout compris.
Les cages,  elles sont aujourd'hui surtout morales, culturelles,économiques, politiques.
  Et puis, le blanc-rose, c'est pas aussi une couleur, non?
    ___Ouais, mais noir!...murmura Maurice, songeur, l'oeil mi-clos, après sa troisième bière.

 _____Là-dessus, pour éviter l'enlisement, et pour en finir avant de se retrouver, toujours bons copains, pour le petit noir du lendemain matin, je risquai cette double question pour nos champions:
Qui a dit! "On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir."?
Et qui a répondu plus tard? 
 « Imaginez un seul instant que Dieu soit noir ; comment pourrions-nous répondre, une fois arrivés là-haut, en ayant traité toute notre vie les Noirs comme des êtres inférieurs ? "
     On sentit comme un silence un peu pesant tomber dans la salle , tandis que Johnny, indifférent, continuait: Noir, c'est noir...♪♫♪
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-Relayé par Agoravox
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mercredi 3 juillet 2019

Les USA, les pauvres et le crédit

                                                                                                                        (Bis repetita....)
Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité. 
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace. 
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle. 
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable. 
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles. 
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement et le piège du plastique continue.
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mardi 23 août 2016

Grandes délinquances d'aujourd'hui

                                                                                        [ _Notes de lectures_]
              On est porté à voir la délinquance surtout dans ses formes microscopiques.
         Celles qui font la une des journaux.
     Dans ses formes mineures ou majeures, mais toujours spectaculaires.
   Mais les formes de criminalité les plus importantes et les plus dévastatrices ne sont pas toujours là où on nous les montre.
      Elles sont souvent tellement peu apparentes qu'elles ne ne sont guère interrogées dans leurs formes majeures et leurs mécanismes.
      De la très grande criminalité, on ne retient le plus souvent que la piraterie organisée, d'hier ou d'aujourd'hui, les différents trafics en tous genres, de drogues,d'armes, d'organes, de personnes même, souvent hors du contrôle d'Etats trop faibles ou parfois complices ou indifférents.
 ...On a pu ainsi parler de narco-Etats.
       Les réseaux criminels se développent un peu partout, souvent à la faveur de conflits ou de désordres locaux, avec plus ou moins d'intensité et de violence: dans les Balkans, en Afrique, notamment dans l'Ouest.
    Les mafias sont parfois plus puissantes qu'on ne l'imagine, aussi diverses soient-elles. Dans certains cas, l'argent qu'elles drainent et recyclent rivalise avec celui des pays où elles exercent leurs activités.
       On ne soupçonne guère la puissance du Yakuza  au Japon, l'importance de la Mafia russe,  celle qui sévit en Israël ou en Asie centrale. 
   On peut dire aussi de l' Etat islamique qu'il a aussi une structure mafieuse. Impossible de les énumérer toutes
         Mais la criminalité passe aussi, c'est moins connu et très dévastateur, par le système financier international, par le jeu plus ou moins occulte  des "banksters" (comme le dit le très libéral The Economist),  les réseaux obscurs des intérêts financiers qui ont déstabilisé et mené beaucoup à la précarité ou à la ruine des Etats et des particuliers, comme l'a souligné, entre autres,  l'économiste Stiglitz, hors de tout souci d'investissement productif.
  Comme le remarquait l'ancien directeur de la Banque Mondiale: "Les banques sauvées grâce à l'argent public se retournent vers ceux qui les ont sauvées en disant: payez vos dettes! Leur arrogance est inacceptable "
    La finance prédatrice, en apparence régulée, n'a pas fini de créer les conditions de nouvelles crises, peut-être plus dévastatrices.
   Les paradis fiscaux contribuent à dégrader les capacités étatiques d'investissement, c'est patent surtout dans certains pays d'Afrique.  L'argent de la drogue circule et se blanchit par l'intermédiaire d'établissements ayant pignon sur rue.
     On a pu et on peut à raison appeler criminogène cet aspect du capitalisme financier, qui sape les bases de l'économie elle-même, indifférent aux conséquences.
    Il existe donc une internationale des mafias, face obscure de la mondialisation.
  On peut parler de géoopolitique du crime, vis à vis de laquelle les instances internationales manquent de volonté et de moyens. 
   Une comparaison: entre les 140 millions de dollars de budget annuel de l’organisation des Nations unies contre la drogue et la criminalité et les 400 milliards de dollars générés uniquement par le trafic de stupéfiants. De plus, même si la lutte contre les paradis fiscaux qui favorisent le blanchiment de l’argent des réseaux criminels est à l’ordre du jour, il n’est pas évident que les micros états dans lesquels ces paradis fiscaux se situent soient en mesure de résister aux tentations de profits générés par ces activités.
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jeudi 3 septembre 2015

Les USA, les pauvres et le crédit

Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable.
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles.
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement.
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- Relayé par Agoravox
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mardi 19 août 2025

Le cancer

Mafias au plus haut niveau

     C'est la face cachée de la mondialisation. Une géopolitique du crime organisé, qui s'étend en prenant des formes les plus diverses, en fonction des juteux business en cours, arrosant les banksters.Une pieuvre aux multiples facettes, dont les tentacules repoussent toujours, malgré les aléas, qui s'insinue souvent  jusque dans les salons de certains pouvoirs.   La Maison Blanche n'est pas restée à l'écart au cours de son histoire récente, comme le montre l'étude très fine et nuancée de Jean-Francois Gayraud, qui s'est livré à des années de recherche. Il en donne ICI  un résumé.   


                                                                                                                                                     Il a constitué parfois une sorte de gouvernement d'appoint    dans ses dernières années. .  ";...Toutes  les démocraties ont leurs zônes d'ombre .   "....Jean-François Gayraud identifie les années 1950-1970 comme l’âge d’or de la mafia aux États-Unis. Durant cette période, la mafia ne se contente pas de contrôler des activités criminelles comme les jeux d’argent ou le trafic des stupéfiants, elle s’infiltre aussi dans l’économie légale et le monde syndical. Elle noue des relations avec des figures politiques influentes, garantissant protection et opportunités financières. Sa présence se fait sentir aussi bien dans les classes moyennes que dans les classes supérieures.                             Toutes les démocraties ont des zones d’ombre, mais aux États-Unis, la violence et la criminalité organisée jouent un rôle structurant dans l’histoire politique depuis le XIXème siècle. De nombreux hommes politiques ont entretenu des liens avec des groupes criminels pour asseoir leur pouvoir, ce qui soulève une question majeure : dans quelle mesure la mafia a-t-elle influencé la politique américaine au plus haut niveau ?                   Jean-François Gayraud s’attarde sur dix présidents démocrates et républicains ayant eu des relations avec la mafia. Parmi eux :                                        . Harry Truman : Avant d’accéder à la présidence en 1945, l’ascension politique de Truman s’explique par le soutien de la machine démocrate corrompue (les Pendergast) et de la puissante Famille mafieuse de Kansas City. Il est le produit d’une vie politique locale vivant en symbiose avec la mafia.                                       . Donald Trump : Promoteur immobilier dans le New York des années 1970-1980, Trump a évolué dans un environnement dominé par les cinq grandes Familles mafieuses italo-américaines. La mafia, qui dominait l’industrie du béton et des casinos, a été un acteur incontournable de son ascension, notamment via son mentor, l’avocat Roy Cohn, qui fut typiquement un mob lawyer (avocat mafieux)...."                                                                                                                       Nixon se distingua particulièrement. Il est établi que l'actuel locataire de la Maison Blanche a eu des liens  avec la mafia russe  Quand se poursuit, avec plus ou moins de bonheur, les oeuvres des cinq grandes familles sur le territoire.        ______________________