Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mardi 14 avril 2015

Le combat de Naomi

           Une femme aux yeux ouverts
                                                         Chroniqueuse et économiste, la journaliste canadienne est une des rares consciences éveillées d'Outre-Atlantique.
  Elle est aussi militante, ce qui est sa cohérence.
Elles devenue très connue avec son ouvrage majeur La stratégie du choc.
    Ce livre fut une révélation pour beaucoup, qui trouvèrent une cohérences dans des événements mondiaux dispersés, paraissant sans relation. Sa grille de lecture fut très discutée et le plus généralement appréciée.
    Le film qui en fut extrait ne fut pas à la hauteur de l'ouvrage, mais mérite tout de même le détour.
La théorie du choc: un vieux procédé que le néolibéralisme sut utiliser à maintes occasions pour imposer ses normes.
Ce fut un appel  à la résistance et à la sortie de l'aveuglement politique, du sentiment de fatalité.
 _______Récemment, ce sont les problèmes climatiques qui l'intéressent. Elle insiste sur le lien organique entre le développement actuel du capitalisme et les question toujours plus pressantes d'écologie, remettant en question la fonction prédatrice d'un système fonctionnant à très court terme, dans sa logique actuelle.
   Sachant ce que nous savons, elle n'est pas seule à proclamer que notre avenir économique ne peut avoir un sens que si la logique productive mondiale se modifie en profondeur. C'est une urgence.
     Elle lance une alerte rouge, comme dit la Tribune, pour dépasser la vanité des conférences sur le climat qui se suivent et se ressemblent toutes, par leur caractère purement rituel. Nos élites, se donnant bonne conscience, passent à côté des vrais problèmes. 
    Ce n'est pas le climat qu'il faut sauver, mais tout le système. 
C'est un seul et même combat 
      Comme le souligne le Monde:  L’argument de Naomi Klein repose sur une prémisse qui fait de plus en plus consensus. L’objectif de limiter la hausse de la température moyenne du globe à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle a très peu de chance d’être atteint. Au rythme croissant où vont les émissions mondiales de gaz à effet de serre depuis que l’humanité a pris conscience du problème, il faudrait cesser totalement d’en produire dans vingt-cinq ans. C’est donc vers au moins 4 °C de réchauffement que nous nous dirigeons...
     Insistant sur l'urgence de la prise de conscience et de la tâche, elle donne, sans sombrer dans le catastrophisme, des raisons d'espérer. 
       Une femme aux yeux ouverts. Peut-être trop optimiste...
 "...Les gens sont tentés de baisser les bras. Ils disent qu’il n’y a aucun progrès possible tant que nous vivons dans des «démocraties fossiles». Aux Etats-Unis, les frères Koch, qui financent le Tea Party, tirent leur fortune du pétrole… Certains parlent de prodiguer des soins palliatifs à la planète et de tout abandonner. La plupart du temps, ce sont des intellectuels des pays du Nord, privilégiés, qui pensent que tout ira bien pour eux quand ils regarderont le monde brûler depuis leur campagne anglaise. Mais j’ai appelé ce livre Tout peut changer parce qu’à partir du moment où vous vous engagez sérieusement sur le climat, ça a un effet domino. C’est excitant, car ça rassemble tous les sujets. Et c’est un combat pour la démocratie, la vraie." ((Libération)
_______________________________

lundi 13 avril 2015

USA: privatisation de l’école en cours

             S'il est un domaine où  l'Etat doit garder la main sur le système pour en assurer la gratuité, la neutralité, la cohérence et l'égalité; la formation de maîtres, l'égalité des chances, c'est bien le domaine éducatif, celui qui détermine au mieux l'avenir d'un pays et la cohésion d'une nation.
      Il a fallu attendre le XIX° siècle pour le comprendre et commencer à l'appliquer, chaque pays à sa manière, chaque pays à son rythme..
   Si on en croit Hilary Clinton,  "La triste vérité, c'est que les Américains, à la différence des Français, n'ont jamais accordé suffisamment de prix au métier qui consiste à s'occuper des enfants."
        Aux USA, la mise en place du système éducatif épousa les spécificités et les inégalités de développement des Etats. Malgré une certaine unité au niveau du financement, une assez grande liberté est laissée au niveau des contenus et des manuels en usage
       Depuis quelques années, sous l'influence de Milton Friedman, se met en place une réforme visant à privatiser de plus en plus, qui fait l'objet d'une forte discussion. Des associations privées peuvent prendre la direction de certaines écoles, sans contrôle, le mobile étant purement financier.
         Malgré des échecs,  derrière les petits charlatans, on trouve de gros affairistes qui soutiennent cette campagne visant à remettre l’école publique entre les mains du secteur privé. Par exemple : Richard DeVos, qui doit sa fortune à Amway ; Richard Mellon Scaife, membre de la richissime famille Mellon ; John Walton, héritier de la société Wal-Mart ; J. Patrick Rooney de la compagnie d’assurance Golden Rule ; David Kearns, ex-PDG de Xerox ; Paul Allen, co-fondateur de Microsoft ; le célèbre Michael Milken ; d’anciens hommes politiques comme Lamar Alexander ou William Held, ex-gouverneur du Massachusetts ; ainsi que des sociétés d’investissement de Wall Street comme Dillon Read & Co., Montgomery Securities, Merrill Lynch et Lehman Brothers...
 En 1996, la société Lehman Brothers organisait la première conférence sur les possibilités d’investissement dans le domaine éducatif. Un peu plus tôt, elle avait publié un rapport où elle affirmait que « l’industrie de l’éducation est peut-être appelée, en 1996, à remplacer la santé en tant que secteur prioritaire d’investissement ». (*)

         La privatisation-chartérisation de l'activité enseignante va aussi bon train.
  Une récente tentative du  genre comme en Suède ne serait pas concluante, loin de là.
Le système du chèque  éducation a voulu être tenté chez nous par les plus libéraux.
          Dans les universités, la privatisation a déjà fait des avancées tellement spectaculaires, que les droits d'inscription deviennent presque inaccessibles à la grande masse ou peuvent peser sur presque toute une vie, créant une ségrégation de fait  et une bulle problématique.
    La vampirisation dans l'enseignement secondaire par les marchands, compromet l'avenir et peut être considéré comme un carnage pour l'ascenseur social.
    Au Québec, on observe des tendances qui vont dans le même sens, stérilisant le recrutement et la diversification des talents, au coeur d'une ségrégation sociale masquée.
       Aux USA, l'intrusion marchande est spectaculaire et sans frein, la finance et l'élite formant une symbiose toujours plus forte, que dénoncent certaines élites américaines, voyant un avenir très sombre pour le pays. 
                       Même Harvard ne fait plus rêver...
______
(*)-... Ces fondations sont à but non lucratif et donc exemptées d’impôts, elles favorisent systématiquement des grandes entreprises de fournitures scolaires et de gestion privée à charte d’écoles publiques, en une vaste opération de siphonage de fonds publics vers le privé. Beaucoup d’écoles à charte du primaire et du secondaire sont gérées par des Education Management Organizations (EMOs). Ces entreprises privées font des profits en économisant sur les salaires et les caisses de pension, sur les repas scolaires, sur les branches considérées non essentielles, sur les activités extra-scolaires, avec des effectifs de classes plus élevés, ou encore en faisant obstacle à l’entrée d’élèves handicapés et en réduisant ou annulant les subventions aux transports.
En 2005, le marché potentiel privé dans l’école était estimé à 75 milliards dollars, soit 15% des dépenses totales du pays pour l’éducation.
Les grands groupes s’approprient les grosses tranches du gâteau scolaire: Apple, Dell, IBM, HP, Compaq, Palm, and Texas Instruments (électronique); Pearson (l’éditeur du plus fameux manuel de biologie, le Campbell-Reece, traduit en de nombreuses langues), Harcourt, McGraw-Hill, Thomson, and Houghton Mifflin (manuels et contenus); CTB McGraw, Harcourt Assessment, Thomson, Plato, Renaissance (évaluation et tests); et Scholastic, Plato, Renaissance, Scientific Learning, and Leapfrog (contenus complémentaires). En 2005 déjà, neuf entreprises captaient 87% des achats...
__________________________________________


dimanche 12 avril 2015

Une époque formidable...

__ Angela à la peine
                               Discours d'une Allemande, Sahra Wagenknecht, à une autre Allemande, Angela Merkel.

Mais Angela fait semblant de ne pas écouter..
Il n'y a pas qu'en France que la Kantzlerin subit quelques critiques.
La politique de l'aile droite libérale qu'elle dirige ne satisfait pas beaucoup d'Allemands;
Il faudra encore du temps pour qu'elle soit reine en son pays;
****************************************************
__En rafales...
                    
Vente de Rafales à l'Egypte puis en Inde : Des cocoricos en rafales...
    Après la braderie, les soldes?
Vraiment bon marché...
   Oui, vraiment !
*************************************** 
__Pour bien dormir...
 
                            Pas besoin de faire du yoga;

  Enrichissez-vous! 
                       Même si ce n'est pas sans souci...

          
La pauvreté, la précarité ne favorisent pas la santé...donc le sommeil, donc la santé.


************************************************** 
Foin du latin et du grec!    
                                         Du passé faisons table rase!
-____On n'arrête pas le progrès...
Il faut rendre l'école prag-ma-tique! Des savoirs faire, pas des savoirs. Et le passé ne compte pas.
Supprimons les vieilleries! les apprentissages morts...
_____Il faut en finir avec le latin et le grec!
"...Le latin et le grec ne font que renforcer les inégalités sociales et bloquent l’intégration républicaine. Ils perpétuent des aristocraties académiques indignes de la démocratie du savoir, et empêchent les collégiens d’accéder aux matières utiles à la vie comme la conduite automobile, l’éducation civique et sexuelle. Litterae non dant panem. Ces langues misogynes réduisent la femme à une harpie ou à une ancillaire. Kakon anankaoion gunè ! Et qui, sur Facebook et Twitter parle latin ? Il n’y a même pas de mot pour désigner Internet en latin. Même les catholiques n’ont plus la messe en latin. Veut-on conserver le privilège ultramontain ? Quant au grec, ses locuteurs ne vont-ils pas sortir de l’Europe, et n’ont-ils d’ailleurs pas abandonné le grec ancien il y a des siècles ? Quod periit, periit !.."
_____Vive le français approximatif et empirique, le globisch et la programmation!
*******************************************************************************
Révolution au château
                                          Shoking!  My God!
___Quoi! la reine ne paierait pas assez ses employés!
Des employés en colère...
______The Queen va devoir mettre un tablier et préparer les repas, passer l'aspirateur...faire ses courses à vélo.
En voilà enfin des économies au château de Windsor,
___Le Chancelier de l'Echiquier va être content!
Une popularité enfin retrouvée, une santé prolongée.
*****************************************************

Bien dans ses meubles
                                     .Bien dans sa fonction
.
Le bureau, c'est l'homme..le lieu du pouvoir, le symbole de la décision politique.
______Parfois trop lointaine.
Rien n'est trop cher pour présider.
On voit mal le Président devant un bureau Ikea.
Louis XIV déjà...
****************************************************

vendredi 10 avril 2015

Podemos: de l’indignation à l’organisation

   Tournant?.
                       L'année qui vient va être essentielle pour le jeune mouvement Podemos.
    Un sorte d'épreuve de vérité, pour un mouvement qui a poussé comme un champignon, dans les décombres d'une Espagne emportée par la crise immobilière de une spéculation effénée.
       Malgré une lente remontée de la reprise économique claironnée, il faudra bien des années avant que l'activité et l'emploi retrouvent un niveau raisonnable, surtout après la fuite à l'étranger de nombreux jeunes.
      Podemos s'est développé sur ce terreau, passant de l’indignation à l’organisation.
__Si ce parti reste indépendant et se structure davantage, l'avenir est devant lui.
Car l'indignation ne suffit pas. Ce parti ne bouscule pas que l'Espagne.
  Une Espagne en pleine crise et en régression politique, qui a suscité une grand bond  en arrière et qui a compromis nombre d'élites dans des corruptions inouïes.
      Podemos: un mouvement inédit  qui se cherche encore, avec fougue et parfois maladresse.
      Une dynamique certaine, malgré les incertitudes de son idéologie de combat.
                   « Le programme de Podemos n’a rien de maximaliste », souligne M. Iglesias. Assemblée constituante dès l’arrivée au pouvoir, réforme fiscale, restructuration de la dette, opposition au recul de l’âge de la retraite à 67 ans, passage aux trente-cinq heures (contre quarante actuellement), référendum sur la monarchie, relance industrielle, récupération des prérogatives souveraines de l’Etat concédées à Bruxelles, autodétermination des régions espagnoles... Prévoyant d’emblée une alliance avec des forces similaires du sud de l’Europe (notamment Syriza, en Grèce, dont la Commission européenne redoute une victoire prochaine), les projets de Podemos menacent toutefois les pouvoirs financiers, ce que M. Iglesias appelle « l’Europe allemande » et « la caste ».
      Une force politique qui compte, mais des ambiguités.
       Et les récentes élections n'ont pas consacré dans le fief socialiste andalou  la marée  montante attendue.
______________________

mardi 7 avril 2015

Un FN bien utile

          [Notes brèves sur un  OPMI - objet politique mal identifié dans le paysage politique français]
    Ce parti naissant sert-il d'alibi ou de repoussoir pour les autres grands partis?
      Ne représente-t-il qu'une impasse sans lendemain?
On connait son origine recente, son développement dans les années 80, ses vicissitudes,  les hauts et les bas de son succès, d'abord centré sur une famille.
    Dans le jeu complexe des partis politiques français, le FN tient une place à part
  Le parti de JMLP s'est progressivement rénové en se désolidarisant formellement de son fondateur; Il a modifié sa façade, de manière souvent factice.
      En surfant sur les insatisfactions, les frustration et les colères, en s'ouvrant à un nouveau langage,  en fédérant des tendances très diverses et en taisant les contradictions internes, il a su se montrer peu à peu populaire dans un contexte économique difficile et un débat politique sans perspective où s'installe la précarité..
     Il a permis au début, sous Mitterand, à disperser les voix de la droite.
Hollande semblerait jouer le même jeu, comme d'aucuns l'affirment, même si la gauche semble avoir souvent jouécontre son camp, en diabolisant en vain une force montante et en s'aveuglant sur les vrais motifs d'une protestation bien réelle.
    Un jeu machiavélique à double tranchant, difficile à analyser, malgré les récentes poussées locales.
L'Europe tant vilipendée lui sert aussi de tremplin.
    Mais par delà les mots, il faut examiner les choses.
La notion de populisme  est trop ambigüe pour être utilisée ici.
Ce qui est sûr, c'est que ses valeurs ne sont, malgré l'apparence, ni sociales ni républicaines.
_______________________________

lundi 6 avril 2015

Maastricht hier et aujourd'hui

 Plus de 20 ans déjà: 
                                 Des négociations compliquées, dont il reste des traces.
   Un bilan pour l'instant plus que contrasté.
Selon l'opinion de Sapir: Dani Rodrik a parfaitement identifié la contradiction centrale de l’Union européenne. Il n’est pas le seul d’ailleurs. L’euro a été fortement critiqué par de nombreux prix Nobel d’économie, comme Joseph Stiglitz ou Paul Krugman. Le problème fondamental est que l’on a refusé de donner aux peuples d’Europe, qui s’expriment à travers les États souverains dont ils se sont historiquement dotés, voix au chapitre. Le fédéralisme européen est un rêve, en raison des contraintes qui pèseraient sur l’Allemagne. Réaliser l’Europe fédérale, c’est imposer un prélèvement annuel de 10% sur le PIB allemand pour compenser les dégâts provoqués par l’Union monétaire. On voit bien que c’est impossible. Il est donc impératif de faire machine arrière, et cela peut être fait très rapidement. Qu’un pays comme la France ou l’Italie annonce son intention de se retirer de la zone euro et celle-ci se dissoudra immédiatement..."
  On ne peut pas ne pas se souvenir de certaines phrases naïves des débuts.
     Certains ont perdu toute crédibilité en cette Europe-là.
  Philippe Séguin  déjà avait vu les problèmes qu'allait poser un fédéralisme intégrateur, d'esprit technocratique, où l'on mettait la charrue avant les boeufs.
    La crise fut un révélateur des défauts congénitaux du système et mit en évidence la fragilité et la vanité de la notion de fédéralisme.
         Les  éléphants de Maastricht  sont toujours là...mais à bout de souffle, dans une Europe toujours sans solidarité.
   L'article 123 est toujours là pour nous rappeler que les Etats n'ont plus qu'à emprunter auprès des banques privées, sans aucune maîtrise sur leur propre monnaie, élément déterminant de leur indépendance.
       "...Le 2 juin 1992, le petit Danemark, tout à l'euphorie de sa victoire sur l'Allemagne en Coupe d'Europe de football, ose rejeter le traité par référendum. En France, sous la pression de l'opinion, le président François Mitterrand accepte à son tour le principe d'un référendum. Le traité est approuvé d'extrême justesse le 20 septembre 1992 (51% de oui) par le peuple français après des débats exceptionnellement virulents.
Il faudra la froide obstination des responsables politiques et des instances européennes pour que le traité suive son cours envers et contre tout.
L'année 1993 débute par la mise en oeuvre du Marché unique, avec la suppression des dernières barrières douanières. Cette avancée coïncide avec la première année de récession en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les années suivantes se soldent par une croissance asthénique consécutive à la rigueur fiscale exigée par la mise en oeuvre de l'union monétaire et le lancement de l'euro. ((Hérodote)
____________________________________

dimanche 5 avril 2015

Une époque formidabe...


Ahuri!Ahuri

        Suis zahuri...
Vu c'qui s' passe...Et on ne nous dit pas tout!
      Et en plus, il pleut!
*******************************************
Enfumage
______________On nous enfume!
Les détecteurs de fumée arrivent.
   Mais ce ne sont pas (que) de gentils objets qui nous veulent du bien.
Ils peuvent transmettre de précieuses informations nous concernant...à l'insu de notre plein gré.
Comme nos téléphones portables .
___________Méfiez-vous! Les plafonds ont des oreilles...
         Même un 1er avril...
**********************************************************
Un monde sans...
____ Bientôt...
  Des voitures sans chauffeurs?..
Des avions sans pilote?
  Une médecine sans médecins?
Des écoles sans maîtres?
  Des usines sans ouvriers?
Un monde sans travail?

Une société sans gouvernants?

Des hommes sans cerveaux?...
************************************** 
Vrais et faux cannibales 
___________________Je te mange donc je suis...
On peut manger des yeux, dévorer du regard...
____Mais la dentition et les habitudes alimentaires de l'homme ne le prédisposent pas à manger son semblable
____Rares sont les cas où l'homme dépasse la métaphore:: par veille habitude culturelle, souvent  cultuelle,  extrême nécessité vitale ou par perversion.
   Bref le cannibalisme est plus souvent fantasmé qu'existant. L'expression d'une pathologie grave, parfois.
_________________On peut toujours s'en amuser...
     Thème littéraire rarement. La philosophie doit beaucoup aux cannibales, comme Montaigne
*************************************************************************
Le père, la fille et l'avocatLe père, la fille et l'avocat

                                        Mots d'oiseaux et craquements?
_______Papa s'énerve parfois, quand il se trouve contesté sur une de ses lubies trop souvent exprimées. La maladie guette.
  La fille joue au pompier, critique Papa et défend la ligne douce.
_____Divorce annoncé ou contre-feu nécessaire pour ménager la ligne dure au sein d'une maison en péril?
La question se pose...

**********************************************************

Ruée vers l'eau 

        De Las Vegas à Los Angeles, l'eau se raréfie en Californie __ Il va falloir assurer les priorités, réduire les greens des privilégiés, l'arrosage des vergers.... 

  Des mesures rapides s'imposent. Il y a urgence.

     Tout le monde n'habite pas au Canada.
*************************************************************** 
(E)pinard
                                     De la vertu du pinard et des épinards.
__On a reconnu les vertus du pinard, même si on a dit là-dessus des choses contradictoires et si les lobbies sont puissants.
   C'est maintenant l'épinard qui est recommandé.
Comme Popeye déjà le suggérait..
    Là, pas de lobby.
Le fin du fin: un velouté d'épinard avec un vin fin
*********************************************

samedi 4 avril 2015

Au fil du net

*  Enfin, le déclin des robots traders?
        Une pratique perverse.

*  Les méthodes des compagnies low cost.
      L'exemple de Ryanair.

* Hilary sur les rails?

*  Le chômage tue .

* Les périls du messianisme juif

*  Little Food: un petit nouveau très ancien.

*  Les pelouses de Hollywood.

*  Malaise identitaire des Anglais.

*  Sécu, vache à lait?

*  Le nouvel Etat Google.
_______________
- Photos  
- Revue de Presse
____________________

vendredi 3 avril 2015

Médicaments : quelle transparence ?

 Etre juge et partie
                             On attend encore une véritable politique du médicament.
     Une véritable mise en ordre au coeur d'une industrie soumise à de nombreux dérapages et pratiquant un lobbying intense, d'une manière ou d'une autre.
      L'IGAS s'y était engagée fermement.
             Or les conflits d'intérêts restent nombreux. 
   On vient de découvrir quelques failles d'importance: les gendarmes du médicament faisaient affaire avec les laboratoires:
                                   "La mise sur le marché de médicaments et leur remboursement sont soumis à des commissions supposées indépendantes. Or, plusieurs mois d'enquête ont permis à Mediapart de découvrir que, pendant des années, des membres éminents de ces commissions (dont un président) ont conseillé secrètement les laboratoires pharmaceutiques. L'affaire, au-delà des questions déontologiques et de conflits d'intérêts, interroge la probité du système sanitaire français.
    Après une enquête de plusieurs mois, Mediapart a en effet découvert que Gilles Bouvenot (président de la commission de la transparence de 2003 à 2014), Bernard Avouac (président de la commission de la transparence de 1989 à 1998), Jean-Pierre Reynier (vice-président de la commission d’autorisation de mise sur le marché de 1994 à 2002 et membre du conseil d’administration de l’agence européenne du médicament), Christian Jacquot (membre de la commission d’autorisation de mise sur le marché de 1996 à 2012), Renée-Liliane Dreiser (ancienne experte auprès de la commission de la transparence) et quelques autres, avaient mené sans jamais les déclarer des activités rémunérées de consultants.
  Plusieurs membres de ce « board » reconnaissent les faits rapportés par de nombreux responsables ou anciens dirigeants de laboratoires. D’autres préfèrent minimiser les faits ou parlent d’erreurs dans les dates.
  Car il faut bien prendre la mesure de l’affaire. La commission de mise sur le marché du médicament, comme son nom l’indique, permet à un médicament d’être vendu sur le territoire français, même si, depuis 1998, une grande partie des autorisations se fait dans le cadre de l’agence européenne.
La commission de la transparence, elle, joue un rôle encore plus déterminant au sein de la haute autorité de santé (HAS). Elle apprécie le service médical rendu (SMR) ainsi que l’amélioration qu’il est susceptible d’apporter par rapport aux traitements déjà disponibles sur le marché (amélioration du service médical rendu – ASMR). Elle donne un avis (suivi quasi systématiquement par le ministre de la santé) sur le possible remboursement des médicaments par la Sécurité sociale, et le cas échéant, fixe le taux de remboursement. Son avis a un impact direct sur le futur prix du médicament.
Pour les Français, les avis rendus par la commission ont deux impacts majeurs : la sécurité sanitaire bien sûr. Mais encore plus directement le déficit de la Sécurité sociale, qui pourrait atteindre près de 15 milliards d'euros en 2015.
           La Haute autorité de santé saisit le procureur.   Marisol Touraine exige une enquête
                            Reste à savoir les conséquences que les autorités tireront de ces liens cachés. Car au-delà de la responsabilité des individus, la mise en cause de ceux qui étaient censés garantir la probité du système sanitaire français pose la question des conséquences de leurs actes. Comment agir pour que ce type de comportements ne soient plus possibles à l’avenir ?
La ministre rappelle que depuis son arrivée, elle a mis en œuvre le décret dit « sunshine act », publié en mai 2013, et qui marque selon elle « une avancée majeure en matière de transparence et de prévention des conflits d’intérêts ». Sauf que ce décret ne va pas du tout assez loin selon des associations comme Anticor (association anticorruption) ou le Formindep (association de médecins indépendants). Et qu’à lui seul, il ne peut empêcher la délinquance en blouse blanche.
         Il y a une vérité à rétablir pour qu'un relativisme dangereux ne finisse pas par s'imposer.
               Quelques centaines de médicaments suffiraient.
                              Vous avez dit trou de la sécu?

______________________

jeudi 2 avril 2015

Grèce: corde au cou

 Louvoiements et ambigüités
                                             Rien n'est plus difficile à comprendre pour l'instant que l'état des relations entre le jeune gouvernement grec et l'eurogoupe (qui ne parle pas d'une seule voix).
    Officiellement, les hommes en gris ne sont plus là.
    Mais les oukases d'un certaine Europe allemande continuent à vouloir s'imposer et la gueule de bois perdure à Athènes.
   Du côté de Bruxelles, ou plutôt de Berlin, il s'agit de détruire la crédibilité de Syriza, qui a pourtant mis bien de l'eau dans son ouzo, de contrer une expérience qui pourrait faire école...
 Une certaine presse française n'est pas en reste et mène la charge contre Syriza
      Corde raide et corde au cou. L'idée de rupture plane toujours, surtout comme moyen de chantage, qui permettrait à l'eurogroupe de se tirer des pires embarras de manière la plus machiavélique.
     A première vue le blocage semble indépassable. On fait plier Syriza et on le ramène dans la logique économique qui est celle de la zone euro : seules les « réformes » qui visent à réduire le coût du travail sont d'authentiques réformes. La victoire que visent les créanciers est aussi idéologique. Il s'agit de détruire toute alternative
 Même si on veut aller ici ou là vers un apaisement, derrière les sourires, le noeud coulant se resserre encore.
     Le gouvernement grec a la corde au cou et doit naviguer dans des contradicitons à première vue insolubles.
    Les négociations reprennent, tant bien que mal, souvent bloquées, souvent biaisées...dans la plus grande cacophonie  européenne. En Allemagne même, des voix s'élèvent contre le traitement fait à la Grèce.
   Ce qui est sûr, c'est que l'Allemagne veut éviter un Grexit     (*)
Elle a trop d'intérêts à maintenir les liens avec Athènes.
      Mais les choses peuvent s'aggraver, se retourner ou s'emballer
Alexis Tsipras, marchant sur des oeufs, tente de déminer le terrain, mais ses moyens sont limités et sa popularite peut chuter rapidement.
      A Athènes , c'est l'incertitude et le désarroi. Une patience qui ne durera peut-être pas longtemps, car Bruxelles refuse de traiter l'urgence humanitaire.   Un piège pervers tendu, connaissant  les promesses de Tsipras pour réduire en priorité la détresse sociale.
   Pendant ce temps la Grèce voit ses impôts s'évaporer... via l'Europe!!! au coeur d'une économie,toujours dépendante et rentière, ce qui était de notorioté publique depuis le début, la Troïka n'ayant rien fait pour réduire les féodalités et imposer justement les grosses fortunes.
 La Suisse dit vouloir collaborer, mais timidement et bien tardivement...
      Perspective inédite: la Grèce pourrait s'acheminer vers une double monnaie.
______
(*) -  Au menu de la rencontre : une discussion sur les réformes promises par la Grèce, mais aussi et surtout sur la manière de stopper l’escalade verbale qui n’a cessé de monter ces dernières semaines entre les dirigeants des deux pays. Et peut-être une amorce de solution sur la question des réparations de guerre et du remboursement des dettes contractées par le régime nazi: cette revendication grecque commence à trouver de plus en plus de soutiens du côté allemand. La chancelière qui a déjà rencontré son homologue en fin de semaine dernière, lors d'un mini-sommet à Bruxelles, a affirmé « se réjouir de sa visite ». Elle a dit souhaiter poursuivre les échanges « avec l'idée que les divergences d'opinion peuvent se muer en convergence ». « J’y vais sans la pression des négociations », a expliqué pour sa part Alexis Tsipras. Pour le moment, l’heure est donc au déminage.   
Il faut d’abord réduire l’océan d’incompréhension qui sépare les deux pays et les deux gouvernements. Pour Hajo Funke, politologue à l'Université libre de Berlin, ces tensions sont l'illustration de « la confrontation de deux mondes ». D'un côté, « un gouvernement grec de gauche, engagé socialement, confronté à un effondrement de la société, comme aucun pays de l'ouest de l'Europe n'en a connu depuis 1945 », explique M. Funke. Et en face, l'Allemagne, pays « satisfait, vu comme économiquement heureux et puissance dominante en Europe, qui se préoccupe de préserver cette relative bonne santé économique ».
______
-  LA GRECE N’EST PAS UN FRUIT POURRI…
- Junker (qui triche): “Maintenant, il va falloir que Tsipras explique aux grecs qu’il ne remplira pas ses promesses”
____________________________