Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mardi 25 février 2020

Vélorution (suite)

Vélo des villes, vélo des champs
                       Non seulement, c'est pas bon pour la santé...si on n'en fait pas.
   Mais en plus, ça donne des ailes sur les boulevards,
      Le biclou revient doucement à la campagne, après un long abandon, voire un certain mépris.
          Pas seulement pour le loisir.
De bon matin...
Mais, pour le travail distant, c' est plus compliqué pour l'instant.                             
         Tant que je pédale, je suis en équilibre, tant que je pédale, je tourne rond..
                                                       ___________________

Comment s'en débarrasser?

Nucléaire: démantèlement au programme    (notes)
                                                                  Une question "centrale" .
          Une tâche titanesque, onéreuse et un casse-tête attend la France.
  Ce long processus n'avait pas été pensé réellement et les coûts faramineux n'avaient pas été provisionnés, contrairement à ce qui nous fut dit.
  Aujourd'hui, on débranche.
       Après Chooz, trente ans après, on y sera peut-être encore.
      Après Superphéni,: un échec, trente ans au moins de travail. On improvise en permanence.
      Après Brennilis, où on bricole toujours. Et les autres...
  Une aventure à risques qui n'avait pas été sérieusement programmée. Le métier se perd, disait récemment un haut responsable, au vu notamment du fiasco de Flamanville.
 Les failles actuelles ou à venir ne manquent pas, que relève aussi l'ASN.
      Quantité de questions restent en suspens, rarement abordées frontalement et publiquement, pas seulement en France.
   D'aventures en déconfitures, le nucléaire français demandait des réponses pour le moins plus audacieuses.
  Ce ne sont pas les plans d'urgence, dont on connaît les limites,  qui peuvent rassurer les attentes de la majorité de Français qui souhaite la sortie le plus tôt possible des impasses dans lesquelles nous nous sommes mis.
  Sur le papier, tout paraît (presque) simple.
   Que deviendront les multiples déchets radioactifs?
     Notre transition énergétique accuse du retard, par rapport à d'autres pays.
        Mais EDF sait-elle où elle va?
           Le débat n'est pas près de se terminer...
                                              ______________________________

Résultats de recherche

Résultats We

lundi 24 février 2020

Se méfier de l'apparence?

Les apparences sont parfois trompeuses.
Mais parfois aussi, trompeurs sont les jugements qui en parlent.
Qu'y a-t-il derrière la façade?
L'apparence mérite parfois d'être réhabilitée.


Agriculture au tournant

Agro-perplexité
                      La grand messe de la Porte de Versailles, grande vitrine pour Parisiens hors sol, ne doit pas masquer les mutations en cours et les crises profondes que vit le monde paysan, surtout dans les secteurs  de l'élevage de moyenne grandeur.
   L'agrobusiness galopant en cours va-t-il finir par avoir raison de l'agriculture relativement raisonnée  en vigueur jusqu'ici. Rappelons-nous de l'affaire Lactalis et celle de la ferme des mille vaches.
  Les paysans ont de moins de pouvoir sur leur activité, soumise à la loi du marché.
 La réforme de la PAC fragilise un peu plus des régions entières où la précarité, parfois la détresse, devient de plus en  plus prégnante. L'ouverture  aux marchés, maintenant aussi internationale, crée des inégalités de fait  tant au niveau de la qualité des produits que du niveau de vie des agriculteurs.
    Les précaires invisibles deviennent de plus en plus nombreux, malgré le silence dans nos campagnes.
  Le "malaise" est  la conséquence d'évolutions rapides qui mettent à mal l'exploitation familiale dans ce qu'elle avait encore de traditionnel. le quantitatif tend à primer sur le qualitatif.
  Changer le système, hérité de Pisani, devient une nécessité, sous la poussée de nouvelles exigences et des changements climatiques en cours, ainsi que les exigences de revenus décents dans la concurrence des firmes et de la pression des grands distributeurs.
  La survie est possible à certaines conditions, qui ne dépendent pas seulement des agriculteurs eux-mêmes, mais aussi du contrôle du marché et des aides sélectives accordées, comme on le fait en Norvège et même aux USA. Une profonde réforme de l'aide de Bruxelles s'impose.
  Sans cela, on verra la crise s'approfondir, notamment avec le vieillissement de la population agricole et la hausse du foncier. Nos campagnes à l'abandon, voilà le risque, comme la revente des terres à des investisseurs privés, parfois étrangers.
    Répondre à certaines exigences de fond ne doit plus tarder. C'est une question vitale.
              Entendez-vous dans nos campagnes...♪♫♪
Petits (et grands) paysans

dimanche 23 février 2020

Brèves du dimanche

__ Graines de Trump.

__ D'abord la réélection.


__ Alstom bombardé number one.

__ Contents, les actionnaires.

__ Banlieue encombrée.

__ Supprimer l' ENA?

__Sapiens: une aventure.

__ Silence! on tue.  SDHI en question.


__ Un record! Icône en question.

__ Une route qui ne mène nulle part.
                                                _______________________________________

samedi 22 février 2020

L'enfer ?

C'est sur terre.
                  Ou ça peut l'être à tout instant.
     Pas besoin de chercher très loin, surtout pas dans un arrière-monde quelconque.
  Un imaginaire qui a rempli une fonction bien particulière.
Même si les questions furent permanentes:
  Dès le vi s, le pape Grégoire le Grand reco­nnaîssait à regret que l'enfer, cette volonté de discipliner par la peur, au motif que l’on serait plus ­enclin à bien se conduire quand on craint d’être puni dans l’au-delà, ne fonctionnait pas.
    En Syrie, on le trouve un peu partout, à Idlib aujourd'hui, où l'on atteint des sommets dans l'horreur.
            Et, le pire, on s'habitue...
                                                   On cherche un vaccin.

                                                    __________________________

Chut! on privatise...

A bas bruit.
           Les voyages, dit-on, forment la jeunesse, mais ils contribuent aussi à la richesse. Ils ne sont pas que loisirs, ils sont aussi des outils d'échanges et de développement. Depuis longtemps. Qu'il soient urbains ou inter-cités.
  Nous sortons à peine d'un âpre débat sur le statut de la SNCF, pas toujours très clair, où de nombreux aspects sont restés masqués. L'ambiguïté plane toujours. Déjà des présidents de région s'agitent pour introduire du privé  dans les chemins de fer locaux.

    Des erreurs d'aiguillage ont été  commises, pas seulement au Royaume-Uni.
Les réticences ont été nombreuses vis à vis de certaines mesures, même si des aménagements étaient sans doute nécessaires. La question de la dette n'a pas été sérieusement examinée.
     Surtout, les coûts futurs la privatisation envisagée n'ont pas été sérieusement envisagés. (*)
     Un processus et une gestion où le profit tient la première place, où les actionnaires réclament leur dû.
                 ___(*)  ...Cette politique est fortement encouragée par l’Union européenne particulièrement sur le marché de l’énergie (électricité et gaz). Elle est souvent un préalable à la privatisation qui représente un transfert d’une partie, voire de la totalité du capital d’une entreprise du secteur public au secteur privé (Française des jeux, en novembre 2019).
En Europe, la privatisation du rail s’est traduite par une augmentation des prix et une perte de la moitié des effectifs, et ce même dans les pays à forte productivité. En outre, la transition du secteur public au privé induit une précarisation de statut des cheminots. Nous sommes donc bien loin d’une amélioration de service ou d’une baisse des coûts.
     En Grande-Bretagne, on a observé le développement du travail à temps partiel et donc des réductions importantes du salaire moyen. En Espagne, les négociations salariales ne sont plus régionales mais effectuées entreprise par entreprise et sont indicées sur le chiffre d’affaires. En Irlande, on a constaté une augmentation des heures supplémentaires non rémunérées.
     Chez nos voisins anglais, malgré des augmentations de fréquentation, les prix du billet sont six fois supérieurs à la moyenne européenne pour un service de moindre qualité et ont bondi de 25 % (hors inflation) depuis 1995. Un usager britannique dépense en moyenne 14 % de son salaire mensuel dans les transports.
    Les trains anglais demeurent les plus chers en Europe et cela malgré des subventions importantes de l’État anglais. Dans un sondage officiel, 60 % des Britanniques sont favorables à une renationalisation des transports d’autant plus que cette opération permettrait une économie de plus d’1,5 milliard de Livres qui permettrait de réduire les tarifs de 18 %. En outre, la qualité du service s’est détériorée engendrant des retards considérables, des trains bondés et des accidents qui ont marqué la conscience collective (accident de Hatfield en 2000 avec un bilan de 4 morts et 70 blessés).
    Le constat est plus spectaculaire en Allemagne. L’ouverture du rail à la concurrence remonte à 1994 et a engendré un coût social important avec des effectifs qui sont passés de 350000 à 220000. La privatisation du rail reste cependant légère avec seulement 10 % des 33000 km, passés sous gestion privée.
      De 2005 à 2016, les tarifs moyens ont explosé de 40 % pour les trains régionaux (environ 2,2 fois plus vite que l’inflation sur la période) et de 31 % pour les trains longue distance (environ 1,7 fois plus vite que l’inflation). La qualité du service s’est également détériorée avec notamment un train sur quatre en retard et des accidents de plus en plus nombreux.
    Plus loin, le modèle japonais est très marqué par son efficacité et l’absence de retard mais avec un revers de la médaille : la cherté du service. Ainsi, il faut débourser plus de 200 euros pour un trajet de deux heures. C’est l’équivalent d’un aller-retour Paris-Lyon.
    Lors d’une privatisation, l’acquéreur privé intègre dans ses charges le coût du capital qui représente la rémunération qu’il doit verser aux actionnaires et aux agents qui l’ont financé. Ce coût supplémentaire est répercuté sur le prix de vente final et fait croître ainsi le prix payé par le client.
    Fatalement, la privatisation conduit à une augmentation du prix pour les usagers. Seule une situation extrêmement concurrentielle pourrait amener une entreprise privée à réduire fortement ses coûts, ce qui la dissuaderait au final à investir dans l’activité.
    En définitive, on comprend bien que la concurrence pure et parfaite développée par la théorie néoclassique, modèle économique qui vise une situation d’équilibre déterminant les quantités et les prix des biens, ne peut s’appliquer ici. En réalité, « elle est plus rare encore qu’un train italien arrivant à l’heure ». En effet, le marché des services publics s’efforce d’augmenter le bien-être collectif tout en évitant les pertes. Son objectif n’est pas le profit maximum mais la satisfaction maximale de la société, quitte à engendrer un déficit ne répondant pas aux principes de la concurrence. En tout état de cause, « la libéralisation ne conduit pas à une baisse des prix, bien au contraire souvent »...
                                                _______________________

vendredi 21 février 2020

Encore loupé!

Hier, j'ai manqué la journée de la Justice Sociale
                                                        On ne m'avait pas prévenu.
                          Une journée pour la justice, pourquoi pas?
   On pourrait déjà en parler au petit % d'ultra-riches qui concentrent une grande partie de la richesse mondiale, notamment à Jeff Bezos, Bernard Arnault, Bernard Buffet, etc...
       Pas sûr que ça marche. Il faudrait plutôt songer à changer le système financier globalisé qui permet le phénomène de concentration des richesses toujours plus rapide au niveau des nations et des individus, revoir la copie laissée par Reagan et Thatcher, toujours récitée, le catéchisme en cours.
     Des inégalités qui sont la conséquence et la cause des crises périodiques qui affectent nos sociétés.
 Ces journées pour...c'est bien gentil, ça ne mange pas de pain, mais c'est vite oublié, ça soulage peut-être la conscience, mais ça ne fait pas avancer d'un pouce le problème qui s'amplifie.
    Que font concrètement l'OMC, le FMI, la Banque mondiale, etc...?
      Après celle de la femme, de la gentillesse...il y en a des journées-alibis confortant la bonne conscience...!
                                                     ______________________

USA: la santé d'abord

A leur santé!
                    BernieSanders a commencé une longue course vers la Maison Blanche dans un contexte improbable où Trump semble garder encore une réserve de voix significative
   A la gauche des démocrates, il aimerait parachever l'oeuvre entamée par Obama concernant le problème de la santé dans son pays. Mais parviendra-t-il à faire prévaloir son point de vue, celui de l'instauration d'un système universel dans le seul pays industrialisé qui n'en possède pas, malgré un budget bien plus élevé que le nôtre dans ce domaine.
   L'enjeu de la santé est important (*), quand tant de défavorisés se trouvent marginalisés et que l'espérance de vie tend à s'inverser. Régulièrement.
   Sanders fait de la question un de ses chevaux de bataille majeur.
 Après la réforme partielle de l'Obama care, le chantier reste ouvert pour une solidarité plus satisfaisante et un système moins complexe et moins profitable aux actionnaires.
  Ce plan supposerait une vraie mutation de l'esprit individualiste entretenu par le système de l'american way of live  et une nécessaire augmentation des impôts des plus favorisés, ce qui risque d'être mal accepté, pas seulement par les plus nantis, paradoxalement.
    Un système de santé défaillant et inégalitaire et pourtant le plus onéreux des pays industriels
Autour de 50 M. de personnes, le plus souvent sans moyens, n'ont aucune couverture médicale
  Le prix des médicaments est souvent extrêmement élevé, là où les firmes font des profits extrêmement juteux, dans un système hypercomplexe, qui n'est pas  universel.
    Il y a urgence au paradis de la libre entreprise, où tous les secteurs de la vie tendent à se marchandiser.
  Dire que la santé aux USA est un problème toujours aigu est un euphémisme.
       (*) _______"....Trente millions d’Américains n’ont pas de couverture santé et 87 millions sont sous-couverts. Trente mille Américains meurent chaque année faute de soins, et les dettes médicales accumulées précipitent les banqueroutes individuelles. Ces statistiques désolantes conduisent généralement à considérer le système de santé étatsunien comme un des pires parmi les pays les plus riches.     Pourtant, au sein de ce système, 160 millions d’Américains bénéficient d’une assurance-santé privée, plus ou moins avantageuse, financée par leurs employeurs. Par idéologie (le rejet du gouvernement, le « socialisme » prôné par Bernie Sanders), par inquiétude, ou parce qu’ils veulent garder leur couverture existante, beaucoup ne se voient pas y renoncer en échange d’une sécurité sociale publique aux contours encore très flous.     Si Bernie Sanders est dans quelques mois le candidat démocrate désigné face à Trump, sa proposition sera à n’en pas douter au centre de la campagne face au président sortant, bien décidé à dénoncer le « socialisme » de celui qu’il appelle « Crazy Bernie » [« Bernie le fou » – 
Bernie Sanders présente sa loi « Medicare for all » en avril 2019, au Sénat de Washington. © ReutersBernie Sanders présente sa loi « Medicare for all » en avril 2019, au Sénat de Washington. © Reuters       Depuis longtemps, le sénateur du Vermont propose une assurance-santé universelle gratuite pour tous les Américains, comme en Europe ou au Canada, financée par la puissance publique, débarrassée des assurances privées.    Il y a quatre ans, c’était déjà une de ses propositions phares face à Hillary Clinton. Comme il le rappelle souvent, c’est même lui qui a « écrit la foutue loi » introduite l’an dernier avec le soutien de plusieurs sénatrices engagées dans la campagne présidentielle (Elizabeth Warren, toujours en course, et les anciennes candidates Kamala Harris et Kirsten Gillibrand).   Sanders qualifie le système de santé américain de « dysfonctionnel, cassé et cruel ». Il en souligne également le coût exorbitant : les États-Unis dépensent en effet 18 % de leur PIB en dépenses de santé, deux fois plus que les autres grands pays       Sa loi « Medicare for all », un texte que Sanders président introduirait dès la première semaine de son mandat, proclamerait la santé comme un « droit humain ». Elle garantirait la prise en charge par la puissance publique des visites chez le médecin, des frais d’hospitalisation, de l’audition, de la vue et des soins dentaires, le traitement des addictions, les frais liés à la santé mentale, les soins à domicile pour les personnes âgées, etc.    Elle limiterait aussi à 200 dollars par an les dépenses médicamenteuses, afin de lutter, répète Sanders, contre « l’appât du gain de l’industrie pharmaceutique » et les profits records qu’elle affiche, tandis que les prix des médicaments ne cessent d’augmenter    Les partisans de Sanders citent souvent la santé comme une des raisons majeures de leur soutien.    En déconnectant la couverture santé des salaires, Sanders compte dégager du pouvoir d’achat pour les employés, et éviter que la couverture santé ne soit utilisée comme moyen de pression par les employeurs, comme c’est fréquemment le cas.    Pourtant, dans les casinos de Las Vegas, « Medicare for all » est perçu comme une menace....                                           Ce week-end, l’élue de New York Alexandria Ocasio-Cortez, proche de Sanders, a admis que la partie ne serait pas simple. « Un président n’a pas de baguette magique pour passer la législation qu’il veut, a-t-elle ditLe pire scénario ? Nous faisons beaucoup de compromis et choisissons l’option publique. Est-ce un cauchemar? Je ne pense pas. »  Sanders a expliqué que sa réforme serait payée par des taxes supplémentaires. Il assure que les bénéfices de la mesure dépasseront largement son coût budgétaire, citant notamment une étude parue ces derniers jours dans la revue scientifique The Lancet, qui promet la somme astronomique de 450 milliards d’économies annuelles sur les dépenses de santé, et 68 000 vies sauvées.     Mais sa campagne se prépare aussi à l’hypothèse d’une nomination, à l’issue de laquelle le sénateur du Vermont jugé trop à gauche par de nombreux électeurs démocrates serait tenu de rassembler large face à Trump : dans cette hypothèse, pas question d’apparaître trop buté sur un sujet, la santé, qui sera forcément au cœur de la campagne....                                     ___________________________________________

jeudi 20 février 2020

Evasion fiscale (suite sans fin?)

Des progrès en France?
                             La grande évasion continue, elle qui devait être jugulée, aux dires de nos responsables. 
   Mais c'est environ 300 milliards d'évasion de toutes natures que l'on peut encore comptabiliser. C'est à peu près le  budget de l'EN qui nous échappe tous les ans. Et Jupiter parle de "putain de pognon" à propos des dépenses sociales...
   A Bercy, on se félicite de progrès réalisés. Sur certains point comme le secret bancaire dans certains cas, oui, en partie. Pour le reste...on est loin du compte. Il n'y a pas que la fraude en interne.
  La  lutte est d'autant plus difficile que les paradis sont parfois des géants et que les moyens investis pour des enquêtes approfondies sont dérisoires, comme le rappelait Eva Joly.
    Le chemin est encore long...
      On croyait tout savoir (ou presque) à l'occasion des dernières révélations livrées par les Panama Papers, les Paradies papers...en attendant d'autres qui pourront encore surprendre.
   On imaginait les mal nommés "paradis fiscaux", ou plutôt les enfers pour les Etats et les contribuables, confinés dans des espaces exotiques et plus ou moins lointains, dans le lointain Pacifique ou dans le petit Delware.
   Mais pas du tout. Il y a une richesse cachée aussi tout près de chez nous, qui échappe aux comptes des Etats, aux investissements productifs, aux services publics, pour s'investir surtout dans l'espace financier mondialisé à des fins essentiellement spéculatives. Ce que Zucman, entre autres, a parfaitement montré:
.... Le montant des avoirs détenus dans les paradis fiscaux a continué à croître, explique Gabriel Zucman , qui a actualisé ses données pour cette nouvelle édition, à peu près au même rythme que le patrimoine financier. Ce montant atteint aujourd’hui 7 900 milliards d’euros, soit 8 % du patrimoine financier des ménages, et représente une perte de recettes fiscales, pour l’ensemble des Etats, que celui-ci estime à 155 milliards d’euros par an. Ce qui peut sembler relativement faible, mais cette évasion fiscale internationale (car cette estimation ne prend pas en compte la fraude fiscale qui se limite au cadre national) est surtout, et même de plus en plus, l’affaire des très riches, pour lesquels elle représente une part de leur patrimoine nettement plus importante... l’évasion fiscale internationale est de plus en plus réservée aux ultra-riches....
   Ils ont donc bien des raisons d'aimer les paradis, les gros comme les petits, pour "optimiser", détourner, voire blanchir. Ils sont excellents pour échapper au devoir commun de redistribution, voire aux sanctions pour criminalités en tous genres. L'offshore, c'est super pour beaucoup et plus besoin de valises pour transférer petits ou gros trésors à mettre à l'ombre. Quelques clics suffisent.
     On découvre que, tout près de chez nous,  au coeur de l’Europe, qui se proclame solidaire, nos voisins bataves encouragent ce sport qui ne peut que léser ses voisins et les autres, comme le fait aussi Dublin."Officiellement, le "pays des tulipes" ne figure pas sur la "liste noire" de l’Union européenne. Pourtant, à y bien regarder, les Pays-Bas constituent bel et bien LE royaume de l’optimisation fiscale, autrement dit : de l’évasion fiscale légale. Comme le Luxembourg ou l’Irlande, les Pays-Bas ont fait de cette activité une véritable industrie, comme l’explique Lison Rehbinder..."
    Une place forte de l'évasion fiscale disent certains. Ou le saint Graal de l'évasion fiscale jugent d'autres.
        Les paradis fiscaux, c'est fini, disait il y a huit ans Nicolas Sarkozy.
                      Il avait juste parlé un peu trop vite....ou était mal informé. A moins que ce ne soit une bien grossière dénégation.

Iles enchanteresses...
        Les paradis, on y tient,, pensent certains fortunés. L'enfer, c'est le fisc! La TVA, c'est Tu Vas te faire Arnaquer!
   L'île de Man, à deux pas de la GB, offshore à nos portes, est un petit bijou;: on peut y trouver la Rolls-Royce de la finance offshore.
   Les Caïmans, c'est un peu plus risqué, mais c'est si exotique!
       Pas seulement pour les riches particuliers (ils le valent bien!) et les opulentes sociétés méritantes, mais aussi pour les groupes bancaires, même en péril.
   Par exemple, la Société Générale qui réalise 22% de ses profits dans les paradis fiscaux mais n'y emploient que 4% de ses salariés pour réaliser 10% de son chiffre d'affaires.
  Ce n'est pas mal!
      Plus près de nous, le verdoyant Luxembourg du bon Mr Juncker , plus conventionnel, mais discret. Ou le pays du Gouda. Accueil cordial assuré. Comme à la City d'ailleurs, so serious! indeed... Elisabeth II, Donald Trump, Justin...
      Après  Panama, il y a de quoi faire. Les voyages optimisent les capitaux.
         Placement illégal? vous plaisantez. L'argent est fait pour circuler, pour voyager. Il n'y a pas de mur. Et l'industrie financière doit tourner un max. On lave plus blanc...et Total-ment
        Un danger pour nos démocraties?  Faut pas pousser! Il y a toujours assez de gens modestes pour payer des impôts. Pourquoi pas un scandale mondial  tant qu'on y est?       
     Et on peut toujours couper dans les dépenses publiques, ce n'est pas un problème.
  L'état impécunieux peut toujours trouver des solutions: un petit million par ci, un gros milliard par là. La politique de l'essuie glace, connue à l'Elysée. On peut toujours trouver des solutions pour compenser les 60 milliards qui manquent annuellement à la France.
   Un peu d'évasion exotique ne nuit pas. C'est devenu la routine du système.
        Xavier Harrel en avait déjà parlé longuement. Antoine Peillon aussi, de manière très  chiffrée.
                               Des révélations? Pas vraiment. Le client est roi, nonobstant P.Moscovici
      On va donc continuer à optimiser en rond, chacun pour soi.
               A Malte ou ailleurs__________________
_______________- (*) Nous nous engageons à prendre des actions pour parvenir à un système fiscal internatilanl  moderne et juste à l’échelle internationale. »
      Pour 2070?... C'est (pas) dans l'air...
                            ____La richesse cachée des nations
                                                                                   Nous sommes riches et nous ne le savons pas...

___________________________________________________________________


________________________________________________________________