Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 16 juillet 2018

Après la fête

Perplexité

[Marc Rollman]

BREXIT (suite)

Fog and Mess in London 
                                                     Crazy Week!  
                                                                              No Brexit, Brexit No Brexit?..On verra. 
          Theresa, critiquée et/ou louangée, brave une tempête hors catégorie...
   Que celui qui a compris le sens de ce qui se joue à Londres lève le doigt...à l'heure où les échéances approchent.
   L'émission C'est dans l'air de jeudi dernier ajoutait encore un peu plus à la confusion.
     Mais y voit-on clair au 10 Downing Street et à Bruxelles? Même madame Soleil y perdrait sa boule (de cristal).
    Et pourtant, mars 2019 c'est pour bientôt.
          Deux ans après, la situation s'exacerbe encore, renforcée par les interventions secessionnistes de Trump, maniant la hache et le double langage.
   La City ne sait à quel saint se vouer. Les marchés ont horreur de l'incertitude. La France fait des oeillades en sa direction en vue de devenir nouvelle citadelle financière. Macron a de l'ambition.

     Theresa semble naviguer à vue dans un rafiot qui prend eau, dans un brouillard so british!

    Dans le contexte d'une Europe à la carte, qui rend muet Juncker et son équipe, le Royaume-en-voie -de-désunion semble vouloir l'argent et l'argent du beurre, lui qui donnait autrefois le ton en matière de libéralisation, de l'ouverture vers un grand marché et qui y est parvenu...
   Aujourd'hui c'est bye bye! Un préférence au grand large, comme disait Churchill. Reprendre le contrôle devint un pari impossible, tant la paralysie  est totale et les contradictions manifestes.
   Brexit hard or soft? Encore faut-il savoir ce que l'on met sous les mots.
     Que celui qui a tout compris lève le doigt.
                   La nouvelle dame de Londres y met du sien. Mais y croit-elle? A-t-elle seulement une boussolle? On ne sait pas où elle va mais elle y va...
  Elle y May du sien et  a beau afficher en permanence un sourire inoxydable et de circonstance, elle part à la dérive.
     Comme le pays, qui navigue à vue, dans le fog le plus complet.
          La scission va coûter cher, très cher, dit-on. What a pity!
   C'est l'improvisation la plus improbable dans le discussion de marchands de tapis à Bruxelles.
    On s'aperçoit après coup qu' il n'y avait pas de plan, pas d'étude d'impact. Theresa avale son chapeau (qu'elle n'a pas, contrairement à la Queen) tous les jours, louvoyant entre les récifs dans cette dérive inédite, sans horizon.
    Peut-on encore faire confiance au fameux britisch pragmatisme pour tirer bénéfice de ce divorce non préparé. Devant le notaire , on tergiverse et on louvoie. On commence à en douter, même au 10 Downing Street.
  De concessions en concessions, la locataire plie le genou avec le plus grand flegme, dans une  certaine "ambiguïté constructive" (sic),sourire aux lèvres. Une duplicité ambiguïté  albione qui atteint des sommets.
   Elle lâche une partie de la cargaison par dessus bord pour sauver le canot en péril.
         Mais tout n'est pas perdu, selon elle, malgré l'ambiance toxique et les humiliations.
   L'ancienne banquière, fille de vicaire anglican, continue à ramer avec obstination dans les eaux tumultueuses de la Tamise, là où elle s'est mise.
   Mais pour combien de temps? Aucun gage de succès.
  Elle s'efforce, dans sa générosité, de retenir par la manche les ci-devant invités qui veulent aller voir ailleurs. L'herbe n'est plus si verte dans les compagnes anglaises.
     De toutes manières, il va falloir passer à la caisse et peut-être subir une petite saignée dans l'industrie nationale qu'était devenue la finance depuis Marggie surtout.
. Mais Theresa n'est pas écossaise.    Un certain Macron lorgne sur la City, dit-on.
    Le feuilleton continue...
  Certains broient du noir. Mais noir n'est pas toujours noir...même si certains parlent de dislocation des lambeaux de l'empire. A Buckingham Palace, le silence est de rigueur. Wait and See.
  Le  désarroi est à son comble, palpable, angoissant pour beaucoup de sujets de la Couronne. La paralysie guette.
       __L'Europe s'en remettra-t-elle, alors que le royaume a largement contribué à son ouverture néolibérale, tout en étant un petit contributeur mais un grand bénéficaire. Même Elisabeth, dans "le besoin", en a profité. Mais que vont devenir ses chevaux?
     Junker fait le gros dos dans les tractations byzantines en cours et se demande (peut-être) si la machine (le machin, aurait dit un certain général) va pouvoir repartir. On ne trouve pas de bon mécano...
  Pendant ce temps là on rabiboche:
              ...Selon une analyse du Centre for European Reform, depuis le vote fatidique du 23 juin 2016 où le Brexit l’emporta par 51,9%, l’économie britannique s’est réduite de 2,1% Le syndicat patronal du secteur automobile cite le chiffre de 860.000 emplois menacés, dont plusieurs milliers chez Airbus en raison des casse-tête douaniers à venir.
Les fonds ministériels dédiés à l’innovation numérique sont réaffectés à une reconstitution du système qui précéda l’adhésion à l’Union européenne.     
      Selon les partisans du désengagement, un « dividende Brexit » d’un montant de 350 millions de livres (400M €) serait libéré chaque semaine, somme qui viendrait alimenter le financement du NHS, le service national de santé. C’est au contraire 440 millions (500M €) que le Brexit coûte chaque semaine à l’État. Theresa May, Premier ministre, n’en a pas moins annoncé qu’une rallonge de 20 milliards (23MM €) au financement du NHS serait « partiellement financée par le dividende Brexit », provoquant un tollé. Le chiffre gouvernemental est d’une perte post-Brexit annuelle de 15 milliards de livres (17MM €).
     Rien d’étonnant alors qu’une manifestation à Londres le 23 juin, réclamant un nouveau referendum, ait rassemblé 100.000 manifestants. Un sondage relatif à l’opportunité d’un second referendum donne 48% en sa faveur, 25% contre, 18% d’indécis et 9% d’abstentions. Les suffrages qui seraient recueillis seraient de 47% en faveur du Brexit contre 53% pour un maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne.
      Devient aussi de jour en jour plus évident que le Brexit débouchera sur une reconfiguration du Royaume-Uni. Une clause, rarement évoquée, du Good Friday Agreement qui mit fin à la guerre civile en Irlande du Nord en 1998 prévoit en effet que le ministre en charge de la région peut appeler à un vote de réunification « s’il lui paraît probable » qu’une majorité se dégage en faveur d’une Irlande unifiée. Or plusieurs facteurs poussent désormais en ce sens. Ainsi, l’évolution démographique qui fait qu’à partir de 2021, la population « catholique » de l’Ulster sera plus importante que sa population « protestante ». Renversement de la situation historique, le PIB par habitant est désormais double en République d’Irlande de ce qu’il est dans le Nord. Autre renversement : le Nord qui apparaissait plus progressiste que la République d’Irlande en permettant le divorce et l’avortement, est désormais à la traîne du fait de l’interdiction toujours en vigueur du mariage pour tous.
      Paradoxalement, deux ans après le vote du Brexit, le Royaume-Uni n’a jamais été un partenaire aussi fiable de l’Union européenne et s’en rapproche plutôt qu’il ne s’en écarte, mais c’est dans le cadre du front uni qui s’est constitué pour contrer les effets déstructurants de la déliquescence d’États-Unis en proie à un cauchemar et d’un Royaume-Uni victime d’un effondrement majeur....
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dimanche 15 juillet 2018

Vu de haut

__ Une multinationale, ça coûte cher.

__ Cisjordanie: un pas de plus vers l'annexion...de ce qu'il en reste?
                             ...Au Proche-Orient, la solution dite "à deux Etats" a vécu, et avec elle, l'éventualité d'un Etat palestinien vivant en bonne intelligence avec son voisin israélien le long des frontières d'avant 1967 avance Stéphane Amar dans son dernier ouvrage "le Grand Secret d'Israël, pourquoi il n'y aura pas d'Etat palestinien" (Editions de l'Observatoire), à propos du processus de paix entamé il y a vingt-cinq ans, interrompu depuis, mais dont la communauté internationale continue de faire un principe.
      L'enquête de ce journaliste – l'un des meilleurs spécialistes francophones de la question – montre au contraire que tout conduit à l'émergence d'un Etat unique dans lequel cohabiteraient Juifs et Palestiniens : au noyautage systématique de la Cisjordanie par les gouvernements israéliens successifs répondent en effet l'impossibilité pour les Arabes de faire leur deuil de l'ensemble de la Palestine historique, ainsi que la rupture définitive entre Gaza et la Cisjordanie. Dans la mesure où les deux peuples "réclament pour eux-mêmes l'intégralité du territoire", comme l'explique l'auteur à "l'Obs", comment croire à la possibilité d'un partage négocié ?...
__ France, nouveau lobby financier? Avec tous les risques.
                         ...Un seul objectif : attirer les financiers contraints à ouvrir des succursales dans l’UE dans la foulée du Brexit vers Paris plutôt que vers Francfort, Dublin ou Amsterdam. Les cadeaux au secteur financier sont déjà innombrables : la fin de l’ISF, la « flat tax » sur les revenus du capital, l’exonération de la tranche supérieure de la taxe sur les salaires (qui, pour les banques, remplace la TVA), les avantages fiscaux pour les « impatriés », l’introduction du droit anglo-saxon des produits dérivés dans le droit français, de nouveaux soutiens aux écoles internationales… Mais ce n’est pas terminé....

__ Foot, enjeu politique.   D'hier à aujourd'hui.
           On peut toujours rêver...

__ On n'arrête pas le progrès...

__ Alstom: les vraies raisons.  Trop tard.

__ American parano
        Dans Paranoïa, cette semaine sur les écrans, une femme persuadée d’être suivie est internée. Tous les Américains ne sont pas malades au point de devoir être enfermés, mais la paranoïa est un sentiment largement partagé aux Etats-Unis, assure le journaliste Jesse Walker dans The United States of Paranoia. « La peur des conspirations est une force puissante à travers tout le spectre politique, et ce depuis l’ère coloniale, dans l’establishmentaussi bien que chez les marginaux, écrit Walker. Elles émergent dans les périodes de divisions, mais aussi par temps calmes. Elles ne sont pas seulement d’extravagants détours de l’histoire. Elles sont au cœur du pays. » 71% des Américains, selon un sondage de 1996, croyaient ainsi qu’on leur avait caché la venue des extraterrestres ; 36%, d’après une autre étude menée en 2006, pensaient que leurs dirigeants étaient impliqués dans le 11-Septembre
    Et ces dirigeants ne font pas mieux. Prenant ses fonctions, le président Bill Clinton demanda qu’on lui dévoile le nom de l’assassin de JFK ; et pendant la Première guerre mondiale, Woodrow Wilson encouragea le « Commitee on Public Information » qui invitait les Américains à dénoncer tous les pacifistes. Ils ne pouvaient être que des Allemands infiltrés. Walker classe les conspirations typiquement américaines en cinq catégories : « l’ennemi extérieur », les étrangers qui organisent la mort du pays à distance ; « l’ennemi intérieur », les Américains menaçant le statu quo ; « l’ennemi du dessus », les machinations de la classe dirigeante ; « l’ennemi du dessous », les complots des pauvres, et « les conspirations charitables », une force secrète travaillant en coulisses pour améliorer la vie des gens. Selon un vieux mythe, l’Amérique est le produit d’une telle intrigue. Une confrérie d’êtres angéliques aurait envoyé un mystérieux conseiller pour guider Christophe Colomb et veiller jusqu’à ce jour sur « le pays de la liberté ».  [A lire aussi dans Books : L’étrange puissance des théories du complot]
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samedi 14 juillet 2018

Le Luxembourg, c'est mieux

Il a choisi le Luxembourg.

     Avec raison. C'est un pays charmant et digne de confiance, avec la garantie du bon Mr Junker


     Encore des milliards qui s'envolent.

L'évasion fiscale coûte cher à la France , dans le contexte de dumping fiscal.


     Il y a aussi les banques:  Un quart des bénéfices des 20 plus grandes banques européennes se trouve dans des paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros, dont 20% pour les seules banques  

       Ce n'est pas Robin des Bois qui l'affirme, mais la très sérieuse organisation  Oxfam.
              On peut récupérer 200 milliards d'euros sans imposer aux Français une cure d'austérité
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A la Bastille!

De l'histoire au mythe nationale fédérateur.

                                                                   Bien des ombres et des équivoques planent encore sur l'événement historique et symbolique devenu comme central dans notre histoire nationale.

                             Quel 14 Juillet?            
                                                On a souvent oublié la Fête de la Fédération et l'institution assez tardive de l'événement. Le lien indissoluble de fraternité y fut proclamé par Lafayette, suivi par le roi, qui prêta allégeance. Il en reste quelque chose de fort.

            Les mythes furent nombreux.

                Les récits d'époque sont rares et partiels. Dans le flux des événements qui se bousculaient les premiers historiens-reporters sont peu nombreux.
  L'événement fut très vite connu à Versailles et engendra rapidement des réactions:
      ...Le 16 juillet, le duc de Dorset, ambassadeur d’Angleterre et familier du comte d’Artois, écrivait au Foreign Office : « Ainsi, mylord, s’est accomplie la plus grande révolution dont l’Histoire ait conservé le souvenir, et, relativement parlant, si l’on considère l’importance des résultats, elle n’a coûté que bien peu de sang. De ce moment, nous pouvons considérer la France comme un pays libre. » 
    Pour Charles James Fox, c'est « le plus grand événement qui soit jamais arrivé au monde.»
Ce spectacle inouï provoque chez Edmund Burke un tel étonnement qu'il ne sait s'il doit y souscrire ou le condamner     
      La Bastille était désuète: Louis XVI envisageait de la faire démolir:
             A la veille de la Révolution, explique l’historienne Monique Cottret dans La Bastille à prendre, la forteresse n’était plus la prison bondée et nobiliaire du règne de Louis XIV. Ni même la geôle roturière devenue le passage obligé des contestataires sous Louis XV. Tombée en désuétude, elle reflétait l’affaiblissement de l’absolutisme. 5279 prisonniers y ont été incarcérés entre 1659 et 1789.    Elle trouva son démolisseur:                                                               En ce 14 juillet 1789, il suffit de quelques heures pour prendre la Bastille. Mais sa démolition, commencée le soir même, dure près de deux ans. Sous la direction du citoyen Palloy, dont l’historienne Héloïse Bocher raconte le parcours dans Démolir la Bastille, elle devient une affaire juteuse autant qu’une commémoration permanente.___Pierre-François Palloy, entrepreneur en bâtiment, se trouve en ce jour historique sur un chantier avec une douzaine d’ouvriers quand toute l’équipe est entraînée par la foule. Ils prennent eux aussi les armes et entrent dans la forteresse, dont Palloy s’autoproclame aussitôt le démolisseur. Deux jours plus tard, il obtient officiellement les droits de ce chantier titanesque. Et doit même avancer les frais, qui avoisinent le million de livres, sur ces propres deniers. Les ouvriers affluent, en moyenne 800 par jour, et les curieux aussi. Certains viennent participer bénévolement aux travaux, par foi patriotique. Mais la Bastille attire surtout promeneurs, fêtards et hommes publics. Palloy et ses ouvriers en profitent. Ils font très vite payer des visites guidées, qu’ils mettent en scène avec récits de torture et exposition de restes humains retrouvés sur place. Et l’entrepreneur en bâtiment de se muer peu à peu en marchand des reliques de la tyrannie. En juillet 1790, c’est Palloy qui organise une commémoration dans la forteresse. Opération qu’il renouvellera régulièrement, faisant ainsi de la Bastille un lieu de mémoire. A l’automne de la même année, notre homme envoie des maquettes de la prison dans chaque département, créant et entretenant avec énergie un culte autour des pierres de la forteresse. Pour Hans-Jürgen Lüsebrink et Rolf Reichardt, auteurs de The Bastille, Palloy a compris le besoin qu’a le peuple de rendre concrets les concepts politiques de liberté et de despotisme. Mais, grâce à un sens certain des affaires, tout ce battage autour de la Bastille lui permet aussi d’écouler les produits dérivés de la démolition, qu’il s’agisse des pierres ou des chaînes de la prison. Il ouvre d’ailleurs bientôt une boutique remplie d’estampes, bijoux, tabatières, statuettes, dominos et autres cartes à jouer en souvenir ou à l’effigie de la forteresse détruite… La vente des pierres en tant que matériau de construction, elle, rapporte beaucoup moins qu’espéré. 
___________(Books)_________ 

vendredi 13 juillet 2018

L'oeil de Cortez

Au coeur de l'enfer

            
          Le croatisé d'un soir, Yuri Cortez, est sur tous les terrains.
                              Dans son pays , à Iguala  notamment.

      Son objectif ne raconte pas que l'enfer de la narcorégion, mais aussi les murs.
        Notamment la grande muraille de Trumpus imperator.

                 Mais que pourra Obrador?
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Si Versailles m'était conté

La journée eût pu être belle.
                                                Royale même.
         Mais elle fut assombrie par l'indifférence populaire, par des absences remarquées, et même (c'est inédit) des rumeurs de désapprobation au sein de l'auguste assemblée, déplacée à grands frais.
        Dommage, car l'hyper-président en exercice, mettant ses pas dans ceux du grand Nicolas, avait fait le maximum et méritait une plus grande consécration au château, un rebond au sein d'une opinion que l'on dit en désamour.
     Le prestige des lieux laissa assez indifférent, beaucoup estimant que le symbole choisi, s'il corresponda au style jupitérien, laisse toujours des souvenirs plus que mitigés: des splendeurs déchues d'une royauté finalement abolie à la revanche répressive à l'époque de la Commune de Paris.

    Il faut laisser le château aux touristes et aux soirées de gala des plus fortunées.
         Fallait-il passer d'un chateau à l'autre, avant de redescendre dans l'arène populaire du championnat du monde?
      Sky is the limit. Le président-monarque anglomaniaque, impérial au petit pied, va plus loin que le neveu de l'Empereur, vilipendé par Victor Hugo.
    Sauf que les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel.
    Jupiter croit soulever un espoir de dingue, comme le proclament certains de ses courtisans.
Mais les discours hors-sol ont peu de chances de produire les effets attendus. Il ne suffit pas de la splendeur du verbe pour convaincre. 
   Les critiques ne manquèrent pas, comme attendu.
       Le vernis social du monarque très libéral se craquéle peu à peu.
 Pas un mot sur les défavorisés, mais le contraire eût étonné. Certaines formules n'ont pas été digérées.Malgré l'audace des formules, comme le libéralisme est un socialisme, inspirée sans doute d'Alain Minc, laisse songeur.
    Une humilité, mais très jupitérienne, car Macron veut jouer tous les rôles et pourrait bientôt se passer d'un premier ministre.
   C'est la nouvelle verticalité du pouvoir qui jamais n'apparaît au sein de l'Assemblée, reléguée au rôle de chambre d'enregistrement, sommée de travailler vite et en silence.
      C'est un député de LREM qui le proposait, avant de se rétracter, effrayé sans doute pas son audace:
« Emmanuel Macron devrait pouvoir assister au débat qui suit son intervention, qu’on lui permette de dialoguer avec les présidents de groupes, comme c’est le cas au Parlement européen, avec deux heures de questions-réponses, avait en effet affirmé l’élu de l’Ain au PointCela éviterait de donner le sentiment d’avoir un président de la République qui fait son discours sans rendre de comptes à personne. C’est pourquoi nous avons déposé un amendement dans ce sens-là. »
                       Mais la fatigue guette...Des grognards traînent les pieds.
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jeudi 12 juillet 2018

Tout devient spectacle

Le tragique et le business
                                     Un super film en vue
Le malheur des uns...
               Comme dans un certain tourisme.
                               «Un jour, ce sera un super film!» 
   Une équipe de producteurs américains est arrivée au pied de la Grotte de Tham Luang dans la Province de Chiang Ra, où douze enfants et leur entraîneur de foot étaient coincés dans une grotte en Thaïlande.  
   Après deux semaines d'angoisse, l'équipe a été secourue et extraite des boyaux inondés. Une victime est à déplorer, un plongeur, mort alors qu’il tentait de se frayer un chemin dans les nombreuses caves de la grotte de Tham Luang. Les enfants rescapés ont été immédiatement transportés à l'hôpital. 
         Un happy end qui a attiré les producteurs de Pure Flix films. Michael Scott, le directeur général «voit ce film comme un blockbuster hollywoodien avec de grands acteurs».     Pure Flix est une société basée à Los Angeles et à Scottsdale dans l’Arizona. Son plus grand succès: le film Dieu n’est pas mort, sorti en 2014 et qui a rapporté plus de soixante-dix millions de dollars pour un budget de deux millions.   
       Scott et le co-producteur Adam Smith ont mené différentes interviews préparatoires à propos de l'histoire de la grotte de Tham Luang et envisagent d’engager un scénariste afin qu’il s’entretienne avec les acteurs majeurs de ce sauvetage, l’équipe d’intervention étrangère, les Navy SEAL thaïlandais, les victimes et leurs familles. Le but de la manoeuvre étant d’obtenir les droits exclusifs de leur témoignages.
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Re-fake news

Le débat n'en finit pas
                             Le projet de loi est toujours âprement discuté, car jugé inutile ou d'application impossible ou scabreuse.
          Il existe déjà un délit de fausse nouvelle.
   Non pas qu'il n'y ait pas problème, mais la question des fausses rumeurs ne date pas d'aujourd'hui et ne peut être contrée et combattue que par une meilleure formation et une plus exigeante information.
    Parfois c'est de l'ordre du  dérisoire, parfois c'est plus sérieux.
    La diffusion des réseaux sociaux et leur multiplication facilitent bien sûr les pires rumeurs, les plus absurdes contre-vérités. Mais aux pouvoirs médiatiques et politiques de se donner les moyens de les soumettre à la critique et à brider leurs tropismes mercantiles. 
      Facebook commencerait à faire le ménage dans ses rangs. C'est déjà ça. Mais à bon escient?
    Mais on peut manipuler l'opinion de bien des manières, qu'il est important d'analyser.
    Par un curieux renversement, le fake tend à devenir l'information de l'autre et on ne s'en prive pas, même dans les chancelleries.  A Moscou comme à Washington. On se souvient des intoxications réciproques pendant la guerre froide, des mensonges officiels de la Maison Blanche sur le Chili de Allende ou sur l'Irak, pour justifier son engagement, déstabilisateur de tout le Moyen-Orient.
  La propagande n'est jamais loin.
       Le problème du mensonge, de la désinformation, de la propagande, comme on le disait déjà en 14, en politique notamment, de l'enfumage des esprits, de la manipulation de hommes n'est pas un problème de notre temps, même si les moyens de transmissions et de pression sont aujourd'hui décuplés
    Une loi sur les “fake news”, d'où qu'elles viennent est un projet irréalisable ou dangereux.
  Les dénoncer, par contre, quand elles sont reconnues ccomme telles, est toujours possible, après de bonnes investigations et non sur la base de rumeurs.
     “Le grand danger, c’est de donner la responsabilité à l’Etat de dire le vrai du faux, surtout à l'heure de la massification et de l'extension rapide des fausses nouvelles. car l'Etat ne peut être  un arbitre neutre.
   Derrière l’illusion d’un diagnostic, l’expression fonctionne comme un écran, un alibi pour une censure étatique qui masque les causes du discrédit de la parole publique et son histoire.
      La culture, l'esprit critique, l'instruction  l'exigence d'une presse de qualité et libre sont les    meilleurs défenses.
  De nombreux effets pervers découleraient d'une législation imposée en ce domaine.
      Il faut se méfier de ceux qui se déclarent censeurs suprêmes et infaillibles et de la notion de post-vérité, et surtout de ceux qui veulent faire taire toutes critiques, sous prétexte de "fausses nouvelles"
   Ne pas faire confiance à ceux qui disent Faites-nous confiance, on va vous dire ce qui est vrai !”
     Internet n'a pas inventé  les mensonges et force est de constater que les plus dangereux ne sont pas ceux qui circulent anonymement sur les réseaux sociaux mais ceux qui sont proférés de façon très officielle par les gouvernements avec le concours des médias institutionnels....
        On peut tromper une partie du peuple tout le temps  et tout le peuple une partie du temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » (Abraham Lincoln)
       Dans les faits, linformation est (souvent) une guerre, et si lon considère lexploit davoir fait élire un banquier semi-royaliste à la présidence française dans un monde post-2008, on peut en tout état de cause constater que la poignée de milliardaires qui contrôlent la quasi-totalité des médias continue à la gagner.
          Une loi impossible donc.
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mercredi 11 juillet 2018

Les Balka-nient toujours



Plus blancs que blanc.


Dans la famille, je demande le fils.


Levallois a bien de la chance...

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