Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 19 novembre 2018

Miracle à la Maison Blanche

Donald dixit.
                    En visite en Californie, sur les lieux d'un horrible drame, Trumpus imprecator a tenu à rassurer les rescapés.
           Plus jamais ça!
                   Après son génial: c'est très triste!, il affirme et prophétise, en maître du temps;Je veux un super-climat et nous allons l'avoir!
                                                Ce n'est qu'une question de gestion.
[No, no. I have a strong opinion. I want great climate, we're going to have that, & we're going to have forests that are very safe... that is happening as we speak...]

Donald, prophète et thaumaturge.
Mais, miracle!, il est saisi d'un certain doute....momentané. Mais pas trop.
Commencerait-il à reconnaître qu'il s'était trumpé?
Encore un effort! Cela confine à l'héroïsme.
Mais jusqu'où ira la conversion.? Le petit Donald peut encore grandir...
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Mais fog in London                                     Theresa MAY...
               ...la pression
                        Mais qu'est-ce qui se passe?
   Même  là-bas les journalistes s'embrouillent et y perdent leur english. Ne parlons pas de l'opinion qui perd ses repères, sur ce bateau qui tangue de tous côtés..
       Où va-t-on?  Un pas en avant , un pas en arrière. Un pas de côté, puis un autre.
  Sortir de Bruxelles, mais pas trop quand même...
    Fonctionne-elle en mode Tsipras?
 En tous cas, c'est toujours le brouillard sur Londres
                                             May plie, mais ne rompt pas...ou le contraire...
                                                          Pari perdu!
     Pour Corbyn, la Troisième Voie blairiste c'est fini. On verra. Il faut arrêter les dégâts, la casse sociale.
             Le Royaume- (dés)Uni promis à de nouvelles élections? wait and see...
                                Theresa May: le syndrome Chirac?
        C'est toujours fog and mess in London
      May ou le chaos.   Une tragédie shakespearienne?
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dimanche 18 novembre 2018

Coups d'oeil

__ Quand ça ne carbure plus.

__ Quitter la Barack.


__ Quand le vin est tiré...


__ Banque exemplaire. Comme d'habitude.


__ Progrès en ... chimie alimentaire.

__ Hitler et la presse US.


__ Le nouveau prince de Monaco.


__ Silicon Valley: le paradis? Faut pas rêver.

                   Pas aux dires de Jessica Powell ( extraits) . Les Gafa, c'est pas ça...

__ Cyberspace: menace pour la démocratie ou chance?

                    Les risques sont réels. pour les réseaux sans frontières.

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samedi 17 novembre 2018

Colères de toutes les couleurs

 Le fisc, voilà l'ennemi?
                        La goutte de gazole qui fait déborder le vase réservoir.
       Gilets verts, bonnets rouges ou chemises vertes..... 
    Les couleurs de la colère sociale varient selon les époques.
         En France, existe une longue tradition de révolte contre des impôts, des taxes diverses, diversement appréciées, parfois durement réprimées. Des taxes qui frappaient souvent les plus démunis.

    Les gilets jaunes, en passant par les bonnets rouges, ne sont pas une première. Des grandes jacqueries au mouvement poujadiste, les révoltes, parfois longues, furent diverses et variées et pouvaient parfois se terminer tragiquement, aux galères. Le sel, produit incontournable, fut longtemps objet de taxes diverses. L'absurde impôt sur les portes et fenêtres fut seulement aboli tardivement. Le poujadisme, à ses origines, correspond à la crainte que fait naître le début de la grande distribution, avant de devenir un mouvement politique momentané.
   Le monde des taxes possibles est illimité.
    On comprend mieux pourquoi toute nouvelle taxe, qui touche souvent indistinctement tout le monde et affecte particulièrement les moins favorisés soient à l'origine de divers mouvements de révolte, organisés ou non.
         Les impôts indirects auxquels nul ne peut échapper sont le plus souvent les plus lourds et les plus injustes. Tout le monde paye la TVA, mais elle n'a pas les mêmes incidences selon que l'on est désargenté ou fortuné. Surtout dans le domaine de première nécessité. Notion qui évolue avec le temps. Ce n'est plus seulement le pain, mais le portable pour celui qui doit être constamment joignable, la voiture pour celle qui ne peut trouver un emploi à moins de trente km et qui ne peut se loger plus près. Les dépenses dites contraintes évoluent avec le temps et alourdissent les diverses taxation, parfois invisibles et supposées non douloureuses.
             ___Pourtant la participation citoyenne à l'impôt public en vue d'une certaine redistribution, de la constructions et les entretiens des infrastructures, d'une politique sociale d'urgence fait bien partie de la vie républicaine, qui inclut la solidarité, contrairement à l'idéologie minarchiste.

Elle est une donnée structurelle de la vie républicaine, dès 1789. « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés. » (article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789).
    Aujourd'hui, si une certaine taxe écologique s'avère nécessaire , celle qui nous est présentée semble bien marquée de greenwashing.                           
       Les taxes: un antienne, une complainte, une colère parfois, vieille comme le monde...
   Des souvenirs douloureux pèsent sur les consciences: l'Ancien Régime, qui ne vivait pas de peu, accablait d'impôts ses sujets, avec l'arbitraire que l'on sait..avant que l'impôt républicain ne s'impose comme, théoriquement, un prélèvement généralisé et  proportionnel, au service de l'intérêt général.en vue d'assurer des services collectifs, dans une exigence de solidarité.
______Dans son article 13, la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 fonde l’exigence de justice fiscale : la contribution doit être déterminée en fonction des « facultés » de chacun, ce qui implique une progressivité de l’impôt. C’est ce qui permet d’éviter de faire supporter le même taux d’effort à tous. Par exemple, dans le cas d’un impôt proportionnel, payer un impôt au taux uniforme de 15 % de son revenu est en réalité plus douloureux pour un revenu modeste qui servira pour l’essentiel à la satisfaction de besoins vitaux (manger, boire, se loger) que pour un haut revenu qui disposera d’une capacité d’épargne élevée. La progressivité permet de prendre en compte cette différence de facultés et d’aboutir à une situation où on réclamera, dans notre exemple, bien moins de 15% aux revenus modestes mais bien plus aux revenus élevés. Cette redistribution par l’impôt est essentielle pour corriger les inégalités de revenus ou de patrimoines._____
      Les principes sont admirables, mais ses applications ont connu  bien des vicissitudes et ont  rarement été adéquates à ces règles républicaines.
      La  révolution fiscale promise, qui devait revoir complètement un système aussi complexe qu'illisible, n'a pas eu lieu.
                       Aujourd'hui, le ras le bol fical semble atteindre un sommet. 
    En fait, la France ne détient pas le niveau le plus élevé de l'impôt sur le revenu. Si l'inégalité dans l'effort collectif est bien réel, si des réformes de fond n'ont pas eu lieu, si l'impôt indirect reste le plus injuste des impôts, il y a une certaine  démagogie à proclamer que l'impôt est confiscatoire par nature, d'autant plus que les voix les plus fortes, criant à la spoliation, viennent de ceux que le système fiscal épargne le plus, voire absout, de ceux qui échappent à l'impôt par l'exil fiscal, qui profitent de cadeaux fiscaux, qui ne sont pas pour rien dans la dette.  L'optimisation fiscale reste un des fléaux majeurs de notre temps.
   Il y a une part de matraquage médiatique, en cette période, qui s'inscrit dans cette critique généralisée de l'impôt, qui fait partie de la machine de guerre néolibérale depuis une quarantaine d'années, pour qui "l'Etat est le problème", alors que "L'impôt est la base matérielle de l'Etat(J.Schumpeter)
                                          Réhabiliter l'impôt est toujours nécessaire, mais l'acceptation de cette charge ne peut fonctionner que si le système, qui ne peut être parfait, se réforme sans cesse en se rééquilibrant. Le problème de l'égalité devant l'impôt reste entier, comme celui de la résolution de la crise, qui enrichitl es plus grandes fortunes et dont les conséquences ont peu ou pas d'effets sur le train de vie des plus favorisés.  
   Ce n'est pas parce que notre système est devenu brouillé et souvent injuste qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. L'urgence de réformes de fond n'en est que plus forte et plus urgente, à l'heure où les plus favorisés le sont aussi par le système fiscal en vigueur.
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TVA : 32 milliards d'euros perdus par la France chaque année
Ce n'est pas d'une pause fiscale dont la France a besoin mais d'une véritable réforme de la fiscalité dans son ensemble
- Pour un Grenelle de la fiscalité écologique
- Le plein de sens
- Mais, qui rit jaune?
- L'essence et l'existence
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jeudi 15 novembre 2018

Il était une fois, le Mexique

Relations compliquées
                                  L'histoire commence mal avec le nouvel occupant du Nord.
                     Le Texas était en jeu.
         Le secrétaire à la guerre de l'ancien président JacksonLewis Cass, indique que « nous ne voulons des Mexicains ni comme citoyens, ni comme sujets. Tout ce que nous voulons, c'est une portion de territoire
   La destinée manifeste de la jeune  nation en pleine expansion devait se réaliser. Comme disait  John L. O'Sullivan : « C'est manifestement notre destinée de nous répandre sur le continent que la Providence nous a alloué pour y assurer le libre développement d'une population qui, chaque année, se multiplie par millions. »
       La phase actuelle des relations  représente un virage, où il est question de mur, comme promis par Trumpus imperator.

   Un retour aux années trente où tant de Mexicains furent expulsés?

        Mais sans la main d'oeuvre du pays du Sud, l'économie des USA ne tournerait pas ou mal, surtout dans le domaine agricole, où les clandestins sont légions. C'est toujours bon pour les salaires.
    Même si le repli s'annonce, les gardes se renforcent aux frontières, le mur devient problématique, la perméabilité existera toujours.
    L'économie avant tout: des relations asymétriques, indispensables et reconduits, à l'avantage du cousin du  Nord, où la langue espagnole s'étend, pour qui le Mexique reste la variable d'ajustement dans de nombreux secteurs. Les maquiladoras à bas salaires restent une aubaine pour les constructeurs automobiles, notamment.
       Le néocolonialisme continue sous d'autres formes.
 Mais l'avenir du Mexique est incertain.
    Obrador est sceptique sur le rôle de tampon migratoire que son pays joue pour les États-Unis », juge Andrew Selee, le directeur du Migration Policy Institute. « Le Mexique expulse aujourd'hui plus de ressortissants de pays d'Amérique centrale que les États-Unis. Va-t-il pour autant changer de politique ? Pas sûr, à moins que les politiques de Trump vis-à-vis des migrants ne placent ce sujet au cœur de l'agenda médiatique au Mexique. »
   Une guerre qui est aussi économique.

       Mais l'interconnexion entre les deux pays n'est pas prête de s'éteindre, Trump ou pas.      
    On attendait le changement... Le narcoétat va-t-il enfin changer de nature, en restaurant l'Etat de droit?
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mercredi 14 novembre 2018

Haro sur l'Iran (suite)

L'ire de Trump contre les Perses
                                                           Tout se passe comme si on recherchait le conflit latent ou ouvert avec Téhéran, en affaiblissant un pays qui risque de se durcir en abandonnant toute tentative de transformation et de négociation, ce qui ferait le jeu de l'axe du moment entre Washington, Ryiad et Tel-Aviv?

      Manifestement c'est le cas. Trumpus destructor fait fi des difficiles mais prometteuses avancées gagnées sur le terrain, pour renouer des liens depuis longtemps dissous,où l'on avait écarté l'ancien empire perse de la scène internationale et des relations commerciales. 
    Ce que Obama, son équipe  et ses alliés avaient fait, Trump le défait, au nom de ses intérêts pétroliers privilégiés avec le royaume du Golfe, au demeurant excellent acheteur de quincaillerie militaire divers. Il ne faut pas froisser les clients.
   Les relations entre la Maison Blanche et Téhéran ne sont pas un long fleuve tranquille et ce depuis bien longtemps, mais on sentait venir un début d'éclaircie et de normalisation, seules capables de retisser des liens avec un pays économiquement affaibli. Certains dirigeants l'avaient bien compris, désireux de sortir des tensions.
    Mais l'affaire syrienne, du moins du point de vue US, a tout remis en question
       Ryiad  fait tout pour ranimer la flamme d'un vieil antagonisme, jusqu'à brandir la menace militaire. Israel, qui s'accommodait d'une Syrie en guerre et démantelée, change sa stratégie, quitte à faire alliance avec ses rivaux d'hier.
    Les sanctions économiques contre l'Iran n'arrangeront rien et compliqueront les relations géopolitiques du MO.
   . ...Ces sanctions violent les résolutions de l'ONU endossant l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine) en plus de l'Allemagne et de l'Union européenne.  Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a effectivement confirmé que Washington, qui a installé et maintenu la dictature du Shah Reza Pahlavi pendant plus de 25 ans de 1953 à 1979, cherche une fois encore à établir une hégémonie incontestée sur ce pays riche en pétrole.   «Tous les efforts visent à donner au peuple iranien non seulement le gouvernement qu'il veut et qu'il mérite», a déclaré l'ancien directeur de la CIA, en employant le langage intimidant et méprisant associé aux opérations américaines de changement de régime dans le monde....
      La vassale Europe se plie au diktat, trop faible pour vouloir résister aux oukazes économiques de l'oncle Sam.
     L'exterritorialité, c'est sacré. Peugeot et d'autres investisseurs, qui se pressaient dans la capitale perse, l'ont compris à leur dépens.
     Les erreurs et les errance internes n'expliquent pas tout et laisser se renforcer le délabrement grandissant un pays potentiellement prospère et cultivé réduira le jeu des réformateurs, comme Rohani, et ne facilitera pas le passage à une certaine normalisation, en créant un climat de tensions dangereuses.
   Mais on ne peut compter sur le pyromane de la Maison-Banche....comme d'autres avant lui
       Les Iraniens ont de la mémoire. Sans remonter jusqu' à Mossadegh...
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mardi 13 novembre 2018

De Pétain

Et du pétainisme.
                          Mais qu'allait faire le Président dans cette galère mémorielle?
         Dans ce chemin des croix, légitime en soi, qui se transforma souvent en chemin de croix.
             Le rappel simpliste de la figure du général Pétain, qu'il aurait pu s'abstenir d'évoquer tant le personnage est encore clivant dans la mémoire blessée de notre roman national, se transforma en "bourde" présidentielle.
  Que le "vainqueur de Verdun" reçoive un hommage appuyé, moindre que les anonymes qui vécurent une enfer de sang et de boue, n'a pas fait l'unanimité, c'est le moins que l'on puisse dire. L'histoire , surtout encore chaude, doit être évoquée avec prudence quand on est chef d'Etat.
     En faisant l’équilibre entre un Pétain 1 et un Pétain 2, il a repris une ficelle dialectique de ceux qui font la part des choses parce qu’ils jugent en surplomb au-dessus du commun. Insensibles à certaines dimensions, par exemple morales, de la question. Ainsi vont les élites sûres d’elles. Elles le font d’autant plus que leur mode de consécration ou de certification passe par une culture scolaire superficielle en la matière, celle des grandes écoles, où l’on apprend beaucoup de choses, en réalité des mots coupés de la réalité dont ils sont censés rendre compte, des souffrances, des angoisses, des incertitudes.
       Ce que beaucoup d'historiens contestent, c'est les propos réducteurs de Jupiter:
               Dans le récit national, Pétain occupe deux places bien différentes. Il est, d’une part, le « vainqueur de Verdun », général victorieux de la Première Guerre mondiale. Et il est d’autre part l’homme de la poignée de mains de Montoire, le responsable de la politique de Collaboration de l’État français avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.  Il a été présenté très vite comme le « vainqueur de Verdun », au prix d’une réduction considérable de l’histoire de cette bataille, qu’il n’a certainement pas gagnée seul et dont il n’était pas le seul chef militaire.   En réalité, Pétain a bénéficié d’une double conjoncture favorable. D’une part, ayant la réputation d’être économe de ses soldats, il a été favorablement comparé aux responsables des grandes offensives dévoreuses d’hommes de 1915-1916, comme le général Nivelle. D’autre part, il a eu la chance de survivre à toute la génération des chefs de 1914-18, qu’ils soient militaires, comme Foch et Joffre, ou civils, comme Clemenceau. À la fin des années 1930, il ne restait plus que lui à incarner la Victoire.    Pour les nationalistes, il était devenu la seule figure de référence, ce qui explique que cet officier qui, jusqu’en 1914 avait fait une carrière honorable, mais médiocre, a pu devenir l’objet de la campagne nationaliste « C’est Pétain qu’il nous faut »...
          Le Président a alimenté la confusion par ses propos jugés imprudents.
              Faute ou maladresse? En tous cas Jupiter aurait dû s'abstenir pour s'en tenir aux vrais héros anonymes  de la terrible tragédie de quatre ans.
       Mettre en place un savoir et construire une mémoire relèvent de logiques d’action parfaitement différentes. En s’adossant, comme il l’a fait, à un discours savant pour légitimer le maréchal Pétain dans la mémoire, le président de la République a pris le risque de briser cette mémoire nationale, indique l’historien Emmanuel Saint-Fuscien, car « on ne joue pas impunément avec les usages publics du passé ».    Surtout lorsqu’il s’agit de convoquer la figure d’un homme frappé d’indignité nationale en 1945. « C’est même dangereux, poursuit ce maître de conférences à l’EHESS. L’argument qui consiste à revenir sur le Pétain de 14-18 a longtemps été celui de l’extrême droite. Il a déjà été très compliqué d’arriver à un consensus national et à une mémoire patiemment apaisée. »
        Le choix funeste fut évoqué, mais au détour d'une phrase.
  Quand on connaît l'engagement vers la droite nationaliste de plus en plus marqué du général entre les deux guerres, notamment à partir des années 30...
      Le piège du en même temps s'est refermé sur le discours présidentiel, qui a donné ou redonné à des hommes comme Eric Zemmour une sorte de légitimation.
    La critique la plus sévère vint de JM Bourget, qui ne manqua pas d'évoquer l'Etrange défaite de Marc Bloch et les analyses plus contestées de H Guillemin et de Lacroix-Riz.
  L'imposteur de Verdun, comme dit un historien de la Grande Guerre, ne méritait pas tant d'éloges et de vacarme.
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lundi 12 novembre 2018

LU

__ Au nom de la sécurité, que de dérives!

__ La question des inégalités grandissantes n'est pas marginale.

__ Les Gafasplus qu'une gaffe. Désaccords européens.
                 Faire comme les Anglais?

__ Banques sanctionnées. Mais ce n'est qu' une partie de l'iceberg
                          UBS: des méthodes très particulières.

__ Chemin des croix ou chemin de croix?

__ Algorithmes et inégalités.  Des outils ambigus.

__ Alstom: bradage d'Etat. Le déclin industriel n'est pas une fatalité.

__ Evangélisme et politique: au  Brésil, mais pas seulement.

__ L'entrée tardive des USA en 14 a-t-elle été décisive?

__ Le talent: un mythe, comme celui du self-made man?
                   « Il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre », avait lancé Emmanuel Macron en 2017 sur TF1. Le promoteur de notre « start-up nation » a fait sienne cette valeur talent qui, depuis le XVIIIe siècle, est l’objet d’intenses controverses. Plus personne ne croit aujourd’hui que le talent, signature du succès, est inné. N’est-ce qu’un mythe servant à maquiller les inégalités sociales ? Ou l’autre nom de qualités prosaïques, comme l’effort et la motivation ? Un principe hiérarchique qui concentre l’attention sur une petite élite ou au contraire un levier susceptible de renforcer l’égalité des chances ? Les auteurs du Talent en débatouvrage dirigé par le sociologue Pierre-Michel Menger, tentent d’ouvrir la boîte noire de ce je-ne-sais-quoi qui permet à un individu de se distinguer des autres« Les gens doués par nature, c’est un mythe, nous explique-t-il. Mais ne disons pas non plus que les individus ont des capacités rigoureusement identiques à l’origine. Seulement, tout le monde n’a pas la chance de développer les potentiels dont il est porteur. Il faut pour cela avoir acquis aussi des aptitudes telles que la confiance en soi, la persévérance, la motivation, la tolérance à l’effort, la passion d’apprendre… »
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- Revue de presse.
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dimanche 11 novembre 2018

100 après

Une guerre, on sait comment ça commence...
                                                            Innombrables furent les bouleversements géopolitiques qui suivirent l'ébranlement de la Guerre de 14-18.
    Dont nous ne mesurons encore que partiellement les effets, dans l'ère de brutalisation qui s'annonce après l'armistice.
     En Europe bien sûr, dans la recomposition des nations, et dans les effets parfois potentiellement explosifs d'un conflit mal résolu, qu'inaugure le traité de Versailles. La Révolution russe n'a pu se développer - du moins sous la forme connue- que dans un contexte de lassitude, d'effondrement et de lourdes pertes pour le régime tsariste, par exemple, sans vouloir refaire l'histoire.
      Dans les Balkans, rien n'est vraiment .réglé.
    Au MO, la chute et le démantèlement de l'empire ottoman entraînèrent des conséquences en cascades, à la suite notamment des Acoords Sykes-Picot,  dont les conséquences en chaînes et progressives entraînèrent des effets dont les traces sont encore bien visibles aujourd'hui, notamment avec le réveil des nationalismes arabes et de leurs histoires... Des accords dans le sable. De même, la déclaration Balfour n'aurait sans doute pas vu le jour.
       Un MO toujours en chantier.


             Il a fallu attendre le dépeçage de l' Empire Ottoman pour voir émerger secrètement des frontières dessinées par les marchands de tapis anglais et français, qui, quasiment dans le plus pur arbitraire, en fonction des rapports de force du moment et des perspectives d'exploitation pétrolière, instituèrent un nouvel ordre qui allait s'avérer lourd de conséquences jusqu'à aujourd'hui;
      Ce fut l'accord appelé Sykes-Picot, encore mal connu.
                   Un accord mal ficelé et une dee causes majeures du chos actuel.
       Divulgué en novembre 1917par le gouvernement révolutionnaire russe, l'accord Sykes-Picot soulève   l'indignation dans le monde arabe : outre le fait qu'il bafouait le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, il violait les engagements pris, en 1915, par le haut-commissaire britannique en Égypte, sir Henry McMahon (1862-1949), auprès du chérif de La Mecque, Husayn ibn Ali.
Ces promesses, ambiguës et sujettes à des interprétations divergentes, concédaient aux Arabes, en contrepartie de leur aide contre les Turcs, un grand royaume ou leur indépendance dans les territoires délimités par le 37e parallèle, l’Iran, le golfe Persique, l’océan Indien, la mer Rouge et la Méditerranée. Sous certaines réserves – l’exclusion d’Aden, de Mersin et d'Adana (Cilicie) et celle, contestée, des vilayets d’Alep, de Beyrouth et de leurs côtes, la préservation des intérêts britanniques à Bagdad et Bassora –, cet espace devait ainsi englober l’Arabie, la Transjordanie, une grande partie de la Syrie, l’Iraq, voire, selon une autre lecture de la correspondance McMahon-Husayn, la Palestine...
      Il détermina une situation qui fait de Levant et du MO des chantiers permanents et des lieux d'affrontements. 
     La question des frontières devient aujourd'hui plus vive et meurtrière.
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samedi 10 novembre 2018

Avant le son du clairon

Une sinistre aventure de sang et de boue se termine, le 11 novembre, 11heures, avec 11 coups de cloche.
                           Une marche somnambulique collective avait commencé quatre ans plus tôt.
         Un bilan humain hallucinant, de Ypres à Hartmannswillerkopf, où un oncle laissa sa vie, pour reposer loin des siens:
     [*Document officiel laconique: [02/04/1915- L.T. (21 ans) -Département : 68 - Haut-Rhin  Commune : Moosch Lieu, complément : Ambulance 2/58 Genre de mort : Mort des suites de blessures Mention Mort pour la France ]Oui]
              Pour ne parler que de la France.
Monuments aux morts pacifistes
    La commémoration poursuit son cours. L'ambiguë itinérance présidentielle fais la part trop belle à l'action des généraux, dont les décisions furent souvent critiquées dans les tranchées.
     Le paysan breton ou l'ouvrier corse ne figure plus que comme des noms presque effacés sur le marbre de villages autrefois décimés. 
    La pérégrination a parfois pris des connotations touristiques.
         Commémorer quand même, les victimes de cette séquence effroyable, inaugurant une guerre de trente ans... et leurs conséquences toujours présentes géopolitiquement. En Europe  comme dans les Balkans et ailleurs...Une guerre vraiment mondiale.
      L'armistice fut un puissant marqueur, mais Versailles inaugura le début d'une nouvelle séquence historique et prépara le terrain de  nouveaux malheurs.
           1914, __1915, __1916...VERDUN:
               Ce fut l' "Apocalypse"...
   Dès le début, ce fut le grand abattoir: 300 jours, 300000 hommes   morts. 
    De terribles années se suivirent, après les illusions des premiers jours.
 Ce fut Verdun, la terrible année 1917, le dernier Noël, qui ne connut plus les tentatives de fraternisations du début
  En aout 1918, les premiers signes d'une fin espérée. Enfin, la fin.
     Le prix de la guerre fut immense. Le bilan humain, indescriptible, malgré les traces de témoins comme Maurice Genevois ou Louis Barthas.
 Les traumatismes psychiques durèrent.
     A l'arrière, les souffrances furent muettes.
 L'intox joua un rôle majeur, sans laquelle la folle aventure aurait été compromise.Le cinéma de guerre joua son rôle.
   Au front, il fallait tuer le temps entre deux assauts.
  Les "grande figures", les Pétain et autres maréchaux prenant une place démesurée et contestée. Des deux côtés du Rhin. Une guerre on sait comment ça commence, mais...
   La fin des hostilités à l'Ouest ne fut pas la fin de la guerre. De plus, comme si ce n'était pas suffisant,  le 1er octobre 1918, la grande tueuse commençait son oeuvre en France. Sur le terreau des misères accumulées, l' épidémie de grippe espagnole, cette "tueuse" oubliée  fait plus de 1 000 morts en une semaine.
                 Un début de projet européen germa de la tragédie. Plus jamais ça!
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- Ma guerre au jour le jour
- Des deux côtés du front
- Ressources et documents.
- Le carnaval tragique.
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Léger. Les peintres et la guerre.
Dessins et caricatures
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