Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

samedi 6 juin 2020

Démasquer le masque

Le port du masque a trop tardé, dans des circonstances bien précises, urgentes.
                  Il manqua ou fut déclaré au choix, souvent pour de mauvaises raisons. Le manque de masques a été masqué trop longtemps...
    On l'a considéré trop longtemps comme non indispensable...pour masquer un déficit, qui a coûté des vies, Un manque condamnable, une mauvais gestion des stocks. Des personnels soignants n' ont pas eu droit à cette protection nécessaire au début de l'explosion pandèmique, pour de mauvaises raisons. On a même interdit aux personnels de certains Ehpad d'en porter au début, contribuant à la surmortalité dans ces lieux où les résidents furent abandonnés, malgré les dénégations.
   Il y aura donc à rendre des comptes sur des carences coupables.
 Car si les gestes barrières ont leur vertu, le masquage des voies respiratoires est indispensable dans nombre de circonstances et d'activités.
  Le cas de la Suède est là comme contre-exemple,  qui déplore aujourd'hui sa légèreté.
    Certes, le masque, quel qu'il soit, n'est pas sans conséquences dans nos relations sociales, notamment vis à vis des enfants, surtout les plus jeunes:
        "...La psychologie en fait un objet d’étude, à l’image de Paul Ekman, psychologue américain, qui dans les pas des anthropologues tel que Charles Darwin, a mené pendant plus de 50 ans des travaux sur les expressions faciales, par lesquelles nos émotions s’extériorisent. Paul Ekman a catalogué les expressions faciales de façon systématique, répertoriant plus de 10 000 mimiques, fruits des contractions des différents muscles du visage rassemblées dans the facial action coding system (FACS).      Ces théories psycho-évolutionnistes posent un postulat sur lequel de nombreux travaux s’appuient : « l’expressivité du visage est clairement mise à profit dans la communication émotionnelle et dans la régulation des interactions sociales. Les expressions du visage permettraient aux protagonistes impliqués dans une interaction de faire une appréciation de l’état émotionnel de l’autre et ce serait en partie sur cette appréciation que chaque protagoniste ajusterait son comportement. Ce système de régulation serait avantageux pour l’espèce parce qu’il favoriserait une réduction des conflits et une augmentation de la cohésion sociale. »    Nos expressions faciales jouent un rôle fondamental dans notre capacité d’appréciation de l’autre et de régulation de nos échanges. Or, avec le masque, le nez, les joues, la bouche, le menton sont en quelque sorte amputés et leurs significations dissimulées...."
    Dans le cas de troubles psychiques, la question du masque est encore plus problématique.
      Il est à souhaiter que cet appendice protecteur ne soit prochainement plus qu'un mauvais souvenir...et que les bises refleuriront.
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vendredi 5 juin 2020

On ouvre

Les portes, doucement...

Un pays rêvé

Une place à part
                  En UE, le pays des Bataves se porte bien. Merci!
   Même si des esprits chagrins à Bruxelles le qualifie de "radin".
 Un sou est un sou du côté d'Amsterdam, qui sait se montrer très généreux vis à vis des gros investisseurs et chercheurs de paradis.

   Là-bas, on est très "optimiste" vis à vis des intérêts des multinationales, qui choisissent les meilleurs.
  Les petits malins le savent bien, mettant à mal les principes de Bruxelles.
     Un dumping un peu arrangé sous la pression, mais une perte sèche pour l'Europe
               ".... Question pour un champion. Top. Je suis un pays, légèrement plus grand que la Belgique. J’ai une économie semblable à celle de notre pays, mais j’ai investi plus de 3 300 milliards de dollars à travers le monde en 2011, soit davantage que la Chine ou les Etats-Unis. Techniquement, "mes" entreprises sont celles qui investissent le plus aux quatre coins de la planète, juste devant celles du… grand-duché de Luxembourg. Elles dépassent même les investissements directs étrangers réunis d’Allemagne, de France et de la Grande-Bretagne. Je suis, je suis.. les Pays-Bas !
     "Une fois de plus, les Pays-Bas peuvent revendiquer le titre litigieux de plus grand investisseur au monde", explique l’association néerlandaise Somo (stichting onderzoek multinationale ondernemingen), qui dénonce cette situation. Selon Somo, 80 % des investissements néerlandais à l’étranger proviennent en fait de sociétés "boîte aux lettres" qui n’ont pas d’activités réelles chez nos voisins. "Ces investissements ne sont pas réalisés par des entreprises néerlandaises mais par des sociétés et des investisseurs résidant dans d’autres pays qui cherchent à éviter de payer des taxes là où ils ont une réelle activité."
    Ces derniers utilisent le système fiscal néerlandais, avantageux notamment en termes de royalties, pour investir à l’étranger. Le "sandwich hollandais", un montage fiscal complexe passant par les Antilles néerlandaises, est aussi connu dans le monde des multinationales.
   Attirés par ce ciel fiscal avantageux, de nombreux grands groupes américains ont ainsi décidé d’établir leur siège social européen aux Pays-Bas ces dernières années. Ce qui a des conséquences sur les autres pays européens, d’après Somo. "On estime à 1 000 milliards d’euros par an les pertes de recettes en Europe suite à la fraude ou l’évasion fiscale. C’est davantage que la somme dépensée dans les soins de santé annuellement sur le Vieux Continent."
   Cette évasion fiscale, "en forte hausse depuis vingt ans", a un impact direct sur l’économie, selon l’association. "Les premières victimes sont les petites et moyennes entreprises européennes qui n’ont pas la possibilité d’éviter les taxes." Ces dernières sont doublement pénalisées. Elles paient tout d’abord "la note de cette évasion" aux fiscs nationaux. Ensuite, elles subissent, selon Somo, une concurrence "déloyale", puisque leurs coûts deviennent supérieurs à ceux des multinationales...."
     Un pays où l'on sait faire de bons sandwiches, un peu comme l'Irlande.
  Mais qui coûtent cher au pays des radins
        Enrico Lotta, pourtant européiste, disait : « ...Ils sont un peu instrumentalisés par l’Allemagne, mais les Néerlandais ont toujours été égoïstes. Ce sont de très bons commerçants mais radins. Ils ont été les pires dans les discussions budgétaires, relève sans fard Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert-Schuman. Je pense que cela sera la même chose dans les discussions monétaires. C’est l’un des pays qui profite le plus du marché unique et de l’euro, et qui donne le moins depuis longtemps. Ce devrait être le pays le plus pro-européen - il l’a longtemps été - mais aujourd’hui il a abandonné toute idée de solidarité européenne pour se replier sur lui-même». Et d’enfoncer le clou : « La seule excuse de Mark Rutte [qui appartient au centre droit] est d’avoir les mollets mordus par l’extrême droite et cela influe énormément sur son comportement, limite populiste... ».
   Comme au Luxembourg, les fonds sont tranquilles au pays des tulipes.
      Chacun pour soi...
                           Et on dira encore que l'Europe va mal...
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jeudi 4 juin 2020

Reprise du travail

Mais pas n'importe comment...

mercredi 3 juin 2020

Faut pas s'gêner!

Effets d'aubaine.
                     C'était à prévoir.
    A la faveur de la crise qui s'annonce, certains voient venir la bonne occas' et les profits possibles.
En jouant sur l"incertitude, le désarroi, la peur et pour ne pas léser les actionnaires
           "...Chaque guerre, chaque crise apporte son lot d’opportunistes et d’escrocs prêts à exploiter le malheur des autres. En Israël, deux Françaises ont été interpellées mi-avril. Elles usurpaient l’identité d’entreprises spécialisées dans la production de masques FFP2. Sur Internet, l’hydroxychloroquine, le remède du professeur Raoult, se vend désormais 100 fois plus cher que son prix initial..."
    Certaines entreprises ont beaucoup perdu et doivent être aidées, c'est évident. Mais d'autres font un boum en bourse, sans parler des Gafa, à la faveur de la peur. Le chantage à l'emploi est facilité dans ce contexte.
        Ryanair a trouvé la bonne idée: baisser les salaires, au nom de la solidarité. Des salaires déjà bien bas et des conditions de travail depuis longtemps critiquées, comme la gestion du groupe.
  Certains lobbies ne sont pas en reste, décidés à profiter de l'opportunité, malgré une solide réserve pour voir venir. Mais la philanthropie n'est pas leur fort. Pour la solidarité, l'Etat est là.
  C'est le moment de retarder certaines mesures contraignantes et de revenir aux veilles habitudes. Peu importe les risques, l'intérêt à court terme redevient une exigence impérieuse. Même en jouant l'air de la vertu:
          "...Alors qu’aux États-Unis, la demande de plastique tournait autour de 80 kilogrammes par personne et par an en 2015, la demande par personne en Inde était de 9 kilogrammes. Tout l’enjeu pour l’industrie du plastique est d’augmenter le nombre de produits emballés dans des pays où son utilisation est encore peu répandue. « L’industrie du plastique mène une sale guerre qui menace de mettre en danger notre santé et d’entraver les politiques publiques », estime Greenpeace USA mais « nous ne leur permettrons pas de réussir ». Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement publié en 2019, la pollution plastique constitue l’une des principales menaces environnementales de la planète...."
      Il n'y a pas que des laissés pour compte...Il y a de grands opportunistes pour qui s'annoncent des jours prospères. Même en  faisant feu de tout bois, l'Etat baissant la garde.
       La crise a bon dos.
                 Bienvenue dans le monde d'avant!
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A nous la liberté?


La Bible et le fusil

Tourmente politique et tournant historique?
            La vague de protestation qui gagne les grandes villes des USA constitue-t-elle un virage décisif dans le mandat de Trump et donc dans l'histoire des USA?
    Difficile à dire, tant les réactions sont diverses et parfois instrumentalisées, même si pour l'essentiel elles sont une manifestation inédite après l'assassinat de Floyd
   C'est comme si le passé ne passait pas, après Détroit et 1968
Le Covid-19 a agi comme un révélateur qui a réactivé certaines plaies internes, pas seulement raciales.
          Quand le Président brandit la bible, le fusil n'est pas loin..
*Points de vue:
         ___A Minneapolis, tout semblait calme, mais..."derrière la courtoisie affichée, se cache une tout autre réalité : l’agglomération des Twin Cities est aussi classée quatrième pire endroit pour les Noirs américains, dont les revenus y sont plus faibles que dans les années 1970, alors que la situation économique des blancs s’y est améliorée depuis la crise de 2008. De plus, Minneapolis affiche le plus faible taux d’accession à la propriété des Afro-Américains de tout le pays. Ce faible taux de propriétaires noirs est, en partie, le fruit d’une discrimination officielle au logement (au travers de « conventions raciales » surnommées les Jim Crow du Nord) qui a perduré jusqu’en 1953, l’accession à la propriété étant un facteur important d’accumulation de richesse au fil des générations. L’arrivée de nombreux réfugiés somaliens dans les années 1980 et 1990 n’a fait qu’accentuer cette situation, faisant même naître un sentiment anti-immigrés chez certains blancs.  Les plus progressistes, qui se montrent ouverts à la culture afro-américaine, ne sont pourtant guère conscients de cette réalité. Cela fait partie de ce que certains experts ont appelé le paradoxe du Minnesota, parfaitement illustré par la phrase de l’ancien basketteur professionnel Jalen Rose : « J’aimerais que les gens aiment les Noirs autant qu’ils aiment la culture noire.“

_____Un grand  basculement:
                                               "...  Lorsqu’il fut élu, Barack Obama, premier président noir à accéder à la présidence des États-Unis, promettait une Amérique enfin débarrassée de ses profondes tensions raciales. Ces tensions, aussi anciennes que la République américaine, ne se sont jamais résorbées. Elles puisent leur origine dans l’esclavage (dix des douze premiers présidents états-uniens possédaient des esclaves), mais aussi dans des décennies de ségrégation méticuleuse et de criminalisation des Noirs.     L’élection d’Obama en novembre 2008 fut même considérée comme l’avènement d’un pays enfin « post-racial », voire la victoire ultime du mouvement des droits civiques, qui lutta dans les années 1950 et 1960 pour l’égalité réelle et l’accès au vote des Noirs américains.    Son deuxième mandat fut pourtant marqué par une série de meurtres policiers, souvent documentés par des images incontestables, qui déclenchèrent de 2012 à 2016 une série de soulèvements et de contestations des violences policières, organisés par Black Lives Matter (« Les vies noires comptent »).   
       Ce réseau diffus a poussé une génération radicale de jeunes Noirs à l’action et a participé à la résurgence actuelle de l’activisme aux États-Unis   Le mouvement, dont les leaders épuisés ont parfois payé très cher leur engagement, s’était retrouvé dans les basses eaux au début du mandat de Donald Trump, pourtant le président contemporain le plus ouvertement raciste que les États-Unis aient élu.    Depuis 2017, certaines meurtres, comme l’assassinat du jeune Stephon Clark à Sacramento, en Californie (lire notre reportage), avaient parfois relancé la discussion sur les violences policières. Dans le même temps, certains départements de police, comme à Chicago (Illinois), New York ou Saint-Louis (Missouri), avaient commencé, même timidement, à réviser leurs pratiques notoirement brutales et historiquement racistes envers les Noirs.   
       La semaine où les États-Unis atteignaient les 100 000 morts du Covid-19, une pandémie qui a précipité 40 millions d’Américains dans le chômage – statistique inédite depuis la Grande Dépression du début des années 1930 –, le pays a basculé dans une nouvelle crise qui révèle à nouveau toute l’ampleur des tensions raciales dans l’Amérique de Donald Trump.    Tout a commencé par le meurtre policier d’un homme noir de 46 ans, George Floyd, le 25 mai, à Minneapolis (Minnesota).    Sur la séquence tournée par un témoin, et qui a fait le tour du monde, son meurtrier, le policier Derek Chauvin, presse la gorge de Floyd pendant huit minutes avec son genou, alors que Floyd, la tête de côté sur le sol, lui explique qu’il ne peut plus respirer. Même si Chauvin a depuis été arrêté, inculpé pour meurtre au troisième degré et homicide involontaire – ce qui reste une rareté aux États-Unis –, le pays s’est embrasé en une semaine.    Selon un décompte du New York Times, des manifestations de protestation, souvent pacifiques, parfois émaillées d’actions violentes contre les personnes et de dégradations, ont surgi dans 140 villes états-uniennes. Vingt-et-un États sur 50 au moins ont fait appel à la garde nationale, et plus de 4 000 personnes ont été arrêtées au cours du week-end. À ce stade, selon notre décompte, trois morts seraient à déplorer, à Louisville (Kentucky), Indianapolis (Indiana) et Detroit (Michigan).     Lorsqu’il fut élu, Barack Obama, premier président noir à accéder à la présidence des États-Unis, promettait une Amérique enfin débarrassée de ses profondes tensions raciales. Ces tensions, aussi anciennes que la République américaine, ne se sont jamais résorbées. Elles puisent leur origine dans l’esclavage (dix des douze premiers présidents états-uniens possédaient des esclaves), mais aussi dans des décennies de ségrégation méticuleuse et de criminalisation des Noirs.   L’élection d’Obama en novembre 2008 fut même considérée comme l’avènement d’un pays enfin « post-racial », voire la victoire ultime du mouvement des droits civiques, qui lutta dans les années 1950 et 1960 pour l’égalité réelle et l’accès au vote des Noirs américains.    Son deuxième mandat fut pourtant marqué par une série de meurtres policiers, souvent documentés par des images incontestables, qui déclenchèrent de 2012 à 2016 une série de soulèvements et de contestations des violences policières, organisés par Black Lives Matter (« Les vies noires comptent »).      Ce réseau diffus a poussé une génération radicale de jeunes Noirs à l’action et a participé à la résurgence actuelle de l’activisme aux États-Unis.    Le mouvement, dont les leaders épuisés ont parfois payé très cher leur engagement, s’était retrouvé dans les basses eaux au début du mandat de Donald Trump, pourtant le président contemporain le plus ouvertement raciste que les États-Unis aient élu.    Depuis 2017, certaines meurtres, comme l’assassinat du jeune Stephon Clark à Sacramento, en Californie (lire notre reportage), avaient parfois relancé la discussion sur les violences policières. Dans le même temps, certains départements de police, comme à Chicago (Illinois), New York ou Saint-Louis (Missouri), avaient commencé, même timidement, à réviser leurs pratiques notoirement brutales et historiquement racistes envers les Noirs.   
    La semaine où les États-Unis atteignaient les 100 000 morts du Covid-19, une pandémie qui a précipité 40 millions d’Américains dans le chômage – statistique inédite depuis la Grande Dépression du début des années 1930 –, le pays a basculé dans une nouvelle crise qui révèle à nouveau toute l’ampleur des tensions raciales dans l’Amérique de Donald Trump.   Tout a commencé par le meurtre policier d’un homme noir de 46 ans, George Floyd, le 25 mai, à Minneapolis (Minnesota).  Sur la séquence tournée par un témoin, et qui a fait le tour du monde, son meurtrier, le policier Derek Chauvin, presse la gorge de Floyd pendant huit minutes avec son genou, alors que Floyd, la tête de côté sur le sol, lui explique qu’il ne peut plus respirer. Même si Chauvin a depuis été arrêté, inculpé pour meurtre au troisième degré et homicide involontaire – ce qui reste une rareté aux États-Unis –, le pays s’est embrasé en une semaine.   Selon un décompte du New York Times, des manifestations de protestation, souvent pacifiques, parfois émaillées d’actions violentes contre les personnes et de dégradations, ont surgi dans 140 villes états-uniennes. Vingt-et-un États sur 50 au moins ont fait appel à la garde nationale, et plus de 4 000 personnes ont été arrêtées au cours du week-end. À ce stade, selon notre décompte, trois morts seraient à déplorer, à Louisville (Kentucky), Indianapolis (Indiana) et Detroit (Michigan).     Manifestation à Houston, le 29 mai 2020. © Agence France Presse    Manifestation à Houston, le 29 mai 2020. © Agence France Press    De nombreuses villes ont imposé un couvre-feu. Le New Yorker évoque déjà « les pires émeutes depuis une génération » : par leur intensité et leur ampleur, elles dépassent les épisodes les plus intenses du mouvement Black Lives Matter. Et elles ne semblent pas près de s’éteindre, tant la colère et l’indignation sont profondes.    Cette semaine, déjà historique, fut un tourbillon. Un moment de nombreuses manifestations pacifiques et solidaires dans les villes du pays, contre l’impunité policière et le suprémacisme blanc, mais aussi un déferlement de violences policières, documentées par les réseaux sociaux, comme à New York, où une voiture de police a chargé les manifestants, jusqu’aux petites villes de Salem (Oregon) ou Omaha (Nebraska)     Une cinquantaine de journalistes ont été ciblés par des balles en caoutchouc et des lacrymogènes, parfois mis en joue ou arrêtés en plein tournage.    Certaines manifestations ont été émaillées de violences gratuites contre des personnes (avec des stupidités totales, comme cette attaque sur le campement d’un sans domicile fixe d’Austin (Texas) dont le matelas a été brûlé) et des dégradations de biens privés, comme à Los Angeles, dans les quartiers chics de Santa Monica ou Long Beach.    À Minneapolis, où la contestation a éclaté, un commissariat a été totalement incendié. Une image du sinistre, semblant surgie d’un film, a fait le tour des réseaux sociaux. Dans la même ville, un camion a chargé des centaines de manifestants sur l’autoroute sans provoquer de blessés. Son conducteur a été molesté, mais sa vie n’est pas en danger.       Dans le sud états-unien, à Richmond (Virginie), Charleston (Caroline du Sud) ou Birmingham (Alabama), des monuments confédérés célébrant l’héritage de l’esclavage ont été ciblés.     Dans le même temps, des scènes inédites ont vu le jour. La cheffe de la police d’Atlanta (Géorgie) est venue dire sa solidarité aux manifestants. À New York, en Floride, à Seattle (Oregon), à Spokane (Washington) ou dans l’Oklahoma, des policiers se sont agenouillés face aux manifestants en signe d’apaisement, un geste inédit. Dans le Michigan, un shérif est venu manifester avec les protestataires.    Ces gestes inattendus, relayés par nombre de médias, marquent une première, mais ils sont accueillis avec méfiance par nombre d’activistes ou de commentateurs de gauche, qui y voient un coup de com’, alors que d’autres policiers, dans les mêmes villes, s’en prennent aux manifestants.   
      Pendant ce temps, Donald Trump a fait comme à son habitude : tweetant frénétiquement, il a incité à l’escalade contre les « racailles », au lieu de chercher un apaisement.     « Quand les pillages commencent, les tirs commencent », a-t-il menacé vendredi 29 mai, justifiant la répression en utilisant une formule proférée dans les années 1960 par le chef de la police de Miami (Floride) contre les manifestants des droits civiques. Alors que les manifestants encerclaient la Maison Blanche, le président s’est réfugié ce soir-là dans un bunker au cœur du bâtiment, normalement réservé aux attaques terroristes.    Dimanche 30 mai, il a déclaré vouloir ajouter le mouvement antifasciste, qu’il nomme « Antifa » comme s’il s'agissait d’un seul groupe, sur la liste des organisations terroristes. « Les antifas, ce n’est pas une organisation, a réagi Lee Carter, un élu socialiste de Virginie. Il n’y a pas de membres et pas de leaders. Il s’agit d’un blanc-seing délivré aux “feds” [autrement dit les agents du FBI – ndlr] pour appréhender tous ceux qu’ils jugent politiquement dérangeants, au nom des lois antiterroristes qui vous privent de quasiment tous vos droits constitutionnels. »     
     Le président réclame le retour de « la loi et l’ordre », un vieux slogan des républicains déjà utilisé par le président Nixon lors de l'élection présidentielle de 1968. Il continue de tancer les médias, qualifiés de « fake news », et exhorte les gouverneurs des États à la répression musclée, tandis que « sa » chaîne Fox News décrit une Amérique au bord du chaos.     Lundi 1er juin, lors de sa première sortie télé, le président a menacé d'envoyer l'armée sur son propre peuple, avant d'ordonner le gazage des manifestants près de la Maison Blanche. Puis il a posé une Bible à la main devant l'Eglise Saint-John, l'église des présidents américains, endommagée au cours du week-end.   Pendant ce temps, son adversaire démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden, a prononcé quelques mots, évoquant une « nation furieuse face à l’injustice », et condamné les émeutes violentes, s’aventurant au-dehors de sa résidence du Delaware, où il est confiné depuis le mois de mars pour parler à un manifestant de sa ville.   L’ancien vice-président démocrate de Barack Obama est persuadé que Donald Trump, après sa gestion catastrophique du coronavirus et alors qu’une crise économique et sociale historique point aux États-Unis, est en train de perdre toujours plus de terrain en vue de l’élection présidentielle du 3 novembre.    Chaque jour qui passe montre probablement l’incompétence et la toxicité du président américain. Il continue pourtant d’occuper le terrain et se pose plus que jamais en rempart du « peuple » américain.   Impossible à ce stade de dire si cela lui profitera, ou bien si ces manifestations massives marquent le début de la fin pour le 45e président des États-Unis...."
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mardi 2 juin 2020

Au bar

A nouveau
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Point d'histoire

Les commémorations du 6 Juin 2020 n'auront pas lieu.
   Elles resteront  partielles et virtuelles.
      Le début de la fin du Reich, qui s'est joué sur les côtes normandes, nous amène à nous interroger sur les conditions de l'occupation.
    Sur les tractations à Compiègne, la signature de l'armistice.
        Certains avaient choisi la défaite.
          Bien avant Dunkerque
                        Etrange défaite...nota Marc Bloch

   Les secrets de l'armistice se dévoilent peu à peu, avec de nouveaux documents.
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lundi 1 juin 2020

Sauver les meubles?

Ou re-construire du neuf?
                               Ce nouveau plan européen est un grand pari.
           Après les dérives de dé-solidarité, voici revenur une nouvelle vague de solidarité. Intérêts mieux compris oblige...
  Insuffisante, certes, mais pouvant laisser augurer un autre élan, plus durable...Peut-être.
      Un plan complexe qui demande débat et confirmation, sinon unanimité. Pour relancer la machine, de manière inédite, si l'Allemagne et la Hollande cesse leurs réticences.:
   "...La planche à billets fonctionne. La Banque centrale européenne s’est engagée à racheter pour plus de mille milliards de titres… Mais elle ne peut pas tenir toute seule l’économie européenne. Elle a besoin d’être secondée par les Etats. Pour l’instant, les mécanismes imaginés ne portent pas en eux les germes d’une nouvelle crise des « subprimes ». Nous ne sommes pas dans une crise financière aujourd’hui, mais dans une crise économique majeure, avec le monde quasi à l’arrêt...."
   Ce qui n'était pas possible avec la Grèce, qu'on a sacrifiée, devient possible pour des fonds bien plus importants, des enjeux bien plus considérables.
  Les lignes sont en train de bouger, par nécessité, sous peine de voir exploser l'UE, au moment même où le processus d'extension était en discussion avec des pays des Balkans. Un compromis s'imposait.
     Malgré les décisions discutée de Karlsruhe.
  Mais l'affaire est loin d'être jouée
                              « Mettons de côté les vieux préjugés ! », a lancé l’ancienne ministre d’Angela Merkel, avant de présenter, dans l’enceinte du Parlement européen à Bruxelles, un plan de relance aux allures de mini-révolution, si l’on en croit ses plus fervents partisans. Von der Leyen prône désormais une mutualisation de la dette à l’échelle des 27, mais aussi la mise en place de « ressources propres » pour le budget de l’UE.
    L’affaire est loin d’être pliée. Il faut l’unanimité au Conseil sur ce dossier, et des États de l’Europe du Nord, comme de l’Est, ont déjà fait connaître leurs réticences. Le sommet européen du 18 juin pourrait ne pas suffire. Dans l’entourage du président français, on parle déjà d’un sommet exceptionnel, courant juillet, dans la capitale belge.
    La patronne de la BCE, Christine Lagarde, s’est invitée dans le débat dès ce mercredi, en soulignant la gravité de la crise économique et sociale qui s’annonce : elle a prédit une contraction de 8 à 12 % du PIB de la zone euro cette année, laissant entendre que les capitales devaient, elles aussi, prendre leurs responsabilités. Décryptage en quatre points, des propositions de la Commission.
      Comparé à tout ce qui a été mis en œuvre lors des crises passées, le plan de soutien présenté par la Commission européenne relève de l’inédit. S’il est adopté par les États membres de l’Union, la Commission se propose de lever sur les marchés, en profitant de l’excellence de sa signature, quelque 750 milliards d’euros avant de les redistribuer aux pays de l’Union. Elle prévoit de reverser 500 milliards sous forme de subventions et 250 milliards d’euros sous forme de prêts.
    La répartition exacte de ces montants n’est pas encore très claire. Selon certains eurodéputés, 190 milliards d’euros seraient directement répartis dans le cadre du budget européen. Le fonds de soutien (recovery and resilience facility), qui est censé aider directement les États membres pendant la crise, serait alimenté par 310 milliards d’euros destinés à être reversés sous forme de subvention, à quoi s’ajoutent 250 milliards de prêts.
   Si cette répartition est confirmée, les aides annoncées par la Commission européenne ne seraient pas très différentes du montant fixé dans le cadre de la proposition présentée par Angela Merkel et Emmanuel Macron, il y a une semaine.
    Ces sommes sont censées pourvoir au financement de programmes d’investissement pour la transition écologique, la numérisation et les nouvelles technologies, et les réformes et les programme de santé dans les différents pays. L’essentiel de ces aides devrait être accordé sur une période de 2 à 3 ans.
    Pour ce programme hors norme, la Commission entend ne pas respecter les règles habituelles de proportionnalité selon les pays, mais d’accorder les financements aux pays les plus touchés par l’épidémie, ceux qui en ont le plus besoin. Selon des documents internes à la Commission, l’Italie, qui a été la plus exposée, devrait ainsi recevoir 82 milliards d’euros sous forme de subventions et 91 milliards de crédit à taux très bas.
     L’Espagne, deuxième pays le plus touché par la pandémie en Europe, recevrait 77 milliards d’euros de subventions et 63 milliards de prêts. La Grèce pourrait obtenir 32 milliards d’euros de subventions et de prêts. La France et l’Allemagne se verraient offrir le droit à respectivement 39 milliards et 29 milliards d’euros de subventions mais ces deux pays ne bénéficieraient pas de prêts. L’Élysée a fait savoir que ces chiffres de répartition des montants entre Italie, Espagne et France ne sont pas comparables et doivent faire l’objet de négociations.
     Ursula von der Leyen se dit déterminée à aller très vite afin de faire face à « l’urgence de la situation ». Au-delà de la question centrale de l’accord des 27, de nombreux flous cependant demeurent sur les conditions dans lesquelles seraient distribués ces financements. Sont-ils attribués directement aux États membres ou liés à des projets et programmes d’investissement spécifiques présentés par des régions, des collectivités locales ou autres sur lesquels la Commission entend avoir un droit d’examen ou de suivi ? Cela ne manquerait pas de soulever un problème démocratique.
      Une autre interrogation persiste aussi : celle des conditionnalités. Cette question est devenue un point d’achoppement majeur parmi les membres de l’Union depuis le début de la crise. Dès février, le gouvernement italien a fait savoir qu’il excluait tout recours à des fonds européens, si ceux-ci étaient conditionnés à des programmes d’ajustement ou de réforme, tels qu’ils ont été mis en œuvre au moment de la crise grecque par exemple.
     À ce stade, la Commission entretient un flou artistique sur le sujet, se contentant de dire que la procédure de contrôle budgétaire à laquelle sont soumis tous les pays membres, mais qui a été suspendue depuis le développement de la pandémie, serait remise en œuvre. « Pas question de contreparties, ni de conditionnalité » de ces aides, « mais il y aura une forme de coordination des politiques de réformes », a précisé la présidence française.
     Les prêts contractés par l’institution européenne pourraient s’étaler sur plusieurs décennies. Les pays membres devraient commencer les premiers remboursements à partir de 2028. Les subventions seraient remboursées avec les contributions apportées par chaque pays au budget européen et les ressources propres que la Commission européenne espère se constituer à partir de différentes taxes européennes. Les prêts, eux, seraient directement à la charge des États qui les ont souscrits.
    Ce programme exceptionnel s’ajoute aux 540 milliards de fonds d’urgence qu’a débloqués la Commission européenne pour aider au financement du chômage partiel, d’aides aux entreprises et aux économies européennes...."
               Certains sont plus critiques.
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