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mardi 7 avril 2020

Guerre des masques

Démasqués!
              Il ne faut pas se voiler la face, il y a un vrai scandale des masques.
                   Cela commence à se savoir.
   Non seulement du fait du marché tendu de ces petites protections faciales, que l'on s'arrache d'un pays à l'autre, quitte à détourner des cargaisons, à surenchérir sur les prix, dans une concurrence sauvage où la solidarité, parfois proclamée, n'a plus de sens.

   Mais aussi parce qu'on n'a pas cessé de nous tenir un double discours sur l'utilité de ce morceau de tissu, dont on constate enfin aujourd'hui qu'il est un élément protecteur efficace pour soi et pour les autres. Un élément seulement, mais jugé enfin nécessaire et même généralisable. Tous à vos maques! Do it yourself! Im-pé-ra-tif!
   A l'heure où certains personnels soignants en manquent encore, pour ne parler que d'eux, ou ils ne sont pas en nombre suffisant, c'est un scandale qu'il faut dénoncer dans une gestion déjà ancienne, sous le signe des l'économies à courte vue. Notre système de santé est bien préparé, disait-elle...
    Magouillages, verbiages, tripatouillages et pillages furent jusqu'ici la logique d'une affaire dont il faudra un jour déterminer les responsabilités. L'urgence ne justifie pas tout. C'est l'ère des prédateurs.
  Des Etats commencent enfin à revenir à des comportements civilisés, des régions aussi. Mais on est loin de pouvoir armer toutes les populations, surtout les plus exposées, comme on le déclare (enfin!) maintenant, après avoir minimisé l'importance protectrice du problème.
   Une longue enquête permet d'affirmer que l'on a (eu) affaire à un mensonge d'Etat, entre gestion non assurée, minimisation du problème et contre-vérités, en fonction des circonstances et des intérêts:
              "...En déplacement, mardi 31 mars, dans une usine de fabrication de masques chirurgicaux, le président de la République Emmanuel Macron a cité beaucoup de chiffres sur les approvisionnements en cours, afin de rassurer les Français qui s’inquiètent de la pénurie de ce matériel médical essentiel pour la protection des soignants.
  Beaucoup de chiffres, sauf un : « 1200 ».
    « 1200 », comme le nombre officiel de personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le vaisseau amiral des hôpitaux publics français, qui ont été contaminés par le Covid-19 depuis le début de l’épidémie.
   « 1200 », comme la preuve de la vulnérabilité des soignants, « au front chaque jour », comme le dit le chef de l’État, mais bien souvent sans protection adaptée contre le virus.
   « 1200 », comme le résultat de l’impéritie du pouvoir politique face à une crise sanitaire d’une ampleur et d’une violence inédites.
     Fin janvier et début février, le ministère de la santé, conscient de la faiblesse des stocks d’État, n’a décidé de commander qu’une très faible quantité de masques, malgré des alertes internes. Le matériel a de surcroît mis plusieurs semaines à arriver.
    Après ce premier fiasco, l’État a créé, début mars, une cellule interministérielle dédiée à l’achat de masques. Mais là encore, le bilan s’est avéré catastrophique : lors des trois premières semaines de mars, la cellule n’a pu obtenir que 40 millions de masques, soit l’équivalent d’une semaine de consommation au rythme contraint actuel. La cellule a notamment raté plusieurs possibilités de livraisons rapides.
   Le gouvernement a caché cette pénurie pendant près de deux mois et, en fonction des stocks, a adapté ses consignes sanitaires sur le port du masque. Fin février, le directeur général de la santé préconisait un masque pour toute personne en contact avec un porteur du Covid. Un mois plus tard, la porte-parole de l’exécutif déclarait que c’était inutile…
    Des entreprises dans des secteurs « non essentiels » de l’économie ont continué à consommer des masques, pour des raisons économiques. Exemple : l’avionneur Airbus, qui semble avoir bénéficié d’un traitement de faveur. Dans le même temps, des personnels soignants continuent à travailler sans ces masques protecteurs, faute de stocks suffisants.
   Le gouvernement tente désormais de renflouer les stocks, avec une stratégie à 180° : il faut préparer la sortie de confinement, « où on sait qu’il faudra massivement équiper » la population, ainsi que l’a admis la secrétaire d’État à l’économie, Agnès Pannier-Runacher, dans une réunion dont Mediapart a obtenu l’enregistrement....
    « La grande erreur aux États-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. » Dans le très sérieux magazine américain Science, un haut scientifique chinois a rappelé, le 27 mars, une évidence face au coronavirus, qui « se transmet par les gouttelettes respiratoires » : « Il faut porter un masque. »
   « Le simple fait de parler peut transmettre le virus, a souligné George Gao, directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, qui fut en première ligne dans la lutte contre le Covid-19. De nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres. »
    Le problème : mi-janvier, au début de l’épidémie en Chine, les stocks de masques sont quasi inexistants en France.
    Selon nos informations, on dénombre alors moins de 80 millions de masques dits « chirurgicaux » – plus 80 millions supplémentaires commandés avant l’épidémie, mais pas encore livrés – et zéro en stock de masques dits « FFP2 ». Les premiers sont des masques anti-projection de base, destinés à la population, avec une durée de vie limitée à quatre heures. Ils ne protègent pas ceux qui les portent, mais empêchent ces derniers de contaminer d’autres personnes par leurs postillons.
   Les seconds – ainsi que leur version haut de gamme, les FFP3 – sont, eux, des masques de protection respiratoires à destination du personnel soignant. Seuls les FFP2 et FFP3 protègent leurs porteurs. En cas de pandémie, il faut pouvoir en distribuer, au minimum, à tous les personnels de santé les plus exposés : soignants hospitaliers, médecins de ville, pompiers, ambulanciers… Et pourtant, la France n’en a aucun en stock.
   Ce choix n’est pas celui du gouvernement actuel mais de son prédécesseur. En 2013, la ministre de la santé, Marisol Touraine, avait en effet décidé de supprimer les stocks stratégiques de l’État et de transférer cette compétence aux employeurs, qu’ils soient privés ou publics, désormais chargés « de constituer des stocks de masques pour protéger [leur] personnel ».
    Au lieu de jouer la transparence sur cette pénurie – qui n’est pas de son fait –, et d’expliquer que le peu de stock disponible sera réservé en priorité aux soignants, le gouvernement d’Édouard Philippe choisit de ne pas informer les Français. Et d’utiliser de faux arguments sanitaires pour masquer des stocks insuffisants. Il expliquera ainsi tour à tour que les masques sont inutiles pour la population générale, puis qu’ils ne sont pas efficaces car les Français ne savent pas les porter, pour désormais, sur le tard, tenter d’équiper « massivement » la population afin de sortir du confinement...."
                                                         ____________________

Résultats de recherche

Résulta

Posted by Etienne Celmar at 09:36 Aucun commentaire:

jeudi 19 mars 2020

Pénurie masquée

                                                              
                                                           DES MASQUES!  Des masques!!...



Posted by Etienne Celmar at 17:32 Aucun commentaire:

jeudi 3 septembre 2009

Grippe: fantasme rentable? (phase 2)


Emballement politico-médiatique?

Un problème sérieux, mais pour l'instant sans gravité
Une information défaillante
Des intérêts certains


-Psychose de la grippe, miroir des sociétés:
"D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les pays de l’hémisphère Nord ont commandé plus d’un milliard de doses de vaccin contre la grippe A (H1N1) aux laboratoires pharmaceutiques. Lesquels ne devraient pouvoir en fournir, au début de l’automne, qu’une quantité limitée. Pendant que les nations industrialisées multiplient les mesures préventives susceptibles de limiter l’impact économique et sanitaire d’un virus certes très contagieux mais — pour le moment — peu létal, des voix s’élèvent pour dénoncer un emballement politico-médiatique. Il est impossible de traiter du risque comme d’une réalité objective. Les grandes peurs — de la technologie, de l’étranger, du terroriste, de la maladie... — se multiplient, parfois attisées par qui y trouve son compte. Car, des services de sécurité à l’industrie pharmaceutique, l’anxiété est un marché. Au fond, la panique suscitée par la grippe tend un miroir aux sociétés. S’y reflètent les intérêts, les fantasmes et l’ombre d’une régression obscurantiste qui prête aux scientifiques de noirs desseins. Tout tourne, dès lors, autour de cette question : comment réduire le risque en amont pour échapper à l’angoisse permanente ?"

-Quand le patronat s'enrhume, les salariés toussent - AgoraVox:
"...le gouvernement nous prépare à lutter contre le grand fléau en achetant des millions de masques et de vaccins, en diffusant des spots de pub bien flippants sur toutes les ondes et... en dépotant sous le manteau quelques jolies circulaires qui, étrangement, parlent bien peu de santé publique et bien plus de santé économique. Morceaux choisis et commentaire de texte de la circulaire émise le 3 juillet dernier par la Direction Générale du Travail : L’employeur peut adapter l’organisation de son entreprise et le travail de ses salariés via la négociation avec les institutions représentative du personnel [...] ou, à défaut, par décision unilatérale après avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel.[...] Changement des conditions de travail : nouvelles conditions d’exécution de la prestation de travail (augmentation du volume horaire par des heures supplémentaires, augmentation des tâches à effectuer sans s’écarter des attributions contractuelles...) par décision unilatérale de l’employeur (le refus de l’employé, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement.Modification du contrat de travail : cela touche aux éléments essentiels du contrat...
Pour faire simple, quand la phase 5B de la pandémie sera décrétée par notre gouvernement (pour mémoire, nous sommes actuellement en phase 5A), subitement, l’employeur va prendre les pleins pouvoirs dans l’entreprise et décider tout seul comme un grand de toutes les mesures nécessaires pour maintenir son activité économique. Vous avez bien lu : ce qui compte, ce n’est pas la santé des salariés, des fournisseurs ou des clients, non, ce qui compte, c’est que le pognon continue à circuler. Et si pour ça, le pauvre patron se retrouve contraint de se torcher avec le Code du travail parce que ses salariés tombent comme des mouches, ben, tant pis, faut savoir ce qu’on veut dans la vie..

-Grippe A/H1N1 2009/2010 en France : le problème sera plus social que sanitaire - AgoraVox:
"...la nouvelle grippe A est aussi dangereuse qu’une grippe A saisonnière, ni plus, ni moins, quoi qu’en disent certains cassandres [2] à partir d’extrapolations hasardeuses. C’est une bonne nouvelle.
Les mesures prévues depuis 4 mois pour y faire face sont donc désormais inadaptées : masques, hospitalisation et antiviraux systématiques ; mobilisation sanitaire majeure de type "catastrophe naturelle".
Il serait facile et injuste de reprocher à nos autorités d’avoir mis en place ces mesures d’exception. Prévoir l’avenir est beaucoup plus facile après coup qu’avant... Si ce virus avait rapidement muté ou s’était révélé brutalement plus virulent, nous aurions tous stigmatisé l’incurie d’une tutelle sanitaire insuffisamment prévoyante.
Nous sommes bien face à une pandémie, c’est à dire à une épidémie touchant une part exceptionnellement importante de la population et présente sur une large zone géographique ; mais cette pandémie concerne une maladie peu grave pour des sujets en bonne santé.
Un pétard mouillé qui fait quand même du bruit...La prise de conscience du caractère mouillé du pétard grippal sème beaucoup de trouble dans la population, et fait ressentir un grand flottement chez nos dirigeants. Certains témoignages de médecins ou de patients sont édifiants. Le débat sur l’intérêt des vaccinations et des mesures préventives continuera sans doute à agiter les médias pendant de nombreux mois. Mais ce n’est pas de cela dont je souhaite vous parler [3].
Ce qui va vraiment poser problème cet hiver ne sera pas uniquement d’ordre sanitaire, mais d’ordre administratif et social. Or rien n’est prévu pour faire face à de grandes difficultés qui se profilent à l’horizon octobre 2009, c’est à dire demain. Toute occupée à régir la vie de ses administrés, la tutelle administrativo-sanitaire a apparemment oublié de s’adapter elle-même à la situation, sauf en ce qui concerne le PCA, plan de continuation de l’activité, qui prévoit de protéger et de vacciner en priorité le personnel des agences, des directions et des ministères..."

-Vaccin contre la grippe A 2009 __Grippe porcine : vacciner ou pas ?
-Grippe - AgoraVox-
-
Vaccination: les questions éthiques que soulève la grippe A | Mediapart
-Grippe A : la France s'en tamponne le coquillard
____________________
-A H1N1:enjeux politiques? (Phase 1)
Posted by Etienne Celmar at 09:50 Aucun commentaire:

mardi 5 mai 2020

Les masques démasqués

Injonctions à géométrie variable.
                                            De l'aléatoire à l'obligation.
    C'est un aspect de la crise sanitaire que nous retiendrons comme un des moins glorieux: sa gestion à la petite semaine au sein de recommandations souvent contradictoires, administratives comme parfois médicales.

   En porter ou pas? Ce fut la cacophonie dès le début des mesures de confinement, alors que les modes de contagion étaient connus, comme les pratiques de certains pays asiatiques. La distanciation sociale ne suffisait pas.
   Les stocks autrefois accumulés furent un temps bradés, pour répondre à la stupide injonction du flux tendu, à la mode dans les grandes entreprises; la confiance fut mise sur les commandes étrangères dès qu'il serait nécessaire. On a baissé la garde de manière myope et économiquement à courte vue. On a vu.
   Ce qui avait été redouté par certains (les besoins urgents et universels) créa les pénuries et la concurrence, avec détournement, entre Etats, filière publique et groupes commerciaux, parfois de manière éhontée.
  Malgré un discours officiel peu cohérent, comme le reconnaissait récemment Castaner avec euphémisme, on semble prendre enfin la voie d'un approvisionnement suffisant avant d'aborder la période nouvelle qui vient, où le masque deviendra obligatoire dans beaucoup de secteurs et d'activités. Mais on a payé sans doute très cher le temps perdu à tergiverser, le manque scandaleux qui a affecté une partie du personnel soignant, même en première ligne.
  Une impréparation coupable, d'autant plus qu'on avait tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme.
     La guerre des masques a bien eu lieu, ajoutant à l'impréparation et à la confusion.
 Une gestion calamiteuse, qui a suscité la colère de soignants démunis et dont les conséquences ne sont pas encore évaluées.
   L'aveuglement aura eu un coût humain indéniable.
                                                         ____________________________
Posted by Etienne Celmar at 08:17 Aucun commentaire:

samedi 23 mai 2020

Revers de la médaille

Une médaille pour les infirmières?
                                        C'est promis. Leur dévouement exceptionnel mérite bien cette distinction.           Pas seulement les applaudissements du public au balcon.
 Mais ce n'est pas cela qui les intéresse. Elles ne veulent pas passer pour de veilles combattantes, soulignant avec justesse que ce ne fut pas une guerre et qu'elles  ne furent pas les seules en première ligne. Tout le monde fut en action et joua un rôle essentiel, jusqu'au brancardier et à la dame de salle. Ce fut, et c'est toujours, une longue chaîne de solidarité. Ça continue...
    Elles refusent donc. De la reconnaissance certes, mais ni distinction, particulière. ni décoration.   Des crédits pour l''hôpital et des salaires décents, voilà leur demande. Cela fait si longtemps qu'elles travaillent dans une institution malade, qui les rend de plus incapables de remplir avec professionnalisme et humanité leur métier. Tant pis si le patron se vexe.
          Comme dit mon copain Cabanel:
                "...Il faut reconnaitre ici que la réaction du personnel soignant est plus que légitime quand l’on songe à ce que ce gouvernement lui a fait subir, l’envoyant au front du coronavirus, le plus souvent sans protection...    On a même pu voir des soignants remplaçant les vêtements de protection par des sacs poubelles.   C’est ce qui s’est effectivement passé par exemple à Montélimar, (et ailleurs) au mois de mars dernier, ou infirmières et aides à domicile, lassées d’attendre leurs sur-blouses, lunettes de protections et leurs masques, ont décidé de se rabattre sur des sacs poubelles pour tenter de se protéger. lien
Ajoutons que la promesse du versement d’une prime, faite fin mars, (lien) n’a finalement été effective que quasi 2 mois après, ce qui manque singulièrement de sérieux, d’autant que les concernés ne veulent pas de charité, mais d’une véritable revalorisation de leurs salaires, promise, mais toujours pas actée.    La CARMF (Caisse de Retraite des Médecins Libéraux) a dénombré à la fin avril, une vingtaine de décès parmi ses cotisants ou ses bénéficiaires, mais le chiffre doit être autrement plus important, car l’administration refuse de divulguer le décompte officiel, ce qui a provoqué la juste indignation du Docteur Philippe Vermesch lequel a déclaré : « le gouvernement s’est refusé à tenir une comptabilisation des professionnels de santé libéraux contaminés par le Covid-19 au contact des patients, puis décédés des suites de cette contamination. Le faire aurait été l’aveu public du grand mensonge d’Etat sur les masques, et d’une manière plus générale, les équipements de protection personnelle mis à leur disposition ». lien      Il apparait clairement que les autorités ne veulent pas de décompte des contaminations des personnels soignants.       D’ailleurs, Jérôme Salomon, se dit « mal à l’aise  » sur le sujet, justifiant que « des professionnels de santé (...) ne souhaitent pas que l’on tienne un décompte, un peu macabre, du nombre d’infirmières, d’aides-soignants, de médecins qui sont infectés  ».     Sur quoi base-t-il pareille affirmation ?     Et puis, SPF (Santé Publique France) assure que ce recensement n’est pas accessible à tous...    Un travail de recherche serait en cours...lien     Précisons que la colère du personnel hospitalier est d’autant plus justifiée que le versement de la prime est à 2 vitesses : dans 60 départements, cette prime n’a été que de 500 €, alors que tous les fonctionnaires de l’Etat ou de la fonction publique recevront 1000 €, et que les soignants du privé ou du domaine libéral pourront se serrer la ceinture. lien
Et quid des petites mains, éboueurs, caissiers/ères de supermarché, routiers et livreurs en tout genre ?...Ils ont eux aussi risqué leur vie mais aucune médaille, aucune prime, ni augmentation de salaire n’est prévue à ce jour pour les remercier.    Cette colère du monde de la santé a été particulièrement visible récemment, lorsque Macron, s’invitant, sans prévenir, à la Salpêtrière, en a entendu des vertes et des pas mures.      Devant la médiocre défense présidentielle, qui s’est réfugié derrière des décisions collectives : « On a sans doute fait une erreur dans la stratégie annoncée », a-t-il commencé, et s’est vu très vite rabroué par les infirmiers-ères présents.
La rencontre a fatalement été assez agitée.    Une infirmière : « on veut du flouze, du pèze de la fraîche, on veut de l’argent »...lien   « Quand vous pourrez payer votre loyer avec une médaille, vous nous préviendrez. Et les soignants ne sont pas des militaires, la différence est pourtant évidente ». lien   Une autre enchaîne : « avant le Covid, on était désespérées depuis des années. C’est gentil la prime, on la prendra quand même, mais ce qu’on veut, c’est la revalorisation de nos salaires.   Une autre ajoute :    Sur chaque promesse, vous nous rajoutez des conditions, on ne croit plus en vous (...) il a fallu le Covid pour que vous réagissiez, ce n’est quand même pas normal (...) on est la honte de l’Europe. On n’a pas de matériel »... « Ce n’est pas vrai  » avait rétorqué Macron, tentant maladroitement de se défendre, ajoutant : « je n’ai jamais fait de promesses », assurant vouloir « mettre fin » à la « paupérisation  » des personnels soignants, admettant « sans doute » une « erreur » dans la réforme du système de santé engagée il y a 2 ans (lien), déclenchant la colère de 2 infirmières : « nos salaires, on n’y voit pas la différence (...) on est en France, on n’a pas de matériel, pourquoi on travaille avec un masque périmé depuis mars alors qu’on est en mai ! »...vidéo   Hélas, il semble que la censure existe encore dans notre beau pays, puisque la vidéo intégrale de cet échange musclé a disparu des réseaux sociaux, et il n’en reste plus que des lambeaux.    Il faut préciser que le salaire des infirmiers/ères français est l’un des plus bas, la France occupant la 26ème place sur 29.
   Ajoutons pour la bonne bouche que l’âge de leur retraite a été repoussé de 7 ans, en échange d’une modeste augmentation de 150 € par mois, alors qu’une infirmière vit en moyenne 6 ans de moins qu’une femme française. lien   Pour terminer sur le sujet, il serait dommage de ne pas évoquer la courageuse action du personnel soignant de nos voisins Belges, en écho à la « prise de bec » de la Salpêtrière.   En effet, nos voisins outre-Quiévrain ont accueilli leur gouvernement, venu les visiter avec tambour et fanfare, d’une étrange manière.    Lorsque le convoi des limousines s’est engouffré dans l’allée qui mène à l’entrée de l’hôpital, la haie d’honneur d’infirmières et infirmiers qui se trouvaient sur le passage a fait volte-face en tournant délibérément le dos aux ministres et consorts, formant une glaciale haie de déshonneur. vidéo       Nul doute, l’état sera chaud... (Merci à Cabanel)
                                            __________________________________________
Posted by Etienne Celmar at 08:36 Aucun commentaire:

dimanche 12 avril 2020

C'est pas sorcier

Les consignes de confinement, c' est pourtant clair.
                                                                         Enfin presque...
.
1. Vous ne pouvez pas quitter la maison en principe, mais si vous en avez besoin, vous pouvez quand même.
2. Les masques ne servent à rien, mais il faudrait peut-être en porter, ça peut sauver.
3. Les magasins sont fermés, sauf ceux qui sont ouverts.
4. Il ne fait pas aller dans les hôpitaux, sauf s'il faut y aller, même chose pour les médecins, il ne faut y aller qu'en cas d'urgence A CONDITION que vous ne soyez pas malade (?!?)
5. Ce virus est mortel, mais pas trop effrayant néanmoins, sauf que si parfois, en fait ça va être une catastrophe planétaire.
6. Les gants n'aideront pas, mais ils peuvent aider quand même.
7. Tout le monde doit rester à la MAISON, mais il est important de SORTIR
8. La nourriture dans le supermarché ne manquera pas, mais il y a plein de choses qui manquent si vous y allez en fin de journée mais ll ne faut pas y aller le matin.
9. Le virus n'a pas d'effets sur les enfants sauf sur ceux sur qui il en a...
10. Les animaux ne sont pas atteints, mais il y a malgré tout un chat qui a été testé positif en Belgique en février, quand on ne testait encore personne, mais ce chat oui ?!?
11. Vous aurez de nombreux symptômes si vous êtes malade, mais vous pouvez aussi tomber malade sans symptôme, avoir des symptômes sans être malade ou être contagieux sans symptôme. Ah ? Bref ???
12. Pour ne pas être malade, vous devez bien manger et faire du sport, mais mangez malgré tout ce que vous avez sous la main et c'est mieux de ne pas sortir, enfin si, mais non...
13. Il est préférable de prendre l'air, mais vous serez très mal vu si vous allez prendre l'air, et surtout n'allez pas dans les parcs, ou alors sans vous asseoir, sauf que maintenant si, vous pouvez si vous êtes vieux (à quel âge on est vieux ?!?) mais pas trop longtemps ou enceinte (mais pas vieille).
14. Vous ne pouvez pas aller chez les personnes âgées, mais vous devez vous en occuper et apporter des courses et des médicaments.
15. Vous ne pouvez pas sortir si vous êtes malade, mais vous pouvez aller à la pharmacie. Pour les soignants, même avec de la température, vous pouvez travailler, allez, pas plus de 38°C... 37,9 c'est pas grave, sauf si vous n'êtes pas soignant.
16. Vous pouvez commander la livraison de plats préparés qui l'ont peut-être été par des personnes qui ne portaient ni masques ni gants. Mais il faut laisser décontaminer vos courses pendant 3 heures dehors.
17. Chaque article ou interview inquiétant commence par les mots "Je ne veux pas semer la panique, mais...".
18. Vous ne pouvez pas voir votre mère ou votre grand-mère âgées, mais vous pouvez prendre le taxi et rencontrer un chauffeur de taxi âgé.
19. Vous pouvez vous promener avec un ami mais pas avec votre famille si elle ne vit pas sous le même toit
20. Mais on vous dit que se promener avec la bonne "distanciation sociale" n'est pas dangereux alors pourquoi on ne peut pas se promener avec d'autres amis ou de la famille (un à la fois) si on est dehors à la bonne distance ?
21. Le virus reste actif sur différentes surfaces pendant deux heures, non, quatre, non, six, non, on a pas dit des heures, c'est peut-être des jours ? Mais il a besoin d'un environnement humide. Oh non, en fait pas nécessairement.
22. Le virus reste en suspensions dans l'air enfin non, ou oui, peut-être, surtout dans une pièce fermée, en une heure un malade peut en contaminer dix, donc si ça tombe tous nos enfants ont déjà été contaminés à l'école avant qu'elles ferment ?
23. On compte le nombre de morts mais on ne sait pas dire combien de personnes sont infectées, puisque jusqu'ici on a testé que ceux qui étaient "presque morts" pour savoir si c'était de ça qu'ils allaient mourir...
24. On n'a pas de traitement sauf qu'il y en a peut-être un, qui n'est apparemment pas dangereux sauf si on en prend trop (ce qui est le cas de tous les médocs, non ?)
25. On devrait rester confinés jusqu'à la disparition du virus mais il ne va disparaître que si on arrive à une immunité collective et donc à condition qu'il circule... et pour ça il faut qu'on ne soit plus confinés… ( Merci à Eric Senet et à A.T.)
                                                                                   _________________________
Posted by Etienne Celmar at 08:57 Aucun commentaire:

dimanche 5 avril 2020

En passant

__Urgence sanitaire et derniers instants:
         Dans les hôpitaux, les rites funéraires disparaissent parfois par nécessité ou sont réduits à un strict minimum, douloureux pour les familles. L'homme se caractérise dans l'évolution, disent les anthropologues, par cette particularité de l'enterrement des défunts, qu'elle qu'en soit la manière. Pour un deuil plus apaisé.

__ Les choix mortifères de Bolsonaro commencent enfin à être contestés.
       En Biélorussie, l' épidémie n'aura pas lieu.
           En Israël, certains comptent sur le Messie..
      La bible comme recours pour Trump, le plus grand Président de l'histoire.
        Poutine résistera-t-il?
     En Algérie, des statistiques douteuses.

__La piraterie des masques, un scandale d'Etats.

__Mondialisation en question.

__Des dividendes (provisoirement) impactés? Chiche!

__Le salut par les vers?

__ Un curare rare.

__En attendant demain...
Durant la grippe espagnole, des masques.
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Posted by Etienne Celmar at 08:38 Aucun commentaire:

lundi 4 mai 2020

Prémonition et impréparation

Il était une fois un rapport
                                       Un rapport tout ce qu'il y a de plus officiel, produit par les plus hautes instances de l'Etat en matière politique et sanitaire, quoique classé curieusement "secret", qui fut écrit il y a quelques années et qui anticipait, par le menu, de manière troublante, sur les mesures qu'il fallait prendre pour éviter ou limiter les effets du cataclysme sanitaire que nous vivons aujourd'hui. Il y eut d'autres alertes, plus individuelles.
    Le journal Le Monde vient d'en révéler la teneur. L'étude était fournie et allait dans les détails.
       Ils ne pouvaient pas dire: on ne savait pas...On a baissé la garde. Par négligence ou par courte vue économique? Sans doute les deux. (*)
  Un aveuglement stupéfiant. La catastrophe a ceci de terrible, que non seulement on ne croit pas qu’elle va se produire alors même qu’on a toutes les raisons de savoir qu’elle va se produire, mais qu’une fois qu’elle s’est produite elle apparaît comme relevant de l’ordre normal des choses. Sa réalité même la rend banale. » (Dupuy)
  Comme pour le Titanic, déclaré insubmersible, qui révéla après coup les faiblesses de sa construction , de sa maintenance et de sa gestion. L'intelligence de la catastrophe montre ses limites au profit d'une amnésie parfois tragique.
        _____ (*)             "...Barré du tampon « Confidentiel », le rapport date du mois d’avril 2005. Rédigé au terme d’un an d’enquête par l’Inspection générale de l’administration (IGA) à la demande du ministre de l’intérieur de l’époque, Dominique de Villepin, sa lecture, quinze ans plus tard, en pleine crise du Covid-19, donne le vertige tant le document apparaît prémonitoire.     Jamais rendu public, cet épais rapport, que Le Monde a exhumé, porte sur « l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics » en cas de pandémie – grippale en l’occurrence –, mais aussi de « crise majeure au cours de laquelle la situation économique, l’appareil social, les structures administratives sont durablement perturbés, notamment une “crise sanitaire grave” ». Décrit méticuleusement sur 160 pages par l’inspecteur général Philippe Sauzey et l’inspectrice générale Chantal Mauchet, le scénario catastrophe s’est révélé prophétique. Il aurait pu être utile.       Pourtant, en ce début d’année 2020, lorsque le coronavirus déferle sur le pays, les pouvoirs publics sont totalement pris de court et rapidement débordés : manque de lits de réanimation, absence de tests, pénurie d’équipements de protection et notamment de masques, sans compter les multiples tergiversations sur la stratégie à adopter… L’Etat s’est tout simplement désarmé.   C’est ce « désarmement » sanitaire que Le Monde a reconstitué. Avec, en guise de fil rouge, ces fameux stocks de masques dont les fluctuations au fil des ans épousent celles des politiques menées par les gouvernements successifs.     Cette plongée au cœur du système sanitaire permet de comprendre, témoignages et documents inédits à l’appui, comment et pourquoi l’Etat, pourtant informé des risques encourus, a baissé la garde....      
                                                      ________________________________                             
Posted by Etienne Celmar at 09:30 Aucun commentaire:

dimanche 20 juin 2021

Regards

 __ Assange: liberté de l'information

__ Fiscalité des multinationales

__ Faut bien entretenir le château. Comme Schröder?

__ C News= Fox News?

__ Bacalacon: quel bac?

__ Philo: on dématérialise


__ Logique comptable

__ Démasqués!  Sans masques aujourd'hui dans la rue, je n'ai pas reconnu mon voisin tout de suite. Il avait vieilli de plus d'un an, avait perdu des dents et avait un drôle de bronzage au dessus du nez. Sans doute ce fut réciproque.

🤔😉 Certains avaient l'impression de se retrouver tout nus en public et exhibaient un sourire de soulagement ou une gêne évidente. Une nouvelle phase dans cette histoire de masques qui avait très mal commencé avec le bazar de Mme Buzin. Restera la dernière étape: revoir enfin le sourire de ma boulangère....… 😍 _____________________________________
Posted by Etienne Celmar at 08:46 Aucun commentaire:

lundi 15 mai 2023

Réindustrialisation en question

Nouvel eldorado?

               La question de la désindustrialisation relative de la France agite les esprits depuis plus d'une décennie. La croyance naïvement libérale en la "mondialisation heureuse" est aujourd'hui remise en question et les crises récentes ont renforcé l'idée d'un retour à une certaine souveraineté  économique, les crises menant à un renforcement de ces exigences. C'est la course en avant vers les investissements pour les technologies du futur, notamment, en faisant appel aux groupes étrangers, dont on connaît la capacité à se déplacer au gré de leurs intérêts. N'y a-t-il pas une part de fièvre illusoire?   Nous sortons de vingt de stagnation industrielle.


                                                                                                                                            "... La hâte macronienne, impatiente d'effets d'annonce, pour masquer ses insuccès, ne parle pas de l' autre face du problème: "... ce mythe de la réindustrialisation n’a pas d’autres ambitions que de servir aux foules de belles histoires de construction d’usines pour lui faire oublier une réalité bien plus terne. Car si la région de Dunkerque se rêve en hub des batteries électriques, la destruction de l’outil industriel local se poursuit. Les ouvriers de la région sont ainsi inquiets et en lutte. Ceux de l’entreprise sidérurgique Valdunes à Leffrinckoucke dans la banlieue est de Dunkerque viennent d’être lâchés par leur investisseur chinois, mettant le site en danger et montrant, en passant, la dure et cruelle réalité de ce que sont les « investissements étrangers » en régime de liberté totale de circulation de capitaux dans une économie ultra-financiarisée. Mais les cas se multiplient dans les alentours comme l’a souligné l’intersyndicale locale dans un communiqué publié le 10 mai : outre Valdunes, les sites ArcelorMittal et Aluminium Dunkerque sont au plus mal...."  On connaît la fragilité de ces investissements étrangers, qui peuvent partir comme ils sont venus. Les exemples ne manquent pas. Et le chemin sera encore long.                       La question touche aussi toute l'Europe, face aux défits de la Chine et du néoprotectionnisme américain de circonstance.  "...Depuis quelques années,  la faiblesse de l’industrie française est régulièrement pointée du doigt. Cette faiblesse soulève plusieurs questions. La situation de la France est-elle singulière au sein des pays avancés ? Quelles sont les causes de la désindustrialisation de la France, au-delà de la question des coûts élevés souvent invoquée ? Quelles sont les conséquences économiques de l’affaiblissement industriel ?  Enfin, si on doit faire de la réindustrialisation une priorité de la politique économique de la France, quelles sont les décisions à prendre ?  ...                                                                                                                          
Si la désindustrialisation a débuté avec les crises pétrolières des années 1970, elle s’est accélérée dans les années 2000.  Cette désindustrialisation a touché de nombreux pays développés, mais la tendance française a été plus forte. La part de l’industrie manufacturière (hors énergie) dans le PIB est de 11,5% en 2020 (Insee). C’est une proportion bien plus basse que celle de la plupart des pays de l’Union Européenne :  20% en Allemagne, 16,4% en Italie, et de celle des pays d’Europe centrale et orientale : c’est 18,2% en Pologne et 24% en Tchéquie. De plus, cette part de l’industrie dans le PIB a baissé beaucoup plus vite en France que dans le reste de l’UE (6,1 points de pourcentage entre 2000 et 2020 en France contre 3,3 pour l’ensemble de l’UE). Qu’est-ce qui peut expliquer cet effondrement de l’industrie française au cours des dernières décennies ?   Comment l’industrie française a perdu la guerre des idées: De façon globale, l’industrie a longtemps eu en France une très mauvaise presse dans l’environnement socio-culturel. Elle a une image passéiste, elle pollue, elle génère des risques, le travail y est difficile. Cette image reste beaucoup plus positive en Allemagne et les pays du nord qui souffrent moins de cette idéologie post-industrielle.  ___Des années 1980 aux années 2000, de nombreux économistes français soutiennent que les pays développés doivent délaisser une grande partie de l’industrie. Le raisonnement est très simple : les coûts des pays les plus avancés étant bien plus élevés que ceux des pays émergents, les premiers doivent se spécialiser dans les produits innovants et les services, et les seconds dans la production manufacturière, intense en main d’œuvre peu qualifiée (voir Artus et Virard, 2011). La désindustrialisation est alors considérée par ces économistes comme un signe du développement économique, une conséquence logique et souhaitable de la division internationale du travail. C’est le cas de deux économistes renommés, pour qui la réindustrialisation est un « poncif », une « baliverne », une « nostalgie », un « mythe » qu’il convient de dénoncer. Pour eux, « chercher à inverser le sens de ce basculement de l’industrie vers les services est un contresens strict » (Landier et Thesmar, 2013).  Les plus grandes entreprises industrielles françaises ont alors inscrit leurs stratégies dans la délocalisation de la production. Au début des années 1990, le patron d’Acer, Stan Shih, introduit l’image de la « courbe du sourire » : les phases amont (R&D) et aval (Marketing et distribution) de la chaîne de valeur produisent plus de valeur que les phases intermédiaires, production ou logistique. Cette idée sera relayée en France par Serge Tchuruk, alors dirigeant d’Alcatel, qui défendra l’idée de l’entreprise sans usine, « fabless ». Les entreprises sont donc incitées à externaliser, le plus souvent à l’étranger, dans des pays à faible coût de main d’œuvre ou proches des lieux de consommation en croissance. Ce faisant, elles sont bien sûr également largement responsables de la désindustrialisation. L'essentiel des voitures des marques tricolores est construit et assemblé hors de nos frontières.  Pendant longtemps, le déclin industriel français n’a pas non plus déclenché de réaction politique très forte. Les politiques publiques françaises sont souvent d’inspiration keynésienne, privilégiant la demande à l’offre notamment dans le domaine fiscal. Il faudra attendre le rapport Gallois de 2012, rédigé à la demande de Jean-Marc Ayrault, pour que la classe politique, particulièrement à gauche de l’échiquier, prenne conscience que soutenir l’offre est important, qu’« il n’y a pas d’économie forte sans industrie forte » pour reprendre les termes du Premier ministre Jean-Marc Ayrault dans sa lettre de mission à Louis Gallois...." 
                                                                  _______Point de vue:  "...Pourquoi l’industrie française est partie depuis quarante ans ? Parce que nos élites ont décidé que les usines, c’était passé, dépassé, que ça polluait, qu’il fallait se tourner vers les services, les banques et les assurances, qu’on pouvait juste garder, éventuellement, l’aéronautique et le luxe.

Emmanuel Macron reste quand même l’homme de la « start up nation », qui comme ministre à Bercy, a bradé notre fleuron Alstom aux Américains, Tecnip aux Texans, Alcatel à Nokia, avec au final 1800 emplois en moins malgré les engagements… Alors, si conversion d’Emmanuel Macron, et de nos élites, il y a, tant mieux.   Maintenant, il faut que ça parte d’un bon diagnostic, sinon on n’aura pas les bons remèdes. Quel est le diagnostic ? Nous avons subi une double emprise. Par un dumping sur le travail à l’est, via la Chine et les élargissements européens, avec une main d’oeuvre moins chère, une faible fiscalité, des normes environnementales moindres. Et par une prédation du capital à l’ouest, avec les fonds de pension anglo-saxons qui ont pillé les plus beaux morceaux de notre industrie nationale. Depuis quarante ans, dans mon coin, on a déshabillé notre industrie dans une grande indifférence. Macron dit qu’il a « cessé d’être naïf », mais les gens de mon coin, les ouvriers, ont payé un prix cher à sa prétendue « naïveté ». Et eux ne l’étaient pas « naïfs ».   Ne vendons pas des illusions : il n’y a aucun redressement industriel aujourd’hui. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée a baissé : de 14,3% à 12,7% en un mandat de Macron. Affirmer le contraire, c’est un mensonge. Et on va continuer de plonger si on ne se saisit pas des bons outils.

Selon vous, le président fait un mauvais diagnostic à ce sujet ? Lui parie notamment sur les investissements extérieurs. Ce n’est pas la solution ? François Bayrou, le haut commissaire au plan, fait pour moi un travail remarquable sur l’industrie. Il souligne notamment que notre gros problème, depuis les années 2000, c’est que les multinationales françaises ont choisi de délocaliser, y compris pour nourrir le marché intérieur ! Ca représente, d’après lui, 2 points de PIB, c’est énorme.    Par ailleurs, aujourd’hui, 34 % de l’industrie française appartient déjà aux capitaux internationaux. Du coup, la priorité est-elle de faire la danse du ventre à Versailles devant les fonds américains, ou de demander aux entreprises nationales de participer à refonder de l’industrie ici ? Par exemple, quand les fonderies en aluminium, nécessaires à la voiture électrique, sont abandonnées par Renault ou Stellantis, dont l’Etat est actionnaire, ça ne construit pas une filière, ça l’affaiblit, ça la détruit. Et c’est une autre chose qu’on trouve dans le Plan, et pas chez le président de la République : la pensée par filière.

Justement, François Bayrou en appelle dans son dernier rapport à une réorientation « des choix d’internationalisation » de nos entreprises et en particulier de nos multinationales. Mais concrètement, on fait comment ? Il suffit d’en appeler au patriotisme de nos entreprises ?On se retrouve aujourd’hui avec 163 milliards d’euros de déficit commercial. Un record. Pas seulement sur l’énergie, ça se dégrade grandement sur les produits manufacturés aussi. Sur deux tiers des produits, nous sommes en déficit ! Nous sommes dans une évidente dépendance, qu’a révélé l’épidémie de Covid.   Comment Macron propose d’en sortir ? Par le dumping, comme c’est prôné par notre élite depuis quarante ans. Lundi, lors de son intervention au journal de 20 heures, il a affirmé qu’on allait gagner car il avait baissé les impôts, qu’il avait baissé le « coût » du travail, et à Dunkerque, il a évoqué les normes environnementales, à baisser aussi… Sur les réponses, rien n’a changé, il est dans la même lignée que l’économiste libéral Gary Becker, qui expliquait en 1993 dans Business Week « dans nos pays développés, les droits sociaux et les droits de l’environnement étaient devenus trop élevés, mais qu’on pouvait faire confiance au libre-échange pour éroder à la fois le droit du travail et le droit à l’environnement. » On ne gagnera pas comme ça, et c’est par ailleurs une spirale mortifère. Non, contre ça, il nous faut des protections.  Les USA ont un Buy American Act et mettent en œuvre l’IRA. En Chine, pour qui veut vendre des voitures à Pékin, il faut installer une usine sur place, et même opérer un transfert de compétences. Et nous, l’Europe, la France, on devrait être ouvert à tous vents ? Sans protection, pas de solution. Et quand Emmanuel Macron se déplace en Chine et n’évoque pas notre déficit commercial, 35 milliards rien qu’avec la Chine, quand il n’engage pas le dialogue avec ce partenaire sur les marchés qu’on souhaite protéger, j’hallucine. C’est la première discussion à avoir avec le président Xi Jinping. Pas de politique industrielle sans une politique commerciale qui lui est liée.   La deuxième chose, c’est que même dans l’industrie, Emmanuel Macron reste dans la « start up nation ». Il parle des produits du futur, des batteries, mais il y a des choses plus ordinaires… Nous avons, par exemple, un déficit avec l’Allemagne sur les brosses à dent. La Suisse a deux usines de lave-linge, après le départ de Whirlpool, il ne nous en reste aucune. Les meubles, je vous parle autour d’une table, assis sur une chaise, comment se fait-il qu’on exporte du bois brut pour qu’il nous revienne transformé ? Au fond, il n’a pas rompu avec sa pensée schumpeterienne, de la destruction créatrice, les vieux trucs doivent mourir, et on se tourne vers les « new tech ».

La part de l’industrie manufacturière en France se situe désormais au niveau de celui de la Grèce ! Mais comment relancer la machine ? Avez-vous eu l’occasion de parler de réindustrialisation à des chefs d’entreprise, à des responsables patronaux ? Très régulièrement, dans la sous-traitance automobile, des briquetteries, etc. L’exemple le plus parlant, c’est celui des masques. Le président de la fédération, un patron, m’a invité dans son usine, à Frontignan : elle était à l’arrêt. Il avait reçu 700 000 € de l’Etat, pour monter la boîte rapidement, mais derrière, les chaînes ne tournaient pas. Pourquoi ? Parce qu’Emmanuel Macron a distribué des dizaines de millions d’euros pour créer ces usines, bonne idée, bonne nouvelle. Mais deux années plus tard, seules 20 % ont survécu. Parce qu’on n’a protégé aucun marché, et que 99 % des masques provenaient de Chine. Ca n’a aucun sens.   Il nous faut un Buy French Act, ou un Buy European Act, avec l’obligation, ou au moins la possibilité, pour les services publics, les régions, d’acheter local. Il nous faut, sur certains produits, identifiés, ciblés, la mise en place de quotas d’importation, ou des taxes aux frontières. Sans cela, c’est un leurre : il n’y aura pas de résurrection industrielle.   Je reviens, enfin, sur les filières. Sur des dossiers, j’ai dû monter à Bercy, rencontrer le CIRI, Comité interministériel de restructuration industrielle, mais personne dedans ne réfléchissait en filières. Personnes ne mettait autour de la table tous les acteurs d’une filière, sous-traitant, donneur d’ordre, etc., pour rétablir les chaînons manquants, pour se demander comment agir ensemble, où il fallait investir, comment se soutenir. C’est pour moi le rôle de l’Etat, pivot, chef d’orchestre, qu’il ne joue pas.

La semaine dernière, Emmanuel Macron a évoqué l’idée d’une « pause réglementaire européenne » sur les objectifs environnementaux. Ce que vous proposez-là, c’est une mise à distance d’autres règles européennes… Le chemin est compliqué… Sur le plan environnemental, comme sur le plan social ou fiscal, nous ne devons pas avoir comme horizon de dégringoler la pente, d’aller vers le bas. Au contraire, il nous faut tirer vers le haut. Donc, le libre-échange est à tempérer, à modérer, le politique doit faire tampon.   Ca bouge beaucoup, dans les discours en tout cas. Il y a déjà la taxe carbone aux frontières de l’Union, avec ses limites. Mais la semaine dernière, les députés européens ont voté une motion pour que les produits venant de pays avec de faibles normes sociales soient taxés à l’entrée de l’UE. Emmanuel Macron devrait appuyer cela, chercher des alliés pour cette régulation, aller dans cette direction-là avec des partenaires européens, ou en bilatéral. Mais non, il ne dit rien. Il y a une logique à inverser. Pour réduire notre déficit commercial, le mot d’ordre depuis quarante ans était : « il faut exporter plus ». La vraie question, aujourd’hui, c’est : « comment importer moins ? »

Comment alors ? Il y a plusieurs biais. Concernant nos dépenses d’énergie, qui cause la moitié de notre déficit commercial, c’est en finir avec un gaspillage colossal. Depuis cinq ans, je le répète en commission des Affaires Économiques de l’Assemblée Nationale : il nous faut investir, des dizaines de milliards, sur l’isolation des logements. C’est un investissement, pas une dépense. Pour les factures des gens, pour la planète, pour l’emploi, soit, mais surtout : pour la souveraineté nationale. Il y faut un plan massif, et pas ma prime Rénov’. Ensuite, il faut une vraie discussion, ouverte, avec les chefs d’entreprise, des firmes aux PME, les syndicats, avec la société, pour décider : quelles productions doit-on relocaliser en France ? Quelles priorités ? Quelles filières ? Le Haut commissariat au plan offre un début de cartographie. Au coeur de la crise covid, Emmanuel Macron a eu un moment de lucidité, quand il a déclaré : « Déléguer notre santé, notre protection, au fond notre cadre de vie, à d’autres, c’est une folie. » Mais après cette épiphanie, on est retourné à la normale, et on signe des accords de libre-échange comme avant. Enfin, sur certains produits, je pense à l’électronique, à la téléphonie, on doit avoir comme objectif de moins consommer, par des garanties étendues, par des centres de réparations partout dans le pays. Ceci, pour des raisons à la fois écologiques et économiques, pour notre balance commerciale.

On retrouve là l’idée d’une « planification écologique » porté par Jean-Luc Mélenchon au cours de la campagne présidentielle. Le président Macron a d’ailleurs repris l’expression. Dans votre conception de cette planification, il faudra prendre en compte toutes les énergies, et pas uniquement attendre une impulsion venant du haut…

 ’Etat a un rôle de chef d’orchestre. Je songe à Roosevelt 1942. Il lui manque des bombardiers, des porte-avions, des tanks… Et il fait quoi ? Il ne nationalise pas tout, non : il canalise toutes les énergies du pays, tous les savoir-faire, tous les capitaux, toute la main d’oeuvre en une direction, l’économie de guerre. Je pense qu’aujourd’hui, il faudrait canaliser tous cela vers une direction : l’économie de guerre climatique.

Ces derniers mois, les États-Unis ont mis en place leur Inflation Reduction Act (IRA) avec 370 milliards de dollars, la Chine subventionne également fortement ses industries. Comment financer un plan de la même ampleur ? Faut-il porter ça au niveau européen ? Oui, au niveau européen, quand c’est possible. Et national, quand ça bloque. Mais avec un autre échelon à penser, aussi : un groupe de pays, qui veulent avancer ensemble… C’est ainsi que s’est construit Airbus, et pas en pas en attendant l’accord de vingt-sept Etats… Nous n’aurions aucune filière aéronautique, à ce rythme là.

Finalement, vous en appelez au retour d’un « État stratège » ?C’est une évidence. Au fond, c’est comme si Emmanuel Macron avait été élu à contre-temps de l’histoire. Comme Mitterrand, en 1981 : il arrive après la grande vague socialiste, keynésienne et autogestionnaire, et il doit faire face à la grande vague libérale. Là, en 2017, arrive à l’Elysée le petit-fils de Margaret Thatcher, Emmanuel Macron, mais sans doute à contre-temps de l’histoire. Car, finalement, la grande vague libérale, sur le plan idéologique, elle est morte, elle est derrière nous. On voit qu’il y a un retour de l’État. Mais un retour de l’État qui n’a pas pensé son rôle. C’est en permanence du ponctuel, du non-pensé, ça apparaît comme du bricolage, et donc, ça ne structure rien. Oui, il faut le retour d’un l’État qui coordonne, qui stimule, qui repère les chaînons manquants, qui offre une stratégie. Qui fasse passer les besoins de la Nation, des citoyens, avant le marché. Ce que je retrouve davantage dans les notes du Haut commissariat au plan que dans les discours d’Emmanuel Macron." ( F Ruffin)  ______________

Posted by Etienne Celmar at 10:25 Aucun commentaire:
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Humeurs et humour de toutes couleurs


- Vélovirus
- Restons modestes
- Sur le pied de guerre
- La royauté
- Ne m'appelez pas Président
- Délinquance pondérale
- Virus ultra résistant
- De pape en pape
- Roule ou grève!
- On ne sait pas où on va
- Retraite 2.0
- Personne n'est parfait
- Faute de goût
- Modestes propositions
- Ailes présidentielles
- Black is black
- Macro-incertitudes
- Cliquez pour prier
- Homo ratatinus
- Cochons à la barre
-Macdonaldisation planétaire
- L'Evangile selon Donald
- Back to the Past
- Tant de sollicitude...
- Pas de croissance?!
- Comme j'aime
- Histoires d' O...-pital
- Un sans-culotte culotté
- C'est bien le meilleur
- Reconquista
- Si j'aurais su...
- Rien n'arrête Mr Ping
- Barbe au poil
- Procrastination
- Tout s'explique
- Encore un ver?
- Batifolage
- On en parle
- Benalla, ah! ah!
- J'arrête le vélo!
- Ben OSS117
- Ronds points citoyens
- Civisme topless
- L'essence et l'existence
- Les tribulations de Jean-Claude
- La connerie, son avenir
- Elysée enlisé?
- Boutique élyséenne
- Jupiter et l'horticulteur
- Passé compliqué
- Enfer pour Jupiter?
- Pas si nul que ça!
-Ils sont fous ces Gaulois
- Brigitte en clair
- Abandon
- Pedalo, ergo sum
- On se calme!
- Un putain de pognon
- La paille et la poutre
- Pognon de dingue
- Pas de kawa pour les fatmas
- Tueries US: la solution
- Chers collaborateurs
- Thaumaturgie
- Pauvre cochon!
- Et pont et pont...petit patapon ♪♫♪
- You are fired!
- Miracle en Alabama
- Vandalisme ou trumperie?
- Plantation et plantage
- Echos du Palais
- Pas de chance!
- Ce n'est pas un poisson d'avril
- IL est temps d'investir
- Macron et le loup
- Petit voyage en absurdie
- Le roi du kit nous quitte
- Tout ça pour ça!
- Maussade
- Procrastinez-vous?
- Le ministre et le pizzaïolo
- La 2 CV de Mr HULOT
- Y voir clair
- Cancans du Vatican
- Dieu est-il en RTT?
- Et rebelotte!
- Qui n'aime pas les paradis?
- Cordée en péril?
- Terreur à Washington
- Tempête ...:
- Vie de cochon
- Jamais plus sans mon chien
- En marge
- Pédaler speed and free
- Culottés!
- Barbe chic et choc
- Nobody
- Garder la mémoire
- En avoir ou pas?..
- Vers une assemblée godillot?
- Les tribulations de l' abbé Roux
- Pourquoi pas "Président à vie"?
- Philosophiquement non conforme
- Jeux de mains
- I like!
- Chicken Jail
- Il se veut « jupitérien »:
- Procastinatio
- Riches: une montée "fulgurante"...
- Elle est encore là..
- Familles recomposées
- :Cherche donateur:
- Trouver son chemin
_ Retour au chateau
- L'évangile selon Donald
- Où va-t-on?
- Cuisine pré-électorale
- Débat crucial Outre-Manche
- Barack s'en va:
- Donald à l'école
- Auchan: à fond la caisse!:
- Macronite aiguë?:
- Post-vérité?
- Fessées qui se perdent
- Histoire de chaises
- Christine coupable?
_ La primaire
- Mais, qui va garder le château?
- On a beau dire...
- En rire ou pas
- Facéties préelectorales
- Il Papa, la pizza et the Mc Do
- Hillarant!_

_
Alertez B. Bardot.!_
_
Il a raison, Gérard:
- Les pauvres exagèrent
- So smart!:
- Economies faciles
-
Toujours plus haut
- Tabarnak!
- Etrangeté
- Suffit pas d'être blonde
- Urinothérapie
- Audaces rhétorico-politiques
- Mettez un tigre dans votre smartphone:
- Sans blagues!:
-Bac: l'art d'enfiler les perles
- A tu et à toi
- Humour et politique:
- Brunus Imperator
- Oh-rage!..
- L'habit ne fait pas le ministre
-
Cumulards:
- L'art du défilé:
- Normal!:
- Inépuisable!
- Elle n'en manque pas une!
-
Brocantes présidentielles
-
Jeanne à toutes les sauces:
- Siné: dernière envolée
- C'est ballot!
-
Enquête à "Ménard-ville"
- Police de la croûte:
- Coiffure élyséenne:
- Histoire de brasseurs
- Les pôvres!
- To be or nor to be (happy)
- Paléo et néo-crétinisme
- Pommes trop chères
- Demain je me mets à l'élevage
- Histoire à dormir debout
- Te plains pas..
- Mea culpa
- C'est grave, docteur?
- Mourir cher?
- Histoire à dormir debout
- Pause pipi, c'est fini?
- Le retour des druides
- Petite pédagogie du fouet
- Art hors-sol
- Panique à Passy
- Postures
- Merci pour le séjour!
- Question de standing
- Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?
- Quand on partait de bon matin...
- Pas de kawa pour les fatmas
- Hibernatus 2
- Le bonheur est dans le sable
- Erreur de casting
- Les soucis de Valéry
- Demain peut-être...
- Blanche-Neige au Qatar
- Cachez-moi ces nus!
- De si belles pommes!
- S comme...
- Et mon câlin?
- Relooking
- La bécane de Christiane
- De si belles pommes!
- Cachez-moi ces nus!
- Sarko neuf
- Vodka de la résurrection
-
La belle et les Monsignori
-
Pamela chez les mangeurs de foie gras
-Brève bafoulle au Trés-Haut
- Pour une bonne année
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Grosse fatigue
-Mange pas ci, mange pas ça...
-
Des millions d'amis
-
Toussaint: les saints sont à la fête
-
Humeur d'août
-
Boss de Davos
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Cher Président!
-
Gourou de chez nous
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Dangereux vélo
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Sport o no Sport?
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Cachoteries bancaires
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Cons anciens et nouveaux
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Les plus riches coûtent cher
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Ultima verba
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Rien...ou si peu
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Vieux banc
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Ils s'y préparent!
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Do it yourself
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Désespérer le peuple
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Lettre à Elise
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Pourquoi pas le dimanche?
-
8 euros pour un dentier
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Un mal étrange
-
Scepticisme et ciconspection
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Valse des régions
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Ménage linguistique
-
Armes: spéciale braderie
-
Chouette, la philo!
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Les barbares à Zemmour
-Ballon pas rond
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Les pompes de la discorde
-
Purge grecque
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François au FMI?
-
Google en-pire
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Précarité: règime normal?
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La faute aux pauvres
-
Un ex-ministre au poil
-
C'est décidé, je reste!
-
Les vaches!
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Avoir la patate
-
La faucille et le goupillon
-Politiquement hilarant
-
En rire ou en pleurer
-
Tous des singes !
-
(Sans) horizons et coup de ...blues
-
Marre d'être gentil!
-Elles osent tout
-Vivement Noël!
-
Encore un ver?
-Le filon vélo
-Mourir pas cher
-
Le retour des blaireaux
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Quand Jésus tweetait...
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De foire en foire
-T'as ti ta e-watch?
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Stop aux taupes!
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Toutoubars, minoubars
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Décalé
-Vive la sieste!
-Royal baby
-Du boulot pour François
-Le tour du Tour
-Histoire de lunettes
-Nouveau voyage en Amazonie
-Ventre plat et tête creuse
-Généalogies
-Petits et grands jouets
-Rond-point
-Mourrez, nous ferons le reste
-De choc en choc
-Pâques aux tisons...
-Pas (très) sérieux...
-On a tout essayé...
-Le vélo: en parler ou en faire
- Certains l'appellent Pancho
-La pluie et le beau temps
-En attendant la fumée..
-Devenir arriviste...pour les nuls
-Mail de Jésus
-
Guerre de Hollande
- Belgique: j'y vais, une fois
-Je twitte, mais je me soigne..
- La fin du monde aura bien lieu
-Drôle de bonhomme, le Chat!
-Touche pas à mon pain...au chocolat!
- Braves pigeons!
-La (com)plainte des banquiers
-Que pense Dieu de tout ça?...
- De la pomme: d'Adam à Apple
-Demain, j'apprends le SMS
- L'humour de Dieu
-Homo caniensis
-Qui sont les (vrais) cochons?
-Modestes propositions..
-Billet pour rien..
- Air Sarko One
-
Stop aux taupes!
-Oh! my Dog!..
-Humour noir
-Homo larbinus
-Pendant les fêtes...

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La curiosité est mon plus vilain défaut, le non-conformisme éclairé, ma ligne de conduite et l'humour, mon arme préférée.
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