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lundi 4 février 2008

Monnaie dévoyée ?


« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »
Nathan Rothschild, 1791
"Auri sacra fames" -la soif excécrable de l'or- (Keynes)

-ContreInfo :: Patrick Viveret : un coup d’état sur la monnaie

"...le paradoxe que nous vivions, c’est que ce que Stiglitz appelle le fondamentalisme marchand, l’extension démesurée de la sphère de la marchandise à tous les aspects de la vie sociale, affective, politique, culturelle et même spirituelle, a comme effet de limiter, voire de détruire les possibilités d’échanges.

La fonction normale de la monnaie, c’est d’être un fluide qui facilite l’échange et la création de richesse. Mais quand on a d’un coté une rareté artificielle de la monnaie, avec 3 milliards d’êtres humais qui vivent avec moins de 1 ou 2 dollars par jour, c’est l’équivalent d’une sous monétarisation qui bloque l’échange. Et quand on a à l’autre bout les 200 et quelques personnes qui ont un revenu cumulé égal à celui de milliards d’êtres humains, c’est le problème inverse. C’est une sur-monétarisation, qui fait que cet argent en excès ne se recycle plus dans l’économie réelle...."

-Reconsiderer la richesse
-Le dollar et l’Empire
-Robert Reich : le « supercapitalisme » menace la démocratie:
« Le supercapitalisme, c’est très bon pour les investisseurs qui maximisent leurs revenus et les consommateurs qui paient de moins en moins cher. Mais c’est néfaste à la production de biens publics, à la sécurité de l’emploi, au niveau des salaires, au climat de la planète... Ce que nous voulons en tant qu’épargnant et acheteur entre en conflit avec ce que nous voulons en tant que salarié et citoyen. ...le citoyen de base est désormais écartelé entre ses exigences et ses valeurs de citoyen, et ses impératifs de consommateur et d’investisseur - abandonnant souvent les premières au profit des seconds... les outils traditionnellement utilisés par les démocraties pour réguler les problèmes de société (redistribution, services publics efficaces...) sont en déroute..."
-Le crépuscule du capitalisme occidental ?
-Monde11-Maurice Allais
-La crise mondiale d’aujourd’hui, Maurice Allais
"...Qu'il s'agisse de la spéculation sur les monnaies ou de la spéculation sur les actions, ou de la spéculation sur les produits dérivés, le monde est devenu un vaste casino où les tables de jeu sont réparties sur toutes les longitudes et toutes les latitudes. Le jeu et les enchères, auxquelles participent des millions de joueurs, ne s'arrêtent jamais. Aux cotations américaines se succèdent les cotations à Tokyo et à Hongkong, puis à Londres, Francfort et Paris.

Partout, la spéculation est favorisée par le crédit puisqu'on peut acheter sans payer et vendre sans détenir. On constate le plus souvent une dissociation entre les données de l'économie réelle et les cours nominaux déterminés par la spéculation.

Sur toutes les places, cette spéculation, frénétique et fébrile, est permise, alimentée et amplifiée par le crédit. Jamais dans le passé elle n'avait atteint une telle ampleur....

Depuis deux décennies, une nouvelle doctrine s'était peu à peu imposée, la doctrine du libre-échange mondialiste, impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux.

· Suivant cette doctrine, la disparition de tous les obstacles à ces mouvements serait une condition à la fois nécessaire et suffisante d'une allocation optimale des ressources à l'échelle mondiale. Tous les pays et, dans chaque pays, tous les groupes sociaux verraient leur situation améliorée.

Le marché, et le marché seul, était considéré comme pouvant conduire à un équilibre stable, d’autant plus efficace qu’il pouvait fonctionner à l’échelle mondiale. En toutes circonstances, il convenait de se soumettre à sa discipline...

Plus que jamais, des réformes, très profondes et radicales, sont nécessaires :

- réforme du système du crédit ;

- stabilisation de la valeur réelle de l'unité de compte ;

- réforme des marchés boursiers ;

- réforme du système monétaire international...."

Keynésianisme militaire

--------- « Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l'acquisition d'une influence illégitime, qu'elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d'un développement désastreux d'un pouvoir usurpé existe et persistera. »
— Extrait du discours de fin de mandat du président Eisenhower, 17 janvier 1961-----------------
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Chalmers Johnson(présentation)
-Chalmers Johnson : Banqueroute américaine (I/II)
"Par keynésianisme militaire, je veux parler de cette croyance erronée selon laquelle des politiques publiques axées sur des guerres fréquentes, d’énormes dépenses d’armement et de munitions, et de grandes armées permanentes peuvent soutenir indéfiniment une économie capitaliste prospère. En fait c’est l’inverse qui est vrai...Rien ne peut dépasser la prodigalité des dépenses militaires de notre gouvernement. Les dépenses prévues par le Département de la Défense pour l’exercice 2008 sont plus importantes que l’ensemble des budgets militaires de toutes les autres nations réunies. Le budget supplémentaire pour payer les guerres actuelles en Irak et en Afghanistan, qui ne fait pas partie du budget officiel de la défense, est lui-même plus important que la somme des budgets militaires de la Russie et de la Chine...

Mais il y a beaucoup plus. Dans une tentative visant à dissimuler la véritable taille de l’empire militaire américain, le gouvernement a longtemps caché des dépenses militaires majeures liées à d’autres départements que celui de la Défense.

Par exemple, 23,4 milliards de dollars dévolus au Département de l’énergie, vont vers l’élaboration et le maintien d’ogives nucléaires, et 25,3 milliards de dollars du budget du Département d’Etat sont consacrés à l’assistance militaire étrangère (surtout pour Israël, l’Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, République Arabe Unie, Egypte et Pakistan)..."

-Chalmers Johnson : Banqueroute américaine (II/II)
"...la dette accumulée par le gouvernement fédéral n’a jamais atteint 1000 milliards de dollars jusqu’en 1981. Lorsque George Bush est devenu président en janvier 2001, elle s’élevait à 5700 milliards de dollars environ. Depuis, elle a augmenté de 45%. Cette énorme dette s’explique en grande partie par nos dépenses de défense par rapport au reste du monde...

Dans ses conclusions, le NSC-68 affirme : « Une des plus importantes leçons de notre expérience de la Seconde Guerre mondiale est que l’économie américaine, quand elle fonctionne à un niveau proche de sa pleine efficacité, peut apporter d’énormes ressources à des fins autres que la consommation civile tout en fournissant un haut niveau de vie. »

Avec cette notion, les stratèges américains ont commencé à développer une industrie massive de munitions, à la fois pour contrer la puissance militaire de l’Union soviétique (qu’ils ont constamment surestimé), et aussi pour maintenir le plein emploi ainsi que pour conjurer un éventuel retour de la dépression. .."
-Analyse de Chalmers Johnson
-Le budget militaire US flambe
George Bush prévoit un déficit budgétaire plus que doublé
-Les USA et la guerre 1939-1945 (Pauwels)
... Le plan Marshall, " qui fonctionna comme une carte de crédit collective dans le but que l’Europe de l’Ouest devienne cliente de l’industrie américaine... et qui permit à l’industrie américaine de tourner à plein régime" (p.275) fut le puissant moyen d’américanisation de l’Europe, avec de magnifiques retours sur investissements.

Le dernier chapitre, intitulé : "Après 1945 : de la bonne guerre à la guerre permanente", ouvre sur l’après-guerre et sur les conflits dans lesquels les USA ont été impliqués afin surtout de ne pas ralentir la production des groupes fournisseurs de matériels militaires. La guerre froide, notamment, "força à investir massivement dans l’armement... et fut également une force de sabotage de la reconstruction de l’URSS"(p.286). Ce fut un effort énorme et délibéré, comme l’affirme l’auteur allemand Jürgen Bruhn, visant à pousser l’Union soviétique vers la ruine économique par le biais de la course aux armements. Les conflits dans lesquels sont engagés actuellement les USA ne visent-ils pas toujours le même but, malgré les dénégations et les justifications idéalistes : faire tourner le "Warfare State" ?..

-Déséquilibre de la terreur
"... le coût de l’agression des Etats-Unis en Afghanistan se monte à 1 milliard de dollars par mois : pour mémoire, 12 milliards de dollars par an suffiraient à éradiquer les grandes épidémies sur l’ensemble de la planète..."
-Complexe militaro-industriel des États-Unis d'Amérique
« Depuis plus de cinquante ans, l'histoire stratégique américaine est aussi celle de tout un secteur du cinéma qui vient prolonger l'histoire réelle par la création d'un univers d'images et ainsi d'un univers mental où se constitue l'identité stratégique américaine comme l'une des dimensions essentielles de l'identité nationale. Dans celle-ci se rejoignent le sentiment d'être un peuple élu et de mener des guerres justes, ou qui le deviennent grâce au pouvoir de la symbolisation cinématographique. »
Jean-Michel Valantin (épilogue p.177), source
-Modèle de propagande

Néocésarisme ?



Retour au césarisme, par François Rebsamen

"...Compte tenu du poids prééminent du président dans la Ve République, il était logique de penser que les pouvoirs du Parlement méritaient d'être renforcés. Or, à la lecture de ces propositions, la réalité apparaît tout autre. Il nous faut nous rendre à l'évidence : Nicolas Sarkozy n'a qu'un seul but, être seul au-dessus de tous et au centre de tout ! Césariste dans l'âme, ou plus exactement en diable, il s'étonnait, il y a quelque temps, d'être obligé d'envoyer ses conseillers aux réunions d'arbitrage à Matignon pour contrôler l'action des cabinets ministériels, faisant remarquer qu'il lui serait tellement plus simple de convoquer ses ministres à l'Elysée, et de procéder directement aux arbitrages.

Aujourd'hui, alors qu'il est déjà omniprésent dans les médias, il lui paraît inconcevable et insupportable de ne pas avoir le droit de s'exprimer, comme il le veut et quand bon lui semble, devant le Parlement....le dérèglement de notre système constitutionnel est à son comble et nous voilà revenus aux tristes heures du césarisme. Il va falloir s'y opposer, au nom de la démocratie et de la liberté. Il va falloir se battre parce que la République, c'est plus que des institutions, c'est un ensemble de valeurs partagées, comme la lutte contre les discriminations et contre l'intolérance, l'intégration de tous dans la vie économique et sociale, l'idéal de fraternité ou le respect de certains principes fondamentaux, comme l'égalité et la laïcité."(Le Monde)
Politiques publiques : la tentation du césarisme
Sarkozy, l’héritier de Napoléon III
-AgoraVox : "Ne pouvant créer, il décrète" : entretien exclusif d’un homme politique très célèbre sur Nicolas Sarkozy
Napoléon III - Wikipédia
Esprit - Mouvements : penser la droite
Carla Bruni, la première dame de France, et qui va bientôt rendre visite à la Reine d’Angleterre, a donné au Daily Mail le 19 janvier 2008 une interview où elle compare Sarkozy à Napoléon, "deux hommes de petite taille qui ont de l’allure".('The French are miserable but Sarkozy's my Napoleon")

dimanche 3 février 2008

Et si c'était l'avenir ?



Le meilleur carburant, c'est vous! Bienvenue dans le monde des véhicules de l'avenir...

-Human car : la voiture à propulsion humaine
-Human car, retour aux sources !
Human Car, elle fonctionne à l'homme

Demain, je roule à l'huile de genoux...et de coude!

A l'heure où le peak-oil s'annonce (s'il n'est pas déjà dépassé...), où l'exercice physique nous manque, voilà de quoi concilier exigences écologiques et physiques , dans une société où la lenteur pourrait être réhabilitée... La voracité et l'addiction pétrolières sont venues des USA, les solutions d'avenir se préparent-elles là-bas ?...

-vélo-couché Low Racer M5 Caréné (une solution individuelle...)
-Vélomobile - Wikipédia (toutes les possibilités...)
-ADV - Accueil (Association pour le développement du vélo mobile)

-Penser la crise pétrolière ...
-La voiture propre n'existe pas
-L’auto sapiens
- Confidences d’une petite reine
-Liens provélos

Rappel:" Des matières premières, il en faut: une voiture de 1,5 tonne contient en moyenne 800 kg d’acier, 150 kg de fer, 112 kg de plastique, 86 kg de fluides, 85 kg d’aluminium et 62 kg de caoutchouc ...
Mais en réalité, chaque nouvelle voiture nécessite pour sa construction 20 fois plus de matières premières que son seul poids, estime Matthias Zimmermann, président de la Fédération européenne pour le transport et l’environnement . Autrement dit, il faut 30 tonnes pour produire une seule voiture de 1,5 tonne. A ce sombre bilan, il convient d’ajouter 150.000 litres d’eau, divers détergents, solvants, enduits et autres produits chimiques, ainsi que 120.000 mégajoules d’énergie (environ 3 tonnes équivalent pétrole), toujours pour n’assembler qu’une seule automobile...
La plupart de ces matières premières sont bien entendu extraites au Sud, grâce à une main-d’œuvre au coût défiant toute concurrence et aux droits sociaux limités voire inexistants –tout comme les contraintes environnementales..."




samedi 2 février 2008

Dieu est-il américain ?



Dieu, la grande question américaine - Les élections américaines
".... Les candidats ont donc fait étalage de leurs croyances, avec un curieux effet de surenchère : "Plus chrétien que moi tu meurs." La palme de l'hyper-évangélisme revient à l'ancien pasteur baptiste Mike Huckabee, mais même le mormon Mitt Romney évoquait Jésus, son sauveur. Barack Obama parlait de sa conversion, et Hillary Clinton priait avec une fréquence étonnante...

L'héritage du parlementarisme anglais a eu des effets durables sur les présidents américains, à commencer par George Washington, qui prêtaient serment sur la Bible (ce que ne prévoit pas la Constitution)...., dans le camp des religieux, des évangéliques de la droite républicaine pure et dure, court l'idée que la nation américaine est une nation chrétienne et qu'il est temps de corriger la Constitution qui omet toute référence à Dieu. C'est ce qu'a proposé le candidat républicain Mike Huckabee dans le Michigan : un amendement pour que la Constitution respecte enfin les "principes divins" (God's standards). La droite chrétienne ne peut admettre que les institutions américaines soient une création des Lumières, inspirées par des impies, des agnostiques ou des déistes comme Thomas Jefferson. Celui-ci fut accusé d'athéisme lors de l'élection présidentielle de 1800 (qu'il remporta)...George W. Bush a obtenu 78 % des voix des évangéliques blancs et 61 % des voix des Américains les plus pieux (toutes confessions confondues) : ceux qui vont au culte ou à la messe une fois par semaine ou plus. Le poids du vote religieux a évidemment marqué les premiers caucus ou primaires, dans des Etats où la population des électeurs évangéliques blancs est particulièrement nombreuse. Dans l'Iowa, où 60 % des électeurs républicains étaient des évangéliques ou des "born again", Huckabee l'emportait haut la main, loin devant Romney ou McCain. En Caroline du Sud, au coeur de la Bible Belt, où 55 % des électeurs se définissent comme des évangéliques, Huckabee a certes séduit 43 % de ce segment, mais cela n'a pas empêché McCain de gagner. Au fur et à mesure que les primaires se déplacent vers l'ouest et le nord-est, le poids du vote évangélique ira diminuant. Ce ne sont pas les dévots qui font les élections, mais les modérés, aussi bien chez les républicains que chez les démocrates. C'est pourquoi McCain, qui dénonça jadis les dirigeants de la droite chrétienne comme des "fanatiques", a bien plus de chance de l'emporter à la tête du parti républicain que l'ancien prédicateur baptiste Huckabee..."

-Le sacrifice de la protection sociale pour un meilleur asservissement à la religion
-USA et héritage religieux
- Et Dieu créa l’Amérique…
-Religion aux États-Unis - Wikipédia
-Evangélisme et politique dans la jeune République
-USIA - La société américaine -
-(Objet application/pdf):religions (héritage historique et instrumentalisation politique)
" La religion est
instrumentalisé dans le cadre de la politique
sociale menée par l’Etat fédéral et permet
ainsi le progressif désengagement ou
encore la responsabilité limitée du secteur
public face à des questions de société,
comme l’éducation des jeunes. La religion
est en fait indissociable de ce nouvel esprit
du capitalisme et de l’idéologie libérale."
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http://membres.lycos.fr/returnliberty/religionusa.htm:
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Le président George W. Bush annonce qu'il va continuer à favoriser le développement des programmes sociaux basés sur la foi dans le cadre de sa fonction de protecteur de la liberté religieuse, dans une entrevue au Washington Times.
«Pour moi, la fonction de président est et doit toujours être de protéger le droit de prier ou de ne pas le faire (...) La plus grande liberté ou l'une des plus grandes que nous ayons c'est le droit de prier, comme on le veut», a déclaré M. Bush.
«D'un autre côté, je ne vois pas comment on peut être président au moins de mon point de vue, sans une relation avec Dieu» ajoute-t-il.
«J'ai été attaqué, je crois, parce que les gens ont eu peur que je leur dise qu'ils n'étaient pas aussi patriotes s'ils n'étaient pas religieux, ce que je n'ai jamais dit. Je n'ai jamais agi comme cela», a ajouté le président.
«Je pense que de plus en plus de gens comprennent l'importance de la foi dans leur vie (...) Quand il s'agit de religion et de foi l'Amérique est un pays formidable. Nous avons des gens qui sont venus exprès à nos rassemblements pour nous dire: je suis ici pour prier pour vous, sachez que je prie pour vous" je suis très reconnaissant de cela», a-t-il ajouté.
M. Bush a précisé que pendant son second mandat qui commence le 20 janvier il continuera à développer les programmes basés sur la foi en vertu desquels le gouvernement fournit des aides financières à des groupes religieux
pour des programmes sociaux - 1,2 milliard de dollars depuis sa première élection en 2000.
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-Les évangéliques à l'assaut du monde
- Comprendre les évangélistes américains >Jesus, Camp, bande, annonce, previews
-Militants de la Bible aux Etats-Unis. Évangéliques et fondamentalistes du Sud

À l'issue de la Première Guerre mondiale, le président Wilson affirme : « L'Amérique est la seule nation idéale dans le monde [...]. L'Amérique a eu l'infini privilège de respecter sa destinée et de sauver le monde [...]. Nous sommes venus pour racheter le monde en lui donnant liberté et justice."

Nabil Shaas, à l’époque ministre des affaires étrangères a rapporté : "le Président Bush nous a dit à tous : "Je suis investi d’une mission par Dieu".


Faillite de la gauche ?


Paradoxe sociologique et électoral...
Opposer les pauvres aux pauvres?...

"Pourquoi les pauvres votent à droite" : la rébellion conservatrice
Thomas Frank (Agone,"contre-feux")
Pourquoi les pauvres votent à droite

Un peu partout en Occident, la gauche est saisie de perplexité. Je suis l'héritière du mouvement ouvrier, j'incarne le combat pour l'émancipation sociale, et pourtant le peuple m'abandonne, se lamente la gauche. Cette angoisse, elle la formule avec ses mots à elle, sous la forme d'un âpre questionnement : pourquoi diable les pauvres gens soutiennent-ils la droite, autrement dit le parti des dominants ? Comment expliquer que les damnés de la terre apportent leurs suffrages à ceux qui roulent "objectivement" pour les maîtres du monde ?

" La question ne date pas d'hier. Ces temps-ci, elle trouve néanmoins une actualité renouvelée. Afin d'y répondre, on peut opter pour la voie théorique : décortiquer les bons auteurs et reprendre l'étude de ce qu'on nommait, autrefois, "servitude volontaire" ou "aliénation". Thomas Frank a choisi un autre chemin : celui du reportage politique, entre recherche de terrain et flânerie narquoise. Son domaine d'enquête était tout trouvé : le journaliste a grandi dans l'Etat du Kansas, où naquirent jadis bien des révoltes, et où George W. Bush est aujourd'hui l'idole des plus démunis.

Ici, les masses déshéritées réclament la fin des droits de succession et la privatisation des hôpitaux. Ici, la colère vise non pas les élites économiques, mais la gauche "libérale", forcément "cosmopolite" et "arrogante" : voyez ces "démocrates" qui haïssent l'Amérique profonde ; voyez ces syndicalistes parasitaires, qui ne manquent pas une occasion de trahir le pays ; voyez ces "je-sais-tout" d'universitaires, incapables de manier une arme ou d'installer l'électricité chez eux, mais experts en féminisme chic et en fromage frenchie....."

"Thomas Frank explique de façon convaincante que les riches et les puissants ont exploité le désespoir et la frustration des classes moyennes et ouvrière américaine.."(Wendie Brown)

Le "populisme autoritaire" selon Stuart Hall
Dans Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme (Amsterdam, 208 p., 13,90 €), il examine le mélange de coercition idéologique et de "consentement populaire actif" qui distingue l'actuelle "lame de fond populiste" en Grande-Bretagne : "Son succès et son efficacité ne reposent pas sur sa capacité à duper des gens naïfs, mais sur le fait qu'il s'attaque à de vrais problèmes, à des expériences vécues et bien réelles (...) tout en étant capable de les représenter dans une logique discursive qui les inscrit systématiquement dans les politiques et les stratégies de classe de la droite", écrit-il.

Pourquoi Sarkozy a mordu sur l'électorat populaire
".......... « La solidarité de classe est en train de disparaître. Le système pousse ceux qui ont un emploi à en priver ceux qui en recherchent un », constate Dany Wallyn, secrétaire du syndicat. Comme Dominique, il estime que « l’incapacité de la gauche à proposer des solutions politiques collectives et satisfaisantes aux problèmes que rencontrent les salariés, en particulier en termes de pouvoir d’achat, pousse à la recherche de solutions individuelles ». « Cette montée de l’individualisme explique le succès de Sarkozy, y compris parmi des populations qui ne lui sont pas naturellement acquises », avance celui qui est aussi conseiller régional communiste du Nord-Pas-de-Calais. « La gauche n’a pas su combattre l’individualisme et n’a pas su démontrer que s’en sortir seul est une illusion, que les ouvriers n’ont jamais rien gagné sans se rassembler », lance Renaud, syndiqué retraité. « Pour beaucoup, la vie se résume ainsi : après moi le déluge », s’énerve-t-il. Et de lâcher, amer : « Sarkozy a réussi à opposer les pauvres aux pauvres. ».

Le peuple contre la démocratie : le populisme

"...Plus qu'une menace précise, le populisme est un des symptômes de la crise des démocraties représentatives dans le contexte de la mondialisation et de la construction européenne. Il incarne une corruption idéologique de la démocratie, en révèle les dysfonctionnements et exprime une exigence de participation populaire sous le mode fusionnel d'un communautarisme national ou identitaire... Le cadre national républicain ne reconnaît pas la diversité multiculturelle qu'elle ne tolère que dans l'espace privé. Ce en quoi elle rencontre l'obstacle des ressentiments communautaires surgissant sur le terreau d'une discrimination socio-économique inavouée : la construction ethniciste, séparatiste ou communautariste, des " sub-nations " est l'enjeu d'une lutte pour la reconnaissance capable de démanteler l'unité républicaine.

Cette crise est d'autant plus le terreau des populismes, et des nationaux populismes qui tentent de reconstruire sur l'ethnie l'unité nationale perdue, que la décomposition sociale s'accompagne d'une homogénéisation transnationale des modes de vie, et d'une perturbation considérable du paysage sociologique généré par les migrations internationales. Ces dernières sont l'effet de la globalisation et des nouvelles fractures socioéconomiques qu'elle engendre, mais pour le national-populisme, les migrants cristallisent en eux les maux de la mondialisation. Ils feront d'autant plus aisément fonction de bouc émissaire que la stigmatisation du travailleur migrant, et sa précarisation sociale, servent les intérêts économiques du principal acteur de la globalisation économique : le patronat. Le nationalisme ethnique apparaît comme une fausse réponse, mais parce que ce discours se situe à un lieu stratégique de convergence de désir, d'intérêts et de fantasme entre une population économiquement destructurée et une fraction du patronat trop heureux de bénéficier d'un volant de main d'œuvre malléable à merci, son succès médiatique et politique est quasiment assuré...

La menace qui se profile est ici de nature libérale : le succès économique passe par la construction économique européenne mais celui-ci implique un transfert de souveraineté vers des instances dont la transparence démocratique n'est pas évidente. Par ailleurs, des forces politiques remettent en cause, à l'échelle européenne, les principes de l'unité républicaine en favorisant le communautarisme linguistique et le régionalisme. Les incertitudes institutionnelles de l'Europe et son expansion accélérée vers l'Est, qui repose sur des seuls critères économiques ou de démocratie formelle, rendent problématique le maintien de souveraineté politique des nations. D'autant plus que les constructeurs de l'union européenne semblent souscrire, sans distance critique aucune, aux principes du libre-échange tout en adoptant, dans un espace élargi, les tares du protectionnisme ethniciste à l'encontre des migrants non européens.

Absence de réponse politique au niveau institutionnel, subordination de l'intérêt général aux intérêts privés, remise en cause de la laïcité, carences sur le plan de la politique de défense et absence d'autonomie face au géant américain, déni d'humanisme à l'égard des populations du Sud, interpénétration du politique et des activités mafieuses … il ne manque pas de matière pour établir un réquisitoire contre une Europe devenue incapable d'affirmer son universalisme et de marquer sa distance par rapport aux pouvoirs économiques et financiers transnationaux dominé par les Etats-Unis..."(P.Deramaix)

{Dans son ouvrage " L' illusion populiste " (éd. Berg international, 2002) , Pierre-André Taguieff procède à une analyse conceptuelle et à une étude comparative des discours et pratiques aboutissant à une sorte de phénoménologie du populisme.}


vendredi 1 février 2008

La fin du MONDE ?


Un "Monde"à la dérive, soumis aux bourrasques de puissants intérêts financiers....Fin d'une presse (relativement) indépendante en France ?...
La forêt des médias


-Libération refuse de publier une chronique de Schneidermann
"... Entre les journalistes, et l'escouade disciplinée des pointures du CAC 40 que l'on appelle « les actionnaires externes », on appelle un chat un chat, un traitre un traitre, on se traite désormais sans fard de laquais du capital, de boutefeux, et d'irresponsables. C'est un indéniable progrès. Au moins, les lecteurs savent à quoi s'en tenir sur les rapports de force au sein de l'entreprise, entre les servants de l'information, et ceux du marché. A condition, toutefois, qu'ils lisent autre chose que Le Monde..."
-Crise au Monde: toute la direction démissionne
-Médias en crise (Monde-Diplo)
-Chronologie sur la crise au "Monde":
"..... - 14/1: Eric Fottorino présente son projet aux actionnaires externes du groupe, lesquels refusent de donner leur accord à sa candidature, qu'il décide de maintenir.
Il indique lundi que Guillaume Sarkozy, délégué général d'un des actionnaires du Monde, le groupe Médéric, pourrait "siéger statutairement (au conseil de surveillance) dans les mois qui viennent".
- 15: la SRM réclame le départ immédiat d'Alain Minc.
- 16: Jean-Michel Dumay confie à la presse qu'il quittera la SRM qu'il préside si elle l'exige pour sortir le groupe de la crise.
SNJ et CGT du Monde réclament aussi le départ immédicat d'Alain Minc.
- 17: le président de 20 Minutes France, Pierre-Jean Bozo, annonce avoir refusé le poste de gestionnaire proposé par la SRM.
- 18: Guillaume Sarkozy insiste dans un courrier pour entrer au conseil du groupe......"
Tiens, tiens....
-Comment Minc a proposé à Arnaud Lagardère d'acheter le Monde
-Presse: Le Monde selon Prisa
"... La SRM reste très critique à l'égard du groupe Lagardère et de l'amitié qu'entretient son PDG, Arnaud Lagardère, avec Nicolas Sarkozy. Je pense que Prisa peut contribuer à désamorcer ces tensions. Ainsi, j'ai suggéré que la rédaction dispose d'un droit de veto sur le choix du directeur de la rédaction..."
-L'offense faite au «Monde»
-Plantu.net : le site officiel du dessinateur de presse
- Lettre ouverte à Alain Minc
- Les nouveaux maîtres du Monde. En attendant Lagardère ?
"... A l’évidence, en effet, la stratégie de Prisa et, surtout, de Lagardère n’est pas réductible à la captation d’une « marque » et de ses « audiences ». Il s’agit aussi, comme pour Rothschild à Libération, comme pour Dassault au Figaro, d’acquérir un outil d’influence..."

mercredi 30 janvier 2008

Individualisme: positif ou négatif ?

Moi ou les autres?..Etre soi avec les autres ou
aux dépends des autres? Liberté individuelle
ou contraintes sociales et légales?...
Faux problèmes, dans la mesure où les deux
dimensions sont interdépendantes.
L'individu est à la fois le produit d'un héritage culturel
et le producteur des relations qui le conditionnent.
Se démarquer du milieu est à la fois une nécessité
et un risque. La liberté est toujours à construire, entre acceptation et refus, entre obéissance et révolte, entre tradition et innovation, dans une histoire où les relations entre invidu et société sont instables.

« Devenez vous-même en huit leçons ; réussissez votre vie en quinze… » L’individu est désormais sommé de s’épanouir. Mais l’injonction ne mérite-t-elle pas d’être questionnée à l’heure où les gens ne se sont jamais montrés si inquiets d’eux-mêmes ? D’où sort cet impératif qui oblige chacun à « réussir sa vie » ? Nos ancêtres ne vivaient pas avec ce poids là. Ils enduraient un autre joug, celui des obligations plus concrètement violentes, commandées par leur dépendance au collectif..." ( M. GAUCHET)




(Brève histoire de l'individualisme)
Marcel Gauchet : L’individu privatisé ( Le blog Marcel Gauchet)
"...L’avenir des individus exigera donc une renégociation des rapports entre eux-mêmes et leur société. C’est bien de cultiver l’estime de soi, mais l’individu doit affronter une question plus pressante : « comment parvient-on à obtenir l’estime des autres ? ». Comment survivre sans cultiver le désir d’appartenir à une collectivité qui fonctionne bien ? Il faut passer par la renégociation des rapports entre le « je » et le « nous »,que ce soit au niveau de la famille ou de la cité. Sinon, notre démocratie va se retrouver dans l’impasse."

Les désarrois de l'individu-sujet, par Dany-Robert Dufour

"...A notre époque, celle des démocraties libérales, tout repose, en fin de compte, sur le sujet - sur l’autonomie économique, juridique, politique et symbolique du sujet. Or c’est dans le même temps que se rencontre, à côté des expressions les plus infatuées d’être soi, la plus grande difficulté d’être soi. Les formes de la destitution subjective qui envahissent nos sociétés se révèlent par de multiples symptômes : l’apparition de défaillances psychiques, l’éclosion d’un malaise dans la culture, la multiplication des actes de violence et l’émergence de formes d’exploitation à grande échelle. Tous ces éléments sont vecteurs de nouvelles formes d’aliénation et d’inégalité.

Ces phénomènes sont fondamentalement liés à la transformation de la condition du sujet qui s’accomplit sous nos yeux dans nos « démocraties de marché ». « Etre sujet », c’est-à-dire « être-soi » et « être-ensemble », se présente selon des modalités sensiblement différentes de ce qu’elles furent pour les générations précédentes..."

Alain Ehrenberg : La fatigue d'être soi : dépression et société


L'individualisme - Hansen- love philosophie

"...Il ne fait pas de doute qu'une des pentes des sociétés marquées par l'éclatement des encadrements familiaux et religieux ainsi que par l'argent-roi ne conduise à l'affaiblissement de la force d'obligation de tout un ensemble de devoirs, au primat des intérêts privés, au « après moi le déluge », autrement dit un individualisme sans frein, sans souci des autres, sans respect de la loi. Tout simplement un individualisme irresponsable.

Néanmoins comment ne pas voir qu'une autre pente existe qui mène les individus à combattre les turpitudes et le racisme, à se soucier des autres, prendre en compte l'avenir de la planète, lutter pour plus de justice et de solidarité ? C'est ainsi que l'individualisation extrême de nos sociétés n'a nullement empêché la multiplication des associations et des bénévoles. C'est ainsi que les individus sont toujours capables de s'indigner, de faire acte de générosité pour les plus mal lotis de la planète. Tel est l'individualisme responsable, individualisme que l'on peut qualifier de raisonnable, autolimité, respectueux du droit des autres. Ne diabolisons pas en bloc l'individualisme qui constitue le fondement d'une société de liberté et d'innovation. S'il y a un individualisme négatif, il existe aussi un individualisme positif qui signifie indépendance d'esprit, affirmation de la personnalité singulière, esprit d'initiative et de recherche. Et aussi respect de la loi et

des droits de l'Homme. L'individualisme n'est pas une malédiction, c'est aussi la chance d'une société plus humaniste, plus tolérante, plus inventive de l'avenir. L'école doit se proposer pour but non l'effacement de l'individualisme, mais le combat contre l'individualisme irresponsable afin de faire progresser l'individu libre et responsable. Aucune tâche n'est plus grande, plus cruciale pour l'avenir de nos sociétés que celle-là".(Lipovetsky) )

L'individu hypermoderne
"...La société hypermoderne est une société où tout est exacerbé, poussé à l’excès, à l’outrance même : la consommation (Gilles Lipovetsky parle d’hyperconsommation), la concurrence, le profit, la recherche de jouissance, la violence, le terrorisme (on parle d’hyperterrorisme), le capitalisme (Laurent Fabius parlait récemment d’ « hypercapitalisme »). Elle est le produit de la mondialisation de l’économie et de la flexibilité généralisée qu’elle entraîne, avec ses exigences de performance, d’adaptabilité et de réactivité toujours plus grandes, induisant une modification profonde de nos comportements, une impossibilité de vivre des valeurs de long terme. La révolution survenue dans les technologies de la communication y joue un rôle essentiel, impliquant une mutation de notre rapport au temps et une obligation de réagir dans l’immédiat. Enfin, c’est une société marquée par le triomphe de la logique marchande et par l’éclatement de toutes les limites ayant jusque-là structuré la construction des identités individuelles, une société où, apparemment, tout est possible mais qui rejette impitoyablement ceux qui ne parviennent plus à suivre le rythme de ses exigences...."(Nicole Aubert)
Consommateurs ou/et citoyens ?
Individualisme de masse en Californie
"...Lorsque la production du particularisme devient la norme d’action, l’individualisme sous-jacent apparaît paradoxal, qu’il s’inscrive dans une logique de profit ou non. A San Francisco, les efforts faits pour se distinguer se rapportent à un système de valeurs prônant la différence partagé par les congénères. Du coup, dans les lieux où l’expression des différences est généralisée, elle devient presque insignifiante. L’indifférence envers les différences exprimées par d’autres devient elle aussi une norme de comportement..."

Christopher Lash : La culture du narcissisme (Climats)

"Une démocratie ne vaut et ne dure que si elle sait refondre constamment dans la communauté l'individualisme qu'elle fait naître"
(J.de Lacretelle)
Jacques de Lecretelle)




mardi 29 janvier 2008

Où est la "folie" ?


Le «trader fou», un best seller médiatique
"Tout expert que fut Jérôme, il est un peu difficile d'imaginer qu'une telle succession d'étapes complexes ait pu être menée de front par un seul homme, des semaines durant, avec un volant culminant à 50 milliards d'euros !...personne ne s'interroge sur ceux (car ils sont sans doute plus d'un) qui ont laissé à un simple courtier la possibilité de disposer de telles sommes pour ses opérations...Une question que personne ne s'est posée : pourquoi l'action de la Société générale chute depuis près de huit mois ? "(Sylvain Lapoix)

"..Trop, c’est trop ! Car cette fois le scandale qui éclate à la Société générale permet de pointer du doigt le système mis en place par les banques, depuis de nombreuses années, en vue de toujours plus siphonner les marchés, grâce à la sophistication d’instruments hautement spéculatifs qui, petit à petit, ont totalement perverti le système capitaliste, au point de le rendre incontrôlable et par conséquent incontrôlé. Nous voici rendu dans le laboratoire du Docteur Folamour de Stanley Kubrick. Sauf que, cette fois, il ne s’agit ni d’une farce, ni d’une fiction..

L’homme qui volait 5 milliards

...Libéral convaincu — peu soupçonnable d’un quelconque lien de pensée avec les alter-mondialistes et les divers courants de la gauche anti-capitaliste —, ma connaissance de l’enfer où se meuvent les apprentis sorciers de la finance m’oblige à dire tout haut ce que ces fous furieux en col blanc semblent convenus de taire..."(Jean Montaldo)



Du krach des tulipes à la bulle Internet
"Ce que nous savons avec certitude, c'est que les épisodes spéculatifs ne se terminent jamais en douceur. Il est sage de prédire le pire, même s'il est, selon la plupart des gens, peu probable." Tous ceux qui, pour de petites sommes ou des montants considérables, de façon directe ou indirecte, possèdent des actions payent cher aujourd'hui la confirmation du jugement formulé par l'économiste américain John Kenneth Galbraith....
. "Il n'y a aucune chance, tandis que la Bourse s'approche de l'abîme, analyse M. Galbraith, que ceux qui sont concernés s'aperçoivent de la nature de leur illusion et ainsi se protègent eux-mêmes et leur système. Les fous peuvent communiquer leur folie ; ils ne peuvent la percevoir et décider d'être raisonnables."..
"Défendre l'utilité économique de la Bourse, ce n'est pas pour autant l'absoudre de tous ses péchés. "Je peux mesurer le mouvement des corps, mais je ne peux pas mesurer la folie des hommes." Isaac Newton.."
Crise financière : l'analyse de l'économiste Denis Durand
Les « subprimes » pour les nuls

"Bon appétit, Messieurs, Ô ministres intègres
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison
Donc vous n’avez pas d’autres intérêts
Que de remplir votre poche et vous enfuir après !"
Victor Hugo

Zola:L'argent
Dix-huitième volume des Rougon-Macquart, L'Argent est le premier grand western financier des temps modernes : bilans falsifiés, connivences politiques, fièvre spéculative, manipulations médiatiques, rumeurs, scandales, coups de bourse et coups de Jarnac, lutte à mort entre les loups-cerviers de la finance qui déjà rôdaient chez Balzac. S'inspirant de quelques faits divers retentissants, Zola décrit le culte nouveau du Veau d'or, la vie secrète de son temple, l'activité fiévreuse de ses desservants ; il dénombre ses élus et ses victimes. A l'heure des conflits économique planétaires, il faut revivre cette croisade et cette épopée du Capital. A l'heure où les audaces de la technologie bancaire nous font frémir, il faut relire cet hymne à la vie.(4° de couverture)--------ABU - TEXTE :L'Argent
Comment les banques gagnent leur vie, ou plutôt la nôtre (B.Maris)
Daniel Bouton reçoit 7 millions d'euros en stock-options en 2007
La folie immobilière:http://study.bulle-immobiliere.org/fr/

samedi 26 janvier 2008

Brouillage politique à l'Elysée

« Un économiste est une personne capable d'expliquer rationnellement le lendemain ce qu'elle avait été incapable de prévoir la veille. » Jacques Attali .

--Jacques Attali, magicien
".... Plusieurs éléments frappent dans ce rapport. D’abord ses quarante-deux auteurs (2). Presque tous étant des libéraux, il n’est pas très étonnant qu’ils aient enfanté un diagnostic… libéral de l’état de l’économie française. « Le rapport suscite la polémique, tant il veut aller loin dans la déréglementation », admet d’ailleurs Le Figaro (24 janvier), a priori peu hostile à ce genre d’orientation (3). Le fait que M. Jacques Attali, présumé de gauche parce qu’il a été l’un des principaux conseillers de François Mitterrand à l’Elysée, dirige cette commission, participe néanmoins à l’effet de brouillage politique dont M. Sarkozy est friand : rien de tel que de placer des socialistes à la tête de commissions ou même dans le gouvernement pour faire passer des orientations qui, elles, ne le sont pas du tout. Il y a près de quinze ans, le premier ministre d’alors Edouard Balladur — le mentor politique de M. Sarkozy — avait lui aussi confié à un intellectuel médiatique présumé de gauche, M. Alain Minc, la charge de réfléchir, avec une équipe prétendument pluraliste, à « la France de l’an 2000 ..."
- La commission Attali (F.Ent)
-Jacques Attali est-il devenu fou ? Ou simplement génial ?
-Le rapport Attali fait l’unanimité... contre lui !
-Jacques Attali, en tête de gondole de la pensée unique
-Quand Jacques Attali dézingue tous azimuts