Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 17 août 2015

Oligopole bancaire

Menace           (point de vue) 

                   On peut parler d'hydre mondiale

                                D' hydre dévastatrice pour l'économie mondiale, selon l'économiste François Morin.
    Un vaste espace de capitalisation et d'échanges interdépendants ont constitué un énorme réseau à la puissance phénoménale et aux pratiques souvent obscures, voire scabreuses (spéculations sur les produits dérivés) ou même douteuses.-(*)
      Le pouvoir étatique s'en trouve affaibli, comme asservi, ligoté considérablement dans ses moyens pour avoir dû les renflouer massivement étant donné leur gigantisme. Le pouvoir public, malgré ses velléités de contrôle, toujours très marginal ou sans cesse reporté, est vassalisé par une puissance jouant sur la dépendance à la dette. Il se trouve déssaisi du contrôle sur la monnaie, instrument de souveraineté.
   L'auteur signale que: ...Après la libéralisation de la sphère financière amorcée dans les années 70 (taux de change et d’intérêt dont les prix sont fixés par le marché et non plus par les Etats, et libéralisation des mouvements de capitaux), les marchés monétaires et financiers deviennent globaux vers le milieu des années 90. Les plus grandes banques ont dû alors adapter impérativement leur taille à ce nouvel espace d’échanges, en fusionnant et en se restructurant. Les conditions d’émergence d’un oligopole à l’échelle mondiale ont été ainsi réunies. Celui-ci va très vite se coordonner à l’échelle internationale et sa taille va devenir gigantesque : le total de bilan des 28 banques de l’oligopole (50 341 milliards de dollars) est supérieur, en 2012, à la dette publique mondiale (48 957 milliards de dollars) ! Depuis 2012, on a découvert aussi que ces très grandes banques se sont entendues frauduleusement entre elles à partir du milieu des années 2000....
     C'est une petite trentaine de banques qui constituent l'essentiel de cet oligopole, dont Wall Street représente le noyau dur et G. Sachs, qui a déjà montré son pouvoir de nuisance, la clé de voûte. Les mêmes pratiques qu'avant la crise, on reprend les mêmes dérives spéculatives ( trading haute fréquence notamment), on recrée les conditions de bulles à venir, de faillites gravissimes auxquelles les finances publiques ne pourront plus répondre. La déconnexion entre le monde de la haute finance et l'économie réelle est totale. On a pu parler de finances hors-sol.
     Que faire, au lieu de faire le gros dos ou de croiser les doigts? 
 Pour mettre les citoyens à l’abri de désastres financiers à venir, l’auteur estime qu’il faut abattre ces banques qu’il compare à une hydre et rapatrier la monnaie dans le giron du public....
  nos démocraties se vident progressivement de leur substance en raison de la réduction (ou de l’absence) de marges de manœuvre qui sont devenues patentes pour l’action publique. Par ailleurs, l’oligopole bancaire souhaite pouvoir instrumentaliser les pouvoirs des Etats afin de peser sur d’éventuelles régulations financières, ou encore de pouvoir limiter le poids des amendes auxquelles il doit faire face quand il est pris le doigt dans la confiture, en évitant surtout des procès publics..
 ..Il ne faut pas demander à des banques privées de gérer un intérêt général ! Les banques voient d’abord leurs profits, qu’elles peuvent notamment réaliser à travers leurs activités financières, voire leurs activités spéculatives. Elles regardent les Etats comme n’importe quel autre acteur économique émetteur de dettes. Il faut mesurer les risques et la rentabilité d’un investissement financier. L’Etat est d’abord vu comme un actif financier comme les autres, qu’on achète ou qu’on vend, et sur lequel il est également loisible de spéculer...".
   Tout avait déjà été dit sur les conséquences de l'extrême financiarisation de l'économie depuis une trentaine d'années, surtout depuis 2008, et sur les incidences financières négatives des grands groupes bancaires, même de la part d'économistes reconnus comme Stiglitz, ancien directeur de la Banque Mondiale. Même le très libéral The Economist a parlé de banksters. Les "mésaventures" de JP Morgan ne sont qu'un détail. Goldman Sachs est une pointure au dessus. Bernie Sanders a vendu la mèche...
  Des chefs d'Etat avaient proclamé: plus jamais ça  au vu des  impacts négatifs concernant  les investissements productifs, par le bais des hauts rendements exigés par les actionnaires divers, le poids croissant des retraites par capitalisation, les effets de la rente en général, la montée vertigineuse du chômage et des inégalités...
   Ce système financier s'est en quelque sorte criminalisé, comme l'a reconnu un banquier, J. Naulot, et le magistrat J. de Maillard évoque avec force le coût d'une arnaque.
     Selon Morin, c'est une bombe à retardement qui menace une nouvelle fois l'économie mondiale, si rien n'est fait très vite pour anticiper et mettre de l'ordre dans ce phénomène oligopolistique qui ne cessera de croître, dans cette 'économie casino..
   Espérons qu'il pèche par pessimisme.... 
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dimanche 16 août 2015

Une époque formidable...

 Indignation sélective
 
 Le lion est mort ce soir...♪♫♪
 Walter Palmer a tué le lion Cecil.
 Indignez-vous!
           Et si on s'indignait (aussi) pour autre chose?...
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 Boucher le tunnel?

Fucking Tunnel!

        Ce foutu tunnel, c'est bien pour le business, mais pas pour les invasions...


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 Des souris et des hommes

Ne pas aller manger chez les stars

Ce n'est pas un régal. Gala le dit.

Il y a des souris chez les stars 
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Ils ont osé
 
Salauds de Palestiniens!

Ils ont osé protéger une policière israëlienne...
Mai où va-t-on?
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 _Quand Balka nie...
                             Ils vivaient grand train, en se disant pauvres comme Job...
                              Les Balkany.
__Une longue histoire...
_______ Habitués au luxe de Neuilly et aux charmes de Levallois, ils avaient pris quelques habitudes .Faut les comprendre!
__ Marrakech et St Matin sont si proches de la banlieue...
La frontière entre vie privée et intérêts publics était restée floue.
On aurait dû leur expliquer.
____ Et puis quelques problèmes de mémoire les ont desservis. Normal, à un certain âge.
Dure la condition d'élu!
___Tant de soucis! et il faudrait encore être honnête...Pff!
Donate! 
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Tout près de chez moi

Mon banquier, c'est moi

  Et quelques autres...


On n'est jamais si bien servi que par soi-même...


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samedi 15 août 2015

Au fil du net

*  Mourir écolo, sans tralala, c'est mieux
      Le dernier voyage peut coûter cher...

*  Dernières nouvelles de Fukushima

Le vélo de l'avenir 
                  Il ira loin...

*  Une opération éminemment  politique

*  Métamorphose de  Google, le moteur qui  nous veut du bien
        Les projets d' Alpha-bête, maintenant réfugié au paradis 

*  L'homme qui (ne) voulait (pas) être  ministre

*  Le moins disant social, levier de compétitivité en Europe  

*  Des riches de plus en plus nombreux et de plus en plus riches

*  Patrick Drahi:  merci les banques! Plus il emprunte, plus on lui prête

Quand la Chine dévalue,  le monde s'affole
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- Photos
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vendredi 14 août 2015

Berlin-Athènes: cachotteries

 On ne nous dit pas tout!
                         Et l'on n'est sans doute pas au bout de nos surprises....
    Déjà quand on a appris que c'était les banques franco-allemandes, mais surtout allemandes, qu'on voulait d'abord sauver en délégant sur place une Troïka pour dicter des directives économiques qui aggravaient une situation qu'on prétendait vouloir sauver, sans toucher aux féodalités.
   Aujourd'hui, c'est le très austère  organisme allemand de recherche Leibniz-Institut qui fait savoir que, malgré les cris d'orfraie et les réactions outrées d'une opinion chauffée à blanc par une presse souvent agressive, colportant les idées reçues les plus éculées, les finances de Merkel-Schaüble, n'ont pas souffert de la dette grecque, au contraire...Il faut rassurer Bild et die Welt.
                       Le  Figaro , et d'autres organes de presse, qui ne sont pas de gauche, reprennent l'information. Il note:
            "...l'Allemagne a pu réaliser des économies budgétaires de quelque 100 milliards d'euros depuis le début de la crise grecque en 2010, soit plus de 3% du Produit intérieur brut (PIB).
"Ces économies dépassent le coût engendré par la crise et ce même si la Grèce ne remboursait pas entièrement sa dette", écrivent les économistes. "L'Allemagne a donc dans tous les cas profité de la crise en Grèce", poursuivent-ils.
    Les experts ont effectué des simulations en partant du constat que les investisseurs confrontés à une crise économique effectuent le plus possible des placements sûrs. "Durant la crise européenne de la dette, l'Allemagne a profité de cet effet de manière disproportionnée", selon eux.
   Ils ont également cherché à évaluer quelle aurait été une politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) neutre pour l'Allemagne durant cette période. "On en vient à des taux simulés sur les emprunts d'Etat allemands qui, en moyenne entre 2010 et aujourd'hui, sont 3% plus élevés à ce qu'ils ont été dans la réalité", selon eux, ce qui revient à des économies budgétaires globales d'au moins 100 milliards d'euros sur les quatre dernières années et demi".
    L'Allemagne a également raflé d'importants contrats lors des privatisations menées tambour battant par Athènes depuis 2011 en échange de l'aide financière des Européens notamment. La société Fraport, associée à un entrepreneur grec, a notamment décroché le contrat de rachat de 14 aéroports régionaux grecs, dont certains très touristiques comme Corfou, pour environ un milliard d'euros...'

        Et pourtant,  L'Allemagne a adopté un ton très ferme dans la crise grecque, martelant sans cesse la priorité aux mesures d'austérité malgré l'asphyxie de l'économie hellène..."
                    ____En attendant, le 3ème plan, auquel l'otage Tsipras continue à ne pas croire, est toujours dans la même impasse. Et il n'est pas le seul. Même les Echos le reconnaissent.
    Dans le scénario noir qui se joue à Athènes, on se demande comment Tsipras pourrait résoudre la difficile équation politique à laquelle il est confronté....
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-   Les dettes allemandes et la dette grecque : Deux poids, mille mesures
Dette grecque
- La critique d'Ulrich Beck - Comme Wolfgang Münschau, il critiquait une sorte de consensus de Berlin.
-  Les écorcheurs du peuple grec
- La responsabilité de l'Allemagne
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jeudi 13 août 2015

Post scriptum à Angela

Sehr geeherte Frau Merkel,
                                                  J'espère que ma dernière missive vous est bien parvenue.
J'espère que vous n'en avez pas pris ombrage. Je comprends que la période estivale ait retardé la réponse aux naïves interrogations d'un simple petit Français, un tantinet troublé par la ligne de votre gouvernement et la place hégémonique que prennent les choix financiers et économiques de Berlin dans les décisions dites de Bruxelles, qu'on appelle encore communautaires.
Ah! la propagande de 14-18....
   Je voulais juste ajouter un petit mot, au vu des réactions parfois furibondes de certains éleveurs de votre pays à l'égard de leurs confrères d'Outre-Rhin, les braves éleveurs franchouillards, qui, malgré des aides vitales, tire  le cochon le diable par la queue.
   Il s'agit d'une histoire de cochons
Pas seulement de vaches, sujet aussi sensible.

                 Mais du cochon!  
                                                                                      Tout est bon dans le cochon.    Quoique...
          Nous connaissons la prédilection du consommateur germain pour la viande de ce vieil ami de l'homme, plus populaire chez vous que chez nous; Vous en consommez environ 40 kilos par personne et par an.
    Nous, bien moins, et nos Bretons ne sont pas toujours très bons...

         Mais, là est le problème, vous en produisez dans des conditions qui n'ont pas d'équivalent chez nous, pour gagner la bataille des prix à l'exportation, votre souci journalier. Mercantilisme oblige.
       Der Krieg ist wirtschaftlich. Immer grösser, immer billiger! Kolossal Produktion! C'est la grosse Bertha de l'agrobusiness offensif...
   Pourquoi vos amis les Verts-très-pâles, pointilleux sur certains choix, sont muets sur le sort peu enviable de quadrupèdes entassés à l'américaine dans les méga-fermes du Brandebourg. Notre ferme des mille vaches est ridicule au regard de votre industrialisation porcine à la californienne. Ist.französisch  zu klein?
      Si je puis me permettre, ne craignez vous pas, que malgré vos immenses cochonneries élevages de cochons et les salaires préférentiels alloués à vos ouvriers (Gastarbeiter) venus de l'Est (les plombiers polonais à vous), vous ne soyez un jour dépassée par la production espagnole, ukrainienne ou bulgare, voire chinoise. Des salaires toujours moins onéreux, on peut toujours trouver. Avec les 80000 salariés dans vos abattoirs, venus de l' Hinterland, qui font de l'ombre aux nôtres, parce que peu revendicatifs (on va dire ça comme ça), on comprend mieux, et le smic, que vous avez finalement adopté de mauvais gré, est à géométrie variable, quand il est appliqué..
     Je sais qu'il faut être compétitif, comme dit votre partenaire hollandais français. mais l'esprit des fondateurs de l'Europe prévoyaient-ils le dumping comme mode concerté de développement?
 Qu'en est il du principe de la fameuse divergence convergence européenne, dont on n'entend plus guère parler?
         Ne croyez pas que je sois devenu germanophobe. Ce serait non seulement désobligeant, mais idiot. Mais je suis sans angélisme. 
     Et j'ai de bons amis westphalien, friands de cochonneries diverses et avariées, qui sont loin d'approuver vos choix, de même que votre prédécesseur H. Scmidt, redoutant que vous ne confondiez partenariat et  hégémonie, et bien d'autres, même au Süd Deutsche Zeitung,qui ne mâche pas ses mots à votre égard.
        Je sais que vous avez hérité du système Schröder-Hartz, très thatcherien finalement, qui vous laisse peu de marge de manoeuvre dans une Europe que vous pilotez de fait, avec votre ami Schaüble, bien aidé par un euro-Mark qui favorise à merveille vos affaires et le dumping salarial (pardon pour les gros mots!), notamment les fameux jobs à un euro de l'heure, qui feraient se pâmer d'envie Mr Macron.. Mais il vous revient de le contester.
      Bravo pour vos excédents commerciaux! Mais dans les conditions d'une l'Europe bridée par vos obsessions monétaires, ils risquent de se retourner un jour contre vous.

    Achtung! Chère Angela, ce n'est pas vous qui êtes en cause, mais le système que défend becs et ongles votre très rigide ministre de l'économie.
        Il faudrait en parler à Bruxelles, cet espace estimé encore par certains démocratique, avant que l'Europe ne se fissure un peu plus. Il n'y a pas que l'Est jusqu'à Shanghaï qui compte...Je sais, les Mercédes, Audi et BMW fascinent là-bas. Mais jusqu'à quand?
      On a besoin de vous, si on veut sauver une certaine idée de l'Europe,  à condition que vous sortiez d'une certaine obsession de l'austérité, qui ne mène nulle part.  Holzwege, comme disait un philosophe de chez vous.
        Je vous souhaite une bonne reprise politique, avec un esprit européen plus convergent et plus solidaire. Donnez de la voix dans votre pays qui entretient trop de rentiers et une idée de l'avenir à trop court terme.
     Parlez-en avec Mr Juncker, ce homme affable et ouvert qui vous doit son poste, et qui est dans le même ligne libérale que vous, même s'il redoute (un peu) les effets des  immenses excédents de l'euroreich sur la santé de l'économie européenne..
             Veuillez croire, Madame la Chancelière....
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- L'Allemagne principale bénéficiaire de la crise Grecque
L'Allemagne, double bénéficiaire de l'euro
- La question des excédents commerciaux
Le salaire minimum s'avère impuissant face à un niveau de pauvreté record en Allemagne
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mercredi 12 août 2015

Le politique et son discours

 Ce que parler veut dire en politique   [ -Notes sur la crise du langage politique aujourd'hui-]
                                                           Le discours des hommes politiques n'échappe pas aux limites, aux dérapages et aux perversions éventuelles du discours commun. Seulement il  a une autre portée.
Parler vrai, quand on a le pouvoir, n'est jamais sans conséquences sur la vie des hommes.
        France culture a diffusé hier matin un intéressant débat sur certains aspects de la crise du discours politique actuel. Sur les dégradations qui affectent aujourd'hui de plus en plus la communication publique: le culte de la « petite phrase » n'est pas neuf, certaines d'entre elles ont fait les beaux jours ou les sombres heures de personnalités politiques... l'ère contemporaine a ceci de particulier qu'il ne semble plus y avoir aucune limite, aucune censure, aucune barrière dans l'invective. Tout peut être dit, de la pire des comparaisons au raccourci des plus grossiers, pour exister sur la scène médiatique, suivant ainsi l'adage « peu importe que l'on parle de moi en mal ou en bien, tant que l'on parle de moi ».__L'horizon du débat public est-il à ce point gangrené par la culture de l'instant qu'il ne peut plus dépasser le stade de l'invective ? Ou cette tentation de l'invective permanente est-elle la survivance d'une séquence passée ? En attesterait la montée dans l'opinion publique de la côte de popularité de personnalités, de droite comme de gauche, qui tentent de soustraire à la perpétuelle surenchère des dérapages verbaux..
    Triste constat, quoique évidemment réducteur et incomplet. Mais il s'agit bien de tendances. Un langage qui ne prend plus guère de recul, rivé à l'instant, aux intérêts immédiats, aux effets de manche, au déficit d'analyse au profit de la valorisation de la personne, non pas de l'intérêt général.
    Une communication politique en crise, déjà évoquée par les Anciens, théorisée par Machiavel, au service du seul pouvoir et de sa reproduction,
    Mais la particularité aujourd'hui est que les mots sont souvent démonétisés, les situations d'urgence, les périodes de crise favorisant les promesses inconsidérées, les incantations.
         A l'époque où la confiance est ébranlée, tout pouvoir est contesté, l'autorité ne va plus de soi, on assiste à une crise de la représentativité, péril pour les démocraties.
Le pouvoir est contaminé par l'épuisement du discours , du sens.
   La perte de pouvoir réel, l'impuissance (relative) des décideurs, en période de mondialisation accélérée, de suprématie de la finance ne contribuent pas peu à cet affaissement, cette décrédibilisation.
     Dire la vérité au peuple, devient sans doute une exception, sur les grands problèmes. C'était pourtant le programme que s'était donné explicitement Pierre Mendès-France:
    Il affirmait : « L'intégrité dans la vie publique est au moins aussi nécessaire que dans la vie privée. » Persuadé, après Gambetta (discours au Théâtre du Château d'Eau le 20 octobre 1878), que « la République, c'est la forme qui emporte le fond », Pierre Mendès France causait parce qu'il avait quelque chose à dire. Trente ans plus tard, Laurent Fabius, premier ministre, convoquera le journaliste Jean Lanzi pour de petits speeches télévisuels, « Parlons France », qui ne seront que du sous-Mendès sur-déclamé : il n'aura rien à déclarer, ne se souciera que d'une forme sans fond, ce sera tragiquement nul. Mendès, dans son dernier ouvrage au titre si peu anodin, La vérité guidait leur pas (1976), avait vu juste : « L'usage de la télévision a entraîné une dégradation civique supplémentaire. Elle devait populariser, démocratiser la politique ; elle a, au contraire, reproduit sur une échelle plus vaste encore les défauts de l'ancien système. Le théâtre politique est plus ouvert mais plus faussé, plus falsifié, plus censuré que jamais. Il est plus que jamais un théâtre de vedettes. »
      C'est bien à une sorte de théâtralisation du discours politique à laquelle nous assistons trop souvent.
Les techniques du marketing contaminent le discours public. Claude Salmon est allé jusqu'à dire que l'homme d'Etat se présente comme un objet de consommation, vantant des idées et ses projets comme un commercial qui fait l'impasse sur le fond, la qualité.
  Le rapport entre les techniques politiques et celles du spectacle a souvent été noté et déploré.
Priorité au paraître, imitation de certaines techniques la télé, complaisamment  convoquée, techniques de séduction à tout prix , d'agitation de  paillettes, quand ce n'est pas des procédés de bateleur, dont Berlusconi était passé maître.
   Le show politique se double d'un storytelling:d'une captation de l'attention à tous prix, inspirée des maîtres de la com, ou des spindoctors, à l'usage du citoyen voyeur passif, plus consommateur que citoyen.
   Le divertissement tend à devenir le moyen absolu, comme a su le faire Georges Bush. Di-vertissement: une technique de détournement de l'attention, comme l'étymologie le suggère.
   La politique spectacle devient prioritaire. Napoléon y était passé maître.
Raison et vigilance citoyennes s'en trouvent affaiblies sinon annihilées. 
           Depuis Platon, critiquant dans son Gorgias l'instrumentalisation cynique du discours, rien n'a changé dans le fond, mais les méthodes sont tout autres.
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mardi 11 août 2015

Billet d'août

 Etre noir aux USA
                                 Rien ne va plus pour les noirs dans certains Etats des USA. Les plus jeunes surtout. Les moins diplômés et les plus déshérités.
       Mais est-ce bien nouveau? Les dernières éruptions sont des retours du refoulé, dans des conditions sociales et économiques dégradées, qui touchent surtout la population de couleur,victime en premier lieu de la violence policière et d'un système judiciaire souvent critiqué.
     Obama va changer ça...entend-on souvent aux USA
         Le journaliste noir Gary Younge pense que "Une seule personne ne peut pas défaire des siècles de discrimination, peu importe son pouvoir."
  Car les condamnation purement morales se révèlent impuissantes
          Charleston, c'était hier.
Un an après Ferguson...
    D'après Wikipedia, . Si la ségrégation raciale aux États-Unis est légalement enterrée en 1967 avec l'arrêt Loving v. Virginia, où la Cour suprême juge anticonstitutionnelles les lois interdisant les mariages mixtes entre individus de couleurs différentes. Dans les années 2000 et 2010, le renforcement des écarts s'est accentué, avec une augmentation de la pénalisation et du contrôle policier des populations noires. D'après les informations collectées par le Federal Bureau of Investigation (FBI), en 2012, aux États-Unis, la police à provoqué 426 homicides appelés « homicides justifiables » (en anglais : « Justifiable homicide », se rapportant à des « félons » (insoumis) tués par la police « felons killed by police ») par le FBI. Cela se réfère aux déclarations de policiers stipulant que la personne tuée : Attaquait une autre personne, à tenté un combat (attempted flight), lors de la préparation d'un crime (in the commission of a crime), ou lors de résistance à une arrestation (resisted arrest). Si 13 % de la population est noire aux États-Unis, 32 % font partie de cette catégorie. De la même façon, lorsque les victimes n'étaient pas en train d'attaquer lorsqu'elles ont été tuée, 39 % sont noires
       Un an après la mort de Michael Brown, Ferguson est de nouveau sous tension.
          50 ans d'émeutes raciales ont marqué le pays.
                    Une lutte qui est loin d'être terminée.
 Si les Afro-Américains constituent dès lors une minorité – certes importante –, leur proportion dans les différents fichiers des services de justice et de police révèle la discrimination. Par exemple, à New York, en 2012, il y a eu 284 229 contrôles d’identité de personnes noires, contre 50 366 de Blancs, alors que ces derniers sont la communauté majoritaire (33 %, contre 26 % de Noirs) au sein de la population de la ville. De même, la probabilité d’emprisonnement des hommes nés en 2001 est d’une personne sur trois pour les Noirs, contre une sur 17 pour les Blancs. En 2011, sur les 2,24 millions de prisonniers aux États-Unis, il y a 5,6 Noirs pour un Blanc. En moyenne, les peines d’incarcération sont 20 % plus longues pour les Afro-Américains (1). Quant aux excès policiers, sur la période 2003-2009, 31,8 % des morts liées à une arrestation concernaient des individus noirs. Quand ceux-ci sont âgés de 15 à 19 ans, ils sont particulièrement vulnérables : ils ont alors 21 fois plus de risques de mourir tués par un agent de police que des Blancs 
         Toutes les méthodes particulières d'une certaine police ne sont pas médiatisées.
Car un des gros problèmes est celui d'une police de plus en plus militarisée, de sa formation, du mode de fonctionnement de la justice et de l'addiction générale aux armes dans le pays. L'impunité et l'absence de remords n'arrangent rien.
     Des solutions se mettent en place localement. Mais comment en finir avec l'esprit ségrégationniste et ses résurgences sans remise en question du fonctionnement des institutions?
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lundi 10 août 2015

Brexit or no Brexit?

 Good riddance?  (Bon débarras?)
                                                         Dans une Europe qui tangue, notre voisin d'Outre-Manche louvoie.
    Certes, ce n'est pas nouveau. De Macmillan à Cameron, la Perfide Albion navigue au gré de ses intérêts, les yeux fixés sur l'horizon Nord-Atlantique plutôt que  sur la proche Bruxelles.
    Un jeu à part, qui lui a mérité un statut particulier dans la difficile élaboration d'une Europe en gestation.
    Si l'opinion anglaise est encore partagée, certains souhaitent explicitement, surtout depuis les menaces de Grexit, sortit du cadre européen et de ses réglementations le plus tôt possible.
    Un journaliste du Guardian fait état des contradictions qui affectent l'UE, telle qu'elle s'est construite, finalement sous l'impulsion de l'esprit ultralibéral thatcherien-reaganien, d'inspiration hayeckienne: "La Grande-Bretagne hors de l’UE diminuera (également ) la pression néolibérale sur l’UE car elle a toujours été plus libérale que la moyenne des pays membres. Mais ce ne sera que symbolique, car le traité de Lisbonne, là encore, a tout prévu, il a verrouillé le système pour que seules des politiques néolibérales soient possibles. Au total, c’est l’image, la crédibilité et l’avenir de l’UE qui seront atteints si le Royaume-Uni s’en va..."
     Le royaume Uni a un temps souhaité construire un marché européen intégré (une zône de libre-échange essentiellement) et dominé par l’économie libérale pour avoir une meilleure compétitivité européenne dans la mondialisation et pour préserver une puissance économique et un niveau de vie élevé. Mais les intérêts de Washington ont interféré avec ce projet à géométrie variable, sans visée politique, sans projet fédérateur lointain.
    Est-ce vraiment le début de la fin  d'un partenariat parfois orageux, qui change de nature avec la dislocation larvée de l'UK et les fractures plus apparentes de l'UE?.
     Il est vrai que l'ambigüité anglaise irrite souvent. Michel Rocard pestait contre le jeu ambigü des Britanniques, toujours un pied dedans et un pied dehors, qu'il voudrait voir quitter l'U.E., eux qui, toujours surtout soucieux des intérêts financiers de la City et de leurs relations privilégiées avec les USA, ont tant oeuvré pour les choix néolibéraux de la Commission de Bruxelles, cheval de Troie des intérêts d' Outre-Atlantique sur le vieux continent
       Il oublie de signaler l'objectif de Cameron: toujours plus de dérégulation.
Mais Bruxelles est aussi divisé. Le Brexit serait-il pire que le  Grexit?
      Le double jeu du royaume accusé parfois de casser la baraque n'est pas nouveau. 
 Déjà De Gaulle, cédant sur le principe européen, a mis son veto à l'entrée du proche voisin, voyant derrière les velléités anglaises les projets à long terme des intérêts multinationaux des grandes firmes US.
        Si, aujourd'hui, la Commission est sous influence ultralibérale et le Parlement sous zizanie souverainiste, c'est en grande partie le fait de Londres. Pendant ce temps, la City, cet Etat dans le royaume, ce puissant paradis fiscal, prospère, notamment grâce aux dispositions communautaires, qui lui permettent d'attirer un maximum de liquidités, d'écraser les places continentales.
   Tony blair avançait des thèmes conciliateurs. Avec David Cameron, le machiavélisme avance chaussé de gros sabots. Il tente de fracturer l'axe franco-allemand, comme lors des négociations budgétaires; il essaie d'entraver les rares avancées démocratiques convenues entre tous, telle la désignation par chaque camp, avant les élections au Parlement, de son candidat pour présider la Commission; il pratique le chantage, via la menace d'un référendum pour quitter l'Union si celle-ci ne se réforme pas à sa convenance. Il ne lui suffit plus que l'Europe rapporte, il faut qu'elle obéisse.
          Mais les dysfonctionnements et les contradictions des institutions européennes, telles qu'elles vont, n'expliquent-ils pas pour une part les réactions d'une frange de l'opinion britannique?
          Après les brouilles et les menaces, le divorce est-il pour demain? Ou les intérêts de Londres la City finiront-ils par l'emporter? Le choc d'un possible départ anglais lâchant ses fragiles amarres pourrait-il obliger l'UE à se réformer enfin en profondeur et à prendre un nouveau chemin?
   On peut en douter, au vu des intérêts des pays du Nord, Allemagne en tête...
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dimanche 9 août 2015

Un époque formidable...

 L'art caché

      Ah! les cachottiers!

On aimerait aussi en profiter..
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Jusqu'où peut aller la paranoïa sécuritaire des (très) riches!
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Opérateurs  et opérés

C'est risqué...

Un appel entre deux coups de bistouri.
Jamais sans mon smartphone...
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 Veinards!
 
Que de sollicitude!


Les habitants du Koweit  sont vraiment gâtés!

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 Nouveaux Robins des Bois

 
Heureusement, les millionnaires sont épargnés!

Ils ont eu chaud!

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Silence, on fouille...

Ne rien laisser trainer sur votre tablette.

Big Brother veille...
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 Alerter Angela!




La pauvreté augmente encore en Grèce en Allemagne.



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samedi 8 août 2015

Au fil du net

 *  Leçon allemande pour  agriculteurs français

*   Le vélo émancipateur

*   Mon banquier, c'est moi...

*  Inutiles, la plupart des échanges financiers?

*  Daech: le jeu de la  Turquie

*  Les ruses de Windows 10 

*   L'ardoise du roi

* Allemagne: réunification coûteuse pour tous

*  La course au pactole iranien

*  On va pouvoir brader 
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- Revue de presse 
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