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mardi 6 juillet 2021

Néobac

Mais où va le Bacapapa? ( Points de vue sur ce qui se profile et déjà se met en place)

            Du bac "normal" au bac cool, numérisé et local, mais forcément plus inégalitaire?  On en prend le chemin. Ce n'est pas seulement une affaire de circonstances, covid oblige. L'épreuve nationale n'était pas parfaite, loin de là, méritait de nouveaux aménagements, mais pas dénaturés comme il est prévu, au nom d'une prétendue "modernité"  Les consignes ont changé: le mot d'ordre n'est plus les connaissances, la rigueur, la culture, mais la "bienveillance"...jusqu'à l'absurde.      On baisse les bras, mais ce n'est pas d'aujourd'hui. On s'achemine vers un examen de fin d'étude plus local, produit du terroir,  qui ne pourra  plus être objectif et unique, mais qui sera complètement dématérialisé à terme et réduit à une à une vision managériale de l'épreuve. C'est du moins ce que visent les penseurs de la start up nation, s'ils parviennent à leurs fins.                        ____ "... Il ne s’agira pas alors seulement de proposer des outils numériques pour renforcer l’apprentissage à distance, qui on le sait maintenant ne fait que renforcer les inégalités scolaires, mais aussi de vendre des produits “ciblés” aux élèves et aux familles, définis par l’analyse des copies, des erreurs de formes et de fonds récurrentes. Favoriser la marchandisation de l’éducation, voilà la finalité de cette mise en place forcée de la numérisation des copies.    Au passage, on est en droit de se demander où seront stockées les données et qui en aura la véritable maîtrise? Faut-il vraiment rappeler que les plus grands centres de données sont possédés par Amazon, Google, Apple ou encore Facebook? Mais on ne saurait oublier non plus toutes les compagnies de télécommunications qui sont entrées en lice. Comme le constate Educapital, un fonds d’investissement français:     “L'enseignement scolaire est incontestablement le marché ayant le plus gros potentiel en France”. Sans compter que, comme le rappelaient les Échos récemment, “les data centers poussent comme des champignons partout en France”. La France est même la première nation d’Europe en termes de numérisation des services publics. La situation est donc très claire, le gisement d’informations que représentent les millions de pages des copies du bac est une véritable manne pour les acteurs de l’industrie numérique. Le constat est simple. La “digitalisation de l’éducation” nous achemine une fois de plus vers une appropriation du bien public par des entreprises privées...."                                                                                 La blanquérisation de l'institution scolaire se poursuit à bas bruit. Une révolution se prépare, malgré les démentis. sans qu'on ait  défini les critères de la culture et de la formation intellectuelle, citoyenne et humaine.   Le marché de l'éducation se met en place.

                    (*) "...Les premières mesures remodelant le baccalauréat, puis la suppression des filières traditionnelles au lycée en 2019 pour les remplacer par des enseignements de spécialité, montraient déjà la volonté de créer des parcours très personnalisés. Qu’importe qu’ils défavorisent, par leur nature, les plus fragiles.  Portée par Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur incarnée par Parcoursup a elle aussi ouvert la voie à la sélection et favorisé les inégalités. Le gouvernement dément ? La Cour des comptes, entre autres, a fait une lecture différente de celle de l’exécutif en 2020.  Jean-Michel Blanquer a beau répéter, depuis sa nomination rue de Grenelle, qu’il n’est pas un politique et qu’il incarnation une « société civile », en réalité introuvable, il vient finalement d’agir en vrai politique. Il a su utiliser des circonstances d’urgence pour installer une réforme pérenne.   Le contrôle continu, en effet, avait été introduit pour la session du baccalauréat 2020 par la force des choses. À cause du Covid, les élèves n’avaient pas passé d’examen final. L’année scolaire avait été marquée par un premier confinement strict et la fermeture des établissements scolaires deux mois durant.   Par une pirouette, le ministre de l’éducation nationale vient de décider d’introduire encore davantage de contrôle continu (lire l’article de Prisca Borrel sur le sujet). Si sa part reste à 40 %, les disciplines du tronc commun seront dorénavant évaluées par les enseignants tout au long de l’année scolaire et ne seront plus jugées lors de l’examen final de juin.   En terminale, ce dernier ne portera plus que sur les épreuves anticipées de français, les enseignements de spécialité et le nouveau « grand oral » déjà décrié car lui aussi serait un marqueur d’inégalités sociales. Très vite, les différents acteurs, organisations syndicales et spécialistes des questions d’éducation, ont alerté sur le risque engendré par ce qui est présenté comme un ajustement. Ils craignent que le bac, avec un contrôle continu, ne se transforme en examen « local ». Et que le diplôme qui en sera issu ait une valeur différente en fonction du lieu de scolarisation. ....;   ___ " Ce que projette le gouvernement n’est pas notre projet de société, celui que nous voulons défendre. Il est au contraire à l’opposé des valeurs qui font que nous avons choisi d’enseigner. Au mieux, il nous rendra donc de plus en plus malheureux dans notre profession. Au pire, il nous poussera à la démission pour nous remplacer par des statuts précaires (jeunes contractuels dociles et forcément dévoués s’ils ne veulent pas perdre leur contrat). Mais dans tous les cas, les valeurs que nous portons seront remplacées dès lors que les nouveaux enseignants seront recrutés sur de nouveaux critères tels que la distinction au mérite, distinction entre les professeurs d’un même établissement mais aussi entre les établissements. Nous y sommes déjà…                                                                                      _________"...Le rapport Mathiot dévoile un changement complet de paradigme, une nouvelle vision purement managériale de l’éducation, des professeurs et des élèves. S’opposent ici deux courants de valeurs : il y a d’une coté l’idée historique et originelle d’une école sous tutelle d’un état bienveillant qui accompagne l’émancipation de tous ses citoyens et assure l’égalité des chances, sans que l’orientation professionnelle des élèves ne soit anticipée outre mesure. De l’autre coté, il y a au contraire une idéologie plus libérale, de dérégulation, d’affaiblissement de l’état et du service public, pour l’ouverture de l’enseignement à un grand marché qui serait forcément vertueux grâce à la compétition de tous contre tous. Ce concept Mathiot n’est que le prolongement de la loi Vidal. Il anticipe le devenir professionnel des élèves avant même que ne soit achevée leur formation citoyenne et culturelle. Nous sommes à l’aube du basculement complet de notre modèle et de ses valeurs républicaines. Si le modèle actuel dysfonctionne, c’est uniquement parce que tout est mis en œuvre pour qu’il dysfonctionne… C’est pourquoi je le redis : à chaque proposition dans le texte, nous devons nous demander en quoi elle améliore les problèmes posés et si ces propositions n’y répondent pas alors quel est leur but réel ? C’est précisément parce que ce projet ne nous parle pas à priori que le travail de décodage est long, complexe et fastidieux. C’est précisément parce qu’il ne nous parle pas qu’il faut le faire parler, et parce que ceux qui le portent sont déterminés à nous y perdre. Nous n’avons pas le droit de nous dispenser de sa compréhension profonde. Je n’ai bien sûr aucune leçon à donner mais le sujet me tient trop à cœur pour ne pas vous mettre en garde mes chers collègues sur les conséquences d’une politique dont nous voyons déjà chaque année les dégâts sur nos conditions de travail, ainsi que celles des élèves. J’en veux pour preuve les heures d’enseignement qui disparaissent chaque année malgré la hausse des effectifs, les 45 heures supprimées cette année encore sur notre dotation horaire dans notre lycée et contre laquelle le CA a voté une motion ce jeudi 1er février. Bien sûr, faites-vous votre propre avis sur la question. Je vous donne le mien non pas comme une injonction mais comme un exutoire personnel, car j’ai ici besoin de m’exprimer. Je suis en effet très inquiet de ce qui se prépare, et je ne crois pas être le seul...   Un certain nombre de professeurs dénoncent les projets de réforme du baccalauréat et du lycée, ainsi que la réforme de l'accès à l'université. Alors que notre fonction première est de porter et transmettre les valeurs de la République, on nous impose un projet de réforme qui ne respecte aucunement le processus démocratique prévu par les institutions. En effet, à ce jour (février 2018), le texte n’est passé qu’en 1ère lecture à l’assemblée nationale et n’est donc pas officiellement adopté. Pourtant, les professeurs sont sommés de le mettre en œuvre dès à présent. Un certain nombre de collègue dénoncent la méthode antidémocratique et autoritaire du gouvernement pour la mise en application anticipée et accélérée d’une réforme dont nous ne sommes pas d’accord sur le fond à bien des égards.      À la lecture du rapport Mathiot, il ressort que ce qui se prépare est une révolution idéologique qui vise à détruire les fondements même de l’école de la République et les valeurs fondamentales qu’elle portait jusqu’à présent. Bien sûr rien n’est présenté comme tel dans les objectifs affichés, car il impératif pour le gouvernement de ménager notre mécontentement, plutôt que de le prendre en considération... Il faut pourtant déchiffrer l’origine idéologique de ces réformes. Il faut bien comprendre quel est l’objectif du gouvernement : la mise en application de la politique économique libérale prévue par l’OCDE et L'UE, progressivement mise en place depuis plus de 20 ans, sous prétexte d’austérité nécessaire. Pourtant s’il y a bien un domaine sur lequel il ne devrait jamais être question de faire des économies, c’est assurément sur l’éducation de nos enfants, car ils sont les futurs créateurs d’avenir et les passeurs d’Histoire de demain. Dans ces réformes, le prétexte d’austérité n’est qu’un arbre de communication qui cache la forêt idéologique et sournoise dont il nous est interdit de discuter la légitimité s’agissant pourtant de missions très spécifiques de l’école qui ne saurait être une entreprise, ni ses élèves des marchandises. Je m’alarme donc qu’on atteigne aujourd’hui le point de non-retour, la fin bientôt définitive des valeurs de l’école publique et égalitaire, les seuls valeurs pour lesquelles mon métier a encore un sens.          Désormais, le lycée ne sera plus un lieu d’émancipation, d’éducation et de partage de notre culture française construite autour de l’égalité et de la fraternité. L’école qu’on nous promet sera une institution de mise en compétition de chacun contre tous avant même que ne soient enseignées nos valeurs communes, avant même que nos jeunes ne soient émancipés dans un esprit critique et par des savoirs disciplinaires transmis par nos prédécesseurs qui les ont eux-mêmes acquis dans le temps long de notre Histoire commune. On nous promet une école qui classe au lieu de former, qui préfère les grilles de compétences normalisées et la mise en algorithme comptable de critères quantitatifs, plutôt que la mise en valeur des sensibilités qualitatives et de l’histoire humaine et sociale.   L’école deviendrait donc une institution qui organise le recrutement des élèves pour les entreprises, une agence d’enregistrement des futurs effectifs disponibles sur le marché du travail, futurs intérimaires aux statuts précaires, noyés dans la masse salariale, dévoués corps et âme pour le salaire minimal qu’autorise leur soi-disant « réussite » vis-à-vis de leurs camarades de promotion qui auraient « moins bien réussi ». Pourtant au final, il n’y a que 50 000 postes non pourvus à cause de l’inadéquation entre la formation et le besoin, mais en revanche il y a toujours 3,5 millions de chômeurs et seulement 500 000 places disponibles sur le marché de l’emploi...."      _________ Revoir la copie__ Bac d'aujourd'hui ____Français en souffrance___                                          ___( Affaire à suivre...)___________________

jeudi 12 mai 2022

Echec et maths?

Maths en question

             Nous sommes dans le caca. En math, plusieurs échos convergents nous parviennent de divers horizons, pas du tout élogieux, concernant le niveau en math de nos jeunes collégiens et lycéens. A tel point que, rue de Grenelle, on prépare une réforme (encore une!) pour y remédier. Il y va de notre avenir scientifique et technique.                                                                                    Ce n'est pas la première fois que les mathématiques sont au coeur des débats scolaires: quelle place leur accorder en fonction des objectifs qu'on  se donne. Depuis le projet galiléen ("La nature est écrite en langage mathématique"), puis newtonien, leibnitzien et einsteinien,  la recherche mathématique apparaît pour ce qu'elle est: une école de rigueur, d'exactitude, d'efficacité, dans une part toujours plus grande des domaines scientifiques. .   Un outil incontournable pour la compréhension du monde.                                                           Nous avions en France de célèbres noms, de grandes écoles de recherche, depuis Poincaré à Villani, en passant par Bourbaki. Il y a encore de belles pointures.     Depuis les années 80, l'ouverture de l'école "sur la vie", les consignes consistant à ne pas trop charger les bambins de travail, le développement excessif du ludique à l'école, on a constaté une baisses graduelle des exigences scolaires en général, dans tous les domaines. La source s'est tarie peu à peu, malgré les alertes concernant les effets de certaines pédagogies dites "modernes" ou "inclusives". Les conséquences sont visibles. Malgré les "simplifications" apportées, les élèves décrochent, surtout les plus défavorisés et les enseignants, au recrutement problématique, qui ne tient pas seulement à la faiblesse des rémunérations, se font de plus en plus rares et moins bien préparés.. Nous serions revenus au niveau de la Roumanie...     


                          Mais le problème ne se situe pas seulement au niveau des maths, mais aussi de la langue, de plus en plus mal maîtrisée. Celui qui maitrise mal le français a peu de chances de bien appréhender la langage mathématique sous toutes ses formes. Tant de structures logiques sont communes! L'école de l'"amusement" produit ses effets. L'école va mal, voilà le problème; ce n'est pas la première fois que le diagnostic est posé. La blanquérisation n'a rien arrangé. Une réforme est urgente.   Ce ne seront pas les neurosciences qui nous tireront d'affaire... Le nivellement par le bas a montré ses effets et la "bienveillance" est une valeur ambiguë. Un échec sur toute la ligne pour "l'école de la confiance".                                                                                                                                                    Difficiles les maths, présentes partout, quoi qu'on en pense? Certaines méthodes peuvent les rendre abordables, voire attractives, même à des niveaux modestes.  L'imagination, la passion, voire la fascination ont leur place en ce domaine. Pour le rendre pas du tout rébarbatif ou même ennuyeux
.

                                                       _______________________________

   

lundi 8 juillet 2019

Revoir la copie

Le bac-à-papa, c'est fini
                                                   Il est au stade de ses derniers soupirs.
 Place à la blanquérisation du système et à l'"américanisation" de l'éducation, privilégiant la libre expression orale, quel que soit le contenu, de plus en plus dévalorisé, à l'approfondissement des connaissances et de l'esprit civique et critique. Ce qu'on osait appeler naguère l'instruction, terme à bannir aujourd'hui rue de Grenelle.

   Ce Bac à part fait toujours parler de lui...depuis des années
        Honni par les uns, louangé par les autres, redouté par certains, ardemment attendu par d'autres, il est toujours objet de débat le plus souvent passionnel, d'autant plus qu'on a laissé se dégrader une épreuve qui aurait pu être rénovée en douceur et en temps voulu..
   Mais il est devenu ouvert à toutes les adaptations et à tous les tripatouillages, les notes ayant de plus en plus perdu de fait leur sens d'indicateurs pertinents. La plupart des correcteurs lucides le diront.  Gérer les flux est devenu le mot d'ordre, la passage d'une classe à l'autre se faisant automatiquement, ce qui engendre souvent un extrême pauvreté de l'écrit, qui va bien au-delà de la terminale.
   Avoir son bac ou pas, that is the question, dans un monde impitoyable ou le chômage sévit, l'ambition de réussite sociale s'excerbe, même si l'illustre document, autrefois affiché dans les chaumières, ne suffit plus, surtout quand il se situe en bas du panier.
   Ce sujet à polémique permanente, qui ébranles nombre de familles, revient sur le devant de la scène.
Mais silence, on brade. L'illetrisme est en route...
   
 Repenser l'education nationale doit redevenir une priorité.
      La situation est préoccupante à plus d'un titre et les principes néolibéraux ont tendance à prévaloir. L'école risque de devenir de plus en plus une affaire de business privé. Des officines bien organisées, qui s'avancent ouvertement ou masquée, attendent leur heure. Un marché intarissable et lucratif.
  Jusqu'à quand l'école restera-elle (encore un peu) républicaine, ?
.....Avec des épreuves respectant l'anonymat et un minimum d'exigences et des enseignants hors du champ de le pression des parents, dans un contrôle continu biaisé.
_______
 La casse du Service public d’Éducation est bien envisagée depuis 1996 par l’OCDE. (*)
    Il n'y a pas que les profs dans leur majorité qui sont chagrins...
           A quels enfants allons-nous laisser le monde?
                          Relisons F.Buisson, à la lumière de notre époque:
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_(*) __...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »3.

    Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.
    Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...
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lundi 24 juin 2019

Bac d'aujourd'hui

C'est bien vrai ça!
   Pourquoi pas du Voltaire, tant qu'on y est?
     L'année prochaine, ce sera le bac facile, avec des auteurs cool.
              La blanquérisation des programmes  sera passée par là...

(Merci à  Julien Couty)

samedi 29 avril 2023

Etre prof'

Plus qu'un malaise...

                              Le plus beau métier du monde est à un carrefour. Une véritable crise même. Cela commence à se savoir et à se voir. Le déclassement -certains parleront même de dénaturation-  que subit cette profession si essentielle a des effets pervers. IL n'y a pas que la dégradation des rémunérations (parmi les plus faibles d'Europe), en question ces temps-ci, largement cause de la désaffection, qui oblige à des recrutements à tout va, mais aussi les effectifs des classes qui ne baissent pas en moyenne et peut-être surtout l'administration tatillonne issue de la  blanquérisation et aussi les exigences parentales parfois contradictoires qui semblent souvent faire la loi. A force de mettre l'élève "au centre", on met le prof' "en marge", dont la fameuse "liberté pédagogique" se réduit comme peau de chagrin. La mise au pas administrative, sous prétexte d'efficacité, produit bien des effets pervers. On en a des échos ici. Le métier est souvent sous tension. Les artifices sont nombreux pour sauvegarder les apparences. Le principe d'autorité part en c****** sous l'effet d'une démission parentale, sur bien des points. 



                                                                                                                        La perte des bases essentielles dans le savoir et le manque d'autorité parentale se remarquent un peu partout, à tel point que beaucoup d'enseignants ont l'impression de jouer les "nounous"(**) Il semble à beaucoup que ce qui se joue derrière cette lente dégradation vise à privatiser toujours plus une institution qui relève du pouvoir républicain, en jouant sur l'arme de la dégradation des services, comme dans d'autres pays où les principes du très libéral  OCDE se met en place peu à peu, comme dans  d'autres domaines et dans d'autres pays, malgré les échecs constatés (*). Comme la Cour des Comptes le préconise. Un modèle pour demain? (*) "  C'est une école “deux en une” », résume Mme Elsa Heuyer. Cette professeure de français du lycée Drottning Blanka a dû apprendre à « optimiser » le temps et l’espace au bénéfice d’AcadeMedia, l’« entreprise éducative » cotée en Bourse qui l’emploie à temps (très) partiel : 28,7 %. Situé au sud de Stockholm, son lycée, un établissement privé sous contrat, dit friskola (friskolor au pluriel), partage ses locaux avec un autre du même groupe. Rentabilité oblige, Mme Heuyer doit gérer deux niveaux dans la même classe : « En pratique, je suis obligée de diviser le temps de cours par deux. » Exerçant, eux, à temps plein, ses collègues professeurs d’espagnol, Mme Sandra Nylen et M. Adrian Reyes, enseignent également une autre matière — un fait commun en Suède. Ils assurent en outre un tutorat pour une quinzaine d’élèves chacun, jouant le rôle de ce qu’on appelle en suédois un mentor. Par courriel ou par téléphone, ils doivent maintenir un contact permanent avec les parents pour le suivi des absences et de la scolarité, toutes matières confondues. « Lorsqu’un élève rencontre des difficultés, c’est de la faute du mentor », soupire M. Reyes. Il n’est ainsi pas rare de voir un professeur aider un élève à faire remonter ses notes dans une autre matière que celles qu’il enseigne. « Je m’assure sans cesse auprès de mes élèves que tout va bien, car je sais que mon directeur va me demander des comptes, raconte Mme Nylen avec nervosité. Mais que faire lorsqu’ils échouent dans plusieurs matières ? »Le directeur du lycée Drottning Blanka « demande des comptes » parce qu’il lui faut de bons résultats pour conserver ses élèves ou en attirer davantage. Après le retour au pouvoir des « partis bourgeois », en 1991, le premier ministre du Parti modéré, M. Carl Bildt, instaura le système des « chèques éducation ». Depuis, il n’y a plus de carte scolaire, et chaque famille peut inscrire gratuitement ses enfants dans l’école publique ou privée de son choix. ...."  ___

    _____ (**)   "  Il s’agit pour Arnaud Fabre et Nicolas Glière de ne rien cacher sur ce qui va mal à l’Éducation nationale et surtout de rechercher les causes des dysfonctionnements d’une « maison qui rend fou ». Contre des idéologues dogmatiques, faux progressistes et véritables destructeurs de l’école, les auteurs veulent « rendre à l’école son rôle premier : instruire ». Le projet est ambitieux, car un renversement des valeurs, digne de la caverne de Platon, mine l’Éducation nationale. À l’école, « scolaire » est un gros mot ; les bons élèves sont détestés, ceux qui produisent continûment des efforts sont méprisés. Quant aux professeurs attachés aux connaissances qu’ils ont à transmettre, ils sont moqués par des chefs ou des collègues qui ne maîtrisent pas l’orthographe et la syntaxe.  Pour « alléger la souffrance de l’élève », les maîtres à penser en « sciences de l’éducation » estiment qu’il n’y a jamais de mauvaise réponse dès l’instant qu’elle émane d’un élève, et que l’absence de logique est la preuve que l’on a affaire à un futur artiste. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, de la crise particulière de l’enseignement des mathématiques. On fait un cadeau empoisonné aux élèves, à ceux en particulier issus d’un milieu social défavorisé, en renonçant à leur réclamer des efforts et du travail.   L’emprise institutionnelle exercée depuis quarante-cinq ans par cette pseudoscience que sont les « sciences de l’éducation » est décrite avec précision, dans sa haine des connaissances académiques, dans son ignorance du métier d’enseignant et de la réalité des classes, dans son jargon et ses positions de pouvoir, notamment dans les centres de formation. Les stagiaires s’entendent dire : « Vous avez eu le concours, eh bien, maintenant il va falloir tout désapprendre pour vous mettre au niveau des élèves. » Pour les parangons des sciences de l’éducation, la chronologie est une hérésie, et l’orthographe et la grammaire sont discriminantes pour les enfants des classes populaires. Quiconque les critique est décrété de droite ou d’extrême droite, anti-pauvre, raciste et passéiste. Lorsqu’ils doivent admettre que leurs solutions miracles n’ont pas procuré les résultats escomptés — que l’école publique joue de moins en moins le rôle d’ascenseur social —, leur réponse est toute trouvée : on n’est pas allés assez loin dans le pédagogisme ! « C’est comme si, en cas d’allergie à un médicament, on vous conseillait de doubler la dose pour ne pas remettre en cause les bienfaits de la molécule. »  Comme les métiers de l’hôpital, les métiers de l’éducation souffrent d’une « crise des vocations ». L’expression est récusée par les auteurs qui défendent un métier plutôt qu’un ordre religieux. À l’Hôpital comme à l’École, l’utilité sociale de ces métiers se retourne contre les travailleurs. Parler de salaire est indécent quand il s’agit de soigner ou d’éduquer. Les Stylos rouges ont d’ailleurs reproché aux syndicats de ne pas s’être assez souciés d’une perte abyssale de leur pouvoir d’achat en quatre décennies[2]. L’augmentation des démissions et la chute du nombre de candidats aux concours sont aujourd’hui connues du grand public, désormais au courant que les professeurs sont très mal payés.    En revanche, le public ignore encore qu’à l’Éducation nationale, comme dans de nombreux autres métiers, un lien étroit doit être établi entre la santé et le travail. Mais la santé des personnels n’est pas une préoccupation du ministère de l’Éducation nationale. La médecine du travail y est quasiment inexistante et les établissements manquent cruellement de médecins scolaires et de services d’infirmerie. Si on peut être malade, c’est en période de vacances. C’est à ce signe qu’on reconnaît « l’employé modèle ». « Faire cours sans voix ou avec 39° est une ineptie, sauf à croire que nous ne faisons que garder les élèves. » Le manque criant de professeurs remplaçants permet de culpabiliser les enseignants. « Cette vision de la maladie, rappellent les auteurs, est propre à beaucoup de patrons ailleurs qu’à l’école. » L’installation structurelle de la logique du privé à l’école est pointée, à travers la mise en concurrence des établissements entre eux et, au sein d’un même établissement, entre professeurs qui surnotent les élèves pour conserver leurs postes ou leurs heures supplémentaires.

Comme dans les autres ministères et les autres fonctions publiques, l’Éducation nationale fait de plus en plus appel à des contractuels, qui est une main-d’œuvre peu chère, précaire et soumise. Des rectorats cachent des postes vacants pour les réserver à des contractuels. On cultive un cercle vicieux : pourquoi augmenter le salaire des enseignants dès lors que l’Éducation nationale fait d’eux des exécutants interchangeables qui n’ont qu’à suivre un manuel et faire de l’animation ? Il est humiliant pour des professeurs de constater que le métier qu’ils aiment est considéré par l’institution comme un job temporaire. Est évoqué le cas de personnes ayant choisi le devenir professeur « pour faire une pause », qui sont rattrapées par la dure réalité d’un métier épuisant et démoralisant, saboté par l’institution. Certaines découvrent que l’idéologie des faux savants pédagogistes sert à légitimer une baisse des moyens, en même temps qu’elle répercute l’idéologie néolibérale de l’entreprise fondée sur les compétences et le management.

Les Stylos rouges ont été parmi les premiers à s’insurger contre les pressions exercées sur les personnels, tant par les élèves que par les parents et la hiérarchie. Livrés à eux-mêmes, les professeurs sont ignorés, voire sanctionnés lorsqu’ils évoquent ces faits. « Comment ne pas évoquer, écrivent les auteurs, l’assassinat de notre collègue, Samuel Paty, tué par une cabale d’islamistes après avoir été abandonné voire menacé de sanctions et réprimandé par sa hiérarchie, déconsidéré par une partie de ses collègues, simplement pour avoir fait cours et respecté les programmes ? » Cette évocation est d’une alarmante actualité[3].

Il est expliqué comment « inspecteurs, formateurs et chefs d’établissement sont la parfaite courroie de transmission des ordres du pouvoir en place, quel qu’il soit ». Ainsi, à quelques années d’intervalle, ils exigent des enseignants tout et son contraire, selon la mode et le ministre du moment. L’ouvrage fourmille d’exemples éloquents. Citons le cas de l’inspectrice qui exige, lors d’une formation liaison CM2-6e, que le professeur explique des consignes aux élèves en difficulté pendant que les autres travaillent. Lorsque le professeur demande comment faire pour que la classe travaille tranquillement, l’inspectrice répond : « Vous leur dites : ‘Allez, zou, au travail !’ Et ils s’y mettent. » La dame ne blaguait pas[4].    Il est une règle à laquelle l’Éducation nationale ne déroge pas, c’est celle du « pas de vague ». Un enseignant, un conseiller principal d’éducation, un membre du personnel médical, un assistant d’éducation fait appel à sa direction en cas de problème ? Très mauvaise idée ! Quand on sollicite un chef au sujet d’un problème, on devient le problème. La ressemblance avec le management France Telecom ou la Poste est justement soulignée. Non seulement l’agent n’est pas soutenu, mais il est convoqué et calomnié. On refuse parfois de le recevoir accompagné d’un représentant syndical. La bienveillance qu’on exige des enseignants leur est refusée par les chefs d’établissement et les inspecteurs qui « cassent, humilient, harcèlent pour certains, sans vergogne et sans jamais rendre de comptes ».   Les auteurs ne nient évidemment pas que des professeurs rencontrent des difficultés et ont besoin d’être aidés. Toujours est-il que les inspections qui se bornent à démolir sont contre-productives. Les auteurs prennent l’exemple d’inspecteurs expliquant uniformément à des professeurs ayant trente ans de métier, qu’ils sont vieux, dépassés, nuls et que rien de ce qu’ils ont fait jusque-là n’est à conserver. La réalité d’une hiérarchie « qui se couvre en permanence, dans l’obsession du contrôle et du culte du chef » n’est pas le fait de cas isolés. Elle est structurelle. Dans ces conditions, « les chefs compétents et humainement respectables sont noyés et invisibilisés dans une masse d’incompétents aux valeurs humaines plus que détraquées ». De son côté, le professeur régulièrement humilié par des élèves perturbateurs jouissant d’une complète impunité est seul et méprisé. Le cocktail « déni des faits, refus de sanctionner, omerta, idéologie » est le carburant ordinaire de l’Éducation nationale.     Comment éviter les ennuis ? Comment espérer être bien vu ? En renonçant à transmettre librement les connaissances. En dénigrant l’école comme outil égalitaire d’émancipation face aux déterminismes sociaux. Mais cela suffit-il pour obtenir ce qu’on veut ? Les auteurs ont forgé avec humour et pertinence le néologisme « larbinat » pour rendre compte avec exactitude et précision de ce qui se passe en 2023 à l’Éducation nationale. Dans une note de bas de page, le larbinat est ainsi défini : « Il s’agit du ‘métier’ de larbin et des compétences à acquérir pour devenir le larbin parfait auprès de ceux qui détiennent le pouvoir ». Ainsi, par exemple, les profs-larbins obtiennent les classes qu’ils souhaitent ainsi que le versement d’heures, parfois non effectuées, selon l’envie du proviseur ou du principal. Par contre, le syndicaliste honni se verra refuser arbitrairement l’autorisation d’effectuer des heures d’enseignement dans le supérieur. Mais attention : l’enseignant n’a pas l’exclusivité du larbinat. Ce rapport social pathologique se retrouve à tous les niveaux du ministère. L’obsession pyramidale qui a atteint des sommets depuis les années Blanquer impose partout des tyranneaux serviles qui se vengent sur leurs subalternes. Pitoyable modèle offert aux élèves que l’école devrait former à l’esprit critique et à la solidarité humaine !   Ce rejet conjoint du pédagogisme, du néolibéralisme et… du larbinat s’accompagne d’une contestation sans équivoque du renoncement à la laïcité « envisagée à l’aune des États-Unis, du communautarisme culturel sans rapport avec notre histoire ». « Il est assez surprenant, précisent N. Glière et A. Fabre, que des gens se revendiquant de la gauche, parfois radicale, suivent ces modèles importés ultra-individualistes ». Si tout se vaut, la frontière entre croire et savoir n’a pas de sens. Dire que la Terre est plate devient une opinion comme une autre.    Comme le soulignent les auteurs, les fanatiques religieux connaissent la puissance émancipatrice de l’instruction, car « en en privant les autres, on les domine et on les mène où on veut ». Mais pour les idéologues qui se disent de gauche, il faut respecter les croyances, comme si elles étaient essentiellement attachées aux personnes. On connaît la suite : « Combien de ces universitaires et autres collègues de tendance pédagos ont renoncé à la laïcité ? Combien d’entre eux ont quasiment cherché à justifier le massacre de Charlie Hebdo ou la décapitation de Samuel Paty ? », demandent Arnaud Fabre et Nicolas Glière.   Les auteurs terminent par des propositions décapantes, allant d’un travail à mi-temps dans les classes pour les personnels d’inspection et de direction à l’abolition du Concordat en Alsace-Moselle, en passant par une augmentation des salaires de 50 % sans contrepartie. Ce livre d’enseignants est un livre politique de citoyens de gauche qui savent que « l’école est le creuset par lequel tout le monde passe ». Il est aussi celui de salariés en activité qui se reconnaissent pleinement dans le présent mouvement contre la réforme réactionnaire des retraites. La réponse que la macronie oppose à cette lame de fond populaire n’a pas dépaysé les deux professeurs qui y retrouvent « le même autoritarisme et le même mépris ». N. Glière et A. Fabre font d’ailleurs résonner dans les deux cas le même appel : Ne vous laissez plus faire !  Ce livre corrosif, sincère et confiant est à recommander particulièrement à tout professeur qui se sentira moins seul, et à toute personne de gauche qui apercevra concrètement que les combats pour l’instruction, les services publics, la justice sociale et la laïcité sont indissociables..."     _____________________________.

samedi 7 mai 2022

Varia

__ La novlangue managériale investit aussi l' hôpital                                                                                             La santé d'abord...

__ Fin de vie. Des déclarations qui vont enfin dans le bon sens?                                                                                       C'est le moment de s'engager.

__ PS: fin de course?   

__ L'ami privé du tsar, persona non grata à Berlin.
                                                                             Dans une Allemagne ambiguë, au mercantilisme à courte vue.

__ Palestine: l'indispensable unité   

__ Macon et les profs: débat escamoté                                                                                                       Sortir de la blanquérisation.                                                                                    

 __ Twitter-man à l'Elysée.  Le Président et ses followers

__  Réforme des retraites :  inutile   ...Comptablement  

__ Fido arrive: bonne nouvelle?                                                                                                                                                            _________________________