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vendredi 11 septembre 2026

"Grand remplacement"?

     Seulement une opinion?

                  Le racisme ne se cacherait -il plus?  

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La bête immonde: le retour?

 A Magdebourg

              Malgré l'incrédulité de certains, la stupéfaction des autres, le fatalisme de certains, les faits s'imposent d'eux-mêmes, qu'il convient d'analyser: comment ce glissement vers l'AfD a t-il été possible? Depuis longtemps déjà, des voix s'élevaient Outre Rhin et ailleurs redoutant un amplification fatale, se basant sur une tendance qui n'a fait que s'accentuer. Jusqu'où ira la contagion? Difficile de répondre à ce stade. Les causes de ce phénomène restent à mieux analyser et à hiérarchiser. Mais le pays est au pied du mur, face au péril de l'extension progressive d'une extrême-droite d'un type particulier, affichant clairement des objectifs si extrêmes, que le RN s'en est démarqué par opportunisme.                             La question du retour parfois explicite à un passé qu'on croyait dépassé pose le problème de la résurgence de thèmes du III° Reich les plus vilipendés en 1945. Une piqûre de rappel s'impose, ainsi que quelques rappels historiques, à l'égard de ceux qui minorisent le danger. Les félicitations trumpiennes devraient aussi nous alerter. Il n'y a pas de fatalité, mais....


   Point de vue:

Nous avons manqué de vigilance. Pourtant nous étions prévenus. Et de longue date. « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde » : c’est ainsi que fut longtemps traduit le dernier vers de La Résistible Ascension d’Arturo Ui, pièce de théâtre écrite en 1941 dans son exil finlandais par Bertolt Brecht (1898-1956). Pour décrire la mécanique de l’avènement du nazisme, le dramaturge allemand y transforme Adolf Hitler en gangster de Chicago, chef mafieux aussi grotesque qu’impitoyable. « L’Arturo Ui, a-t-il résumé, est une parabole, conçue dans le but de détruire le respect habituel et dangereux devant les grands tueurs. »   Le choix par Brecht d’un décor nord-américain n’est pas innocent. Le 31 octobre 1936, dans un discours prononcé quelques jours avant sa réélection, le président Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) s’en était pris aux « vieux ennemis de la paix » que sont « le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse », avant de poursuivre ainsi : « Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice de leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé. »    Voici donc le ventre fécond, dont l’évocation souligne notre actuelle mafiosisation du monde : ce capitalisme criminel, hors la loi, qui, pour survivre, est prêt à jeter aux orties les oripeaux de démocraties affaiblies et déclinantes. Mais, largement popularisée, au point d’être devenue une expression courante, cette traduction bien connue est quelque peu infidèle.                             Nulle « bête immonde » dans le texte original brechtien. « Car ce terreau putride est encore fécond ! », propose la plus récente des traductions françaises, qui la fait disparaître. « Le ventre est encore fécond d’où ça sort », suggérait celle qui l’a précédée, chez le même éditeur.

        Avec son « ça », pronom indéfini, cette variante rejoint le cœur du propos de Brecht : ce mal politique radical ne nous est pas inconnu, il ne nous est ni étranger ni extérieur. D’ailleurs, vous le savez pertinemment, lance-t-il au public dans le sous-titre de sa pièce : « Ce grand hold-up que vous connaissez bien. »                                              Bref, l’arrivée au pouvoir de forces autoritaires qui piétinent les droits, musèlent les libertés, discriminent les minorités et congédient l’idéal démocratique, en somme de ces ennemis de l’égalité que nous nommons « extrême droite » et dont les habits mondiaux sont infiniment variés, n’est jamais une fatalité.  Loin d’une catastrophe imprévisible, inimaginable et impensable, elle est le produit d’un processus durant lequel, bien avant qu’elle n’advienne, des indifférences et des aveuglements, des renoncements et des compromissions, des abandons et des capitulations, l’ont accompagnée et facilitée. C’est le sens de ce « résistible » du titre d’Arturo Ui, adjectif auquel Brecht renoncera dans la version du texte postérieure à la Seconde Guerre mondiale, tant l’ascension s’était, hélas, révélée irrésistible.                       « Que les choses continuent comme avant, voilà la catastrophe », glisse dans son Livre des passages Walter Benjamin (1892-1940), cet autre antifasciste allemand. De lucidité autant que de désespoir, son suicide à Portbou, en Espagne, le 26 septembre 1940, mit fin tragiquement à son échappée hors de l’Europe nazifiée qui devait lui permettre de retrouver, aux États-Unis, son ami exilé Theodor W. Adorno (1903-1969) avec lequel il n’avait cessé de correspondre.    C’est de ce « comme avant », de cette genèse du désastre, des habitudes et des accommodements qui font le jeu et le lit de la catastrophe, que nous parle Le Nouvel Extrémisme de droite, texte prophétique d’Adorno, issu d’une conférence prononcée en 1967 à Vienne, en Autriche, aujourd’hui réédité par la collection de poche « Champs » des éditions Flammarion, dans une traduction d’Olivier Mannoni.                         Nous nous sommes rassurés à trop bon compte. À mesure que les générations suivantes en prenaient conscience, l’incommensurabilité des crimes nazis, au premier chef le génocide des juifs d’Europe, a fait écran, endormant nos vigilances. Face à la monstruosité de la Shoah, le « plus jamais ça » est devenu un « rien ne ressemble, rien ne ressemblera à cela », entraînant une lecture de la catastrophe par la fin, dans l’oubli, voire l’ignorance de l’ordinaire qui l’avait fait advenir.                                                                              Ainsi dévitalisés, comme s’ils avaient été vidés de leurs mécanismes intérieurs, les mots « fascisme » et « nazisme » sont devenus des entraves à la lucidité. On les conjure officiellement pour mieux s’aveugler sur leurs renaissances. Encalminés dans l’époque qui les contextualise et les documente, ils ont fini par appartenir à un passé figé dont les commémorations sont autant de mises à distance, qui les enferment dans les vitrines d’une « histoire antiquaire », pour reprendre la formule de Nietzsche dans ses Considérations inactuelles.                            Une exigence de ressemblance a servi d’alibi à l’aveuglement : si ce n’est pas tout à fait pareil, s’il n’y a pas de bandes armées comme les sections d’assaut du parti national-socialiste, de croix gammées et de saluts nazis, c’est qu’il n’y a pas de risque de récidive.  Et c’est ainsi, dans la certitude d’avoir conjuré le danger épidémique d’une nouvelle peste brune, que nos gouvernants et nos médias, ces dernières décennies, se sont accommodés de mots et d’actes, d’idéologies et de politiques – notamment sur l’immigration et la sécurité –, faisant la courte échelle aux nouveaux fascismes de ce XXIe siècle dont la progression semble, de nouveau, irrésistible..."     [ Merci à E. Plenel]

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jeudi 10 septembre 2026

Le grand affabulateur

    On se pose des questions...

                 Faire parler de lui, encore...ou une mémoire en faillite?

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Varia

__ Méthode Niel

__ IA: les risques

__ Data centers US

__ Open AI: laxisme

__ Cyber en question                  

__ Maldives et Russie

__ Ménage "premium"

__ Trump le chasseur

__ Zemmour et l'AfD

__ Femmes écartées

__ Capsules numériques

__ Paupérisation des jeunes

                   ____ Pétrole US: à quel jeu joue Trump ?   ______________

mercredi 9 septembre 2026

Pas gêné le gars!

   Même NOS Antilles

                           Expansionnisme débridé

                                    Un Trumpland sans limites?

                 Mais où s'arrêtera-t-il?   😨 Qui réagit?...

                  L’archipel guadeloupéen, tout comme la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, est intégré à cette vaste zone étoilée. Saint-Pierre-et-Miquelon, Cuba, Haïti, la Jamaïque et la République dominicaine figurent également sous la bannière américaine. La carte, probablement générée par intelligence artificielle, a été postée quelques heures après un message de Trump suggérant de renommer l’État du Nouveau-Mexique « New America ». Une publication qui s’inscrit dans une série de déclarations expansionnistes, du renommage du golfe du Mexique en « golfe d’Amérique » à ses velléités sur le Groenland....   ______________

Des cartes et des hommes

Adieu Mercator!

                     Place à une représentation plus équitable du monde...                                 Essentiellement pour des raisons géopolitiques. Même si certains pays y perdront en dimension apparente. Trump ne s'en remet pas...Pas simple de mettre à plat une terre qui s'obstine à rester ronde. Question de convention...Il y avait quelques injustices à réparer...                             L'Onu a tranché, non sans résistance des USA, trop valorisé sur la planisphère. La convention du génial Mercator aura été d'une grande aide pour les navigateurs depuis le 16° siècle et le commerce qui s'envola à cette époque..("mercator" veut dire marchand). Tant pis si L’Europe (9,7 millions de kilomètres carrés) semblait plus étendue que l’Amérique du Sud, pourtant près de deux fois plus grande (17,8 millions de kilomètres carrés).  Cela permettait de naviguer à la boussole.  Mais il est compliqué de transformer une sphère en plan.                   Eckert IV prendra la place, mais ne sera pas encore la perfection, de toute façon impossible. Toute représentation du monde est arbitraire et a une signification politique


                                                                                                                               Là-dessus se greffe le problème des frontières, issues d'une histoire qui n'est pas prête de les stabiliser. Des frontières sont toujours ambivalentes. La cartographie sera toujours à repenser. On touche là au domaine de la géopolitique, où s'imbriquent l'histoire et le territoire...                                                                                                                                          Fin de l'histoire de la cartogaphie? Certainement pas... _
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mardi 8 septembre 2026

Le chevalier de l'Apocalypse

     Les fous sont lâchés 

                            Plus qu'inquiétant pour un vice-président...

              Amen!          _________________

Larges horizons

 __ Où il est (encore) question de l'Allemagne                                                                                                                                       CDU en déroute?  ou plutôt un affaiblissement structurel.    Comme pour les verts  _ Un pays au pied du mur  Quelle alternative?      Merz en question? Une coalition fragile et une domination trop longue. Un ordolibéralisme dogmatique et une dure période d'austérité sous Schröder  ont laissé des traces. Et pourtant les critiques n'ont pas manqué de l'intérieur.     Les résultats sont là .                                                                                     L'ancien chancelier Schmidt parlait.. d’une Allemagne dont la puissance économique inquiète les autres Européens. Or, cette puissance, souligna-t-il, n’aurait pas été possible sans le plan Marshall, sans la communauté européenne, sans l’OTAN, « sans l’aide de nos voisins ni sans l’effondrement du bloc de l’Est ». Cette « solidarité reçue », l’Allemagne en était donc redevable, lorsque à leur tour, ses « voisins » frapperaient à la porte de la solidarité.  Ce chancelier qui, par dérision, conseillait aux hommes politiques se vantant d’avoir une vision d’aller voir un médecin, pouvait évidemment se montrer visionnaire lui-même : l’Allemagne, résuma-t-il ce jour-là, « a besoin de l’intégration européenne ne serait-ce que pour nous protéger de nous-mêmes ».

__  Bolloré, tel qu'en lui-même.                                                                                                           Toujours à la reconquête chrétienne et au service de Frontières.                                                                                                                                             Sans compter son empire médiatique

__ IA et l'enseignement:                                                                                                                          un rapport problématique                                                                                                                               Paradoxe inquiétant .                                                     Que restera-t-il du désir d'apprendre?      Réguler seulement?

                                    L'inquiètude après l'euphorie

__ La Chine a toute vitesse...                                                                                                                                         Ou à toute vapeur                                                                                                                                Le royaume des ingénieurs

__ Démocratie et néolibéralisme

                                                 Dérives d'un courant

__ Une sommation technologique?                                                                                                                                      Un moment de bascule et un nouvel âge du                                             soupçon

__ Les malheurs de Jordan                                                                                                                                          Avec le recul, Jordan Bardella aurait sans doute préféré rester en vacances. Frictions avec Marine Le Pen, articles de presse ravageurs, bourde diplomatique… Le patron du Rassemblement national (RN) a fait sa rentrée sur un champ de mines.                               À peine revenu de sa pause estivale, l’eurodéputé a d’abord dû gérer les secousses provoquées par le départ fracassant de son conseiller spécial François Durvye, le 27 août. Cet ancien bras droit du milliardaire Pierre-Édouard Stérin a en effet été éjecté par Marine Le Pen après avoir milité pour qu’elle laisse sa place à Jordan Bardella à la présidentielle après sa condamnation en appel, le 7 juillet.               Au même moment, le président du RN, réduit au rôle de premier ministre putatif, a avalé ses premières couleuvres concernant le programme de la candidate. D’abord sur les retraites, quand Marine Le Pen a maintenu, lors de la rentrée du Medef, son projet d’un départ à 62 ans (voire 60 ans). Puis sur le voile quelques jours plus tard, lorsque la formation frontiste a remis sur la table sa volonté de l’interdire dans l’espace public.                  Alors qu’il se voyait candidat à l’Élysée il y a encore deux mois, le trentenaire est fragilisé par une reprise en main de Marine Le Pen. Selon Libération, Jordan Bardella a même claqué la porte d’un bureau exécutif du RN, le 31 août, lorsque la cheffe de file du parti a fait part de son intention de donner plus de visibilité à sa nièce, Marion Maréchal.     Pour ne rien arranger, il s’est lui-même empêtré dans une périlleuse visite du leader d’extrême droite Nigel Farage au Royaume-Uni. Devant les caméras, Jordan Bardella a semblé découvrir, les bras ballants devant le brexiteur triomphant, un projet de protocole d’accord migratoire prévoyant le renvoi dans l’Hexagone « des embarcations parties des côtes françaises ».    ___        Un seul motif de réjouissance pour le numéro un du RN : la sortie de son troisième livre, annoncée en novembre chez Fayard, qui lui permettra de remettre en scène sa popularité lors d’interminables séances de dédicace. Et accessoirement, de continuer à bâtir la fortune que la maison d’édition de Vincent Bolloré lui a permis de générer. "( Alexandre Berteau)

__ Dette américaine à l'égard de la France                                                                                                                                    Pas une petite!   (Selon le  Canard enchaîné)                                                               .. La facture, poste par poste:

- Prêts et dons directs aux insurgés : 24 millions de livres tournois
-Expéditions navales (escadre de Grasse, Yorktown) : environ 2 millions de livres
- Avance de reconstruction post-guerre : 6 millions de livres
- Effort de guerre global contre l'Angleterre, financé quasi intégralement par l'emprunt : plus d'un milliard de livres tournois, certaines estimations montant jusqu'à 2 milliards en comptant l'ensemble des dépenses militaires françaises de la période
--> Total arrondi pour la ligne "principal" : entre 1,3 et 2 milliards de livres tournois.
↪️ Le calcul en monnaie actuelle
Convertir des livres tournois de 1778 en euros ou en dollars de 2026 n'a rien d'une science exacte, la méthode change tout :
- Conversion historique simple : environ 18 milliards d'euros
- Ajustement en pouvoir d'achat ou en impact économique relatif : jusqu'à 100 milliards de dollars
↪️ Intérêts composés et pénalité de retard
Le principal, c'était la partie facile. Le dernier versement américain remonte à 1795. Cela fait 231 ans d'impayé, et la France applique le barème le plus rigoureux qui soit : le taux légal de pénalité de retard en vigueur pour tout professionnel qui paie en retard (taux BCE majoré de 10 points, environ 10 % l'an), appliqué en intérêts composés sur 248 ans, de 1778 à 2026.
Sur un principal de 1,3 milliard de livres tournois, le multiplicateur atteint environ 18,4 milliards. Total en livres : environ 24 000 milliards de milliards.
Converti en monnaie actuelle, cela donne environ 270 milliards de milliards d'euros (2,7 × 10²⁰ €), soit environ 290 milliards de milliards de dollars (2,9 × 10²⁰ $).

Un montant qui dépasse largement la masse monétaire totale jamais créée sur Terre, tous PIB cumulés de l'histoire de l'humanité compris.....       

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