Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 26 août 2026

Et paf!

  Marre!

      Et m....au voisin!

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Un Israëlien parmi d'autres

 il s'appelle A.Burg

                     Il se veut un peu, parmi d'autres, la voix d'Israël. Sans prétention, mais avec détermination. Comme d'autres aujourd'hui. Alors que les colons sévissent de plus belle en Cisjordanie, que Bibi impose la force. Animé par des valeurs qui ont guidé son pays aux meilleurs moments. Ancien haut responsable d'Israël, dont il connaît les rouages et leurs limites. Athée el le revendiquant, laïque, comme plus d'un en Israël, donc loin des fous de Yahweh qui aujourd'hui mènent la danse et inspirent la droite israëlienne jusqu'au plus haut niveau du Likoud et leurs rêves expansionnistes et leur bellicisme, condamné depuis des années.   Il va plus loin que les opposants de la première heure et d'autres plus connus, comme Barnavi, ancien ambassadeur en France, etc...   Des intellectuels et hommes politiques israëliens s'interrogent aussi, comme David Grossman, Amos Oz. Les enfants de Gaza, eux, ne se posent pas de telles questions(*)... Certains vont plus loin dans l'interrogation: Omer Bartov met en garde (*). Elie Barnavi avait proposé très rapidement un premier diagnostic des événements. Certains Juifs sont cependant tiraillés. Le journaliste de Haaretz, Gideon levy n'y est pas allé par quatre chemins, très critique à l'égard de la politique de Netanyahou, que Didier Fassin ne ménage pas non plus. Comme Yaniv Icskovits                                                                            Un homme de paix, accroché à ses idéaux démocratiques, qui voit son pays partir à la dérive, déchiré comme jamais, ne présageant rien de bon pour l'avenir proche, tant que Israël sort des rails dessinés par les meilleurs fondateurs de son pays. Il ne mâche pas ses mots, face à la dérive des extrêmistes de Tel Aviv, présageant le pire encore... "...La révolution sioniste reposait sur deux piliers : la soif de justice et une équipe dirigeante soumise à la morale civique. L’une et l’autre ont disparu. La nation israélienne n’est plus aujourd’hui qu’un amas informe de corruption, d’oppression et d’injustice. La fin de l’aventure sioniste est déjà à notre porte. Oui, il est devenu probable que notre génération soit la dernière du sionisme. Après elle, il resterait ici un Etat juif méconnaissable et haïssable. Qui de nous voudra en être le patriote ?.." 


                   Une force digne de certains prophètes de l'Ancient Testament à l'égard des dérives de leur pays " ...
Alors qu'en Israël des personnalités de premier plan, civiles et militaires sont vent debout contre l'aveuglement meurtrier de Bibi, surtout depuis l'acharnement meurtrier des derniers mois.. Comme Burg, qui réfute les principes ségrégationnistes actuellement en cours dans son pays, allant juqu'à'  dire: "...« La révolution sioniste est morte », lâche-t-il en 2003 dans un article du quotidien Yediot Aharonot, avant d’affirmer qu’Israël, « ghetto sioniste », court à sa perte en se définissant comme État juif. Il y a quelques semaines, Avraham Burg, qui estime désormais que le sionisme aurait dû être aboli après la création d’Israël, a demandé au tribunal de district de Jérusalem d’effacer son inscription en tant que juif sur le registre de population du ministère de l’intérieur.   Dans le droit administratif israélien, la nationalité ne se confond pas avec la citoyenneté. À la rubrique « nationalité » du registre de la population comme de la carte d’identité figure un terme qui indique la nation du point de vue ethnique (juif, arabe, druze…) et non la citoyenneté de l’intéressé(e). En 2011, l’écrivain Yoram Kaniuk (1930-2013), qui jugeait le judaïsme en Israël synonyme de racisme, a demandé et obtenu du tribunal que, dans son cas, la mention « juif » soit remplacée, dans le registre de population, par « sans religion ».                                                              __Pourquoi avez-vous demandé de ne plus être inscrit comme juif sur le registre du ministère israélien de l’intérieur ? __   Avraham Burg : Parce que je ne me sens plus identifié à la nationalité juive, au collectif juif. Dans la Déclaration d’indépendance de 1948, qui n’est pas une constitution mais le document le plus proche d’une constitution dont nous disposions en Israël, il existe un équilibre très intéressant.  On y lit d’une part qu’Israël est un État juif, un État pour les juifs, mais aussi qu’Israël est résolument engagé à pratiquer la non-discrimination entre ses citoyens. Et qu’il assure à tous ses habitants une égalité des droits sociaux et politiques, sans distinction de sexe, de croyance, d’origine ethnique ou d’opinion politique.                                                                  C’est une prise de position très puissante. Si elle n’est pas parfaite, elle a le mérite d’être là depuis l’origine de l’État. Les gens comme moi qui n’aiment pas l’état actuel des choses peuvent toujours se dire : ce n’est pas l’idéal, mais nous avons un lieu pour vivre car les principes fondateurs de 1948 sont bons.    Mais depuis l’adoption, en juillet 2018, de la loi sur l’État-nation du peuple juif , tout est changé. Ce qui définit Israël, désormais, c’est le seul monopole juif. Sans l’équilibre constitutionnel des droits et libertés. En vertu de cette loi, un citoyen d’Israël qui n’est pas juif est assigné à un statut inférieur. Comparable à celui qui a été assigné aux juifs pendant des générations. Ce qui fut odieux pour nous, nous l’infligeons maintenant à nos citoyens non juifs.    Cette législation est en fait une nouvelle définition des relations entre majorité et minorité en Israël. Elle constitue aussi un changement dans ma définition existentielle. Dans mon identité. Dans ces conditions, ma conscience m’interdit désormais d’appartenir à la nationalité juive, d’être classé comme membre de cette nation, ce qui impliquerait pour moi d’appartenir au groupe des maîtres, statut que je refuse. Je ne veux pas appartenir à un collectif défini par les promoteurs de cette loi...."          ____________

mardi 25 août 2026

Denrée rare...

  Le livre en voie de régression?

           Le recul (relatif) se confirme

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Sécheresses et pénuries (suite)

 Point d'histoire 

               __  Le climat a son histoire propre, comme il est naturel. Des cycles longs ou courts, réguliers ou non, selon ce qu'on peut saisir à travers les données de la climatologie, des témoignages indirects de la géologie, des quelques récits plus récents du vécu marquant  des hommes ou de ce qu'il nous en reste.  Il nous semble que nous sommes à un tournant majeur. Il conviendrait de relativiser le catastrophisme ambiant, sans remettre en question les analyses et les signaux du Giec.  La sécheresse récente n'est pas la première.           __ Quand on relit certaines annales, on voit que des canicules parfois terriblement meurtrières ont déjà frappé la France, notamment en 1636 et des années après.  Ce qui est singulier, c'est le fait qu'elles soient si répétitives et qu'elles s'inscrivent dans le cadre d'un réchauffement global, dont les effets se font sentir dans diverses parties du monde, de façon spectaculaire, là où on l'attendait le moins et qu'il est nécessaire d'interroger.    Ce n'est pas seulement la France qui fut touchée par de tels phénomènes extrêmes. En Angleterre, et sans doute ailleurs, des témoignages rapportent des conditions de de sécheresse extrêmes, avant le "petit âge glaciaire":                "En Angleterre, le XIIIᵉ siècle a été marqué par des sécheresses extrêmes, des incendies urbains dévastateurs et des épidémies. L’été exceptionnellement sec de 1212 a notamment favorisé la propagation du grand incendie de Southwark, à Londres, qui a fait des milliers de morts.   Les chroniqueurs médiévaux de l’époque rapportent aussi une sécheresse d’une gravité exceptionnelle en 1252. Le moine bénédictin anglais Matthieu Paris décrit ainsi quatre mois de « chaleur et de sécheresse insupportables », de mars à juillet, sans qu’« aucune pluie ni même aucune rosée » ne vienne soulager les terres.   Les Annales de Tewkesbury, une chronique rédigée à l’époque par les moines de l’abbaye de Tewkesbury (dans le Gloucestershire), confirment que « la sécheresse dura quatre mois, faisant disparaître l’herbe ». Elles rapportent qu’il suffisait de frotter les brins d’herbe entre ses mains pour les réduire en poussière.                                                                                                                             La Chronique des princes (Brut y Tywysogion), un récit médiéval de l’histoire galloise, dresse un constat similaire :

« La chaleur du soleil fut si intense que toute la terre en devint si sèche qu’aucun fruit ne poussa sur les arbres, ni aucune récolte dans les champs ; et l’on ne prit plus ni poisson de mer ni poisson de rivière. »

Matthieu Paris poursuit en décrivant la disparition des pâturages, qui entraîna le dépérissement des bovins et du bétail. Les températures élevées favorisèrent également une « prolifération de puces, de mouches et de moucherons » et s’accompagnèrent d’une recrudescence des maladies, avec des cas de paludisme (alors désigné sous les noms de « fièvre des marais » ou « fièvre intermittente ») signalés dans les zones marécageuses de basse altitude.   Les comptes seigneuriaux confirment les difficultés rencontrées par les agriculteurs. Dans un domaine relevant de l’évêché de Winchester, il est ainsi rapporté que le sol était devenu si dur qu’il fut impossible de le labourer pendant six semaines..."                              Une "anomalie" semblant assez localisée, qui n'est pas du même ordre que celle que nous connaissons aujourd'hui, aux causes passablement différentes.  


       La température à l’échelle mondiale a augmenté de 1.2°C depuis l’époque préindustrielle

          Il y a encore du travail pour les climatologues... Une désinformation en hausse...        ________________

lundi 24 août 2026

Nécessaire, mais pas suffisante

    Certes, elle ne suffit pas 

                          Et peut même servir d'alibi, être ambivalente

      Elle ne remplacera jamais l'engagement

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Doctrine Monrë: le retour (suite)

 De Washington à Santiago, le Big Stick

                 L' Amérique aux Américains!        La diplomatie du dollar                                                                                                  A-t-on vraiment pris la mesure de ce renversement de planètes que nous sommes en train de vivre? L'homme de la Maion Blanche, certes, n'invente rien, mais il remet en question fondamentalement l'ordre mondial précaire instauré à la fin de la Seconde guerre mondiale et des traités qui l'accompagnaient. C'est la fin chaotique et dangereuse d'échanges mondiaux libéraux, certes imparfaits et inégaux, mais permettant tant bien que mal une croissance inégalement partagée, mais partagée quand même, surtout par intérêt, et une période de paix (souvent très) relative et régulièrement ponctuée par une volonté US de contrôler ce nouveau marché au profit du roi Dollar.                     Aujourd'hui, le retournement trumpien d'ordre machiavélien change radicalement la donne sur les deux continents: ce sera la force et (ou) la ruse, sans faux semblant...Les traités et les alliances de circinstance résultant du seul intérêt, souvent personnel, du Boss.      Aujourd'hui, phénomène nouveau, une partie de l'Amérique latine est entraînée vers les mêmes dérives . C'est le temps des ingérences cruciales  dans le grand "pré carré" du nord et du sud-outre-Atlantique.                                                                                                                  ___ "J’ai toujours aimé le proverbe ouest-africain : « Parlez doucement et portez un gros bâton ; vous irez loin.", disait  Théodore Roosevelt, à son époque, pour illustrer la diplomatie américaine et justifier les interventions militaires pour la conquête de nouvelles zônes d'influence d'alors, notamment sur l'île de Cuba. Au fond, il ne faisait que reprendre une règle diplomatique courante et appliquer un principe déjà énoncé par Machiavel dans Le Prince.




     "...Bien que déjà en oeuvre avant sa présidence, Roosevelt a utilisé la force militaire à plusieurs reprises au cours de ses deux mandats avec une touche plus subtile pour compléter ses politiques diplomatiques et appliquer la doctrine Monroe lors de multiples interventions en Amérique latine. Cela comprenait la Grande Flotte Blanche, 16 cuirassés qui ont pacifiquement fait le tour du monde comme une illustration du prestige croissant mais neutre des États-Unis sous la direction de Roosevelt..."                        ____Une expression reprise récemment par Joe Biden.  Question de dosage...Parfois, avec plus de force que d'amabilité apparente, parfois avec plus de brutalité, comme sous Bush Junior, dans ses "croisades" moyen-orientales.. IL s'agissait d'ailleurs sous des prétextes les plus "nobles", de faire d'excellentes affaires en matière pétrolière et d'exploiter différentes ressources abondantes en Afghanistan, comme ce fut reconnu par la suite, après les échecs répétés sur le terrain. Mais ces aventures militaires tournant au fiasco ne furent pas perdues pour tout le monde...                 


                            Les guerres américaines, de conquêtes territoriales ou/et d'influences politico-économiques, furent pratiquement ininterrompues tout au cours de sa brève histoire. La diplomatie du dollar a pris plus d'une fois des formes brutales.  Même la dernière intervention armée de l'armée US en Europe, ne fut pas dénuée d'arrière-pensées hégémoniques, comme le reconnaît l'historien Pauwels et comme le disait parfois à mi-voix le général de Gaulle, qui n'a pas apprécié les interventions US lors de la fin de la dernière guerre, dans une des phases de la guerre d'Indochine et dans le conflit algérien.... On ne parlera pas de celles qui ont joué et continuent à le faire dans le domaine économique, de manière plus ou moins habile et machiavélique. Pour ne pas parler d'actions plus directement politiques, comme à l'époque de Pinochet, la CIA aidant. Business first!                 __________________________

dimanche 23 août 2026

Sacrés followers!

   Ils sont (encore) plus nombreux que sur Instagram

                       La nouvelle secte qui monte...

         Malgré les divisions et les crises

                     Des gens comme vous et moi...

                           De braves potes, sauf un...            ______________                        

Echos du dimanche

__ Purges

__ Danger

__ Dette US              

__ Impasse

__ Soupçons

__ Piratage

__ Connexion

__ Gigafactories

__ Méga-piratage

__ Meta en cause

__ Afd en tête ?

__ Echec et mat?

__ Assistance mortelle

__Maga et l'Europe

__ Reconnaître l'IA

__ Nouveau Saint Trop?

 __ Insultes trumpiennes

__ Une ruine masquée

__ Cisjordanie: inaction occidentale

                ________   IA: ogre énergétique   _________

samedi 22 août 2026

Piratage

    Une crédibilité mise à mal...

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Larges horizons

__ De Nabuchodonosor à Sadam                                                                                                                            Babylone au sommet                                                                       On comprend mieux ses influences sur le récit biblique

__ Il y a urgence aux urgences!         Cela s'aggrave.

__ De la prison à la philo: un philosophe pas comme les autres.

__  Dernier clou dans le cercueil.  Israël de nouveau tancé par l'Europe. Fait sans précédent: l'Allemagne joint sa voix et hausse le ton

 ___ Pratiques impérialistes: le retour?   Déclin et résurgences. Selon le  Grand Continent, "...Le sentiment d’assister au réveil des impérialismes est en effet surtout présent chez les Européens, qui se sentent à raison pris en tenaille entre les appétits russes, chinois et états-uniens. Ce malaise résulte du désarroi provoqué par le retournement copernicien de l’ordre géopolitique mondial : les Européens, qui s’étaient habitués depuis le XVIe siècle à pratiquer l’impérialisme aux dépens des autres, se trouvent désormais dans l’inconfortable situation de le subir de leur part.    Du point de vue de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « Sud global », soit les pays ayant subi depuis des siècles l’impérialisme occidental sous toutes ses formes, il n’y a en revanche pas de retour des impérialismes, mais simplement un élargissement des rangs de leurs victimes, vécu par beaucoup comme une savoureuse revanche ou ironie de l’histoire qui voit l’arroseur impérialiste se faire à son tour arroser, tel un docteur Frankenstein devenu la cible de sa créature maléfique. "

__  Il ose revenir sur le devant de la scène.    Avec quelques pommes de plus...

__ Le trumpisme est-il un néo-royalisme?  La comparaison peut être éclairante

_Lire ici_
   ___ Haïti, toujours dans nos mémoires. Un pays dépecés.                                                              Une dette honteuse. Le pire continue.

__ Xi ne craint plus l'Europe

__ Terrible endoctrinement

__ Ecologie: double discours. Mais pas que au RN

__ Une humiliation d'Etat

__ IA: hypermédiatisation équivoque

__ Meta inculpé: même pas mal...

__ Une société sans espoir?  Le problème n'est pas seulement externe.

__ L'Europe s'est endormie...   "...L'Europe s’est pourvue du titre de « super-régulateur » mondial dans le domaine du numérique, se positionnant comme pionnière et fer de lance en la matière, comme en témoigne le fameux « effet Bruxelles ». La démarche est bien connue : elle consiste à réglementer les pratiques d’une poignée de géants du numérique sans en avoir ni la propriété ni le contrôle. Actuellement, la vague initiale de mesures antitrust et réglementaires visant ces entreprises s’essouffle, non seulement parce que l’Europe tend à s’incliner discrètement devant l’administration Trump pour éviter des représailles commerciales, mais aussi parce que l’inanité de tout ce processus commence à se faire jour. Mais, pendant ce temps-là, où en est notre propre infrastructure technologique ? Nous sommes largement à la traîne en matière d’intelligence artificielle. Comment a-t-on pu en arriver là ?La réponse — certes peu flatteuse pour l’Europe —, c’est que nous nous sommes endormis. Ou plutôt, que nous nous sommes laissés emporter par une ritournelle collective : celle qui nous disait que, en avançant pas à pas dans le jeu pénible de la concurrence et de la réglementation 1 « à petite échelle », nous parviendrions à civiliser les géants du numérique qui ont envahi le continent. Pendant que nous nous échinions à leur enseigner les bonnes manières, ces mêmes entreprises s’employaient à recouvrir l’Europe d’une vaste infrastructure qui sous-tend aujourd’hui notre vie numérique : le cloud, les centres de données, les logiciels et la connectivité. Nous évoluons désormais dans un contexte de dépendances systémiques existentielles, à la merci d’une infrastructure externe complexe composée de plusieurs niveaux (matériel, logiciels, architectures, environnements de données, autorisations), dont nous ne sommes ni propriétaires ni maîtres, et qui façonne pourtant notre capacité économique, notre productivité industrielle, notre influence géopolitique et l’orientation de notre innovation. Nous sommes devenus une colonie numérique.     Il s’agit d’un échec majeur dans la compréhension de la véritable nature du pouvoir qui s’est alors déployé à travers l’Europe. Nous pensions qu’il s’agissait d’un acte de mauvaise conduite : il était en réalité question d’infrastructures matérielles. Elles n’ont rien d’illégal en soi : les géants américains ont simplement occupé l’espace laissé vacant par les Européens, trop occupés à « réglementer » plutôt qu’à « construire ». Nous avons ainsi de facto soutenu la politique industrielle américaine dans le numérique, tout en ne voulant pas voir que la situation était critique pour l’Europe dans ce même domaine. Nous pensions que tout ce que nous avions à faire était de contenir la situation en « faisant respecter la loi » et quelques règles de conduite, alors que le développement de notre propre infrastructure numérique aurait nécessité une politique industrielle musclée et volontariste. Nous continuons à penser que « la politique industrielle est distincte de la politique numérique », et la Commission rattache leur gestion à des compétences distinctes et cloisonnées. Pire encore : alors qu’il est désormais évident que notre échec s’explique par notre incapacité à faire preuve d’initiative et à faire appel à nos capacités, certains Européens affirment que l’Europe est une « puissance moyenne » et, qu’à ce titre, notre seul espoir est de nous allier à d’autres « puissances moyennes » telles que le Canada, l’Inde, le Japon ou le Brésil. Nous n’aurions aucune chance autrement.    ____Comment cette mentalité réglementaire, si caractéristique de l’Europe, a-t-elle pu à ce point saper notre sentiment d’autonomie et nos perspectives d’avenir ? Il y a beaucoup à faire : il est impératif que l’Europe prenne en main et contrôle une part plus importante de son infrastructure technologique. Il ne s’agit ni de protectionnisme ni d’autarcie, comme le suggèrent certains détracteurs. Seulement, l’Europe est une superpuissance économique qui dispose de tous les moyens, fonds et talents nécessaires pour faire mieux...."                                                                                      Sortir de la vassalisation "heureuse"  _______