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mardi 21 juillet 2026

Le ballon rond

     Vu de Suisse

                  Ras la coupe!           
                                            Seul le football ....                 ____________

L'angliche partout?

 Presque...  

           ____  Comme disait de Gaulle à son époque...                                                                                                                      Certes  les temps ont changé. Le néolibéralisme est passé par là avec la langue des affaires et de la diplomatie sous le signe de la puissance des USA, qui ont imposé leurs règles comme leur langage, celles du vainqueur. Le monde anglo-saxon est devenu hégémonique. Comme son mode de pensée. L'anglais est même parfois devenu un mode de communication exclusif en interne pour les cadres de certaines firmes, par mimétisme.    Un globalisme en vogue, dont on peut rire parfois...                                                                  Il serait temps de ne pas singer les anglos-saxons. de la manière la plus ridicule qui soit, au sein même de  nos institutions.              "... La dernière étude d’Education First, publiée ce mois-ci, place la France à la 31ème place des pays maîtrisant l’anglais, derrière le Costa Rica, le Nigéria, l’Estonie et l’Argentine. Pas de quoi fanfaronner..."                         ______ "Publicité, ministères, grandes administrations, conseils régionaux… les anglicismes ont envahi tous les champs lexicaux. On est loin de l’injonction gaullienne intimant de stopper « l’emploi exclusif de l’anglo-saxon ».  Quand Clairefontaine, marque bien connue des écoliers, vend son slogan « September is coming » tout en revendiquant son ancrage économique français, on se gratte la tête. Idem quand Roche Bobois évoque son « French art de vivre » ou Michelin son « motion for life ». À la tête du Conseil de l’éthique publicitaire, le sociologue Dominique Wolton s’agace du ridicule assorti à la prétention de certains slogans pour lesquels « il semble impossible de justifier le non-usage du français, particulièrement lorsque ceux-ci s’adressent aux Français et plus encore lorsqu’ils émanent d’entreprises hexagonales ». Malgré les efforts de la loi Toubon, qui fête ses 30 ans, les termes anglo-américains pullulent dans la publicité, le commerce et l’entreprise. Mais il y a plus grave. L’Académie française, qui a publié un rapport sur le sujet, désormais disponible en librairies – N’ayons pas peur de parler français (Plon) –, dénonce une présence massive et nouvelle du franglais dans « le langage des responsables des institutions »                     Une "modernisation" dérisoire

                                                Les Français sont en train d'être "managés" rapidement , insidieusement. Sous prétexte de "modernisation". Cela ne date pas d'aujourd'hui et le phénomène restait dans des limites acceptables. Toutes les langues participent à des échanges linguistiques au cours de leur histoire, mais là on assiste actuellement à un mimétisme accéléré, généralisé, encouragé par le business ambiant et certaines élites américano-centrés, un tropisme étrange, qualifié de  ridicule par ceux qui nous jugent, même sur les bords de l'Hudson. Ce n'est plus seulement: parlez-vous franglais? Tous doivent s'y mettre pour ne pas être jugés has been. Il suffit de parcourir les rues d'une ville pour s'apercevoir que les rues sont bourrées d'anglicismes plus ou moins douteux. Même Paul Bocuse s'y met allégrement. Mais où va-t-on?...                                                                                                                                                              L'anglomanie domine, au fur et à mesure que notre langue s'affaiblit, que son apprentissage se réduit. Le globish se répand à grande vitesse. Ce qui stupéfierait un Québecois. François 1er se retournerait dans sa tombe. Le Général aussi. Si encore on utilisait un anglais de bonne tenue, modérément, à l'égal des autres, même au sein du Conseil de l'Europe, ce serait un moindre mal, mais c'est tout le contraire qui se produit: un mauvais globish sans retenue et à tous propos fleurit dans tous les domaines, pas seulement commercial. Dans les aéroports, on comprendrait, mais dans le commerce de base notamment, c'est l'envahissement, voire la colonisation. Même chez mon coiffeur et mon chauffagiste... Le globish business est partout..   La loi Toubon, c'est pas tout bon. Les barrages symboliques ont cédé. Un dispositif qui a largement échoué dans la course à la mondialisation sans frein sous hégémonie anglo-saxonne. La loi linguistique du vainqueur s'est imposée, ou plutôt des sous-produits. Pourtant ce n'était pas inéluctable. Les résistances canadiennes le prouvent.                 ________  "....En 1994 cette loi était passée pour « protéger le patrimoine linguistique français  ». Déjà, le Conseil Constitutionnel en avait limité la portée au service public. Vingt-sept ans après, elle est tellement inefficace que notre future carte d’identité sera bilingue, et le globish bourgeonne dans bien des communications de nos services publics, sans même parler du secteur privé. La France a donc besoin d’une nouvelle loi pour rétablir le français comme seule langue de communication de notre pays...."                                                                                                                                                                             Globish is fun. Il est partout, même là où il n'a pas lieu d'être, et gagne du terrain tous les jours., cet anglais rétréci à quelques centaines de mots, qui est a mille lieues de la langue-mère, fine et complexe. Utile dans certains usages techniques et professionnels, il devient en dehors parfois du plus haut ridicule dans ses usages quotidiens de plus  plus fréquents, se voulant sans doute une pratique de la plus haute modernité.

     "... What did you expect ? », « what else ? », la gamme « make up » de l’Oréal : lentement, mais sûrement, la langue anglaise gagne du terrain sur notre territoire, dans tous les domaines. Slogan publicitaire, noms de produits ou de magasins, noms des films. A quand le coup d’arrêt ?
  Il est sacrément paradoxal de constater que depuis le vote de la loi Toubon, insidieusement, mais sûrement, notre belle langue perd des parts de marché dans notre espace public national
      "..;Tout le problème vient du fait que cette progression, aussi certaine soit-elle, est lente, et donc peu spectaculaire. Pourtant, pour qui parvient à se souvenir de la situation d’il y a 20 ou 30 ans, la situation s’est largement dégradée. Nous allions faire nos courses dans des Atac ou des Champion, et non des Simply Market ou des Carrefour Market. Le nom des films était presque toujours traduit dans la langue de Molière. Relativement peu de produits avaient des noms aux consonances anglo-saxonnes.

   Mais le pire est sans doute atteint dans la communication, où il semble qu’aujourd’hui une communication sur trois comporte un mot d’anglais. On trouve « l’art de vivre, by Roche Bobois ». On se demande bien quel est l’intérêt de mettre « by » au lieu de « par ». Et on ne compte plus les marques qui adoptent des signatures en anglais, certes traduites, mais le plus souvent de manière trop discrète. Schweppes demande « what did you expect ? », Nespresso, « what else ? », Adidas affirme « get ready ! », Sony soutient « this is for players » pour sa nouvelle console, Evian promet « live young ». On ne voit pas bien l’intérêt qu’il y a à ne pas traduire en français ces slogans, qui ne sonnent pas moins bien qu’en anglais. Et passons sur le « motion and emotion » de Peugeot, absolument incompréhensible...."
   Bien vu. Et ça continue, jusqu'à la saturation, ce qu'éviteraient de faire les Québécois Voilà notre langue bien mise à mal. Et le mimétisme se répand en tous domaines.
           Un choix qui n'est pas neutre:
   "...Ceux qui prônent l’anglais comme langue internationale voient moins clair, moins net et moins loin que David Rothkopf, ancien conseiller de l’administration Clinton qui, en 1995, avait écrit : "Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent." (In Praise of Cultural Imperialism, Foreign Policy, Number 107, Summer 1997, pp. 38-53)
     Le globish évolue souvent en proportion inverse de la maîtrise de sa propre langue, dont on finirait presque par avoir honte..face à la langue des "maîtres".
       Il colonise la toile
                                 Pas seulement nos rues. 
         Hors de lui, point de salut.
   L'anglais, du moins celui que nous parlons mal facilement, comme disait Churchill, est devenu notre nouveau latin, avec la montée en puissance technologique de l'Empire, avec le triomphe de la Silicon Valley, avec la numérisation galopante d'une grande partie de notre vie, dont les clés sont ailleurs.

   La langue ou la sous-langue du colonisateur fait florès jusque dans nos rues, se niche dans moindre aspect de notre vie quotidienne, jusqu'au coiffeur du coin qui a mis son enseigne à l'heure de Londres ou le petit restaurateur qui ne fait plus la cuisine, mais des happy meal..
       Un globish à tout faire, en quelque sorte, pour faire "moderne".
   Dans le monde des open space, on jargonne sans retenue un globish douteux.. A Science Po, on se démarque du vulgum pecus. Les élites se délitent.
   La langue dénaturée de Shakespeare et ses dérivés ont  pris le haut du pavé dans notre enseignement.
       Certains résistent encore, mais au Québec on fait de la résistance. La dérive est constante depuis plus de vingt ans
        C’est dès les années 60 qu’apparaissent les prémisses de la démission linguistique de nos élites.   Le général de Gaulle comme Georges Pompidou ont une conscience aiguë du danger. Ce dernier définira clairement l’importance de l’enjeu : « Si nous reculons sur notre langue, nous serons emportés purement et simplement. C’est à travers notre langue que nous existons dans le monde autrement que comme un pays parmi les autres ». 
    Mais ce phénomène de démission, jusque-là marginal, prendra une autre dimension quand l’exemple du renoncement viendra de la tête de l’État.   Le signal, l’acte spectaculaire de capitulation linguistique, date du 27 mai 1974, jour de l’élection à la présidence de la République de Valéry Giscard d’Estaing : reléguant le français au rang d’un patois local, c’est en anglais qu’il commenta sa victoire devant la presse étrangère. Le nouveau président enfoncera le clou en 1976 à la Nouvelle-Orléans où il prononcera son discours exclusivement en anglais devant des milliers de Cajuns catastrophés par une telle trahison !  Avec Jupiter, n'en parlons pas...
        A Bruxelles, le français, pourtant langue officielle, est délaissé de plus en plus. Chez nous, dans des grandes entreprises, des notes de services circulent maintenant en anglais, sans justification aucune.
     Le globish déferle dans tous les secteurs:
     
          Bafouant leurs propres règles, les gouvernants ignorent l’article II de la constitution (« la langue de la République est le »), ainsi que la loi de 1994 (dite loi Toubon), votée unanimement par le Parlement, et qui dispose que « le français est la langue de l’enseignement, du travail et des services »). 
      En effet, La a institué l’ comme langue de l’Université et les quelques restrictions cosmétiques apportées à cette loi ne sont pas respectées--Les services publics et les entreprises détenues et/ou pilotée par l’Etat (Poste, SNCF, Air-France, EDF, etc.) multiplient les produits dénommés en anglais au mépris des usagers francophones et des étrangers non anglophones qui résident dans notre pays--Les publicités diffusées aux heures de grande écoute par les médias, y compris publics, sont fréquemment rédigées en anglais ou en franglais sans que cela n’émeuve en rien le « Conseil supérieur de l’audiovisuel »--Le gouvernement s’apprête à céder au chantage d’un magnat de la production cinématographique qui prétend obtenir des fonds publics pour tourner ses superproductions en anglais--Une initiative de l’Inspection d’anglais invite les professeurs de cette discipline à militer pour l’enseignement en anglais des autres disciplines !--Un cartel de radios commerciales prétend de fait en finir avec les quotas de chanson francophone passant à l’antenne, alors même que les jeunes chanteurs francophones ont de plus en plus de mal à trouver des lieux d’accueil, de lancement et de diffusion--Nombre de colloques universitaires ou scientifiques se tenant en France contournent la langue de Victor Hugo et d’Aragon bien que ces institutions bénéficient du financement public issu des impôts de tous : que devient le devoir pour les intellectuels et des savants, que proclama initialement Descartes en 1637 (Discours de la méthode), de s’exprimer dans la langue d’usage de la population ? --Que devient le droit de comprendre de nos contemporains quand trop de pseudo-experts, de publicitaires, de journalistes s’adressent au public avec des expressions que la majorité des citoyens ne comprend pas ou que pire, elle comprend de travers ?__Nombre d’entreprises imposent à leurs salariés de travailler en anglais ou en jargon franglais, ce qui est source d’humiliation, de discriminations et d’insécurité ; certains secteurs économiques ne recrutent plus que des cadres supérieurs « English Mother Tongue », ce qui institue une préférence nationale à l’envers, symétrique de la honteuse « préférence nationale » lepénisteLes quelques protections qui subsistent encore autour de notre langue commune sauteraient bien évidemment avec la mise en place du « Grand Marché Transatlantique », dit TAFTA, que les autorités françaises et européennes négocient actuellement dans le dos des citoyens__L’UE révèle sa nature dictatoriale en méprisant ses propres traités qui l’obligent à respecter le plurilinguisme : l’anglais devient de facto la seule langue officielle de l’UE et le gouvernement français tolère que Pierre Moscovici, actuel commissaire européen et ancien ministre français, écrive ses « lettres de cadrage » (fustigeant tous les acquis sociaux de notre peuple) en anglais à Michel Sapin. __Déjà, la ministre sarkozyste Christine Lagarde, dite « Lady The Guard », prétendait obliger les hauts cadres du ministère des finances à correspondre en anglais à l’interne !__Le patronat « français » et européen pousse honteusement à la roue : on se souvient du mot du Baron Seillières devenu président du super-syndicat patronal « Businesseurope » et déclarant devant Jacques Chirac : « désormais je ne vous parlerai plus qu’en anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ».__La langue de travail de l’armée française asservie à l’OTAN et à ses entreprises prédatrices devient l’anglais sans que cela émeuve le haut encadrement de la défense de moins en moins « nationale » et de plus en plus atlantique et néocoloniale...
       And so on...
  Alors que le français (entre autres) a façonné l'anglais.
      Oui à l'anglais. Non à l'anglais envahissant!
       Résister à la pulsion mimétique anglo-saxonne, c'est résister à une forme de sujétion, car une langue n'est jamais neutre, elle véhicule et impose ses modèles.
   L'anglomanie vire vite à l'anglocratie.
   On l'a déjà dit: La fuite en avant vers le tout-anglais correspond à des rapports de forces politiques clairement explicités:
   A  l'heure ou le libre-échange euro-américain va se mettre en place, il faut se remettre en mémoire quelques affirmations non dépourvues d'ambiguïtés:
  -"L'Anglais est la langue du vainqueur", disait le général Jean Béca
  -« L’anglais est l’avenir de la francophonie », osait B.Kouchner
   -Dans son rapport de 1987/88, le directeur du British Council écrit «  Le véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer du Nord mais la langue anglaise . Le défi que nous affrontons est de l’exploiter à fond.  »
  Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le Monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais et que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de communication, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines et que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les américains se reconnaissent...Les Américains ne doivent pas nier le fait que, de toutes les nations dans l’histoire du monde, c’est la leur qui est la plus juste, la plus tolérante, la plus désireuse de se remettre en question et de s’améliorer en permanence, et le meilleur modèle pour l’avenir ...affirmait David Rothkopf dans Praise of Cultural Imperialism, 1997)       
         Une langue n'est pas neutre et son abandon ou son affaiblissement progressif a des incidences sur les structures de la pensée, sur sa maîtrise.
                                     Mais le soft power a sa logique._____
   Le New York Times lui-même se moquait avec mordant de ce que nous sommes devenus:
               "...Ce phénomène d’anglomanie qui semble se généraliser dans toute la France et dont les illustrations ne laissent pas d’étonner. La langue de tous les jours en est affectée ; dans les commerces, les médias, les publicités, en politique, on emprunte directement à l’anglais pour faire moderne, tendance, à la page, pour se distinguer de la « plèbe » restée franchouillarde, pour marquer son appartenance à un monde unifié, globalisé, interconnecté, électrostatique, sans frontières. Les emprunts à l’anglais sont de plus en plus délibérés, choisis à la manière d’une signature, d’un logo, d’une image de marketing qu’on lance à la volée pour épater le Gaulois ; plus l’emprunt est fracassant, grossier, tonitruant, meilleure est la réclame. Ainsi à la télévision française organise-t-on des « Talk », comme si la langue française était sans ressource pour nommer une émission de variété. Même le monde de la littérature se place sous le patronage de l’anglo-américain. Ainsi, s’inspirant du Courrier International, pourtant fondé comme une entreprise d’ouverture à la diversité linguistique, un magazine de recensions de livres a pris le nom de Books , façon désinvolte d’annexer une publication française au modèle anglo-saxon de revue littéraire (comme le New York Review of Books). Sur la scène parisienne, se faire jouer les trésors de la littérature française en anglais semble être du plus grand chic : ainsi le renommé théâtre du Châtelet a-t-il mis à l'affiche du 28 mai au 4 juillet 2010 une production anglaise de la comédie musicale Les Misérables d'Alain Boublil et de Claude-Michel Schönberg originalement conçue en français d'après le célèbre roman de Victor Hugo. (Quand verra-t-on sur les scènes londoniennes une comédie musicale Hamlet ou King Lear en français?)
Dans les grandes entreprises françaises, l’anglais a supplanté le français dans les rouages névralgiques; mêmes les entreprises à vocation strictement nationale voient arriver à leur tête des armées de jeunes managers formés à l’anglo-saxonne, pressés d’appliquer les recettes apprises en anglais à la lecture de manuels américains. Les universitaires français se convertissent aussi frénétiquement à l’anglais. Le prestige des publications dans les grandes revues et maisons d’éditions françaises a faibli ; les embauches dans les universités, les promotions, les honneurs se jouent de plus en plus sur la capacité à publier en anglais dans les forums mondialement cotés, à s’insérer dans les réseaux de recherche « européens » où tout se décline en anglais. Les grandes écoles et les universités françaises, au nom d’une autonomie fraîchement accrue, multiplient les programmes et les formations bilingues ou donnés strictement en anglais, dans l’espoir de toucher une part du marché lucratif des étudiants étrangers qui rêvent de vivre « a french experience » sans dépaysement linguistique. Il n’est pas rare que des professeurs français se vantent de donner leur cours en anglais, sans protestation des bacheliers français, au grand dam des étudiants…. étrangers que la France séduit encore par la langue et la culture
. Même le vocabulaire de la politique française se ressent de cette anglomanie. Le secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a proposé en avril 2010 de renouveler les politiques sociales françaises en s’inspirant du « care » britanniquev. La diplomatie française s'est mise aussi à l'english, en publiant, sous l'impulsion de Bernard Kouchner, ses cahiers (Mondes) en version bilingue. On applaudit même en France à « l'impérialisme cool de l'anglais », ainsi que l'a fait le thuriféraire de la culture américaine Frédéric Martel, dans un texte publié dans Le Point du 28 juillet 2010, « Français, pour exister, parlez English », où il clame sans ambages sa conviction que le français est incapable d'être autre chose qu'une langue de Gaulois rétifs à la modernité, sans dimension internationale ni même européenne. ______

lundi 20 juillet 2026

Des pompiers ...et des règles

 Ecocide en question

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Au mépris de la science?

Et de la vie

                             Les circonstances climatiques que nous vivons devraient nous inciter une nouvelle fois à prendre des mesures rapides et efficaces pour redonner à notre agriculture de nouvelles orientations, qui ne soient pas purement productivistes, au nom de l'exportation et de la baisse des prix, de sortir de l'agrobusiness, dont on voit aujourd'hui les effets sur l'environnement. L'alerte vient de loin et les mesures en cours ne vont pas dans le bon sens., que ce soit en ce qui concerne les problèmes du manque d'eau dramatiquement en cours ou la qualité des sols qui se dégradent, compromettant l'avenir.                                                               __  Trop d'intérêts à court terme vont dans le sens contraire de principes souvent proclamés, parfois en haut lieu. Les aides accordées aux exploitations plus écologiques sont peu à peu rognées. La possibilité d'utiliser ou de réutiliser des produits d'ordre phytosanitaires sont élargis. Bref, c'est un grand bond en arrière, qu'applaudissent les lobbies agricoles les plus puissants, profitant d'une représentation au Sénat leur étant plutôt favorable, notamment par la voix de M Duplomb, salué par la FNSEA. Les risques sont déniés.                                                  ___     Des mesures souvent contestées. Des lois ou des projets de loi qui rencontrent de moins en moins de résistance dans les milieux affairistes et conservateurs. Les lois dites d'urgence agricole sont à peine débattues ou abordées à la sauvette. Les partisans de l'agriculture productivistes n'ont jamais eu autant le vent en poupe, à l'heure où l'indifférence gagne du terrain. C'est une régression, en attendant que nous en payions les frais du point de vue sanitaire et environnemental.                                               Comme je le signalais il y a peu: Qu'attendre de la nouvelle loi?

             Une régression. Le doute rationnel n'est plus un rempart. Les lobbies veillent...

                       Les risques, bien réels, son déniés.  Aux USA: la déréglementation devient totale. L'écologie est en berne.


[_ Des alternatives sont possibles _]

                                      Aux dépends des agriculteurs eux-mêmes.


                                  " ...Voulons-nous d’un “printemps silencieux” ? C’est la question que devraient se poser ce mercredi tous les parlementaires, alors que se tient à l’Assemblée un débat sur la “loi Duplomb”. Ce texte, qui prévoyait notamment la réintroduction de certains néonicotinoïdes, a été adopté mais censuré par le Conseil constitutionnel.
                2 131 368 ! C’est le nombre de Français qui ont signé la pétition lancée l’été dernier contre la “loi Duplomb”, qui prévoyait la réintroduction de pesticides nocifs pour les insectes pollinisateurs. Le succès de cette initiative populaire a rendu possible le débat qui s’est tenu aujourd’hui au Parlement. Il devait notamment avoir pour objectif d’évaluer les enjeux du principe de précaution et les moyens de protéger les agriculteurs contre la concurrence étrangère… tout en restant seulement informatif. La loi destinée à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” a en effet déjà été adoptée – et la réintroduction de ces pesticides censurée par le Conseil constitutionnel, considérant que le législateur doit “veiller à ce que les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne compromettent pas la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins”. Cette décision fait directement écho à l’impératif du philosophe Hans Jonas, formulé en 1979 dans Le Principe responsabilité : “Agis de telle sorte que tes actions soient compatibles avec la permanence d’une vie authhentiquement humaine sur la Terre” !

                        "Le sénateur Duplomb a cependant de l’aplomb… Il a déposé en février une nouvelle proposition de loi pour réautoriser l’usage de deux de ces pesticides. L’élu joue non seulement des incertitudes scientifiques qui entoureraient leurs effets – à la manière des “marchands de doute” dont parle l’historienne des sciences Naomi Oreskes –, mais il réactive aussi une fausse opposition entre l’économie et l’écologie. Or, ce que montrent les études scientifiques, ce sont plutôt les effets délétères de l’usage de ces pesticides pour l’économie elle-même. Le biologiste Marc-André Selosse, dans un bref essai qui vient tout juste de paraître De la biodiversité comme un humanisme (Libelle-Seuil), rappelle d’abord que les maladies liées à la pollution de l’environnement coûtent cher à la communauté. Mais “la perturbation de la fonction de pollinisation par les insectes affecte aussi la rentabilité […]. D’ores et déjà, selon les estimations, de 28 à 61 % des écosystèmes agricoles manquent de pollinisateurs, et cela limite la production, surtout pour les myrtilles, le café et les pommes. Le manque à gagner annuel est estimé, selon l’IPBES [Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques], entre 230 et 580 milliards d’euros par an”. Le problème n’est donc pas que de santé publique, il est aussi économique. Et philosophique ? "... (Philosophie magazine)  
      ___ Aujourd'hui: Urgence agricole  ___     
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dimanche 19 juillet 2026

L'eau, bien commun de l'humanité

        Gouvernance en question

                Une question (aussi) politique 

            Des conflits réels et possibles

                                                              Un tournant   _______________

Petit billet du dimanche

 __ Déni

__ Colère

__ Vulnérabilité

__ Siphonnage

__ Défaillances                    

__ Préoccupant

__ Sècheresse

__ Fin de partie?

__ Carte joker

__ Ukraine: le point

__ Elections en question

__ Robots des champs

__ Refuges climatiques

__ Usine modèle?

__ Guerre de vengeance

__ Urgences climatiques

__ Période révolue

                        ____  Ingérences intérieures en question ________

samedi 18 juillet 2026

On peut refuser

        Comme elle...et d'autres

                  


                  Les hochets de la République                  ____________

Une bombe psychique

 Pour nos enfants 

                        Mais pas seulement. Il est des réseaux dits sociaux. Avec leur stratégie pour capter l'attention, pour le plus grand profit de quelques groupes. Mais pas seulement. De mettre aussi parfois pour en péril l'équilibre parfois fragile de nos jeunes, de les soumettre à des images et des modèles contestables, voire pervers; en jouant sur leur immaturité et leurs fragilités. Tout cela sur un mode dit "ludique" et en utilisant à leur insu des algorithmes addictifs. A leur insu.                                                                                                                    Tik Tok, plus que d'autres, est passé maître dans cette tentative de séduction et de fascination. Une méthode bien rodée. qui produit des effets parfois critiques, maintenant bien analysés. Une sorte de bombe psychique, comme on a pu le dire, en dénonçant les effets accablants de l'emprise parfois dramatique de Tik Tok. Des effets souvent dévastateurs. Comparable à une arme de guerre, au service d'une puissance qui n'est pas sans arrière-pensées?..                                                                                                                                           Pour affaiblir nos pays à long terme, par le biais d'une plate-forme toxique? En tous cas les risques sont mal perçus, malgré les critiques convergentes.   Les autorités chinoises, elles, limitent fortement l'accès à TikTok en Chine, elles sont parfaitement informées des effets nocifs sur les enfants et les adolescents.  Comme des ténors de la Silicon Valley, d'ailleurs. La santé mentale, notamment, est particulièrement concernée. Un poison pour nos enfants.                                                                                                                                                                                      Une hypothèse encore discutée, car la Chine ne dit rien. Mais elle agit.  Ou est-ce un effet indirect secondaire seulement...Même si la Pékin a objectivement intérêt à affaiblir l'Europe économiquement par le biais des générations montantes. En favorisant la crétinisation des jeunes esprits chez nous et en offrant d'autres contenus, plutôt culturels (mais pas seulement) à ses propres jeunes?


Une stratégie d
'influence, en tous cas...Avec au moins un projet, une arrière-pensée:

 Éduquer les Chinois, abrutir le reste du monde ?



                     Point de vue  (à mettre en perspective et à relativiser) :  "...Il n’y a qu’à comparer comment fonctionne TikTok en Chine et dans le monde occidental pour comprendre combien l’enfant est un gage d’avenir côté chinois, alors que de l’autre, la mise est sur la fabrication de futurs consommateurs, décervelés et accros.                                                                  Comme une nouvelle guerre de l’opium. Tristan Harris, ancien designer chez Google en 2022 fait une révélation[ii] : TikTok serait la plus grande opération d’influence de l’histoire, et la compare à la guerre de l’opium. Afin de comprendre ce raccourci, il faut remonter au 19e siècle. Les Anglais doivent payer leur thé en or. Il y a une autre solution. Inonder l’empire du milieu d’opium cultivé en Inde. Le résultat est dévastateur. En peu de temps, des millions de nationaux deviennent accros et ainsi, le pays perd 10% de sa population. L’empire s’effondre de l’intérieur et se fait coloniser. C’est le début de la période appelée localement, « le siècle de l’humiliation ». Il y a une citation célèbre de Lin Zexu[iii] : « Si les Britanniques n’ont pas de remords à empoisonner la Chine avec l’opium, pourquoi allons-nous avoir des remords à les empoisonner avec leurs propres armes ?  » Selon Harris, TikTok serait l’opium du 21e siècle exporté par la Chine dans le reste du monde. Pour bien comprendre : Pékin a créé deux versions de l’application : Une qui nationalement instruit les moins de 18 ans en limitant le temps d’utilisation et en dirigeant les contenus ; quant à l’autre, la version mondiale, reste ouverte 24/7 et « distrait » les jeunesses occidentales pour les abêtir.                                               Deux appellations différentes. La version chinoise s’appelle Douyin. Au moins 600 millions d’utilisateurs journaliers. Ce qui est positif pour une fois est le mode de « censure » gouvernementale pour les moins de 18 ans. Surtout pour ceux de moins de 14 ans. Cela se traduit par la mise en place d'un « mode jeunesse », qui bascule automatiquement les mineurs sur des contenus éducatifs et ludiques en rapport avec les sciences, l’histoire, l’art et tout ce qui peut développer de beaux esprits, l’objectif : donner naissance à des vocations chez les adolescents et leur permettre de s’instruire.[iv] Et rêve ultime pour les parents : un temps de consultation limité à 40 minutes par jour et de ne pouvoir accéder à l’application pendant la nuit entre 22h et 6h.[v] Ces fonctionnalités n’existent pas dans la version internationale de TikTok. Au contraire, aucune limite de temps d’utilisation n’est imposée. Quant aux contenus mis en avant, ils sont aux antipodes de ce que propose Douyin aux adolescents : playbacks sur des musiques célèbres, danses, jeux d’acteurs, canulars (pranks), défis lancés, comme par exemple manger et boire en quantité en un temps limité, pousser au consumérisme, au suivisme de la mode. Et des choses plus glauques comme contourner les règles de TikTok interdisent la promotion directe d'OnlyFans où la pornographie des mineurs fait fureur. Le rôle des « influenceuses/influenceurs » qui vidéos après vidéos font la promotion d’un mode vie sans travail, sans faire d’études, et où chaque jour est une Dolce Vita de milliardaire, à la portée de toutes et tous, fait que pour beaucoup d’ados, cela est l’exemple à suivre. D’ailleurs, une enquête demandant à ces jeunes qu’elles sont leurs projections pour l’avenir ? En Chine : astronautes et aux États-Unis, influenceurs sur les RS. Guy Debord avait donc raison dès 1967 avec sa Société du Spectacle                                                                                                                                             Le contenu de Douyin. Un rêve parental et professoral. C’est un Soft Power seulement destiné aux nationaux. Il y a bien des cours de propagande, mais chez nous aussi, donc balle au centre. Les algorithmes montrent des expériences scientifiques à reproduire à la maison, des expositions avec des balades virtuelles dans des musées, des cours sur le patriotisme (qui peuvent faire aimer le pays), des vidéos éducatives et scolaires sur toutes les matières enseignées. Internet, cette fois-ci empli pleinement son rôle de courroie de transmission entre le système instructif, l’éducation parentale et la volonté du gouvernement de considérer que sa jeunesse doit être bien formée afin de porter le pays en avant. C’est du gagnant/gagnant, et je suis moi-même étonné d’écrire autant de bonnes choses sur une société où le contrôle total du citoyen est un art de vivre ou une torture chinoise… C’est au choix !                                                                                                                                                                  TikTok, un cauchemar éveillé. Pour preuve : les créateurs de tous ces réseaux sociaux de la Silicon Valley ont interdit formellement à leurs enfants de passer du temps sur ces RS qu’eux même avaient créés. Les deux différents algorithmes qui régissent les deux applications fabriquent d’un côté une jeunesse ayant le potentiel d’être éveillée, compétitive et instruite, et de l’autre, portent des esprits creux, désinhibés de toutes les pulsions, et ne reconnaissant que le pouvoir de l’argent et ses possibilités de consumérisme, de pulsions instantanées et effrénées. Malgré ces effets néfastes, TikTok incite les utilisateurs à consommer davantage. Il se repose sur un modèle de « digital labour », c'est-à-dire des activités qui ne sont pas vécues comme occupations, mais qui produisent pourtant une valeur pour les grandes entreprises technologiques, mesurant les indicateurs de popularités et de réputation. Pour les internautes, il suffit de faire quelques gestes d’un nouveau dictionnaire  : liker, sharer, s'abonner, swiper, pincer, taper, selfies, roaming, caster, streamer, scroller, etc.[vii] Ainsi, leurs activités deviennent des données qui peuvent être réutilisés pour créer du profit à la plateforme notamment en proposant des publicités ciblées, qui incitera à plus de pulsions de consommation… Un vrai cirque schizophrène de frustrations. Une étude réalisée par l'ONG Amnesty International en 2023 conclut que l'algorithme de TikTok expose fortement et très rapidement, les jeunes à des contenus dangereux et/ou inappropriés à leur âge, incluant notamment la promotion du suicide et de l'automutilation. Les internautes ayant ce profil et montrant un intérêt pour ces sujets via les mots-clés entrés dans le moteur de recherche du réseau se retrouvent, dès les douze premières minutes, exposés, via la rubrique "Pour toi" de leur fil d'actualité, à une quantité massive de vidéos de ce type, susceptibles de renforcer leur mal-être. Ainsi, nous fabriquons en occident un Frankenstein social, qui en grandissant devient contrôlable, dans son incontrôlabilité de ses pulsions primaires. Des individus ne vivant qu’avec une partie du cerveau : le reptilien et le limbique. Adieu, au néocortex, ses pensées rationnelles et sa conscience. Gone with the Wind… 4 ever !                                                                                                        L’avenir, sera-t-il chinois ? Je ne vais pas vous faire le coup de Quand la Chine S’éveillera…Ce qui est certain c’est qu’une guerre de civilisation se déroule sous nos yeux pour savoir qui va prendre le contrôle des esprits. L’Amérique avec son Soft Power depuis 1945 a dominé. Mais depuis la création du groupe des BRICS, un déplacement des pouvoirs a eu lieu. L’Amérique est en plein marasme économique, financier et est gouverné par un demi-fou. Quant à sa population, laminée par des décennies de malbouffe, de TV poubelle, de wokisme, de LGBTTRXWZ et noyauté par les lobbies militaires, industriels et pharmaceutiques ; cette America way of Life qui fut la première puissance mondiale à tout l’air d’un boomer souffreteux en fin de course. La place étant donc à prendre, un bloc formé par la Chine, l’Inde et la Russie sont ceux qui peuvent bouter hors champ « the America Great Again » de Donald ; car celui qui détient le pouvoir d’information, détient le pouvoir de désinformer à ses avantages. Les vidéos courtes de la plateforme ont sur-utilisé la technologie algorithmique, qui est susceptible de pousser l’utilisateur dans une « chambre d'écho » homogène.[viii] Et ces chambres peuvent contribuer à la diffusion d'informations trompeuses, de fausses nouvelles ou de rumeurs. NewsGuard a conclu de ses tests de 2022 qu'en moins de 40 minutes, l'utilisateur de TikTok se voit proposer des vidéos aux contenus faux sur l'actualité, et plus encore, si l'application est utilisée comme moteur de recherche. Sur 102 millions de vidéos retirées par TikTok au 1er semestre 2022, moins de 1 % l'ont été pour désinformation. Selon Global Witness, l'exposition aux fausses nouvelles y est pire que sur Facebook et YouTube : 90 % des contenus de désinformation créés pour une étude par Global Witness ont été approuvés par TikTok. Ainsi, avoir le pouvoir de formater les esprits jeunes et de les désinformer ne peut être que profitable à un pays qui ne s’embarrasse pas trop de démocratie.[ix] C’est le cas de la dire, le ver a été introduit dans la papaye occidentale et il s’y développe doucement, mais sûrement. Alors, comme la question posée, l’avenir sera-t-il chinois ou pas ? On pourra toujours répondre en opposant deux proverbes du cru : « Avec le temps et la patience, la feuille du mûrier devient de la soie. »-« Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le. »                            Perso, je ne suis pas optimiste sur la question, sachant combien la patience chinoise est infinie, sa résilience énorme, sa population nombreuse et surtout, savoir que « Le sage ne tire jamais la queue du tigre, même lorsqu'il dort. » Ce qui est certain, c’est que nous l’avons réveillé…            _____________