Relire Orwell, plus que jamais d'actualité Comment faites-vous au quotidien pour résister à la pression du groupe et/ou pour vous prémunir contre la haine collective ? Tout le monde connaît le célèbre ouvrage de George Orwell, 1984. Dans ce roman, il y a une scène qui m’a toujours marqué : C’est le fameux passage des Deux Minutes de la Haine. Pour rappel, chaque jour, les membres du Parti doivent regarder un film montrant Emmanuel Goldstein, l’ennemi de l’État. Et lorsque le visage de ce dernier apparaît à l’écran, la foule se met à hurler, insulter, crier sa haine. Deux minutes de haine pure et de rage si bien que même ceux qui pourraient être plus timides au départ finissent par être emportés par le mouvement collectif.
HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
mardi 17 mars 2026
Des gens comme vous et moi..
USA: liberté de la presse en péril
Censure, chasse aux sorcières
Et propagande tous azimuths
Le locataire de la Maison Blanche fait ce qu'il a promis: mettre de l'"ordre" dans la pensée, la lecture, la culture....Tout doit être conforme aux injonctions et aux fantaisies du mage de Washington, de la bien-pensance du moment. définie au sommet, bien sûr . Même si une certaine censure est déjà ancienne aux USA. D'abord redéfinir le paysage médiatique, pour éviter toute pensée déviante et critique. Nettoyer aussi les bilbiothèques, pour éliminer tout ouvrage non conforme à la pensée officielle, surtout destiné à la jeunesse, jusqu'à produire une autocensure des institutions culturelles. "...Cette évolution intervient dans un climat politique particulièrement tendu autour de l’accès aux livres. Depuis plusieurs années, les bibliothèques américaines se trouvent au cœur d’un affrontement sur la présence d’ouvrages abordant des thèmes tels que les identités de genre, les questions raciales ou la sexualité. Les organisations professionnelles recensent des niveaux inédits de contestation..." Pas de nouvelles "déformées" dans la presse ou sur les ondes. Même CNN peut être visée. "...Depuis son premier mandat, le président américain qualifie régulièrement les publications négatives de « fake news » et a pris des mesures pour restreindre les accès de la presse depuis son retour au pouvoir. La Foundation for Individual Rights in Education (FIRE), organisation américaine de défense de la liberté d’expression, a qualifié l’avertissement « autoritaire » de M. Carr de « scandaleux ». « Lorsque le gouvernement exige que la presse devienne le porte-parole de l’Etat sous la menace de sanctions, c’est que quelque chose ne va vraiment pas », a-t-elle déclaré, sur X, en réponse au message de Brendan Carr.?.."
___ " Donald Trump, revenu au pouvoir en janvier 2025 pour un second mandat, et ses fidèles du mouvement Maga, remodèlent peu à peu le paysage informationnel des États-Unis. Destruction des faits, saturation de l’attention et complotisme sont leurs outils, partagés auprès de la mouvance identitaire et conservatrice en Europe....Un écosystème médiatique alternatif s’est consolidé très rapidement, avec des plateformes vidéo et des réseaux sociaux financés et dominés par les conservateurs, parmi lesquels le propre réseau de Donald Trump, Truth Social. Le rachat de Twitter par Elon Musk, en 2022, a amplifié cet écosystème en assurant l’interconnexion de l’ensemble. Donald Trump a eu, pendant plusieurs décennies, une relation symbiotique avec les médias traditionnels, inséparable de sa carrière de promoteur puis de star de la téléréalité, et enfin d’homme politique. Mais il est passé d’une dépendance mutuelle à un affrontement direct, exigeant la soumission sous peine de destruction. Donald Trump n’a désormais plus besoin des médias pour atteindre son public. Il les attaque, les poursuit en justice, menace leur crédibilité et, in fine, leur modèle économique. Le Congrès (à majorité républicaine) a par ailleurs validé l’essentiel des coupes budgétaires dans les médias publics, menacés de disparition. Dès son retour aux manettes, Donald Trump a aussi favorisé les nouveaux supports médiatiques loyaux, transformant la composition de la salle de presse de la Maison-Blanche. Parmi les personnes accréditées, on trouve par exemple Brian Glenn, de Real America’s Voice, une chaîne fondée en 2020 qui retransmet tout ce que fait Trump sans commentaire. C’est Brian Glenn qui, en février 2025, a reproché à Volodymyr Zelensky de ne pas porter de costume-cravate lors de sa rencontre avec Donald Trump et J. D. Vance dans bureau Ovale...."
___ Bref, une guerre de l'information. Quelle différence avec les méthodes utilisées naguère par les fascismes européens? Contrôler la presse, c'est pouvoir diriger les esprits. La culture est malmenée. Un mouvement orwellien est en route. Sans résistance significative de la part des élites velléitaires ou timorées Les livres sont dangereux, ironisait déjà Voltaire....
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lundi 16 mars 2026
En vrac
__ IA et maths En ce domaine purement formel, ce n'est pas pour étonner. Dans certaines limites seulement?
__ Tik tok et radicalité Cela n'étonnera personne
__ Nucléaire en question Quel sera le cap?
__ Religion à la rescousse Dieu n'est jamais loin de Trump
__ Un détroit pas comme les autres
Casse-tête et confusions
__ Gaza: la crise sanitaire s'approfondit
__ Bibi sans garde-fou Il trace sa route. Le silence vaut approbation
__ Malédiction pétrolière Souvent vérifiée
__ Liban: danger Menacé de tous côtés
__Des morts "justes"? Lourdes pertes
__ Dérives américaines Toutes les voix critiques ne sont pas éteintes aux USA
__ Après Hiroshima Toujours matière à réflexion
__ "Brebis galeuses " Comment s'en débarrasser?
__ Iran et le nucléaire:
“L’Iran n’était pas à deux semaines de la bombe (nucléaire), ce n’est pas vrai”, affirme Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique _______________
dimanche 15 mars 2026
Petit billet du dimanche
__ Défi
__ Cadeau
__ Récupération
__ Confusions
__ Ambitions
__ Survivre
__ Fraudes
__ "Normalisation"
__ Toujours plus!
__ Piège suédois
__ Femmes de Gaza
__ Loi du plus fort
__ Calcul dangereux
__ Espagne différente?
__ Tatas flingueuses
__ Emprise territoriale
__ Révolution industrielle?
__ Signaux contradictoires
__ "Normalisation" italienne
__ "Béni soit l'Eternel"...
__ Histoires de journalistes
_____________ Point de vue: le droit de s'étendre ____________
samedi 14 mars 2026
Trump, chef de guerre
C'est bien connu, puisqu'il l'affirme, Donald est un chef de guerre d'exception, même si c'est le prix Nobel qui motive sa très modeste personne. Son expédition moyen-orientale risquée va-t-elle se solder par un succès sur l'intransigeance iranienne ou est-elle destinée à s'embourber, malgré la mise au pas de l'armée. Par manque d'anticipation, notamment. La simple opération punitive risque de tourner au cauchemar pour lui, dans cet affrontement non conventionnel, où une certaine cohésion se produit. Il n'a pas retenu la leçon les revers cinglants de Bush junior dans cet "Orient compliqué", comme disait de Gaulle déjà à son époque. Cela n'a rien à voir à l'opération vénézuélienne rondement menée. Il s'agissait déjà de pétrole. Depuis la fin de l'occupation ottomane, qui jouait le rôle de stabilisateur, c'est crise après crise, conflit après conflit, montée des extrêmes, alimentée par des courants islamistes extrêmes.
Officiellement, les USA ne veulent plus se mêler de ces conflits locaux. Dans les faits, leurs intérêts pétroliers qui les tiennent à l'Arabie saoudite, depuis 1945 notamment, les ramènent dans cette partie du monde et les conduisent à trahir la doctrine Monroe, remise au goût du jour. Mais, " ...de la part d'un Président qui, dans son discours d’investiture, avait promis qu’on mesurerait son succès à l’aune des guerres dans lesquelles il ne se laisserait pas entraîner, l’année écoulée a comporté son lot de surprises. En revanche, la position de M. Graham n’a pas changé depuis trente ans. Un peu comme ceux qui vont répétant que l’Amérique décline, que ses coups de boutoir ne sont que convulsions et râles d’un empire agonisant, ou comme les européistes qui réagissent à l’avalanche de faillites de l’Union européenne en réclamant une organisation encore plus fédérale du continent, l’influent sénateur de Caroline du Sud ne possède qu’une clé à son trousseau : la guerre. Y compris quand il s’agit de débarrasser un allié — Israël, par exemple — d’un ennemi — au hasard, l’Iran. Dans l’avion présidentiel qui le ramène de Mar-a-Lago, M. Graham va donc demander à son ami et partenaire de golf — on prétend qu’il laisse gagner M. Trump pour entretenir leur amitié — de tuer l’ayatollah Ali Khamenei, « Hitler moderne » et « nazi religieux ». Au risque d’un embrasement régional ? Nullement, car, « si tout se passe bien, la paix intervient. Tout le terrorisme parrainé par un État s’arrête. Le Hezbollah, c’est terminé. Le Hamas, c’est terminé. Israël et les Saoudiens font la paix. Et c’est une nouvelle ère pour le Proche-Orient (1) ». Une opération militaire, et l’arrière-cour américaine est débarrassée des narcoterroristes ; une autre guerre, et le Proche-Orient s’éclaire..." La magie pourra s'opérer, prix Nobel à la clé!... C'est Pete qui est à la barre, alors cela risque d'être compromis, avec son projet de vengeance destructrice. Un piège, dans une guerre sans fin? On a connu cela en Afghanistan. Les risques d'embrasement se précisent, qui ferait le jeu de Téhéran...Les gros sabots de l'oncle Sam risquent de mener au pire. L'impasse politique joue contre le généralissime au discours fumeusement pacifiste, qui n'a toujours pas la moindre accord du Congrès...Pour s'engager dans la seconde guerre mondiale, Roosevelt dû déployer pas mal de moyens et de persuasion pour faire accepter l'entrée en guerre. Plus tard, Bush utilisa la ruse et le mensonge à l'ONU pour s'engager dans la piteuse et meurtrière aventure irakienne. On a vu ce qu'on a vu... Et quand Dieu est mêlé à l'affaire... __ Questions en suspens ______
vendredi 13 mars 2026
Fukushima: y revenir...
Un événement que reste en mémoire par son ampleur et ses conséquences. Je m'en souviens comme si c'était hier et ai suivi les événements au jour le jour. Dès que l'on a eu connaissance de la catastrophe, beaucoup comme moi ont pris conscience de l'ampleur de l'événement et des risques gravissimes pour tout le Japon, Tokyo n'étant pas très éloigné. Beaucoup fuyaient la capitale. Heureusement les vents furent plutôt orientés nord-ouest, ce qui limita la contamination sur le sol nippon. Heureusement aussi, l'équipe de la centrale pris le risques de décisions non conformes à celles qui étaient dictées à distance. Longtemps la question se posa: comment un pays aussi avancé technologiquement que le Japon a-t-il pu si mal apprécier et anticiper les risques d'un tsunami géant qui ravagea une partie est de l'île: une ampleur jugée improbable, malgré les risques permanents. Un sacré paradoxe! Un cauchemar nucléaire. La confiance en la société Tepco a été ébranlée pour longtemps. Comme l'optimisme général régnant concernant le choix du nucléaire. Heureusement que le nombre de décès fut relativement limité par rapport au précédent, Tchernobyl. Les vents vers le Nord Ouest y furent pour quelque chose. Un démantèlement qui peut durer jusqu'en 2060, après des années de décontamination de la terre et de l'eau, dans des conditions parfois délicates et discutables . Une affaire loin d'être classée, malgré le traitement des déchets et le lent démantèlement. Les répliques politiques de l'événement furent considérables. La suspicion concernant le nucléaire connut son effet le plus spectaculaire en Allemagne, où la chancelière dut renoncer au nucléaire sous la pression des Verts et se tourner vers d'autres sources d'énergie, gazière russe notamment et minière, sur son propre sol. En France, le débat rebondit sur le choix du nucléaire et les politiques d'investissement dans ce secteur marquèrent le pas...Le Japon revient à un investissement massif dans ce domaine si critiqué par la population, qui continue de s'interroger sur les conséquences durables de ce événement traumatisant. La responsabilité de Tepco fut minimisée. Le débat est toujours en cours sur les conséquences sanitaires de cet accident majeur, que le pouvoir s'employa à minimiser, après les regrets publics de l'ancien premier ministre. Le débat continue, à bas bruit. L'euphorie nucléaire d'aujourd'hui en France ne doit pas faire oublier que le risque "0" n'existe pas. Le Japon tout entier vivait sur un mythe, celui de la sécurité nucléaire absolue. "...« Tepco (l’exploitant de la centrale accidentée) avait lancé une vaste campagne de propagande dans les villes où la compagnie a construit des sites nucléaires. D’après elle, ses centrales nucléaires étaient les plus sûres du monde par leur système de sécurité et de défense. On croyait donc au “mythe de sécurité” ; on n’aura jamais d’accident et on n’aura jamais besoin de s’en inquiéter. Voilà, les habitantes de ces villes avaient subi un lavage de cerveau total de la part de Tepco... On n’a donc jamais pensé qu’un accident pouvait s’y produire... » Un fonctionnaire de la ville voisine de Futaba raconte : « Je pensais que même si un accident se produisait, on pourrait le régler en 24 heures. Donc, les exercices qu’on faisait à Futaba étaient basés sur l’éventualité d’un accident de ce niveau. Nous n’étions pas préparés pour faire évacuer tous les habitants de Futaba... » (les deux citations sont extraites d’un mémoire réalisé par Rina Kojima, étudiante qui a travaillé avec les chercheurs du projet Devast). Comment une telle croyance a t-elle pu s’installer, au détriment d’une perception réaliste des faits ? Lors de la conférence de l’Iddri, le professeur Noriyuki Ueda, anthropologue à l’Institut de technologie de Tokyo, a démonté la construction du mythe japonais de la sécurité nucléaire... __ Débats toujours en cours __