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lundi 19 octobre 2026

...Pourtant, quelque chose a foiré

          Véritablement

  Nostre Sire, oyant le bruict du peuple en fureur, ne veit en cela qu'une simple mutinerie ou sédition passagere                                                                                                       [  Essais de Michel de Montaigne (Livre I, Chapitre 24 : « De la couardise, mere de la cruauté » ou Chapitre 23 selon les éditions anciennes, mais plus précisément dans le contexte où il évoque les troubles civils et la manière dont les princes ou les figures d'autorité perçoivent les soulèvements populaires ] Ou -peut-être-  Jacques Auguste de Thou....
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La fatgue s'installe

 La fatigue n'est plus ce qu'elle était. 

         Avec son cortège de symptômes multiformes. De rebonds en rebonds, la pandémie revient, sous des formes imprévisibles, déconcertantes, prenant de court les meilleurs épidémiologistes. La lumière, entrevue à certains moments, s'estompe une nouvelle fois. La lassitude s'installe, sapant les projets même  diffus, nous rivant aux perspectives à court terme, mettant à mal nos projections dans le futur, sans lesquels aucune vie digne de ce nom ne peut vraiment se construire. La lassitude sourde, la fatigue généralisée, comme une nébuleuse paralysante, deviennent comme la norme avec laquelle il va falloir vivre encore sans doute assez longtemps. Sans parler de la fatigue démocratique qui s'installe...

         Il est difficile de cerner la notion de fatigue et d'en donner une définition. C'est d'abord un ressenti qui peut être de tonalités différentes. Quand on se plaint (ou non) de fatigue ressentie (ou non), on ne sait pas toujours ce que l'on vise et on a parfois bien des difficultés à la décrire, encore plus à en saisir les causes. Sauf pour la fatigue physique, dite "bonne fatigue", qui suit une activité physique assez longue et intense.     Mais il y a des fatigues plus indéterminées, qui affectent surtout le psychisme, des dimensions plus intimes, sur lesquelles il est plus difficile de mettre des noms.    Et c'est là qu'il y a des déterminations historiques et culturelles qui jouent à notre insu. La fatigue du paysan du Moyen-Age, ou plutôt son ressenti, n'est pas celle du déprimé d'aujourd'hui, accablé pas ses tourments intimes ou par le poids et la durée d'une solitude comme celle que nous pouvons vivre dans le contexte de la covid. La fatigue purement physique est de moins en moins au premier plan aujourd'hui. Il y a la fatigue et la perception de la fatigue. Et il existe des fatigues intimes dont les origines peuvent être très diverses, pouvant parfois passer pour imaginaires aux yeux des autres.

           Vigarello, spécialiste de l'étude historique des moeurs et des sentiments, insiste sur ce point dans un ouvrage récent, où il s'efforce de montrer "...comment ce qui semble depuis toujours ancré dans les chairs s’inscrit aussi, au fil des siècles, dans les consciences, les structures sociales et leurs représentations, jusqu’à se redéployer et nous atteindre au plus profond. »    Une étude d'un concept multiforme, dont la généalogie s'impose. Les fatigues dites chroniques, souvent complexes à déterminer prennent souvent le pas sur les autres plus classiques, plus somatiques. Les souffrances particulières dues à certaines conditions de travail, à un management parfois brutal, à une lassitude sans nom ne sont pas toujours évoquées ou reconnues, comme le reconnaît C. Dejours.   _________________________________

dimanche 18 octobre 2026

Servitude volontaire

    Un visionnaire

          D'étranges paradoxes

                         "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"(La Boétie)     _______________

Petit billet du dimanche

__ Vichy

__ El Nino

__ Taxation

__ Convergences

__  Diffamation

__ Vulnérabilité                      

__ Impôts: inégalités

__ Dark Chickens

__ Court-termisme

__ Pisa en question

__ Greenwashing II

__ Bati scolaire en question

__Contrats juteux

__ Diesel russe

__ Natacha en route

__ Culture sacrifiée

                ________________   Revue (libre) de presse   _________

samedi 17 octobre 2026

Vu d'Allemagne

 Une police pas très policée

           


     

               L'exemplarité reste à trouver




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Européisme en déclin?

Nouvelle donne

           Jean Monnet  et Jacques Delors doivent se retourner dans leurs tombes .                                                L'Europe à laquelle ils ont rêvé n'est plus ce qu'elle était. L'aspiration fédéraliste n'est plus qu'une lointaine utopie. La réalité des rêves néolibéraux en vogue dès les années 80 est en train de se dissoudre, le "divin marché" ayant perdu de sa crédibilité. L'élargissement fait de plus en plus problème. Une nouvelle réalité tend à émerger, après le Brexit, le montée des pressions nationalistes russe et des retraits chaotique du soutien et du parapluie US, attirant dans sa sphère certains pays de l'Est. Une nouvelle réalité émerge, plus fragmenté, où les intérêts nationaux reprennent le dessus, dans le contexte d'un affrontement avec la Russie, réveillant les intérêts d'empire, et de celui d'une montée d'extrêmes-droites qui menacent ce qui peut rester de solidarité politique et économique. Pour l'instant, c'est un brouillard assez opaque et peu rassurant qui plane sur Bruxelles, de plus en plus divisé et même parfois contesté.  Les géopoliticiens  y vont de leurs hypothèses....On s'interroge au Grand Continent après le séisme de Washington: va-t-on vers la fragmentation des solidarités d'hier où vers de nouvelles alliances à inventer?                                                 L'exemple de ce que l'on appelait le couple franco-allemand n'est plus guère de mise, à l'heure où Berlin et Paris ne regardent plus dans la même direction, motivés par leurs intérêts à court-terme et leurs divergences sur l'Ukraine. L'Europe à la quelle on avait rêvé se défait sous nos yeux. Des frustrations incessantes. Cela se préparait depuis un certain temps, malgré les discours officiels.   


                                                                                                                                      Point de vue: " Entamées au cœur de l’été, les discussions autour du projet de budget pour l’Union européenne promettent de tourner à la foire d’empoigne, avec une Allemagne déterminée à le revoir drastiquement à la baisse. Pendant ce temps, Bruno Le Maire se livre à une tentative tout à fait insensée de refonte générale du projet européiste, au moment même où l’espace Schengen est confronté à une crise qui accélère sa remise en cause.                                                                Face au projet de la Commission, qui propose, il est vrai, une augmentation vertigineuse du budget communautaire (de +60 %, pour atteindre 2 000 milliards d’euros), Friedrich Merz a en effet annoncé d’emblée qu’il n’en était pas question et qu’à l’inverse, l’UE devrait accepter des coupes de plusieurs centaines de milliards dans tous ses domaines de compétence, accompagnées d’une réduction substantielle de la technocratie bruxelloise. Une ambition aussi ouvertement hostile à l’idée d’une intégration européenne accrue n’étonnerait guère venant de Varsovie ou de Budapest. Dans la bouche d’un dirigeant allemand, issu d’une formation – la CDU – historiquement acquise à la construction européenne, elle a de quoi surprendre.                                                                                          En fait, elle témoigne en profondeur de l’épuisement de la dynamique européiste, dont la domination idéologique, vieille de plusieurs décennies, touche à sa fin. La nouvelle position de l’Allemagne vis-à-vis du projet européiste montre que le cœur de ce dernier est désormais touché, puisque la première puissance économique de l’UE, pilier depuis 1957 de la construction européenne, exprime ouvertement l’idée qu’il ne faut pas aller plus loin, et que le temps est peut-être même venu d’engager un démontage partiel de l’acquis....Le projet de Bruno Le Maire a pour point de départ une forme de lucidité désenchantée, puisqu’il dénonce à juste titre « le monstre technocratique que la Commission européenne est devenue » ainsi que « la chimère dangereuse du libre commerce ». Pour le reste, son propos est tellement éloigné du réel qu'on peut le qualifier sans aucune hésitation de pure fantasmagorie.                                                                                                  D’abord, les bénéfices attendus d’une telle fédération apparaissent bien minces, et s’inscrivent dans la droite ligne de ce que l’UE prétend faire de longue date. Ensuite, l’existence même de cette fédération, si elle venait à voir le jour, soulèverait toutes sortes de problèmes insolubles qui détruiraient l’UE encore plus vite qu’elle ne s’autodétruit actuellement. Il serait en effet impossible de concevoir une articulation fonctionnelle entre cette fédération et les 21 autres États membres de l’UE. Quid du droit européen ? De la participation des six États fédérés au budget de l’UE ? Quel statut pour les citoyens et les entreprises communautaires sur le sol de ces six États ? Quid de la politique étrangère et de sécurité commune ? Etc. On ne peut pas prétendre casser le pouvoir de la technocratie bruxelloise en aggravant dans des proportions monstrueuses la complexité institutionnelle de l’Europe. Un tel projet est tout simplement insensé. Il est également arbitraire : pourquoi six États plutôt que quatre ou douze et pourquoi ceux-là ?...Enfin, ce projet arrive à contretemps, comme un symbole parmi d’autres d’une époque qui s’achève. Il est exclu en effet, compte tenu de la modification en cours du paysage électoral dans tous les pays concernés, que les peuples acceptent de renoncer davantage encore à leur souveraineté qu’ils ne le font déjà dans le cadre de l’UE existante. C’est évidemment vrai des Polonais, qui prennent au sérieux la question de la souveraineté pour des raisons historiques aussi évidentes que recevables, et ce sera de plus en plus le cas des Allemands et des Français qui se ressaisissent de ce concept après des décennies d’insouciance débilitante.                                                                  Le projet de Bruno Le Maire, outre qu’il expose ce dernier à un ridicule certain, n’est en conséquence rien de plus qu’une tentative désespérée et illusoire de sauver de la débâcle un projet européiste auquel les élites dont il fait partie auront beaucoup sacrifié en vain...." __________

vendredi 16 octobre 2026

Terrible routine

     Chassez le naturel...

                      Il revient au galop... Hélas! 


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Petit train de sénateur

Le Sénat  (encore ) en question

             Ce n'est pas la première fois que l'institution est contestée, souvent restaurée après des périodes d'éclipses, où la République ne fut pas en danger. Les Français en voient de moins en moins l'utilité, contestant aussi son coût élevé.   Une gérontocratie, disent les mauvaises langues, au sujet de cette création napoléonienne...   


                                                                                                                                      
Certains y voient même une anomalie démocratique. "...sa composition très conservatrice, due à son mode de scrutin, en a toujours fait l’adversaire des grandes réformes républicaines, puis progressistes, ainsi que de la simplification du mille-feuille territorial. Le contexte actuel ravive donc le vieux débat autour de sa suppression ou de sa réforme."                         De plus, ces élections n'intéressent guère.                  "Le Sénat constitue aussi un moyen de « recaser » des personnalités politiques en fin de carrière. Le phénomène n’a rien de nouveau : le constitutionnaliste Benjamin Morel rappelle « la grande porosité entre les deux chambres », une entrée au Sénat étant considérée comme « la consécration d’une carrière politique » autant que comme « un repli sur une base électorale mieux connue et mieux maîtrisée, à la suite d’un échec dans les urnes, ou par fatigue des campagnes » ,?. Un phénomène qui explique le surnom peu flatteur « d’EHPAD de la République » parfois donné au palais du Luxembourg. "  ...Ou l'on est très choyé....                             


                                                                                                   
  Il a été supprimé plusieurs fois, puis a été rétabli freinant souvent les réformes importantes. Par exemple, l
a « taxe Zucman », impôt plancher sur les grandes fortunes dont les recettes sont estimées entre 15 et 25 milliards d’euros, avait ainsi été votée par les députés en février 2025 grâce à l’abstention du RN, mais le Sénat l’a vite enterrée, à 188 voix contre 125. La nationalisation des aciéries ArcelorMittal est également bloquée dans la navette parlementaire : adoptée en octobre 2025 par l’Assemblée, elle a été rejetée peu après par le Sénat et, malgré un nouveau vote favorable des députés en début d’année, la droite sénatoriale fera tout pour rejeter à nouveau le texte ou l’enterrer dans un calendrier parlementaire réduit d’ici à la présidentielle. Dernier exemple : la régulation de l’installation des médecins, soutenue par 86 % des Français, a été votée à l’Assemblée en mai 2025, mais le Sénat l’a privée de sa mesure phare en juin 2026 et n’a même pas terminé ses débats sur le texte. La volonté d’une majorité de Français et de leurs représentants directs – pourtant extrêmement divisés sur de nombreux sujets – est donc régulièrement écartée par une assemblée de notables...."     On pense à la loi Duplomb.       La suppression de cette institution dispendieuse et souvent inutile revient régulièrement sur le tapis.                                                                                                                                            Une chambre qui fait souvent double emploi                                                                                                "...La suppression du Sénat revient pourtant à intervalles réguliers dans le débat public, notamment lorsque la gauche au pouvoir se heurte à l’opposition des notables du Luxembourg. En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, qualifie le Sénat « d’anomalie parmi les démocraties » et juge « absolument nécessaire » de le réformer, mais rien n’est engagé. Plus récemment, Marine Le Pen se disait favorable à sa suppression en 2014 et la mesure figurait dans le programme de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Mais ni l’un ni l’autre n’évoquent plus cette disparition de la chambre haute, bien que LFI souhaite confier les questions institutionnelles à l’Assemblée constituante pour une VIe République..."                                                                                          Si une réforme du Sénat a lieu, elle ne pourrait guère être le fruit que du peuple souverain, par la voie d’un référendum. En attendant...

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jeudi 15 octobre 2026

Réactions étrangères

 Echos européens.

                                 

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Varia

 __ Doute

__ Critiques

__ Les pions

__ Répressions

__ Contre vérités

__ Bonnes mines

__ Désinformation

__ Loi sur mesure

__ Un peu tard...

__ Fin de cycle

__ Taux d'intérêt                 

__ La mort autrement

__ Concordances

__ Risques et découvertes

__ Responsabilité des  scientifiques?

                             ___    Esclavagisme à la française   __________