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mercredi 10 juin 2026

Interdit de territoire

         Enfin!    

                           Il y a des raisons. Partisan d'un Etat théocratique et d'un Grand Isarël

                   Face à la timidité allemande                  

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Justice malmenée

 Services publics en déshérence

    Certes, les dysfonctionnements dans le le domaine de la justice ne sont pas à négliger, en dehors même du cas dramatique qui vient de susciter une indignation massive et légitime. Des défaillances internes et personnelles méritent d'être relevées et corrigées, après une enquête sérieuse, qui ne pourra pas être rapide.   


                                                    Mais, le problème dépasse les cas individuels, si dramatiques soient-ils, et les fautes particulières, quelles qu'elles soient. Les fonctionnaires, de quelque niveau qu'ils soient, ne peuvent être intouchables. Le problème est essentiellement structurel et touche le fonctionnement du service public concerné, qui est un des moins doté de tous les pays comparables..  Question de moyens.  Comme dans beaucoup d'autres secteurs. Comme à l'hôpital, où l'Etat libéral désinvestit. " Le constat n’est pas nouveau. Il résulte de vingt années de négligence de cette mission régalienne dans les priorités budgétaires des majorités successives. Le retard est tel que les efforts, apparus sur le tard, depuis le cri de Jean-Jacques Urvoas sur la justice « en voie de clochardisation », en avril 2016, quelques semaines après avoir été nommé à ce ministère, n’y ont rien changé. Le Conseil de l’Europe a beau jeu de rappeler les termes de la Commission de Venise, qui lui fournit une expertise juridique, selon laquelle « l’Etat a le devoir d’allouer des ressources financières suffisantes au système judiciaire. Même en temps de crise, le bon fonctionnement et l’indépendance des juges ne doivent pas être mis en péril ».                                                              Notre ministre sonne le tocsin, pour "faire peuple", tardivement, comme Nicolas fustigeant la racaille, mais enlevant d'importants moyens à la police. Un ministre devrait tourner dix fois sa langue dans sa bouche et ne pas être obnubilé par les élections qui viennent...La justice serait trop laxiste? Il faudrait y regarder à deux fois et ce n'est pas elle qui fait les lois, elle les applique, avec les moyens trop limités qu'on lui donne, parmi les plus faible budgets des pays européens! Qui a laissé les "quartiers " à leur sort depuis quarante ans, en rétrécissant les services publics, de sécurité et de services? ....Voilà des questions de bons sens..! Un peu d'histoire ne nuit pas.  La police souffre, mais pour quelles raisons? Je sais, le ministre veut couper l''herbe sous les pieds des gars de la Marine, mais il contribue à alimenter le mouvement qui monte et que son patron redoute. Sacré Gérald!


       Documents:      __
Olivia Dufour et Michèle Bauer, « Justice : “On ne peut plus tolérer les délais de traitement engendrés par le manque de moyens” », Actu Juridique, 31 mars 2021. .____. « L’envers du décor. Enquête sur la charge de travail dans la magistrature », Syndicat de la magistrature, Paris, mai 2019.  ____ « Rapport “Systèmes judiciaires européens” — Rapport d’évaluation de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (Cepej) — Cycle d’évaluation 2020 (données 2018) », Conseil de l’Europe, Strasbourg, 2020.______Loïc Cadiet, « La justice face aux défis du nombre et de la complexité », Les Cahiers de la justice, 2010/1, Dalloz, Paris, janvier 2010.____ Yoann Demoli et Laurent Willemez (sous la dir. de), « L’âme du corps. La magistrature dans les années 2010 : morphologie, mobilité et conditions de travail », mission de recherche droit et justice, Paris, octobre 2019.____ Cf. Manuela Cadelli, Radicaliser la justice. Projet pour la démocratie, Samsa Éditions, Bruxelles, 2018.____ Cf. Sophie Prosper, « Réformes de la justice et désengagement de l’État : la mise à distance du juge », Délibérée, n° 9, Paris, janvier 2020.____ Laurence Neuer, « Saisir le tribunal est devenu très compliqué pour beaucoup », Le Point, Paris, 23 juillet 2020.____ Bartolomeo Cappellina et Cécile Vigour, « Les changements des pratiques et instruments gestionnaires des magistrats. Retours européens et comparés », dans « Magistrats : un corps saisi par les sciences sociales », actes du colloque organisé par la mission de recherche droit et justice et l’École nationale de la magistrature, Paris, janvier 2020.____ Véronique Kretz, « Juger ou manager, il faut choisir », Délibérée, n° 11, novembre 2020.____ Antoine Garapon, La Raison du moindre État. Le néolibéralisme et la justice, Odile Jacob, Paris, 2010.____ « Approche méthodologique des coûts de la justice. Enquête sur la mesure de l’activité et l’allocation des moyens des juridictions judiciaires », Cour des comptes, Paris, décembre 2018.____ Cf. Éric Dupond-Moretti (avec Laurence Monsénégo), Le Dictionnaire de ma vie, Kero, Paris, 2018. Le propos cité est du magistrat Serge Fuster, alias Casamayor. 
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mardi 9 juin 2026

Point d'histoire et de géopolitique

     Russie: un pays colonial?

              Dans une certaine mesure seulement

                            Depuis Pierre le Grand et Catherine II, disant:  « Je n’ai d’autre moyen de défendre mes frontières que de les étendre. »

      Des frontières en question

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Multinationales et pouvoir mondial

Gigantisme et pouvoir politico-économique

            Elles sont partout, ne connaissent pas les frontières, ont un pouvoir politique considérable.   Leur hégémonie est souvent sans égal sur les choix des pays, surtout les plus vulnérables: choix économiques, écologiques, sanitaires, informationnelles  ... La souveraineté des pays est souvent remise en question de par leur poids et leurs choix, n'allant pas toujours dans le sens de l'intérêt général, du développement économique, du bien être et de la santé collective. Certaines, comme Palentir, posent des problèmes redoutables.     "Présentées tantôt comme des havres de développement économique, tantôt comme des enfers sociaux, les multinationales sont dans tous les cas le symptôme d’économies et de sociétés mondialisées et remettent en cause des régulations édictées par les États et les organisations interétatiques sur une base nationale..."                                                      Le problème est aussi que les multinationales bénéficient souvent de conditions financières particulièrement favorables, qu'elles ne manquent pas d'exiger. Il est question régulièrement, faute de mieux, de les taxer, faute de pouvoir toujours les contrôler.  


           Cela paraîtrait d'une grande logique                                                                                                                                                                 Pour une justice élémentaire.  Malgré des réticences attendues. Une mesure qui n' a rien de  "bolchevique" On comprend les cris d'orfraie de certains...Comme pour la taxe Zucman à un autre niveau.                 " Un étonnant vent de révolte contre les multinationales a soufflé sur l’Assemblée nationale dans la soirée du mardi 28 octobre. Malgré l’opposition résolue du gouvernement, les députés qui examinent le projet de budget pour 2026 ont adopté coup sur coup deux mesures marquantes visant à taxer les bénéfices des grandes entreprises étrangères d’une part, l’activité des géants du numérique de l’autre. Ensemble, elles pourraient rapporter plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’Etat, selon leurs initiateurs..."    Mais le Sénat risque fort de passer outre.                       On est encore loin du compte.    C'est au niveau mondial que le problème se pose . Au-delà des mythes.                                                                                                                                                                           


       __Depuis la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les sociétés multinationales ont fait leur chemin, mais ont explosé surtout à partir des années 1970. Une multinationale" est une société qui produit des effets économiques dans plusieurs pays. C'est-à-dire que les actionnaires ne viennent pas du même pays ou elle implante ses sièges dans deux ou plusieurs pays. Selon Charles-Albert Michalet, la multinationalisation d'une entreprise répond à cinq déterminants principaux :
  • La recherche d'un accès direct aux matières premières, notamment durant la colonisation.
  • Le besoin de contourner certaines entraves à l'échange. Il s'agit par exemple de produire sur le marché où le produit sera consommé afin de ne pas être affecté par les tarifs douaniers à l'importation.
  • La recherche de débouchés extérieurs suite à l’intensification de la concurrence sur le marché intérieur. De plus, dès lors qu’une firme adoptera cette stratégie elle sera probablement imitée par les firmes concurrentes.
  • La perte d’un avantage technologique sur le marché national peut contraindre les entreprises à le produire à l’étranger, à moindre coût, afin de pouvoir continuer à le produire de façon rentable.
  • La recherche de coûts du travail plus faibles.
  • ____Il définit une multinationale comme une entreprise « le plus souvent de grande taille, qui, à partir d'une base nationale, a implanté à l'étranger plusieurs filiales dans plusieurs pays, avec une stratégie et une organisation conçue à l'échelle mondiale ». Cathal J. Nolan, professeur d'histoire à l'université de Boston, insiste sur les « capitaux, biens et technologies extrêmement flexibles » de ces entreprises qui « pensent globalement », qui n'ont « pas de loyauté spécifique » et qui prennent leurs « décisions selon des questions d'économie d'échelle, de politique fiscale et de rapatriement des profits ».__Le Cetim insiste sur une certaine centralisation, en définissant une multinationale comme une « entité légale de droit privé, agissant dans plusieurs États, mais avec un seul centre ou un centre principal dé décision ». Dans le même sens, René Sandretto la définit comme une « firme généralement de grande taille, dont l'organisation et la gestion sont le plus souvent centralisées, développant leur activité productive grâce à des filiales implantées dans plusieurs pays ».
        _Ces sociétés, que d'aucuns appellent MAÎTRES DU MONDE ( le monde appartient à 147 compagnies aux intérêts entremêlés), ne font pas dans la philanthropie, elles se moquent bien de leur pays d’origine . “Dans l’idéal, il faudrait installer chacune de nos usines sur une barge qui se déplacerait au gré des fluctuations des monnaies et des changements dans l’économie.” C’est avec cette formule lapidaire que Jack Welch, alors à la tête de General Electric, résumait en 1998 sa conception de l’entreprise américaine. On comprend pourquoi le libre échange sans limite soit leur thème d'élection. La mondialisation sans frein leur convient.
__Ne connaissant pas de frontières, s'efforçant d'affaiblir les Etats et les réglementations, elles sont aussi les premières bénéficiaires des paradis fiscaux .
_A vocation mondiale, elles sont de puissants acteurs de délocalisation.
        "...A chaque année qui passe, la croissance des grands groupes américains est de plus en plus découplée de l’économie américaine. Leurs intérêts concordent de moins en moins avec ceux de nos travailleurs, de nos consommateurs et de notre économie. Cette rupture se reflète dans leur chiffre d’affaires. En 2001, 32 % des revenus des 500 premières sociétés américaines qui composent l’indice boursier Standard & Poor’s provenaient de l’étranger. En 2008, cette proportion atteignait 48 %. Ce changement a de profondes – et terrifiantes – conséquences sur le comportement des multinationales. Dans cette période où les PME ne peuvent pas se développer parce que le chômage élevé et le fléchissement de la valeur des logements ont déprimé la demande des ménages, les grandes entreprises sont plus soucieuses d’accroître leurs ventes et leur production à l’étranger plutôt que dans leur pays d’origine. C’est pourquoi la récession en cours ne ressemble pas aux précédentes. A la différence de toutes les crises économiques qu’a connues l’Amérique, le ralentissement de l’activité se poursuit alors que les principaux employeurs peuvent renouer avec les profits sans procéder à des embauches massives aux Etats-Unis. Les bénéfices des sociétés ont battu un record au troisième trimestre – 1 659 milliards de dollars – et ils ont progressé de 28 % par rapport à la même période de l’année précédente. C’est la plus forte augmentation en glissement annuel jamais enregistrée. Mais cette hausse de la rentabilité ne s’est pas accompagnée d’une augmentation de l’emploi, des salaires ou du revenu national..."
_Le projet de grand marché transatlantique vise surtout à favoriser encore plus leur pénétration et leur hégémonie.
_Leur puissance financière dépasse parfois le PIB de certains pays,
_Il arrive souvent qu'elles dictent leur loi , même en Europe, en ce qui concerne en particulier les ressources naturelles.On sait l'influence des lobbies, notamment de Monsanto, sur les instances européennes bruxelloises.
_Les Etats abdiquent le plus souvent face à leurs exigences.
_Elles opèrent une captation de richesses, aux dépends des moins favorisés.
_Elles sont très présentes en matière d'agriculture, au coeur du système alimentaire, s'efforçant de contrôler toute la chaîne : le commerce des semences est au main de 10 multinationales.  ____________________

lundi 8 juin 2026

Economie et économistes

Quelle place pour l'économie?

      Qui n'est pas une science exacte 

                            Et qui a montré ses limites

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Allemagne et Europe

  Nouvelle question allemande                                         Sortir du déni                                                                      Parallèlement au virage français, la question du réarmement allemand, en cette période particulière d'incertitudes  de menaces venant de l'Est, paraît déjà comme une vieille histoire qui a plusieurs fois hanté l'Europe. Aujourd'hui, elle a changé de nature, dans un contexte géopolitique totalement différent. Faut-il s'en inquiéter ou y voir comme un chemin pour aider à constituer une Europe plus intégrée à l'abri d'un péril venu de l'Est, qu'il s'agit d'abord de dissuader.? Un tournant fait d'armement à grande vitesse, parfois contesté à l'intérieur du pays, plus facilement accepté par les syndicats, qui y voient surtout un moyen de dépasser la crise actuelle de la métallurgie. Une ambiguïté traverse cependant le pays.   
                                                        "...Inscrite dans le contexte de la guerre froide et portant sur une question intimement liée à l’identité de la construction politique allemande — faut-il, est-il possible d’historiciser la Shoah ? —, la Querelle des historiens semble pourtant d’une actualité troublantePlus de quatre-vingts ans après la chute du régime nazi, l’extrême droite est devenue la première force politique dans plusieurs Länder dans un mouvement concomitant à l’accélération réactionnaire de la Silicon Valley et aux ingérences de l’administration Trump. Les débats des années 1980 sur la mémoire, la responsabilité historique et la défense des fondements normatifs de la démocratie trouvent ainsi une résonance inattendue...."   

                                                                                                                        
Un 
"réarmement qui se fait souvent sous tension, au coeur d'une sorte de révolution copernicienne, entrainant des réticences internes et externes.                                                                                                                         "...
L’Europe est seule . Certes pas entièrement, ni de manière irrévocable, mais force est de constater qu’elle ne l’avait jamais vraiment été depuis 1945. Cette solitude aurait sans doute stupéfié les architectes de l’ordre mondial d’après-guerre, de Monnet, à Schuman, en passant par Adenauer, Bevin, Spinelli et Churchill, voire de Gaulle lui-même lorsqu’il était d’humeur frondeuse. Pour la première fois depuis trois générations, nous nous retrouvons contraints de réfléchir sérieusement à la défense de notre continent, à la sécurité de son voisinage et à la crédibilité de ses moyens de dissuasion, sans pouvoir compter sur l’hypothèse qu’une cavalerie alliée viendra toujours nous sauver depuis l’étranger. Alors comment s’en sortir ? Cette situation largement inédite exige la construction d’une réponse structurée.                                                              D’une certaine manière, nous avons déjà commencé à la mettre en pratique : en témoignent les sommes sans précédent mises sur la table, les nouvelles institutions, des prises de décision plus rapides, qui s’enchaînent à un rythme encore impensable en 2019. Mais les moyens financiers mobilisés et les acronymes ne sauraient constituer à eux seuls une stratégie. Autrement dit : nous avons un budget, mais pas encore de doctrine. C’est un problème. Par ailleurs, si la réponse proposée doit être une vraie réponse européenne, la question allemande doit occuper une place prépondérante. L’essor de l’Allemagne comme puissance militaire constitue l’une des évolutions les plus marquantes au sein de l’arsenal sécuritaire de l’Europe depuis la chute du Rideau de Fer. La question de savoir si cette transformation est une chance ou un problème pour le reste du continent dépendra de son ancrage en Europe. Dans cette perspective, Berlin a besoin d’une feuille de route renouvelée pour entrer dans cette nouvelle ère......                                                                                                 La guerre d’Ukraine a surtout permis de prendre acte que, même si les États-Unis de Biden restaient — à l’époque — disposés à jouer un rôle de premier plan, la sécurité européenne ne pouvait plus être un bien militaire produit aux États-Unis et passivement consommé par les Européens. La deuxième administration Trump a explicité ce constat : de même que le pivot vers l’Asie est bien réel, le désengagement de l’Europe est concret. Les conditions liées à l’article 5, autrefois murmurées, sont désormais énoncées haut et fort. Le retrait récemment annoncé de cinq mille soldats américains d’Allemagne — motivé, nous dit-on, moins par un calcul stratégique que par le mécontentement du président face aux critiques du chancelier Merz à l’égard de la guerre contre l’Iran — est un détail mineur — les États-Unis ayant annoncé qu’ils allaient envoyer le même nombre de troupes en Pologne, pays dont le président est un allié politique de Donald Trump — mais révélateur. La défense de l’Europe dépend désormais en partie des sautes d’humeur d’un homme à Washington...."     ___________________

dimanche 7 juin 2026

Réponse du berger à la bergère

Tempête au Moyen Orient

                  Les nuages et les tensions s'accumulent. Jour après jour.

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Petit billet du dimanche

__ Doutes

__ Révolution?

__ Tripatouillage

__ Bipède un jour...              

__ Avenir désirable

__ Pays sacrifié?

__ HSBC en accusation

__ Univers impitoyable

__ Immigration: régression

__ Effets non voulus

__  IA et dissonance cognitive

  ____________ Nouvelle vision du monde du Tsar ______

vendredi 5 juin 2026

Demain

       Je prends l'air...

            Hasta luego !                                                                     _____________________

Grand remplacement?

 Il y a "grand remplacement "

             Et grand remplacement...

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