Juxtaposition n'est pas communication.
On peut faire mieux..
_______________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Deux hommes, une carte, un empire à dépecer...
Et du pétrole.
Si, après la guerre de 14, qui a remis en question bien des empires, notamment la dissolution de l'empire ottoman, cet accord (ou ce marchandage colonial) n'avait pas existé...la fin du Moyen-Orient eut été changé... De grands effets peuvent suivre de petites causes, comme disait Pascal. L'Orient "compliqué" (comme disait de Gaulle), comme le Levant, serait doute plus simple à comprendre, car certainement moins conflictuel, surtout depuis les dernières décennies. Selon Henry Laurens Laurens: « Un certain nombre d’esprits romantiques du Caire, dont le plus célèbre sera T.E. Lawrence, le futur Lawrence d’Arabie, misent sur une renaissance arabe qui, fondée sur l’authenticité bédouine, se substituerait à la corruption ottomane et au levantinisme francophone. Ces Bédouins, commandés par les fils de Hussein, les princes de la dynastie hachémite, accepteront naturellement une tutelle britannique “bienveillante”. Londres leur promet bien une “Arabie” indépendante, mais par rapport aux Ottomans.____De leur côté, les Français veulent étendre leur “France du Levant ‘ à l’intérieur des terres et construire ainsi une grande Syrie francophone, francophile et sous leur tutelle.’ Français et Britanniques ont un intérêt commun à rallier à leur camp les tribus arabes, pour les retourner contre les Ottomans. Mais tout en leur faisant de grandes promesses, ils négocient secrètement, derrière leur dos, leurs futurs zones d’influence. Mark Sykes et François Georges-Picot s’y attellent pendant plusieurs mois de négociation difficile, pour aboutir en 1916 à la signature d’un accord signé par l’ambassadeur de France à Londres, Paul Cambon, et le secrétaire au Foreign Office, Edward Grey. Fin 1915, toutefois, comme le raconte Jeremy Wilson, auteur d’une formidable biographie de Lawrence d’Arabie (éd. Denoël, 1994), un négociateur britannique résume l’impasse dans un mémorandum : ‘Ainsi que vous le verrez, les choses ne démarrent pas très favorablement, ce qui n’est pas très surprenant avec Picot comme représentant français. Les prétentions de Picot sont absurdes et ses arguments valent pratiquement zéro’.” Dans ce choc des puissances coloniales, plus habituées à se combattre depuis des siècles qu’à coopérer, le personnage de François Georges-Picot cristallise les ambitions contradictoires. Le 10 décembre 1915, un négociateur britannique écrit à son ministère : “Le choix de Picot pour les représenter est une indication décourageante de l’attitude des Français. Sur la question syrienne, Picot est un fanatique notoire et il est absolument incapable de participer à un règlement mutuel sur la base du sens commun raisonnable qu’exige la situation actuelle.” Les Britanniques redoutent que l’affichage des ambitions françaises sur la Syrie, incarnées par François Georges-Picot, ne rendent plus difficile le soulèvement des tribus arabes contre l’Empire ottoman auquel s’active Lawrence d’Arabie. Ils ont appris qu’un diplomate français en poste au Caire a déclaré à un notable arabe de Damas que le gouvernement français n’accepterait jamais que la Syrie fasse partie d’un empire arabe. Ce diplomate, selon Londres, aurait annoncé la couleur :“La Syrie sera sous le protectorat de la France et nous enverrons bientôt une armée pour l’occuper.” Quelques mois plus tard, néanmoins, l’accord se fait entre Sykes et Georges-Picot, ratifié par les deux gouvernements qui font passer leur intérêt à gagner la guerre en Europe avant leurs rivalités au Moyen-Orient. D’autant que, selon Jeremy Wilson, les Britanniques se disent que cet accord a toutes les chances de ne pas être appliqué..." Avec l'accord secret franco-britannique Sykes et Picot, établi en 1916 sur un coin de table en fonction des intérêts géopolitiques et économiques franco-anglais, on a un des éléments importants pour comprendre les convulsions anciennes, récentes et actuelles du Moyen-Orient, sur fond d'enjeux pétroliers...
Il y a bientôt 100 ans...Ce fut le dépeçage de l'empire ottoman, prélude à des bouleversements profonds.. en attendant les interventions des néoconservateurs américains en quête d'un nouvel ordre, sur la base d'un désordre planifié (réputé créateur!) jouant sur les prétextes sécuritaires, les divisons internes, les connivences saoudiennes, les intérêts pétroliers... menant de proche en proche au chaos actuel, dont on voit qui en tire les marrons du feu, quel Frankenstein en est issu, reposant le problème des frontières dans les pires conditions.Le clergé belge a une position plus souple et nuancée
Depuis plus longtemps. Une avancée
Le haut clergé français mélange tout
Une loi destinée à être amendéeChères amies, Chers amis,
Ce soir, le Parlement a adopté de manière définitive la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. À l'image de ce qui existe dans plusieurs pays, notamment chez nos voisins européens, la France se dote aujourd'hui d'une loi de liberté en fin de vie qui permettra à chacun, s'il le souhaite et s'il remplit les conditions légales, d'abréger une agonie quand la médecine s'est déclarée impuissante à guérir sa maladie et à apaiser ses souffrances. Entre le vote de la loi et sa mise en œuvre, nous devrons encore travailler. La loi doit être promulguée, les décrets d'application doivent être pris, les guides de bonnes pratiques doivent être rédigés. Cela prendra encore plusieurs mois et nous devrons être vigilants quant au respect du texte voté (en 2016, les guides de bonnes pratiques ont considérablement réduit la portée de la loi Claeys-Leonetti).
Cette période sera d'autant plus longue, en raison de la saisine du Conseil Constitutionnel sur ce texte, ce qui va ajouter du temps au temps, au détriment des malades. Quoi qu'il en soit, cette journée entre dans l'Histoire comme celle qui ouvre un nouveau droit. Après le vote de la loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs, en mai dernier, cette loi complète le dispositif français en fin de vie. Dans le respect des droits des patients. Je ne vous cache pas que la loi votée, qui n'accorde pas le libre choix entre euthanasie et suicide assisté, qui ne prend pas en compte les directives anticipées, qui laisse de côté toutes les souffrances psychologiques, n'est pas celle que porte l'ADMD. Mais indéniablement, cette loi est une avancée et permettra à de nombreux malades (mais pas à tous) de trouver en France une réponse à leur impasse thérapeutique. Avec cinq conditions d'accès cumulatives (en plus d'être évidemment soi-même demandeur puisque la loi ne s'imposera à personne), la loi française sera l'une des lois les plus restrictives au monde en la matière. Je le regrette. Ce soir, je voulais remercier chacune et chacun d'entre vous d'avoir porté cette revendication humaniste de liberté et de fraternité, parfois depuis des décennies. Je voulais vous dire ma fierté en regardant le chemin que nous avons collectivement accompli. Beaucoup de travail reste à mener pour modéliser et mettre en œuvre les parcours de fin de vie. L'ADMD reste mobilisée, à vos côtés.
Fidèlement,
Jonathan Denis Président de l'ADMD _____ Témoignage ____ |