Faites le calcul...
________________________HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
vendredi 23 octobre 2026
Santé précaire
Et système défaillant
Aux USA. C'est le moins qu'on puisse dire. Plutôt injuste, mercantile, ne reposant sur aucun principe de solidarité dans son ensemble, souvent laissé à la "charité" confessionnelle ou privée. Un fait divers récent met ce phénomène en exergue, de manière tragique. Un fait qui en dit long sur le système de santé américain, dont la financiarisation pose problème, malgré les quelques tentatives d'Obama pour le corriger à la marge. Un système ruineux finalement. qui oblige nombre de personnes, surtout en situation de précarité, même provisoire, de renoncer aux soins, ou de s'endetter lourdement. On comprend mieux que l'espérance de vie connaît une chute, comparativement à d'autres pays développés, malgré une recherche en pointe. La privatisation des groupes assurantiels n'arrange rien. "...En dépit de l’Obamacare, que la présidence Trump n’a pas réussi à remettre en cause, c’est aujourd’hui encore près de 30 millions d’Américains qui ne bénéficient pas d’une assurance santé. Ils reçoivent peu de prestations sanitaires et n’ont recours au système de santé que dans les cas d’urgence, alors que leur état est devenu préoccupant. Cet éloignement des services de santé peut expliquer la faible espérance de vie constatée aux États-Unis, conjuguée à une conjonction de déterminants en santé défavorables (habitat, habitudes alimentaires, pauvreté etc.). Une partie de la population, quoiqu’au-dessus du seuil de pauvreté, et donc non éligible au programme Medicad, ne dispose pas de revenus suffisants pour cotiser à une assurance individuelle. Une des difficultés majeures pour la prise en charge sanitaire des plus démunis est la complexité du système américain, avec une grande diversité de programmes sanitaires et sociaux, au niveau fédéral mais aussi à celui des États, mais avec un manque de coordination entre eux et les organismes qui les gèrent..."
Bernie Sanders avait commencé une longue course vers la Maison Blanche dans un contexte improbable où Trump semblait garder encore une réserve de voix significative
A la gauche des démocrates, il aimerait encore parachever l'oeuvre entamée par Obama concernant le problème de la santé dans son pays. Mais, se demandait-on, parviendra-t-il à faire prévaloir son point de vue, celui de l'instauration d'un système universel dans le seul pays industrialisé qui n'en possède pas, malgré un budget bien plus élevé que le nôtre dans ce domaine.
L'enjeu de la santé est important (*), quand tant de défavorisés se trouvent marginalisés et que l'espérance de vie tend à s'inverser. Régulièrement.
Sanders fait de la question un de ses chevaux de bataille majeur.
Après la réforme partielle de l'Obama care, le chantier reste ouvert pour une solidarité plus satisfaisante et un système moins complexe et moins profitable aux actionnaires.
Ce plan supposerait une vraie mutation de l'esprit individualiste entretenu par le système de l'american way of live et une nécessaire augmentation des impôts des plus favorisés, ce qui risque d'être mal accepté, pas seulement par les plus nantis, paradoxalement.
Un système de santé défaillant et inégalitaire et pourtant le plus onéreux des pays industriels
Autour de 50 M. de personnes, le plus souvent sans moyens, n'ont aucune couverture médicale
Le prix des médicaments est souvent extrêmement élevé, là où les firmes font des profits extrêmement juteux, dans un système hypercomplexe, qui n'est pas universel.
Il y a urgence au paradis de la libre entreprise, où tous les secteurs de la vie tendent à se marchandiser.
Dire que la santé aux USA est un problème toujours aigu est un euphémisme.
(*) _______"....Trente millions d’Américains n’ont pas de couverture santé et 87 millions sont sous-couverts. Trente mille Américains meurent chaque année faute de soins, et les dettes médicales accumulées précipitent les banqueroutes individuelles. Ces statistiques désolantes conduisent généralement à considérer le système de santé étatsunien comme un des pires parmi les pays les plus riches. Pourtant, au sein de ce système, 160 millions d’Américains bénéficient d’une assurance-santé privée, plus ou moins avantageuse, financée par leurs employeurs. Par idéologie (le rejet du gouvernement, le « socialisme » prôné par Bernie Sanders), par inquiétude, ou parce qu’ils veulent garder leur couverture existante, beaucoup ne se voient pas y renoncer en échange d’une sécurité sociale publique aux contours encore très flous. Si Bernie Sanders est dans quelques mois le candidat démocrate désigné face à Trump, sa proposition sera à n’en pas douter au centre de la campagne face au président sortant, bien décidé à dénoncer le « socialisme » de celui qu’il appelle « Crazy Bernie » [« Bernie le fou » – __________
jeudi 22 octobre 2026
mercredi 21 octobre 2026
Une vérité qui dérange
Claude Askolovitch monte au créneau
Qu'on l'aime ou pas pour ses chroniques sur France Inter ou sur Arte, il a le mérite et le courage, en tant que Juif, de ne pas sombrer dans les amalgames trop courants et les confusions trop nombreuses de notre époque, concernant le conflit israëlien et les débats polarisés qu'il entretient. Il refuse de choisir un camp aux dépens d'un autre, d'entrer dans de vaines polémiques, attisées à des fins politiques, suite aux opérations israëliennes et aux aventures coloniales qui se poursuivent jusqu'en Cisjordanie et aux tensions anciennes entre le monde juif et musulman, attisées à dessein par Netanyahu et ses sbires comme Ben Gvir. Comme beaucoup de Juifs français et d'Israëliens, journalistes écrivains ou hommes politiques, comme Barnavi ou D Horvilleur), il a choisi de rester juif, mais sans oeillères, comme beaucoup et de ne pas céder aux piège des amalgames et des confusions. Le journaliste et essayiste Claude Askolovitch refuse d'associer la lutte contre l'antisémitisme au rejet de la communauté musulmane, répondant ainsi à une alerte émise par cinq personnalités publiques. « Juif et français, je refuse d’être annexé au rejet des musulmans » Condamnant le suprémacisme au pouvoir à Jérusalem et condamnant l'horreur de Gaza. Il plaide pour une vision républicaine qui combat la judéophobie sans instrumentaliser le combat à travers des théories identitaires ou un prétendu choc des civilisations. Il tient à se désolidariser de ceux qui condamnent les uns pour ce qu'ils sont au profit de ceux qui ne seraient que des victimes. "... Il faudrait donc, pour la sauvegarde des Juifs, chasser les musulmans de nos fraternités, placer ceux qui vivent parmi nous sous méfiance, et interdire aux autres - migrants et réfugiés, miraculés de l’exil, réchappés des noyades - d’aborder nos côtes, car ils porteraient en eux la peste antisémite. Ainsi suggèrent Élisabeth Badinter et Philippe Val, une philosophe de la liberté et un homme qui dirigea Charlie Hebdo et France Inter, dans un texte publié par Le Figaro la semaine dernière : « Le sort des Juifs d’Europe se dégrade à mesure que le continent s’islamise ». Ce texte, cosigné par Stéphane Azihari, Georges Bensoussan et Jean Quatremer, un essayiste libéral, un historien du judaïsme et un journaliste reconnu, mérite qu’on lui réponde. Il est important, pour ce qu’il prépare dans ses glissements. Ma réponse est celle d’un Français et d’un Juif ..." __________
mardi 20 octobre 2026
Fin d'un mythe?
Un fiasco sécuritaire, certainement
Mais "...Le Royaume-Uni souffre des mêmes maux que d’autres démocraties, France ou Allemagne au premier rang : le pays a encaissé les chocs externes de la pandémie causée par le coronavirus, les crises énergétiques de la guerre en Ukraine et du conflit en Iran. Sa population est vieillissante, exaspérée par l’érosion de son pouvoir d’achat depuis la crise financière de 2008. Confrontés à ces frustrations que les réseaux sociaux exacerbent, les politiques n’ont que des réponses insatisfaisantes, leurs marges de manœuvre étant contraintes par des finances publiques très dégradées...." _____________________Larges horizons
__ Europe Réapprendre à planifier face au tsunami chinois. Pékin exporte ses IA
__ USA: Sur la voie d'un certain changement?
__ Concurrence technologique: Un retour de la politique industrielle?
__ Spécificités d'un mouvement inédit...
__ Alliance et ses alliés Quand un syndicat fait alliance
__ Y a-t-il un pilote dans l'avion? Une parole démonétisée
__ Retraites La solution japonaise? Ils détiennent eux-mêmes leur dette publique. Un souci mineur...(pour l'instant)
__ L'erreur de Poutine: "... Pour Mikhaïl Kassianov, ancien premier ministre russe, Vladimir Poutine a « commis une erreur qu’il ne parvient pas à admettre » en envahissant l’Ukraine en 2022. « Il a cru les rapports de ses services de sécurité selon lesquels l’Ukraine était faible », affirme-t-il samedi dans un entretien à l’Agence France-Presse. Il estime également que la guerre ne se terminera pas en 2027. Premier ministre de 2000 à 2004, Mikhaïl Kassianov, partisan lorsqu’il était en fonction du rapprochement de la Russie avec l’Occident, est devenu après son limogeage par Vladimir Poutine l’un des critiques les plus virulents du Kremlin. D’après lui, Vladimir Poutine est conforté à la fois par l’augmentation du prix du pétrole due à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, et par les désaccords entre les Etats-Unis et l’Europe sur la façon de traiter avec le Kremlin...."
__Ex-RDA: Les effets d'une réunification boiteuse Un passage au forceps
__ Breaking The Silence "Dommages collatéraux" « Pour [atteindre] des officiers de haut rang du Hamas, un bilan de plusieurs centaines de victimes collatérales était autorisé pour une seule attaque », explique ce dernier au Monde et à plusieurs médias internationaux...." ___ Un épisode dévastateur
__ Déficit public. Révélation: "...Le 12 octobre 2026, l’administration du ministère des finances de Bercy a (enfin) publié ses propres chiffres. Et ils sont tout aussi explosifs : un rapport annexé au projet de loi de finances 2027 évalue les aides publiques aux entreprises à 166 milliards d’euros en 2024, soit 5,7 % du PIB. C’est à peine moins que le déficit public cette année-là, qui atteignait 169,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB...." (Mediapart)
__ Lobbies alimentaires en question "...Comme l’a révélé notre enquête Des lobbys au menu. Les entreprises de l’agroalimentaire contre la santé publique (Raisons d’agir, 2022_), ces épisodes n’ont rien d’exceptionnel. Ils donnent à voir les activités politiques intenses et patiemment organisées à travers lesquelles l’industrie agroalimentaire pèse sur les décisions publiques, souvent bien avant qu’elles ne soient prises ou même conçues. Les acteurs économiques les plus actifs en la matière mobilisent organisations spécialisées, professionnels aguerris et budgets conséquents pour veiller au grain...."
__ Un (terrible) scénario suédois: "... « Dans le royaume scandinave considéré comme un des plus égalitaires du monde, le nombre de milliardaires ne cesse d’augmenter, tandis que la pauvreté progresse. Avant les élections du 13 septembre, la taxation des plus fortunés s’est imposée comme thème de campagne ». On y apprend que 3428 milliardaires résident dans le pays, dont 53 français. Tandis que la gauche veut taxer les milliardaires, le parti libéral veut doubler le nombre de ceux-ci d’ici à 2036 : « "Aujourd’hui, les 46 personnes les plus fortunées possèdent plus que 8 millions de Suédois (dans un pays de 10 millions d’habitants)" », résume la responsable d’Oxfam ». De classiques jeux de fiscalité, sur fond de crise économique et financière durant les années 90, expliquent en partie la dérégulation qui favorisa les ultra-riches avec une baisse drastique de l’ISF tandis que les impôts des plus modestes ne suivaient pas la même tendance, etc..." _ La Suède n'est plus ce qu'elle était... ___ ____________
lundi 19 octobre 2026
...Pourtant, quelque chose a foiré
_______
La fatigue s'installe
La fatigue n'est plus ce qu'elle était.
Avec son cortège de symptômes multiformes. De rebonds en rebonds, la pandémie revient, sous des formes imprévisibles, déconcertantes, prenant de court les meilleurs épidémiologistes. La lumière, entrevue à certains moments, s'estompe une nouvelle fois. La lassitude s'installe, sapant les projets même diffus, nous rivant aux perspectives à court terme, mettant à mal nos projections dans le futur, sans lesquels aucune vie digne de ce nom ne peut vraiment se construire. La lassitude sourde, la fatigue généralisée, comme une nébuleuse paralysante, deviennent comme la norme avec laquelle il va falloir vivre encore sans doute assez longtemps. Sans parler de la fatigue démocratique qui s'installe...
Il est difficile de cerner la notion de fatigue et d'en donner une définition. C'est d'abord un ressenti qui peut être de tonalités différentes. Quand on se plaint (ou non) de fatigue ressentie (ou non), on ne sait pas toujours ce que l'on vise et on a parfois bien des difficultés à la décrire, encore plus à en saisir les causes. Sauf pour la fatigue physique, dite "bonne fatigue", qui suit une activité physique assez longue et intense. Mais il y a des fatigues plus indéterminées, qui affectent surtout le psychisme, des dimensions plus intimes, sur lesquelles il est plus difficile de mettre des noms. Et c'est là qu'il y a des déterminations historiques et culturelles qui jouent à notre insu. La fatigue du paysan du Moyen-Age, ou plutôt son ressenti, n'est pas celle du déprimé d'aujourd'hui, accablé pas ses tourments intimes ou par le poids et la durée d'une solitude comme celle que nous pouvons vivre dans le contexte de la covid. La fatigue purement physique est de moins en moins au premier plan aujourd'hui. Il y a la fatigue et la perception de la fatigue. Et il existe des fatigues intimes dont les origines peuvent être très diverses, pouvant parfois passer pour imaginaires aux yeux des autres.
Vigarello, spécialiste de l'étude historique des moeurs et des sentiments, insiste sur ce point dans un ouvrage récent, où il s'efforce de montrer "...comment ce qui semble depuis toujours ancré dans les chairs s’inscrit aussi, au fil des siècles, dans les consciences, les structures sociales et leurs représentations, jusqu’à se redéployer et nous atteindre au plus profond. » Une étude d'un concept multiforme, dont la généalogie s'impose. Les fatigues dites chroniques, souvent complexes à déterminer prennent souvent le pas sur les autres plus classiques, plus somatiques. Les souffrances particulières dues à certaines conditions de travail, à un management parfois brutal, à une lassitude sans nom ne sont pas toujours évoquées ou reconnues, comme le reconnaît C. Dejours. _________________________________








