A Sétif, en Algérie
Retour symbolique ____________________HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
vendredi 8 mai 2026
Larges horizons
__ Une opposition russe redoutée par le Tsar Les ultra-nationalistes
__ Rivalité chinoise en orbite. Le point. Des missions programmées
__ Classes de défense en Allemagne Des mesures contestées
__ Bullshit jobs en question Comme certaines formes de management __ Vers un nouvel ordre audio-visuel? Un débat ambigü
__ Abolition des privilèges d'aujourd'hui, souvent invisibles, selon Alice
« Avec son nom à particule, l’autrice ne fait pas l’impasse sur son propre parcours. D’école privée catholique en prestigieuses écoles de commerce, Alice de Rochechouart a vécu dans des espaces pour le moins favorisés, dont elle s’est distanciée jusqu’à en faire la critique très vigoureuse. » Philosophie Magazine « Abolis en 1789, les privilèges ont-ils vraiment disparu ? Alice de Rochechouart en doute. Dans son nouvel essai "Privilèges. Ce qu’il nous reste à abolir" (JC Lattès) elle montre que non seulement ils perdurent, mais sont toujours constitutifs de notre société. Zoom sur les privilèges. » Zoom Zoom Zen, France Inter « Près de 250 ans plus tard, la jeune philosophe Alice de Rochechouart analyse, dans un livre passionnant publié aux éditions JC Lattès, tout « ce qu’il nous reste à abolir » pour que les citoyens puissent jouir d’une réelle égalité. » Le Nouvel Obs « Malgré leur abolition en 1789, les privilèges continuent de structurer notre société estime Alice de Rochechouart, docteure en philosophie et autrice d’un essai documenté, qui décrypte les hiérarchies invisibles qui façonnent encore nos rapports sociaux. » (Ouest France)
___ La guerre des barons Entre les maîtres de l'IA: Musk et Altman, un procès pas comme les autres. Le choc de deux égos, Musk en bienfaiteur. Un "prophète"...
"...Le muskisme comme système
L’historien canadien Quinn Slobodian (surtout connu en France pour Le capitalisme de l’apocalypse) et l’écrivain états-unien Ben Tarnoff, fondateur de la revue de tech Logic, viennent de publier en anglais et en allemand un essai stimulant : Muskism. A Guide for the Perplexed (Muskisme. Un guide pour ceux qui se posent des questions), en allemand Muskismus. Aufstieg und Herrschaft eines Technoking (Muskisme. Ascension et règne d’un roi de la technologie), qui s’intéresse moins à la biographie personnelle de Musk qu’au système qu’il a engendré. De quel type de capitalisme Elon Musk est-il donc le symptôme, au-delà de ses aspects révoltants - on se souvient de sa proximité avec des dirigeants d’extrême droite européens, de son salut nazi? La thèse des deux auteurs est qu’Elon Musk en incarne un nouvel avatar en lequel des analystes voient un « techno-fascisme », un « techno-populisme » ou un « techno-féodalisme » etc. Or, selon eux, ces termes se réfèrent à l’Histoire et échouent à voir ce qu’il y a de vraiment nouveau dans un phénomène encore en train d’émerger. Il est impossible de le comprendre sans suivre le parcours de Musk, bien que ce livre ne veuille pas être une biographie et postule que le « muskisme » survivra à Musk, comme le fordisme est devenu un système pérenne au-delà de l’individu Henry Ford. Le titre choisi par Slobodian et Tarnoff pour leur essai, et le long entretien qu’ils ont donné à l’hebdomadaire viennois Falter, parmi d’autres médias anglophones et germanophones, sont en effet une référence directe au fordisme, du nom de l’entrepreneur Henry Ford qui prescrivait, non seulement d’accélérer en la décomposant la production d’objets – la « chaîne » immortalisée par Charlie Chaplin - , mais d’organiser toute la vie autour, avec un État-providence et des salaires en progression qui permettaient d’acheter une foule de biens, parmi lesquels la Ford T. Les deux auteurs mentionnent l’économiste Karl Polanyi, dont le livre La Grande Transformation publié en anglais en 1944 reste une critique radicale du capitalisme libéral, à l’inverse de son compatriote autrichien Friedrich von Hayek, célèbre notamment pour le culte que lui voua la Première ministre britannique Margaret Thatcher et son soutien au dictateur chilien Augusto Pinochet. (Mediapart) _____________________
jeudi 7 mai 2026
Palentir et ses oeuvres
Dominer, telle est la devise de Palentir
Les risques d'un partenariat
Un poisson pilote du Big data
" ... Palantir, spécialisée dans les logiciels d’analyse de données provenant de sources très différentes, a été créée avec le soutien de son service de contre-espionnage, la CIA, qui n’a pas hésité à investir dans l’entreprise par le truchement de son fonds d’investissement In-Q-Tel. Certains affirment que ses technologies auraient contribué à l’élimination de Ben Laden. Elle a récemment été critiquée pour avoir mis au point des logiciels utilisés dans la politique de gestion de l’immigration clandestine à la frontière mexicaine.La société est donc sulfureuse, mais aussi talentueuse. A tel point que la France, qui tente depuis près de quatre ans de la remplacer par une société hexagonale n’y est pas parvenue. Le ministère de la défense a pourtant rameuté la fine fleur de l’excellence française, Airbus, Thales, Safran, Sopra, Atos, Naval Group, a créé de toutes pièces une « Cyber défense Factory », sorte d’incubateur spécialisé installé à Rennes. Mais rien n’y a fait. Palantir est toujours indispensable aux espions français. D’ailleurs, aux Etats-Unis, elle affronte des mastodontes comme IBM ou Microsoft...." _______________
Varia
__ Dangers
__ Panique
__ Ambigüités
__ Emballages
__ Licenciements >>__ Arme punitive
__ Tournant historique?
__ Colères russes
__ Liban: "état de survie"
__ Fossé grandissant
__ Signaux ambigus
__ Un golfe désuni
__ Fragilités numériques
__ Transition compliquée
__ EDF: vers un marché?
__ Plans de performance
________ Crise énergétique: des conséquences durables ______
mercredi 6 mai 2026
Paysannerie d'aujourd'hui
Sous le signe de la violence
France5 a eu l'occasion de rediffuser un excellent documentaire, tiré du livre de Nicolas Legendre (Prix Albert Londres) sur le vie méconnue de beaucoup d'"exploitants" agricoles (c'est l'expression d'aujourd'hui) et leurs difficultés à assumer le travail et la vie qui sont les leurs dans les conditions actuelles que leur imposent souvent une grande solitude dans le marché dans lequel ils doivent s'insérer, dans certaines régions plus que d'autres, dont on ne retient généralement que quelques faits divers. Certes, le monde agricole et les modes de production restent encore d'une grande diversité, selon les lieux, la qualité des terres, et dans une certaine mesure, les traditions. L'agriculture biologique, elle, constitue une sphère à part, malgré les difficultés de s'imposer contre la logique productiviste en vigueur.
Un système qui a muté dans les années 70, contraint de s'insérer dans un agrobusiness, devenu souvent pervers, qui a changé radicalement le mode de production et les rapports au travail, le lien à la terre. L'agro industrie est devenu la norme dans les régions qui s'y prête au mieux. Ce que a pu appeler la fin des paysans. Plus qu'un malaise Une "fuite en avant productiviste, faite de surendettement, de tentatives de suicide. Mais aussi, des violences entre paysans, avec la guerre des terres. " ...Depuis soixante-quinze ans, le productivisme agricole épuise les terres et les hommes, jusqu’à en mourir. Ce n’est plus un secret pour personne. Mais quelque chose semble avoir bougé dans l’état des lieux terrifiant que dresse Nicolas Legendre, qui s’est associé avec la cinéaste Magali Serre pour cette première réalisation. Prix Albert Londres en 2023 pour son livre enquête Silence dans les champs (Arthaud) où il déshabille le complexe agro-industriel à l’œuvre en Bretagne, ce fils de paysan persiste et signe, avec ce documentaire, en élargissant la focale à la France entière. « Au fil de dix années, retrace le journaliste, j’ai recueilli les témoignages anonymes d’agriculteurs, d’éleveurs, de décideurs du monde agricole. Mais aujourd’hui, devant le désastre écologique et humain, la parole se libère. » Les témoignages, désormais assumés, sont stupéfiants. Chaque année, des milliers d’agriculteurs jettent l’éponge pour sauver leur peau. La violence est partout. « La violence et même la misère, expliquent Vanessa Péan et son mari, qui ont lâché leur ferme en Mayenne après quatorze ans d’activité. Dans le travail, les pressions, le regard des autres. On la ressentait, mais on ne s’avouait pas cette violence au quotidien. C’est maintenant qu’on a arrêté qu’on s’en rend compte, parce qu’on est libérés. Et on se dit c’est de l’esclavage... »
Détresse matérielle d'un côté, vu des revenus souvent très insuffisants. Détresse psychologique du fait des injonctions contradictoires qui sont au coeur d'entreprises d'un nouveau genre. _______
mardi 5 mai 2026
Brouillon ou brouillard?
On s'interroge...
Que veut Donald, dans son aventure iranienne, Après avoir voulu détruire la civilisation du pays, puis jouer ensuite au négociateur en résistant aux pressions israëliennes, tout en faisant mine de croire à une trêve qui n'en n'est pas vraiment une. Brouillon et imprévisible dans tous les domaines? Pour déstabiliser et créer un effet de sidération à son profit, comme on l'a souligné. Dans la guerre du golfe, qu'en est-il? Est-il finalement acculé à ne rien faire, à des atermoiements sans fin, doutant des conséquences potentiellement dévastatrices d'une aventure à l'irakienne, surtout dans la perspective des futures élections?.. "...La guerre agit toujours comme un révélateur. Dans le cas de l’attaque contre l’Iran, déclenchée le 28 février par le président des Etats-Unis conjointement avec le premier ministre israélien, la brutalisation des institutions américaines est mise, une fois de plus, en évidence. La volonté de Donald Trump de ne rendre des comptes à personne explique sa décision de déclarer soudainement cette guerre terminée, vendredi 1er mai, alors que sa communication incessante et brouillonne oscille entre la quête d’une solution diplomatique selon ses termes et les menaces de reprise des hostilités interrompues par un cessez-le-feu. Par cette déclaration, le locataire de la Maison Blanche entendait s’extraire des contraintes de la loi. Elle dispose qu’un président n’ayant pas cherché l’aval initial du Congrès, seul habilité à déclarer la guerre, avant de déclencher des hostilités doit en revanche se tourner vers lui au terme d’une période de soixante jours. Cette attitude confirme sa stratégie de neutraliser au bénéfice de l’exécutif le pouvoir législatif, qui a aussi la responsabilité de contrôler les actions du premier. On ne peut que déplorer que cet affaiblissement s’opère avec le consentement du Parti républicain, majoritaire dans les deux chambres. Dominée par des juges conservateurs, la Cour suprême, plus haute instance du troisième pouvoir que comptent les institutions américaines, le judiciaire, n’est pas étrangère à cette situation. Elle a en effet donné invariablement son blanc-seing aux velléités de Donald Trump d’accroître les contours de l’exécutif.... "
Un brouillard de guerre ?