Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

vendredi 13 mars 2026

Ils s'accrochent

    A Gaza (ou ce qu'il en reste...) et en Cisjordanie

                            

                     _______________________


Fukushima: y revenir...

 Un événement que reste en mémoire par son ampleur et ses conséquences.                                                                                              Je m'en souviens comme si c'était hier et ai suivi les événements au jour le jour. Dès que l'on a eu connaissance de la catastrophe, beaucoup comme moi ont pris conscience de l'ampleur  de l'événement et des risques gravissimes pour tout le Japon, Tokyo n'étant pas très éloigné. Beaucoup fuyaient la capitale. Heureusement les vents furent plutôt orientés nord-ouest, ce qui limita la contamination sur le sol nippon. Heureusement aussi, l'équipe de la centrale pris le risques de décisions non conformes à celles qui étaient dictées à distance. Longtemps la question se posa: comment un pays aussi avancé technologiquement que le Japon a-t-il pu si mal apprécier et anticiper les risques d'un tsunami géant qui ravagea une partie est de l'île: une ampleur jugée improbable, malgré les risques permanents. Un sacré paradoxe!   Un cauchemar nucléaire. La confiance en la société Tepco a été ébranlée pour longtemps. Comme l'optimisme général régnant concernant le choix du nucléaire. Heureusement que le nombre de décès fut relativement limité par rapport au  précédent, Tchernobyl. Les vents vers le Nord Ouest y furent pour quelque chose. Un démantèlement qui peut durer jusqu'en 2060, après des années de  décontamination de la terre et de l'eau, dans des conditions parfois délicates et discutables    . Une affaire loin d'être classée, malgré le traitement des déchets et le lent démantèlement.                                                                                                                                                   Les répliques politiques de l'événement furent considérables. La suspicion concernant le nucléaire connut son effet le plus spectaculaire en Allemagne, où la chancelière dut renoncer au nucléaire sous la pression des Verts et se tourner vers d'autres sources d'énergie, gazière russe notamment et minière, sur son propre sol. En France, le débat rebondit sur le choix du nucléaire et les politiques d'investissement dans ce secteur marquèrent le pas...Le Japon revient à un investissement massif dans ce domaine si critiqué par la population, qui continue de s'interroger sur les conséquences durables de ce événement traumatisant. La responsabilité de Tepco fut minimisée. Le débat est toujours en cours sur les conséquences sanitaires de cet accident majeur, que le pouvoir s'employa à minimiser, après les regrets publics de l'ancien premier ministre.  Le débat continue, à bas bruit. L'euphorie nucléaire d'aujourd'hui en France ne doit pas faire oublier que le risque "0" n'existe pas.   Le Japon tout entier vivait sur un mythe, celui de la sécurité nucléaire absolue. "...« Tepco (l’exploitant de la centrale accidentée) avait lancé une vaste campagne de propagande dans les villes où la compagnie a construit des sites nucléaires. D’après elle, ses centrales nucléaires étaient les plus sûres du monde par leur système de sécurité et de défense. On croyait donc au “mythe de sécurité” ; on n’aura jamais d’accident et on n’aura jamais besoin de s’en inquiéter. Voilà, les habitantes de ces villes avaient subi un lavage de cerveau total de la part de Tepco... On n’a donc jamais pensé qu’un accident pouvait s’y produire... » Un fonctionnaire de la ville voisine de Futaba raconte : « Je pensais que même si un accident se produisait, on pourrait le régler en 24 heures. Donc, les exercices qu’on faisait à Futaba étaient basés sur l’éventualité d’un accident de ce niveau. Nous n’étions pas préparés pour faire évacuer tous les habitants de Futaba... » (les deux citations sont extraites d’un mémoire réalisé par Rina Kojima, étudiante qui a travaillé avec les chercheurs du projet Devast). Comment une telle croyance a t-elle pu s’installer, au détriment d’une perception réaliste des faits ? Lors de la conférence de l’Iddri, le professeur Noriyuki Ueda, anthropologue à l’Institut de technologie de Tokyo, a démonté la construction du mythe japonais de la sécurité nucléaire...


                  _________________________

jeudi 12 mars 2026

Que reste-t-il?

 Un profond trauma

               Une histoire d'une colonisation multiforme et douloureuse.

                                 La Nakba étant le point nodal    

                             _________________

Varia

__ Sidération

__ Corruption

__ Confusion

__ Sabotage

__ Relativiser

__ Silence coupable                   

__ Sous surveillance

__ Europe divisée

__ "Bonne" école

__ Services publics

__ Paroles entravées

__ Massification low-cost

__ Réforme territoriale?

__ Pandore et misogynie

__ Guerre Pakistan/Afghanistan

                     _________ Revue de presse  _____________

mercredi 11 mars 2026

Iran: le chaos?

 On comprend mieux pourquoi...

               Pendant que Trump improvise.      
                                       Vers la fin du projet iranien?                  ____________________

Israël et le kahanisme.

Vers l'extrême radicalité     _______  D'un sionisme à l'autre

       C'est un rabbin, pourtant d'extrême droite, qui dénonce les agressions souvent meurtrières par des colons à l'égard de la population cisjordanienne. Ce qui, après Gaza, s'est intensifié. Presque une simple routine. La violence n'est pas seulement le seul fait des colons. Le plus souvent, l'armée se contente d'observer.  Depuis longtemps déjà des exactions s'exercent, pas seulement du fait des colons les plus radicaux, encouragés par les politiques au pouvoir, comme Ben G'vir, par exemple, qui a l'aval de Nétanyahou, pour qui, bientôt, la "Judée-Samarie", baptisée terre juive, reviendra intégralement au  pouvoir de  Tel Aviv.    Voilà comment va se faire l'exclusion des terres. Insidieusement. Par intimidation.                                                                                                                                                            Au nom du sionisme. Mais de quel sionisme? Cette notion a toute une histoire, depuis Théodore Herzl, le fondateur. Le retour à la terre dite "sainte" prend sa naissance, sans être acceptée par tous les Juifs, aujourd'hui encore. Certaines formes du sionisme ont subi des glissements et des confusions. Le sionisme actuel se radicalise, sous l'impulsion de mouvements d'extrême droite de plus en plus radicaux, d' un suprémacisme sans concession. Meir Kahane, disciple de Jabotinski représente maintenant une référence, inspirant la politique de Nétanyahou, aspirant au Grand Israël. Un vieux mythe qui reprend de l'actualité, à la faveur des expéditions de Gaza et du Liban. Le sionisme chrétien, venu surtout d'Outre- Atlantique est le plus virulent. Le post-sionisme critique est devenu inaudible.La relative laïcisation n'est pas pour demain.  Vers un  sionisme délirant?  De dérive en dérive, le kahanisme est devenu la matrice. Ce qui ne manque pas d'inquiéter nombre d'Israëliens modérés ou critiques.

     Selon le député de gauche Yair Tsaban, il est ..." représentatif d'un courant plus large que celui de ses adeptes déclarés ", et certaines de ses idées, défendues et présentées de manière moins radicale, sont aujourd'hui populaires dans l'extrême droite _ et même la droite _ parlementaire. ..."  


                                                                                                                                 
"     ..
.Chantre du racisme ", " apologiste de la violence anti-arabe ", " paranoïaque ", " démagogue " : Meir Kahane se cachait à peine d'être un peu tout cela à la fois. Le " rabbin de New-York ", comme on l'appelait encore à la Knesset, affichait un programme ouvertement raciste sur les murs de son parti, le Kach, dans le quartier de Mahane Yehuda, à Jérusalem. Kahane aura saisi le vide idéologique laissé par le dépérissement des valeurs sionistes originelles _ socialisme, laïcité, démocratie, _ et c'est ce vide qu'il saura exploiter dans les années 70, quand il émigre en Israël avec sa femme et ses quatre enfants..."                 Il proclame un nationalisme exacerbé, sectaire, raciste, qui se nourrit de la peur de l'autre : l'Arabe devient l'exutoire à tous les maux d'Israël. Discours martelé auprès des plus défavorisés, discours qui vante l'exclusion. La ségrégation doit être totale entre juifs et non-juifs, dit-il. La défense de l'identité juive est incompatible avec la coexistence avec les Arabes : le Kach veut interdire aux non-juifs de vivre à Jérusalem, interdire les quartiers mixtes, les plages mixtes, les mariages et relations sexuelles entre juifs et non-juifs.      La religion doit être l'unique fondement de l'Etat, et comme, dit-il encore, judaïsme et démocratie sont incompatibles, il faut retirer le droit de vote aux Arabes israéliens : ils pourraient, un jour, devenir majoritaires et menacer le caractère juif de l'Etat... Le sort réservé aux Palestiniens des territoires occupés est plus simple encore : la valise. Le premier, Kahane prône le " transfert " des Palestiniens de l'autre côté du Jourdain. " Ou nous les mettons dehors, ou nous attendons qu'ils nous mettent dehors ". Au service de cet ultra-nationalisme, Kahane manie l'injure raciste _ " les Arabes sont des chiens " _ et, avec ses militants, pratique le raid punitif...Participant aux élections législatives de juillet 1984, le Kach obtient un siège : Kahane entre à la Knesset. C'est un couronnement pour l'ancien professeur d'une obscure école religieuse du Queens. Il était arrivé en Israël en 1971, précédé d'une réputation douteuse pour avoir été l'animateur d'un mouvement extrémiste, la Ligue de défense juive. Se présentant comme un ancien du FBI, il avait eu maille à partir avec la justice américaine : la Ligue entraînait ses militants au maniement des explosifs et fut l'organisatrice de quelques attentats, notamment contre la mission diplomatique soviétique à New-York. Kahane sera condamné à un an de prison.                       Dos vouté, barbe grisonnante, visage ravagé par les tics nerveux, il profite de la tribune de la Knesset pour populariser son " programme ". Il a l'écoute d'une partie de la jeunesse, parmi les déclassés, les recalés du modèle sioniste. Chez les colons, dans les implantations de Cisjordanie, il exaspère la colère après chaque attentat, prenant la tête des manifestations, avec un seul cri de ralliement : " Mort aux Arabes. "    A la veille des élections de novembre 1988, alors que l'" Intifada " bat son plein, les sondages créditent le Kach de suffisamment de suffrages pour obtenir quatre députés. Mais le " mouton noir " de la classe politique commence à faire peur à ses collègues. A l'initiative des grands partis, la Cour suprême, à la mi-octobre 1988, va " disqualifier " le Kach, interdisant à la formation de Kahane de se présenter aux élections. Le Kach est banni de scrutin pour " racisme et incitation au racisme " (...) parce qu'il défend " un programme encourageant à la haine contre les Arabes " et qui, dit encore la Cour, " rappelle les heures les plus sombres vécues par le peuple juif ".       Privé de Knesset, Kahane disparaît de la scène publique ; complètement ignoré des médias, son mouvement se marginalise . Selon le député de gauche Yair Tsaban, il est pourtant " représentatif d'un courant plus large que celui de ses adeptes déclarés ", et certaines de ses idées, défendues et présentées de manière moins radicale, sont aujourd'hui populaires dans l'extrême droite _ et même la droite _ parlementaire...."       ___________________

mardi 10 mars 2026

Vers la fin...

 A dit le grand chef de guerre

               De son bureau

                             Mais plus fort!   

                                       Il n'est pas à une contradiction près

           Comment s'en sortir?...                                             ______________________

Larges horizons

__ Quand les paroles sont empêchées

                               "...Nous vivons immergés dans les mots. A tel point que le flux des communications, informations, messages et notifications nous fait oublier combien la parole est subtile, fragile, vivante et vitale..."

 __ Les dires de Pierre Canosa

                                Sur l' Iran. Voir: La fabrication de l'ennemi

__ Le  coût d'une guerre 

                                       En Afghaistan, environ 2300 milliards de dollars

__ Pour un sursaut européen....

                                                Après Munich et Davos

__ La guerre de Palentir.

                                                Sa vraie nature

__ Ce que la guerre fait à la langue

__ Logique de guerre totale?

__ Vu de la Maison Blanche

                                                             Comme un jeu vidéo....

__  Finir le travail...    (Avec de nouvelles armes...)                                                                                                                                                                      "... Chercheur franco-libanais, politologue et auteur de l’ouvrage Le Proche-Orient, miroir du monde. Comprendre le basculement en cours (éditions La Découverte, 2025), Ziad Majed n’est pas surpris de voir qu’Israël, qui a bénéficié d’une « impunité » totale dans le génocide commis à Gaza, s’attaque aujourd’hui au Sud-Liban, qu’il bombarde régulièrement « depuis la fin des années 1960 »« La grande nouveauté, ce sont les demandes israéliennes d’évacuation, de plus de quatre-vingts villages et villes au Sud-Liban, et de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth », souligne-t-il. À ses yeux, ni la France ni l’Europe ne pourront peser pour convaincre Israël de mettre fin à cette guerre désormais élargie..."

                      ____________________

lundi 9 mars 2026

Mais que fait-il?

   Dieu est-il en RTT?

                  On se le demande...

                                        ___________________

Quand l'IA entre en guerre

                           Malgré ses exploits actuels et attendus, certaines applications de l'IA et de ses dérivés commencent sérieusement inquiéter des spécialistes en vue, qui n'hésitent plus à faire part de leur réserve, voire de leurs inquiétudes,...Il y a un revers de la médaille. Comme dans toute création humaine, les systèmes actuels et plus encore futurs dérivés des formes très élaborées de IA, qui n'en n'est qu'à ses débuts, peuvent échapper au contrôle de leur concepteurs et/ou de leur réalisateurs. Ce n'est pas une fiction à la Frankenstein ou un cauchemar possible en soi. L'IA reste ambivalente.   Pour le meilleur ou pour le pire...


                                                                                                     Dans ses usages guerriers, dans le contexte actuel et à venir, il y a lieu de s'interroger sur la déresponsabilisation que certains de ses usages entraînent, sur le terrain ou dans les états majors. C'est ce qui était en question hier soir, dans l'excellent débat sur France 5, s'inspirant de réflexions de haut niveau de certains spécialistes de la question, comme Yoshua Bengio, soulignant l'urgence de réglementer au plus vite et à large échelle. Et au delà...                                                   Il déclare: "..« Aujourd’hui, il y a des défauts de fabrication dans la manière dont on fait les intelligences artificielles [IA] qui m’inquiètent beaucoup. » Tel Robert Oppenheimer (1904-1967), qui alerta sur la bombe atomique qu’il avait contribué à créer, Yoshua Bengio s’inquiète des risques de l’IA et a créé l’association LoiZéro pour mettre au point des IA « sûres et fiables par construction ».« Je ne me comparerai pas à Oppenheimer, explique ce professeur au département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’université de Montréal, au Canada, dans un entretien au Monde. Ce qui me motive, c’est surtout penser à l’avenir de l’humanité, l’avenir de mes enfants. Même si les événements catastrophiques ont une probabilité très faible, mettons de 1 %, c’est important de les éviter. » Yoshua Bengio, 61 ans, n’est pas un « doomer », un prophète de l’apocalypse. Il est l’un des pères de l’intelligence artificielle. Avec le Français Yann Le Cun et le Britannique Geoffrey Hinton, ce Canadien d’origine franco-marocaine a reçu, en 2019, le prix Turing, l’équivalent du Nobel pour l’informatique.   Dans son combat, il cherche des alliés. Pas auprès du président américain, Donald Trump – il n’a pas demandé de rendez-vous à la Maison Blanche : « Je ne sais pas quelle influence je pourrais avoir, honnêtement », reconnaît-il. Pas en Chine, lancée dans une course contre les Etats-Unis. Mais d’abord auprès des démocraties libérales, que sont le Canada, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud et les pays d’Europe, pour développer une IA plus éthique. La partie n’est pas gagnée. « L’Europe doit se réveiller, met en garde M. Bengio. Les signaux politiques devraient être assez clairs pour se mobiliser comme bloc parce qu’individuellement les pays ne peuvent pas faire grand-chose que ce soit en IA ou en géopolitique. Ce n’est pas suffisant de réglementer. Il faut avoir des solutions techniques. Et si l’Europe n’a pas d’IA qui soit compétitive avec celle des Américains et des Chinois, elle ne pourra pas être à la table de la discussion sur la manière d’éviter ces catastrophes. »...                                                                       Il n'est pas le seul à interpeler les responsables politiques ou industriels.  Alex Stamos aussi. Et d'autres.  La guerre devient accro à ChatGPT et risque de le devenir toujours plus. Pour quels résultas. On peut l'imaginer. Palantir est déjà à l'oeuvre...en Iran,pour des tâches qui ne sont pas que de surveillance... Qui l'arrêtera?                              Les inquiétudes de Bengio ne sont pas du vent....  Une supervision citoyenne s'impose.
______ ____