Pünklich?
En France, on fait (un peu) moins mal
Chut, on privatise.....ou on libéralise. ______________
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Pünklich?
En France, on fait (un peu) moins mal
Chut, on privatise.....ou on libéralise. ______________
Une notion devenue centrale avec l'avènement de l'idéal républicain, où elle remplace celles de la naissance et de l'héritage, du privilège aussi. Il est demandé à chacun de faire ses preuves. A chacun selon ses mérites, dans la mesure de ses moyens: un slogan souvent exprimé. Mais cette notion reste toujours pleine d'ambiguïtés, source de nombreuses confusions et de dérives méritant analyse et critiques. Si on suit, par curiosité, ce qu'en dit l'IA? (qui, comme elle le dit elle-même, "peut commettre des erreurs"), on voit déjà poindre la prudence demandée concernant l'usage de cette idée, surtout dans un certain contexte, surtout de la part de ceux qui se revendiquent comme "méritants", du fait de leur spectaculaire réussite sociale, souvent sur la base d'un héritage exceptionnel.
Comme dit un critique : "Pendant des décennies, on nous a raconté une belle histoire. Si quelqu'un devenait milliardaire, c'était forcément grâce à son talent exceptionnel, à son travail acharné et à son génie entrepreneurial. La fortune était la récompense naturelle du mérite. Fin de la discussion. Ceux qui osaient poser des questions étaient aussitôt accusés de jalousie, de populisme ou, pire encore, de ne rien comprendre à l'économie. Et puis les citoyens ont commencé à faire un calcul tout simple. Comment un seul être humain peut-il produire à lui seul plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliards d'euros de richesse ? Même en travaillant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même en dormant avec son ordinateur, même en étant le plus brillant entrepreneur de la planète, cela reste impossible. La réalité est beaucoup moins romantique. Une immense fortune ne se construit jamais seul. Elle repose sur le travail quotidien de milliers, parfois de centaines de milliers de salariés. Ce sont eux qui conçoivent, fabriquent, transportent, vendent, entretiennent, innovent et font vivre les entreprises. Sans oublier les infrastructures financées par l'argent public : les routes, les écoles qui forment les employés, les universités, les hôpitaux, les réseaux de communication, la justice qui protège les contrats... Bref, toute cette société sans laquelle aucune multinationale ne pourrait fonctionner une seule journée. Cela ne signifie pas que les entrepreneurs ne créent aucune valeur. Beaucoup prennent des risques, innovent et bâtissent des entreprises remarquables. Mais il devient de plus en plus difficile de soutenir qu'une fortune de plusieurs dizaines de milliards d'euros serait uniquement le fruit du mérite individuel. À partir d'un certain niveau, la question n'est plus celle du talent, mais celle de la répartition de la richesse créée collectivement. C'est dans ce contexte que Bernie Sanders propose une taxe annuelle de 5 % sur le patrimoine des milliardaires américains. Une idée qui, il y a encore quelques années, aurait été immédiatement rangée dans la catégorie des utopies dangereuses. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'un véritable débat politique, y compris aux États-Unis, pourtant considérés comme le temple du capitalisme. Ce changement est révélateur. Les citoyens ne contestent plus seulement les inégalités de revenus. Ils s'interrogent désormais sur l'accumulation de patrimoines gigantesques qui confèrent aussi un pouvoir immense : pouvoir économique, pouvoir médiatique, pouvoir d'influence sur les décisions publiques. Lorsqu'une poignée d'individus possède davantage que des dizaines de millions d'autres réunis, la question n'est plus uniquement économique ; elle devient profondément démocratique. Peut-être sommes-nous en train d'assister à un changement de regard. La réussite entrepreneuriale reste admirable lorsqu'elle crée de la richesse, des emplois et de l'innovation. Mais l'idée selon laquelle une poignée de personnes pourrait accumuler des fortunes sans limite pendant que ceux qui produisent cette richesse peinent parfois à vivre de leur travail est de moins en moins acceptée. Pendant longtemps, on nous a expliqué que cette concentration extrême des richesses était le fonctionnement naturel de l'économie. Aujourd'hui, de plus en plus de citoyens commencent à se demander si elle n'est pas surtout le résultat d'un rapport de force entre le capital et le travail. Et lorsque cette question commence à être posée jusque dans le pays qui a le plus célébré le culte du milliardaire, c'est peut-être le signe que quelque chose est en train de changer..." _________________________
L'heure n'est plus à l'euphorie Loin de là. C'est plutôt les interrogations inquiètes qui dominent et même parfois la révolte. Face à ce que certains appellent une cannibalisation: "...Le risque n’est (donc) pas nécessairement une bulle, mais une divergence : une économie de l’IA en surchauffe qui marginalise le reste de l’activité et compromet les effets diffus censés justifier l’effort collectif. Individuellement, chaque entreprise a raison d’investir ; collectivement, le résultat est un choc macroéconomique que les décideurs publics ne peuvent pas ignorer..."
__ Soupçons
__ Privilèges
__ Contre sens
__ Rail délaissé
__ Urgence agricole?__ Grand chambardement
__ Nouvelle frontière?
__ Relay contesté
__ Sujet totémisé
__ Masculinisme
__ Les cents jours
__ Fronde payante
__ Difficile réforme
__ Stratégies d'influence
__ Passage en force
__ Changement de règles
_____ Pour quand et comment la paix en Ukraine? (Essai) ______
Il y avait urgence à légiférer
Un gouvernement divisé. Le vote de la honte... lit-on dans une presse plutôt soucieuse des problèmes agricoles et de santé. Une démission qui s'imposait. Les attentes de ceux qui luttent pour une autre forme d'agriculture ont été compromises, contre les intérêts bien compris de la vie paysanne et la santé de tous. L'environnement n'est pas, une fois de plus une priorité, dans une vision à court terme qui fait fi de l'avenir. " L'écologie est une chose merveilleuse. Surtout en période de canicule. À chaque épisode de chaleur, les mêmes responsables politiques apparaissent devant les caméras avec un air grave. Ils parlent de "défi climatique", de "résilience", d'"adaptation" ( comme si on pouvait s'adapter à un climat de +4)) et, si l'émotion est au rendez-vous, ils ajoutent même qu'il faut "agir". C'est beau. On croirait entendre un documentaire animalier où tout le monde veut sauver la planète. Puis ils retournent voter. Et là, c'est un peu comme découvrir que le président de la Ligue contre l'alcoolisme inaugure une distillerie. Parce qu'entre les discours et les bulletins de vote, il existe parfois un gouffre si profond qu'on pourrait y installer une station de ski.
Presque...
____ Comme disait de Gaulle à son époque... Certes les temps ont changé. Le néolibéralisme est passé par là avec la langue des affaires et de la diplomatie sous le signe de la puissance des USA, qui ont imposé leurs règles comme leur langage, celles du vainqueur. Le monde anglo-saxon est devenu hégémonique. Comme son mode de pensée. L'anglais est même parfois devenu un mode de communication exclusif en interne pour les cadres de certaines firmes, par mimétisme. Un globalisme en vogue, dont on peut rire parfois... Il serait temps de ne pas singer les anglos-saxons. de la manière la plus ridicule qui soit, au sein même de nos institutions. "... La dernière étude d’Education First, publiée ce mois-ci, place la France à la 31ème place des pays maîtrisant l’anglais, derrière le Costa Rica, le Nigéria, l’Estonie et l’Argentine. Pas de quoi fanfaronner..." ______ "Publicité, ministères, grandes administrations, conseils régionaux… les anglicismes ont envahi tous les champs lexicaux. On est loin de l’injonction gaullienne intimant de stopper « l’emploi exclusif de l’anglo-saxon ». Quand Clairefontaine, marque bien connue des écoliers, vend son slogan « September is coming » tout en revendiquant son ancrage économique français, on se gratte la tête. Idem quand Roche Bobois évoque son « French art de vivre » ou Michelin son « motion for life ». À la tête du Conseil de l’éthique publicitaire, le sociologue Dominique Wolton s’agace du ridicule assorti à la prétention de certains slogans pour lesquels « il semble impossible de justifier le non-usage du français, particulièrement lorsque ceux-ci s’adressent aux Français et plus encore lorsqu’ils émanent d’entreprises hexagonales ». Malgré les efforts de la loi Toubon, qui fête ses 30 ans, les termes anglo-américains pullulent dans la publicité, le commerce et l’entreprise. Mais il y a plus grave. L’Académie française, qui a publié un rapport sur le sujet, désormais disponible en librairies – N’ayons pas peur de parler français (Plon) –, dénonce une présence massive et nouvelle du franglais dans « le langage des responsables des institutions » Une "modernisation" dérisoireLes Français sont en train d'être "managés" rapidement , insidieusement. Sous prétexte de "modernisation". Cela ne date pas d'aujourd'hui et le phénomène restait dans des limites acceptables. Toutes les langues participent à des échanges linguistiques au cours de leur histoire, mais là on assiste actuellement à un mimétisme accéléré, généralisé, encouragé par le business ambiant et certaines élites américano-centrés, un tropisme étrange, qualifié de ridicule par ceux qui nous jugent, même sur les bords de l'Hudson. Ce n'est plus seulement: parlez-vous franglais? Tous doivent s'y mettre pour ne pas être jugés has been. Il suffit de parcourir les rues d'une ville pour s'apercevoir que les rues sont bourrées d'anglicismes plus ou moins douteux. Même Paul Bocuse s'y met allégrement. Mais où va-t-on?... L'anglomanie domine, au fur et à mesure que notre langue s'affaiblit, que son apprentissage se réduit. Le globish se répand à grande vitesse. Ce qui stupéfierait un Québecois. François 1er se retournerait dans sa tombe. Le Général aussi. Si encore on utilisait un anglais de bonne tenue, modérément, à l'égal des autres, même au sein du Conseil de l'Europe, ce serait un moindre mal, mais c'est tout le contraire qui se produit: un mauvais globish sans retenue et à tous propos fleurit dans tous les domaines, pas seulement commercial. Dans les aéroports, on comprendrait, mais dans le commerce de base notamment, c'est l'envahissement, voire la colonisation. Même chez mon coiffeur et mon chauffagiste... Le globish business est partout.. La loi Toubon, c'est pas tout bon. Les barrages symboliques ont cédé. Un dispositif qui a largement échoué dans la course à la mondialisation sans frein sous hégémonie anglo-saxonne. La loi linguistique du vainqueur s'est imposée, ou plutôt des sous-produits. Pourtant ce n'était pas inéluctable. Les résistances canadiennes le prouvent. ________ "....En 1994 cette loi était passée pour « protéger le patrimoine linguistique français ». Déjà, le Conseil Constitutionnel en avait limité la portée au service public. Vingt-sept ans après, elle est tellement inefficace que notre future carte d’identité sera bilingue, et le globish bourgeonne dans bien des communications de nos services publics, sans même parler du secteur privé. La France a donc besoin d’une nouvelle loi pour rétablir le français comme seule langue de communication de notre pays...." Globish is fun. Il est partout, même là où il n'a pas lieu d'être, et gagne du terrain tous les jours., cet anglais rétréci à quelques centaines de mots, qui est a mille lieues de la langue-mère, fine et complexe. Utile dans certains usages techniques et professionnels, il devient en dehors parfois du plus haut ridicule dans ses usages quotidiens de plus plus fréquents, se voulant sans doute une pratique de la plus haute modernité.
"... What did you expect ? », « what else ? », la gamme « make up » de l’Oréal : lentement, mais sûrement, la langue anglaise gagne du terrain sur notre territoire, dans tous les domaines. Slogan publicitaire, noms de produits ou de magasins, noms des films. A quand le coup d’arrêt ?
Il est sacrément paradoxal de constater que depuis le vote de la loi Toubon, insidieusement, mais sûrement, notre belle langue perd des parts de marché dans notre espace public national.
"..;Tout le problème vient du fait que cette progression, aussi certaine soit-elle, est lente, et donc peu spectaculaire. Pourtant, pour qui parvient à se souvenir de la situation d’il y a 20 ou 30 ans, la situation s’est largement dégradée. Nous allions faire nos courses dans des Atac ou des Champion, et non des Simply Market ou des Carrefour Market. Le nom des films était presque toujours traduit dans la langue de Molière. Relativement peu de produits avaient des noms aux consonances anglo-saxonnes.

Alors que le français (entre autres) a façonné l'anglais.