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lundi 27 juillet 2026

Ce qui brûle aujourd'hui...

     Ou hier

            Ce ne sont pas seulement des forêts...

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Un visionnaire

 Quel monde meilleur?

      Mort en 1963, Huxley fut un écrivain atypique, un penseur en marge, visionnaire et prophétique, quoique pleinement intégré dans la problématique de son temps, pensant de manière critique (lucide et parfois glaçante) certaines évolutions dystopiques de notre temps. Orwell fut un visionnaire critique de son époque, anticipant sur les dérives dangereuses d'une civilisation faisant une confiance aveugle à ses propres produits.                                                                                                  _ A lire en parallèle avec Orwell _ Avec l'"oeuvre" de Trump -


                                       "...  En 1931, au cœur d’une Europe encore marquée par les séquelles de la Première Guerre mondiale et les bouleversements sociaux qui s’ensuivent, Aldous Huxley se lance dans l’écriture de ce qui deviendra l’un des romans les plus prophétiques du XXe siècle : Le Meilleur des Mondes. L’œuvre est rédigée dans une époque où la montée des idéologies totalitaires, que ce soit le fascisme en Italie ou le nazisme en Allemagne, coïncide avec une fascination croissante pour les avancées scientifiques et technologiques. Huxley, observateur perspicace de cette époque en pleine transformation, transpose ces préoccupations dans un avenir dystopique où la science et la rationalité, poussées à leur extrême, ont déshumanisé l’homme au nom de l’ordre et du bonheur collectif​​.                                                                                                                Le roman, publié en 1932, fait écho aux craintes de Huxley face à l’automatisation croissante des sociétés industrielles. Inspiré par les lignes de production à la chaîne mises en place par Henry Ford, Huxley imagine un monde où les individus eux-mêmes sont « fabriqués » dans des laboratoires, destinés dès leur conception à remplir des rôles prédéterminés au sein d’une hiérarchie sociale rigide. Dans cet univers, l’idée même de liberté individuelle a été sacrifiée sur l’autel de la stabilité sociale. Le mot d’ordre est simple : éviter toute forme de chaos, toute expression de singularité pouvant perturber le fonctionnement parfaitement huilé de la société. Tout est sous contrôle, depuis la naissance artificielle des citoyens jusqu’à leur mort, en passant par l’administration régulière de soma, une drogue qui efface toute forme de souffrance​.

Photo d’une chaîne de montage dans une usine Ford à Dearbord dans le Michigan

        L’un des aspects les plus dérangeants du Meilleur des Mondes est l’idée sous-jacente que cette société, aussi déshumanisante qu’elle soit, pourrait séduire une majorité de gens. Huxley, ayant observé l’Amérique des années 1920 avec son obsession pour la consommation, le confort matériel et l’évitement de toute douleur, pousse cette logique à son extrême conclusion. Le bonheur est devenu un produit, une norme imposée, dépourvue de toute profondeur. Les êtres humains, au lieu de chercher à vivre pleinement leurs émotions ou de poursuivre la vérité, sont incités à se satisfaire d’une existence vide mais confortable, où chaque instant est soigneusement orchestré pour éviter le moindre désagrément.                                                                                                           Ce qui rend ce roman particulièrement glaçant, c’est la façon dont Huxley anticipe les dérives potentielles d’un monde où la science et la technologie prennent le pas sur toutes les autres valeurs humaines. Dans ce futur, la technologie n’est plus un simple outil ; elle devient un moyen de contrôle total. Les émotions sont manipulées, les pensées sont conditionnées dès l’enfance, et même les instincts les plus naturels comme la reproduction sont régulés par l’État, dans un effort permanent pour maintenir l’ordre. La religion, l’art, la littérature, tout ce qui pourrait éveiller la conscience des individus est soit supprimé, soit dénaturé. En réponse à cette déshumanisation, l’un des protagonistes du roman, John le Sauvage, se révolte en réclamant « le droit d’être malheureux », un cri déchirant contre cette tyrannie du bonheur imposé​.                                                                                                                                    Ce qui était une projection audacieuse de l’avenir en 1932 semble aujourd’hui presque prophétique. Alors que nos sociétés modernes s’engagent de plus en plus dans la voie du contrôle technologique — qu’il s’agisse de la surveillance de masse, de l’exploitation des données personnelles, ou des débats éthiques sur l’intelligence artificielle —, les questions soulevées par Huxley n’ont jamais été aussi pertinentes. À quel point sommes-nous prêts à sacrifier notre liberté, notre individualité, pour obtenir plus de confort et de sécurité ? Sommes-nous, comme les personnages du roman, disposés à abandonner toute quête de sens au profit d’une vie sans heurts, anesthésiée par des distractions superficielles ?  Le Meilleur des Mondes est un classique de la littérature qui fait 285 pages et nous pousse à réfléchir sur les dérives potentielles d’une société où l’homme perdrait son humanité au profit d’un bonheur artificiel, administré par des forces qu’il ne contrôle plus. Huxley, par cette œuvre visionnaire, nous met en garde contre une technologie qui, loin de libérer l’homme, pourrait bien finir par l’enchaîner..."       _____________

dimanche 26 juillet 2026

Même cauchemar

 A Madrid

     Ou en Gironde  

           Conséquences variables à prévoir      

                             L'année où ce fut pire                                                                                                                                         Des forêts si précieuses...         _____  _

  Attentisme....                                                                  ________________

Echos du dimanche

__  Critiques

__ Epidémie

__ Bénéfices

__ Fractures              

__ Plan Sécu

__ Covid long

__ Nouveau cap

__ Amazonie en péril

__ Spéculation agricole

__ Hypothèse rassurante

__ Carburants: prévisions

               ________  Point de vue: Qui finance la France? __________

samedi 25 juillet 2026

Au train où ça va...

   Pünklich?    

                   NEIN, gar nicht!


En France, on fait (un peu) moins mal

            Chut, on privatise.....ou on libéralise.    ______________

Mérite: une notion souvent problématique

     Une notion devenue centrale avec l'avènement de l'idéal républicain, où elle remplace celles de la naissance et de l'héritage, du privilège aussi. Il est demandé à chacun de faire ses preuves. A chacun selon ses mérites, dans la mesure de ses moyens: un slogan souvent exprimé. Mais cette notion reste toujours pleine d'ambiguïtés, source de nombreuses confusions et de dérives méritant analyse et critiques.                                        Si on suit, par curiosité, ce qu'en dit l'IA? (qui, comme elle le dit elle-même, "peut commettre des erreurs"), on voit déjà poindre la prudence demandée concernant l'usage de cette idée, surtout dans un certain contexte, surtout de la part de ceux qui se revendiquent comme "méritants", du fait de leur spectaculaire réussite sociale, souvent sur la base d'un héritage exceptionnel.   


         

              Comme dit un critique        : "Pendant des décennies, on nous a raconté une belle histoire. Si quelqu'un devenait milliardaire, c'était forcément grâce à son talent exceptionnel, à son travail acharné et à son génie entrepreneurial.      La fortune était la récompense naturelle du mérite. Fin de la discussion. Ceux qui osaient poser des questions étaient aussitôt accusés de jalousie, de populisme ou, pire encore, de ne rien comprendre à l'économie.                                            Et puis les citoyens ont commencé à faire un calcul tout simple. Comment un seul être humain peut-il produire à lui seul plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliards d'euros de richesse ? Même en travaillant vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même en dormant avec son ordinateur, même en étant le plus brillant entrepreneur de la planète, cela reste impossible. La réalité est beaucoup moins romantique. Une immense fortune ne se construit jamais seul. Elle repose sur le travail quotidien de milliers, parfois de centaines de milliers de salariés. Ce sont eux qui conçoivent, fabriquent, transportent, vendent, entretiennent, innovent et font vivre les entreprises. Sans oublier les infrastructures financées par l'argent public : les routes, les écoles qui forment les employés, les universités, les hôpitaux, les réseaux de communication, la justice qui protège les contrats... Bref, toute cette société sans laquelle aucune multinationale ne pourrait fonctionner une seule journée.                  Cela ne signifie pas que les entrepreneurs ne créent aucune valeur. Beaucoup prennent des risques, innovent et bâtissent des entreprises remarquables. Mais il devient de plus en plus difficile de soutenir qu'une fortune de plusieurs dizaines de milliards d'euros serait uniquement le fruit du mérite individuel. À partir d'un certain niveau, la question n'est plus celle du talent, mais celle de la répartition de la richesse créée collectivement.                                  C'est dans ce contexte que Bernie Sanders propose une taxe annuelle de 5 % sur le patrimoine des milliardaires américains. Une idée qui, il y a encore quelques années, aurait été immédiatement rangée dans la catégorie des utopies dangereuses. Aujourd'hui, elle fait l'objet d'un véritable débat politique, y compris aux États-Unis, pourtant considérés comme le temple du capitalisme.   Ce changement est révélateur. Les citoyens ne contestent plus seulement les inégalités de revenus. Ils s'interrogent désormais sur l'accumulation de patrimoines gigantesques qui confèrent aussi un pouvoir immense : pouvoir économique, pouvoir médiatique, pouvoir d'influence sur les décisions publiques. Lorsqu'une poignée d'individus possède davantage que des dizaines de millions d'autres réunis, la question n'est plus uniquement économique ; elle devient profondément démocratique.                                               Peut-être sommes-nous en train d'assister à un changement de regard. La réussite entrepreneuriale reste admirable lorsqu'elle crée de la richesse, des emplois et de l'innovation. Mais l'idée selon laquelle une poignée de personnes pourrait accumuler des fortunes sans limite pendant que ceux qui produisent cette richesse peinent parfois à vivre de leur travail est de moins en moins acceptée.  Pendant longtemps, on nous a expliqué que cette concentration extrême des richesses était le fonctionnement naturel de l'économie. Aujourd'hui, de plus en plus de citoyens commencent à se demander si elle n'est pas surtout le résultat d'un rapport de force entre le capital et le travail. Et lorsque cette question commence à être posée jusque dans le pays qui a le plus célébré le culte du milliardaire, c'est peut-être le signe que quelque chose est en train de changer..."                          _________________________

vendredi 24 juillet 2026

Un monde "singulier"

  Loin du menu fretin 

         Pourquoi se gêner?

                                        La vie est belle!     ___________

L'IA et ses avatars

 L'heure n'est plus à l'euphorie                                                                                                                                     Loin de là. C'est plutôt les interrogations inquiètes qui dominent et même parfois la révolte. Face à ce que certains appellent une cannibalisation:        "...Le risque n’est (donc) pas nécessairement une bulle, mais une divergence : une économie de l’IA en surchauffe qui marginalise le reste de l’activité et compromet les effets diffus censés justifier l’effort collectif. Individuellement, chaque entreprise a raison d’investir ; collectivement, le résultat est un choc macroéconomique que les décideurs publics ne peuvent pas ignorer..."        


                                                                                      
                 Si certaines applications de l' IA peuvent être un pilier de l'apprentissage, on oublie ses mésusages possibles et certains effets discutables, sans régulations strictes. Jusqu'à la perte de contrôle possible. Des incidents sans précédents peuvent se produire.   L'effet de bulle se confirme. La Chine bouscule les USA, entrainant une fuite en avant  ...                                                                                                        Il ne s'agit pas de renoncer à l'IA, mais de revenir à plus de modestie et de contrôle. "...l’intelligence artificielle (IA) générative a provoqué une stupéfaction dont nous ne sommes toujours pas remis. Du jour au lendemain, le grand public s’est retrouvé avec entre les mains un assistant juridique, un conseiller personnel, un développeur informatique ou encore un traducteur multilingue à portée de clic. Ce miracle apparent, pourtant, n’a rien de magique. Derrière les réponses fluides des chatbots se cachent des fermes de serveurs énergivores, des métaux rares et des millions de litres d’eau nécessaires pour refroidir les installations.  Or, en tant que dispositifs sociotechniques ancrés dans du matériel bien réel, les IA obéissent à un principe essentiel de l’économie : la loi des rendements décroissants. Autrement dit, plus on investit de ressources dans la machine, moins chaque unité supplémentaire apporte de progrès. Cette très vieille loi, formulée pour la première fois au XVIIIe siècle par Turgot (1727-1781), puis théorisée par Ricardo (1772-1823) quelques décennies plus tard, se vérifie aisément dans ce cas précis : les premiers milliards dépensés pour entraîner des modèles de langage ont produit un saut qualitatif indéniable ; mais les milliards suivants n’ont offert que des améliorations marginales, que l’utilisateur moyen peine à percevoir au quotidien.                                                                                                                                         Depuis l’accueil mitigé de la version 5 de ChatGPT à l’été 2025, l’IA stagne aux yeux du grand public, signe que la course au toujours plus montre ses limites. Ce ralentissement est directement lié à la raréfaction et au renchérissement des facteurs de production de l’IA : matériel électronique, énergie et surtout données.   Dans sa première phase de développement, l’IA générative a bénéficié d’un buffet gratuit : trente ans de connaissances offertes sur le Web ont été aspirés sans scrupule. Les contenus des forums, des réseaux sociaux, des encyclopédies en ligne et des revues savantes en libre accès ont pu être ingérés sans frais par les grands modèles de langage.                                                                                                                    Cette phase d’abondance s’achève. Pour progresser encore, les plates-formes doivent maintenant acheter au prix fort l’accès à des gisements privés (livres, bases spécialisées, accords avec la presse), et affronter l’inflation des procès pour violation du droit d’auteur, comme en témoignent les poursuites engagées contre ChatGPT par George R. R. Martin.    Ces nouvelles dynamiques engendrent une double tension : économique d’une part, car les coûts d’entraînement des modèles explosent plus vite que les bénéfices générés ; écologique d’autre part, car chaque point de performance supplémentaire se paie en mégawatts d’électricité et en mégalitres d’eau évaporée...."                                                                                                 Réconcilier l'IA avec nos objectifs environnementaux est une nécessité.                                Un peu de philosophie ne nuirait pas.....   ____________

jeudi 23 juillet 2026

Contestations croissantes

   Des géants de la tech

               Bonne nouvelle...

                         Addiction en question. Trop d'écrans...

                         Un précédent?                                                    ___________

Varia

 __ Soupçons

__ Privilèges

__ Contre sens

__ Anthropomorphisme

__ Rail délaissé

__ Urgence agricole?                       

__ Grand chambardement

__ Nouvelle frontière?

__ Relay contesté

__ Sujet totémisé

__ Masculinisme

__ Les cents jours

__ Fronde payante

__ Difficile réforme

__ Stratégies d'influence

__ Passage en force

__ Changement de règles

      _____  Pour quand et comment la paix en Ukraine? (Essai)  ______