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mardi 13 janvier 2026

Au pied du mur

  La fin des mollahs

                Contestation ouverte

                         Intérêts pétroliers en jeu. Trump se fâche.

                                     La fin de la primauté du religieux ?

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Du climat et des hommes

     En reparler encore...[Bis repetita]

                                                Il a fallu du temps pour prendre conscience de ce qu'il est convenu d'appeler "l'urgence climatique", devenue aujourd'hui  un impératif catégorique, malgré quelques dénégations individuelles à la Trump et de ses acolytes conservateurs et affairistes, malgré les inerties des institutions internationales et les doutes entretenus sciemment par les grands groupes industriels. On commence à mieux faire la différence entre les modifications climatiques, classiques et normales, sur le court terme et les grandes tendances actuelles, s'inscrivant dans un temps relativement court, dans celui du développement industriels surtout depuis deux cents ans.   On prend de mieux en mieux conscience surtout, que notre histoire et ces évolutions climatiques sont intriquées profondément, parfois sur le court terme. Surtout depuis les études de l'historien Leroy Ladurie, qui a ouvert la voie de manière très documentée..   


                                                                              L'étude approfondie de différentes époques historiques montre l'importance de transformations climatiques sur le long terme surtout.   Longtemps on les a dissociées. L'événementiel et les modifications climatiques longues ou ponctuelles ne semblaient ne rien avoir en commun. Comme si on avait affaire à deux aspects différents, deux dimensions hétérogènes. On parlait du temps occasionnellement, en passant, comme si le problème du climat, du moins sur la longue durée, était réservé aux seuls climatologues. Les deux dimensions suivaient des chemins parallèles.     Or, peut-on comprendre une bonne partie de la préhistoire sans recourir à l'éclairage climatique: les migrations africano-européennes, les premières apparitions de l'agriculture après la dernière glaciation, le "petit âge glaciaire" après le réchauffement global en Europe au tout début du Moyen-Age; sans compter les aventures historiques qui tournent court, faute de prévision de certains aspects climatiques, comme l'aventure napoléonienne mise en échec par l'hiver russe et plus tard, la déroute nazie aux portes de Moscou?  Le "général hiver" avait tranché..                     _____Aujourd'hui la question du climat nous saute cruellement à la figure. Par une prise de conscience tardive, nous obligeant à des choix douloureux au vu des impacts majeurs de la "course au progrès" sur le milieu naturel. C'est une forme de sidération qui nous affecte devant le grand basculement qui nous attend, dans une incertitude souvent paralysante. Que sera notre histoire demain, quelle géopolitique nouvelle se prépare?,...Nous sommes au seuil de grandes mutations, à n'en pas douter.    L'homme et le climat sont des partenaires indissociables, pour le meilleur ou pour le pire. Ce n'est pas un problème à courte vue de météo. Ce n'est pas seulement et surtout une question de cadre de vie, mais de vie tout court, de conditions matérielles d'existence (ressources alimentaires, environnement thermique vital...)

              A première vue donc, on voit mal ce que le climat a à voir avec le déroulement de l'histoire et particulièrement avec le déclenchements de conflits.   Les vicissitudes météorologiques ont tout à voir avec la nature tandis que les événements historiques  semblent ne relever que de la volonté, des désirs, des passions humaines et des concours de circonstances.
  Mais ces deux aspects du réel ont plus de rapports qu'on ne le croit.
                        La nouvelle histoire, depuis Braudel, a mis l'accent progressivement sur les interactions entre nature et histoire, notamment Leroy Ladurie.
  On a émis et confirmé l'hypothèse de l'importance d'un phénomène climatique majeur comme un des éléments déclencheurs de la Révolution Française. 
 L'historien du climat ne s'intéresse pas seulement au climat mais à ses conséquences humaines. Les aléas climatiques ont souvent des incidences sur l'histoire des hommes. Pour remonter aux origines africaines, cela relève de l'évidence.
  Les émeutes de la faim des dernières années  sont multicausales. Mais les variations aberrantes des marchés ne sont pas seules en cause..
     La climatologie donne des lumières, mais qui ne peuvent pas être suffisantes, quand elles interviennent.
Pas de causalité directe, mais des corrélations parfois évidentes
    Le climat ne peut être considéré comme une cause mécanique, uniquement déterminante, mais comme une donnée incontournable pour comprendre certains changements de fond, par exemple au niveau de l'agriculture et des habitudes alimentaires, donc des progrès futurs, mais aussi des événements qui ont changé le cours des choses , comme le passage des Huns sur le Rhin gelé ou la défaite de l'armée allemande confrontée à l'hiver russe...
_________          Dans le cas syrien, des études récentes ont montré, pour expliquer en partie la naisance du conflit syrien, que:
      Entre 2006 et 2011, la Syrie a connu la plus longue sécheresse et la plus importante perte de récoltes jamais enregistrée depuis les premières civilisations du Croissant fertile . Au total, sur les vingt-deux millions d’habitants que comptait alors le pays, près d’un million et demi ont été touchés par la désertification , ce qui a provoqué des migrations massives de fermiers, d’éleveurs et de leurs familles vers les villes . Cet exode a attisé les tensions provoquées par l’afflux de réfugiés irakiens qui avait suivi l’invasion américaine de 2003. Pendant des décennies, le régime baasiste de Damas a négligé les richesses naturelles du pays, subventionné des cultures de blé et de coton nécessitant beaucoup d’eau et encouragé des techniques d’irrigation inefficaces. Surpâturage et hausse démographique ont renforcé le processus. Les ressources hydriques ont chuté de moitié entre 2002 et 2008.
    L’effondrement du système agricole syrien résulte d’un jeu complexe de facteurs dont le changement climatique, une mauvaise gestion des ressources naturelles et la dynamique démographique....      _________

lundi 12 janvier 2026

On y va...

  Enfin, peut-être...

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Question de légitimité

Qui se repose crûment, dans le monde de "coups" politiques de Trump                                                                                  Une logique colonialo-prédatrice.

         Si le Groenland fut vraiment annexé au Danemark au hasard d'un "débarquement", que dire de l'arrivée des premiers colons d'abord anglais qui débarquèrent sur la côte nord américaine? Qu'en penseraient aujourd'hui les Indiens -premiers occupants- qui furent vite soumis et maintenus dans la dépendance, avant de largement disparaître (directement ou indirectement) du fait d'une colonisation sans merci.  "...La colonisation des Amériques s'est accompagnée d'un effondrement démographique spectaculaire des populations amérindiennes, en grande partie dû à un important choc microbien et viral et, dans une moindre mesure, aux guerres à outrance et aux mauvais traitements infligés à certaines tribus (travail forcé, déplacements forcés…). La diminution de la population amérindienne est de 90 % en un siècle..."    Mais on ne peut demander au Président d'avoir quelques connaissances historiques... Une colonisation qui dura, après celle qui s'installa, pour de pures raisons commerciales, en Amérique du sud avec son cortège d'actions violentes, jusqu'aux massacres de Pizzaro au Pérou...            "...Le témoignage de certains des officiers militaires les plus hauts gradés des États-Unis révèle que, dans nos guerres indiennes, presque sans exception, les premières agressions ont été commises par les Blancs.... Chaque crime commis par un Blanc contre un Indien est caché et minimisé. Chaque affront commis par un Indien contre un Blanc est transmis par voie postale ou télégraphique dans les coins les plus reculés de la terre, maquillé de toutes les horreurs dont la réalité ou l'imagination peut l'entourer. Les citoyens des États-Unis doivent être mis au courant de ce genre de manipulations .." [Helen Hunt Jackson. Un siècle de déshonneur, 1881]

                                                                                                                  La force commandait le droit, comme bien souvent par après, comme dans les projets de main mise de Washington sur les richesses pétrolières du Venezuela. Une logique prédatrice, sous couvert de morale et de vertu. La volonté de main mise sur le Groenland, au service des intérêts économiques et de l'hégémonie politique revendiquée ou masquée. Donald Trump a assuré ce vendredi 9 janvier 2026 qu’il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland, et que Washington emploierait pour cela "la manière douce" ou "la manière forte", après que Copenhague a répété que son territoire de l’Arctique n’était pas à vendre. Le Maître de la Maison Blanche veut profiter d'une faille juridique.                                                                    "..Marco Rubio avait déclaré devant les élus du Congrès que les États-Unis cherchaient plutôt à l'acheter qu'à l'envahir, ajoutant toutefois: «Si le président identifie une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, chaque président conserve la possibilité d'y répondre par des moyens militaires.» 
  • Trump aurait déjà ordonné à ses forces spéciales d'élaborer un plan d'invasion du Groenland. Les États-Unis disposent actuellement d'une base militaire sur l'île, à Pituffik, qui accueille environ 200 soldats. Au moins 13 sénateurs républicains sur 53 ont déclaré s’opposer à une prise de contrôle du Groenland par la force et seulement 15% des électeurs du Parti républicain sont en faveur d’une telle action, et 8% des Américains. Lire plus

  • Théâtre opérationnel de l’absurde. Comme le fait remarquer Shashank Joshi, le Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) pourrait devenir le premier général de l'histoire à devoir planifier la défense et l'attaque d'un même territoire au même moment.

  • Stratégie européenne. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déclaré qu’une invasion de l’île signifierait la fin de l’OTAN. L’alliance n’a pour l’heure publié aucun communiqué concernant la défense de la souveraineté territoriale du Danemark. Copenhague adopte une stratégie qui se caractérise par une rhétorique plus ferme de la part de la Première ministre, tandis que son ministre des Affaires étrangères mène les efforts diplomatiques. 

  • Du côté du Groenland, Aaja Chemnitz, l'une des deux représentantes de l'île au Parlement danois, a déclaré que toute tentative d'attirer les Groenlandais avec de l'argent était vouée à l'échec. À Nuuk, le leader de l’opposition, Pele Broberg, a appelé à des discussions avec Washington qui excluent le Danemark — Copenhague conserve l'autorité sur les affaires étrangères et la défense de l’île. 

  • L’Allemagne devrait proposer cette semaine la création d’une mission de l’OTAN pour assurer la sécurité dans l’Arctique. 

  • Ce que le Danemark pourrait proposer. L’option préférée par Copenhague serait d’offrir à Washington une présence accrue sur l’île, que ce soit en termes de présence militaire ou de coopération économique. Trump a déjà exclu cette option déclarant: «Vous défendez la propriété, vous ne défendez pas les concessions. Et nous devrons défendre le Groenland.» Si une majorité de Groenlandais veulent l’indépendance — ce que Washington pourrait chercher à encourager —, 6% seulement se déclarent favorables à devenir une partie des États-Unis. 

  • À suivre. De l'Ukraine au Congo en passant par l'Argentine, Trump a fait de la recherche de terres rares l'un des axes structurants de son action géopolitique. Selon une étude de 2023, 25 des 34 minéraux considérés comme des « matières premières critiques » par la Commission européenne se trouvent au Groenland. Lire plus ..."

                                                                                                      
Rousseau,  à son époque, tente de définir le premier  les règles de la légitimité, reposant sur la volonté générale, selon des principes démocratiques en opposition à ceux de Hobbes, ceux  de l'arbitraire du pouvoir, de  la guerre de tous contre tous, de la prééminence des intérêts particuliers. Des principes qu'il faut toujours rappeler, dans des contextes toujours particulières et parfois précaires ou provisoires, où les rapports de force tentent toujours à émerger, la raison d'Etat à se réaffirmer, les intérêts à prendre le dessus, l'affrontement à s'imposer au dépend de la conciliation et la négociation...                                                                                 *  ___ Point de vue.  
  __ Le cas de Saint-Pierre-et-Miquelon     __  La paix par le droit? ___Quel nouvel ordre mondial? ___                                                                                                                                     

dimanche 11 janvier 2026

American Dream

    Un droit "sacré "

               Mais une pente fatale

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Petit billet du dimanche

__  Bourré?

__ Questions

__ Retrait

__ Détricotage

__ Réticenses

__ Isolationnisme

__ The predator

        MSF menacé  >>

__ Medias au pas                                   

__ Medias ostracisés

__ USA et les Vikings 

__ Guyane et Chine

__ EDF et ses prix

__ L'ami de Poutine

__ Datacenters en folie

__ Culture et propagande

__ Liberté des funérailles

__ Humanitaire en question

                          ___________  Revue de presse _________

samedi 10 janvier 2026

La décision est prise

 Le maître de la Maison Blanche revendique cette belle région

          Ce merveilleux pays sera le nôtre, a-t-il dit. Mieux que le Vénézuela 

                       Il y a la mirabelle, le munster et tant de trésors...

                                    Pour une fois qu'il a du goût!

       - (Ironic Mode, indeed...😂) -                         ___________________________________

Mitterand

Un héritage ambigü

        Une image qui s'efface peu à peu. Une chute mémorielle, même parmi les siens. La part d'ombre de l'homme d'Etat revient. Est-ce la fin d'un mythe?     Le fantôme de Tonton hante encore  beaucoup de responsables politiques. Certains prennent leur distance par rapport à l'homme d'Etat, à ses ambigüités.                                                                                                               Un héritage complexe et souvent contesté. Le tournant politique de 1983 lui a été souvent reproché, qui a été largement à l'origine d'un affaiblissement de plus en plus marqué du parti qui se réclamait de lui. Qu'en reste-t-il? Après trois ans de promesses, de réformes se voulant audacieuses, la sphère financière a pris son envol avec P.Bérégovoy, qui épousa son époque en matière financière.  Les espoirs nés en 1981 retombèrent assez vite. Le néolibéralisme s'installa durablement.   Difficile de résumer un parcours présidentiel qui eut aussi sa grandeur, surtout en matière de culture.    Un oeuvre cinématographique peut-elle résumer un destin si complexe?    Difficile de faire un bilan exhaustif   d'un homme politique hors norme...                                                             Points de vue: ____François Mitterrand à Georges-Marc Benamou:

___________________À l’occasion des trente ans de la disparition de François Mitterrand, il est temps de sortir du récit commémoratif pour dresser un bilan politique sérieux. Derrière l’image du président cultivé et stratège se dessine un héritage autrement plus lourd : celui d’une gauche durablement coupée du peuple, rupture que Mitterrand n’a ni subie ni découverte, mais méthodiquement organisée.
Arrivé au pouvoir en 1981 porté par les classes populaires, il opère dès 1983 un tournant décisif avec la politique dite de rigueur. Ce choix ne relève pas d’un simple ajustement conjoncturel. Il répond à une volonté claire : se conformer aux contraintes monétaires, budgétaires et commerciales de la Communauté économique européenne, préfiguration directe de l’Union européenne actuelle.
La priorité devient la crédibilité financière et l’ancrage européen. En contrepartie, la promesse sociale est abandonnée. Le travail, les salaires, la protection de l’industrie et les conditions de vie des classes populaires cessent d’être centraux. Le peuple, moteur de l’alternance, devient un embarras politique.
Ce renoncement n’est jamais assumé frontalement. À aucun moment le pouvoir socialiste n’explique clairement aux électeurs qu’il renonce à transformer l’ordre économique et social. Il n’y a ni débat démocratique de fond ni validation populaire explicite.
Le choix est présenté comme technique, inévitable, imposé par des règles extérieures. Pour en neutraliser les effets politiques, le débat public est progressivement déplacé vers le terrain moral.
À mesure que la question sociale recule, l’antifascisme et l’antiracisme deviennent des axes structurants du discours politique. Non comme réponses à des dangers imminents, mais comme outils de disqualification.
La création et la mise en avant de SOS Racisme, dans le sillage de la Marche des Beurs, participent de cette stratégie. L’antiracisme institutionnalisé ne sert pas à traiter les causes sociales profondes des tensions, mais à moraliser le débat et à neutraliser toute contestation.
Mitterrand ne croyait pas sincèrement à ce combat moral. Les faits montrent au contraire un usage cynique et instrumental de l’antiracisme : toute critique de la mondialisation, de l’immigration ou de la désindustrialisation est progressivement assimilée à une dérive raciste ou réactionnaire.
Les inquiétudes populaires cessent d’être discutées comme des faits sociaux ; elles sont disqualifiées comme fautes morales. Le peuple n’est plus un acteur politique rationnel ; il devient un problème à encadrer.
Dans le même temps, Mitterrand utilise sciemment la montée du Front National comme un levier tactique. La médiatisation du FN et l’introduction de la proportionnelle aux législatives de 1986 ne relèvent pas de l’erreur, mais du calcul : fragmenter la droite, installer un repoussoir moral durable et structurer le débat public autour d’un clivage artificiel. Le FN devient l’ennemi commode, indispensable à la survie d’une gauche qui a renoncé à défendre matériellement les classes populaires.
Ce glissement est documenté. La critique de l’ouverture des marchés, des délocalisations, de la perte de souveraineté économique ou des effets sociaux de l’intégration européenne n’est plus discutée sur le fond. Elle est disqualifiée. Celui qui conteste est suspect. Le conflit social est remplacé par un théâtre moral, l’analyse par l’anathème.
Ce choix stratégique a des conséquences durables. En se conformant aux contraintes européennes et en abandonnant toute politique de protection des classes populaires, la gauche se recompose socialement.
Elle se rapproche des élites économiques, médiatiques et culturelles, dont les intérêts sont compatibles avec la mondialisation. Le projet de transformation sociale est remplacé par une posture morale permanente. La politique devient affaire de symboles, de communication et de mise en scène vertueuse.
Il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une orientation délibérée, froide, cynique et pensée pour durer. Ce tournant structure durablement la gauche de gouvernement.
Trente ans plus tard, le résultat s’impose. La gauche n’a pas seulement du mal à parler au pays réel : elle ne lui parle plus. Elle l’a abandonné. Elle ne traite plus ses préoccupations comme légitimes, mais comme suspectes. François Mitterrand n’a pas seulement gouverné à rebours de ses promesses ; il a rompu le lien démocratique entre la gauche et le peuple, en substituant la morale à la justice sociale et le calcul politique à la représentation populaire."

On retiendra cet ultime avertissement lucide, qui n'a guère été retenu après lui: " La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment.
Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

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vendredi 9 janvier 2026

Source d'énergie

  Une affaire si rentable?...

                 Pétrole à tout prix?    

                                                   








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L'empire du soja

Enjeux du Mercosur

                A l'heure où de vifs débats refont surface sur la question sensible du Mercosur, la question de l'alimentation animale revient sur le tapis, question centrale qui conditionne la qualité de ce que nous consommons.  Dans le contexte de la mondialisation des échanges, l'agriculture est de plus en plus concernée. Face aux géants de l'élevage, comme le Brésil ou la Nouvelle Zélande, le décalage est parfois énorme en matière de qualité et de prix. Or il est un produit qui a pris  de plus en plus de place dans l'alimentation bovine, entrant dans les échanges internationaux. Comme dit le brésilien Expedito Parente « Nous avons 80 millions d’hectares de terre en Amazonie qui vont nous transformer en Arabie Saoudite du biodiesel ...» Mais bien sûr aussi en producteur d' alimentation animale à bas prix, soja en tête. Il existe une géopolitique du soja.  Le soja repose sur une géographie asymétrique puisque seulement six pays, Brésil, les États-Unis, l'Argentine, la Chine, l'Inde et le Paraguay concentrent l'essentiel de la production. Trois pays du Mercosur, Brésil Argentine et Paraguay, rassemblent 80 % de l'offre mondiale et près de 90 % des exportations.                                                                                                                                  "... Le soja OGM pose des problèmes d'écologie et de santé, tel qu'il est cultivé à des échelles énormes. "...Le soja pour l’alimentation animale est l’un des principaux moteurs de la déforestation en Amérique du Sud. L’industrialisation de l’élevage et la surproduction de viande dans certaines régions du monde, y compris en Europe, ont fait bondir la demande globale en soja. Les pays exportateurs ont ainsi augmenté leur production, et ce trop souvent au détriment d’écosystèmes précieux. En effet, l’expansion des pâturages pour les élevages bovins et l’extension des champs de soja sont les principales causes de la destruction des écosystèmes forestiers d’Amérique du Sud (Amazonie, Cerrado, Gran Chaco). Pire, cette déforestation se double parfois d’accaparements illégaux de terres.   La déforestation n’est pas le seul problème posé par la culture industrielle de soja : le soja OGM est largement majoritaire en Amérique du Sud  et au Brésil et en Argentine, plus de 95% du soja produit est transgénique. Par ailleurs, sa culture se fait à grands renforts de glyphosate et autres herbicides et pesticides, ce qui pose de graves problèmes de santé publique et porte atteinte à la biodiversité..."                                                                                                                                    La grande majorité de la production du soja sert à l’alimentation des animaux. En effet, 87% du soja utilisé en Europe est à destination de l’élevage. " L'Europe est folle de viande... l' industrialisation de notre élevage va de pair avec la hausse de la production du soja en Amérique du Sud qui provoque l’aggravation des problèmes précédemment cités. L’UE importe en effet environ 33 millions de tonnes de soja chaque année, majoritairement en provenance d’Amérique du Sud, et 87% du soja utilisé en Europe est  destiné à l’alimentation animale. La production et la consommation de viande dans des quantités industrielles font planer de nombreuses menaces en Europe..."                                                                                                                                                                  L'Amazonie n'a pas fini d'être impactée par le développement quasi industriel de l'or- soja...                  ________________________________________