Ça va jazzer

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dimanche 6 avril 2025

Bien dit

  Elle a (avait) raison:

                        ...« Quand je réclame éthique et morale, je me l’applique à moi-même »  [Loi Sapin 2 ]

          L'inéligibilité à vie? 

                            Il lui est moins demandé...

                                                                                                    ________________________

Petit billet du dimanche

__ Et paf!

__ Cynisme

__ Départs

__ Attaque

__ Illusionisme

__ Interrogations

__ Ministre bis

__ Bonne nouvelle?

__ Bayer en cause

__ Possible ou pas?

__ Cordon sanitaire

__ Contre pouvoirs

__ Défaite inattendue >>

__ Pauvre Bernard!              

 __ Instrumentalisation

__ Déserts médicaux

__ Nouvelle diplomatie

__Caverne d' Ali Baba

__ Peuples du Sahara

__ Dépendance et isolement

__ Sterin, promoteur du Christ

                       ___  Qui possède la dette américaine? __________________

samedi 5 avril 2025

(Re) lire Philipp Roth

Prémonitoire?

        Par sa critique du  politiquement correct aux USA



          Et de ses dérives

   

     Une préfiguration de ce qui se passe aujourd'hui...


               L'ombre du fascisme

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Une idée loin d'être neutre

Une expression problématique [Notes de lecture]

      Il est des expressions qui paraissent neutres mais qui véhiculent implicitement des pratiques et des croyances qui demandent à être décryptées. Une formule  tellement utilisée, depuis si longtemps, par habitude, par facilité. Par erreur aussi, car, par ses sous-entendus,  elle est hautement contestable, lourde de présupposés. Une imposture, dit même une hstorienne.                             "Une fausse évidence, qui mérite d'être interrogée. Une expression devenue une référence hégémonique », jusqu’à être reprise par des chefs d’Etat − Nicolas Sarkozy comme Emmanuel Macron ont déjà évoqué les « racines judéo-chrétiennes » de l’Europe....Il est utile de faire l'histoire  d’une suprématie.

                          "...Comment est née une expression promise à une étonnante fortune, apparue assez récemment dans le langage courant, saturée d’idéologie, si banalisée cependant qu’on en oublie l’énormité de l’imposture qui l’a engendrée ? Quelles sont les raisons de sa naissance et de sa généralisation ? Revenant sous toutes les plumes et dans tous les discours, au détour de chaque phrase, le binôme « judéo-chrétien » n’éveille aucune curiosité, ne suscite aucune question, tant la juxtaposition de ces deux adjectifs paraît de nos jours relever de l’évidence. Il n’en a pas toujours été ainsi pourtant, et la popularité de ce terme est plus suspecte que son actuelle banalité tendrait à le faire croire. Certes, ses occurrences savantes remontent loin dans le temps (1), et il doit – entre autres – son existence à l’antériorité historique du judaïsme puis du christianisme sur l’islam, dernier-né de la révélation monothéiste. Mais le passage de l’expression dans le langage courant, où elle se signale depuis une quarantaine d’années par son omniprésence, a pris un tout autre sens, si on veut bien examiner l’usage politique qui en est fait. Tout, dans la civilisation occidentale, relève désormais du judéo-christianisme, si bien qu’elle se résume à peu près totalement dans cette double matrice dont les deux composantes semblent être siamoises. Ses valeurs, ses fondements, sa culture en découlent entièrement. Les hommes politiques en truffent leurs déclarations, s’en réclamant ad nauseam pour justifier leurs actions. Un candidat à l’élection présidentielle américaine de 2000 assurait ainsi qu’« être la seule superpuissance donnait aux États-Unis des responsabilités, en particulier celle d’intervenir à l’extérieur pour protéger les valeurs judéo-chrétiennes (2) ». Le monde est partagé entre « les cultures judéo-chrétiennes » et les autres (3). En France, on consacra en 1998 un colloque à « l’intégration politique des Français musulmans et leur place dans l’espace judéo-chrétien (4) ». Dans une interview au quotidien Le Figaro le 29 mai 2024, l’ex-président Nicolas Sarkozy brandissait lui aussi les « racines judéo-chrétiennes » de l’Europe. Écrit-on sur l’économie ? On y fait référence (5). Sur la culture ? La référence devient obligée. Et, toujours, ce double adjectif renvoie exclusivement à l’aire occidentale, sans pour autant d’ailleurs que son contenu soit exactement précisé.                                                                                                          La littérature actuelle ne repère, en effet, nulle trace de « judéo-christianisme » hors des frontières que l’Occident s’est donné. Dans des régions du monde comme l’Amérique du Centre et du Sud où le christianisme dans ses différentes obédiences est la religion dominante, une telle référence est sinon inexistante, du moins fort discrète. Il en va de même en Afrique centrale et australe, largement chrétienne, où elle ne fait partie ni du langage courant, ni du lexique politique, ni de celui des différentes églises. Même dans les sectes évangélistes africaines qui ont enrôlé des millions de fidèles et pour lesquelles la Bible est un texte divin à prendre à la lettre, le terme n’apparaît guère. L’Occident l’a donc réservé à son usage exclusif. Son succès sans équivalent – même le mythe longtemps ressassé du « matin grec » n’en a pas connu de tel – ne peut s’expliquer que par un triple processus d’occultation, d’appropriation et d’exclusion qu’autorise son emploi systématique.     Cette extraordinaire trouvaille sémantique et idéologique, une des plus opératoires de notre temps, peut être placée dans la catégorie des « vérités alternatives » dont on fait grand cas aujourd’hui, et elle apparaît chronologiquement comme une des premières d’entre elles. C’est pourquoi il est nécessaire de la déconstruire, en un temps où elle est devenue une arme redoutable aux mains d’extrêmes droites cherchant à devenir hégémoniques des deux côtés de l’Atlantique, en Europe occidentale comme en Amérique du Nord, et désormais en Israël où un Benyamin Netanyahou s’en est servi pour se poser en défenseur de la civilisation judéo-chrétienne contre la barbarie musulmane...." 
        Notre victoire c’est la victoire de la civilisation judéo-chrétienne contre la barbarie ! » déclarait le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou sur une chaîne française, le 24 mai 2024. Avant lui, à l'automne 2023, l'ex-député franco-israélien Meyer Habib avait lancé : le député franco-israélien Meyer Habib avait dit son inquiétude « pour la France et la civilisation judéo-chrétienne ! »

       Ces propos visaient à ériger l'État d'Israël en avant-garde de l'Europe face à la menace islamiste. Ils ont inspiré à Sophie Bessis un bref manifeste : La Civilisation judéo-chrétienne, anatomie d'une imposture (Les liens qui libèrent, 10 euros). L'historienne, née à Tunis dans un milieu juif sépharade, y dit son aversion pour le sionisme et l'État hébreu, une création proprement ashkénaze. Elle conteste surtout la supposée filiation entre le judaïsme et le christianisme.    Ce débat sur les rapports entre le judaïsme et le christianisme agite les penseurs européens depuis plus de deux siècles. Il a évolué en fonction du contexte : sécularisation des sociétés européennes, émergence du socialisme, Grande Guerre, montée du nazisme... Il est aujourd'hui nourri par la guerre entre Israël et le Hamas ainsi que par l'inquiétude, en France et en Europe, face à la poussée d'antisémitisme venue d'une frange de l'immigration musulmane..."       __   Le débat est ouvert ____            ____________

vendredi 4 avril 2025

Liberation Day

Une ère grandiose (sic) s'annonce          

              Liberation Day et vassalisation heureuse

                   Ou scenario noir?

   


          Un vieux refrain...

                      





Les manchots contre-attaquent  😃😃

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Consultocratie

Est-ce vraiment la fin?

           Au sein même de certaines institutions majeures. Une pratique occulte et ruineuse qui a trop longtemps duré dans certains grands ministères, comme si nos décideurs étaient en panne de matière cérébrale.  Ce système est enfin grippé      Un phénomène qui était devenu tentaculaire et opaque, selon   " Le président de la commission d’enquête sénatoriale Arnaud Bazin et la rapporteure Eliane Assassi, (qui) ont estimé que le contenu confirmait « les constats alarmants » de leurs travaux. « Ces dérives doivent cesser. Cet enjeu dépasse le seul cabinet McKinsey et nécessite des mesures fortes », ont-ils ajouté..." Les deux parlementaires rappellent qu’il « appartient » désormais à l’Assemblée nationale de reprendre leur proposition de loi."    Halte à la consultocratie!  Les politiques publiques n'ont pas à être gérées comme des groupes industriels.

                 Les pôôvres! Les voilà écartés peu à peu de l'espace politique. Provisoirement? Une chute de plus de 70% en deux ans. Après des années où ils avaient pignon sur l'Elysée et différents ministres. "...Dans le détaille nombre de missions commandées par les ministères n’a en réalité que peu évolué : 4 682 en 2023, contre 4 854 en 2021. Mais leur coût moyen a sensiblement diminué, passant de 55 931 à 15 686 euros, et contribuant à alléger considérablement la facture pour les finances publiques.." Encore un effort!  Nos ministres vont pouvoir commence à penser par eux-mêmes, sans aides externes, en faisant des économies...                                                                               Il est proche le temps où l'Etat déléguait certaines de ses fonctions régaliennes.  Comme si des hauts fonctionnaires n'étaient plus en capacité d'assumer certaines missions essentielles, dans certains domaines-clés comme la santé, l'éducation, etc..; faisant confiance au domaine privé, que l'on charge de gérer ou de mettre en place certaines réformes de fond, surtout dans ce contexte de crise à l'hôpital et à l'école, entre autres. Place à des cabinets de conseil, français mais surtout étrangers, chargés d'introduire de nouvelles méthodes managériales, supposées efficaces, sur le modèle des entreprises privées. Le gouvernent actuel a recouru maintes fois à ces cabinets, à grands frais, et continue à le faire, malgré les dénégations officielles, ce qui pose la question des rapports entre l'intérêt public et certains intérêts privés et met à mal la spécificité de l'intérêt général ainsi que la perméabilité actuelle de l'Etat aux méthodes et aux intérêts du monde des affaires. Le New public Management  devient la règle.                                                                                                                  On pense notamment aux dérives de l'affaire Mackinsey, plusieurs fois pointées notamment par la presse et le Sénat. "...En France, ce nouveau processus ne commence véritablement que dans les années 1990 avec l’introduction des « cercles de qualité » et l’essor de « l’économie de la certification », par le biais d’acteurs divers qui contribuent à la lente légitimation du New Public Management. L’influence du sociologue des organisations Michel Crozier en amont de cette période est considérable, tant dans la presse qu’auprès des politiques. Il préconise – comme nous l’avons montré en étudiant son rapport corédigé avec Joji Watanuki et Samuel Huntington pour la Commission trilatérale – le « remplacement du technocrate par le consultant ». « Aujourd’hui encore, du ministère de l’Éducation nationale à Bercy en passant par le ministère de la Santé ou de la Justice, de grands projets ont été élaborées par ou avec des cabinets de conseil. »...                                        L'Etat n'assume plus certaines de ses plus hautes fonctions. Manque de compétences ou plutôt recherche de solutions libérales, qui ont pourtant souvent montré leurs limites et leurs intérêts sonnant et trébuchant?  Des "abus" reconnaît enfin B. Lemaire, manieur de litotes. Ils étaient partout, pendant longtemps, surtout sous le macronat. Sans doute oeuvrent-ils encore. Leurs "conseils" étaient bien loin d'être neutres, purement techniques. Quand on réfléchit sur un nouveau système scolaire ou hospitalier, il est sûr que les arrière-pensées ne sont pas absentes. Les enjeux sont énormes à ce niveau.  Les dérives présidentielles ont déjà été dénoncées plusieurs fois. Même la très conservatrice Cour des Comptes s'y est mis. Comme le Sénat.                                                                         Faute avouée....peut-elle être pardonnée? Notre Bruno a lâché le morceau: oui, il y a bien eu abus. L'Etat s'est déchargé de certaines de ses fonctions importantes en faisant confiance à des cabinets de conseil privés, qui  ne travaillent pas pour rien et qui n'aiment guère être contrôlés, même dans des matières sensibles comme l'éducation ou la santé, voire plus...C'est une enquête du Sénat qui a officialisé les soupçons. Mais s'agit-il seulement d'"abus"? C'est le principe même de l'interférence du public et du privé qui est en question. Que deviennent les fonctions régaliennes quand des cabinets, dont le profit est le moteur, sont sollicités ainsi. C'est plus que de la négligence ou de la facilité, c'est une illustration (de plus) que l'intérêt général n'est plus une référence absolue, que l'Etat faillit, une forfaiture.                                                                                 


   ____ Le phénomène a duré, même après les critiques sénatoriales La consultocratie  s'est prolongée. Depuis le temps que la pratique s'était installée! Il ne s'agissait pas seulement de conseils techniques occasionnels... Les Infiltrés, traite de la question plusieurs fois débattues  de la place et du pouvoir des firmes de consulting (le plus souvent anglo-saxonnes) qui se sont immiscées au coeur de l'Etat et de beaucoup de ses administrations, surtout depuis les années 1990, dans les sillage des dogmes néolibéraux de R.Reagan et M.Thatcher, selon lesquels "l'Etat est le problème".         Ce que les fonctionnaires de l'Etat français faisaient et savaient faire a été peu à peu délégué à des officines privées, même dans le domaine de la santé, pour repenser les normes et réorganiser la logique de la "gouvernance", plus proche de celle du domaine privé. Avec le souci prioritaire de l'efficacité à courte vue et de l'économie prétendue..alors que ces organismes privés sont grassement payés, pesant lourdement sur les finances publiques.     


                                                                     "Depuis vingt ans les consultants se sont installés au cœur de l'État. Gestion de la pandémie, stratégie militaire, numérisation de nos services publics...: les cabinets de conseil, pour la plupart anglo-saxons, sont à la manœuvre dans tous les ministères. L'État a payé pour se dissoudre. Ce livre relate ce suicide assisté.    C'est l'histoire d'un putsch progressif, presque rampant, sans effusion de sang mais qui, de l'intérieur, a changé la France. Depuis vingt ans, les consultants se sont installés au cœur de l'État. Gestion de la pandémie, stratégie militaire, numérisation de nos services publics... : les cabinets de conseil, pour la plupart anglo-saxons, sont à la manœuvre dans tous les ministères. On les retrouve même au cœur de nos services de renseignement.      
L'histoire de cette infiltration n'a jamais été racontée. Et cette prise de pouvoir encore moins démocratiquement approuvée. Les choses se sont faites par acceptations ou résignations successives. Il ne s'agit en rien d'une conspiration. L'État a été parfaitement consentant. Il a payé pour se dissoudre. Et dépense chaque année toujours plus pour s'effacer. Ce livre relate ce suicide assisté."                       ____Les principaux cabinets comme Mc Kinsey, contribuent fortement à mettre l'Etat en mode start-up, avec la bénédiction de hauts fonctionnaires acquis à la cause, notamment avec l'impulsion sarkozienne et de E. Woerth.  
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