Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

samedi 22 août 2026

Piratage

    Une crédibilité mise à mal...

                               _____________

Larges horizons

__ De Nabuchodonosor à Sadam                                                                                                                            Babylone au sommet                                                                       On comprend mieux ses influences sur le récit biblique

__ Il y a urgence aux urgences!         Cela s'aggrave.

__ De la prison à la philo: un philosophe pas comme les autres.

__  Dernier clou dans le cercueil.  Israël de nouveau tancé par l'Europe. Fait sans précédent: l'Allemagne joint sa voix et hausse le ton

 ___ Pratiques impérialistes: le retour?   Déclin et résurgences. Selon le  Grand Continent, "...Le sentiment d’assister au réveil des impérialismes est en effet surtout présent chez les Européens, qui se sentent à raison pris en tenaille entre les appétits russes, chinois et états-uniens. Ce malaise résulte du désarroi provoqué par le retournement copernicien de l’ordre géopolitique mondial : les Européens, qui s’étaient habitués depuis le XVIe siècle à pratiquer l’impérialisme aux dépens des autres, se trouvent désormais dans l’inconfortable situation de le subir de leur part.    Du point de vue de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « Sud global », soit les pays ayant subi depuis des siècles l’impérialisme occidental sous toutes ses formes, il n’y a en revanche pas de retour des impérialismes, mais simplement un élargissement des rangs de leurs victimes, vécu par beaucoup comme une savoureuse revanche ou ironie de l’histoire qui voit l’arroseur impérialiste se faire à son tour arroser, tel un docteur Frankenstein devenu la cible de sa créature maléfique. "

__  Il ose revenir sur le devant de la scène.    Avec quelques pommes de plus...

__ Le trumpisme est-il un néo-royalisme?  La comparaison peut être éclairante

_Lire ici_
   ___ Haïti, toujours dans nos mémoires. Un pays dépecés.                                                              Une dette honteuse. Le pire continue.

__ Xi ne craint plus l'Europe

__ Terrible endoctrinement

__ Ecologie: double discours. Mais pas que au RN

__ Une humiliation d'Etat

__ IA: hypermédiatisation équivoque

__ Meta inculpé: même pas mal...

__ Une société sans espoir?  Le problème n'est pas seulement externe.

__ L'Europe s'est endormie...   "...L'Europe s’est pourvue du titre de « super-régulateur » mondial dans le domaine du numérique, se positionnant comme pionnière et fer de lance en la matière, comme en témoigne le fameux « effet Bruxelles ». La démarche est bien connue : elle consiste à réglementer les pratiques d’une poignée de géants du numérique sans en avoir ni la propriété ni le contrôle. Actuellement, la vague initiale de mesures antitrust et réglementaires visant ces entreprises s’essouffle, non seulement parce que l’Europe tend à s’incliner discrètement devant l’administration Trump pour éviter des représailles commerciales, mais aussi parce que l’inanité de tout ce processus commence à se faire jour. Mais, pendant ce temps-là, où en est notre propre infrastructure technologique ? Nous sommes largement à la traîne en matière d’intelligence artificielle. Comment a-t-on pu en arriver là ?La réponse — certes peu flatteuse pour l’Europe —, c’est que nous nous sommes endormis. Ou plutôt, que nous nous sommes laissés emporter par une ritournelle collective : celle qui nous disait que, en avançant pas à pas dans le jeu pénible de la concurrence et de la réglementation 1 « à petite échelle », nous parviendrions à civiliser les géants du numérique qui ont envahi le continent. Pendant que nous nous échinions à leur enseigner les bonnes manières, ces mêmes entreprises s’employaient à recouvrir l’Europe d’une vaste infrastructure qui sous-tend aujourd’hui notre vie numérique : le cloud, les centres de données, les logiciels et la connectivité. Nous évoluons désormais dans un contexte de dépendances systémiques existentielles, à la merci d’une infrastructure externe complexe composée de plusieurs niveaux (matériel, logiciels, architectures, environnements de données, autorisations), dont nous ne sommes ni propriétaires ni maîtres, et qui façonne pourtant notre capacité économique, notre productivité industrielle, notre influence géopolitique et l’orientation de notre innovation. Nous sommes devenus une colonie numérique.     Il s’agit d’un échec majeur dans la compréhension de la véritable nature du pouvoir qui s’est alors déployé à travers l’Europe. Nous pensions qu’il s’agissait d’un acte de mauvaise conduite : il était en réalité question d’infrastructures matérielles. Elles n’ont rien d’illégal en soi : les géants américains ont simplement occupé l’espace laissé vacant par les Européens, trop occupés à « réglementer » plutôt qu’à « construire ». Nous avons ainsi de facto soutenu la politique industrielle américaine dans le numérique, tout en ne voulant pas voir que la situation était critique pour l’Europe dans ce même domaine. Nous pensions que tout ce que nous avions à faire était de contenir la situation en « faisant respecter la loi » et quelques règles de conduite, alors que le développement de notre propre infrastructure numérique aurait nécessité une politique industrielle musclée et volontariste. Nous continuons à penser que « la politique industrielle est distincte de la politique numérique », et la Commission rattache leur gestion à des compétences distinctes et cloisonnées. Pire encore : alors qu’il est désormais évident que notre échec s’explique par notre incapacité à faire preuve d’initiative et à faire appel à nos capacités, certains Européens affirment que l’Europe est une « puissance moyenne » et, qu’à ce titre, notre seul espoir est de nous allier à d’autres « puissances moyennes » telles que le Canada, l’Inde, le Japon ou le Brésil. Nous n’aurions aucune chance autrement.    ____Comment cette mentalité réglementaire, si caractéristique de l’Europe, a-t-elle pu à ce point saper notre sentiment d’autonomie et nos perspectives d’avenir ? Il y a beaucoup à faire : il est impératif que l’Europe prenne en main et contrôle une part plus importante de son infrastructure technologique. Il ne s’agit ni de protectionnisme ni d’autarcie, comme le suggèrent certains détracteurs. Seulement, l’Europe est une superpuissance économique qui dispose de tous les moyens, fonds et talents nécessaires pour faire mieux...."                                                                                      Sortir de la vassalisation "heureuse"  _______

vendredi 21 août 2026

Hypersurveillance en question

                          Un danger méconnu 




    Surveillance de masse en question

               

                            Pas seulement en Chine, où elle atteind des sommets   __________

Cet homme est dangereux

 Un certain Baruch Spinoza  mis à l'index

                            Et certains de ses pairs. La pensée libre est en danger. A Rome, aujourd'hui. Demain, chez nous? La pensée critique ne fait pas bon ménage avec la droite extrême.  Pauvre Baruch! Mais l'incompréhension et même la persécution, même de la part de certains proches, il a connu.                                                                                                               Il dérange encore, comme d'autres...C'est la liberté de pensée qui est en question. L'éternel exclu vient de subir les foudres de Meloni, si avenante en apparence . Une pensée libératrice qu'on veut faire taire. C'est grave. Orwell avait déjà bien montré qu'on pouvait détruire des oeuvres qui dérangent quand on veut contrôler les esprits. Il y a des précédents. Sous Mussolini, l'idole de Meloni,  et surtout sous Adolf, on allait jusqu'à l'exil et l'autodafé .  Orwell  avait été lucide sur ce sujet, prédisant même la destruction de certaines oeuvres. Voltaire disait déjà que certains livres pouvaient être "dangereux".  La banalisation en cours est le plus grand risque.     A Rome, c'est plus qu'une inflexion ideologique.                     Des réactions n'ont pas manqué, mais c'est très minoritaire. 


                                                 " Les associations et les séminaires spinozistes actifs dans différentes parties du monde s’élèvent vigoureusement contre la décision du gouvernement italien d’exclure le philosophe juif hollandais d’origine ibérique, des programmes des lycées. Et plusieurs autres grands philosophes classiques de la pensée critique : Marx, Fichte, Schelling…                     En 1670, au cœur de la Libre République des Provinces Unies, en publiant son Tractatus theologico-politicus, Spinoza défendait la liberté de philosopher mise en danger par les partisans d’un pouvoir monarchique et d’une théologie intolérante adversaire du pluralisme des opinions, des croyances et de la libre recherche en philosophie et dans les sciences. S’attaquer aujourd’hui à la pensée de Spinoza, aux racines historiques du rationalisme et de la pensée critique, c’est vouloir bâillonner la liberté de pensée et de parole que l’École a pourtant pour devoir d’apporter à l’ensemble des citoyens.  Exclure des études la philosophie de Spinoza (ainsi que des penseurs fondamentaux formateurs de la pensée critique) est aussi absurde que dangereux. Comme l’enseigne le Tractatus theologico-politicus, la liberté de philosopher est indispensable à la paix et à la sécurité de la République et vouloir la réduire c’est nécessairement engendrer la corruption des principes de la vie commune. Par leur signature, les associations et séminaires spinozistes de 17 pays demandent donc solennellement au ministère italien de l’éducation de réinscrire au programme de philosophie des lycées, les noms de Spinoza et de tous les philosophes écartés de l’enseignement secondaire par les Indicazioni Nazionali du 23 avril 2026...."                                                                                                                                 Sans vigilance citoyenne, cela peut arriver chez nous.    Dans certaines municipalités FN, des bibliothèques se voient obligées d'éliminer certaines oeuvres jugées non orthodoxes. Ce qui est devenu monnaie courante dans certains états des USA
                                                                                                                  ___  [  Larges horizons:  Pierre TROTIGNON, "Bergson et Spinoza" (p. 3-12);
André COMTE-SPONVILLE, "Le dieu et l'idole. Alain et Simone Weil face à Spinoza" (p. 13-38);
Didier GIL, "Le `vrai´ spinoziste de Brunschvig à Bachelard" (p. 41-69);
Bruno HUISMAN, "Cavaillès et Spinoza" (p. 71-87);
Wim KLEVER, "Annotations sur Gueroult" (p. 89-101);
Gerassimos VOKOS, "Ferdinand Alquié, lecteur de Spinoza" (p. 105-112);
Jean-Toussaint DESANTI, "Spinoza et la phénoménologie" (p. 113-127);
Robert MISRAHI, "Le désir, la réflexion et l'être dans le système de l'Éthique. Réflexions sur une appréhension existentielle du spinozisme aujourd'hui" (p. 129-139);
Hélène POLITIS, "Déplorer ou comprendre : le Spinoza de Chestov" (p. 143-157);
Jean-Jacques SZCZECINIARZ, "Spinoza et Koyré" (p. 159-173);
Laurent BOVE, "Spinoza dans le cours d'Alexandre Kojève" (p. 177-201);
Antonio NEGRI, "L'antimodernité de Spinoza" (p. 203-220);
Jean-François REY, "Lévinas et Spinoza" (p. 225-235);
François ZOURABICHVILI, "Deleuze et Spinoza" (p. 237-245);
Manlio IOFRIDA, "La fonction de l'écriture dans la pensée de Spinoza, ou Spinoza après Derrida" (p. 247-257);
Bernard ROUSSET, "Spinoza et l'enseignement de la philosophie en France au XXe siècle" (p. 259-265);
Alain BOYER, "Spinoza et Karl Popper : rationalisme absolu ou rationalisme critique ?" (p. 269-281);
Pierre MACHEREY, "La dissociation de la métaphysique et de l'éthique. Russell lecteur de Spinoza" (p. 285-305);
Bernard BALAN, "Spinoza et la théorie de l'identité dans la philosophie de l'esprit" (p. 307-325);
Etienne BALIBAR, "Heidegger et Spinoza" (p. 327-343);
Günther MENSCHING, "Spinoza dans l'école de Francfort" (p. 345-359);
Manfred WALTHER, "Carl Schmitt et Baruch Spinoza ou les aventures du concept du politique" (p. 361-372);
Myriam REVAULT D'ALLONNES, "Hannah Arendt et Spinoza : le politique sans la domination" (p. 375-390);
Paolo CRISTOFOLINI, "Spinoza dans les ouvrages italiens d'histoire de la philosophie" (p. 391-404);
Emilia GIANCOTTI, "Giovanni Gentile, éditeur et exégète de l'Ethique" (p. 405-417);
Jacques MOUTAUX, "Exotérisme et philosophie : Leo Strauss et l'interprétation du Traité théologico-politique" (p. 421-441);
Elhanan YAKIRA, "Spinoza et les sionistes" (p. 445-457);
Anne LAGNY, "Spinoza personnage de roman chez B. Auerbach (Spinoza. Ein Denkerleben) et E. G. Kolbenheyer (Amor Dei)" (p. 459-482);
Jacques DAMADE, "Le Saint et l'Hérétique. Borges et Spinoza" (p. 483-492);
René ZAPATA, "Spinoza en URSS" (p. 495-498);
Jean-Pierre COTTEN, "Althusser et Spinoza" (p. 501-513);
André TOSEL, "Des usages `marxistes´ de Spinoza. Leçons de méthode" (p. 515-524);
Frank BURBAGE et Nathalie CHOUCHAN, "Freud et Spinoza : la question de la transformation et le devenir actif du sujet" (p. 527-545);
Bertrand OGILVIE, "Spinoza dans la psychanalyse" (p. 549-571);
Elisabeth ROUDINESCO, "Lacan et Spinoza. Essai d'interprétation (1916-1964)" (p. 577-586).
Index du Bulletin de Bibliographie Spinoziste]          __________

jeudi 20 août 2026

Arrivée des migrants

       Il a raison

                L'histoire confirme

       Un négationnisme tenace    On peut parler de génocide.                           ___________

Climato scepticisme en question

  Une année dans les annales                                                                                                                                       Même si des années exceptionnelles connues sont nombreuses. Notamment, celles de sécheresses intenses et durables. 1976 est restée dans les mémoires. Donc, rien d'inédit. Sauf que le débat sur les causes profondes et  la longue durée s'est approfondi, malgré ses limites. Avec ses polémiques et ses dénégations, engendrant des approches souvent brouillées. Ces catastrophes ne sont plus seulement considérées comme "naturelles".  On le sait mieux depuis les premiers rapports du Giec.        Malgré les oppositions des industries fossiles, on ne peut contester l'essentiel des conclusions du Giec, même établies sur une période relativement courte historiquement.  Trump est aujourd'hui à l'avant garde de la dénégation.

[On comprend mieux...]

                          _ Malgré les confirmations répétées du Giec et l'évidence des faits accumulés, on pourrait croire qu'il n'y a plus de doute à avoir sur ce qui pour de nombreux spécialistes est devenu un quasi-évidence: les données climatiques, dûment mesurées et confirmées, convergent toutes vers une certitude partagée: il existe une transformation rapide du climat vers un réchauffement généralisé, dû largement à l'activité humaine galopante, surtout industrielle, surtout notamment depuis ses débuts. Il y a bien un large consensus sur ce constat.

      ___________Mais une frange non négligeable de personnes er d'institutions contestent encore ce constat, attribuant les transformations climatiques à des causes (surtout) naturelles, comme les très nombreux changements qui ont affecté l'histoire de la terre. Une remise en question liée encore à l'ignorance ou au déni, mais aussi à l'intérêt, au refus de remise en cause de pratiques, industrielles ou agricoles notamment,  qui sont soupçonnées être des  facteurs d'accélération et d'aggravation du climat local ou général. C'est ce appelle parfois le  grand déni, qui domine encore dans plusieurs pays du monde, notamment aux USA, dans les milieux industriels et conservateurs. Il fut un temps où en France Claude Allègre se faisait le champion de cette cause, au nom de données prétendument scientifiques. On ne l'entend plus. Mais une vague médiatique continue la même musique en France et même au sein d' institutions européennes. Diverses formes de climato-scepticisme continuent à se manifester.  Aux USA, c'est plus généralisé et affiché, souvent sans complexe, au service d'intérêts affirmés. Business first!  Au nom du " libre marché". Refusant les évidences et ramenant tout à un éco-pessimisme punitif et catastrophiste.   Comme dit Naomi Klein « c’est peut-être au moment du désastre ou juste après, qu’il est possible de reconstruire autrement. »


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mercredi 19 août 2026

St Trop' ou Wimereux?

   Le Nord en tête

          Pour l'instant.


                         La Côte d' Opale fait rêver. Pour l'instant...                                                                                         Inversion climatique oblige. ______________

Mobilité cyclopédique

  Economie, forme, évasion 

      Quand l'hirondelle s'envole                                                                                                                                  Il y a des progrès à faire...                                                                                                            La femme y a gagné beaucoup

    Le vélo ne peut pas tout, mais il peut beaucoup:                                                                                                        "...Pédaler c'est la santé. C'est confirmé. Le vélo est néfaste quand on n'en fait pas.  Quand on pédale, ça tourne rond. 

        Les bienfaits sont nombreux. Ça peut parfois devenir viral. Je ne parle pas des forçats du guidon...                                                                                                                                                                                         Sa pratique régulière devrait être  remboursée par la Sécu. Bientôt ce ne sera peut--être plus une blague, dit-on.

          Ce n'est pas moi qui le dit. Et les avis convergent.
  Qui dira les mérites du vélo pour la santé physique et mentale? Beaucoup y trouvent des bénéfices et abandonnent ou réduisent statines ou Prozac.
       De 7 à 77 ans...et au-delà. On y gagne:
          ...Un mieux-être général », détaille le docteur Sandra Winter de l’hôpital Edouard Herriot, à Lyon. Car les bénéfices de la pratique ne sont pas uniquement physiques. La santé psychique au sens large connaît la même métamorphose. Pédaler stimule les neurones et accroît ainsi la mémoire et les capacités cognitives. Monter en selle régulièrement aide à combattre le stress, permet d’augmenter son temps d’exposition à la lumière, fait gonfler l’estime de soi, améliore la qualité du sommeil… et la liste est encore longue....
....Du vélo à la place des médicaments, le docteur Arthur Molique ne réfute pas l’idée, bien au contraire : « on arrête des traitements de certains diabètes débutants suite à la reprise d’une activité physique, idem pour les traitements contre le cholestérol. Elle joue un rôle également dans la lutte contre la récidive des pathologies cancéreuses. Je suis par ailleurs persuadé que la pratique du vélo pourrait mettre un frein à la surconsommation d’anxiolytiques et d’antidépresseurs ».
        Mauvaises nouvelles pour les pharmaciens....
   Le vélo est reparti, après une longue période d'abandon. parfois par la force des choses, à la reconquête du pavé, mais ce n'est qu'un début. 
     Aller applaudir les forçats du guidon, les bourreaux du bitume, à l'Alpe Duez n'est pas interdit, mais ne se substitue pas à quelques sorties hebdomadaires sur son hirondelle (qui fait déjà le printemps...). Un bon virus.
    Pas seulement pour les bobos.
     Ses dangers sont souvent surestimés et trop peu est fait pour une circulation sans risques.   Visitez Copenhague, où le nombre de vélo dépasse celui des voitures et où on respire, on respire....
                                                            Le vélo ira loin...   _____________________________

mardi 18 août 2026

Silence!

 Il est d'or, dit-on.

     Une dimension ambivalente

               Notamment en politique        _____________

Chaos informationnel

     La citoyenneté et sa formation en péril     [Bis repetita]

                                   Dans la vague populiste montante, il devient de plus en plus difficile pour le citoyen moyen, surtout s'il  lit peu et ne dispose que de peu de moyens d'information relativement sérieux, de culture minimale et d'esprit critique un peu exercé, de se forger une relative bonne opinion de la la marche du monde et de ses implications dans le réseau des actions politiques et économiques. De s'informer, quoi! Même si une presse totalement objective n'existe pas au sens strict. Pas plus qu'un relai télévisuel, même non orienté, non marchandisé ou non partisan. Ce qui n'exclut pas des ligne éditoriales différentes.               Ne parlons pas des réseaux dits sociaux, qui véhiculent le meilleur et le pire, jusqu'aux fake news les plus grossiers. C'est aujourd'hui au niveau mondial que se pose le problème. Les ados sont particulièrement visés, mais pas seulement. La confiance est ébranlée sur les sujets les plus discutés, où les esprits se crispent, enracinés dans leurs idées préconçues, leurs parti-pris. La polémique domine. Les échanges critiques fondés et argumentés se réduisent au profit d'opinions le plus souvent non vérifiées ou seulement affectives ou partisanes, voire passionnelles.                                                             "... Les conditions de l'indépendance  de l’information sont les premières à avoir été balayées. Dès la fin de la décennie 2020, les grandes entreprises du numérique ont définitivement capté le marché de la publicité. L’assèchement des recettes publicitaires a conduit tous ceux qui en dépendaient, même partiellement, à la faillite. Plusieurs acteurs de l’information autrefois essentiels sont devenus une cible de choix pour ceux-là mêmes qui les ont privés de cette source de revenus. Certains ont été intégrés, dans une logique de concentration horizontale, à ces grandes firmes du numérique qui contrôlent désormais toute la chaîne de valeur, des matières premières aux terminaux en passant par l’infrastructure. Les autres sont réduits à un rôle de sous-traitants, fournisseurs de données dites « propres ». Dotée jadis d’une valeur commerciale directe (par la publicité, la vente au numéro ou à l’abonnement), l’information n’a plus, pour ces grands acteurs du numérique, qu’une valeur indirecte. Au premier rang desquelles l’information résumée à sa plus stricte expression, sa plus stricte valeur d’usage : de la data – et encore : de la data moins qualifiée que celle récoltée directement par ces entreprises de la tech auprès des publics, en aspirant leurs données (émotionnelles, de santé, communication, travail, consommation, etc.) du berceau à la tombe. L’information indépendante d’intérêts économiques n’existe donc plus.  C’est ensuite la vérification qui est devenue impossible. La désintermédiation initiée par les réseaux sociaux au début du XXIe siècle, couplée aux progrès de l’intelligence artificielle générative a donné naissance à une industrie du faux sans précédent. Parler de « faits », de « vrai » qui serait opposé au « faux », est, depuis le début des années 2030, devenu impossible. Au-delà des tentatives de manipulations géopolitiques, au-delà de son exploitation par des acteurs politiques internes, ce sont finalement les publics eux-mêmes qui ont donné le coup de grâce à la notion de vérification, en décrochant de l’information. Ils ont tout simplement fini par s’en détourner complètement, démunis devant le coût de plus en plus élevé de vérification leur incombant en bout de chaîne. Pris en étau entre le déluge d’informations et l’indistinction des contenus, les citoyens ont fait un choix radical : celui de l’évitement..."               Et le ludique finit par primer sur le théorique. Comprendre est devenu trop compliqué et fatigant, à l'heure de l'homme pressé   .   La démocratie en pâtit.    C'est le choc des opinions sans modération.  "Comprendre est souvent devenu superflu. Les avis ou les prises de parti se donnent à l'état brut.        Une certaine "brutalisation" des débats se généralise, les mots devenant des armes, les réponses jaillissant avant la réflexion, comme si vaincre valait plus que convaincre.                                                         Le débat sur la labellisation qui agite certains responsables est biaisé.   L'heure n'est pas à un contrôle plus ou moins officiel de l'information , mais à un réalignement des organes qui se veulent encore d'information sur leurs fondamentaux et sur la fidélité à la déontologie journalistique, souvent si mal respectée.   Personne ne devrait y échapper. Y a du boulot!       ________________