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samedi 9 octobre 2021

Sale temps pour Facebook?

Mr Zuckerberg aurait bien du souci...

                        Après avoir déjà été auditionné par un groupe de parlementaires dans son pays, il pensait en être quitte avec les ennuis concernant surtout les modes de gestion de sa plate-forme "démocratique" hautement rentable. On ne parle pas des ratés techniques récents à l'échelle mondiale, ce qui n'est que de la cuisine techchnique interne hautement complexe.     On veut évoquer les contestations qui montent en externe comme en interne depuis quelques années, contre les ambitions mégalomanes du "patron", la direction d'une plate-forme devenue le plus souvent incontrôlable, ses prétentions libertaires qui masquent mal les visées spéculatives.          Le roi de la Silicon Valley ne maîtrise plus son méga-système de plus en plus contesté, même par certains Etats, qui parlent de démanteler un empire trop puissant et parfois toxique. "Faire l'opinion" ne peut être confié à un système devenu incontrôlable, qui n'a pas le ligne éditoriale, qui s'en glorifie et qui laisse parfois les pires opinions (et leurs conséquences) gagner du terrain à vitesse "grand V". C'est toutes les plate-formes du même type qui seraient visées. Les Gafas seraient-elles sur la voie d'une prise de contrôle, qui reste à inventer? Car les enjeux ne sont pas seulement privés. Les critiques s'accumulent, contre un système qui ne sur-amplifie pas que les bonnes informations ou les bavardages anodins. Gare à l'attention!...


             __Points de vue:  ___ 1) ".. Le temps des tempêtes semble venu pour Facebook. Disons-le tout net : le nouveau scandale qui frappe la sixième capitalisation boursière mondiale de plein fouet, appelé les "Facebook files", est possiblement le plus dévastateur à ce jour pour l'empire des réseaux sociaux de Mark Zuckerberg. Après l'enquête du Wall Street Journal publiée le mois dernier, ces révélations explosives ont été confirmées, dimanche soir, par la lanceuse d'alerte elle-même, Frances Haugen.         Dans une interview donnée à l'émission 60 Minutes (voir plus bas), la data scientist de 37 ans est sortie de son anonymat. En tout, l'ancienne employée -de mi 2019 à mi-2021- a fait fuiter des dizaines de milliers de pages de rapports internes. Non seulement au Wall Street Journal, mais aussi aux régulateurs américains. Signe que les ennuis ne font que commencer pour Facebook, elle a également déposé plainte auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC), c'est-à-dire l'autorité de contrôle des marchés financiers, parce que ces documents montrent selon elle que Facebook a menti à ses investisseurs. Les régulateurs ne semblent pas non plus beaucoup apprécier ces révélations : le Sénat américain, déjà très critique envers les GAFA, a auditionné Frances Haugen ce mardi 5 octobre. Et la lanceuse d'alerte sera également reçue par la Commission européenne en novembre...."   


                                                                   

 ___ 2)  ___"...Le système est partiellement mis à nu:  La lanceuse d’alerte Frances Haugen a livré, mardi 5 octobre, un réquisitoire implacable contre Facebook lors d’une audition devant le Sénat américain, point d’orgue d’une opération savamment organisée depuis plusieurs semaines et dévastatrice pour la société de Mark Zuckerberg.« Les choix faits à l’intérieur de Facebook sont désastreux pour nos enfants, pour notre sécurité publique, pour notre vie privée et pour notre démocratie », a notamment asséné l’ancienne employée de Facebook qui, durant deux ans, a travaillé au sein de l’équipe « Civic Integrity » qui s’occupait de la lutte contre les « fake news » (ou infox).Durant plusieurs heures, Frances Haugen a détaillé devant des sénateurs, en grande partie conquis, les révélations tirées des milliers de documents qu’elle a déjà commencé à rendre publics depuis plusieurs semaines, plongeant Facebook dans la crise sans doute la plus grave que le réseau social ait connue    Cette opération de communication inédite a débuté le lundi 13 septembre par la publication d’un premier article de la série « Facebook Files » dans le Wall Street Journal, principal récipiendaire des documents. Celui-ci révélait que, dans le cadre d’un programme baptisé « XCheck », ou « Cross check », Facebook a « white-listé » plusieurs millions d’utilisateurs « VIP » : célébrités, politiques et journalistes.    Ces privilégiés ne sont pas soumis aux mêmes règles de modération et peuvent se permettre de tenir des propos ou de poster des contenus enfreignant les règles du réseau social. C’est au titre de ce programme que Facebook a toléré que le footballeur brésilien Neymar publie sur son compte, suivi par des dizaines de millions de personnes, une photo dénudée d’une femme l’accusant de viol, même si le cliché fut finalement retiré par la suite.    Dès le lendemain, le quotidien publiait une deuxième enquête montrant que, contrairement à ce qu’avait pu affirmer son président Mark Zuckerberg, Facebook avait bien conscience des effets néfastes sur la jeunesse du réseau social Instagram, dont il est propriétaire. Plusieurs documents internes révèlent que des chercheurs travaillant pour la société ont alerté, à plusieurs reprises, sur les risques que fait peser lnstagram sur la santé mentale des jeunes, et principalement des adolescentes.       « 22 % des adolescentes disent que lorsqu’elles se sont senties mal en raison de leur corps, Instagram les a fait se sentir encore pire », préviennent-ils dans un message interne diffusé en mars 2020. « Les adolescents reprochent à Instagram les hausses de taux de dépression et d’anxiété », affirme une présentation de résultats de recherches faites en 2019. « Cette réaction était spontanée et cohérente à travers tous les groupes » étudiés par les chercheurs. Un autre document interne explique que parmi les adolescents interrogés ayant déclaré avoir eu des pensées suicidaires, 16 % des usagers britanniques et 6 % des usagers américains liaient celles-ci à Instagram.    Mercredi 15 septembre, de nouveaux documents montrent que Facebook avait été alerté sur les effets pervers d’une modification de son algorithme intervenue en 2018. Celle-ci avait officiellement pour but d’améliorer les relations entre utilisateurs de Facebook en privilégiant le partage de contenus entre amis ou parents plutôt que la diffusion de contenus professionnels.         Mais, en réalité, ces changements ont eu l’effet inverse. Le nouvel algorithme a fortement favorisé, dans les « news feed », les « interactions sociales significatives » (« meaningful social interactions » ou MSI en anglais) les plus clivantes et mis en avant les contenus suscitant les réactions les plus violentes.        Facebook a même été alerté par l’un de ses clients, particulièrement sensible à ces questions : Buzzfeed, un site d’information gratuit dont l’audience repose en grande partie sur la diffusion de ses contenus sur les réseaux sociaux. À l’automne 2018, son directeur, Jonah Peretti, a écrit à Facebook, expliquant avoir constaté des changements notables dans les types d’article faisant le plus d’audience. Il cite le cas d’un article intitulé « 21 choses que tous les mecs blancs sont coupables de dire » ayant suscité 13 000 partages et 16 000 commentaires, en grande partie agressifs. Parallèlement, Buzzfeed avait des difficultés à faire circuler des articles sur d’autres thématiques, comme les animaux.          Des recherches menées en interne ont confirmé le problème. « La désinformation, la toxicité et les contenus violents prévalent démesurément dans le partage », écrivaient des chercheurs dans un mémo. « Notre approche a eu des effets collatéraux malsains pour des parties importantes des contenus publics, comme la politique et les informations », alertaient dans un autre document des « data scientists » de Facebook.     Le jeudi 16 septembre, Facebook était également accusé de laxisme dans le contrôle des contenus dans les pays en voie de développement, l’une des principales sources de revenus de la société. Comme le souligne le Wall Street Journal, les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud sont déjà actuellement les principaux marchés du réseau social et constituent sa principale source de croissance potentielle. Alors que les audiences en Europe et aux États-Unis ont tendance à stagner, « pratiquement tous les nouveaux utilisateurs de Facebook viennent de pays en voie de développement », écrit le journal.    Or, plusieurs documents fournis par Frances Haugen montrent que le système de modération se révèle particulièrement lent à supprimer certaines pages problématiques utilisées par des organisations criminelles dans le cadre du trafic de drogue, d’êtres humains ou d’incitations à la violence. Des employés ont ainsi pu signaler une page utilisée par un réseau basé au Moyen-Orient pour tromper des femmes en leur faisant miroiter un travail pour ensuite les contraindre à se prostituer. En Éthiopie, ce sont des groupes armés qui ont utilisé Facebook pour appeler à des violences ethniques.     L’exemple le plus frappant est celui rapporté, dans un rapport interne envoyé à la direction de Facebook en janvier 2021, par un ancien policier spécialisé dans la cybercriminalité, embauché par la société en 2018 pour faire partie d’une équipe chargée de surveiller les « pays à risque ». Ces enquêteurs numériques y expliquaient avoir découvert l’existence d’un réseau sur Facebook et Instagram utilisé par le Cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG), le cartel de Jalisto nouvelle génération en français, l’un des plus violents et redoutés cartels de la drogue mexicains.         Il faut dire que le CJNG ne prenait aucune précaution pour dissimuler ses activités et postait, sur ses multiples pages, des photos de scènes de crime ou d’armes en plaqué or. Les enquêteurs de Facebook ont également découvert que le cartel utilisait ses réseaux sociaux pour recruter de nouveaux membres et les envoyer dans des camps d’entraînement, ainsi que pour rémunérer des tueurs à gages.    Dans son rapport, l’équipe d’enquêteurs demandait à ce que des mesures soient prises afin de s’assurer de la suppression de toutes les pages liées au CJNG. Si certaines l’ont bien été, d’autres sont cependant restées en ligne et de nouvelles ont été créées. Quelques jours après l’envoi du rapport, le cartel postait même, sur un nouveau compte Instagram, une vidéo d’un homme exécuté d’une balle dans la tête. « Cette page, parmi d’autres pages sur Facebook et Instagram faisant la promotion du cartel, est restée active pendant au moins cinq mois avant d’être fermée », rapporte le Wall Street Journal.      Le vendredi 17 septembre, le quotidien racontait comment les internautes antivaccination avaient réussi à mettre en échec Mark Zuckerberg, qui souhaitait que son réseau social participe à la campagne d’incitation.     Cet article clôturait une première semaine de révélations quotidiennes sur Facebook sans que le nom de la lanceuse d’alerte n’apparaisse une seule fois. Une seconde salve d’articles fut publiée entre les mardi 28 septembre et vendredi 1er octobre, révélant notamment les projets de Facebook visant à attirer de plus en plus de préadolescents sur son réseau social Instagram. Là encore, l’anonymat de Frances Haugen restait préservé.      La lanceuse d’alerte a révélé elle-même son identité dans une interview diffusée le dimanche 3 octobre dans l’émission « 60 minutes » sur la chaîne CBS. « Facebook, encore et encore, a montré qu’il a choisi le profit au lieu de la sécurité », accusait-elle.  Dans les jours qui ont suivi, Frances Haugen et ses soutiens ont levé le voile sur l’organisation de cette fuite et de cette campagne de communication orchestrée avec une redoutable efficacité. Spécialiste des algorithmes, Frances Haugen a travaillé pour plusieurs grandes entreprises du Net, comme Google ou Pinterest, avant d’être embauchée par Facebook en 2019.     Là, elle explique avoir été choquée par le fonctionnement de l’entreprise de Mark Zuckerberg et par les nombreuses dérives qu’elle a pu constater. « J’ai vu un paquet de réseaux sociaux et c’était substantiellement pire à Facebook que ce que j’avais vu avant », affirmait-elle dans son interview à CBS. Plusieurs éléments vont la conduire à quitter Facebook, comme la fermeture de son service juste avant l’élection présidentielle américaine de 2020. Lors de son dernier jour, au mois de mai 2021, elle envoie sur la messagerie Internet un dernier message prémonitoire : « Je ne déteste pas Facebook. J’aime Facebook. Je veux le sauver. »    Frances Haugen n’a pas agi sur un coup de tête. Elle avait pris soin de contacter Whistleblower Aid, une association fournissant assistance aux lanceurs d’alerte créée par John Tye, un ancien agent du département d’État américain ayant lui-même dénoncé, à l’occasion de plusieurs interventions en 2013 et 2014, la surveillance des communications pratiquée par le gouvernement américain.    Avec l’aide de Whistleblower Aid, Frances Haugen a soigneusement préparé la divulgation des documents. Elle a ainsi contacté des parlementaires et plusieurs autorités, auxquels elle les a transmis. Elle est notamment entrée en contact avec le sénateur démocrate Richard Blumenthal et la sénatrice républicaine Marsha Blackburn qui, au printemps dernier, organisaient justement une série d’auditions sur la manière dont les réseaux sociaux comme Instagram collectent des données sur les enfants...."   _____________________________

jeudi 28 janvier 2010

Facebook: tous copains?

Facebookmania

Band of brothers ou piège?
-Facebookpulsion
Netnarcissisme-"... C’est le paradis… Eh ! Oui ! Facebook est un gigantesque filet troué où s’échappent les infos personnelles… Mais, c’est si Fun ! Qui ne rêve pas de s’exposer au monde entier et d’exécuter un streap-tease devant tous ces « facebookeurs » affamés ?..." (une facebookeuse)


Démocratie online_?___
Buzz politique et démocratie court-circuitée



"Alors maintenant, tout le monde est sur fesse-bouc. Les parents y rejoignent leurs ados, le patron ses salariés, le prof ses élèves, le curé ses pénitentes, le meunier son fils et l’âne.
L’individu contemporain, que philosophes et sociologues nous disent épris d’autonomie et de liberté, est libre de faire comme tout le monde et d’aller se mettre tout nu dans le même bain. Ah, m’objecte-t-on, mais tu ne donnes que les informations que tu veux ! Ça alors ! Il ne manquerait plus que d’être obligé…

____J’ai voulu aller voir comment ça se présentait. Le problème, c’est que pour voir, juste pour voir, il faut d’abord et déjà s’être inscrit. Et moi je n’aime guère ce système de portes qui se referment derrière moi. « Mais c’est pas grave ! » me jure-t-on. Fesse-bouc, en effet, est recruteur. Chaque affilié devient prosélyte. Déjà deux personnes m’ont fait savoir que je comptais au nombre de leurs « amis » sur fesse-bouc. Ça se présente comment, être ami de quelqu’un sur fesse-bouc, quand on n’y est pas soi-même ?
______Mystère.En tout cas, ça semble marcher. Les gens, sur fesse-bouc, ils ont 357 amis. Ça leur prend des heures. Le fait est que j’en ai moins que ça, moi, des amis. Et je n’ai déjà pas assez de temps pour eux. Depuis combien de semaines je n’ai pas rappelé Marc, Clémence ou Jean-Pierre ? Alors, si j’en avais 357 ! D’ailleurs, je n’ai aucune envie particulière d’être l’ami d’un tas de gens que je ne connais pas. On n’a pas gardé les cochons ensemble, après tout. Ni fessé le bouc.Je connais aussi des gens qui sont des contestataires du monde tel qu’il est (disent-ils). Ils dénoncent les banques, le capitalisme, le règne de la marchandise, la mondialisation, la télé, le système policier Edvige. Ce sont des guérilleros urbains. Des rebelles. Ils dénoncent même le collectivisme et le totalitarisme. Ils ont tous lu la Ferme des animaux (disent-ils). Eh bien, ils sont tous sur fesse-bouc. Là, ils obéissent, ces irréductibles. Sans se poser de questions. Et sans se demander à quoi. (La soumission à la technique est la première donnée sociale. C’est pourquoi on préfère le taire.)Au reste, il y a cinquante-trois ans, je me suis déjà inscrit sur un autre site, qui s’appelait la vraie vie. Là aussi, on me jurait que c’était gratuit, que c’était facile, qu’on allait me montrer, que j’aurais plein d’amis, etc. Je me suis laissé tenter. Je dois dire que depuis, ça m’occupe pas mal. Mes jours, mes nuits. Alors je crois que je n’ai pas vraiment le temps d’aller sur fesse-bouc
."(F.Taillandier:Fesse-bouc)

-Comprendre Facebook et l'Internet social
-Amitiés virtuelles et nouveau narcissisme:
"En partant de l’analogie avec les portraits que les riches faisaient effectuer pour s’immortaliser avec les pages d’autoportraits virtuels que chacun peut réaliser sur Myspace, Facebook et autres Friendster, Christine Rosen propose une lecture critique des réseaux sociaux, dont l’émergence et l’explosion posent des questions profondes sur les rapports humains et le narcissisme numérique.
Le premier objectif de ces réseaux est de se "faire des contacts", sur le modèle du "cercle d’amis". Ces réseaux redéfinissent les liens d’amitié entre les contacts liés, et sont du pain-béni pour les spammers, les publicitaires, mais également les politiciens. Ils lient les gens d’une manière inédite et permettent à chacun d’exhiber son individualité : goûts musicaux, photos, amis, films, images.
Cette explosion des réseaux à contacts, rappelle la théorie des degrés de séparation, élaborée par Stanley Milgram, selon laquelle deux personnes prises au hasard peuvent être reliée en utilisant en moyenne 5,5 intermédiaires. La théorie a été fortement remise en question depuis mais fait partie de la sagesse populaire. Mais quelle est la nature de ces intermédiaires ? Quels liens leur donne une cohérence ? Le sociologue Mark Granovetter indique que les relations les plus distantes sont souvent plus utiles.
La nature des relations, de "voisinage digital", et la perception que l’on a de ces amis virtuels, ces multiples contacts qu’on noue sur les sites de réseaux sociaux mérite d’être questionnée longuement. Plusieurs questions se posent, dont certaines n’ont pas encore de réponse sûre. Quelles sont les implications de la socialisation virtuelle pour les jeunes qui ont baigné dedans depuis toujours ? Les relations gagnent en quantité ce qu’elles perdent en qualité, indique Christine Rosen. L’utilitarisme prend une place très importante sur les sites sociaux, où l’on affiche non seulement un "profil" qui nous décrit, mais aussi un réseau, qui peut en dire beaucoup voire plus que la description que l’on donne. Le fonctionnement de ces sites pousse également à une course au contact. On cherche le statut, la reconnaissance, notamment par le nombre d’amis.
Malgré cette apparente explosion des individualités, Christine Rosen relève surtout une monotonie, une uniformité dans l’exhibition : pour être vu dans la multitude, il faut faire dans la surenchère. D’autant que les comportements de groupe sont assez prévisibles : plus une page est cliquée, plus elle attire le clic futur. Quitte à renoncer à l’anonymat, jusque là marque des pionniers dans l’utilisation du web. Les problèmes liés au manque de protection de la vie privée commencent à émerger, notamment dans le domaine professionnel.
On assiste, finalement, à une "bureaucratisation" des relations, et à une paupérisation de l’intelligence émotionnelle. Même si les utilisateurs ne confondent pas leurs amis et les contacts qu’ils peuvent se faire sur MySpace ou Facebook, les nouveaux comportements des utilisateurs de sites de réseau a de quoi soucier les chercheurs. La connexion constante, le désinvestissement dans la sphère réelle voire le désintérêt progressif pour les affaires de la "vie réelle" viennent non pas de l’utilisation mais, comme toujours, des abus
."
-Pour en savoir plus, l’intégralité de l’article de Christine Rosen

-Mon patron comme ami sur Facebook: attention, danger !
-
Facebook fait machine arrière après la révolte des internautes
-Le côté Big Brother de Facebook commence à énerver des utilisateurs
-De facebook aux urnes
-Facebook : L'espionnage social ? - AgoraVox
-Facebook : le Big Brother 2.0 ? - AgoraVox
-Facebook tombe dans l'illégalité ?

-Facebook ne réunit pas, il isole
- Facebook, réseau asocial

vendredi 19 février 2021

Coup de force

 Facebook: dernières aventures (suite)

               Ce  n'est pas la première fois que la super-plateforme use de son pouvoir jusqu'à défier des Etats, contrer des lois, aller outre la souveraineté de certains pays. Par exemple en matière de diffusion d'informations. L'Australie l'apprend à ses dépens et prétend résister à une pression jugée inadmissible, contrairement à certains pays qui s'offusquent et menacent, mais en vain. La multinationale est sur tous les fronts, à l'insu des "gentils" participants, contribuant à sa croissance exponentielle. 

            C'est le bras de fer dans le domaine de l'information, où l'empire communicationnel puise sans vergogne dans la presse nationale et s'offusque quand des lois prétendraient réglementer son pouvoir discrétionnaire. Une dangereuse dérive. Google a été condamné pour cela.             "... Au-delà de la baisse de trafic vers leurs sites que va générer la mesure, nombre de médias australiens, à l’instar de The Australian Financial Review, s’inquiètent de la disparition d’informations fiables sur le réseau. Le quotidien estime que “Facebook sacrifie la vérité australienne pour [s]es dollars mondiaux” : “pour éviter de créer un précédent mondial coûteux”, le groupe de Mark Zuckerberg “laisse ses utilisateurs australiens impuissants face à de dangereuses fausses nouvelles”, et ce sont ces derniers qui en paieront “le prix”.  L’auteur de l’article s’en alarme d’autant plus que selon un rapport de l’université de Canberra sur l’actualité digitale en 2020, 39 % des Australiens utilisent Facebook pour consulter l’actualité, et 49 % l’utilisent pour obtenir des informations concernant l’épidémie de Covid-19..."                                                                                       La vengeance facebookienne est jugée non seulement dangereuse mais aussi inadmissible.  Que l'appât du gain et l'hubris de la puissance défient les Etats en dit long sur les prétentions d'un pouvoir exterritorial qui se présente comme une gentille plateforme pour des échanges conviviaux. Pas question de participer, de partager, de contribuer au financement de ce dont elle profite, même si beaucoup d'éditeurs sont tombés dans la piège de Mark Zuckerberg. La trop grande dépendance installée est devenu un piège.    Mais de l'intérieur gagne une certaine contestation des méthodes et de la puissance sans fin de la firme. Comment en finir avec la puissance des Gafa, de manière plus générale, commence-t-on enfin  à se demander en Europe et un peu déjà aux USA? C'est bien la question de fond. Et il n'y a pas que les affaires de presse....Too big to change?

__ Les dérives et la logique intrusive facbookiennes peuvent-elles être modifiées?
                                  Ou bien: too big to change?
       Elements pour la réflexion:

Facebook et le « paradoxe de la vie privée »
Mark Zuckerberg, le roi du «déso pas déso» 
Le mea culpa de Facebook ne suffira pas
Comment Facebook s’est débrouillé pour que vous ne le quittiez pas:
Facebook : avec 230 likes, l'algorithme vous connaît mieux que votre conjoint

Les réseaux sociaux sont-ils mortels ?:
La pire crise de l’histoire de Facebook en 17 actes  ___________

samedi 8 mai 2021

Certains l'appellent Mark

      Une image ambivalente                      

                               Malgré les nombreuses critiques externes et parfois internes, Mark reste droit sans ses bottes. Parfois naïf ou faisant mine de l'être, parfois désarçonné par les critiques, il jure de s'amender, corrige quelques détails mais se trouve vite pris en défaut par le "monstre" qu'il a créé et débordé par le travail de titan consistant à gérer sa plate-forme devenue mondiale, victime de son succès et du quasi-monopole qu'elle représente. Les tentatives de démantèlement reviennent régulièrement et pourraient bien aboutir, même aux USA... Le roi de la Silicon Valley poursuit son chemin et oeuvre toujours à une croissance sans fin de son bébé de jeunesse.   


                             Mais quel est réellement le projet de cet homme obstiné et secret, derrière l'image publique qu'il donne ou qu'on imagine? Qu'a-t-il donc "dans le tête"?                             C'est l'objet d'une étude récente qui ne fait pas de psychologie de bazar, mais qui tente de mettre en perspective les projets d'un homme aussi secret qu'efficace dans son domaine, pas si naïf qu'on voudrait le dire, ayant un objectif quasi-messianique, utopique diront certains, ambigü assurément: "....Mark Zuckerberg ne cesse de réaffirmer qu'il souhaite rapprocher les gens, que la mission de son entreprise est de permettre aux uns et aux autres de confronter leurs idées pour qu'apparaisse une forme de méta-entente collective, dans un esprit fukuyamien donc.      Les discours de haine, les fausses nouvelles, la radicalisation des postures ne seraient à ses yeux que des troubles périphériques qu'il serait d'évidence possible de gommer. Mais la fresque qui se dégage au fil des pages est toute différente : celle d'une entreprise mue par cette obsession de rapprocher les gens, à un point tel que les critiques aussi pertinentes qu'elles puissent être, en deviennent secondaires. Zuckerberg se révèle en réalité clairement incapable de comprendre qu'il joue à l'apprenti sorcier, en modérant les contenus à minima, en laissant une place disproportionnée aux algorithmes dans la mise en avant de contenu, en ayant du mal à accepter que les contenus outranciers soient valorisés par sa plateforme en raison de leur potentiel à générer du trafic même, en refusant d'envisager que l'intelligence artificielle, désormais de plus en plus présente, puisse induire une altération de notre libre arbitre..."                                                                                                                              ____Tous copains sur FB? Il serait bien naïf d'y croire encore. La croissance exponentielle de la plate-forme n'est pas sans incidences politiques, comme on l'a vu. Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes quand des monopoles ont pignon sur rue.        ____  Les dérives et la logique intrusive facbookiennes peuvent-elles être modifiéesOu bien: too big to change?

        ____   Elements pour la réflexion:
Facebook et le « paradoxe de la vie privée »
Mark Zuckerberg, le roi du «déso pas déso» 
Le mea culpa de Facebook ne suffira pas
Comment Facebook s’est débrouillé pour que vous ne le quittiez pas:
Facebook : avec 230 likes, l'algorithme vous connaît mieux que votre conjoint
Les réseaux sociaux sont-ils mortels ?:
La pire crise de l’histoire de Facebook en 17 actes
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samedi 14 avril 2018

Questions de l'heure

__ En matière de  reconnaissance faciale, la Chine semble bien en pointe.
          Le contrôle politique est l'objectif principal, comme dans l'usage particulier qui semble devoir être fait de WeChat,  Le numérique au service du régime. Un laboratoire high-tech du contrôle social.

__ Éolien offshore :  le retard de la France peut-il être comblé, surtout à l'heure où les mauvaises nouvelles s'accumulent sur les EPR ?

__ Accès à l’université :  beaucoup de points litigieux.

__ Les dérives et la logique intrusive facbookiennes peuvent-elles être modifiées?
                                  Ou bien: too big to change?
       Elements pour la réflexion:
Facebook et le « paradoxe de la vie privée »
Mark Zuckerberg, le roi du «déso pas déso» 
Le mea culpa de Facebook ne suffira pas
Comment Facebook s’est débrouillé pour que vous ne le quittiez pas:
Facebook : avec 230 likes, l'algorithme vous connaît mieux que votre conjoint
Les réseaux sociaux sont-ils mortels ?:
La pire crise de l’histoire de Facebook en 17 actes

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lundi 13 janvier 2025

Zuckerberg et les autres: vers la jungle

 Nouveaux maîtres du monde...

  Un virage annoncé. C'est le début de ce qui pouvait encore être plus ou moins régulé. Au nom de la conception trumpienne et muskienne de la liberté, le gourou de Meta ouvre les vannes de la "liberté" sur ses réseaux. Une liberté conçue comme  capacité de laisser tout exprimer, même le pire. Pour des profits toujours plus importants (*). C'est la porte ouverte à la loi du plus fort. Voici venu l'ère des "technoféodaux". Plus forts que les Etats. L'Europe plie ou fait mine de résister, impuissante et divisée. La repentance, c'est fini.    La vérité attendra.                                                                                                                Le beau temps revient pour Zuckerberg, qui prétend avoir une mission. L'avenir lui sourit. Pour le pire, avec Trump...


(*)La défense de Trump par Mark Zuckerberg a commencé. Elle suscite une vague de protestations inédite parmi les 45 000 employés du groupe, qui tiendront à le faire savoir. Comme Brandon Dail : « Je suis déçu de devoir, une fois de plus, le rappeler : la glorification de la violence par Trump sur Facebook est répugnante et elle devrait absolument être signalée ou retirée de nos plateformes. Je désapprouve catégoriquement toute politique qui va dans le sens contraire. » Ou Jason Stirman : « Je ne sais pas quoi faire, mais je sais que ne rien faire n’est pas acceptable. Je suis un employé de FB en total désaccord avec la décision de Mark de ne rien faire concernant les récents posts de Trump, qui incitent clairement à la violence. Je ne suis pas seul au sein de FB. Il n'y a pas de position neutre sur le racisme. »Ou encore Andrew Crow : « Donner une tribune pour inciter à la violence et diffuser des informations est inacceptable, peu importe qui vous êtes ou si cela mérite d'être signalé dans les médias. Je ne suis pas d'accord avec la position de Mark et je m'efforcerai de faire changer les choses. »                                                                          __D’abord, Facebook. C’est le cœur de la machine, son algorithme, qui produit des distorsions qu’aucun discours sur la liberté d’expression ne saurait enrayer. Car l’algorithme s’en fiche bien, de la liberté d’expression. Il roule pour « l’engagement », le temps (et les clics) qu’on passe sur la plateforme, et l’argent que cela génère, sous forme de revenus publicitaires. Facebook joue à deviner ce qui va nous intéresser, nous faire réagir, non pas en fonction de nos besoins, mais en vue des revenus qu’il va en tirer.  Comme l’a révélé le Wall Street Journal, la compagnie a ignoré les travaux de ses propres chercheurs, « par crainte d’un retour de bâton des conservateurs » – les républicains emmenés par Trump, qui se plaignent contre toute évidence d’être maltraités par les plateformes de la Silicon Valley. Une équipe avait été mandatée pour vérifier si les contenus les plus clivants étaient aussi les plus poussés par les algorithmes. Réponse, oui : « Nos algorithmes exploitent l’attrait du cerveau humain pour la discorde », et fournissent « un contenu de plus en plus conflictuel dans le but d’attirer l’attention des utilisateurs et d’augmenter le temps passé sur la plateforme ». Ces travaux, réalisés en 2017 et 2018, ont été mis à la poubelle. « Ceux qui souffrent déjà d’une oppression systémique, en particulier les Noirs, sont les plus touchés par les échecs de Facebook », déplore à ce sujet un des cadres de l’entreprise engagé dans le mouvement protestataire....Laisser tourner l'algorithme n’est donc pas neutre et ne pourra jamais assurer une égalité de parole. Facebook aurait pu décider de couper le moteur, d’interdire les likes et les partages du post controversé de Trump – il ne l’a pas fait.  Pour répondre aux critiques, Zuckerberg avait imaginé un conseil de surveillance réunissant des personnalités internationales, agissant en dernier recours et en toute indépendance, et ayant la possibilité d’inverser une décision. S’il a bien confirmé, dans un communiqué diffusé mercredi, que « la manière dont Facebook traite les messages de personnalités publiques qui pourraient violer les standards de la communauté relève du champ d'action du conseil », un genre « de cas très difficiles que le conseil prévoit d'examiner », celui-ci ne va commencer ses travaux que « dans les mois à venir ».En attendant, c’est toujours Mark Zuckerberg qui reste l’ultime décisionnaire.   L’an dernier, il avait pris la décision très contestée de ne pas “fact-checker” les publicités politiques. Autrement dit, de laisser les politiques mentir, pour autant qu’ils payent. Sous prétexte, là encore, de l’intérêt du public à entendre les mensonges et en juger par lui-même. Ainsi, Facebook avait diffusé une publicité de campagne de Trump refusée notamment par CNN.  Le spot affirmait que le candidat démocrate Joe Biden avait offert de l’argent à l’Ukraine pour qu'il soit mis fin à une enquête locale sur l’entreprise pour laquelle travaillait son fils. En pleine polémique, Mark Zuckerberg avait prononcé le 17 octobre 2019 ce qu’il voulait être un grand discours sur la liberté d’expression à l’université de Georgetown (Washington DC), là même où s’expriment les présidents américains comme les chefs d’État étrangers.« Le fait que les gens aient le pouvoir de s’exprimer à grande échelle est une force d’un genre nouveau dans le monde, un cinquième pouvoir » auquel il ne voyait aucune limite : « Le long voyage vers un plus grand progrès nécessite de confronter les idées qui nous interpellent. »                                                                


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Voici venue l'ère des 
milliardaires plus forts que les Etats "Une poignées d'hommes décident maintenant de notre futur Bill Gates gouverne la santé mondiale. Elon Musk coupe l'accès à Internet de l'armée ukrainienne quand il veut l'empêcher d'agir. Mark Zuckerberg attise le populisme et met en danger une génération d'adolescents. Jeff Bezos veut nous faire vivre dans des capsules géantes en apesanteur. Larry Page et Sergueï Brin préparent la fusion de l'homme et de la machine pour en finir avec la mort. Et si tous rendent nos enfants accros aux réseaux sociaux, ils éduquent leurs propres rejetons loin des écrans pour préserver leur santé mentale. Après avoir amassé des fortunes colossales, optimisées grâce aux paradis fiscaux, les milliardaires du Net et de l'IA sont devenus plus puissants que des chefs d'État. Ils n'ont de comptes à rendre à personne et n'acceptent pas qu'on impose des limites à leurs rêves. Ils décident seuls, désormais, de l'avenir du monde. Peut-on encore les arrêter, et comment ?"

            Surtout dans l'ère Trump qui s'annonce et les nouvelles dérégulations annoncées  . PeterThiel joue un rôle important. Au service du patron.. Comme bien d'autres... Il y a péril en la demeure...      _______________

samedi 10 février 2024

Echos de la Silicon Valley

FB: les aventures continuent

            La célèbre plate-forme  fait toujours parler d'elle. A l'insu de la plupart de ses usagers. M. Zuckerberg a bien des soucis. Il fut même récemment conspué par des élus américains. Sans grandes conséquences pénales, il faut dire. A Washington, on adore faire la morale aux enfants terribles. Sa repentance  publique en fit rire plus d'un. Sa complicité (pour ne pas dire son implication) dans l'émission de messages toxiques lui est reprochée: "...Facebook et sa petite sœur Instagram privilégiaient les contenus viraux, fussent-ils toxiques et violents, pour augmenter la collecte de données et donc les profits. Et ce, en pleine connaissance de cause : c’est ce que montrent les études internes que cette Américaine a transmises à la presse en 2021. Ces 22 000 pages de documents, les « Facebook files », ont sérieusement entaché l’image de l’entreprise et lui valent des déboires judiciaires aux États-Unis...."                                                                                                        _             Business first.  Un problème pour les enfants, les institutions, la démocratie. En acteur innocent, il se défausse; c'est pas moi, c'est les autres...  Et pourtant, les preuves sont accablantes. En apparence naïf et gentil, le  patron de la célèbre plate-forme à l'ascension fulgurante et à l'immense fortune, est pour le moins ambigü, parfois assez cynique, comme le soulignes maintes critiques.


                                               

           La régulation du système tarde à venir...    "... Au printemps 2021, lorsque les médias publient les « Facebook Files », Frances Haugen se fait connaître comme l’ancienne employée à l’origine de la fuite de dizaines de milliers de documents de l’entreprise. Elle témoigne devant le Congrès, parle à la presse, s’assure que tout le monde comprend ce que les documents révèlent : non seulement Facebook a défini son algorithme pour favoriser l’extrémisme, mais le réseau social savait que ses utilisateurs se servaient de la plateforme pour répandre la haine, les fake news et les violences misogynes.    La Vérité sur Facebook est un récit exaltant et terrible, l’histoire d’une femme qui s’est construite à contre-courant et dont le destin l’a menée à faire trembler l’un des géants d’Internet. C’est aussi, pour la première fois, la révélation au grand jour de la culture d’entreprise et des pratiques terrifiantes de Facebook. "  

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vendredi 7 août 2020

Des millions d'amis....

Facebook: I like!
                         Que des amis!
                                                   Merci Facebook!
      Hier, j'étais esseulé. Aujourd'hui, j'ai des milliers d'amis.
Grâce à Facebook.
Demain peut-être des milliards...Le bonheur en plus...
             Déjà il y avait les gentils gazouillis de Twitter.
     Là, c'est la marche vers une grande fraternité mondiale, comme même Kant ne l'aurait pas rêvé.
 Facebook construit une paix universelle virtuelle?
      Et moi qui croyais naïvement que c'était déjà rare et précieux d'avoir un seul ami, un vrai....
N'allez pas croire que la firme  le service ait des arrières pensées commerciales.
  Ou que (horresco referens!) elle se livrerait à un quelconque flicage.
Non, non, non!
  Sa mission n'est pas désintéressée.
         Un copain malin, serein et sain.
  Contrairement à ce que prétendent certaines mauvaises langues...
Il faudrait être juste concernant notre robot  bien algorithmé grand rassembleur de l'humanité.
   Il mériterait le Prix Nobel de la paix...
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