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mercredi 14 novembre 2018

Haro sur l'Iran (suite)

L'ire de Trump contre les Perses
                                                           Tout se passe comme si on recherchait le conflit latent ou ouvert avec Téhéran, en affaiblissant un pays qui risque de se durcir en abandonnant toute tentative de transformation et de négociation, ce qui ferait le jeu de l'axe du moment entre Washington, Ryiad et Tel-Aviv?

      Manifestement c'est le cas. Trumpus destructor fait fi des difficiles mais prometteuses avancées gagnées sur le terrain, pour renouer des liens depuis longtemps dissous,où l'on avait écarté l'ancien empire perse de la scène internationale et des relations commerciales. 
    Ce que Obama, son équipe  et ses alliés avaient fait, Trump le défait, au nom de ses intérêts pétroliers privilégiés avec le royaume du Golfe, au demeurant excellent acheteur de quincaillerie militaire divers. Il ne faut pas froisser les clients.
   Les relations entre la Maison Blanche et Téhéran ne sont pas un long fleuve tranquille et ce depuis bien longtemps, mais on sentait venir un début d'éclaircie et de normalisation, seules capables de retisser des liens avec un pays économiquement affaibli. Certains dirigeants l'avaient bien compris, désireux de sortir des tensions.
    Mais l'affaire syrienne, du moins du point de vue US, a tout remis en question
       Ryiad  fait tout pour ranimer la flamme d'un vieil antagonisme, jusqu'à brandir la menace militaire. Israel, qui s'accommodait d'une Syrie en guerre et démantelée, change sa stratégie, quitte à faire alliance avec ses rivaux d'hier.
    Les sanctions économiques contre l'Iran n'arrangeront rien et compliqueront les relations géopolitiques du MO.
   . ...Ces sanctions violent les résolutions de l'ONU endossant l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine) en plus de l'Allemagne et de l'Union européenne.  Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a effectivement confirmé que Washington, qui a installé et maintenu la dictature du Shah Reza Pahlavi pendant plus de 25 ans de 1953 à 1979, cherche une fois encore à établir une hégémonie incontestée sur ce pays riche en pétrole.   «Tous les efforts visent à donner au peuple iranien non seulement le gouvernement qu'il veut et qu'il mérite», a déclaré l'ancien directeur de la CIA, en employant le langage intimidant et méprisant associé aux opérations américaines de changement de régime dans le monde....
      La vassale Europe se plie au diktat, trop faible pour vouloir résister aux oukazes économiques de l'oncle Sam.
     L'exterritorialité, c'est sacré. Peugeot et d'autres investisseurs, qui se pressaient dans la capitale perse, l'ont compris à leur dépens.
     Les erreurs et les errance internes n'expliquent pas tout et laisser se renforcer le délabrement grandissant un pays potentiellement prospère et cultivé réduira le jeu des réformateurs, comme Rohani, et ne facilitera pas le passage à une certaine normalisation, en créant un climat de tensions dangereuses.
   Mais on ne peut compter sur le pyromane de la Maison-Banche....comme d'autres avant lui
       Les Iraniens ont de la mémoire. Sans remonter jusqu' à Mossadegh...
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