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lundi 12 janvier 2026

Question de légitimité

Qui se repose crûment, dans le monde de "coups" politiques de Trump                                                                                  Une logique colonialo-prédatrice.

         Si le Groenland fut vraiment annexé au Danemark au hasard d'un "débarquement", que dire de l'arrivée des premiers colons d'abord anglais qui débarquèrent sur la côte nord américaine? Qu'en penseraient aujourd'hui les Indiens -premiers occupants- qui furent vite soumis et maintenus dans la dépendance, avant de largement disparaître (directement ou indirectement) du fait d'une colonisation sans merci.  "...La colonisation des Amériques s'est accompagnée d'un effondrement démographique spectaculaire des populations amérindiennes, en grande partie dû à un important choc microbien et viral et, dans une moindre mesure, aux guerres à outrance et aux mauvais traitements infligés à certaines tribus (travail forcé, déplacements forcés…). La diminution de la population amérindienne est de 90 % en un siècle..."    Mais on ne peut demander au Président d'avoir quelques connaissances historiques... Une colonisation qui dura, après celle qui s'installa, pour de pures raisons commerciales, en Amérique du sud avec son cortège d'actions violentes, jusqu'aux massacres de Pizzaro au Pérou...            "...Le témoignage de certains des officiers militaires les plus hauts gradés des États-Unis révèle que, dans nos guerres indiennes, presque sans exception, les premières agressions ont été commises par les Blancs.... Chaque crime commis par un Blanc contre un Indien est caché et minimisé. Chaque affront commis par un Indien contre un Blanc est transmis par voie postale ou télégraphique dans les coins les plus reculés de la terre, maquillé de toutes les horreurs dont la réalité ou l'imagination peut l'entourer. Les citoyens des États-Unis doivent être mis au courant de ce genre de manipulations .." [Helen Hunt Jackson. Un siècle de déshonneur, 1881]

                                                                                                                  La force commandait le droit, comme bien souvent par après, comme dans les projets de main mise de Washington sur les richesses pétrolières du Venezuela. Une logique prédatrice, sous couvert de morale et de vertu. La volonté de main mise sur le Groenland, au service des intérêts économiques et de l'hégémonie politique revendiquée ou masquée. Donald Trump a assuré ce vendredi 9 janvier 2026 qu’il comptait passer un accord avec le Danemark pour acquérir le Groenland, et que Washington emploierait pour cela "la manière douce" ou "la manière forte", après que Copenhague a répété que son territoire de l’Arctique n’était pas à vendre. Le Maître de la Maison Blanche veut profiter d'une faille juridique.                                                                    "..Marco Rubio avait déclaré devant les élus du Congrès que les États-Unis cherchaient plutôt à l'acheter qu'à l'envahir, ajoutant toutefois: «Si le président identifie une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, chaque président conserve la possibilité d'y répondre par des moyens militaires.» 
  • Trump aurait déjà ordonné à ses forces spéciales d'élaborer un plan d'invasion du Groenland. Les États-Unis disposent actuellement d'une base militaire sur l'île, à Pituffik, qui accueille environ 200 soldats. Au moins 13 sénateurs républicains sur 53 ont déclaré s’opposer à une prise de contrôle du Groenland par la force et seulement 15% des électeurs du Parti républicain sont en faveur d’une telle action, et 8% des Américains. Lire plus

  • Théâtre opérationnel de l’absurde. Comme le fait remarquer Shashank Joshi, le Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) pourrait devenir le premier général de l'histoire à devoir planifier la défense et l'attaque d'un même territoire au même moment.

  • Stratégie européenne. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déclaré qu’une invasion de l’île signifierait la fin de l’OTAN. L’alliance n’a pour l’heure publié aucun communiqué concernant la défense de la souveraineté territoriale du Danemark. Copenhague adopte une stratégie qui se caractérise par une rhétorique plus ferme de la part de la Première ministre, tandis que son ministre des Affaires étrangères mène les efforts diplomatiques. 

  • Du côté du Groenland, Aaja Chemnitz, l'une des deux représentantes de l'île au Parlement danois, a déclaré que toute tentative d'attirer les Groenlandais avec de l'argent était vouée à l'échec. À Nuuk, le leader de l’opposition, Pele Broberg, a appelé à des discussions avec Washington qui excluent le Danemark — Copenhague conserve l'autorité sur les affaires étrangères et la défense de l’île. 

  • L’Allemagne devrait proposer cette semaine la création d’une mission de l’OTAN pour assurer la sécurité dans l’Arctique. 

  • Ce que le Danemark pourrait proposer. L’option préférée par Copenhague serait d’offrir à Washington une présence accrue sur l’île, que ce soit en termes de présence militaire ou de coopération économique. Trump a déjà exclu cette option déclarant: «Vous défendez la propriété, vous ne défendez pas les concessions. Et nous devrons défendre le Groenland.» Si une majorité de Groenlandais veulent l’indépendance — ce que Washington pourrait chercher à encourager —, 6% seulement se déclarent favorables à devenir une partie des États-Unis. 

  • À suivre. De l'Ukraine au Congo en passant par l'Argentine, Trump a fait de la recherche de terres rares l'un des axes structurants de son action géopolitique. Selon une étude de 2023, 25 des 34 minéraux considérés comme des « matières premières critiques » par la Commission européenne se trouvent au Groenland. Lire plus ..."

                                                                                                      
Rousseau,  à son époque, tente de définir le premier  les règles de la légitimité, reposant sur la volonté générale, selon des principes démocratiques en opposition à ceux de Hobbes, ceux  de l'arbitraire du pouvoir, de  la guerre de tous contre tous, de la prééminence des intérêts particuliers. Des principes qu'il faut toujours rappeler, dans des contextes toujours particulières et parfois précaires ou provisoires, où les rapports de force tentent toujours à émerger, la raison d'Etat à se réaffirmer, les intérêts à prendre le dessus, l'affrontement à s'imposer au dépend de la conciliation et la négociation...                                                                                 *  ___ Point de vue.  
  __ Le cas de Saint-Pierre-et-Miquelon     __ Quel nouvel ordre mondial? ___                                                                                                                                     

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