Une aventure immense, une entreprise sans fin, une ouverture incroyable
Le projet encyclopédique commence vraiment en France, au XVIII° siècle, sous l'impulsion de Denis Diderot, à l'époque dite des Lumières. Un premier travail considérable et ambitieux pour l'époque. Le projet était lancé. Le projet encyclopédique, partiel, est beaucoup plus ancien. Suivi plus tard par la célèbre Encyclopédia Britannica dans sa première version, dont l'Encyclopedia Universalis fut une adaptation française, aujourd'hui uniquement en version numérique. Il ya 25 ans maintenant. Parallèlement, se fit jour une encyclopédia originale, collaborative, en évolution constante, ouverte à tout auteur sérieux, mais contrôlée, remise à jour en permanence par les esprits les plus éclairés. Comme le savoir s'enrichit sans cesse, le projet ne cesse de se modifier, théoriquement dans le meilleur des sens, par des reprises et des modelages successifs. Théoriquement, tout le monde peut participer à l'élaboration à ce travail remanié sans fin, dans tous les domaines. Par exemple, le travail effectué sur l'Egypte ancienne est d'une qualité remarquable, sans jamais cesser de s'enrichir sans cesse. Un savoir clos, définitif, achevé, n'a de sens dans aucune matière, aucun sujet. C'est ce qui constitue l'utopie de tout projet encyclopédique. Toujours à se constituer, à se réparer, à s'affiner. Les controverses ne manquent pas, ce qui ne pas étonner. On y trouve des articles au riche contenu, comme des approches plus faibles, notamment dans les sciences humaines ou sur des questions à interprétations multiples ou d'actualité brûlante, comme les conflits actuels au Moyen- Orient.
| _A consulter en ligne _ |
L'EU est comme une sorte d'utopie, qui a son envers. Malgré ses règles et ses aides. __ La question qui se pose aujourd'hui est: Survivra-t-elle à l'IA? "...Wikipedia, comme de nombreux sites web, souffre de la chute de trafic provoquée par l’utilisation croissante de l’IA générative. Plutôt que de chercher des informations sur les moteurs de recherche, qui redirigent par la suite les utilisateurs vers des sites, des centaines de millions de personnes concentrent désormais leurs requêtes sur les nombreux chatbots disponibles gratuitement : ChatGPT, Gemini, Le Chat…
- En avril, la Fondation Wikimédia, l’ONG qui héberge l’encyclopédie en ligne, signalait avoir observé, dans ce contexte de baisse organique du trafic, « une augmentation significative du volume de requêtes »....La plupart des sites dont les contenus sont récupérés à grande échelle pour entraîner les IA ne perçoivent aucune compensation. C’était également largement le cas jusqu’à présent pour Wikipédia, mais cela pourrait évoluer dès cette année suite à la signature de nouveaux accords de licence avec de grandes entreprises du secteur comme Amazon, Meta, Perplexity, Microsoft et Mistral AI, annoncée aujourd’hui, jeudi 15 janvier 2. Celles-ci paieront désormais pour accéder et réutiliser le contenu de l’encyclopédie en ligne pour leurs modèles d’IA.
Si ces nouveaux contrats devraient permettre à la Fondation Wikimédia de monétiser le trafic généré par les robots de scraping, ils ne permettront toutefois pas d’inverser la tendance à la baisse du trafic humain. Si ces nouveaux contrats devraient permettre à la Fondation Wikimédia de monétiser le trafic généré par les robots de scraping, ils ne permettront toutefois pas d’inverser la tendance à la baisse du trafic humain. Le trafic mondial sur les sites web a chuté de 15 % en glissement annuel au cours du premier semestre 2025....Wikipedia fait également l’objet d’une concurrence par de nouvelles encyclopédies revendiquant une absence de « biais ». C’est notamment le cas de Grokipedia, développé par l’entreprise d’Elon Musk xAI, qui affiche une ligne « anti-woke », mais aussi de projets non-américains comme l’alternative russe Ruwiki. Ces deux encyclopédies ne créent toutefois pas leur propre contenu, mais se contentent de récupérer du contenu déjà existant — notamment sur Wikipedia — pour en générer de nouveaux grâce à l’IA (Grokipedia), ou bien via un fork de la version russe de Wikipedia pour Ruwiki 5.Les sites scientifiques et éducatifs ont perdu 10 % de leurs visites, les sites de référencement 15 % et ceux consacrés à la santé plus de 30 %....." Le risque est grand aujourd'hui face aux développements de sites à prétention idéologique comme Ruwiki et ses instruments de pouvoir pour reconditionner le savoir, l' accomoder à des vues politiques__ Ou comme Grokipedia d'Elon Musk, qui nous promet la vérité, toute le vérité....? !
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