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samedi 23 mai 2026

Digitalisation sans frein

 L'Etat n'est pas une start up                                                                                                                                         Sommes-nous embarqués vers le tout- numérique? Il semble bien que oui. Du moins en France. C'est de plus en plus d'actualité, même si toutes les populations ne s'en rendent pas compte et n'en souffrent pas de la même manière. Pour les virtuoses ou du moins les habitués du clavier, tout se passe selon les "lois du progrès", quelles que soient les tâches administratives, même les plus complexes.   Pour le commun des mortels et surtout les analphabètes du clic ou les surfeurs du dimanche, c'est une autre affaire, quand il faut s'adresser à certains services publics, ne serait-ce que pour des questions des plus courantes, des démarches apparemment simplissimes. Et l'accélération est rapide, économies obligent. "Il faut vivre avec son temps", disent-ils...ou "faites-vous aider"...Qui a toujours la formation et l'aide demandée? Il y a toujours des couches de la population, sans parler des plus anciens, qui ne sont pas familiers de l'ordinateur et de ses arcanes parfois problématiques, même pour leurs impôts, et qui passent à côté de droits légitimes.                                                                                                                                        Bref, l'Etat digital accélère sa logique numérique. Non sans heurs ni conflits. Dans un processus de management qui met en souffrance des personnels et parfois en péril le fonctionnement des services publics. La déshumanisation de certains secteurs compromet le lien social et explique en partie le sentiment d'abandon de certaines catégories sociales. C'est la marche forcée vers le tout-numérique.          Une obligation incapacitante, qui ne va pas sans effets pervers....     


                                           Le constat est parfois alarmant:  "...Le numérique isole. Aujourd’hui, il faut se débrouiller sans voir personne. La banque, l’assurance, le fisc, la Sécu, les services de la ville, bientôt le médecin, le caissier, sont absents, injoignables, robotisés. Alors qu’un tiers des Français souffrent d’isolement, le service au public devient un mur contre lequel on se cogne la tête.     Le numérique dévore notre temps. Nous passons des heures à effectuer (gratuitement) ce pour quoi des employés, du public ou du privé, étaient jadis payés. Nous usons nos nerfs à trouver (ou à ne pas trouver) comment effectuer des démarches de plus en plus compliquées là où le conseiller, le guichetier, le caissier nous rendaient ce service.            C’est ainsi qu’une part croissante de Français ne font plus valoir leurs droits. 38 % des personnes éligibles ne réclament pas le RSA. Chaque année, 10 milliards d’allocations diverses restent en déshérence.  Le numérique met en danger. Il nous oblige à confier à des systèmes, généralement américains, des données personnelles qui se volent ou se contrôlent. Il nous expose à la cybercriminalité, si ingénieuse que les plus avertis se font piéger. Il nous soumet aux trolls que l’inintelligence artificielle fait proliférer. Il nous inonde de fausses nouvelles, toujours plus sophistiquées, qui altèrent nos connaissances et notre libre arbitre..."             ___________

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