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jeudi 16 juillet 2026

Cacophonie dans l'Eglise

 Le clergé belge a une position plus souple et nuancée

                   Depuis plus longtemps.  Une avancée

                       Le haut clergé français mélange tout

                Une loi destinée à être amendée           
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Chères amies,

Chers amis,

 

Ce soir, le Parlement a adopté de manière définitive la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir.

 À l'image de ce qui existe dans plusieurs pays, notamment chez nos voisins européens, la France se dote aujourd'hui d'une loi de liberté en fin de vie qui permettra à chacun, s'il le souhaite et s'il remplit les conditions légales, d'abréger une agonie quand la médecine s'est déclarée impuissante à guérir sa maladie et à apaiser ses souffrances.  Entre le vote de la loi et sa mise en œuvre, nous devrons encore travailler. La loi doit être promulguée, les décrets d'application doivent être pris, les guides de bonnes pratiques doivent être rédigés. Cela prendra encore plusieurs mois et nous devrons être vigilants quant au respect du texte voté (en 2016, les guides de bonnes pratiques ont considérablement réduit la portée de la loi Claeys-Leonetti).

 

Cette période sera d'autant plus longue, en raison de la saisine du Conseil Constitutionnel sur ce texte, ce qui va ajouter du temps au temps, au détriment des malades.

   Quoi qu'il en soit, cette journée entre dans l'Histoire comme celle qui ouvre un nouveau droit.

  Après le vote de la loi visant à garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs, en mai dernier, cette loi complète le dispositif français en fin de vie. Dans le respect des droits des patients.

 Je ne vous cache pas que la loi votée, qui n'accorde pas le libre choix entre euthanasie et suicide assisté, qui ne prend pas en compte les directives anticipées, qui laisse de côté toutes les souffrances psychologiques, n'est pas celle que porte l'ADMD. Mais indéniablement, cette loi est une avancée et permettra à de nombreux malades (mais pas à tous) de trouver en France une réponse à leur impasse thérapeutique.

 Avec cinq conditions d'accès cumulatives (en plus d'être évidemment soi-même demandeur puisque la loi ne s'imposera à personne), la loi française sera l'une des lois les plus restrictives au monde en la matière. Je le regrette.

 Ce soir, je voulais remercier chacune et chacun d'entre vous d'avoir porté cette revendication humaniste de liberté et de fraternité, parfois depuis des décennies. Je voulais vous dire ma fierté en regardant le chemin que nous avons collectivement accompli. Beaucoup de travail reste à mener pour modéliser et mettre en œuvre les parcours de fin de vie. L'ADMD reste mobilisée, à vos côtés.

 

Fidèlement,

 

Jonathan Denis

Président de l'ADMD

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