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mardi 29 septembre 2026

Larges horizons

__ La "déploration" suffira-t-elle?

__ Trump et les contre-pouvoirs: la partie n'est pas gagnée

__ Delphine et les fantômes                                                                                                               Quand la rabbin reconnaissait l'horreur

__ L'Amérique et les mollahs                                                                                                                                               La responsabilité des USA

__ Problèmes iraniens                                                                                                                                       Le régime a survécu, mais après?...

__ IA: doutes et questions:                                                                                                                                      On en parle. Un acharnement qui questionne...                                      "...Le mécanisme qui s’est enclenché ici n’est pas « n’importe quel racisme ». Il s’inscrit dans une longue tradition où les personnes noires sont « dépossédées de la capacité de réfléchir, de créer mais aussi de produire du savoir, de la pensée et de l’art ».       ___ Dans le champ de la recherche, une autre affaire a fait grand bruit cet été. Jason Arday, un universitaire noir, célébré comme le plus jeune enseignant de Cambridge, a été accusé lui aussi de plagiat dans sa thèse de doctorat. Sa mort est intervenue après une intense campagne de dénigrement lancée par un chercheur états-unien lui-même accusé de racisme. Alors qu’Arday avait été lâché par son université, il apparaît que les accusations étaient infondées, la commission de l’université d’obtention de son doctorat a conclu qu’il s’agissait d’erreurs « honnêtes et raisonnables ».                                     Cette affaire montre à quel point la place des personnes minorisées dans les espaces de savoir au sens large reste friable, quand bien même ils et elles se sont hissées à des postes prestigieux.                                 Pour Dawud Bumaye, éditrice de littérature au sein de la maison d’édition indépendante disparue Métagraphes puis de la revue féministe et antiraciste Dissidente, cette affaire démontre que « pour les auteurs racisés, le siège est toujours éjectable ». Elle poursuit : « Je pense qu’on ne peut pas faire comme si on n’était pas dans le Nord global, en France ou plus largement en Europe, dans un monde où le racisme est omniprésent dans toutes les sphères de la société. Si Thélyson Orélien avait été une personne blanche, la polémique aurait tout à fait pu exister, mais elle n'aurait jamais pris de telles proportions.   Rappelons par exemple le cas Michel Houellebecq, épinglé en 2010 pour des larges emprunts non signalés à Wikipédia pour son roman La Carte et le territoire. La polémique s’est rapidement éteinte et il a même décroché le Goncourt pour cette œuvre dans la foulée.                  De son côté, Fania Noël interroge la position singulière de cet auteur, publié dans l’une des maisons d’édition du groupe Bolloré, Grasset. Celle-ci a racheté à prix d’or les droits français du roman d’abord publié dans une maison québecoise, les Éditions du Boréal. Un groupe qui, dit-elle, « mène une guerre idéologique en France et a eu besoin d’un token [un alibi – ndlr] pour ses publications ».      Diaty Diallo n’est pas loin de penser la même chose. « Il existe un tokenisme “sincère” avec des personnes qui croient sincèrement en nos histoires, mais cela s’accompagne toujours d’une forme de comptabilité sur le nombre d’auteurs racialisés publiés et le type de récits que l’on s’attend à voir. »   Ce soutien, reprend la chercheuse, était factice. « Et aujourd’hui ce même groupe lâche cet auteur face à la meute. Et ce tandis que personne n’ose attaquer ses éditrices ou les correcteurs qui ont travaillé sur ce livre, sans avoir vu aucun problème. Tout le monde est protégé, sauf l’auteur. »      Dawud Bumaye n’est pas très étonnée que « face au harcèlement médiatique », ses éditeurs ne le soutiennent plus. « Pour ces grands groupes, le livre est un marché comme un autre. Tant qu’un auteur fonctionne, ils financent sa tournée et le poussent. Mais dès qu’une polémique éclate et qu’il ne rapporte plus, ils n’ont aucun scrupule à l’abandonner sur le bord de la route, car ils savent qu’ils pourront présenter quelqu’un d’autre. »                                     Elle rappelle aussi que les thématiques liées à l’immigration, au racisme ou même au genre sont aussi considérées dans le monde de l’édition comme des effets de mode ou un créneau éditorial à investir « de manière opportuniste » en se calquant sur les mouvements de la société comme Black Lives Matters en 2020.      Sur Instagram, l’écrivaine franco-camerounaise Hemley Boum a témoigné de son soutien à l’auteur, à qui elle s’adresse. Elle pointe « la logique mortifère qui vous a présenté comme un produit marketing et mis au firmament d’une rentrée littéraire sans vous expliquer les codes et les querelles intestines », soulignant que c’est cette même logique « qui aujourd’hui vous lynche sans âme ». Cette logique d’un monde « qui croit encore maîtriser tous les récits, dominer tous les narratifs et pouvoir choisir ceux qui méritent d’exister, quand et pourquoi, qui on encense et qui on broie ».    La romancière haïtienne primée Yanick Lahens s’est étonnée, sur Facebook, de la « couardise » du milieu littéraire et du traitement réservé à l’auteur incriminé. « Que Thélyson Orélien ait commis des erreurs, c’est une chose. Avoir été livré en pâture à une meute, c’est autre chose. La couardise qui a suivi me laisse pantoise. On ne lui a laissé ni le temps, ni le droit de s’expliquer. Va-t-on passer au même crible tous les auteurs et toutes les autrices en lice pour les grands prix de l’automne ? »   ___L’écrivain Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt en 2021, dans un entretien à Mediapart, juge que le poison du doute s’instille plus facilement autour des personnes minorisées : « L’histoire littéraire nous enseigne qu’il est plus facile, en France, depuis longtemps d’accuser un écrivain noir, plutôt qu’un autre, de n’être pas l’auteur de son texte. » Son roman primé La Plus Secrète Mémoire des hommes (Philippe Rey, 2021), avec le personnage T.C. Elimane, s’inspire de la mésaventure de Yambo Ouologuem, un écrivain malien récipiendaire en 1968 du prix Renaudot pour son roman Le Devoir de violence. Après avoir été célébré, il est accusé de plagiats, lâché par sa maison d’édition. Il finira sa vie en quasi-ermite, retiré du monde. Le parallèle est tentant car les mêmes mécanismes se mettent à l’œuvre...." (Merci à Mediapart)     

                                                                                                         ____ Ce que dit Chat GPT de lui-même, interrogé par mes soins. Un aveu partiel:       


                                                                                                                              "...  
Les dangers de l’IA sont nombreux, et ils ne viennent pas tous de la même chose. Les principaux sont :

  • Désinformation : l’IA peut produire des textes, images, vidéos ou voix très convaincants mais faux, ce qui facilite les arnaques et la manipulation.
  • Erreurs et hallucinations : un système d’IA peut donner une réponse fausse avec beaucoup d’assurance. C’est particulièrement problématique dans la médecine, le droit ou la finance.
  • Atteintes à la vie privée : l’IA peut analyser de grandes quantités de données personnelles et permettre une surveillance très poussée.
  • Discrimination : si les données utilisées pour entraîner un système contiennent des biais, ses décisions peuvent reproduire ou amplifier ces biais, par exemple dans le recrutement ou l’accès au crédit.
  • Emploi et inégalités : certaines tâches peuvent être automatisées rapidement, ce qui peut transformer des métiers et déplacer les revenus vers ceux qui possèdent les technologies.
  • Cybercriminalité : l’IA peut aussi servir à automatiser le phishing, la fraude, la recherche de vulnérabilités ou la création de contenus malveillants.
  • Dépendance et perte de compétences : déléguer systématiquement l’écriture, le raisonnement ou la prise de décision à une IA peut réduire certaines capacités humaines.
  • Concentration du pouvoir : quelques entreprises ou États disposant de grandes quantités de données et de puissance de calcul peuvent acquérir une influence considérable.
  • Risques liés aux systèmes autonomes : lorsqu’une IA est utilisée pour agir directement — par exemple pour contrôler des machines, des infrastructures ou des systèmes financiers — une erreur peut avoir des conséquences importantes.
  • Risques à long terme : des chercheurs étudient également la possibilité que des systèmes futurs deviennent extrêmement capables et poursuivent des objectifs mal alignés avec les intérêts humains. Ce risque est davantage prospectif et fait l’objet de débats.

Le point essentiel est que l’IA n’est pas automatiquement dangereuse : le niveau de risque dépend beaucoup de son usage, de son autonomie, des données, des contrôles humains et du contexte.   _______                                                                                                                       

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