Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 19 février 2014

Opération séduction

François, the good fellow 
                                      Opération charme et sauvetage.
Non, il n'y est pas allé à scooter...Trop loin, trop long.
Il a pris l'ex-Air Sarko One.
    L'enjeu était d'importance
Il s'agissait de redorer le blason  bien terni depuis des mois, de vendre la France aux monde des affaires et de faire allégeance au grand frère sans projet, dans le cadre du futur Accord Transatlantique.
    Il a été accueilli en  holly good fellow.
 On s'aime! s'est-on répété à la Maison Blanche. Amis pour toujours!
           Ce n'est pas de Gaulle que l'on aurait vu se prêter ainsi à de telles courbettes. Les relations France-USA ont toujours été compliquées, souvent conflictuelles sous de Gaulle, parfois tendues sous Mitterand, qui a confié à la fin de sa vie:"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique . Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort."   [Henry Cabot Lodge déclarait dèsle 7 janvier 1901:" La guerre commerciale contre l'Europe a déjà commencé. Elle ne peut finir que par la suprématie commerciale et économique des USA sur le monde entier"]
       L'opération de séduction hollandaise, circonstances obligent, vise à renouer avec le monde du business (la finance n'est plus son ennemie), avec le dogme de la compétitivité, ce mot valise, la logique du profit, essentiellement celle des multinationales.
"  Nous n’avons pas peur des capitaux qui viennent investir en France, nous ne voulons pas nous protéger, nous n’avons pas une conception qui serait étriquée de notre intérêt national », a expliqué lundi le président de la République, à l’occasion d’un discours dans la droite ligne de ses vœux du 31 décembre et de sa conférence de presse du 14 janvier, et de nouveau à mille lieues de celui du Bourget il y a deux ans....
    Un virage qui n'est pas sans analogie, de la part du très delorien Président, du tournant de la rigueur de 1983
       Un monde soudain enchanté: Le Président vient d'inventer la génération spontanée de capital en réhabilitant la loi de Say dans sa conférence de presse du 14 janvier : « L'offre crée sa demande ». Or, une politique conjoncturelle de l'offre, ni d'ailleurs de la demande, ne peut réussir s'il n'existe pas une production potentielle préalable et des capacités de production inutilisées. Ne pas comprendre que cette crise est structurelle est une faute politique, aux conséquences délétères.
    Finies les critiques vis à vis des géants prédateurs naguère visés pour leur optimisation fiscale: Google, Yahoo,etc...Pas un mot sur la fiscalité des géants du net. Grande réconciliation dans la mythique Silicon Valley, du moins sa face connue.

   Notre social-libéral Président joue avec le feu concernant le futur Accord transatlantique. Il veut accélérer le pas. « Aller vite n'est pas un problème, c'est une solution. Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Et le président français, que l'on a connu plus prudent sur le sujet, d'enfoncer le clou : « Si nous sommes de bonne foi, si nous sommes respectueux des positions des uns et des autres, si nous sommes attachés (…) à la croissance, nous pouvons aller vite »
                Les intérêts privés vont-ils bientôt prévaloir sur la souveraineté nationale des 28 ?
  Bref, une grande braderie américaine?
  "...Est-il normal qu’un sujet aussi important, jamais évoqué par le chef de l’Etat en France ou devant les Français, soit abordé dans ces conditions ? Sous une signature conjointe avec le président de la partie contraire dans la négociation ? ..Et sur un mode aussi peu respectueux de l’intelligence de ses compatriotes ?...: « en dehors de l’élimination des barrières tarifaires, l’accord doit permettre de démanteler les barrières commerciales existantes du fait de normes et de règles différentes. » démanteler toutes les lois et règlements votés par les parlements nationaux, ouvrir une voie d’avance victorieuse à tous les contentieux que les firmes nourriront contre les états, voilà le projet ! Tout est à l’avenant : « Les marchés publics doivent être ouverts à tous les niveaux, ce qui signifie par exemple la non-application, aux entreprises européennes, des clauses de préférence nationale. Les services financiers doivent être inclus dans la négociation. Celle-ci doit permettre une meilleure harmonisation de règlementations multiples. De plus l’accord devrait également obtenir l’harmonisation des procédures de dédouanement ». Et le MEDEF français et le BDI allemand insistent sur le fait que « cet accord constituerait un progrès significatif pour le développement de règles mondiales ». En fait, il s’agit de réussir ce que l’organisation mondiale du commerce (OMC) ne parvient pas à faire pour le dérèglement mondial et la domination des normes anglo-saxonnes. Barack Obama n’a pas dit autre chose lorsqu’il a rappelé que ce « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement serait le plus important accord de libre-échange jamais conclu puisqu’il couvrirait près de 50% de la production économique mondiale, 30% du commerce international et 20% des investissements directs étranger...». 
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mardi 18 février 2014

Un ex-ministre au poil

Si Copé n'existait pas, il faudrait l'inventer...
                                                                   Dans le monde des humoristes où les  vrais talents ne courent pas les rues, notre ex-ministre, sur tous les terrains, est en train de prendre une place de choix, de se préparer une vraie carrière...
     Tandis que l'étoile de  Dieudonné décline, la sienne monte, lentement, mais sûrement.
              Depuis son gag sur le pain au chocolat, on le voit progresser et se révéler capable d'abandonner un jour la scène politique pour celle des cabarets.

   Même si ses premiers pas sont encore mal assurés, un peu lourds et limités, on sent poindre un vrai don de réel comédien qui nous réjouit sous une apparence pince-sans-rire.
     Il faut soutenir le soldat Copé!
                        Par exemple, quand il évoque un petit livre sorti de la poussière dont il vante malgré lui les mérites, on est plié...
Un livre pour enfant, qui ne mange pas de pain, qualifié de marxiste (sic!!)
  Voilà de quoi provoquer l'hilarité des foules.
Même le très sérieux Marchais aurait été mort de rire
          Subtilement, il fait une publicité inespérée pour ce livre, qui a connu grâce à lui un grand succès.  L'éditeur se réjouit de cette belle promotion! 
Comme pour les fameuses viennoiseries, qui se sont vendues comme ...des petites pains...
      Tous à poil, qu'il a sorti de l'anonymat, de la banalité et de l'innocence, a révélé les vrais talents de notre bateleur. Savoir faire rire avec des riens, tout un art...
 Il fait mine de l'avoir lu, d'en avoir compris le sens et parvint à mobiliser le petit monde politico-médiatique dans des réactions outrées ou amusées.  Belle manoeuvre.  C'est trop fort!
     En même temps, il donne indirectement et subtilement à tous les parents, qui ne comprendront pas tous, une leçon implicite de pédagogie: il y a tant de livres, si on les prend à la lettre, avec des yeux d'adultes moralisateurs, qu'on ne devrait pas confier aux enfants!
 
Par exemple,  Les plantes ont-elles un zizi? de Jeanne Failevic et Véronique Pellissier, pour 
initiation camouflée aux différents systèmes 
de reproduction (voir Acte Sud  Junior).
     De quoi faire rougir de honte Marie-Chantal et les contestataires du genre, cette nébuleuse confuse et hétéroclite, réactionnaire  et rance, dont les motivations masquées sont surtout politiques.
Beau travail de sape!
    Il suggère aussi sans le dire qu' il existe un tas de livres pour enfants qu'il faudrait brûler en autodafé devant l'Assemblée nationale.
    Notre François  est vraiment au poil.
Avec son humour corrosif,  son air de ne pas y toucher lui conférant un rôle d'avocat du diable, il a réussi le tour de force de ridiculiser un mouvement qui n'y parvenait pas tout à fait tout seul.
         Chapeau l'artiste! 
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lundi 17 février 2014

Les labos et les médecins

   Suite...
             Après tant de scandales révélés, de grands groupes pharmaceutiques n'ont plus le vent en poupe, mais beaucoup gardent encore un pouvoir démesuré concernant la mise sur le marché de médicaments parfois inutiles, potentiellement dangereux ou insuffisamment testés.
    Le contrôle politique des institutions sanitaires a encore beaucoup à faire.
Notamment dans le domaine de la formation médicale...et pas seulement concernant les cadeaux généreusement offerts.
     Une récente affaire vient nous le rappeler, qui fait débat dans le monde médical. Il suffit que quelques langues se délient pour faire apparaître d'étranges complicités entre des intérêts divergents: le profit des grandes firmes (qui n'est pas mince) et l'efficacité éclairée des praticiens dont la formation initiale et continue devrait être à l'abri des pressions du marché.
      Depuis l'affaire du Mediator,  les conflits d'intérêts sont toujours bel et bien d'actualité dans ce domaine. L'enfumage et la manipulation demeurent, les labos, toujours à l'affut, ayant d'excellents relais dans le corps médical.
    La publicité mensongère est encore une pratique régulièrement dénoncée et échappe encore souvent à la Haute Autorité de santé (HAS)
Après le Viox et le Mediator qui ont mis à jour d'étranges intérêts croisés, la politique du contrôle des médicaments doit encore être renforcé.
    La transparence reste encore largement un mythe et la résistance au pouvoir des labos est encore faible et minoritaire dans le monde médical.
    Il faut revoir la pertinence des prescriptions des médicaments, et la formation initiale et continue des médecins, souvent sous contrôle à leur insu.
           Mais les principes libéraux de Bruxelles font office de freins dans la mise en place et l'efficacité d'organismes de contrôle étatique plus efficaces.
           "...Un organisme gestionnaire du développement professionnel continu (OGDPC) a été créé. Il s’agit d’une sorte de banque, qui reçoit l’argent de l’assurance maladie (notamment grâce à une taxe sur l’industrie pharmaceutique). Chaque profession y est représentée par une commission scientifique indépendante (CSI), chargée d’agréer les structures qui souhaitent former les professionnels en s’assurant de la qualité scientifique des programmes et de leur indépendance financière (gouvernance, CV des membres, liens d’intérêt, etc.). Parmi les médecins, il existe une CSI pour les généralistes. Et une autre pour les spécialistes.
Auparavant, les formations étaient en grande partie gérées par des centrales syndicales représentatives de la profession médicale. Mais les directives européennes sur les services (dites Bolkestein) imposent un marché ouvert de la formation. Pas question d’interdire à une entreprise d'intervenir sur celui-ci. Toute la question est de savoir si ces entreprises peuvent être en partie financées par l'industrie pharmaceutique.
Dès le printemps 2013, la CSI des médecins se prononce pour qu’il ne puisse pas y avoir « de financement des entreprises fabriquant ou distribuant des produits de santé dans les recettes totales de l’organisme ». Or, en juillet 2013, un arrêté du ministère prend le contre-pied de cette demande et autorise les organismes agréés à être financés par des labos.
Deuxième problème : pour être agréés, les organismes qui veulent être certifiés n’ont à envoyer qu’un seul programme de formation. La CSI doit juger sur ce seul programme, une sorte d'« appartement témoin », sans rien savoir de ce qui sera fait par ailleurs.
Pas de garantie de qualité. Aucune certitude d’indépendance. Les médecins s’insurgent. En septembre, ils écrivent à la ministre pour lui annoncer qu’ils entament un boycott de l’OGDPC et se retirent du dispositif. Dans leur missive, ils dénoncent « un système trop complexe », sans « les moyens adaptés » avec « des marges de manœuvre anecdotiques ». Ils s’estiment dans l’incapacité de faire leur travail face à un seul « programme vitrine », susceptible d’être présenté par des opérateurs ayant en réalité des objectifs purement commerciaux.
Dans ce courrier cinglant, le CSI s’estime dans l’impossibilité de garantir l’indépendance des programmes de développement professionnel : « Vous nous demandez de cautionner les dérives que va structurellement provoquer le dispositif. » En octobre, face à ces critiques radicales, la ministre de la santé choisit de temporiser et de demander son avis à l’IGAS. Or l’inspecteur en charge vient d’envoyer ses premières conclusions au ministère (le rapport définitif devrait être rendu dans environ 6 semaines). Au ministère, on explique que les dites conclusions ne sont pas conclusives.
Au vu de l’expertise, une chose apparaît certaine : un simple décret ne pourrait pas interdire toute relation commerciale entre un organisme agréé et l’industrie pharmaceutique. En revanche, une loi le pourrait. « Politiquement, cette solution aurait notre préférence », assure-t-on au ministère. Mais une telle réglementation pourrait s’attirer les foudres de Bruxelles. C’est en tout cas l’avis des services juridiques du ministère, également consultés sur le sujet.
La ministre se trouve donc face à un choix éminemment politique et symbolique. « Si le marché de l’offre DPC se structure et est porté par des entreprises commerciales, on aura échoué », explique-t-on au ministère, où l'on se montre embarrassé au vu du climat actuel et des multiples affaires récentes....
D’autant que parmi les premières offres de DPC adressées aux médecins, certaines ne manquent pas d’interroger (comme des formations proposées dans certains hôtels de luxe outre- mer)... qui permet de « combiner l’utile à l’agréable ».
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samedi 15 février 2014

Au fil du net

* L'envers de la Silicon Valley

* USA: pénuries d’eau dues au gaz de schiste?
         En Europe, pas de miracle économique à attendre des gaz de schiste.

* Pour un débat sur le libre-échange et sur l'euro…

* Les marqueurs culturels et les autres....

* Quand Cameron a besoin de l'Europe

* Ne pas céder au lobby des banques

* Dernières nouvelles d'Europe 
                                               De combien faut-il encore baisser les salaires pour faire revenir la production en France ? Et question subsidiaire, quand le pouvoir d’achat des salariés sera réduit à la portion congrue, qui achètera encore des voitures ?

* A cause du précariat, les Américains ont perdu foi dans l’avenir

* UMP: mémoire courte

* Un pape d'enfer?
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     Images de la semaine
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vendredi 14 février 2014

Euro: toujours en question

                Déjà en 2009, le statut de l'euro faisait l'objet d'âpres débats.
   L'euro-fort-qui-ne-se-discute-pas a été depuis au centre de nombreuses discussions, pas seulement économiques, car la monnaie unique était d'abord un pari politique. Elle a souvent été présentée comme un parapluie ou comme un boulet, favorisant surtout la puissance exportatrice allemande, aux dépends de ses partenaires.
L’euro ne fait plus rêver
   A l'approche des élections européennes, le débat tend à se radicaliser.
Certains, comme J.C. Trichet, juge que seul un saut fédéral peut sauver un monnaie recouvrant des économies si contrastées. Trichet, avait « négocié au nom de Paris chaque virgule de tous [...] les aspects monétaires » du traité de Maastricht, en 1992, confie t-il à Le Point, en octobre 2013. Le poids de la garantie apportée par Trichet à l'euro est à la mesure du prestige dévolu à ses fonctions successives, en particulier à la tête de la BCE, de 2003 à 2011. Le haut fonctionnaire Jean-Pierre Jouyet résume leur place respective : « Trichet a été au système monétaire européen ce que Delors a été à la Commission et à la Communauté européenne ».
      En octobre 1990, François Mitterrand avait prévenu qu’une monnaie unique sans gouvernement européen ne survivrait pas longtemps. Or ce projet, s'il existe un jour, n'est pour l'instant qu'un projet des plus utopiques.
   La persistance d'un déséquilibre entre le nord et le sud de la zone euro, consécutive à la crise financière de 2008, puis la crise de l'euro, est la réalisation du scénario noir envisagé par l'establishment économique américain qui, de Friedman à Krugman, s'étaient penchés sur le rapport Delors.
   Quel était la raison de ce scénario noir ? C'était le vice de l'euro, c'est à dire l'absence de mécanisme pour mutualiser le risque macroéconomique entre les états. Autrement dit, un budget fédéral capable, comme aux États-Unis, de résorber les chocs asymétriques. Et, effectivement, les courbes de chômages des différents états des États-Unis, ont traversé la crise financière de 2008 en demeurant synchrones..."
       Plus d'un économiste, parfois de premier plan, considère l'euro comme une erreur et la possibilité de s'en débarasser comme une nécessité et une possibilité qui ne ménerait à aucune tragédie si le processus est bien préparé, concerté, maîtrisé. Comme l'écrit un ancien européiste, l'euro relevait de la pensée magique.

       Emmanuel Todd considère que la peur paralysante des élites face à une démarche techniquement possible est le principal frein qui nous empêche de passer à une monnaie commune (et non plus unique), permettant aux économies de respirer, de se développer et de sortir d'un marasme paralysant qui accentue la crise dans la plus grande désolidarité.
              L'euro nous pénalise et entraîne l'Europe à sa perte.
Selon Arnaud Montebourg, « L’euro pénalise l’industrie au lieu de la soutenir dans la grave crise de compétitivité que nous traversons. Tous les grands industriels européens dans l’aéronautique, dans l’agroalimentaire, dans les transports, et toutes les institutions économiques du FMI au Conseil d’analyse économique, lui-même placé auprès du Premier ministre, en passant par l’OCDE, défendent des politiques nouvelles et « non conventionnelles » visant à enfin faire baisser le niveau de l’euro. Pourquoi devrions-nous continuer à nous mettre la tête dans le sable ? » Sur ce point encore, on ne peut que partager le constat. Aujourd’hui, le taux de change de l’Euro pénalise la totalité de l’industrie française (et italienne, troisième pays de la Zone Euro). Ce taux de change accélère les processus de désindustrialisation que nous connaissons. Par ailleurs ils plongent aussi les pays de la périphérie de la zone Euro dans la déflation..." 
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jeudi 13 février 2014

Adieu facteur?

Quand l' facteur part en tournée, on l'entend toute la matinée fredonner...♫♪♫
                                                        Le facteur d'aujourd'hui n'a plus le coeur à l'ouvrage...
même s'il se transforme de plus en plus en agent de contact mutiservice dans les campagnes
On le comprend...
... A l'heure où les services publics sont vouées aux gémonies, sous la pression du libéralisme financier, où l'Etat se décharge de certaines de ses missions essentielles selon les dogmes de l'AGCS et du lean management.
     A la Poste, on est de plus en plus prié de penser en terme de marché.
Les enjeux tendent à devenir privés, préparant une dégradation programmée, donc le désengagement total de l'Etat.
   Pourtant les slogans de la Maison se veulent toujours optimistes:


  • « La Poste avance, la confiance se développe » (septembre 2012)
  • « Ce que l'avenir vous promet, La Poste vous l'apporte » (2000)
  • « On a tous à y gagner »
   On dira que le courrier traditionnel a beaucoup chuté, ce qui n'est pas faux et s'explique fort bien. Mais on remarque aussi que la besace du facteur, souvent contractuel, regorge comme jamais de publicités, de petits colis amazoniens  ou autres, pour des tournées toujours plus longues. Au guichet, le personnel est prié de faire plus que du service, mais de vendre de plus en plus de gadgets...
  La disparition programmée de la poste s'observe un peu partout en Europe, Bruxelles encourageant le processus. Mais aussi au Canada.
   En Angleterre, Cameron s'engage à vendre le Royal Mail à des intérêts privés.
En Suède, la privatisation a pris la forme d'une déréglementation avec une ouverture à la concurrence.
 En Suisse, les dysfonctionnements sont nombreux.
     Ce processus économique  touche l'Europe toute entière : la poste autrichienne est entrée en bourse en mai 2006 ! En Allemagne et en Hollande, c'était même déjà le cas auparavant.
En France,la poste fonctionne déjà sur le mode privé.
Quel sera son avenir?
Dans les prochaines années, La Poste pourrait recruter une main-d’œuvre bon marché (comme elle le fait pour la publicité non-adressée en ville), ou recourir à la sous-traitance, pour assurer la distribution du courrier sur les tournées délivrant les usagers. Des livreurs rémunérés au kilomètre...
  Les modalités sont différentes selon les pays, mais il y a une réelle convergence des logiques de fond.
 Le démantèlement généralisé, qui a déjà toute une histoire, a vocation à  aller plus loin.
          C'est ce que certains ont appelé Le Grand bond en arrière...
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mercredi 12 février 2014

Le scandale des PPP

            Reporter la dette sur les générations futures...
 Hier soir, la chaîne Arte présentait un documentaire sur un sujet d'importance, rarement évoqué ou même à peine connu.
        Un problème mettant en cause certaines missions de l'Etat et la participation des citoyens- contribuables à des investissements dont il supportent les surcoûts.
   En soi, que l'Etat délègue la construction d'une prison, d'une université, d'un hôpital à un constructeur privé semble relever de la logique et du bon sens. Mais la façon dont cela se déroule (parfois sans appel d'offres) et les conditions de financement ne laissent pas d'interroger.
       On dira que l'Etat se désengage parce que ses finances sont au plus bas; mais on ne s'interroge guère sur la manière dont il s'est endetté et s'est soumis à des groupes bancaires qui imposent leurs exigences , comme le remarquait encore récemment l'ancien banquier Jean-Michel Naulot..
    Ces pratiques de privatisation partielle font débat aujourd'hui en Allemagne. Certaines affaires déjà anciennes provoquent des remous jusqu'à dans les plus hautes sphères. Ce modèle de financement est jugé absurde et finalement souvent ruineux.;Un ancien ministre Rudolf Scharping dénonce les pratiques liées à ce  "véritable joint-venture entre les intérêts publics et privés (où) les PPP  se sont imposés dans les sphères décisionnelles grâce à un important travail de lobby"
    Un marché de dupes, où la corruption joue un rôle.  Les PPP sont la parfaite illustration de dépenses publiques insouciantes qui se déchargent de leurs responsabilités sur les générations futures. A long terme les PPP ne réduisent pas la dette, ils l'augmentent. Holger Mühlenkamp de l’Université de Spire parle d’une « illusion de financement ». Pour lui, l’échec ne tient pas aux dirigeants, mais aux politiques menées....Les bons conseils s'y monnayent cher..."
                 On peut parler dans bien des cas de  scandale, de marchés phagocytés par les géants, aboutissant parfois à des coûts exorbitants (comme pour certaines prisons), à des échecs aussi, où jouent des intérêts croisés entre des responsables des hautes sphères de l'Etat et des dirigeants de grands groupes privés (pantouflage), tendance qui s'est accentuée depuis les années 1980.
 " Le contrat de partenariat public privé (PPP) permet de confier en un seul marché, conception, construction, entretien, maintenance et gestion d’un équipement public. Celui-ci est financé par le groupement privé attributaire du contrat, et payé par l’Etat ou la collectivité sous forme de loyer (sorte de « leasing ») sur des durées de 15, 30, voire 40 ans. Les règles de la comptabilité publique ont été adaptées pour que la majeure partie du montant du marché, n’apparaisse pas en investissement, mais en fonctionnement, masquant ainsi à l'Europe, la réalité de la dette contractée..."
      Le motif des partenariats public-privé (PPP) est une invention libérale selon lequel les sociétés privées sauraient, soit-disant, faire mieux et moins cher que l'Etat. Ces PPP reposent sur un instrument juridique appelé les contrats de participation (CP).
 Après la société Ecomouv' - qui perçoit l'écotaxe sur le transport routier, à l'exclusion des autoroutes, alors que le principal actionnaire de la société Ecomouv' est une société d'autoroute - voici l'exemple de la gestion ruineuse, au profit d'une société privée, des amendes routières.
  L'affaire de Monsieur PV et l'écotaxe montrent, dans les deux cas, des sociétés d'informatique et d'électronique heureuses de fournir du matériel, des prestations et de la maintenance sur le dos de la collectivité publique. Ne seraient-ce pas les mêmes sociétés d'informatique ? C'est une rente, les fournisseurs étant les experts qui déterminent les besoins.
  L'exemple ruineux de Monsieur PV est presque anecdotique, comparé aux montants d'autres PPP.
Il s'ajoute aux PPP, au régime dérogatoire au code des marchés publics, dont la liste des cas douteux et ne cesse de s'allonger :
Le contrat insensé de l'écotaxe
Nouvelle plainte contre le Grand Stade de Lille
Comment Vinci et Eiffage ont parié sur le retard du contournement de Marseille
PPP: Bouygues et Paris 7 ont le même avocat !
Vinci joue à cache-cache avec l'université Paris-7
Lille : les mystères de l'attribution du Grand Stade à Eiffage
La multinationale et l’université: conflit de chantier
Sans évoquer la nouvelle cité judiciaire de Paris ni le pentagone à la française :
Palais de justice de Paris : coup d'arrêt au chantier
Futur palais de justice de Paris : «Un partenariat avec Bouygues coûteux pour la collectivité"
Le scandale des partenariats public-privé (PPP du Palais de Justice de Paris)
Soupçons de corruption dans la construction du Pentagone à la française : le ministre feint l’ignorance, le bétonneur joue la vertu outragée, les concurrents floués se taisent, et les juges creusent.
Le chef du projet “Balard” a été démis de ses fonctions
 L'incroyable descente aux enfers d'une université
               La situation profite donc manifestement aux promoteurs de la législation du partenariat public-privé : les banques et ceux qu'elles financent, les grands groupes.
   Les PPP montrent que la finance ne se contente plus de gérer et de vendre de la dette. Grâce au PPP, elle en produit. Elle fabrique de l'endettement public de manière vingt fois plus rentable, à son initiative. Le PPP est la martingale de l'endettement.
   L'histoire des PPP a été écrite en moins de dix ans...
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mardi 11 février 2014

C'est décidé, je reste!

 Partir..?.♪♫
                  Il faudrait sauver la France, proclament certains voisins, jouant aux Jeanne d'Arc, ne connaissant notre pays qu'à travers certaines revues glacées ou une presse économique bien pensante, ignorant tout de notre histoire, ne voyant l'avenir qu'à travers des oeillères bien formatées. Ils ont tout juste parcouru quelques pages du Routard, de Gala ou de Challenges.
Ils ne voient pas la poutre...La dette anglaise a atteint 100% de son PIB. Quant à celle des USA, elle est a-bys-sale!!
      Ils ne manquent pas de conseils  concernant la chute qui nous affecterait.
C'est la chute finale!...♪♫♪ renchérit notre N.Baverez...
                                       En janvier 2013, j'avais déjà eu envie de partir
      Comme Depardieu.
Et puis j'ai hésité...
       Mais maintenant, c'est décidé, je quitte la France !
On m'accable, on me désespère...
         Comme le relève ironiquement SommJoffre dans Mediapart, « La France meurt d’une mort douce. Le socialisme la tue. » « Les meilleurs penseurs de la France sont partis. Tout ce qu’il reste, c’est la médiocrité. » C’est ainsi qu’un avocat d’une grande entreprise et un cadre des Nations Unies décrivent notre pays dans un article de Newsweek, « The Fall of France » (« la chute de la France »), paru la semaine dernière. Bon, d’accord, depuis le journal Le Monde y a relevé quelques approximations (à lire ici) : le mot « entrepreneur » n’existerait pas dans la langue française, un litre de lait coûterait 5,88 euros à Paris, les couches-culottes seraient gratuites dans notre pays tout comme l’accueil dans les crèches... Ça va, pas de quoi mettre en doute le fond de l’article : le système social français est en faillite....."
       Et puis les Néérlandais et les Allemands se mettent à donner aussi dans le frenchbashing, sans balayer devant leur porte.
L'auteur poursuit:
" ...Je me suis souvenu du témoignage d’une jeune française partie travailler à Berlin (à lire ici). Elle y décrivait sa galère dans un pays où il n’existe pas de salaire minimum et où le droit du travail laisse à désirer : stages non rémunérés, CDD à 400 euros par mois, contrats freelance (où les cotisations sociales sont à la charge du travailleur), pression managériale exacerbée... Son billet se terminait ainsi : « Il me semble qu’à mon âge (25 ans), j’en ai vu assez pour me sentir triste, profondément atteinte, et affirmer que nous vivons une époque désenchantée. »
Du coup, pour l’Allemagne, j’hésite… Pas envie de finir dépressif. Pourquoi pas plutôt le Royaume-Uni ? Il paraît que la bière n’y est pas mal non plus. Des bières à fermentation haute, rousses ou brunes… Seul hic, je viens de tomber sur un article de Rue 89 datant du 24 septembre 2013, et qui m’avait échappé au moment de sa parution. Et sa lecture m’interroge... L’auteur y reprend les données d’un texte de Michael Brenner (professeur d’affaires internationales à l’université de Pittsburgh) qui compare quelques chiffres concernant la France et le Royaume Uni pour la période allant de 2005 à 2012 (période qui englobe la crise des dettes souveraines, sources : OCDE, Banque Mondiale, CIA, OMS, IMD International). Je vous laisse les apprécier : 
Croissance cumulée 2005 à 2012 :F : 7,2% ;GB : 6,9%._Déficit budgétaire/PIB en 2012 :F : 4,8% ;GB : 6, _Dette/PIB :F : 90% ;GB : 90%._Inflation :F : 2,2% ;GB : 2,8%._Taux de pauvreté relative :F : 15,8% ;GB : 25,7%.Enfants pauvres :F : 7,9% ;GB : 19,6%Part des 10% les moins riches dans les revenus :F : 2,8% ;GB : 2,2%_Taux de pauvreté total :F : 7,8% ;GB : 14% _Population en dessous de la moitié du revenu médian :F : 8% ;GB : 12,5%._Dépenses sur l’éducation/PIB :F : 5,8% ;GB : 5,1 %._Rang du système de santé selon l’OMS :F : 1er ;GB : 18._Dépenses de santé par tête :F : 2 239 $ ;GB : 1 764 $._Espérance de vie à 65 ans :F : 21,4 ;GB : 19,7._Obésité :F : 9,4% ;GB : 23%._Morts de maladies cardio-vasculaires pour100 000 habitants :F : 39,8 ;GB : 122._Lits d’hôpitaux pour 1 000 habitants :F : 8,4 ;GB : 4,1._Médecins pour 100 000 habitants :F : 310 ;GB : 270._Nombre de crimes et délits, total annuel :F : 3 771 850 ;GB : 6 523 706....
      Du coup, je ne sais plus trop quoi faire..." 
Comme moi...                                                                    
 Je suis devenu morose, malheureux comme un Français, contrairement au vieux dicton yiddish, la langue communautaire des juifs ashkénazes : Men ist azoy wie Gott in Frankreich !
         Pourtant, c'est un Britiche,  Roger Cohen, l'éditorialiste anglais du New York Times, s'il faut l'en croire, qui  ose affirmer que cette morosité est notre force.
Comme il le dit, Dites à un Français qu'il fait beau, et il vous rétorquera que ça ne va pas durer. Dites-lui qu'il règne une chaleur agréable et il vous expliquera que ça annonce l'orage. J'ai récemment demandé dans un hôtel français combien de temps il faudrait pour faire monter un café dans ma chambre. La réponse, brusque : "Le temps de le faire."
Cette humeur revêche est plus une forme robuste de réalisme qu'un signe de malaise. C'est l'amertume de la sagesse. C'est un clin d'œil aux opinions de Hobbes, qui disait que la vie d'un homme, dans l'ensemble, est "solitaire, pauvre, cruelle, brutale et brève".
Bon, on dira que ce n'est là que flatterie...
Mais un autre auteur étranger, critiquant l'injustice de Newsweek, a l'audace de dire que "Tout n'est pas si pourri en France"  
                             Il faudrait arrêter le frenchbashing ,votre sport favori, Mrs les Anglo-Saxons!
   Bon, je reste! ☺
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lundi 10 février 2014

Le President et le gentil monstre

          Un monde sans Google, l'hydre transnationale qui vampirise lentement, habilement, gentiment, mais inéluctablement nos vies virtuelles tout en se présentant, avec notre consentement béat, comme incontournable, est-il possible?
   Soi-disant gratuit et confidentiel, le moteur de recherche californien n'est pas neutre. Devenu indispensable à 9 internautes français sur 10, il aspire nos secrets pour les revendre aux annonceurs, oriente notre consommation, façonne notre modèle de culture et menace... nos emplois.
[La nouvelle page d’accueil de Google , qui ne lui plaït pas .
Un condamnation: une paille...]
Les dirigeants  de Google modèlent les cerveaux et, sans lésiner sur le lobbying, dictent les lois aux Etats...
 Un empire, qui s'est constitué méthodiquement et génialement dans l'ombre. Une stratégie secrète qui vise à obtenir la suprématie dans l'intelligence artificielle.
     Utile, certes, dans une perspective à court terme et purement pratique et individualiste, il est partout...
          La Googelisation géralisée n'est pas un fantasme et nous pouvons entrevoir ses conséquences si les Etats continuent de laisser faire, au nom du sacro-saint principe de la liberté du commerce, chère à l'OMC de Mr Lamy. Taper (sur) Google a l'effet d'une fléchette sur la coque d'un cuirassé...
      Tel Don Quichotte, notre Président lui adresse le doux reproche d'optimisation fiscale à grande échelle, autrement dit de s'arranger pour ne payer que des impôts dérisoires par rapport à ses immenses revenus. Il peut toujours plaider. Ça ne mange pas de pain et ce n'est qu'un aspect du problème.
 "... Google a réussi à payer en moyenne un peu plus de 3 % d’impôt sur les bénéfices en Europe. Alors que, selon les pays de l’Union, ces taxes s’élèvent de 24 à 34 %. L’entreprise n’est bien sûr pas la seule : selon un rapport publié en mai par JP Morgan, les sociétés américaines détiennent 1 700 milliards de dollars d’économies dans leurs filiales étrangères, la plupart du temps pour éviter de payer les impôts que l’administration leur réclamerait si elles les rapatriaient sur leur sol.
Pour la première fois, la situation a déclenché un début de mobilisation. Politique, d’abord. Fin novembre, les ministres des finances français, britannique et allemand ont appelé ensemble la communauté internationale à se saisir de la question. Ils ont missionné l’OCDE, en pointe dans la lutte contre le secret fiscal entre les pays (voir ici), pour qu'elle s’attaque à la question des « transferts de bénéfices », afin de s’assurer que les grandes sociétés payent une juste part d’impôt. Quelques semaines plus tôt, lors d’une réunion du G20, les ministres allemand et britannique avaient déjà lancé un tel appel.
     Le problème est connu depuis longtemps, mais dans un contexte économique plus que morose, il devient aigu pour des politiques cherchant tous les moyens possibles de boucler leurs budgets. D’autant qu’une série de chiffres récents est venue leur agiter la question sous le nez. Ces dernières semaines, on a par exemple appris qu’en France Google a versé 5,5 millions d’euros au fisc pour l’exercice 2011, alors que son bénéfice réel effectué dans l’Hexagone aurait pu donner lieu à une imposition de 150 millions d’euros, souligne BFM Business. Amazon n’a payé que 3,3 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires réel de 899 millions. Selon les calculs de BFM Business, l’entreprise aurait payé 6 à 15 millions d'euros si elle avait déclaré loyalement ses activités effectivement réalisées en France.."
      Il en faudrait plus pour faire trembler le mastodonde, même avec l'appui justifié, mais tardif et formel de Montebourg et, indirectement de la Présidente du Brésil...
                                    Un monde sans Google est possible..." il  semble que cette sortie a une vertu, celle de nous projeter dans un Internet sans Google. De nous obliger à imaginer ce que serait un monde sans Google. Pour chercher des informations sur le Web, on irait sur d’autres moteurs de recherche, DuckDuckGo, un moteur de recherche plus respectueux de la vie privée. Pour regarder des vidéos, on n’irait plus sur YouTube, mais sur Dailymotion par exemple. On quitterait Gmail pour ouvrir des comptes sur d’autres services e-mail, des services sécurisés par exemple. Pour stocker et partager des documents, on n’irait plus sur Google Drive mais sur des alternatives libres. Jamais on aurait de Google Glass et alors ? On continuerait à conduire nos voitures, et alors ? …
  Evidemment, il faudrait s’attendre à perdre un peu en facilité et en fluidité au début, et il y aurait sans doute des conséquences que je n’imagine pas. Est-ce que cela nous mettrait hors du monde, hors du réseau mondial ? Pas si sûr.
    Le principe technique de l’Internet, c’est le contournement des obstacles, il doit bien être possible de contourner Google. Mercredi donc, on s’est aperçu qu’un monde sans Google était un monde possible. Monde souhaitable ou désirable, c’est une autre question. Mais au moins, c’est un monde possible.     
      Mais sans stratégie européenne, sans résistance mondiale,.l'animal déjà obèse ne pourra que poursuivre sa montée et sa diversification, en situation de quasi monopole irréversible. Ce n'est tout de même pas la quadrature du Net...
  Les modestes et rares condamnations ne représentent pas un péril pour le géant du net et son chiffre d'affaires est  supérieure à 50 milliards de dollars en 2012. De quoi offrir, pour les gentils collaborateurs de la firme, bien des services gratuits pour attirer un peu plus de gentils clients.
      Le Google power n'est pas un mythe-"Ne cherchez pas sur Google une information publiée sur les sites de journaux belge francophones (Le Soir, La Libre Belgique…) : ces derniers ont disparu de l'écran radar du moteur de recherche. Voilà ce qui arrive quand on défie le géant américain…" (Dernière heure: Les sites des journaux belges de nouveau accessibles via Google)
     L' Offensive de charme de Google se poursuit en France.
           Un vrai défi à relever à l'échelle mondiale, contre un des aspects de la soft puissance US. Le vieux projet européen d'un Google commun et d'un nouveau genre. a déjà pris l'eau...
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samedi 8 février 2014

Petite revue de presse

       Les choix d'Olivier Berruyer.

                         Joschka Fischer: où en est l'Europe?

Le point de vue de  Oskar Lafontaine.
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