Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

vendredi 6 mai 2016

Siné: dernière envolée

Il l'a fait, ce con!
              
         Il la redoutait un peu, juste contrarié de ne pouvoir em... amuser son public jusqu' au bout.
 
          Sa dernière provocation.

 Il a dépassé les limites, franchi la dernière barrière. Censure terminale.
    Il lui sera beaucoup pardonné.
. 
  Mordant ou tendre, il a fini de rigoler...
                Quoique...

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Course au moins-disant social?

Loi El Khomry: gestation problématique
                                                Le feuilleton arrive son stade terminal. 
           Au bout d'un long chemin, après nombre de tergiversations et de reculs réels ou simulés,  d'aménagements et  de toilettages variés, le texte est arrivé devant la représentation nationale.
   Dans quel état en sortira-t-il et dans quelles conditions l'accouchement aura-t-il lieu?
   Cette loi, très contestée dans certaines de ses dispositions  est loin de faire l'unanimité à gauche, malgré quelques modifications.de la copie initiale.
    Des brèches inquiètent, concernant l'inversion de la hiérarchie des normes.
       Des textes discutés même parmi les plus modérés, sur des points importants.
    La simplification et la modernisarion, arguments verbaux et récurrents, ont bon dos, la compétitivité n'ayant pas été analysée dans ses causes structurelles..
                                L'auteur de l'esprit de Philadelphie donne son point de vue de juriste sur cette question:
               "... En régime démocratique, la loi exprime la volonté générale et procède donc d’une délibération de nature politique, qui fixe les conditions d’intérêt général sous lesquelles chacun sera libre de poursuivre ses intérêts particuliers. Dans le libéralisme à l’ancienne, les calculs économiques étaient ainsi placés sous l’égide de la loi. Le propre du néolibéralisme est de renverser cette hiérarchie et de faire de la loi l’expression de calculs d’utilité économique. La loi El Khomri est une manifestation parmi d’autres de ce renversement. Elle procède de calculs de certains économistes, selon lesquels une moindre protection des droits des salariés engendrerait mécaniquement une baisse du chômage. Ces calculs sont contestés par d’autres économistes, mais pas la logique selon laquelle le droit du travail serait une affaire de calcul d’utilité. On parle aujourd’hui indifféremment de réforme du marché du travail ou du droit du travail, comme si le marché s’identifiait au Droit. Et les experts convoqués dans les médias pour débattre de droit du travail sont essentiellement des économistes. La science économique ne se présente plus comme un instrument d’intelligibilité du monde tel qu’il est, mais comme le fondement légitime de ce qu’il devrait être. À vrai dire, considérer ainsi la société comme un objet calculable et gérable scientifiquement n’a rien de neuf. C’était déjà la position d’Engels prophétisant la substitution de l’administration des choses au gouvernement des personnes et l’extinction de l’État…
     L’Organisation internationale du travail a été créée en 1919 afin qu’aucun État ne puisse « faire obstacle aux efforts des autres nations désireuses d'améliorer le sort des travailleurs dans leurs propres pays ». C’est cette disposition constitutionnelle internationale qui est à la base de ce qu’on peut en effet appeler une « police sociale de la concurrence ». Elle répond à une idée simple : la concurrence est bénéfique si elle encourage l’ingéniosité et l’amélioration des produits et services. Elle est néfaste en revanche si elle incite à surexploiter les hommes et la nature. L’une des fonctions du droit du travail est donc d’empêcher que les pays et les entreprises ne s’engagent dans une course au « moins-disant » social et environnemental. Pour canaliser ainsi les forces du marché, on peut recourir à la loi ou à la négociation collective de branche. Cette dernière a la nature juridique d’une entente entre les entreprises appartenant à cette branche. Elles s’accordent sur un statut social commun, qui leur permet de mutualiser leurs efforts pour disposer d’une main-d’œuvre qualifiée et motivée.
    Ce ne sont pas les « mini-jobs », mais bien plutôt cette mutualisation qui explique la qualité de la formation professionnelle et des produits industriels en Allemagne, ainsi que l’attachement de ce pays à la négociation de branche. Dès lors qu’elle est émancipée de la hiérarchie des normes, c’est-à-dire qu’elle permet de se soustraire à la force normative de la loi ou de la convention de branche, la négociation d’entreprise a l’effet exactement inverse. Elle attise la course au moins-disant social, l’entreprise qui parvient à arracher, par un accord ou par référendum, les pires conditions de travail se dotant par là même d’un avantage compétitif sur ses concurrentes.
... Depuis trente ans, contrairement aux poncifs sur l’aversion française aux réformes, toutes les potions néolibérales censées doper la croissance et l’emploi ont été administrées à notre pays : la Corporate Governance, le New Public Management, la déréglementation des marchés financiers, la réforme des normes comptables, l’institution d’une monnaie hors contrôle politique, l’effacement des frontières commerciales du marché européen… Et bien sûr, la déconstruction du droit du travail, objet d’interventions législatives incessantes et source première de l’obésité (réelle) du code du travail. Il serait sage de faire le bilan de ces réformes. La déréglementation des marchés financiers a conduit à leur implosion en 2008, suivie de l’explosion du chômage et de l’endettement public. La Corporate Governance, en indexant les intérêts des dirigeants des grandes entreprises sur le rendement financier à court terme, a précipité ces dernières dans un temps entropique incompatible avec l’action d’entreprendre, l’investissement productif et donc… l’emploi. Quant à la monnaie unique, qui devait faire converger toute l’Europe sur le modèle ordolibéral allemand, elle a conduit tout au contraire, faute d’avoir pris la mesure de la diversité des modèles nationaux, à exacerber les divergences. Voilà autant de chantiers prometteurs pour les fameuses « réformes structurelles ».
    ... La flexicurité envisage l’être humain comme un matériau souple qu’il faut mener à la limite de la rupture. Cela conduit à raisonner en termes de flexibilité, d’efficacité économique, de marché, de capital humain et d’employabilité. L’état professionnel des personnes envisage au contraire le travailleur comme un être libre, dont la vie s’étend sur un temps long, différent de celui du marché. Cela conduit à raisonner en termes de liberté, de justice sociale, de Droit, de travail et de capacité. Dans un cas, le droit du travail est conçu comme un instrument d’adaptation des hommes aux besoins des marchés. Dans l’autre, comme le cadre institutionnel le plus favorable à l’expression par chacun de son génie propre, ce qui suppose un statut au long cours, combinant liberté, sécurité et responsabilité...
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jeudi 5 mai 2016

Billet du jour

__ Les  lanceurs d’alerte  ont aussi une vie.
              Même si elle est souvent compliquée.

Un lobby puissant
__  Les lobbies des armes US ne désarment pas:
                  Pour alimenter une passion inconsidérée .

__  L'icône Anne n'est plus ce qu'elle était.
           Elle paie la facture. Une lourde facture. Une gestion en question .

__  Islande, île rebelle: une exception démocratique?

__  Et si on décrétait la richesse pour tous ? 

__ Europe 1: encore un effort! Des contradictions intéressantes.
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mercredi 4 mai 2016

C'est ballot!

Garez vous!
                       On peut se prendre un PV de stationnement vite fait, pour quelques instants de distraction.
      Que ce soit pour une antique épave ou une autre guimbarde.
          On n'est même plus à l'abri de la maréchaussée dans les beaux quartiers.
   
A Londres ou à Paris, quel que soit son rang.
     Que l'on soit banquier ou manant.
      
Mais où sont les privilèges d'antan?..
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Réhabiliter Maurice Allais?

Et si Allais n'avait pas eu tort?
                                           L'économiste qui nous a quitté il y a quelques années, à la pensés souvent complexe et technique, n'est pas d'un abord toujours  simple ni à l'abri de criques. Mais il fut aussi caricaturé et instrumentalisé.
     On retiendra surtout de lui sa critique de la pensée néolibérale et du Consensus de Washington, produits politiques et économiques de l'école de Hayek, de Friedman et de leurs disciples, notamment R. Reagan, M. Thatcher et de leurs épigones..
    Sa pensée commence, à la faveur d'une crise qu'il pronostiquait, à être considérée comme prémonitoire sur de nombreux points. Elle est en tous cas stimulante.
         Notamment concernant une certaine forme de mondialisation, menée notamment sous la houlette de l'OMC, qu'il lui semblait nécessaire de réformer..
     Naguère, certains, et non des moindres; finissaient par reconnaître la nécessité d' une mondialisation régulée.
   Car la libre concurrence, dans une mondialisation sauvage et sans principes, faisant une confiance aveugle aux marchés, est source de déséquilibres et de crises. (La Crise mondiale aujourd’hui)
     L’idéologie que j’appelle « libre-échangiste mondialiste » a déjà fait d’innombrables victimes dans le monde entier. Pour une raison simple, empiriquement vérifiée : la mondialisation généralisée des échanges, entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents, entraîne finalement partout, dans les pays développés comme dans les pays sous-développés, chômage, réduction de la croissance, inégalités, misères de toutes sortes. Or, cette mondialisation n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.
       Même à l'intérieur de l'Europe, la concurrence sans convergence ni cohérence, sans protections extérieures minimales, ouverte à tous les vents, favorable à toutes sortes de délocalisations, mène aux impasses que nous connaissons, mettant en péril une construction mal pensée.
       Maurice Allais s'est fait le critique sans concession de la politique économique menée à Bruxelles depuis des décennies et avance des arguments souvent proches du bon sens.
.       ..Ceux qui, à Bruxelles et ailleurs, au nom des prétendues nécessités d’un prétendu progrès, au nom d’un libéralisme mal compris, et au nom de l’Europe, veulent ouvrir l’Union Européenne à tous les vents d’une économie mondialiste dépourvue de tout cadre institutionnel réellement approprié et dominée par la loi de la jungle, et la laisser désarmée sans aucune protection raisonnable ; ceux qui, par là même, sont d’ores et déjà personnellement et directement responsables d’innombrables misères et de la perte de leur emploi par des millions de chômeurs, ne sont en réalité que les défenseurs d’une idéologie abusivement simplificatrice et destructrice, les hérauts d’une gigantesque mystification...
___ Les adversaires obstinés de tout protectionnisme, quel qu’il soit, commettent une seconde erreur : ne pas voir qu’une économie de marchés ne peut fonctionner correctementque dans un cadre institutionnel et politique qui en assure la stabilité et la régulation.   Comme l’économie mondiale est actuellement dépourvue de tout système réel de régulation et qu’elle se développe dans un cadre anarchique, l’ouverture mondialiste à tous vents des économies nationales ou des associations régionales est non seulement dépourvue de toute justification réelle, mais elle ne peut que les conduire à des difficultés majeures
  .__Le véritable fondement du protectionnisme, sa justification essentielle et sa nécessité, c’est la protection nécessaire contre les désordres et les difficultés de toutes sortes engendrées par l’absence de toute régulation réelle à l’échelle mondiale.__Il est tout à fait inexact de soutenir qu’une régulation appropriée puisse être réalisée par le fonctionnement des marchés tel qu’il se constate actuellement.__Si on considère, par exemple, le cas de l’agriculture communautaire européenne, l’alignement de ses prix sur des prix mondiaux qui peuvent rapidement varier de un à_ deux en raison d’une situation toujours instable n’a aucune justification....Depuis deux décennies une nouvelle doctrine s’est peu à peu imposée, la doctrine du libre-échange mondialiste impliquant la disparition de tout obstacle aux libres mouvements des marchandises, des services et des capitaux....Cette doctrine a été littéralement imposée aux gouvernements américains successifs, puis au monde entier, par les multinationales américaines, et à leur suite par les multinationales dans toutes les parties du monde, qui en fait détiennent partout en raison de leur considérable pouvoir financier et par personnes interposées la plus grande partie du pouvoir politique....La mondialisation, on ne saurait trop le souligner, ne profite qu’aux multinationales. Elles en tirent d’énormes profits.... 
     Une mondialisation généralisée des échanges entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents aux cours des changes ne peut qu ’entraîner finalement partout dans les pays développés : chômage, réduction de la croissance, inégalités, misères de toutes sortes. Elle n’est ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.  Une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, et elle n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés et de développement économique et social comparable. 
    Il est nécessaire de réviser sans délai les Traités fondateurs de l’Union Européenne, tout particulièrement quant à l’instauration indispensable d’une préférence communautaire. Il faut de toute nécessité remettre en cause et repenser les principes des politiques mondialistes mises en oeuvre par les institutions internationales, tout particulièrement par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).  Au regard de l’ensemble de l’évolution constatée de 1974 à 2004, soit pendant trente ans, on peut affirmer aujourd’hui que cette évolution se poursuivra si la politique de libre-échange mondialiste de l’Organisation de Bruxelles est maintenue.    En fait, toutes les difficultés pratiquement insurmontables dans lesquelles nous nous débattons aujourd’hui résultent de la réduction d’au moins 30 % du Produit national brut réel par habitant d’aujourd’hui. La prospérité de quelques groupes très minoritaires ne doit pas nous masquer une évolution qui ne cesse de nous mener au désastre.  L’aveuglement de nos dirigeants politiques, de droite et de gauche, depuis 1974 est entièrement responsable de la situation dramatique où nous nous trouvons aujourd’hui.  Comme le soulignait autrefois Jacques Rueff : « Ce qui doit arriver arrive. »  Toute l’évolution qui s’est constatée depuis 1974 résulte de l’application inconsidérée et aveugle de l’Article 110 du Traité de Rome du 25 mars 1957 constamment repris dans tous les traités ultérieurs... 
         Pierre Mendes-France s'était lui-même montré, de manière presque prémonitoire, très critique  à l'égard du Traite de Rome le 18 janvier 1957, premier jalon d'un processus mal réfléchi.
     L'idée d'un protectionisme raisonnable  fait son chemin. Mais comment changer le poids des dogmes et le cours des choses? La prise de conscience de quelques uns est bien faible et bien tardive...
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mardi 3 mai 2016

Paroles de Calaisiens

 Calais n'est pas Bagdad. Ni Lesbos
                                       La jungle est aussi dans la rue.
          On y  passe tout à tour de l'impatience à l'assistance, de la haine à l' humanité 
     Dans ce contexte d'impasse entretenue.
La solution n'est pas à Calais.
        Ils ne font (pas) que passer.
                     Les £ ne suffiront pas...
   L'essentiel se passe ailleurs.
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T.Jefferson: sur la démocratie

[Simples notes]   
            Dans l'Amérique improbable des débuts, qui se construisait pièce par pièce, au gré des achats,  des associations et des conquêtes, la figure du troisième Président-fondateur tient une place particulière. Surtout en tant que co-édificateur de l'Indépendance et rédacteur principal de la Constitution.des treize Etats d'alors, inaugurant les prémisses d'un puissance qui ne s'imaginait pas encore.
      Thomas Jefferson ne fut pas un Président-bâtisseur des USA ordinaire
  Cultivé, l'esprit encyclopédique, francophile, ouvert aux Lumières, démocrate dans l'âme, comme on pouvait l'être à l'époque, dans le sillage de Locke, Condorcet...de tous les philosophes majeurs qu'il avait côtoyés lors de son séjour français.
    Un des premiers inspirateurs de la démocratie américaine, élu deux fois président.
 Intransigeant sur l'idée d'égalité, malgré son ambiguïté sur la question de l'esclavage.
                              Rafraîchir la Constitution tous les vingt ans, ce fut une des idées que la postérité oublia...
      Il se distingua notamment par son souci d'instaurer un certain contrôle bancaire, dont il percevait la nécessité.
                   ______Il est toujours utile de relire quelques-une de ses déclarations, dont certaines restent d'une brûlantes actualité.
__A propos de la liberté. Lettre de Jefferson à Isaac Tiffany du 4 avril 1819:
         La vraie liberté est un acte libre qui s’accorde à notre volonté, dans les limites de la liberté et de l’égalité des autres. Intentionnellement, je ne dis pas «dans les limites de la loi» parce que la loi n’est souvent rien d’autre que la volonté du tyran, et donc viole souvent le droit d’un individu.
__Sur les banques comme étant la plus grande menace envers la liberté. Lettre de Jefferson à John Taylor du 28 mai 1816.
         Si jamais le peuple américain permet aux banques de contrôler l’émission de leur monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés qui grossiront alors, le privera de tous ses biens jusqu’à ce que leurs enfants se réveillent sans abri sur le continent dans lequel leurs pères habitaient. Le pouvoir d’émettre de l’argent devrait être enlevé aux banquiers et restauré au Congrès et au peuple auquel il appartient. Je crois sincèrement que les institutions bancaires ayant le pouvoir d’émettre de l’argent sont plus dangereuses pour la liberté qu’un pouvoir militaire.
__Sur la domination des banques. Lettre de Jefferson à James Monroe du 1er janvier 1815.
              La domination que les institutions bancaires ont sur l’esprit de nos citoyens […] doit être brisée, ou c’est elle qui va nous briser.
__Sur les banques centrales. Lettre de Jefferson à Albert Gallatin du 22 juin 1803.
          Cette institution (la banque des États-Unis) est l’une de des plus mortelles menaces existantes contre les principes et la forme de notre Constitution […] une institution comme celle-ci, en pénétrant par ses branches dans toutes les parties de l’Union, en agissant aussi autoritairement, peut, dans un moment critique, renverser le gouvernement.
__Encore sur les banques centrales. Lettre de Jefferson à Albert Gallatin du 19 juin 1802.
         Le monopole d’une seule banque est diabolique.
__Sur l’impression d’argent. Lettre de Jefferson à John Taylor du 28 mai 1816.
         Le fait de dépenser de l’argent remboursé par la postérité, sous l’excuse du financement, n’est rien d’autre qu’une arnaque à grande échelle sur le futur.
__Sur la menace que représentent les banques. Lettre de Jefferson à John Taylor du 28 mai 1816.
           Le système bancaire, que nous avons toujours inlassablement réprouvé, je le vois comme une tache sur la constitution (de nos États) qui, si elle n’est pas corrigée, se terminera par leur destruction.
__Sur les membres du Congrès possédant des actions. Lettre de Jefferson à Gallatin du 22 juin 1803.
    Mon souhait était de voir les deux Chambres du Congrès nettoyées de toutes les personnes impliquées dans une banque ou possédant des actions et, une fois assuré de la pureté des législateurs, je serai toujours prêt à accepter leurs délibérations, même si elles sont contraires à mes propres opinions; car je souscris au principe, que la volonté de la majorité, honnêtement exprimé, fait acte de loi.
__Sur la Banque mania et l’aristocratie vendue. Lettre de Jefferson à J.B. Stuart du 10 mai 1817.
              La banque mania est un danger. Elle crée dans notre pays une aristocratie vendue qui a déjà défié le gouvernement, et même si celle-ci a été obligée de lâcher du lest après cette première tentative de coup de force, elle recommencera encore et encore.
__Sur le danger des sociétés financières. Lettre de Jefferson à George Logan du 12 novembre 1817                  J'espère que nous tirerons la leçon et écraserons dans l’œuf l’aristocratie de nos sociétés financières, qui osent déjà défier notre gouvernement et défier les lois de notre pays.
__Sur l’argent papier et les métaux précieux. Lettre de Jefferson à John Eppes en 1813.
             L’utilisation du papier monnaie, comme médium bon marché ou pour son utilisation pratique, ne pèse rien face aux avantages des métaux précieux […] il est susceptible d’être abusé, l’a déjà été et le sera dans tous les pays où il est autorisé.
__Lettre de réponse de John Adams à Thomas Jefferson du 25 aout 1787.
              Toutes les perplexités, la confusion et la détresse en Amérique viennent non pas de défauts dans la Constitution ou la Confédération, ni d’un manque d’honneur ou de vertu, mais de l’ignorance totale sur la nature de l’argent, du crédit et de sa mise en circulation.
_Sur la nécessité d’une petite révolte de temps en temps. Jefferson à James Madison à Paris le 30 janvier 1787.
       Je crois qu’une petite révolte de temps en temps est une bonne chose, aussi nécessaire dans le monde politique que le sont les tempêtes dans le monde physique. Il est vrai que les rébellions échouées justifient une réduction du droit des peuples qui les ont fomentées. Une observation de cette vérité devrait rendre les gouverneurs républicains honnêtes, doux dans leur punition, pour ne pas trop les décourager. C’est un médicament nécessaire à la bonne santé du gouvernement.
__Et même si ce n’est pas son anniversaire, voici en bonus deux déclarations de James Madison du 28 juin 1787. 
          Une force militaire permanente, avec un exécutif trop puissant ne seront pas longtemps des compagnons de la liberté. Les moyens de défense contre un danger extérieur ont toujours été des instruments de la tyrannie domestique. Chez les Romains, c’était déjà un moyen de pousser à la guerre, chaque fois qu’une révolte a été matée. Partout en Europe, les armées mises en place sous le prétexte de les défendre ont asservi les gens.
__Et sur le pouvoir de gouvernement sans contre-pouvoir.
             Depuis qu’existe la civilisation, je crois qu’il y a eu plus de cas de suppression de la liberté des peuples par empiétements progressifs et silencieux par ceux qui tiennent le pouvoir, que par usurpations violentes et soudaines.
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lundi 2 mai 2016

Ouf!

 J'ai eu peur pour Carlos
                                    Il n'ira pas finalement à la soupe populaire.
    Il sauve sa (modeste) rémunération.
        Comme d'autres pôvres.
   Heureusement, les  actionnaires sans coeur et  rechigneurs n'ont pas été écoutés
      Après tout, toucher 764 fois le Smic  , ce n'est pas si énorme.   Quand on voit les hausses du smic!.
   Y a pire ailleurs.
    Et il le vaut bien
               Chez VW aussi, il a une justice..
                     Il y aura toujours des mauvaises langues pour dire que l'oligarchie est  cynique (*)
Des jaloux, quoi...
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- (*)  . Il n’a pas dit comme le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qu’il faisait « l’œuvre de Dieu ». Mais tout paraît indiquer par ses choix et ses comportements qu’il n’est pas loin de le penser. Un tel talent ne saurait se plier à devoir rendre des comptes, encore moins se soumettre à un vote d’assemblée générale.
    C’est donc d’un revers de la main que le conseil d’administration de Renault, puissamment guidé par son PDG, a accueilli l’opposition des actionnaires du constructeur automobile à la rémunération accordée à Carlos Ghosn : ceux-ci venaient de voter à 54 % contre les 7,251 millions d’euros de salaire versés au PDG de Renault, qui viennent s’ajouter aux quelque 8 millions d’euros qui lui sont versés par Nissan. Face à ce vote négatif, une première en France depuis que les actionnaires ont le droit de se prononcer à titre consultatif sur la rémunération des dirigeants, le conseil d’administration n’a eu qu’un mot : « Ce n’est pas aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération de ses dirigeants. » Mais à qui alors ? L’actionnaire n’est-il pas celui qui décide, à s’en tenir aux préceptes du libéralisme ?
   À première vue, cette réponse sans appel semble avoir un destinataire unique : l’État, premier actionnaire de Renault. Pour les défenseurs de Carlos Ghosn, ce vote n’est qu’un énième épisode du conflit qui oppose la direction du constructeur automobile à l’État. Depuis des années, Carlos Ghosn ne cesse de se plaindre de cet actionnaire encombrant, de lui dénier la moindre légitimité, de chercher à s’échapper par tous les moyens de cette tutelle, en multipliant les manœuvres et les tactiques pour faire passer Renault en dehors du champ de contrôle étatique, au point de dévitaliser le groupe automobile. Il ne peut voir dans ce vote contre sa rémunération qu’une nouvelle attaque du gouvernement : avec ses 23,4 % de droits de vote, l’État a fait pencher indéniablement la balance lors du vote de cette résolution.
    Même s’il y a un avertissement gouvernemental à destination de Carlos Ghosn dans ce vote, l’opposition à la conduite du PDG de Renault-Nissan est bien plus large. Cela fait des années que le cabinet Proxinvest, mandaté par des actionnaires et des investisseurs financiers, conteste la gestion de Carlos Ghosn en tant que dirigeant à la fois de Renault et Nissan, comme l’opacité qui entoure ses rémunérations. Il a fallu attendre 2011 pour découvrir que le PDG de Renault touchait entre 7 et 10 millions d’euros chez Nissan, ce qui en fait le PDG le mieux payé du Japon. Avec Renault, il touche 15 millions d’euros cette année, ce qui lui permet de figurer parmi les patrons les mieux payés du monde....
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America first?

 Vers un retour à une nouvelle forme d'isolationnisme?
                                             Tout pays est d'abord tourné vers la conservation et la défense de ses propres intérêts.
    Mais à des degrés divers selon les époques et la politique du moment, l'économie et le libre échange plus ou moins restreint jouant un rôle de premier plan.
     Par exemple, au 19°siècle, la doctine Monroe a fourni aux USA un cadre non interventionniste, malgré des entorses, nombreuses, malgré le rôle impérial qu'il commençait à vouloir jouer.
  Comme le font remarquer maints observateurs, la guerre a dominé la politique étrangère d'un pays cherchant à repousser toujours plus loin sa mythique frontière et ses influences.
   Mais il y a des oscillations, selon les circonstances. Il semble que nous soyons entrés dans une phase de repli, après des aventures étrangères malheureuses et coûteuses, depuis Kennedy jusqu'à Bush.
           C'est un des slogans favoris de Donald Trump, jouant sur les frustrations réelles ou imaginaires d'une Amérique qu'on dit sur le déclin et dont le jeu politique usé détourne des masses souvent désemparées par les effets d'une mondialisation qui a produit  des effets ravageurs et des inégalités qui vont croissantes.
   Trump n'est pas seulement un démagogue trompeur. Il est, jusqu' à la démesure et la caricature souvent calculée, l'expression, le symptôme du désarroi profond,des masses et du doute des élites, sinon on ne s'expliquerait pas son succès relatif mais durable dans cette campagne  électorale atypique.  Il surfe sur les peurs les plus archaïques, tout en les instrumentalisant, aux limites de la bouffonnerie...Il semble amuser la galerie. Et ça marche, malheureusement.
     Aux antipodes de l'ouverture et des projets de simple bon sens d'un Sanders. qui devient finalement inaudible. Mais l'intelligence n'est pas le critère pour concourir à la Maison-Blanche. Trump  n'est pas un clown, comme le dit Jean-Michel Quatrepoint, malgré une défaite programmée.
Peut-être seulement un bouffon utile, comme disent certains Américains lucides.
    Le système politique élitiste et affairiste est à bout de souffle comme l'analyse John Mc Arthur
                       Une fin d'empire, comme l'estime Paul Kennedy?
         Obama met la pédale douce. Seulement Leading from behind?..
                         S'agit-il d'un vrai repli isolationniste ou d'une stratégie provisoire?                          :   Maya Kandel (directrice du programme sur les Etats-Unis à l'IRSEM, l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire) s’interroge dans un article très complet du dernier numéro de Diplomatie consacré à la politique étrangère d’Obama. « Le Conseil national du renseignement, qui produit périodiquement de très bons rapports de prospective sur l’évolution du monde et son impact pour les Etats-Unis, considère pour la première fois dans son dernier rapport l’activisme ou le retrait américain du monde comme l’une des variables-clés d’évolution des relations internationales (http://publicintelligence.net/global-trends-2030/) La question semble loin d’être résolue à Washington ».
   Maya Kandel cite également la dernière étude sur ce sujet du centre Pew parue en décembre dernier (http://www.pewresearch.org/fact-tank/2013/12/04/americans-put-low-priority-on-promoting-democracy-abroad/) « qui montre le scepticisme croissant du public américain vis-à-vis de l’action internationale de leur pays, et le décalage croissant avec des élites qui demeurent beaucoup plus interventionnistes que la population ». Et les deux partis, républicain et démocrate, sont eux aussi traversés par ce nouveau clivage entre engagement et isolement.
    Quand 90 % de la population américaine vit moins bien qu’au début des années 70, il  ne faut pas s'étonner des tendances actuelles de l'électorat (du moins ceux qui votent).
____Les USA ont ont toujours oscillé entre ouverture et repli, L'isolationnisme relatif, depuis Thomas Jefferson, surtout entre les deux guerres, où le mouvement America first flirta même avec des tendances pro-fascistes.
    Trop d'intérêts économiques mondiaux sont engagés, ne serait-ce qu'avec la Chine, pour que ces tendances isolationnistes aillent bien loin...
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dimanche 1 mai 2016

Tchernobyl

30 ans après...
                                On en parle et on oublie.___Sous cloche pour 100 ans.__
                                                                           Des conséquences encore mal évaluées. Une catastrophe durable. Des rapports biaisés.