Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

samedi 14 juillet 2018

A la Bastille!

De l'histoire au mythe nationale fédérateur.

                                                                   Bien des ombres et des équivoques planent encore sur l'événement historique et symbolique devenu comme central dans notre histoire nationale.

                             Quel 14 Juillet?            
                                                On a souvent oublié la Fête de la Fédération et l'institution assez tardive de l'événement. Le lien indissoluble de fraternité y fut proclamé par Lafayette, suivi par le roi, qui prêta allégeance. Il en reste quelque chose de fort.

            Les mythes furent nombreux.

                Les récits d'époque sont rares et partiels. Dans le flux des événements qui se bousculaient les premiers historiens-reporters sont peu nombreux.
  L'événement fut très vite connu à Versailles et engendra rapidement des réactions:
      ...Le 16 juillet, le duc de Dorset, ambassadeur d’Angleterre et familier du comte d’Artois, écrivait au Foreign Office : « Ainsi, mylord, s’est accomplie la plus grande révolution dont l’Histoire ait conservé le souvenir, et, relativement parlant, si l’on considère l’importance des résultats, elle n’a coûté que bien peu de sang. De ce moment, nous pouvons considérer la France comme un pays libre. » 
    Pour Charles James Fox, c'est « le plus grand événement qui soit jamais arrivé au monde.»
Ce spectacle inouï provoque chez Edmund Burke un tel étonnement qu'il ne sait s'il doit y souscrire ou le condamner     
      La Bastille était désuète: Louis XVI envisageait de la faire démolir:
             A la veille de la Révolution, explique l’historienne Monique Cottret dans La Bastille à prendre, la forteresse n’était plus la prison bondée et nobiliaire du règne de Louis XIV. Ni même la geôle roturière devenue le passage obligé des contestataires sous Louis XV. Tombée en désuétude, elle reflétait l’affaiblissement de l’absolutisme. 5279 prisonniers y ont été incarcérés entre 1659 et 1789.    Elle trouva son démolisseur:                                                               En ce 14 juillet 1789, il suffit de quelques heures pour prendre la Bastille. Mais sa démolition, commencée le soir même, dure près de deux ans. Sous la direction du citoyen Palloy, dont l’historienne Héloïse Bocher raconte le parcours dans Démolir la Bastille, elle devient une affaire juteuse autant qu’une commémoration permanente.___Pierre-François Palloy, entrepreneur en bâtiment, se trouve en ce jour historique sur un chantier avec une douzaine d’ouvriers quand toute l’équipe est entraînée par la foule. Ils prennent eux aussi les armes et entrent dans la forteresse, dont Palloy s’autoproclame aussitôt le démolisseur. Deux jours plus tard, il obtient officiellement les droits de ce chantier titanesque. Et doit même avancer les frais, qui avoisinent le million de livres, sur ces propres deniers. Les ouvriers affluent, en moyenne 800 par jour, et les curieux aussi. Certains viennent participer bénévolement aux travaux, par foi patriotique. Mais la Bastille attire surtout promeneurs, fêtards et hommes publics. Palloy et ses ouvriers en profitent. Ils font très vite payer des visites guidées, qu’ils mettent en scène avec récits de torture et exposition de restes humains retrouvés sur place. Et l’entrepreneur en bâtiment de se muer peu à peu en marchand des reliques de la tyrannie. En juillet 1790, c’est Palloy qui organise une commémoration dans la forteresse. Opération qu’il renouvellera régulièrement, faisant ainsi de la Bastille un lieu de mémoire. A l’automne de la même année, notre homme envoie des maquettes de la prison dans chaque département, créant et entretenant avec énergie un culte autour des pierres de la forteresse. Pour Hans-Jürgen Lüsebrink et Rolf Reichardt, auteurs de The Bastille, Palloy a compris le besoin qu’a le peuple de rendre concrets les concepts politiques de liberté et de despotisme. Mais, grâce à un sens certain des affaires, tout ce battage autour de la Bastille lui permet aussi d’écouler les produits dérivés de la démolition, qu’il s’agisse des pierres ou des chaînes de la prison. Il ouvre d’ailleurs bientôt une boutique remplie d’estampes, bijoux, tabatières, statuettes, dominos et autres cartes à jouer en souvenir ou à l’effigie de la forteresse détruite… La vente des pierres en tant que matériau de construction, elle, rapporte beaucoup moins qu’espéré. 
___________(Books)_________ 

vendredi 13 juillet 2018

L'oeil de Cortez

Au coeur de l'enfer

            
          Le croatisé d'un soir, Yuri Cortez, est sur tous les terrains.
                              Dans son pays , à Iguala  notamment.

      Son objectif ne raconte pas que l'enfer de la narcorégion, mais aussi les murs.
        Notamment la grande muraille de Trumpus imperator.

                 Mais que pourra Obrador?
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Si Versailles m'était conté

La journée eût pu être belle.
                                                Royale même.
         Mais elle fut assombrie par l'indifférence populaire, par des absences remarquées, et même (c'est inédit) des rumeurs de désapprobation au sein de l'auguste assemblée, déplacée à grands frais.
        Dommage, car l'hyper-président en exercice, mettant ses pas dans ceux du grand Nicolas, avait fait le maximum et méritait une plus grande consécration au château, un rebond au sein d'une opinion que l'on dit en désamour.
     Le prestige des lieux laissa assez indifférent, beaucoup estimant que le symbole choisi, s'il correspondait au style jupitérien, laisse toujours des souvenirs plus que mitigés: des splendeurs déchues d'une royauté finalement abolie à la revanche répressive à l'époque de la Commune de Paris.

    Il faut laisser le château aux touristes et aux soirées de gala des plus fortunés.
         Fallait-il passer d'un chateau à l'autre, avant de redescendre dans l'arène populaire du championnat du monde?
      Sky is the limit. Le président-monarque anglomaniaque, impérial au petit pied, va plus loin que le neveu de l'Empereur, vilipendé par Victor Hugo.
    Sauf que les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel.
    Jupiter croit soulever un espoir de dingue, comme le proclament certains de ses courtisans.
Mais les discours hors-sol ont peu de chances de produire les effets attendus. Il ne suffit pas de la splendeur du verbe pour convaincre. 
   Les critiques ne manquèrent pas, comme attendu.
       Le vernis social du monarque très libéral se craquèle peu à peu.
 Pas un mot sur les défavorisés, mais le contraire eût étonné. Certaines formules n'ont pas été digérées.Malgré l'audace des formules, comme le libéralisme est un socialisme, inspirée sans doute d'Alain Minc, laisse songeur.
    Une humilité, mais très jupitérienne, car Macron veut jouer tous les rôles et pourrait bientôt se passer d'un premier ministre.
   C'est la nouvelle verticalité du pouvoir qui jamais n'apparaît au sein de l'Assemblée, reléguée au rôle de chambre d'enregistrement, sommée de travailler vite et en silence.
      C'est un député de LREM qui le proposait, avant de se rétracter, effrayé sans doute pas son audace:
« Emmanuel Macron devrait pouvoir assister au débat qui suit son intervention, qu’on lui permette de dialoguer avec les présidents de groupes, comme c’est le cas au Parlement européen, avec deux heures de questions-réponses, avait en effet affirmé l’élu de l’Ain au PointCela éviterait de donner le sentiment d’avoir un président de la République qui fait son discours sans rendre de comptes à personne. C’est pourquoi nous avons déposé un amendement dans ce sens-là. »
                       Mais la fatigue guette...Des grognards traînent les pieds.
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jeudi 12 juillet 2018

Tout devient spectacle

Le tragique et le business
                                     Un super film en vue
Le malheur des uns...
               Comme dans un certain tourisme.
                               «Un jour, ce sera un super film!» 
   Une équipe de producteurs américains est arrivée au pied de la Grotte de Tham Luang dans la Province de Chiang Ra, où douze enfants et leur entraîneur de foot étaient coincés dans une grotte en Thaïlande.  
   Après deux semaines d'angoisse, l'équipe a été secourue et extraite des boyaux inondés. Une victime est à déplorer, un plongeur, mort alors qu’il tentait de se frayer un chemin dans les nombreuses caves de la grotte de Tham Luang. Les enfants rescapés ont été immédiatement transportés à l'hôpital. 
         Un happy end qui a attiré les producteurs de Pure Flix films. Michael Scott, le directeur général «voit ce film comme un blockbuster hollywoodien avec de grands acteurs».     Pure Flix est une société basée à Los Angeles et à Scottsdale dans l’Arizona. Son plus grand succès: le film Dieu n’est pas mort, sorti en 2014 et qui a rapporté plus de soixante-dix millions de dollars pour un budget de deux millions.   
       Scott et le co-producteur Adam Smith ont mené différentes interviews préparatoires à propos de l'histoire de la grotte de Tham Luang et envisagent d’engager un scénariste afin qu’il s’entretienne avec les acteurs majeurs de ce sauvetage, l’équipe d’intervention étrangère, les Navy SEAL thaïlandais, les victimes et leurs familles. Le but de la manoeuvre étant d’obtenir les droits exclusifs de leur témoignages.
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Re-fake news

Le débat n'en finit pas
                             Le projet de loi est toujours âprement discuté, car jugé inutile ou d'application impossible ou scabreuse.
          Il existe déjà un délit de fausse nouvelle.
   Non pas qu'il n'y ait pas problème, mais la question des fausses rumeurs ne date pas d'aujourd'hui et ne peut être contrée et combattue que par une meilleure formation et une plus exigeante information.
    Parfois c'est de l'ordre du  dérisoire, parfois c'est plus sérieux.
    La diffusion des réseaux sociaux et leur multiplication facilitent bien sûr les pires rumeurs, les plus absurdes contre-vérités. Mais aux pouvoirs médiatiques et politiques de se donner les moyens de les soumettre à la critique et à brider leurs tropismes mercantiles. 
      Facebook commencerait à faire le ménage dans ses rangs. C'est déjà ça. Mais à bon escient?
    Mais on peut manipuler l'opinion de bien des manières, qu'il est important d'analyser.
    Par un curieux renversement, le fake tend à devenir l'information de l'autre et on ne s'en prive pas, même dans les chancelleries.  A Moscou comme à Washington. On se souvient des intoxications réciproques pendant la guerre froide, des mensonges officiels de la Maison Blanche sur le Chili de Allende ou sur l'Irak, pour justifier son engagement, déstabilisateur de tout le Moyen-Orient.
  La propagande n'est jamais loin.
       Le problème du mensonge, de la désinformation, de la propagande, comme on le disait déjà en 14, en politique notamment, de l'enfumage des esprits, de la manipulation de hommes n'est pas un problème de notre temps, même si les moyens de transmissions et de pression sont aujourd'hui décuplés
    Une loi sur les “fake news”, d'où qu'elles viennent est un projet irréalisable ou dangereux.
  Les dénoncer, par contre, quand elles sont reconnues ccomme telles, est toujours possible, après de bonnes investigations et non sur la base de rumeurs.
     “Le grand danger, c’est de donner la responsabilité à l’Etat de dire le vrai du faux, surtout à l'heure de la massification et de l'extension rapide des fausses nouvelles. car l'Etat ne peut être  un arbitre neutre.
   Derrière l’illusion d’un diagnostic, l’expression fonctionne comme un écran, un alibi pour une censure étatique qui masque les causes du discrédit de la parole publique et son histoire.
      La culture, l'esprit critique, l'instruction  l'exigence d'une presse de qualité et libre sont les    meilleurs défenses.
  De nombreux effets pervers découleraient d'une législation imposée en ce domaine.
      Il faut se méfier de ceux qui se déclarent censeurs suprêmes et infaillibles et de la notion de post-vérité, et surtout de ceux qui veulent faire taire toutes critiques, sous prétexte de "fausses nouvelles"
   Ne pas faire confiance à ceux qui disent Faites-nous confiance, on va vous dire ce qui est vrai !”
     Internet n'a pas inventé  les mensonges et force est de constater que les plus dangereux ne sont pas ceux qui circulent anonymement sur les réseaux sociaux mais ceux qui sont proférés de façon très officielle par les gouvernements avec le concours des médias institutionnels....
        On peut tromper une partie du peuple tout le temps  et tout le peuple une partie du temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » (Abraham Lincoln)
       Dans les faits, linformation est (souvent) une guerre, et si lon considère lexploit davoir fait élire un banquier semi-royaliste à la présidence française dans un monde post-2008, on peut en tout état de cause constater que la poignée de milliardaires qui contrôlent la quasi-totalité des médias continue à la gagner.
          Une loi impossible donc.
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mercredi 11 juillet 2018

Les Balka-nient toujours



Plus blancs que blanc.


Dans la famille, je demande le fils.


Levallois a bien de la chance...

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Le point sur les ronds-points

C'est au point: la France tourne rond.

                                                         Malgré les critiques.

        En France, on n'a pas (trop) d'idées...

                                           ...Mais on a des ronds-points.

    Les champions du monde, c'est nous: 62574 exactement, aux dernières nouvelles.

      L'Allemagne est loin derrière avec13994, l'Angleterre avec 18540, l'Italie avec 26768, l'Espagne 33214.
       Cela continue à évoluer, plus ou moins selon les régions.
   Un nouveau tous les trois jours. Le roundabout français a battu ses initiateurs d' Outre-Manche.
          Avec une décoration parfois sans pareille!  Mais tout le monde n'est pas d'accord . Le contraire serait étonnant. Malgré leur utilité incontestée dans de nombreux cas, des esprits chagrins dénoncent le fait que L'argent public est précieux et ne doit pas être gaspillé dans des dépenses pour le moins loufoques, alors que tant de Français sont en difficulté financière»,
     Car le prix moyen d'un rond-point est de 100 000 euros pour une version basique,  plus d’un million pour les modèles « ornementés ». Au total 20 milliards d’euros ont été dépensés pour leur construction, les coûts se répartissant entre la chaussée (environ 40 %), la décoration (30 %), les trottoirs (25 %) et la signalisation (5 %) sans compter l’achat des terrains, particulièrement onéreux en zone péri-urbaine.

         En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des ronds-points.
____Nous sommes vraiment une exception dans le PRE (Paysage routier européen), et même dans le PRM (au niveau mondial).
  Les angliches, qui ont aussi inventé la locomotive, ont ouvert la voie: ils ont mis en place les premiers  roundabout, parfois un peu bizarres. il est vrai. 
   Mais qu'est-ce qui n'est pas bizarre au pays de Sa Gracieuse Majesté, à commencer par ses chapeaux?...
__Les places rondes à Paris, dès le 17°siècle, ne méritent pas encore le nom de rond-point. D'ailleurs, à cette époque, ou roule comme on veut, comme on peut...dans un joyeux désordre dont se plaignait Boileau.
    Les carrefours giratoires sont récents, même si l'idée est ancienne: on  doit à Eugène Hénard, en 1906 l'idée du « carrefour à giration».
______Il y du mystère dans certains ronds-points...On peut les visiter, il y a des ronds-points qui méritent le détour. Des petites merveilles à la gloire d’une production locale ou d’une célébrité du coin. En Islam, on peut être surpris..
     On en voit même (pas à Auteuil) avec trois vaches aussi belles que fausses, broutant le gazon. Pas de frais de tondeuse...Certains diront que ce n'est pas de l'art et que ces oeuvres risquent de distraire le conducteur le plus concentré. Certes, on ne trouve pas partout le (vrai-faux) pouce de César, et on ne peut demander à nos édiles d'exposer la Joconde ou une statue de Rodin quelque part entre St Omer et Charleville-Mézières...
______Un "mauvais esprit" comme Nabum estime que, dans les ronds-points, quelque chose ne tourne pas rond...
   Et il y va de sa critique habituelle et perfide des investissements coûteux et inutiles, au frais du contribuabledu petit manège enchanté de la corruption quotidienne. bla, bla ...
  Stop au lobby des giratoires ! veut-il nous dire, comme le Hérisson, dont on comprend ce qu'il risque à traverser un rond-point.
_____Bref, on peut tout dire sur les ronds-points, tout et son contraire. 
    Par exemple, à leur avantage, ils permettent de faire demi-tour facilement en territoire inconnu, ou de tourner autant de fois qu’on veut (c’est gratuit !) sans aucun stress pour repérer la bonne direction sur le panneau adéquat, d'abord mal repéré ; ça donne le temps de la réflexion au touriste sans GPS. Et on peut toujours trouver une issue, contrairement à ce que dit R. Devos...
     On peut en  matérialiser un au milieu de son salon, pour éviter les rencontres malencontreuses et les chocs de personnes pressées et distraites. Les incidents de famille et les coups de gueule impromptus en seront certainement nettement diminués..
   On peut aussi faire remarquer que les giratoires permettent de fluidifier le trafic et qu'ils ont été inventés lorsque l’on s’est aperçu qu’il était ridicule qu’un feu rouge nous arrête pendant qu’il n’y a strictement personne. Donc on peut dire qu’en quelque sorte cela fait (un peu) baisser la pollution car la voiture ne passe pas son temps à s’arrêter tous les 100m. 
    D'autres, qui les prennent sur les chapeaux de roue, critiquent l’usure inégale des pneus qu'ils provoquent à la longue. Mais une réglementation intelligente devrait permettre de prendre les rond-points dans un sens ou dans l’autre (une fois à la française, une fois à l’anglaise) pour équilibrer cette usure, en changeant le sens tous les mois par exemple..Une proposition à soumettre à votre député...
Et on oublie l'aspect girato-philosophico-anthropologique de la question...
___Nous sommes quand même les champions du monde dans ce domaine, ce n'est pas rien!
 Il n'y en a que treize mille en Allemagne, qu'on nous propose comme modèle. Et pas des oeuvres d'art...Lamentable!
                Vive nos ronds-points! Cocorico!
                                                                    Point!

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mardi 10 juillet 2018

Sabotage au mondial

Commandez vos pizzas!
                                   Merdum! Ils sont en grève...
                                                                 C'est marche ou grève. C'est scandaleux!
    Tant pis, ce sera une boîte de sardines..

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En marge...
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Le défi
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Stupéfiant!

Fantastique découverte!
                                             Le petit génie qui parle à l'oreille des banquiers, des financiers et de Jupiter sort de sa réserve très monacale pour annoncer le pire: le risque d'insurrection, la révolte des pauvres, la colère des gueux. 
        Diable! Voilà qu'il sonne le tocsin, lui qui se déclare sans rire comme libéral de gauche (sic!), mais qui n'a eu de cesse jusqu'ici de faire les louanges de l'économie mondialisée financiarisée et déréglementée, donc heureuse, celle de l'OCDE et de Pascal Lamy.

    Repentance? Que nenni! Mais il est très préoccupé. Il y aurait péril en la demeure. Lui, qui s'était laissé aller à commettre naguère un petit pamphlet sur l'argent fou, lorsque la crise était à son zénith. Mais c'était autrefois...
     Il nous met en garde contre les inégalités trop fortes, qui minent nos sociétés et qui peuvent s'avérer sources de révoltes, dangereuses pour le système qu'il défend.         On a bien compris que ce qui l'inquiète, c'est le statut des plus privilégiés, qui risquent de perdre beaucoup lors de révoltes qui menacent. Il ne partage pas le triomphalisme indécent de Waren Buffet, qui clamait sans vergogne que la lutte des classes, c'est les plus riches qui l'avait gagnée...
        Alain Minc, qui sait-tout-sur-tout, plagiaire à ses heures, ami et conseiller des banquiers, grand redresseur du Monde, inspirateur de Jupiter, est plein de sollicitude pour la  souveraineté  (sous contrôle) de la Grèce, qu'il prétend respecter....
       Serait-il prêt à s'en prendre au putain de pognon dépensé? Il ne faut pas exagérer non plus. Il n'est pas prêt à critiquer non plus le pognon de dingues pour l'aide sociale. Du moins publiquement.
        Il a presque raison, Minc, même s'il n'analyse en rien les causes du problème de la montée spectaculaire des inégalités et les effets de la forme de mondialisation qu'il défend. Si peu de personnes n'ont encore partagé autant de richesse au détriment de la plus grande masse.
             Mais pas très original, mise à part la dramatisation surfaite. C'est déjà ce que signalait l' OCDE depuis un moment, une organisation des plus conventionnelle, jugeant que les dérives actuelles étaient, non pas injustes moralement ou politiquement, mais contre-productives à terme, du simple point de vue de l'économiste de base. A la suite des études fouillées depuis longtemps de Thomas Piketty.
      Même au FMI, gardien de l'ordre financier, certains se sont mis, entre de nombreuses contradictions, à remettre en cause les principes économico-financiers de l'ordre mondial actuel, celui de l'après-crise qui n'a rien appris. Pascal Blanchard notamment, qui y va de sa petite musique.
     Certains, se demandant à quoi sert cette institution, n'hésitant pas à en critiquer le fonctionnement. Même dans la sphère d'économistes reconnus et parfois issus du sérail, comme Stiglitz et d'autres...
Les fondamentaux ne semblaient pas devoir changer. 
          Et pourtant l'organisation critique en interne la gestion de la crise de la zone euro. 
   Cela ne reste pour l'instant que des réactions individuelles, mais c'est nouveau.
    Mieux: elle met en évidence cette idée révolutionnaire: les inégalités nuisent à la croissance.
               Selon Martine Orange, "... Est-ce le constat de l’impuissance des gouvernements et des banques centrales de relancer leur économie, après la crise financière de 2008 ? Le fonds monétaire international (FMI) paraît en tout cas tellement secoué par la crise qu’il s’engage dans une révolution copernicienne. Après avoir souligné la sous-estimation des effets récessifs des coupes budgétaires, puis avoir remis en cause la ligne de conduite de l’Europe dans le sauvetage de la Grèce, l’institution internationale est en passe de dynamiter une des grandes théories du libéralisme : celle qui assume que l’augmentation des inégalités et l’accumulation des richesses dans les mains d’un petit nombre de plus en plus réduit profitent à l’économie et au bout du compte à tout le monde, et que la redistribution est contre-productive.
                 Dans un long papier théorique, Jonathan Ostry, chef du département recherche du FMI, et les économistes Andrew Berg et Charalambos Tsangarides prennent le contrepied de ces croyances. « Si des incitations positives sont certainement nécessaires pour récompenser le travail et l’innovation, des inégalités excessives risquent de peser sur la croissance, par exemple en réduisant l’accès à la santé et à l’éducation, en provoquant de l’instabilité politique et économique qui réduit l’investissement et en mettant à mal le consensus social requis pour faire face à des chocs de grande envergure », écrivent-ils. Selon eux, les pays qui supportent un niveau élevé d’inégalité connaissent une croissance plus faible et plus volatile que les pays qui pratiquent une redistribution élevée afin de réduire ces inégalités....
       Reprenant de nombreux travaux d’économistes qui se sont penchés sur les inégalités, les chercheurs du FMI constatent après eux que les inégalités de marché – c’est-à-dire avant impôts, avant redistribution – n’ont cessé de se creuser au cours des dernières décennies. Le fossé s’élargit partout dans le monde entre les plus pauvres et les plus riches. Le changement de ces trente dernières années est particulièrement frappant dans les pays de l’OCDE, où les salariés, soumis à la grande compression, ont connu une chute spectaculaire de leur niveau de vie, allant jusqu’au déclassement d’une partie d’entre eux, les politiques de redistribution ne permettant plus de compenser l’explosion des inégalités. 
Dans le même temps, comme le soulignait l’étude de l’ONG Oxfam, à la veille du sommet de Davos, les plus riches ont atteint un niveau d’accumulation jamais connu depuis la Première Guerre mondiale. Les 85 personnes les plus riches totalisent une fortune équivalente à celle de la moitié de l’humanité.
Loin d’avoir les effets bénéfiques escomptés, cette concentration de richesses entre si peu de mains engendre une croissance économique de plus en plus faible et de plus en plus volatile sur le long terme, selon les économistes du FMI. « De récentes études montrent comment les inégalités ont intensifié le cycle d’endettement et de financement, devenant la source de la crise, ou comment des facteurs d’économie politique, en particulier l’influence des riches, ont permis aux excès financiers de s’accumuler avant la crise », disent-ils, mettant leurs pas dans ceux de Stiglitz notamment. .."
                   Intéressants constats, qui tombent sous le sens, mais ce n'est pas encore un retour de veste.
On attend impatiemment l'avis de Madame Lagarde, pas très bavarde...... 
   A quand un tout autre FMI, garant d'une autre mondialisation, indépendant de la Fed, pour une aide et une régulation efficaces des pays en difficulté, après une profonde réforme de la finance internationale.
         Il serait intéressant de lire aussi le rapport de l'Inse sur la nécessité de l'aide sociale et de repenser le lancinant problème de l' égalité des chances et des déterminismes sociaux.
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lundi 9 juillet 2018

Feu nos amis belges

                                                 Les hostilités sont ouvertes

___________________Qui aura la frite?___________