Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 6 décembre 2023

Où va la presse?

           * Thomas Jefferson écrivait : "Si l'on me donnait à choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n'hésiterais pas un moment à choisir cette dernière formule."

                                 Lire le journal: une saine activité civique. Malheureusement en voie de régression, au profit de chaînes privées aux méthodes et aux contenus très discutés. Informer ne se résume pas à "faire savoir", mais à se donner les meilleurs moyens d'information et d'investigation. A condition qu'elle soit choisie et réfléchie et que l'information y soit de qualité, qu'elle que soit la ligne éditoriale générale, clairement assumée. La pluralité en ce domaine n'est pas un problème, mais la valeur de l'information, elle, en est un. Que reste-t-il de la qualité de la presse écrite française, depuis le renouveau de la Libération? Ne parlons pas des zéros ociaux....                                                  Les subventions légitimes à la presse, pour qu'elle ait les moyens de bien faire son travail, est-elle encore légitime, quand on se rend compte qu'elle favorise surtout les plus puissants. la presse française, mais pas seulement, est bien malade. La diversité a vécu. Jamais comme auparavant l'essentiel de la presse n'a été aussi concentré entre quelques mains. Des mains intéressées. Il n'y a pas que le soutien fidèle de Z. qui est en cause. Il y a bien d'autres verrous médiatiques, influenceurs d'opinion. Ce n'est pas d'aujourd'hui et seulement en France, mais ça s'accentue dans notre pays. Malgré la résistance de quelques îlots. Et il n'y a pas que la presse écrite. Un monde d'intérêts sans véritable frein, alors que l'information neutre et objective devrait être la norme. Un petit tour d'horizon:

         L'essentiel de la presse d'opinion est sous contrôle.  On ne peut pas dire que la presse en France soit actuellement diverse et pluraliste, reflétant en toute indépendance les grandes tendances de l'opinion, comme à une certaine période de son histoire. Elle s'est plutôt réduite, concentrée et homogénéisée.

               Ce n'est un secret pour personne: autour de 90% de la presse française est dépendante de grands groupes industriels et financiers qui y voient une possibilité d'influence, au moins indirecte. Peser sur l'opinion, même à perte, est l'un des objectifs des barons d'une presse écrite de moins en moins lue, où les groupes de pression et les puissants intérêts publicitaires pèsent d'un poids que peu remarquent.
      10 milliardaires possèdent quasiment toute la presse: Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère.    De même, la majorité des titres de presse régionale et magazine appartient à deux fabricants d’armes : Lagardère (via Hachette) et Dassault (via la Socpresse)....Ajouter à cela la bollorisation galopante et bien orientée d'un groupe mercantile pour lequel l'influence et l'intérêt sont les objectifs majeurs. Où s'arrêtera la voracité de celui qu'on appelle le "boa", au service de la cause de qui vous savez. Sa voracité semble ne pas avoir de limites. Une presse de plus en plus vénale.              ________

   Point de vue: "...« La clef des libertés civiques d’un peuple est dans la liberté de la presse. » C’est avec cette citation du député radical Émile Brachard, extraite d’une de ses interventions devant l’Assemblée nationale en 1935 pour défendre l’adoption du premier statut professionnel des journalistes, que le Fonds pour une presse libre (FPL) présente son initiative : des États généraux de la presse indépendante, le 30 novembre, et auxquels participeront plus de 100 médias, organisations et collectifs de journalistes, en réplique aux États généraux de l’information élyséens.   Le FPL justifie cette référence historique en faisant valoir que « la situation d’aujourd’hui a beaucoup à voir avec celle de l’entre-deux-guerres (1919-1939), qui vit l’apogée de la “presse d’industrie”. Une presse contrôlée et asservie par les grandes fortunes de l’époque, engloutie dans la corruption, et qui allait basculer dans la collaboration ».  Le rappel de l’histoire délétère des médias sous la IIIe République permet en effet de mesurer les conséquences extrêmes des opérations de prédation sur la presse menées par les puissances d’argent, comme les instrumentalisations qu’elles permettent, notamment au profit de l’extrême droite.                                                       Des scandales, de manipulation ou de corruption, sous la IIIe République, il y en a sans cesse. Avant la guerre de 1914, et tout au long de l’entre-deux-guerres.  Premier d’entre eux, celui dit « de Panama ». Pour assurer le financement des travaux de percement du canal, Ferdinand de Lesseps fonde une société, la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama. Celle-ci fait faillite en 1889, provoquant la ruine de près de 85 000 petits épargnants qui avaient souscrit à ses emprunts.   Mais l’affaire prend rapidement une autre dimension. De la prison où il est incarcéré, le polémiste d’extrême droite Édouard Drumont, qui vient de publier un pamphlet violemment antisémite, La France juive (1892), révèle – documents à l’appui – dans son journal La Libre Parole qu’une partie des financements a été détournée pour corrompre des dirigeants politiques, dont le président de la Chambre des députés, et de nombreux journalistes. « Les comptes de la Compagnie allaient révéler que 12 à 13 millions de ses crédits de publicité étaient allés à la presse, versés à des journaux, à quelques directeurs et à certains journalistes influents », raconte l’historien Marc Martin, dans une remarquable étude publiée en 2006 par Le Temps des médias. Cette corruption vaut à tous ceux qui y succombent de méchants sobriquets, comme « chéquards » ou « panamistes ». Même Georges Clemenceau reçoit des subsides pour son journal La Justice, bien qu’il en ignore l’origine douteuse.                                                 Dans son Histoire des médias, l’historien Jean-Noël Jeanneney précise que c’est souvent la presse elle-même qui est à l’origine du pacte de corruption, comme le révèle le procès de l’affaire, durant lequel Charles de Lesseps, fils de Ferdinand et l’un des dirigeants de la compagnie déconfite, explique à la barre : « Ce n’est pas moi qui ai été l’initiateur de la corruption, explique-t-il. Ce sont les journaux qui venaient me voir et qui me disaient : “Si vous ne me donnez pas d’argent, je vais dire que votre entreprise ne marche pas.” »   Tout le pays comprend qu’une bonne partie de la presse est prise dans les rets de la corruption. Ces événements vont nourrir la vague antiparlementaire et antisémite qui contribuera au déclenchement, en 1894, de l’affaire Dreyfus.             À l’occasion d’une intervention houleuse à la Chambre, le 8 février 1893, le député socialiste Jean Jaurès n’est pas le dernier à l’alimenter : « La puissance de l’argent avait réussi à s’emparer des organes de l’opinion et à fausser à sa source, c’est-à-dire dans l’information publique, la conscience nationale. » Et d’opposer en comparaison les initiatives de presse ouvrière où l’on « se cotisait pour fonder des journaux non pas avec de l’argent pris ici ou là à des banques nationales ou cosmopolites, mais avec l’épargne prélevée sur les salaires ». « Une ébauche de la presse loyale représentant vraiment l’opinion, reprend le socialiste. Et vous l’avez interdite. »   Ce plaidoyer en faveur de l’indépendance de la presse vis-à-vis des puissances d’argent devient dès lors pour Jaurès une obsession. Et quand il fonde L’Humanité en 1904, c’est l’un des thèmes de prédilection de ses éditoriaux. Dès le premier numéro, le 18 avril, Jean Jaurès l’annonce : « Faire vivre un grand journal, sans qu’il soit à la merci d’autre groupe d’affaires, est un problème difficile mais non pas insoluble. »......                                                 Quelques années plus tard, le 30 juin 1909, Jean Jaurès publie un nouvel article, « La curée prochaine », dans lequel il pourfend les puissances d’argent : « Mais voilà le cas que les grands fournisseurs, les grands capitalistes, font des enquêtes. On pourra voter ce qu’on voudra, ils s’en moquent. Une seule chose les intéresse : c’est qu’au bout des paroles et des votes, il y aura un nouveau programme de dépenses, de nouveaux crédits. Et ils essaient de se tailler d’avance la plus large part en corrompant la presse, en trompant l’opinion, en compromettant les hommes publics. »_____Il écrira encore cet article le 11 novembre 1913, « Pour le développement de L’Humanité », d’une incroyable actualité plus d’un siècle plus tard : « C’est notre devoir et c’est notre honneur d’écarter toute publicité de finance […]. Un journal n’est libre de son action nationale et internationale qu’à la condition de rejeter des subventions et des concours qui pris en soi, pourraient paraître innocents à des citoyens attentifs […]. L’effort de la finance pour s’emparer partout des ressources d’information est immense […]. Bientôt un journal pleinement indépendant sera un des grands luxes de la pensée humaine ; et une des gloires du Parti socialiste sera de donner à l’intelligence et à la conscience des hommes cette garantie et cette sécurité. » ...   Dans les années 1920, toute la presse ou presque continue d’être prise dans les eaux troubles des puissances d’argent. Un quotidien est alors le révélateur de cet état de servitude : Le Temps – « la bourgeoisie faite journal », selon la formule de Jaurès. Le journal est à la fois très proche des milieux patronaux et à la solde du Quai d’Orsay.                                                 Il est de notoriété publique que Le Temps est le journal du Comité des forges, l’aile la plus influente du patronat (l’ancêtre de l’actuelle Union des industries et métiers de la métallurgie). Mais cette proximité n’est pas qu’idéologique. Ce journal libéral créé en 1861 par un protestant alsacien, Auguste Nefftzer, va devenir la propriété en 1871 d’Adrien Hébrard, un sénateur républicain qui ne se distingue guère pour son sens de l’éthique, et qui emporte Le Temps avec lui dans la tourmente des affaires de Panama puis des emprunts russes.                                                       Après sa mort, en 1914, ses fils se succèdent à la direction du quotidien, avant de céder leurs parts à Louis Mill (1864-1931) entre 1927 et 1929. Ainsi que le raconte l’historien de la presse Patrick Eveno* : « C’est au décès de ce dernier, en 1931, que le grand public apprend que Louis Mill n’était que le prête-nom d’intérêts financiers, proches du grand patronat du Comité des forges et du Comité des houillères. » Le coffre-fort de Louis Mill ouvert après sa mort contient un document dans lequel il reconnaît être le prête-nom d’autres hommes d’affaires. Comme le précise l’historien Christophe Charle dans son livre Le Siècle de la presse, les actions de la famille Hébrard n’ont pas été vendues pour « pour 25 millions de francs » à Louis Mill, mais « au groupement de plusieurs grands patrons, notamment de Wendel, des sociétés comme La Marine-Homécourt, Denain-Anzin, le Comité des assurances, Rothschild et Suez ».  Le Temps était donc réellement la propriété du Comité des forges, présidé par François de Wendel, en même temps régent de la Banque de France, le quartier général des célèbres « deux cents familles ». « Le Figaro » est aux mains d’un parfumeur fasciste et antisémite.   Au même moment, en 1922, un siècle avant Le Journal du dimanche, survient le premier exemple d’un grand journal tombant dans les mains de l’extrême droite....."

________ L'histoire se répèterait-elle?..  [ Merci à Médiapart et à Laurent Mauduit]   ______

mardi 5 décembre 2023

Rire de tout?

  Sans humour (même noir), que peut-on être?

   Inimitable Desproges...                     ________________________________

Echos du Proche-Orient

  * Les extrêmes s'attisent

    * Une vieille histoire...                          

        *  Deux Etats?

           *  Engrenage                                             

              * Pression US nécessaire.

                *  Réengagement américain

                   * Emigration ou annihilation

                      * Face cachée du conflit

                        * Occasions manquées

                            * Comme des somnanbules

                                  * Gouvernement failli

                                         *  La grande confusion

                                             *   Apartheid hydrique

                                                 *Matériel de guerre

                                                      * Guerre et intelligence artificielle.

                                                           * Voix dissonante

                                                              * Peuple dispersé

                                              ____    Paroles d 'intellectuels:

 HANNAH ARENDT et ALBERT EINSTEIN (entre autres) ont écrit une lettre ouverte à l’éditeur du New-York Times le 2 Décembre 1948 :   ’Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’état nouvellement créé d’Israël l’apparition du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.

Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’Extrême-Droite et nationaliste en Palestine.

La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux Etats-Unis est évidemment calculée pour donner l’impression d’un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux Etats-Unis.

Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite.

Il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu’il représente.

Avant que des dommages irréparables soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l’impression en Palestine qu’une grande partie de l’Amérique soutient des éléments fascistes en Israël, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.

Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd’hui ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que jusqu’à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l’Etat Fasciste.

C’est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère ; de ses actions passées nous pouvons juger ce qu’il pourrait faire à l’avenir.’’

Lire la suite sur : http://libnanews.com/lettre-adressee-par-albert-einstein-et-hannah-arendt-au-new-york-times-02-12-1948/       _________________________

lundi 4 décembre 2023

Catastrophe éducative?


Ça peut l'être, trop souvent

                Malgré les récentes réglementations, plus ou moins respectées, on constate que le portable continue à exercer son emprise de manière excessive et souvent toxique sur une bonne partie de la population scolaire, dés le plus jeune âge, malgré les efforts de certaines associations de parents responsables. On ne parlera pas des adultes, victimes du même phénomène d'addiction. l'Unesco y va de ses recommandations. Le ministre y va de ses "innovations".... 


                                                      On peut considérer certains usages des écrans comme un "cancer";  les  écrans toxiques continuent à sévir, de manière mimétique. La fréquentation de certains réseaux sociaux ne faiblit pas, au contraire, parfois de la pire des manières. Sans parler des plate formes les plus perverses. Le problème est (aussi) politique: "...Après des années de controverse sur la surexposition des enfants aux écrans, Emmanuel Macron s’apprête à hausser le ton. Un tournant déjà amorcé dans d’autres pays, de la Chine à la Suède, où des décisions sur la prévention des plus jeunes face au numérique sont prises au sommet de l’État. Aux États-Unis, Joe Biden en personne a accusé les géants de la tech de «proposer aux enfants des contenus qui menacent leur santé mentale et leur sécurité», dans une tribune parue dans le Wall Street Journal...'                                     Un fléau? Oui, pour certains parents impuissants. Les effets délétères de la surexposition aux écrans ne sont plus à à à démontrer. Il ne s'agit pas seulement des portables...   ______________

Avertissement de responsables sur le terrain:

Nous ne pouvons que constater ces derniers mois la place grandissante que prennent le téléphone portable et les réseaux sociaux dans la vie de nos collégiens. Snapchat, TikTok, Instagram, Whatsapp ou autres; toutes ces plateformes amènent des dérives qui nous inquiètent : cyberharcèlement, accès à des contenus inappropriés ou violents, diffamation, injures... sans parler des risques de dépendances...
L'expérience et les relations que nous entretenons avec les forces de gendarmerie nous montrent que vous devez être très vigilants si votre enfant a accès à un téléphone portable et à un réseau social, quel qu’il soit. Voici quelques conseils à suivre pour limiter les risques
Discuter des risques des réseaux sociaux avec lui.
Fixer des limites en terme de temps
Surveiller l'activité de vos enfants (qui suivent-ils, quelles photos envoient-ils, que reçoivent-ils?)
Par ailleurs, nous souhaitons vous rappeler quelques informations très importantes
  • L'usage du téléphone est interdit dans l'enceinte des écoles et collèges depuis la loi du 3 août 2018. Tout usage non autorisé est sanctionné.
  • Il n'y a absolument pas besoin de créer ou de faire partie des groupes Whatsapp de classes pour échanger des devoirs, des leçons... Les élèves et les enseignants peuvent communiquer sur l'ENT. Il en va de même pour les élèves. C'est un réseau parfaitement sécurisé et stable.
En cas de problème, c'est donc votre responsabilité de parents qui est engagée devant la justice.Enfin, la plupart des réseaux sociaux sont interdits aux moins de 13 ans. Whatsapp est interdit aux moins de seize ans.
Sachez que le collège met beaucoup de choses en œuvre pour éduquer aux réseaux sociaux et lutter contre ses risques (intervention de e-enfance et éducation aux média et l’information en sixième, interventions en 5ème et 4ème de la gendarmerie), sans compter l'intervention des professeurs principaux.
Néanmoins, c'est ensemble que nous parviendrons à limiter les effets néfastes des réseaux dits sociaux.
Nous vous remercions pour l'attention que vous porterez à ce message.
Bien cordialement,
La direction et les équipes pédagogiques et éducatives de l'établissement"

dimanche 3 décembre 2023

Aveux

 Facebook sait tout (ou presque)

      Ce n'est pas moi qui le dit...           _________________________________

En passant...

__ Dollar

__ Regrets

__ Nuances

__ Godasses

__ Ecoanxiété

__ Vapotage

__ Lobbyisme

__ Evidemment

__ Redoublement?

__ Repeuplement

__ Jeu trouble

__ Actualité d' Huxley

__ Désastre démographique                      

__ Palestine et l'eau

__ Dires de Villepin

__ Le pétrole tue

__ Liaisons dangereuses

__ Marges et profits

__ Coût de la guerre

 __Prisons bondées

 __Rigueur et tartufferie

                     ___________Revue de presse. ____________________________

samedi 2 décembre 2023

Médiatiquement roi

      __ Un (triste) roi au service des intérêts et de l'idéologie d'un empereur aux affaires très particulières...

                                  ___________________________________________

De tout, un peu

 1 ____ Hanouna sur la sellette  

                              Le Baba-système continue, malgré les affaires. L'homme de Bolloré continue son barnum

 2 ___ Paix au Proche_orient

                                   Pourquoi l'échec?

 3   __  Les ultra-riches n'ont pas trop de soucis

                                              Cela va de soi

  4  __  COP: qu'en attendre

                          Echec programmé? Comme d'autres?              

                                          Total en retrait. Divisions. __ Double jeu







  5 ____ Vivement les JO?

                      Comme d'autres?

                        Ou pire?....

   ___   Surveillance de masse en question.   ______________________

JO 2024 : VIDÉOSURVEILLANCE ALGORITHMIQUE, DRONES, QR CODE... LE GRAND BOND EN AVANT TECHNO-SÉCURITAIRE

Les grands événements sportifs mondiaux ne sont pas seulement des aberrations économiques et écologiques, ni une succession d'opérations financières sordides qui profitent aux multinationales tout en excluant les populations les plus pauvres. Ces compétitions ne sont pas non plus qu'un exercice de propagande pour l'État qui les organise, un simple moyen de polir et redorer son image à l'international. Ce sont aussi les voies empruntées par les nations pour développer de nouvelles stratégies de gestion des foules et de contrôle des populations, un bond en avant de l'ordre techno-policier.
Les JO 2024, s'inscrivent dans cette logique techno-sécuritaire. Députés, sénateurs, préfets prévoient de déployer une batterie de mesures sur tout le territoire l'été prochain. Enjeu principal de ces mesures : la surveillance généralisée de la population.
Vidéosurveillance automatisée
Dans la "Loi Olympique" votée à l'Assemblée Nationale fin mars 2023, l'article 7 autorise la vidéosurveillance automatisée (VSA). Le dispositif est censé détecter plus efficacement des comportements dits "anormaux" grâce à des algorithmes. Les défenseurs de la VSA parlent de sa capacité à anticiper "des mouvements de foule ou la détection de bagages abandonnés ou de jets de projectiles". En creux, ils encouragent la mise en place d'un nouvel outil contre-insurrectionnel. De l'autre côté les défenseurs des droits humains alertent sur les risques de surveillance de masse : "[la] décision d’autoriser la surveillance de masse assistée par intelligence artificielle pendant les Jeux olympiques entraînera une offensive généralisée contre le droit à la vie privée, le droit de manifester et les droits aux libertés de réunion et d’expression", a dénoncé dans un communiqué Amnesty International.
Une autre crainte qui pèse sur cette technologie, selon les ONG : l'introduction de biais discriminatoires via la vidéosurveillance automatisée. "Ces algorithmes vont être entraînés à travers un jeu de données décidées et conçues par l'être humain. Elles pourront donc intégrer tout simplement les biais discriminatoires des personnes qui les ont conçues et pensées" note Katia Roux. L'avocat Arnaud Touati rappelle, lui, que "La VSA a déjà été utilisée à des fins racistes, notamment par la Chine, dans la surveillance exclusive des Ouïghours, minorité musulmane présente dans le pays".
Le texte de loi prévoit "à titre expérimental" que la sécurisation "de manifestations sportives, récréatives ou culturelles d'ampleur puisse être assurée au moyen d’algorithmes". La période de test couvrira toute la durée des Jeux olympiques (26 juillet au 11 août 2024) et paralympiques (28 août au 8 septembre 2024), puis s’étendra jusqu’au 30 juin 2025...
Un effet cliquet
"L'expérimentation", "le test" d'aujourd'hui sera la méthode de surveillance de demain. L'exception devient toujours la règle. C'est une règle historique : l'effet cliquet. Une fois que l'on a franchi une étape de contrôle "exceptionnelle", la mesure entre peu à peu dans la norme, il n'y a plus de retour arrière. Parlons donc de l'utilisation des drones policiers. D'abord dévolue à la surveillance des frontières et des manifestations politiques, les drones se sont rapidement retrouvés dans tout l'espace public, déployés dans les quartiers populaires lors des révoltes suite à l'assassinat de Nahel ou lors d'événements sportifs ou culturels. Ces derniers temps, on note ainsi la présence de ces mouchards volants pendant la coupe du monde de Rugby ou au concert de Beyoncé au stade de France le 26 mai 2023 entre autres. Il ne fait nul doute, qu'un emploi massif de drones policiers sera autorisé par les préfets pendant les JO.
Des tas d'autres mesures de surveillance devaient répondre à des situations exceptionnelles, soit d'urgence (dans le temps) soit de contexte local particulier (dans l'espace), avant de se généraliser progressivement. Le fichage ADN se bornait aux criminels sexuels, la vidéosurveillance ne regardait que les lieux particulièrement impactés par la délinquance, les comparutions immédiates devaient permettre de juger rapidement certains petits délits lorsque les tribunaux étaient engorgés ou la détention préventive ne devait concerner que les individus susceptibles de fuir ou d'avoir des conduites dangereuses le temps du procès... Autant de mesures qui sont aujourd'hui devenues la normalité policière et judiciaire.
QR Code au quotidien
Le QR code... C'est l'annonce toute fraîche du préfet de police de Paris. La mise en place dans la capitale et la région parisienne d'un QR code pendant la compétition olympique. Laurent Nunez compte limiter le droit de circulation dans certaines zones de la capitale et en Île-de-France cet été. Sauf si les personnes s'inscrivent sur une plateforme numérique dédiée pour obtenir un QR code. On marche sur la tête.
Au-delà des touristes sportifs, les habitant-es de région parisienne devront présenter un QR code lors de contrôles pour pouvoir se déplacer aux alentours des sites olympiques. Imaginez devoir présenter aux policiers et gendarmes un QR code pour pouvoir rentrer chez vous, aller travailler ou profiter d'une promenade à proximité de votre domicile. C'est un contrôle de nos déplacements et un fichage de nos activités quotidiennes.
Une certaine gauche avait refusé de s'engager dans les manifestations contre le Pass Sanitaire, outil techno-policier qui n'avait rien de sanitaire, imposé par le gouvernement pendant la crise du covid. Ce type de dispositif devait être, là encore, exceptionnel. Voici que le préfet de police de Paris propose le même dispositif pour une compétition sportive : mettre en place une sorte de Pass JO accompagné d'un QR code. Pour obtenir le "sésame", il faudra fournir "un certain nombre de justificatifs, de domicile mais pas que" précisait Laurent Nunez au Parisien pour ne pas être exclu de ces zones. Les personnes ayant des activités dans ou aux abords de ces périmètres délimités par la préfecture se retrouveront dans l'obligation de dévoiler des informations personnelles pour pouvoir y accéder, informations qui seront collectées et enregistrées dans des bases données et autres fichiers de police.
Les JO 2024, ne font pas figure d'exception. Au-delà du déploiement de milliers d'agents sur tout le territoire pendant la compétition, ce sont bien les technologies de surveillance de masse qui doivent nous alerter. L'État français teste tout un appareillage techno-policier pour pouvoir, dans un futur proche, les imposer dans notre vie quotidienne. C'est une sorte d'expérimentation et d'acceptation sociale grandeur nature.
Organisons-nous pour que les Jeux Olympiques 2024 ne soient pas le grand gaspillage d'argent public et la foire techno-sécuritaire annoncée.
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L'article du Parisien : https://www.le

vendredi 1 décembre 2023

Cela demande réflexion

 Nouveaux Tanguy.

          ___ Un phénomène récent
                                            Comme aux USA?  Pour fait de crise notamment....._________

Ce cher Henry...

Homme d'influence

                                 Même les géants de la diplomatie internationale ne sont pas immortels...                 Il a côtoyé les plus grands, de Brejnev à De Gaulle, au service des intérêts de la puissance qui l'accueillit dans sa jeunesse d'abord allemande. Son parcours fut sinueux et souvent contesté. Tout le monde s'accorde là-dessus. Un conseiller du prince ambigü, un géant controversé, un négociateur pragmatique (ou cynique, au choix), un défenseur rusé des intérêts de l'impérialisme américain au sommet de sa puissance, auquel il ne fallait pas faire d'ombre. Realpolitik d'abord!                Comme le dit gentiment le  Washington Post, la “seule personne à avoir été à la fois conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État de la Maison-Blanche, il a exercé un contrôle sur la politique étrangère américaine qui a rarement été égalé”  

Le terme "criminel" n'est pas excessif...

     ______La géopolitique appliquée n'est pas une science exacte. Surtout quand elle est au service des puissants. Machiavel donnait des conseils généraux aux politiques de son époque, mais restait à distance....L'homme oscilla entre habileté, ruse et brutalité, avec souvent un  cynisme, qui n'aurait même  pas approuvé Machiavel, plus subtil. De nombreuses zônes d'ombre accompagnent le personnage, qui encouragea des "opérations (très) spéciales", pour ne citer que le terrible bombardement du Cambodge ou le soutien sans faille qu'il accorda à son ami Pinochet, ne pouvant ignorer l'impitoyable répression qui s'abattait sur Santiago. Même dans son pays, il ne fut pas toujours admiré. Par exemple le sénateur McGovern condamna crûment certaines de ses implications, notamment la politique de bombardements sous Nixon  « comme l’action la plus barbare qu’aucun pays ait commise depuis les efforts de Hitler pour exterminer les juifs ».    Et le très sérieux Harper's juge très sévèrement l'action de ce diplomate "hors-norme", souvent conspué sur les campus universitaires... L'homme ne s'encombrait pas de scrupules, sachant au plus haut point que morale et politique ne font pas bon ménage, à un degré chez lui rarement atteint.                                                                                           L'ami de Pinochet fut pourtant Prix Nobel de la Paix, qu'il n'osa jamais aller chercher à Oslo. Par crainte ou mauvaise conscience.... L'homme ne s'encombrait pas de scrupules, sachant au plus haut point que morale et politique ne font que rarement bon ménage. L'homme de tous les terrains ne reconnut jamais, à ma connaissance, l'ampleur de ses erreurs, de ses fautes, de ses compromissions, de ses froides décisions. Le sulfureux diplomate, toujours entre deux avions, allait son chemin, en fonction des décisions mûries à la Maison Blanche. Faisant partie des plus fidèles missi dominici des présidents qu'il conseillait, parfois pour l'acceptable mais trop souvent pour le pire....

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