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lundi 13 mai 2024

On est les champions!...♪♫

 A voir...

         On nous promet pour les JO monts et médailles. Mais cela rique d'être encore décevant, même si l'essentiel est de participer... Pourquoi faut-il se concentrer sur le sport d'élite (souvent dénoncé)? Quels enjeux pour les jeux?                                                                                                                                                    Point de vue: un introuvable ruissellement:    "  ....  Spectaclee total, les Jeux olympiques d’été occupent une place singulière dans l’imaginaire collectif forgé par un cadrage médiatique consensuel. La fuite vers le gigantisme dissimule toutefois mal la liste des engagements non tenus : l’argent a pulvérisé l’amateurisme dans toutes les disciplines ; des sanctions à géométrie variable — contre la Russie mais pas contre Israël — remplacent la trêve antique ; le Comité international olympique (CIO), organe supra­étatique, s’avère des plus opaques ; des retombées économiques éphémères justifient d’énormes dépenses publiques ; les contraintes imposées au nom de la sécurité écrasent les libertés ; les vociférations cocardières des commentateurs annihilent tout esprit de fraternité entre les peuples…Mais qu’en penser du point de vue du sport lui-même ? Les Jeux ne pourraient-ils pas enclencher un cycle vertueux en faveur de l’activité physique ? Nul doute qu’ils représentent un moment à part, unique, pour les ­athlètes qualifiés. Leur abnégation pour parvenir au meilleur niveau suscite le respect. Leur allégresse lors d’une victoire sera d’autant moins feinte que chaque médaille gagnée leur ouvrira une rente. Ont-ils pour autant valeur d’exemple, tant l’exacerbation de la rivalité pousse à tous les excès ? Les grands événements sportifs internationaux (GESI) peuvent-ils générer un entrain sportif et des retombées positives pour le bien public ?   « Les Jeux vont insuffler un élan inédit à la pratique de nos concitoyens », affirmait Mme Amélie Oudéa-Castéra, dans un supplément du Parisien (18 janvier 2024). La ministre des sports soutenait ainsi la thèse de l’effet de « démonstration » ou de « ruissellement » des GESI en lançant la promotion de l’activité physique et sportive comme « grande cause nationale » de 2024. Plusieurs vedettes (Thierry Henry, Marie-José Pérec, Amélie Mauresmo, Didier Deschamps) apportent leur concours à cette campagne de communication incitant à « bouger » au moins trente minutes par jour. « Avec l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, assurait Mme Oudéa-Castéra, nous avons une opportunité unique de faire de la France la nation sportive que nous appelons de nos vœux. Ce rendez-vous sera aussi une occasion sans pareille de mettre le sport et ses bienfaits au cœur de notre société. » 


      
La sédentarité conduit l’humanité à un tournant anthropologique encore sous-estimé. L’obésité touche désormais plus d’un milliard de personnes dans le monde : 42 % des hommes aux États-Unis par exemple, près de 50 % au Pérou ou de 40 % en Roumanie, plus de 80 % des femmes dans certaines îles du Pacifique . Le risque inhérent à l’inactivité physique devient un impératif prioritaire de santé publique. Mais l’étude internationale établissant ce constat conclut que « la plupart des efforts de prévention de l’obésité se sont concentrés sur les comportements individuels ou sur des modifications isolées de l’environnement bâti ou alimentaire. Ces efforts ont eu peu d’impact sur la prévalence de l’obésité, en partie parce que les aliments sains et la pratique du sport et d’autres modes de vie actifs ne sont pas accessibles ou abordables pour les personnes à faible revenu et peu autonomes  ».   ___Les bienfaits sanitaires de l’exercice ne sont plus à démontrer. Tous les organes, y compris le cerveau, en tirent bénéfice, et à tous les âges. C’est un moyen essentiel d’éviter la plupart des maladies, mais aussi de contribuer à les soigner. « Promouvoir la pratique d’activités physiques apparaît donc comme un enjeu majeur pour prévenir à la fois l’augmentation de l’incidence des pathologies chroniques et leurs conséquences », observe par exemple un groupe d’experts qui recommande sa prescription « à toutes les étapes de la pathologie » . Pourtant, en France, 47 % des femmes et 29 % des hommes sont physiquement inactifs, et 73 % des jeunes de 11 à 17 ans n’atteignent pas les préconisations en la matière. Le pays hôte des Jeux figure au 119e rang sur 140 dans un classement selon l’activité des adolescentsImaginer que quinze jours d’un divertissement au suspense bien huilé puissent exercer une influence sur les comportements individuels relève d’une illusion. De nombreux travaux ont porté sur l’« héritage » des Jeux olympiques et les retombées des GESI dans plusieurs domaines : infrastructure, tourisme, environnement, cohésion sociale, etc. Concernant les effets sur l’activité physique en général, une analyse de toutes les publications des deux dernières décennies conclut : « Notre revue systématique n’a pas montré d’effet immédiat ou différé de l’accueil de manifestations sportives, de la réussite sportive ou du rôle de modèle du sport d’élite dans l’augmentation de la pratique d’activités physiques des jeunes ou des adultes. Aucun bénéfice n’a été observé, que ce soit au niveau local ou à grande échelle. (…) La promotion du sport d’élite à elle seule n’est pas susceptible d’augmenter la pratique dans la population. Les décideurs et les responsables politiques devraient donc être conscients [de ses] effets limités (…) sur l’amélioration des modes de vie actifs (6).  »                   Si la réussite de certains athlètes d’exception — comme Martin Fourcade en biathlon ou les équipes de France de jeux de ballon en 2021 — peut doper sur le moment les adhésions aux fédérations concernées, l’enthousiasme ne touche que la population déjà sportive. « Surtout, l’effet est très réduit dans le temps puisque sans effort soutenu les effectifs de pratiquants dans les associations s’affaissent quelques mois après la tenue de l’événement », constate une étude française. En suivant la population japonaise qui avait assisté aux Jeux de Tokyo en 1964, on observe une pratique plus régulière que chez les générations suivantes. Mais les enquêtes menées après les Jeux de Sydney (2000), Pékin (2008), Vancouver (2010) ou Londres (2012) n’ont rien montré de probant ; en dépit, pour ce dernier exemple, de la campagne « Inspirer une génération » qui accompagnait l’événement. Plus étonnant encore, les Jeux paralympiques de Londres « n’ont pas eu d’impact positif sur la motivation sportive des personnes handicapées, on observe même un déclin de leur activité physique (8)  » dans les cinq années qui suivirent.  La communication du gouvernement français sur le « sport-santé » relève de l’injonction paradoxale quand deux symboles mondiaux de la « malbouffe » occupent une place centrale pour les deux principaux spectacles sportifs organisés dans l’Hexagone : Coca-Cola lors des Jeux, et McDonald’s pour les quatre prochaines années de la Ligue 1 de football. L’urgence sanitaire ne devrait-elle pas conduire à lutter contre le marketing alimentaire, en particulier quand il touche les enfants ? Une taxe ou l’interdiction de la publicité sur les produits sucrés ne seraient-elles pas plus efficaces qu’une médaille remise entre deux slogans de tels commanditaires ? L’injonction à « bouger » heurte aussi l’intensification du travail des dernières décennies, la généralisation de la position assise devant un écran, l’arrêt de la réduction du temps de travail depuis vingt-cinq ans, voire son inversion avec le recul de l’âge de la retraite.   La contradiction la plus spectaculaire émerge en parallèle dans le mépris des pouvoirs publics et des médias envers l’éducation physique et sportive (EPS). Le 15 mars dernier, les professeurs de cette discipline manifestaient pour rappeler que « tout commence à l’école ». « Depuis 2017, année de l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques à Paris pour 2024, la place de l’EPS et du sport scolaire ne cesse de se dégrader dans notre pays », déplorait le Syndicat national de l’éducation physique (SNEP) dans une pétition. Il précisait : « Les dispositifs gouvernementaux (deux heures en collège, activité quotidienne de trente minutes en primaire) ne sont pas à la hauteur des enjeux et concernent une minorité d’élèves. » Les enseignants réclament quatre heures hebdomadaires d’EPS à tous les niveaux — contre deux heures aujourd’hui en lycée — et un plan d’investissement dans les équipements sportifs. « Je vais me faire des ennemis, mais on n’est pas du tout un pays de sport », résumait avec amertume le nageur Florent Manaudou.    Un collectif de promotion de l’EPS en Seine-Saint-Denis remarque que les professeurs ne reçoivent pas « les moyens nécessaires de la part de l’ État pour respecter les lois de la République en matière de pratique sportive  ». Dans le département du Stade de France, où professeurs et parents d’élèves se sont mobilisés ce printemps en réclamant un « plan d’urgence pour l’éducation », le nombre d’installations sportives ne représente que le tiers de la moyenne nationale, avec une ancienneté globale de plus de quarante ans. Près de 40 % des élèves entrant en sixième ne savent pas nager. Les clubs refusent les adhérents, faute de place. Le collectif demande que pour chaque euro dépensé pour les Jeux, autant soit affecté au développement de l’EPS…    Le « ruissellement » du sport d’élite ne peut opérer pour des raisons aujourd’hui bien identifiées. Le spectacle sportif professionnel célèbre le culte du corps, de la victoire. Il encourage les cadences infernales, minimise des blessures chroniques, voire le dopage. Autant d’ingrédients incompatibles avec la dimension ludique et collective sur laquelle repose le sport de masse. Pour devenir olympiques, nombre de disciplines, comme récemment l’escalade ou le ski-alpinisme, renoncent à ce qui fait leur originalité : l’amusement, la confrontation avec les éléments, l’inconnu, les aléas. A contrario, les Jeux imposent un cadre repoussant : « Obligation d’un environnement artificiel et standardisé, culture de l’antagonisme, de l’automatisme et de l’individualisme  ».  « Le premier pas vers l’activité physique consiste à prendre conscience de la force d’attraction sédentaire », notent deux scientifiques qui ont étudié les racines profondes et physiologiques de l’inactivité (12). Trop d’inconfort, de douleur, de domination, d’échecs sont associés au « sport-spectacle ». « En revanche, concluent-ils, si faire de l’activité physique s’accompagne de plaisir, de bien-être, voire d’un sentiment de fierté, alors notre cerveau va au contraire chercher à renforcer l’engagement dans cette activité. Ces émotions positives vécues lors de nos séances d’activité physique vont aider à contrebalancer notre tendance spontanée à minimiser les efforts. » Ces émois seront d’autant plus positifs et durables dans un univers calme, non marchand, dépaysant, a fortiori en pleine nature..."  [Philippe Descamps. Merci à Médiapart]  _ Souligné par moi.]  
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dimanche 12 mai 2024

Les bons comptes

 Font la bonne justice sociale

                 L'actionnariat en lui-même n'est pas en cause. C'est ses rapports vertigineux actuels qui posent problème...

                 Une économie de rente s'installe et de super-profits pour les managers. ..Actionnaires, qui ne sont pas ou peu des particuliers. ... Près de la moitié de ces dividendes partent vers l'étranger. 55% seulement restent en effet en France, tandis que 20% prennent la direction de la zone euro et 16% celle des Etats-Unis. En France, les particuliers ne détiennent finalement que 9% de CAC40 et leur part a été divisée par quatre en trente ans. Ce sont des sociétés d'investissement ou des fonds de pension qui possèdent la quasi-totalité des entreprises cotées.Ce sont les actionnaires qui font la loi, impulsant ainsi des tendances plus spéculatives que productives. Le rendement à court terme est privilégié par rapport à l'investissement à long terme, ce qui est un facteur de risques et de crises

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Billet dominical

__  Enfin!

__ Miracle...

__ Surchauffe

__ Alternative                 

__ La vache!                                 

__ Indochine

__ Illectronisme             

__ Médiatisation

__ Renoncement

__ Dernière chance?

__ Soutien symbolique

__ Un peu de raison

__ Ukraine et Europe

__ Made in Germany?

__ Inquiétante frénésie

__ Voitures dangereuses

__  Journalistes à Gaza

__ Exportations japonaises

__ Portugal au tournant?

__ Darwinisme en question

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samedi 11 mai 2024

Mieux vaut être vigilant!

  Le hameçonnage prend des formes variées...

                           Les bons clics.

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Surveillance de masse

Le rêve des régimes totalitaires ...

                            Ou des démocraties qui glissent vers la tentation d'un contrôle toujours renforcé. Ce n'est pas nouveau, mais les moyens on changé, se rendant plus discrets et plus efficaces. Pas seulement en Chine où l'on connaît la généralisation du contrôle facial, obligeant les individus à s'autocensurer en permanence, du moins dans les sphères publiques. Mais l'exemple chinois est en passe d'être suivi, même si c'est de manière plus discrète et détournée. Aux USA, par exemple. une tendance inquiétante se manifeste en se sens, malgré des résistances et une législation qui pourrait changer:   '"..La section 702 permet aux agences américaines d’espionner les non-citoyens se trouvant en dehors du pays, mais les communications des Américains – y compris les activistes, les journalistes et les législateurs – ont souvent été englobées dans l’autorité de surveillance..."              Aucune démocratie ou se prétendant telle n'est à l'abri du risque de se doter de moyens plus ou moins sophistiqués de surveiller, plus ou moins efficacement son peuple ou certaines sources sensibles pour le pouvoir en place. La numérisation galopante risque de devenir assez vite un tremplin plus facile pour y accéder. La vigilance de la CNIL s'impose plus que jamais, malgré ses failles ainsi que surtout celle de tous les citoyens. Ce n'est pas un mythe. Et on sait que  «Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)


                                                                                                                                                                   Il est des métiers ou des fonctions sont  plus sensibles à la surveillance que d'autres. Des programmes comme Prism, géré par la NASA, peuvent passer par nos téléphones portables à notre insu. Il est facile de mettre le doigt dans l'engrenage...surtout quand le sentiment d'insécurité nous envahit, relayé par des medias parfois voués à le diffuser.Aucun pays n'est à l'abri de dérapages. Il n'y a pas que de la fiction...__________

vendredi 10 mai 2024

Emballement

   ...  Ou panique?   Tout ça pour ça?! 

            Les confusions continuent...L'urgence: revenir à un peu de  raison.

                 «  il y a deux choses infinies : l’univers et la bêtise humaine. et encore, pour l’univers j’en suis pas certain » Einstein

                              La liberté de caricaturer ou de critiquer, parfois insolente, peut être un bon auxiliaire de la liberté de penser. On s'en souvient...






        __ Point de vue...
                  Et ici. Et ...

___- Voix israëliennes_______________________

Juifs et musulmans

 Frères ennemis?        |Bis repetita]

                       C'est le moment de s'en rappeler.      ___Tant de choses en commun...   Des relations plus complexes qu'on ne le croit.

                             Ceux que l'on s'obstine à opposer du côté de Tel Aviv ou ailleurs ont  et ont eu une histoire plus commue qu'on ne le croit, si l'on se donne la peine de remonter une peu dans le temps et de sortir  de certains mythes et des conflits nés sur les ruines de l'empire ottoman et les ambitions d'un sionisme expansionniste.
       L'historien   Julien Cohen-Lacassagne,"...enseignant à Alger, torpille en moins de 200 pages les idées reçues sur l’origine des juifs d’Afrique du Nord, notamment celle assurant qu’ils descendent des juifs de Judée exilés après la destruction du temple de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ.
     Parti d’un questionnement sur ses propres origines juives-algériennes et de coutumes similaires comme lancer un verre d’eau derrière les proches qui partent en voyage, Julien Cohen-Lacassagne démontre que juifs et musulmans du Maghreb partagent une histoire commune, les mêmes origines, confondues dans un univers arabo-berbère.
      « Ce n’est pas un peuple en errance qui a traversé les mers mais une idée, animée d’une puissante dynamique missionnaire : le monothéisme, développe-t-il. C’est dans les bagages des Phéniciens que le judaïsme a gagné Carthage, avant d’être adopté par des tribus berbères et de s’étendre dans l’arrière-pays. Résistant à l’expansion chrétienne puis à celle de l’islam, ces Maghrébins juifs ont contribué à une authentique civilisation judéo-musulmane partageant une langue, une culture et même un substrat religieux. » 
     Selon les circonstances, il y eut de l’inimitié, de la cordialité ou de l’indifférence entre juifs et musulmans, et pas nécessairement pour des raisons religieuses. Mais leur histoire profonde est commune : au Maghreb, ce sont les mêmes populations. En disant cela, j’ai l’impression de révéler un secret de Polichinelle.
     La grande différence par rapport à l’Europe et à la chrétienté, c’est que le monde musulman ne s’est pas dogmatiquement constitué par opposition au judaïsme. À sa naissance dans la péninsule Arabique, l’islam s’était distingué du judaïsme sur le plan des pratiques, c’est-à-dire sur un plan formel. C’était d’autant plus important que les dogmes sont proches, donc il fallait au moins que les rituels soient distincts, tout en étant reliés l’un à l’autre : l’islam a simplifié les règles alimentaires juives, tout en en conservant l’essentiel, la prière s’est orientée vers La Mecque et non plus vers Jérusalem, l’usage du vin a été proscrit dans le rituel, la période de jeûne a été allongée.
    L’islam, au fond, c’est la continuité du judaïsme. Et c’est notamment le retour d’un prosélytisme que le judaïsme avait progressivement abandonné, tout en demeurant une alternative au christianisme trinitaire. Le christianisme s’est, quant à lui, construit sur la base d’un peuple juif déicide. Pour toutes ces raisons, on ne trouve pas dans l’histoire longue du Maghreb une hostilité aux juifs aussi violente et rancunière que celle qui a fermenté dans la chrétienté.
     Pour le dire de manière synthétique, les juifs d’Afrique du Nord sont, pour l’essentiel et exactement au même titre que les musulmans d’Afrique du Nord, des Berbères arabisés ayant adopté un monothéisme : le judaïsme pour les uns, l’islam pour les autres. Il faut ajouter qu’il y eut des va-et-vient entre les deux. Autrement dit, les juifs africains ne sont pas issus de populations extérieures ayant migré depuis la Judée, singulièrement après la destruction du temple de Jérusalem par Titus en l’an 70, pas plus que ceux d’Europe d’ailleurs. Aucune source n’atteste un tel exil, matériellement peu vraisemblable. ...."
_______Cette étude rejoint largement celles d' l'historien israëlien Shlomo Sand, entre autres, et les récentes recherches d'autres historiens, qui montrent combien les histoires ont été mêlées:
       Arte a diffusé il y a peu une émission très intéressante sur un sujet généralement peu abordé, parce que mal connu par le grand public, qui est pourtant une toile de fond de certains problèmes aigüs toujours présents au Moyen-Orient. Remonter aux origines permet bien souvent d'éclairer et de relativiser les problèmes d'aujourd'hui.
    Une plongée assez méconnue et troublante dans l'histoire longtemps commune des communautés arabes et juives depuis le 7° siècle, d'abord dans la péninsule arabique puis une grande partie du bassin méditerranéen jusqu'au milieu du 20° siècle.
      Un document qui coïncide avec la sortie d'un important ouvrage collectif sur l' Histoire des relations entre Juifs et Musulmans, un livre à plusieurs voix, pas toujours forcément convergentes sur tout, qui va " à l’histoire réelle, tout en ne lâchant pas les mythes qui ont influencé les comportements."
    L'histoire y est rendue dans sa complexité et son dynamisme. On comprend mieux l'intrication des deux cultures et des destins, des relations parfois apaisées, parfois conflictuelles.
   L'objectif des auteurs est ambitieux: "A l'heure où les conflits perdurent au Moyen-Orient, que les relations se durcissent entre communautés, tout porterait à croire, pour des esprits myopes historiquement, que l'animosité entre Musulmans et Juifs existerait depuis les origines, comme entre des extrêmes. Les tensions actuelles observables ici et là, faussent notre jugement et trouble notre vision d'un passé, où les deux religions se sont fécondées mutuellement et culturellement pendant des siècles et ont coexisté plus ou moins harmonieusement dans diverses parties du bassin méditerranéen..."

   ____Les auteurs parlent dennemis intimes pour désigner l'ambivalence de ces relations à travers les siècles. Quatorze siècles d'histoire commune tout de même, pendant lesquels les influences réciproqques furent multiples... 
   Aujourd'hui, tout est brouillé, surtout depuis la montée des nationalismes européens puis arabes, suite à la dissolution de l'empire ottoman, les nouvelles formes d'antisémitisme en Europe, exportées dans le bassin méditerranéen, la gestation du sionisme depuis T.Herzl et sa concrétisation tragique en 1947, par l' expulsion des Palestiniens.
[Tous les juifs ne sont pas sionistes (certains en refusent encore l'idée et ses funestes conséquences) et tous les arabes ne sont pas musulmans, comme tous les musulmans ne sont pas arabes et il y a des arabes chrétiens et athées et des juifs incroyants... La réalité est moins simple que les schémas simplistes qui circulent.]
    Le recul historique permet de comprendre un peu mieux la complexité et les tension repérables encore en partie aujourd'hui
       Si loin, si proche.... A-t-on affaire à ce que Freud appelait le paradoxe des petites différences? Ce serait trop simple...


A la naissance de Mahomet, en 570, «on pouvait trouver des juifs dans toutes les sphères de la société arabe, nous apprend le chercheur américain Gordon D. Newby, ils étaient marchands, nomades, fermiers, poètes, artisans et guerriers. Ils vivaient dans des forteresses, en ville, ou sous la tente, dans le désert. Ils parlaient l'arabe classique, le judéo-arabe et l'araméen...»
Que l'islam soit né dans un milieu largement irrigué de judaïsme, aucun texte islamique des origines ne le nie. Le premier rédacteur de la vie de Mahomet, Ibn Ishaq, qui écrit sa biographie, la Sira, un siècle après la mort du prophète de l'islam, a même interviewé les juifs quittant Médine pour la Terre sainte au fur et à mesure que les musulmans acquéraient les terres des non-musulmans. Que le Coran reflète une ambivalence vis-à-vis des juifs - de la reprise admirative de leur héritage à la détestation et aux massacres des tribus -, c'est tout aussi indéniable. Mahomet a observé et étudié les juifs, puis tenté de les gagner à lui en reprenant clairement la plupart de leurs rituels et légendes : la prière vers Jérusalem (abolie après la rupture), les interdits culinaires, les jeûnes, les prophètes, la saga biblique..."

   Les  échanges culturels furent très nombreux et très riches, malgré les tensions, perceptibles dès le début. Tensions d'abord peu marquées, parfois plus manifestes, jusqu'aux ruptures parfois brutales [1]
           Les Juifs sont d'abord des arabes comme les autres
    _____ Hier, la coexistence relativement harmonieuse des Juifs de très ancienne implantation et des Palestiniens était bien visible à Jaffa, avant que la discorde ne s'installe, pour les raisons que l'on sait.
Mais l'israëlisation à marche forcée et la résurgence des mythes, notamment celui de l'exil, les dérives de la militarisation et de la colonisation, qui ont exacerbé des formes d'islamisme intransigeant, ont contribué à créer un fossé, une déchirure, les extrêmes s'attisant, au coeur même du monde juif et de la société israëlienne, dont on voit mal comment elle pourrait être réparée dans un avenir proche. Rompre l'engrenage paraît de plus en plus difficile. Hébron en est le témoin tragique.
_____Espérons que ces documents, à approfondir, contribueront à raviver les mémoires d'un côté comme de l'autre...pour retrouver le meilleur d'un passé, qui n'est pas tout à fait passé.

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jeudi 9 mai 2024

Transparence?...

    Ou opacité?

                           A qui se fier ?

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Varia

__ Minijobs

__ Etrange

__ Adieux

__ Blocage

__ Pollutions

__ Perplexité                 

__ Encerclement

__ Déréglementation

__ Embryologie

__ SNCF: tensions

__ Imaginaire médiéval

__ Age de pierre?

__ Didactique du français

__ Mémoires françaises

__ _____ Musk en Allemagne Un Elan sans limites?   ________________________