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mardi 26 octobre 2021

Je sonde, tu sondes...il délire.. (1)

 Un sondage tous les deus jours! Où va-t-on? 

                                Jusqu'à la folie? ... L'emballement est manifeste, alimenté par les passions et les intérêts exacerbés du moment, au coeur d'une société qui a largement perdu ses repères, dans un vide théorique sidéral où des bateleurs ont pignon sur rue. . Dire que les sondages préélectoraux sont discutables est un euphémisme. La prudence s'impose quand on connaît leurs modes de fonctionnement. Certains sont pour leur suppression, ou leur limitation stricte et encadrée, ce qui paraît plus sage, surtout quand les passions se déchaînent, si loin de l'échéance. On peut rêver...Nouvelles pythies non brevetées, au service d'organes de presse soucieux de faire du chiffre, parfois instrumentalisés, voire manipulés, les sondages, peu critiqués dans leur fabrication et leurs visées,  ne sont pas sans perturber l'opinion, sous prétexte de la tester, sans l'orienter  plus ou moins subtilement, en anesthésiant son recul critique et ses possibles choix  rationnels.

     On l'a vu clairement avec l'effet Maqueron, dont la montée rapide dans les intentions de vote apparaissait clairement comme un artifice dont s'empara une certaine presse et des groupes de pressions habilement masqués.    Les sondages politiques sont redevenus le pain quotidien, envahissant, contradictoire, de notre PPF, survalorisant les chevaux de tête désignés ou autodésignés, escamotant les minoritaires, ceux dont la voix est devenue inaudible, conséquence du tam-tam médiatique et de l'effacement de l'esprit critique.  Ils submergent le débat politique de fond, brouillent ou escamotent les enjeux, nous détournent de la réflexion personnelle, informée et renforcent l' aspect de  la politique telle qu'elle est trop souvent devenue: un spectacle. Mais un spectacle non innocent.

    Un sondage chasse l'autre à la vitesse grand V, contribuant au renforcement des relativismes, à la montée de la précarité des points de vue, sans remettre en causse leur logique interne.
     La question mérite encore d'être posée, même si les effets ne sont pas toujours mesurables:  pourquoi des sondages?:
        Comme disait Pierre Bourdieu, "La soit-disant ''opinion publique" n'est qu'un instrument politique, un étandard-caméleon que brandissent les groupes d'intérêts (partis politiques, médias, corporations) en donnant l'impression qu'ils s'y soumettent alors qu'ils participent de façon non négligeable à sa construction dans l'élaboration des questionnaires, le traitement des réponses, et l'exploitation médiatique des "résultats". 
        Voilà bien le fond du problème. C'est clair pour les pseudo-sondages commerciaux, fabriqués de toutes pièces au service de la seule vente.  c'est plus compliqué à analyser au sujet des sondages d'opinions. quand celles-ci sont ondoyantes et parfois contredites par les pronostics jugés pourtant les plus fiables.
    L'opacité des sondages est rarement analysée et on oublie vite ceux qui se sont magistralement égarés.
       Comme le souligne P.Champagne, "Avant de s’interroger sur le fait de savoir si tel(le) candidat(e) a de bonnes chances d’être élu(e), il serait peut-être bon de savoir pour faire quoi. Et on peut même se demander s’il ne faudrait pas oublier totalement les sondages préélectoraux et les petits calculs plus ou moins cyniques et manipulateurs qu’ils encouragent afin d’en revenir plus classiquement à une logique inverse de celle qui tend à s’imposer aujourd’hui, à savoir que chaque parti construise d’abord un vrai projet de société en réunissant, pour l’élaborer, militants, experts, spécialistes et ensuite, mais seulement ensuite, voir qui peut, dans chaque parti, le défendre devant les citoyens avec quelques chances de succès..." (P.Campagne)
      Le bon sens même.
         Les égarements de la coyance politique n'ont plus à être soulignés, qui peuvent dans certains cas être tragiques, dans certaines circonstances.
      Les effets pervers de certains sondages, au faux aspects scientifiques, n'ont pas fini de se manifester. L'exemple américain récent vient de le monter récemment.
    Certes, il y a sondage et sondage, mais les procédures devraient être revues et les sondages de dernière minute interdits.
          Que Marine Le Pen gagne dans l'opinion, il n'est pas besoin d'être un fin analyste politique ou un professionnel des medias pour s'en rendre compte...
 Tout concourt, pour l'instant, à lui donner une certaine crédibilité par défaut, étant donné le vide politique qui s'est installé autour d'elle, les peurs ambiantes, les problèmes économiques réels de "la France d'à côté", les fantasmes entretenus, l'Europe défaillante. Le système sarkoziste aura bien alimenté sa montée, tout en prétendant la phagocyter.
  Son récent lifting récupérateur, son ripolinage de façade, son large ratissage, son habile séduction, lui confèrent une aura provisoire qui pour l'instant contribue à son ascension dans de nouvelles couches de la population, fragilisées à tort ou à raison.
      Ce phénomène sociologique et politique, une certaine presse s'en empare pour en faire ses choux gras, dans des conditions douteuses. La presse, malade, a besoin de se booster. L'l'institut Harris, d'autres demain, utilise des méthodes singulières pour stimuler les sondés et fait silence sur ses méthodes pour prétendre tester l'"opinion" à un moment donné.
_       Une opinio
n "qui n'existe pas" (Bourdieu), au sens où elle n'a nulle stabilité, nulle indépendance, nul caractère sacré . Elle est toujours mouvante, en train de se constituer, pouvant demain se modifier profondément à la faveur d'un événement majeur ou d'une renversement de situations.
__Bien sûr, il y a des tendances , provisoires, repérables (mesurables?), mais un traitement statistiques sera toujours sujet à caution. C'est plutôt rassurant...
   Mais les sondages d'opinion ont un effet pervers: ils donnent à croire à beaucoup que l'anticipation vaut la conclusion, que les intentions seraient les élections, comme si les sondés étaient déjà dans le contexte électoral projeté, comme si le "montage" des sondeurs était innocent et sans défaut...Surtout, ne pas parler de politique...
   Il y a une vérité que les instituts de sondages préfèrent ne pas crier sur les toits.
      On n'évoquera pas la guerre qu'ils se livrent entre eux.

_De plus, le "thermomètre" devient vite thermostat, finissant par réguler l'opinion elle-même, l'enfermant dans des résultats provisoires et discutables: effet feed-back pervers d'une pratique dont une démocratie peut et doit se passer. Les méthodes de marketing ne valent que dans un domaine. 
   Du moins faudrait-il, dans un premier temps réguler (enfin) les sondeurs.
A quand des règles claires ?

« [l’]injection quotidienne de sondages [...] participe à l’enterrement des débats de fond et de l’analyse des programmes. » "
     Illusion, manipulation et affairisme.
Comme le disait naguère Patrick Champagne, Les déconvenues des politiques, les erreurs d’analyse commises par les spécialistes présents dans tous les grands partis comme les « plantages » des instituts de sondage, loin de conduire à une plus grande prudence dans l’appréciation des résultats bruts produits par ces enquêtes semblent être à peine pris en compte par les milieux politique et journalistique puisque à chaque nouvelle élection, tout le monde a apparemment oublié de tirer les leçons de ce qui s’est passé quelques années auparavant...."            ________________________

lundi 25 octobre 2021

Il a dit 100 euros

 Le chèque de la trouille?...

                                      ___Spectaculaire ou considérable?

   

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Silence Total

Et pourtant ils savaient...

                 La "discrétion" sur leurs propres pratiques est le propre des firmes multinationales, surtout quand celles-ci posent des problèmes qui concernent notamment l'environnement et l'avenir de notre planète. Des dirigeants  ont été "écologistes" bien avant l'heure mais se sont bien gardés de faire savoir le contenu de leurs études concernant les risques qu'ils engendraient. Les profits et les actionnaires d'abord. Même si l'écoblanchiment commence à devenir un nouveau souci, engendrant des réorientations opportunistes. Malgré de nouveaux attraits, en Arctique notamment, ce nouvel eldorado gazier.                                                                                                               Elf non plus, ainsi que d'autres compagnies, n'ont pas été en reste pour semer le doute pendant des années. Tout finit par se savoir. Ou presque. malgré le culot de directions avides d'affaires, leur caractère intouchable et leur lobbying massif, le doute instillé. Ou tardivement.            ___"...On savait déjà que ExxonMobil, BP et Shell ont longtemps nié le changement climatique dont ils étaient pourtant certains de la gravité. Qu’à coups de milliards de dollars, les géants pétroliers américain, britannique et anglo-néerlandais ont fait circuler des fausses informations et financé des climatosceptiques. Qu’ils ont entravé de manière méthodique toute politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Une étude publiée par deux historiens et un sociologue, dans la revue scientifique Global Environmental Change, mercredi 20 octobre, accable cette fois le fleuron français des énergies fossiles : TotalEnergies.   Elle montre que la major pétrolière était au courant de l’impact « potentiellement catastrophique » de ses produits sur le réchauffement climatique dès 1971, soit bien avant la connaissance du grand public sur le sujet. Après en avoir acquis la certitude, l’entreprise a malgré tout entrepris, durant de longues années, de semer le doute sur la réalité du changement climatique et de freiner l’action afin d’extraire toujours plus de combustibles fossiles...." 

                 "....L’Arctique renferme environ 30 % des ressources gazières mondiales inexploitées. Une manne de plus en plus accessible grâce à la fonte accélérée des glaces due au dérèglement climatique et qui attire les convoitises des géants énergétiques depuis une quinzaine d’années.     Les velléités prédatrices de TotalEnergies ont conduit le groupe à une cinquantaine de kilomètres à peine des installations de Yamal LNG, sur les rives de l’estuaire du fleuve Ob. Le futur site industriel Arctic LNG 2 repose sur un champ d’extraction de gaz grand comme le département du Vaucluse. TotalEnergies, qui participe au projet à hauteur de 21,6 %, doit y ériger avec son business partner russe, le gazier Novatek, une immense infrastructure pour un coût total de 21 milliards de dollars.    Elle consiste en un maillage de plus de deux cents forages, d’un terminal portuaire de 500 hectares et d’un complexe industriel composé de trois imposantes usines de liquéfaction du gaz. Le tout agrémenté d’un aéroport, de 150 kilomètres de routes automobiles, de plusieurs héliports et de pipelines.  D’après TotalEnergies, Arctic LNG 2 aura une capacité de production supérieure à Yamal LNG – 20 millions de tonnes par an – et le premier cargo de gaz, à destination du marché asiatique, est attendu pour 2023.       « La demande en gaz est en pleine croissance, notamment en Asie, et plus d’une vingtaine de pays émergents se sont dotés de terminaux portuaires GNL, précise pour Mediapart Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du Centre énergie et climat de l’Institut français des relations internationales (IFRI). TotalEnergies est aujourd’hui le numéro deux mondial du GNL, après Shell. Et le projet d’Arctic LNG 2 est stratégique pour la compagnie car il participerait à propulser l’entreprise comme le leader international du GNL. »  Le GNL est bien pire que le charbon pour le climat. Il représente un terrible pas dans la mauvaise direction.   (Robert Howarth, chercheur à l’université Cornell (États-Unis) Ce méga-projet catapulterait de facto TotalEnergies comme le premier développeur européen – et le quatrième mondial – de projets fossiles dans le Nord polaire, une zone du monde en première ligne du réchauffement planétaire.   « L’Arctique se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la planète, rappelle Anna-Lena Rebaud, des Amis de la Terre. Et au sein de ce territoire menacé, Arctic LNG a pour objectif de produire et exporter au total l’équivalent de vingt-sept fois la consommation française annuelle de gaz. »....  ______________


dimanche 24 octobre 2021

Vu du haut

__ Sacré Pauwel!

__ Climat: doute instillé

__ Pillage bancaire

__ Sacrés Vikings!   

__ Pauvres exilés!

__ Magistrats inquiets

__ Concours mortel

__ Frugalité automobile

__ Autoroutes sous-marines

__ Cables vulnérables

__ Voitures radars contestées

__ Tout est dans le "presque"      _________________

samedi 23 octobre 2021

Il est temps d'investir

 Pour l'éternité..

                     La valeur durable la plus sûre qui soit.
Enfin un bonne nouvelle! L'obsolescence programmée de la vie est sur le point de régresser.
    Je sais, ça va coûter cher et tout le monde ne fait pas partie des happy fews.
Mais ça vaut le coup d'investir. Quitte à emprunter, à tenter le gros lot au grattage, à gager ses biens, voire à oser un gros coup...sans toutefois vendre son âme, malgré sa valeur en baisse.
     Car qu'est-ce que une petite vie misérable de rien du tout, où l'on passe comme un courant d'air, par rapport à la vie éternelle, souvent promise, qui annonce une perspective où le temps s'abolit, dans la félicité la plus grande. Du loisir pour surfer sans limites, dans l'euphorie. Nul risque de s'ennuyer...sauf peut être à la fin.
   L'au-delà vaut le coup de s'y mettre dès maintenant.
        Certains l'ont bien compris, qui investissent dans la quête d'immortalité, au lieu de dépenser ou de thésauriser en vain. Ils nous tracent la voie, en pionniers éclairés de la Silicon Valley ou d'ailleurs.
   Ce ne sont pas des gourous un peu fêlés, des dérangés du ciboulot,
ils ont toute leur raison et s'organisent méthodiquement , comme de vrais  et jeunes businessmen éclairés, qui voient loin, loin...
    Des start-up de Monterrey, des neurologues enthousiastes, des Peter Thiel ayant pignon sur rue, mais aussi quelques milliardaires russes sont prêts à tout pour vous aider à vous faire oublier la fatale échéance, celle que Freud avait appelée la plus grande blessure de l'humanité...
     Vraiment la mort est devenue hors d'âge et il serait indécent d'y céder encore. Une révolution biocybernétique est en marche, ne riez pas, même un médecin français y croit  Une révolution médicale et philosophique est en marche. Le combat contre la mort va s’intensifier, annonce ainsi le chirurgien-urologue français Laurent Alexandre. La mort deviendra un choix et non plus notre destin. 
      On vous demande d'y croire et c'est la foi (et beaucoup de dollars) qui sauvent, c'est bien connu.
  En 2045, Google vous le dit, on sera prêt. En attendant, patience! cryogénisez-vous. C'est un peu cher, mais empruntez ou volez, ce n'est pas rien.
   On vous réveillera, quand sonneront les trompettes de l'éternité.
 Le transhumanisme est à notre portée, mes frères en intelligence artificielle.
     Mon grand père aurait souri. Mais l'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
  Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers des horizons insoupçonnés. Exciting! 
__         Certains sceptiques diront que si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme naïf triomphants.
   Hommes de peu de foi qui doutent: L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne seraient-elles pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme  n'est pas une auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhiculant une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ Le biologiste, Jacques Testarfait partie des esprits chagrins, ceux qui critiquent les nouveaux pionniers qui nous promettent tant pour sortir enfin de notre finitude, cette erreur de la nature.
 Dans son pessimisme christiano-kantien, il pense que, d'un côté" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
    Mais il énonce aussi: Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…"
                    Mais le salut sera californien ou ne sera pas.
                                                             Le futur a de l'avenir.
                                                                                Juste un peu de patience...
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vendredi 22 octobre 2021

Covoiturage

 L'avenir...

                Ce n'est pas du Bla-bla (car)

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Zemmour-sphère

Il est partout! 

                   Ou presque. Grâce à qui? Sur le ondes de son protégé "smiling Killer", où le micro lui est généreusement offert. Tel qu'en lui-même. Et en plus, dans la multitude d'émissions  et de  commentaires qui gravitent directement ou non autour de sa personne: du pain bénit pout lui, dans sa vraie-fausse campagne qui cristallise les frustrations, les rancoeurs , les colères de toutes natures. Il sait où il va, même si ce n'est pas la victoire, il suit sciemment un chemin bien balisé, sans souci des nuances, des analyses, des mises en perspectives. Plus c'est gros, plus ça passe.                                                                             Ses habits modernes font passer dans un public, déjà acquis, les idées les plus anciennes, les plus éculées, les plus rances aussi. Depuis le général Boulanger en passant par Maurras, il fait du jeune avec du vieux quitte à tordre les faits et l'histoire. Il n'est pas à un "détail" près...quitte à faire du copié-collé. Il n'a rien inventé, quand certains crient au génie. Glorifier la royauté, absoudre Pétain et son régime, rien ne l'arrête; l'histoire est instrumentalisée selon ses voeux et ses fantasmes. L'amalgame ne tue pas, les ignorants n'y voient que du bleu, ne retenant que les paillettes. Les erreurs ne comptent pas: humanum est...Les moutons suivent, comme derrière Trump, dans l'indifférence générale, le vide politique affligeant. Il a son équipe en plus de son sponsor. On a créé un "monstre", en banalisant certains propos...L'hypermédiatisation fait de l'audience et l'audience fait du fric. In-con-tour-nable?

                             "...Dans cette campagne présidentielle, Éric Zemmour, sans parti et sans programme connu,  veut s’imposer par ses mots. Un déluge de mots qu’il impose depuis plus de dix ans à des médias toujours plus friands de ses saillies et de ses « dérapages ». Une logorrhée qu’il promène de plateaux de télé en studios de radio et qu’il étale aussi, en graphomane accompli, dans des pamphlets best-seller, écrits aussi vite qu’il parle : Premier sexe (Denoël, 2006), Mélancolie française (Fayard, 2010), Le Suicide français (Albin Michel, 2014) … Un discours qui ressasse sans fin les mêmes obsessions : la haine des immigrés, des femmes, des musulmans, des homosexuels, mais aussi des contre-pouvoirs, médiatiques ou judiciaires, lui qui n’a que mansuétude pour la délinquance en col blanc. Admirateur de Renaud Camus, Éric Zemmour défend depuis des années la thèse du « grand remplacement », popularisé par le théoricien d’extrême droite. Une thèse raciste et complotiste dont s’est notamment réclamé le tueur de Christchurch (Nouvelle-Zélande) qui a abattu cinquante personnes dans une mosquée.   La vague migratoire qui va submerger la France et la soumettre est la principale obsession du journaliste du Figaro.   « Nous vivons depuis trente ans une invasion, une colonisation, qui entraîne une conflagration », a-t-il affirmé dans l'émission C à vous en septembre 2016.   Lors de la Convention de la droite en septembre 2019, il avait tenu un discours explicite sur le « grand mal français ». « Aujourd’hui nous vivons une inversion démographique [entre l’Europe et l’Afrique – ndlr] qui entraîne une inversion des courants migratoires, qui entraîne une inversion de la colonisation. Je vous laisse deviner qui seront leurs indiens et leurs esclaves : c’est vous ! », clamait-il aux côtés de Marion Maréchal      « En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration : école, logement, chômage, déficits sociaux, dette publique, ordre public, prisons, qualifications professionnelles, urgences aux hôpitaux, drogue. Et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine. »    Décrivant dans son dernier livre, La France n’a pas dit son dernier mot, une Seine-Saint Denis « emblème de ce grand remplacement qui n’existe pas », il campe une ville forcément inquiétante où prolifèrent les « commerces estampillés hallal (…) sans oublier les agences Western union, qui transfèrent le produit des allocations sociales françaises ou des divers trafics vers les familles restées au bled ». Car les immigrés, pour Éric Zemmour, sont au fond soit des profiteurs de la générosité de l’État français, soit des voleurs, soit les deux.                                      Le 1er octobre 2020, alors que la discussion s’engage sur le sort de mineurs migrants en France, sur CNews, Zemmour s’emporte: « Il n’y a pas de juste milieu, il faut que ces jeunes, le reste de l’immigration ne viennent plus »… « Tous ? » le relance la journaliste Christine Kelly. « Tous ! Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont », rétorque le journaliste. Le parquet de Paris a depuis ouvert une enquête pour « incitation à la haine raciale ».     S’il devenait président, il assure qu’il rétablirait la loi de 1803 pour interdire les prénoms non français. « Au bout de trois générations, je trouve ça triste qu’un enfant s’appelle Mohammed.     L’obsession de Zemmour à l’égard de l’islam et des musulmans, décrits comme « une armée d’occupation », empêche une recension un tant soit peu exhaustive de la haine qu’ils lui inspirent.  Un musulman français est un musulman qui se détache de sa foi : « Il faut leur donner le choix entre l’islam et la France », affirme-t-il aussi dans C à vous en septembre 2016.        Car l’islam n’est pas compatible avec la République, Éric Zemmour ne cesse de le répéter. « En Islam il n’y a pas de musulmans modérés, ça n’existe pas », poursuit-t-il face à Anne-Sophie Lapix. « Le djihad fait partie de l’islam… les soldats du djihad sont considérés par tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas, comme de bons musulmans. »    « La France c’est liberté, égalité, fraternité… L’islam c’est soumission, inégalité et fraternité dans la Oumma [la communauté des croyants – ndlr] », ajoute-t-il dans la même émission.   Dans La France n’a pas dit son dernier mot, il revient sur ce thème qui lui est cher :  « L’inconscient collectif de ces populations musulmane est de coloniser l’ancien colonisateur. »                                Que faire des cinq millions de musulmans qui vivent sur le sol français, demande, le 30 octobre 2014, un journaliste italien du Corriere della Sera comprenant qu’Éric Zemmour n’en veut plus dans son pays ? « Les déporter ? », demande-t-il.  « Je sais, c’est irréaliste mais l’Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? Ou bien  qu’après la guerre, 5 ou 6 millions d’Allemands auraient abandonné l’Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? ». Le journaliste insiste sur le caractère tragique de ces déplacements forcés et Zemmour enfonce le clou : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. » Une déportation pour éviter la guerre civile donc…                             Car Éric Zemmour est favorable à la « remigration », il l’a dit et redit comme en janvier dernier sur le plateau de CNews. « Vouloir la remigration, ce n’est pas être raciste. C’est considérer qu’il y a trop d’immigrés en France, ça pose un vrai problème d’équilibre de démographie et identitaire (…) la France est en danger. »    Car la France est bel et bien au bord de la guerre civile ; Zemmour ne cesse de l’écrire et de le dire. S’il faut prendre les armes contre l’ennemi de l’intérieur, Zemmour n’hésitera pas, clame-t-il. « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Eh bien moi, je suis du côté du général Bugeaud. C’est ça être Français », déclare-t-il sur CNews le 23 octobre 2019.    Dans la rhétorique d’Éric Zemmour, aux côtés des musulmans, et même si ce sont parfois les mêmes, un groupe se distingue pour menacer la patrie dans ses fondements : « Les Noirs et les Arabes ». Ils sont, pour résumer, violents, voleurs, volontiers polygames et font « d’innombrables » enfants....... pour toucher les allocations.......La haine d’Éric Zemmour à l’égard des femmes n’a sans doute d’égal que celle que lui inspirent les musulmans. Lors de la Convention de la droite, il avait expliqué que le féminisme était « non pas un mouvement de libération des femmes » mais « une guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel ».   Dans Le Premier sexe, essai intégralement consacré à ce sujet, il s’inquiète d’une féminisation de la société qui risque de faire sortir le pays de l’Histoire. « Les femmes conduisent quand la vitesse est limitée ; elles fument quand le tabac tue ; elles obtiennent la parité quand la politique ne sert plus à grand-chose ; elles votent à gauche quand la Révolution est finie. [...] Elles ne détruisent pas, elles protègent. Elles ne créent pas, elles entretiennent. Elles n’inventent pas, elles conservent. [...] En se féminisant, les hommes se stérilisent, ils s’interdisent toute audace, toute innovation, toute transgression. »    Dans Le Suicide français (Albin Michel, 2014), il estime que « le besoin des hommes » est « de dominer pour se rassurer sexuellement » et celui des femmes est « d’admirer pour se donner sans honte », de « réclamer la protection de son mari ».... (ainsi de suite..).  __________________

jeudi 21 octobre 2021

Demain, la justice...

 Faut-il y croire?

                         Des Etats généraux: pour quoi faire? Il semble qu'enfin une réelle prise de conscience s'amorce sur une question de fond qui pourrit la vie sociale et politique depuis des années: celle des dysfonctionnements de l'institution judiciaire, parent pauvre depuis des lustres. Mais il est à craindre que ce soit un Nième projet qui risque de ne pas aboutir, d'être reporté aux calendes grecques ou d'accoucher d'une souris. Car le moment est mal venu, en fin de mandat présidentiel, et l'on sait trop ce que devient le sort d'un projet de cette ampleur, si mal préparé et si mal défini. Il ne suffit pas de dire que l'institution va mal; qu'elle connaît trop de dysfonctionnements, il faut d'abord et déjà cerner le problème majeur qui en est à l'origine. Et ce pourrait être le début d'un virage doctrinal. Il ne suffit pas de parler des lourdeurs de l'institution, de dénoncer ses lenteurs ou certaines de ses dérives, pour ne pas parler de son indépendance réelle. Il n'y a pas que des problèmes qualitatifs, il y a l'aspect quantitatif, qui détermine bien des lenteurs, la question des moyens. Car, c'est connu et chiffré, reconnu par un rapport sénatorial, la justice française est singulièrement sous-financée, elle est une des plus pauvres de l'espace européen. Elle est à bout de souffle, au bord de l'implosion. Et l'on s'étonne de sa lenteur, même si l'hyper-judiciarisation y est pour quelque chose.

               Il est plus que temps de réparer une institution malade, aux moyens notoirement insuffisants, très en retard sur le reste d'autres pays comparables, lui donner les capacités d'un fonctionnement normal, rapide, efficace, remédier aux lenteurs justement critiquées,  qui dénaturent l'institution.          8% d' augmentation du budget qu'on a réduit drastiquement au cours des ans, c'est moins que rien, mais il y aura lieu de continuer dans ce sens pour rattraper un retard considérable.                                                            IL faudra de temps...De l'institution, il fut surtout demandé du rendement jusqu'ici. La qualité et l'efficacité n'étaient pas les priorités. au nom des sacro-saintes économies, de l'austérité proclamée, du désengagement progressif de l'Etat.      Voilà ce qui fut exigé de l'institution, surtout depuis le début des années noires de l'austérité, malgré quelques ajustements passagers mais superficiels.   Comme à l'hôpital, comme dans les facs, qui reçoivent moins que les grandes écoles...comme dans toute la fonction publique où l'esprit du public management a été érigé en norme.          Avec comme conséquences unepénurie de moyens (jusqu'au manque de papier et, plus grave, de personnels, avec un grand nombre de dysfonctionnements, une accumulation des dossiers en retard, un fatigue parfois extrême et inévitablement une certaine culpabilisation face aux tâches surhumaines.    Les charges de travail s'alourdissent, ce qui n'est pas sans répercussions sur un certain nombre de personnels, croulant sous la charge et parfois au bord du burn out...

        __ Un document diffusé sur LCP, la chaîne parlementaire, pointait un certain nombre de ces dysfonctionnements. et sur la souffrance au travail spécifique qui affecte les plus exposés.
                           La Justice est injustement traitée:
   Le budget consacré à la justice est descendu au 35ème rang européenLe nombre de procureurs pour 100.000 habitants est l'un des plus faible d'Europe: 2,9 pour 100000 habitants... et la France est un des rares pays où la performance du juge est primée.
 On se demande parfois comment ça peut quand même fonctionner.
           Cahin-caha. Malgré tout. Avec des bouts de ficelle parfois.
    Avec si peu de moyens..
Même si l'importance des dotations n'est pas toujours en soi un gage de qualité.   Mais leur déficience n'est pas sans conséquences dans son fonctionnement normal. 
        Ce n'est pas d'aujourd'hui que date le malaise au Palais.
 L'état des lieux est préoccupant depuis longtemps.
     C'est de notoriété publique.
Une institution sinistrée, 
    Une sous-dotation qui explique bien des lenteurs, bien des dysfonctionnements. 
        La lamentable affaire d'Outreau ne s'explique pas que par une succession d'incompétences. Les très maigres moyens alloués à la traque de la corruption, de la grande fraude fiscale et de la délinquance financière sont notoirement connus...(*) Ce sont des sommes considérables qui manquent au budget de la France.... Autre chose que la petite délinquance!
...La France consacre 58 euros par an et par habitant à sa justice, c'est-à-dire deux fois moins que l'Allemagne (le modèle tant vanté par ailleurs…). Avec 86 euros par an et par habitant, l'Espagne dépense également largement plus que l'Hexagone. C'est aussi le cas du Royaume-Uni (79) ou encore de l'Italie (72).
Un autre indicateur intéressant est le nombre de magistrats par habitants. Là encore, la France est largement sous dotée : on y recense près de 11 juges professionnels pour 100 000 habitants (en tenant compte des juges administratifs), contre 24 en Allemagne, 18 au Portugal, 15 en Belgique
      L'institution est dans la misère. 
    La Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ) publie son rapport d'évaluation des systèmes judiciaires européens après une enquête effectuée auprès de 45 pays membres du Conseil de l'Europe. Les chiffres ayant servis à ce rapport sont ceux arrêtés fin 2012.    Ce rapport est accessible en cliquant sur ce lien: lhttp://www.coe.int/t/dghl/cooperation/cepej/evaluation/2014/Rapport_2014_fr.pdf . Selon ce rapport, la France est au 37e rang (sur 45) en matière de budget du ministère de la justice. Le gouvernement français et l'Assemblée national allouent 61 euros par habitant pour le service public de la justice, contre 114 euros en Allemagne ou 89 euros en Belgique.    La classement de la France selon le critère du nombre de magistrats par habitant place le pays très en dessous de la moyenne des 45 pays du Conseil de l'Europe.

La France n'a que 10,7 magistrats du siège pour 100.000 habitants contre 11,2 en Italie, 24,7 en Allemagne, ou 19,2 au Portugal, la moyenne européenne étant 17,41.
Cette misère magistrale est encore plus dramatique pour les magistrats du parquet puisque la France ne dispose que de 2,9 magistrats du ministère public pour 100.000 habitants contre 6 en Allemagne ou 7 en Belgiqu
La déshérence de la justice française est tout aussi inquiétante s'agissant des fonctionnaires puisque la France n'en compte que 33,2 pour 100.000 habitants, alors que la moyenne pour les 45 pays du Conseil de l'Europe est de 53,8.
Cette situation dégradée de la justice française est bien connue et elle est ancienne. La corruption a de l'avenir...
                 Ne parlons pas de l'état des prisons...notre scandale. 

_____« Juger plus », et plus vite, a toujours suscité de vifs commentaires. « La chaîne pénale évoque trop le travail à la chaîne, écrivait en 2010 Loïc Cadiet, professeur à l’école de droit de la Sorbonne, et le culte du taux de réponse pénale risque de rendre moins vive la nécessité d’une réponse pénale de qualité, qui ne se mesure pas à l’encombrement des prisons, mais à la réinsertion des condamnés (6). » Le SM pourfend une « justice d’abattage », dont les audiences de comparution immédiate seraient l’archétype.    Dans le cadre d’un atelier avec des jeunes gens du Val-d’Oise en insertion professionnelle, nous assistons en janvier à l’une d’elles, à Paris. « Une justice de Blancs qui jugent les Noirs », énonce un participant après avoir analysé la composition du tribunal, du parquet, puis celle du box des prévenus, et remarqué la diversité présente sur les bancs de la défense et parmi les forces de l’ordre. Nous faisons remarquer qu’au cours de l’audience, où se sont enchaînés les violences sur conjoint et les vols de portable, un avocat noir a cependant obtenu une relaxe pour son client. N’y avait-il pas plus de proximité sociale entre le tribunal et le plaideur qu’entre ce dernier et les prévenus de la journée « Une justice de riches qui jugent les pauvres », complète alors l’un des jeunes gens.    Si, en 2018, une ouverture sociale était décelable grâce à la diversification des concours de recrutement à l’École nationale de la magistrature (ENM), sur 100 magistrats en fonction (ils sont environ 8 500), 63 étaient issus des groupes sociaux les plus favorisés — enfants de chefs d’entreprise, de cadres, de membres des professions libérales ou des professions intellectuelles supérieures — et 12 seulement provenaient des classes populaires salariées (employés ou ouvriers) (7)« Les collègues sont loin d’avoir tous conscience de ce rapport de domination sociale », estime notre juge pour enfants dans le Sud.   « Avec les comparutions immédiates au pénal et les affaires familiales au civil, on fait du chiffre, reprend une autre juge, en Bretagne. C’est une vitrine. Nous faisons comme si tout allait bien pour la carrière du chef de la juridiction. » « Le flux et le budgétaire sont aujourd’hui au cœur de l’activité judiciaire, estime M. Janas, à Lyon, qui regrette que « cela éloigne la justice de sa mission première, qui est d’apaiser les tensions sociales ». « Nous sommes entrés dans une vision budgétaire qui se désintéresse du contenu, sans méthode de gestion des ressources humaines. Cela épuise les troupes », ajoute Mme Béatrice Brugère, secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats (Force ouvrière). Le mouvement n’a pas de frontières : « L’indicateur statistique devient un prescripteur, il entraîne une dénaturation de l’office du juge », déplore Mme Manuela Cadelli, juge à Namur et figure syndicale en Belgique (8). De celui-ci, on ne prend en compte ni l’écoute, ni la qualité, ni la motivation, « toutes choses gazeuses que vous ne pouvez pas chiffrer, alors que l’usager, lui, exprime un autre besoin que du quantitatif ».....______________________