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mercredi 21 novembre 2018

Une idole nommée Carlos

Qui veut gagner des millions?
                                                Carlos. Non pas celui-là, mais l'autre,
                         Seul point commun entre les deux: ils ignorent les frontières. Le monde, ou presque, est leur domaine.
   Tout a une fin. Comme le règne de Carlos Ghon Imperator, l'intouchable, appelé kostkiller, le tueur de coûts... et des salaires. Il a fait exploser les ventes, le nombre d'intérimaires aussi, nouvelles variables d'ajustement Il suffit d'aller voir chez Renault
   Qui pouvait l'arrêter?...Sa démesure et sa cupidité. La tête dans les étoiles, il était dans la logique du toujours plus, celle dénoncée par Stiglitz comme un facteur de crises.
   Un des patrons les mieux payés du monde, mais qui ne pouvait s'en satisfaire. les génies méritant mieux.
    Les impôts, il ne connaissait pas trop...par négligence ou par allergie.
           Schocking? Pas trop...C'est la guerre!
    C'est la chute d'un taikunLe héros n'a plus la cote. Brutalement. Les Japonais ne sont pas compréhensifs. Chez nous, ses frasques passaient bien. Même à la une de Paris Match ou de Forbès.
      Ne l'accablons pas trop. L'argent appelle l'argent et fait vite tourner la tête. Une drogue dure qui affecte plus d'un requin dont les dents sont très longues, qui ont fait des exploits avant de chuter, quel que soit leur talent, comme JM Messier.
    Mais qu'ont fait les actionnaires? (*)    Les ouvriers associés, eux, suivent plus ou moins bien mal la logique imposée.
  Le cynisme n'avait plus de frein.
      Mais même les idoles ont leur crépuscule.
   Le problème, c'est le système qui permet l'ascension fulgurante et la chute brutale. Les exemples ne manquent pas. Les winners peuvent être vite des losers.  Les fortunes ne montent pas jusqu'au ciel.
      Mister Fix it, ce modèle de multiculturalisme et de mondialisation, aimait bien le Japon, lorgnant aussi sur General Motors et Ford, mais il n'aimait pas les vélos.     On le comprend.
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(*)  ...Décidément, Carlos Ghosn est au-dessus de tout, des questions, des remises en cause, et désormais au-dessus du vote de ses actionnaires. Il n’a pas dit comme le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qu’il faisait « l’œuvre de Dieu ». Mais tout paraît indiquer par ses choix et ses comportements qu’il n’est pas loin de le penser. Un tel talent ne saurait se plier à devoir rendre des comptes, encore moins se soumettre à un vote d’assemblée générale.   C’est donc d’un revers de la main que le conseil d’administration de Renault, puissamment guidé par son PDG, a accueilli l’opposition des actionnaires du constructeur automobile à la rémunération accordée à Carlos Ghosn : ceux-ci venaient de voter à 54 % contre les 7,251 millions d’euros de salaire versés au PDG de Renault, qui viennent s’ajouter aux quelque 8 millions d’euros qui lui sont versés par Nissan. 
       Face à ce vote négatif, une première en France depuis que les actionnaires ont le droit de se prononcer à titre consultatif sur la rémunération des dirigeants, le conseil d’administration n’a eu qu’un mot : « Ce n’est pas aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération de ses dirigeants. » Mais à qui alors ? L’actionnaire n’est-il pas celui qui décide, à s’en tenir aux préceptes du libéralisme ?     À première vue, cette réponse sans appel semble avoir un destinataire unique : l’État, premier actionnaire de Renault. Pour les défenseurs de Carlos Ghosn, ce vote n’est qu’un énième épisode du conflit qui oppose la direction du constructeur automobile à l’État. Depuis des années, Carlos Ghosn ne cesse de se plaindre de cet actionnaire encombrant, de lui dénier la moindre légitimité, de chercher à s’échapper par tous les moyens de cette tutelle, en multipliant les manœuvres et les tactiques pour faire passer Renault en dehors du champ de contrôle étatique, au point de dévitaliser le groupe automobile. Il ne peut voir dans ce vote contre sa rémunération qu’une nouvelle attaque du gouvernement : avec ses 23,4 % de droits de vote, l’État a fait pencher indéniablement la balance lors du vote de cette résolution.   
     Même s’il y a un avertissement gouvernemental à destination de Carlos Ghosn dans ce vote, l’opposition à la conduite du PDG de Renault-Nissan est bien plus large. Cela fait des années que le cabinet Proxinvest, mandaté par des actionnaires et des investisseurs financiers, conteste la gestion de Carlos Ghosn en tant que dirigeant à la fois de Renault et Nissan, comme l’opacité qui entoure ses rémunérations. Il a fallu attendre 2011 pour découvrir que le PDG de Renault touchait entre 7 et 10 millions d’euros chez Nissan, ce qui en fait le PDG le mieux payé du Japon. Avec Renault, il touche 15 millions d’euros cette année, ce qui lui permet de figurer parmi les patrons les mieux payés du monde
    L’an dernier, les actionnaires avaient déjà contesté l’augmentation fabuleuse de Carlos Ghosn. Le quasi-triplement de son salaire chez Renault, passant de 2,7 à 7,2 millions d’euros en un an, avait été accepté à 64 %, le plus mauvais résultat de toutes les entreprises du CAC 40. L’avertissement n’avait reçu aucun écho. Cette année encore, le cabinet Proxinvest, porte-parole d’investisseurs mécontents, avait donc appelé à nouveau à voter contre la rémunération de Carlos Ghosn.       Lors de l’assemblée générale du 29 avril, Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, a interpellé le conseil d’administration au sujet de la rémunération accordée au PDG de Renault. Mais c’est ce dernier qui a pris la parole en défense. « En tant qu’actionnaire, vous donnez délégation au conseil d’administration. C’est lui qui juge non pas sur la base d’un caprice mais il juge si la façon dont le PDG est payé est conforme à ses efforts, à son talent, à la situation. Il le fait de façon tout à fait transparente », lui a rétorqué Carlos Ghosn. Un nouvel exemple de la parfaite indépendance des administrateurs, sans nul doute.  La composition du comité de rémunération l’illustre parfaitement : il est aussi caricatural que tous ceux du CAC 40. On y retrouve Thierry Desmarest, ancien PDG de Total, Marc Ladreit de Lacharrière, président du groupe Fimalac, Jean-Pierre Garnier, ancien président du groupe pharmaceutique Glaxo, Alain Belda, ancien banquier d’affaires parti présider pendant des années le groupe d’aluminium Alcoa, Éric Personne, un des hauts responsables du groupe automobile représentant des salariés, et Patrick Thomas, président du comité, ancien responsable de la maison de luxe, Hermès international. Bref, des responsables qui connaissent la vraie vie des dirigeants des multinationales, les impératifs de la mondialisation. Pas de ceux qui ont de viles préoccupations sociales, ou de ces individus qui oseraient rappeler les efforts des salariés du groupe qui ont accepté le départ de 8 000 d'entre eux sans licenciement, une augmentation des horaires de travail et une modération salariale pendant trois ans afin de sauvegarder la production automobile du groupe en France.... (M.O)
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jeudi 18 avril 2024

Varia

__  Tensions

__ Reconstruire...

__ Retenue...

__ Gisements

__ Harcèlement

__ Mieux avant?

__Flamme olympique

__ L'autre guerre

__ Risque chinois

__ Pour ou contre?

__ Cauchemar soudanais

__ Merci  au gaz russe!

                       _____  VertigineuxExorbitant! Stratosphérique!  ou "indécent"  (comme disait Orwell)?  Il n'est pas le seul. La notion de méritocratie est en question.     C'est un effet spectaculaire du capitalisme néo-libéral et de la production ultra financiarisée, où les gros actionnaires sont rois.    __________  

L’annonce   ____________Selon Romaric Godin,"....L'annonce de la hausse de la rémunération possible du président du groupe Stellantis (fusion de Chrysler, Fiat et PSA), Carlos Tavares, a provoqué de multiples réactions, allant de la CGT à certains collectifs d’actionnaires. Le dirigeant pourrait, au titre de 2023, toucher 36,5 millions d’euros, soit 35,6 % de plus qu’en 2022 et 47,9 % de plus qu’en 2021.      La hausse est effectivement vertigineuse lorsque l’on sait que, sur la même période de deux ans, le salaire moyen du secteur privé en France a reculé de 2,5 % en termes nets. Selon la CGT, le salaire moyen nominal a augmenté sur la même période de 3,7 %, ce qui est inférieur, quel que soit le pays concerné, à l’évolution des prix. Surtout, depuis la création de Stellantis sous la direction de Carlos Tavares, le groupe a réduit notablement ses effectifs de plus de 8,8 %, soit plus de 26 000 postes en moins. Les dix millions d’euros accordés au président du groupe automobile au titre de la « transformation de l’entreprise » ont donc un revers en termes d’emploi.   ____Toutes ces considérations ne gênent pas le moins du monde Carlos Tavares qui est, évidemment, sûr de son bon droit, tant positif que moral. Dans un geste de dédain envers les critiques, il s’est contenté, lors de la visite d’une usine en Moselle, de déclarer : « Si vous estimez que ce n’est pas acceptable, faites une loi et modifiez la loi et je la respecterai. » Façon de dire que ce salaire mirobolant est parfaitement légal et qu’il n’y a donc rien à redire à l’affaire.    Quant à l’aspect moral, Carlos Tavares a entonné la musique habituelle du mérite puisqu’une grande partie de sa rémunération dépend des résultats de l’entreprise ; la hausse de son salaire traduisant la bonne santé de celle-ci, mesurée par la croissance de ses profits. « 90 % de mon salaire est fait par les résultats de l’entreprise, donc cela prouve que les résultats de l’entreprise ne sont apparemment pas trop mauvais », a conclu le dirigeant qui semble donc bien se demander ce qu’on peut lui reprocher. ...


                            
Avec la financiarisation de l’économie, la propriété du capital est plus diffuse, mais le pouvoir de ce dernier n’est pas pour autant réduit. Il prend la forme de ce que Michel Aglietta appelle le « capitalisme actionnarial » qui concentre les pouvoirs entre les mains de « salariés » qui deviennent aussi centraux – et donc aussi bien rémunérés – que les capitalistes classiques, détenteurs directs d’entreprises. ...Le salaire de Carlos Tavares n’est donc pas qu’un scandale moral, c’est aussi et peut-être surtout le rappel du mécanisme profond de domination sociale dans lequel nous nous trouvons. La force qui mue la société présente est bien celle de l’accumulation du capital, c’est-à-dire de sa reproduction élargie. Et la ponction que prend, au passage, Carlos Tavares, n’est que la récompense de sa participation active à cette dynamique.    Il n’y a donc pas de contradiction entre la croissance de la rémunération de Carlos Tavares et les suppressions de poste ou la faiblesse des rémunérations des salariés de Stellantis. Bien au contraire, il s’agit là des sources mêmes de cette croissance. Et c’est précisément ce que ces dirigeants entendent par leur « mérite » : leur capacité à produire du profit, l’alpha et l’oméga des sociétés contemporaines.    Ce qui est intéressant, c’est que ces dirigeants sont eux-mêmes en compétition pour déterminer qui est le plus puissant parmi ces puissants. C’est pourquoi une des défenses de ces derniers, et encore dans ce cas de Carlos Tavares, est de demander qu’on compare leurs rémunérations non pas à leurs salariés ou au salaire moyen, mais aux autres dirigeants du même monde. Le président de Stellantis se compare ainsi volontiers à un « joueur de football » ou à « un pilote de formule 1 » pour justifier sa rémunération.   Mais ce « sport » est très particulier. Ce qui est récompensé ici, ce n’est pas simplement une performance physique ou personnelle, mais la capacité à produire plus de profit. En cherchant à être devant dans cette course un peu dérisoire aux salaires à millions, les dirigeants font fonctionner la logique capitaliste de l’accumulation. Ils sont donc eux-mêmes sous la domination permanente de cette logique. Leur pouvoir est donc conditionnel à l’acceptation d’un pouvoir plus grand qu’eux qui les pousse à agir comme ils le font...."             ________________________

L’annonce

L’annonce " ...L'annonce de la hausse de la rémunération possible du président du groupe Stellantis (fusion de Chrysler, Fiat et PSA), Carlos Tavares, a provoqué de multiples réactions, allant de la CGT à certains collectifs d’actionnaires. Le dirigeant pourrait, au titre de 2023, toucher 36,5 millions d’euros, soit 35,6 % de plus qu’en 2022 et 47,9 % de plus qu’en 2021.  La hausse est effectivement vertigineuse lorsque l’on sait que, sur la même période de deux ans, le salaire moyen du secteur privé en France a reculé de 2,5 % en termes nets. Selon la CGT, le salaire moyen nominal a augmenté sur la même période de 3,7 %, ce qui est inférieur, quel que soit le pays concerné, à l’évolution des prix. Surtout, depuis la création de Stellantis sous la direction de Carlos Tavares, le groupe a réduit notablement ses effectifs de plus de 8,8 %, soit plus de 26 000 postes en moins. Les dix millions d’euros accordés au président du groupe automobile au titre de la « transformation de l’entreprise » ont donc un revers en termes d’emploi....                                                                                                               Pour aller plus loin que ces épisodes récurrents d’indignation, il faut peut-être aborder le sujet sous une dimension plus large et s’interroger sur le sens de ces salaires astronomiques dans l’organisation sociale et économique actuelle. Et il faut alors partir de la réalité concrète de cette rémunération.  Le salaire de Carlos Tavares, s’il était de 36,5 millions d’euros sur l’année 2023 (une partie de cette rémunération dépendra de l’activité du groupe d’ici à 2025), représenterait une rémunération de 100 000 euros par jour. Si l’on fait – pour un moment seulement – abstraction de l’inégalité sociale que ce chiffre traduit, on ne peut que s’interroger sur l’usage réel d’une telle somme.                                                                   Personne au monde ne peut avoir « besoin » d’un tel salaire. Il est presque concrètement impossible d’avoir un usage réaliste de ces 100 000 euros quotidiens, surtout lorsque, en tant que dirigeant, une grande partie des dépenses est à la charge de l’entreprise.   Si cette somme n’a pas de fonction concrète, elle a donc une fonction symbolique. Au reste, les seules dépenses que l’on peut engager avec de telles sommes sont d’abord des acquisitions d’ordre symbolique, représentant des dépenses luxueuses. Mais ce qui compte, ici, c’est d’abord le potentiel d’acquisition de ce salaire, bien davantage que ce qui est réellement dépensé. C’est la puissance d’achat qui traduit la puissance sociale dans une société régulée par la marchandise.   Et c’est là le sens profond des inégalités entre ces salariés et la masse des autres. Les salaires à millions et leur croissance ont d’abord pour objet de montrer à la société qui détient les leviers du pouvoir. Car la puissance de l’argent est d’abord une puissance de pouvoir acheter du travail et donc de déterminer l’usage de la vie des êtres humains. Et comme par ailleurs cette puissance est elle-même issue de ce travail, la boucle est bouclée : les masses sont prises dans une domination en aval comme en amont.  C’est en cela que le salaire d’un Carlos Tavares n’a pas la même nature que le salaire d’un travailleur standard. Sur le plan purement légal, il est, il est vrai, salarié, mais sa rémunération est proche de ceux des détenteurs du capital. C’est un phénomène que l’économiste Branko Milanović a appelé « homoploutia » (soit, en grec, « richesse comparable ») : les revenus du capital et ceux du travail des positions les plus hautes s’alignent. Certains pourront y voir la preuve que la distinction entre capital et travail s’amenuise. Mais il n’en est rien..."

lundi 2 mai 2016

Ouf!

 J'ai eu peur pour Carlos
                                    Il n'ira pas finalement à la soupe populaire.
    Il sauve sa (modeste) rémunération.
        Comme d'autres pôvres.
   Heureusement, les  actionnaires sans coeur et  rechigneurs n'ont pas été écoutés
      Après tout, toucher 764 fois le Smic  , ce n'est pas si énorme.   Quand on voit les hausses du smic!.
   Y a pire ailleurs.
    Et il le vaut bien
               Chez VW aussi, il a une justice..
                     Il y aura toujours des mauvaises langues pour dire que l'oligarchie est  cynique (*)
Des jaloux, quoi...
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- (*)  . Il n’a pas dit comme le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qu’il faisait « l’œuvre de Dieu ». Mais tout paraît indiquer par ses choix et ses comportements qu’il n’est pas loin de le penser. Un tel talent ne saurait se plier à devoir rendre des comptes, encore moins se soumettre à un vote d’assemblée générale.
    C’est donc d’un revers de la main que le conseil d’administration de Renault, puissamment guidé par son PDG, a accueilli l’opposition des actionnaires du constructeur automobile à la rémunération accordée à Carlos Ghosn : ceux-ci venaient de voter à 54 % contre les 7,251 millions d’euros de salaire versés au PDG de Renault, qui viennent s’ajouter aux quelque 8 millions d’euros qui lui sont versés par Nissan. Face à ce vote négatif, une première en France depuis que les actionnaires ont le droit de se prononcer à titre consultatif sur la rémunération des dirigeants, le conseil d’administration n’a eu qu’un mot : « Ce n’est pas aux actionnaires de se prononcer sur la rémunération de ses dirigeants. » Mais à qui alors ? L’actionnaire n’est-il pas celui qui décide, à s’en tenir aux préceptes du libéralisme ?
   À première vue, cette réponse sans appel semble avoir un destinataire unique : l’État, premier actionnaire de Renault. Pour les défenseurs de Carlos Ghosn, ce vote n’est qu’un énième épisode du conflit qui oppose la direction du constructeur automobile à l’État. Depuis des années, Carlos Ghosn ne cesse de se plaindre de cet actionnaire encombrant, de lui dénier la moindre légitimité, de chercher à s’échapper par tous les moyens de cette tutelle, en multipliant les manœuvres et les tactiques pour faire passer Renault en dehors du champ de contrôle étatique, au point de dévitaliser le groupe automobile. Il ne peut voir dans ce vote contre sa rémunération qu’une nouvelle attaque du gouvernement : avec ses 23,4 % de droits de vote, l’État a fait pencher indéniablement la balance lors du vote de cette résolution.
    Même s’il y a un avertissement gouvernemental à destination de Carlos Ghosn dans ce vote, l’opposition à la conduite du PDG de Renault-Nissan est bien plus large. Cela fait des années que le cabinet Proxinvest, mandaté par des actionnaires et des investisseurs financiers, conteste la gestion de Carlos Ghosn en tant que dirigeant à la fois de Renault et Nissan, comme l’opacité qui entoure ses rémunérations. Il a fallu attendre 2011 pour découvrir que le PDG de Renault touchait entre 7 et 10 millions d’euros chez Nissan, ce qui en fait le PDG le mieux payé du Japon. Avec Renault, il touche 15 millions d’euros cette année, ce qui lui permet de figurer parmi les patrons les mieux payés du monde....
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vendredi 10 mai 2019

Si Versailles...

...M'était conté
                      Mariage, anniversaire...
   Carlos, tel le Grand et flamboyant Condé, ne lésine pas sur les moyens.
          Noblesse oblige.
  Des fastes princiers à la vie monacale nippone, la transition est rude. Ce n'était pas au programme.
          La faute à l'ordinateur?
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         Des images qui auraient dû rester cachées. Ce jeudi, L’Obs se fait l’écho d’une vidéo plutôt étonnante découverte sur YouTube. Mise en ligne sans être référencée, c’est-à-dire introuvable sans avoir l’URL, elle dévoile sur plus de huit minutes l’ampleur de la démesure que fût la fête organisée par Carlos Ghosn, en mars 2014, pour ses 60 ans, à Versailles.    L’hebdomadaire se fait ainsi l’écho de travelling dans la galerie des Glaces, d’un personnel et de figurants en costume époque Louis XIV, ou encore d’un somptueux feu d’artifice dans les jardins du château.
      Surtout, cette vidéo met particulièrement à mal la défense de Carlos Ghosn. L’ex-boss de Renault-Nissan, inculpé au Japon pour détournement de fonds, entres autres, s’était contenté d’évoquer une soirée de remerciements pour les partenaires de l’alliance. Suffisant pour justifier les quelques 634.000 euros déboursés pour la soirée par RNBV, une filiale de Renault-Nissan? Pas vraiment.
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samedi 4 juin 2016

L'arbre qui cache la forêt

   Carlos exagère!
                                On a eu cependant peur pour lui...
                  La stratégie du chantage est devenue un grand classique.
                                 Mais il y a plus d'un baudet dans l'écurie dorée des stars
           Carlos Ghosn est-il trop payé ? Tout est relatif. Pendant les longues années où l’État actionnaire a maintenu Mme Lauvergeon à la tête d’Areva, si elle avait été rémunérée au SMIC, c’eût été encore trop. Une braillarde d’outre-Manche signe un contrat de 130 millions de dollars avec Sony Music, et la planète entière applaudit ce nouveau record. Mieux payé que le patron de Renault et Nissan par les propriétaires qataris, un footballeur suédois quitte un championnat national de seconde zone sans avoir jamais conduit son club au-delà des quarts de finale en Ligue des champions.
      L’envolée de la rémunération des grands patrons est une bulle parmi tant d’autres. Elle accompagne le gonflement de la valorisation boursière des entreprises mondialisées et la tendance naturelle du capitalisme à la concentration, s’il n’est pas bridé par de saines règles de concurrence. À noter que cet enrichissement sans cause profite bien davantage aux propriétaires des entreprises où la possession du capital est concentrée entre quelques mains qu’aux salariés que demeurent les “grands patrons”. Mains qui souvent appartiennent à des héritiers ou des héritières...
       À défaut de s’attaquer à la racine du mal, il est plus facile de désigner un bouc émissaire, surtout quand il a le profil de l’emploi. Si l’État estime que des salariés sont trop payés, la riposte naturelle est la fiscalité. C’est d’ailleurs ainsi que les gouvernements de droite puis de gauche ont réduit l’attractivité des retraites-chapeaux accordées généreusement à certains cadres dirigeants, en leur retirant leurs avantages fiscaux. Et que la part variable des rémunérations des PDG est désormais plus transparente et mieux justifiée que dans le passé...
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dimanche 12 juillet 2009

Etre sans terre


Une réforme agraire qui attend toujours

Quand la violence et l'impunité prime

Le mouvement s'organise

-"Dans ce pays aux quatre millions de familles dépourvues de terre, de vastes étendues - presque 60 % des surfaces rurales - appartiennent à moins de 3 % des propriétaires.De façon continue, de la colonie à l’Empire en passant par les gouvernements républicains, les élites ont toujours été attentives face à la possibilité qu’une telle quantité de terres ne facilite la transformation rapide de l’esclave ou de l’ouvrier agricole en petit propriétaire rural. C’est ainsi que furent prises les mesures nécessaires pour empêcher leur accès à la terre, tout en favorisant une accumulation limitée aux cercles du pouvoir. Le travailleur agricole est, historiquement, le plus pénalisé de tous les travailleurs brésiliens."(Carla Ferreira)

- Le Brésil est le troisième exportateur de ressources naturelles dans le monde. En matière de ressources hydrauliques, le pays possède la plus grande biodiversité au monde et la plus grande réserve d’eau douce, avec le delta de l’Amazone. Selon le MST, le climat brésilien est propice à l’agriculture. Pourtant, plus de 40 des 170 millions d'habitants y souffrent de la faim.

-"Les terres qui devraient être utilisées pour la réforme agraire sont destinées aux entreprises étrangères pour la production d'eucaliptus, de soja, de bétail et d'agro-combustibles", a assuré le coordinateur national du MST.

-"Cette violence radicale des logiques mercantiles et inégalitaires dominantes est à la source de multiples autres violences, mais aussi de mouvements sociaux en plein essor, riches des métissages créateurs qui ont constamment façonné ce pays."(Pierre-Alain Baud, Frères des Hommes )
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Déçus par Lula, les sans-terre ne lâchent rien | Mediapart:
"...«Notre objectif était clair», se souvient João Pedro Stedile, principal porte-parole d'un mouvement qui se targue toutefois de n'avoir ni chef, ni hiérarchie : «Créer un mouvement de masse au niveau national, qui puisse se battre pour la réforme agraire, et pour une société plus juste et égalitaire.»
La revendication prend. Le Brésil est l'exemple le plus caricatural, en Amérique latine, de la concentration foncière. En 1985, date du dernier recensement agricole, 35.000 familles (1% de la population) détenaient 44% de la terre cultivable du pays. Ces «latifundios», sont le plus souvent acquis de façon illégale, confisqués par des puissants locaux qui falsifient les titres de propriété. On appelle ces faussaires les «grileiros», parce qu'à l'origine, ils contrefaisaient les documents en les plaçant un temps dans une boîte pleine de grillons. Le papier en sortait taché et grignoté, témoignage des décennies passées dans un coffre familial. Il se trouvait toujours un juge pour en reconnaître l'authenticité.Dans l'Etat du Pará, justement, un certain Carlos Medeiros (numéro de carte d'identité : 92093-Spp/PA) est ainsi propriétaire, depuis les années 1970, de 9 millions d'hectares – la surface du Portugal. Un héritage de deux cultivateurs portugais, prétendent ses avocats. L'ennui, c'est que Carlos Medeiros n'a jamais existé. C'est un prête-nom qui permet à une poignée de propriétaires locaux de s'approprier la terre publique.
C'est ce type de terres que cible le mouvement des sans-terre. «Ils choisissent toujours des terres, prétendues privées, mais qui sont en fait volées à l'Etat, avec la complicité des politiques et des magistrats locaux, eux-mêmes grands propriétaires», explique Jean-Pierre Leroy, un Français installé depuis trente ans au Brésil et qui travaille sur la préservation de l'Amazonie au sein de l'ONG Fase.
La méthode du MST est toujours la même. Investir une terre qui devrait faire l'objet d'expropriation par l'Etat, soit parce que son titre est falsifié, soit parce que la productivité est très basse, et l'occuper. Les familles montent alors un campement («acampamento», dans le vocabulaire du mouvement), qui, lorsqu'il n'est pas délogé, peut durer plusieurs années jusqu'à l'attribution d'un titre de propriété. Il se transforme alors en «assentamento», ensemble de terres cultivées de façon collective, par le biais de coopératives. Ils le payent cher. Tombés sous les balles de la police ou le plus souvent de tueurs à gage, plus de 1800 militants de la réforme agraire sont morts ces trente dernières années. Pratiquement aucun cas n'a été résolu par la justice.La principale originalité du mouvement est sa structure, ni parti, ni syndicat, fondé sur le noyau familial – c'est un couple qui apparaît sur le drapeau rouge – et sa capacité, contrairement aux autres collectifs paysans, à s'allier à des groupes progressistes citadins et ouvriers. Le Parti des travailleurs (PT) a ainsi fait de la réforme agraire, pourtant étrangère à sa nature, une de ses principales revendications. «L'élément le plus intéressant du MST, c'est son pari sur l'éducation, de l'alphabétisation à la prise de conscience d'une société de classes», estime Ariovaldo Umbelino, professeur à l'Université de São Paulo (USP) et spécialiste reconnu des questions de réforme agraire...
Le MST est devenu la principale référence sociale du continent sud-américain, à travers son bras international, Via Campesina. Il envoie des volontaires d'Equateur à Haïti, et il est le principal producteur de semences biologiques d'Amérique latine. «C'est qu'avec le temps, le combat pour la terre s'est transformé en combat contre l'agrobusiness», explique João Pedro Stedile.
En décidant de ne pas seulement tenir tête aux caciques locaux mais également aux Cargill et autres Monsanto, le mouvement a vu surgir d'autres ennemis. Au sein même du gouvernement Lula, pour lequel le groupe a fait campagne en 2002 puis en 2006, plusieurs ministres jugent la question de la réforme agraire «dépassée». Les grands groupes agricoles ne sont-ils pas les principaux exportateurs du pays ? «Malgré ses promesses, Lula a totalement gelé la réforme agraire», dénonce Ariovaldo Umbelino. En 2007, moins de 6000 familles ont bénéficié d'exploitations expropriées, un chiffre ridicule à l'échelle des 60 millions d'hectares de surface agricole du pays....
«L'inflation du prix des aliments, à la mi-2008, a démontré que la grande propriété agricole n'était pas la solution de la souveraineté alimentaire», assure João Pedro Stedile. Avec la crise mondiale, c'est, veut-il l'espérer, tout le système économique qui doit être repensé."

-Au pays des sans-terre
-Sans terre mais non sans voix
-La réforme agraire, la grande bataille du Brésil
- La réforme agraire brésilienne
-Brésil: les territoires de la question agraire
-Stedile : « la réforme agraire de Lula est une honte nationale »
-João Pedro Stedile (les «sans-terre»): «Lula ne veut pas affronter les grands propriétaires terriens»
-Posséder la terre: l'enjeu des nouveaux conflits avec le Sud | Mediapart
-Dans sa course à la croissance, le Brésil est en train de sacrifier l’Amazonie | Mediapart
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- Agrobusiness
- Agriculture : autre régulation
--Prix alimentaires : le vrai et le faux
- Agriculture et spéculation
- Famine mondiale : causes, remèdes ?
- Emeutes de la faim
-Multinationales et agriculture

vendredi 4 octobre 2019

Argentine en vrille

D'une crise à l'autre.
                        Les choses vont mal du côté de Buenos Aires. Très mal même.
       La crise revient, dans une histoire politique et économique tourmentée, surtout depuis la disparition des Peron.
   Après la grande prospérité du début du xx° siècle. la situation est devenue critique et une récession profonde s'installe. en même temps qu'un grand désordre monétaire.

     C'est la débâcle économique, le développement de la pauvreté alors que la spéculation rebondit, comme à l'époque de Carlos Menem, sa libéralisation à marche forcée, sous l'égide des USA (dollarisation du peso)
   Le saccage du pays, comme en parle un film argentin, semble se poursuivre, revenir comme une malédiction.
   Le FMI n'est pas à l'abri des critiques dans cette évolution désespérante. Ici comme ailleurs.
   Mme Lagarde a joué un rôle discutable, en aggravant la situation. Les fonds vautours se sont abattus sur le pays.
   Ce qui se joue depuis la chute de Péron a été décrit comme une sorte de pendule infernal
     Le peuple paie le plus lourd tribut. Les élites regardent du côté de l'Europe ou des USA, comme d'habitude. Le contexte politique a favorisé l'exil de ressources monétaires, parties se faire une santé ailleurs. Cela comme un destin cyclique et tragique. La politique de Macri a contribué à la marche vers le désastre.
   La spéculation et le fuite des dollars aggravent tout. Pas seulement les dollars. Le peso chute.
                    "  ...En s’engageant avec plus d’entrain dans cette voie, plus connue sous l’appellation de « consensus de Washington », les décideurs politiques argentins chercheront à sortir le pays de la « crise de la dette », de l’hyper-inflation et de l’isolement international dans lesquels la dictature l’avait entraîné. Carlos Menem (1989-1999) sera le plus fervent des partisans des politiques du Consensus de Washington.   Dès son arrivée au pouvoir et après avoir promulgué la loi sur la réforme de l’État et la loi sur l’urgence économique, il procédera à des réformes de structure considérables qui visait le repli de l’État sur ses seules fonctions régaliennes et sur la garantie du bon fonctionnement des marchés (Bon, 2001 : 34). En outre, son ministre d’économie, Domingo Cavallo – qui avait déjà occupé sous la dictature militaire la fonction de président de la Banque centrale argentine – imagine, avec l’appui du FMI, la loi de convertibilité qui établit un système de parité rigide entre la monnaie locale (le peso) et le dollar américain. 
    Ce currency board (ou directoire financier) aura pour objectif principal la résorption de l’hyper-inflation afin de donner une crédibilité internationale à l’économie argentine. La transformation de l’Argentine en une place attrayante pour les capitaux étrangers se fera à travers une course effrénée aux privatisations, à l’assainissement budgétaire, à la libéralisation de la circulation des biens, services et capitaux et à une profonde réforme de l’État. Ce directoire financier aura pour conséquence non seulement l’accélération de la désindustrialisation – commencée sous la dictature – et de la dépendance de l’économie argentine par rapport aux investissements étrangers, mais également la dollarisation du pays, affaiblissant davantage les marges de manœuvre de l’État..."
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mercredi 11 janvier 2017

Histoire de chaises

...De chaises bancales bancaires
                              On ne vole (presque) plus de coffres dans les banques.
             Mais on peut encore voler des chaises.
          C'est scandaleux!
,,Un outrage aux clients en attente.
       Qui vole une chaise, vole du pèze
  Non, ce n'est pas à la Cha(i)se Manahattan Bank que cela arriverait, quoique...(*)
         Mais le délit affecta la BNP  (*)
                Victime de la fauche
     Des trublions accomplirent l'incroyable, sans respect pour la digne institution...qui se permet juste quelques incartades mineures.et quelques cachotteries.
    Pas de quoi fouetter un banquier;..
      Et ce n'était qu'un emprunt...
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_______(*) la Chase Manhattan Bank a passé en 1936 une convention avec le IIIe Reich pour contourner le boycott monétaire de l'Allemagne en achetant et en changeant en dollars contre une forte commission des Reichsmark, les Rückwanderer (Marks restitués) qu'on croit être le produit de confiscation aux Juifs d'Allemagne.
__Entre 1936 et 1941, le gouvernement allemand dispose ainsi de devises pour un montant de 20 millions de dollars qui a servi à acheter du matériel et du pétrole à d'autres entreprises américaines. Les commissions se sont élevées à 1,2 million de dollars dont 500 000 ont été conservées par la banque.
_En 1999, Lionel Jospin, Premier ministre et Claire Andrieu, professeur à la Sorbonne, déclarent que, pendant l'occupation allemande de la France, les banques françaises recevaient la visite des autorités allemandes pour connaître le montant des avoirs juifs, mais pas les banques américaines. Ainsi, le dirigeant de la branche française de la Chase national Bank, Carlos Niedermann, protégé par l'ambassadeur américain de l'époque n'avait pas à rendre des comptes sur les avoirs juifs détenus."
________(*)  ...L'économiste et co-président d’Attac Thomas Coutrot a rappelé que tous les ans, 60 à 80 milliards manquent à la France en raison de l’évasion fiscale, auxquels il faut ajouter 40 à 60 milliards dus à l’optimisation fiscale des multinationales (dont certaines sont françaises, comme le cas Engie l’a démontré tout récemment). « L’argent pour financer la transition sociale et écologique existe, il faut aller le chercher », a résumé Coutrot. Des termes qui ont été repris sur tous les tons durant toute la journée.__Le représentant d'Attac a reconnu que des avancées ont été obtenues ces dernières années, dont « il faut se féliciter » : l’échange automatique d’informations fiscales entre gouvernement est désormais une réalité pour une centaine de pays (la Suisse et le Luxembourg l’ont déclenché le 1er janvier), ainsi que l’obligation faite aux banques européennes de détailler toutes leurs filiales dans le monde, avec leur activité, leur bénéfice et les impôts qu’elles payent. Et l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a été condamné en première instance pour fraude fiscale. « Les États n’ont fait que réagir sous la pression de l’opinion publique face à des scandales inacceptables, révélés par les médias ou par des lanceurs d’alerte », a pourtant souligné Coutrot. Il a rappelé dans la foulée qu’en France, le Conseil constitutionnel vient d’annuler deux dispositions de lutte contre l’évasion fiscale, au nom de la liberté d’entreprise.__À l’applaudimètre, le public a salué la sortie de Jadot appelant à traduire « les banques devant les tribunaux, pour incivisme caractérisé et pour fraude fiscale » et dénonçant les allers-retours des membres des cabinets ministériels et de la haute administration entre les banques et les services de l’État. Poutou s'est aussi taillé aussi un franc succès en réclamant « l’expropriation des banques 
_____________A propos de chaises: Le militant altermondialiste Jon Palais a été jugé le 9 janvier pour avoir volé une douzaine de chaises dans une agence bancaire… Il entendait ainsi « dénoncer l'impunité des banques qui organisent l'évasion fiscale ». Ces chaises symboliques sont moins banales qu’elles en ont l’air. Cet objet a révolutionné non seulement la façon de se reposer mais aussi transformé la société toute entière, assure le professeur d’architecture Witold Rybczynski dans Now Sit Me Down.S’asseoir sur un siège n’est pas du tout naturel. La première attestation historique de cette pratique tient dans une sculpture découverte dans les Cyclades et datant de 2800 à 2 700 avant notre ère. Elle représente un musicien jouant de la harpe et assis sur ce qui ressemblerait aujourd’hui à une chaise de cuisine (dos droit, quatre pieds). Dès l’Egypte antique, le siège n’est pas qu’un objet commode, il est aussi lié au statut social. Muni d’un dossier ou d’accoudoirs, il est réservé à l’élite. Chez les Grecs par contre, il est démocratique. Au Moyen-âge, il ne l’est plus. Les chaises sont chères. Le commun s’assoit sur ce qu’il trouve, au mieux un banc.Mais l’histoire de la chaise est moins celle d’une évolution que d’une culture, précise le professeur Rybczynski. Aujourd’hui encore le monde est divisé entre ceux qui s’assoient sur une chaise et ceux qui préfèrent le sol. En Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Afrique, les gens aiment mieux être accroupis ou en tailleur ; au Japon et en Corée, la position à genoux est la plus commune. L’anthropologue Gordon W. Hewes a ainsi dénombré plus de cent façons de s’asseoir. Se reposer directement sur le sol a des conséquences sociales et physiques. Les gens portent alors des vêtements plus larges pour être à l’aise une fois assis, les sandales sont préférés aux chaussures car plus compliquées à ôter, le mobilier est moins nombreux et moins haut, et les maisons sont aménagées avec des rangements au niveau du sol. Dans les cultures favorisant la chaise, au contraire s’asseoir sur le sol est un moyen de bousculer l’ordre établi. « Ce qui explique pourquoi les adolescents aiment tant ça » ajoute Rybczynski.
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vendredi 30 décembre 2016

Tour d'horizon

__ Quand les cartes parlaient.



__ Noël, c'est toute une histoire...
                          Pas toujours sérieuse.
                                         Un Noël aujourd'hui numérisé  et un super cadeau pour le petit Carlos

__  La BCE  au secours de la plus vieille banque italienne.
                                  Les petits déposants ont des craintes justifiées.

__  Faut-il redouter le pire pour nos banques ?:
                                                Un problème lancinant.

__ Les très redoutés Campi Flegrei se réveilleront-ils bientôt?
                                                    On peut le craindre.

__ On peut être dans la légalité et dans l'absurdité. Ici comme aux USA.
                             Le cochon ne peut s'appeler Napoléon.

__ US diplomatie de l'ombre.

__ Maison Blanche: une équipe en or et à fric.

__ Kerry: pessimiste tardif sur le MO.
                                          Il n'y a pas que lui.
                                                                           Une douce illusion...

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