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vendredi 21 juin 2019

Comme j'aime...


    ...Le gastronomiquement correct
                                          Comme j'aime ce qui me donne du plaisir alimentaire!
    Comme je n'aime pas ceux qui m'impose ce je dois aimer. Pour la santé...  de leur compte en banque.                              
  On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner, comment retrouver son poids de forme, comme on dit à la télé
   
On nous l'a répété depuis Molière:  Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
           D'accord, mais quoi manger? 
   Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé. Il faudrait aussi arrêter le saucisson...qui ne serait bon que pour les fast engraisseurs de cochons allemands ou bretons.
      Allez comprendre...  
                 Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
   Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
        Revenir au régime crétois? Oui, mais attention au bio autoproclamé
  Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
    Il faut rester zen! 
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant le Nutella. Revenons un peu à Rabelais.
   Halte à l'orthorexie !
Manger trop sain n'est pas très sain.  
        Il faut trouver le bon chemin alimentaire. 
                   La nourriture devient un  souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours, une hantise de pauvre. 

  Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
                                       Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires. 
    Comme j'aime...le faire savoir.     Avec modération et circonspection.               
        Il faut s'y faire:   Si naître n'est pas sans risques, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit fatalement à la mort...
                 Alors, apportez-moi une bonne Rochefort et quelques rondelles de saucisson....

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mardi 23 mai 2017

I like!

Liker or no liker?
                          That is the question...
     Sur Facebook ou maintenant de plus en plus souvent sur certains journaux en ligne , on est invité à liker.
    Parfois presque sommé de le faire.
      A la suite d'une opinion, d'une appréciation, d'un article, d'une image, d'une vidéo...
  Il n'y a pas d'alternative, comme pour l'empereur romain qui détenait l'ultime décision dans l'arène: pouce levé ou baissé. Pas de milieu. On ne peut pas liker ++ ou --. C'est ça ou c'est pas ça.
     De plus en plus nous sommes invités à liker et de plus en plus vite.
  Aimer la tarte à la framboise ou non, apprécier telle voiture ou non, telle vedette ou non, être en accord avec tel homme politique ou non... Il faut savoir.
   Facebook vous y invite en permanence, c'est le principe du club.
      Même à la Maison Blanche, on fait de la diplomatie twittienne. Un peu brouillonne, mais enfin...On n'arrête pas le progrès.
 Je like, donc je suis.
       Je peux être invité à entrer dans le monde autrefois secret des grands et des moins grands et à donner mon avis sur leur toilette, leurs goûts, leurs idées, leurs choix. En likant, je  peux contribuer à faire baisser la cote de popularité d'un élu et compromettre sa réélection, ou le contraire. C'est pas magique?
    Le pouvoir du pouce peut même (re)dorer le blason d'un idole en perdition, vedette ou pape.
C'est le nouveau pouvoir de la grande famille des likers, en temps réel. C'est trop top.
  Une bonne idée pour les modalités de vote pour demain, pour les citoyens comme pour les élus à l'Assemblée. Fini les isoloirs et les échanges plus ou moins amènes sur les bancs des élus.
    Foin de temps perdu, de débats interminables, de nuances superfétatoires, d'arguties sans fin.  Il faut trancher du pouce et du clavier. C'est oui ou c'est non. C'est ça ou c'est pas ça. Tu veux ou tu veux pas..♪♫♪
    Rangeons-nous docilement à la logique simple du numérique , à la logique binaire qui en est le principe: le courant passe ou ne passe pas...
   La logique modale, la discussion socratique-à-couper-les-cheveux- en-quatre, le pinaillage sur les queues de cerises, les débats incertains sur les choix moraux et politiques, les questions jamais tranchées, les improbabilités, les problèmes toujours en suspens, c'est fini. J'aime Macron, comme j'aime Madona. Je n' aime pas le bruit mais aussi Mélanchon. C'est rassurant.
   C'est clair, c'est rapide, c'est efficace
        Autrefois, on ne likait pas à la vitesse de l'éclair, on réfléchissait. Que de temps perdu!
           C'est aussi narcissiquement jouissif. Un nouveau pouvoir nous est né au sein de la tribu de millions d'amis. La convergence des "like" est la force nouvelle de décisions de demain; sur l'immigration, la peine de mort, la politique sociale, que sais-je encore...Plus aucun sujet ne doit échapper à la logique du pouce.
     I like Europe, c'est tendance. Oui mais quelle Europe? la question n'est pas là...
         Les esprits chagrins diront que le symbole peut vite devenir un traceur, un pixel espion, un hameçon pour les marchands toujours en maraude sur le net, mais on peut répondre qu'il peut aussi être fédérateur pour de bonnes causes,  point de ralliement des hommes de bonne volonté. Par exemple, En Amérique latine, l'organisation non gouvernementale TECHO a utilisé un dérivé du bouton « J'aime » de Facebook dans leurs campagnes, comme symbole de l'insatisfaction envers la pauvreté et le logement déplorable dans les bidonvilles, selon Wiki.
     Des million d'amis, ça compte! Et aujourd'hui les meilleurs ltwittent en likant!
         Alors, likons en coeur, mes bien chers frères en numérique.
Demain sera forcément meilleur. C'est nos grands frères de la Silicon Valley qui nous le promettent.       Alors...
   [Tout en bas, likez si vous voulez. C'est vous qui voyez...]
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vendredi 21 août 2020

Trump: moi (et) ou le chaos

Une plus grande folie peut-elle perdurer?
                                 Shakespeare aurait-il pu l'imaginer?
    Cette situation qui dure depuis quelques années, ubuesque au point qu'on aurait eu du mal à l'envisager. Cette fin chaotique ou un Président-histrion tente par tous les moyens de reconquérir un pouvoir menacé, du fait de ses excentricités narcissiques et de ses incompétences manifestes, de ses décisions aberrantes et zigzagantes, sur le plan national comme international. Pour ne citer que ses volte-face vis à vis de la Corée du Nord, sa politique iranienne qui a contribué à durcir le régime, donnant ainsi des raisons de renforcer ses mesures répressives.
  Une politique infantile de gribouille, où il a pu exercer ses talents de bateleur habile mais sans génie et d'animateur de grand show télévisé, comme le notait Obama dans un discours récent.
   L'homme n'est plus contrôlable et fait feu de  tous bois pour perpétuer son siège. Même Dieu est invoqué dans ses délires.
    Dans un pays au bord du chaos, largement dû à ses décisions, à ses indécisions, à ses virages et ses lubies. Un promoteur businessman reconverti en animateur de super-show, de grande série qui risque de se terminer très mal.
      "Si je peux aider à sauver le monde, moi ça me va", dit-il "modestement". Le grand mégalomane prend le chemin inverse en reversant ses jouets, en déstabilisant de fragiles équilibres mondiaux. Seule sa fermeté vis à vis de la politique commerciale de la Chine pourrait trouver grâce aux yeux de certains, mais il fut y fut poussé par des intérêts puissants dans son pays.
    Certains semblent s'étonner, mais on voyait venir cette fin de règne chaotique où la Maison Blanche brouille les cartes, en s'appuyant sur les thèses des plus extrêmes, les plus identitaires. épousant les pires thèses de groupes conspirationnistes, des théories de complot, au gré de ses humeurs et des circonstances.
    Les élections qui approchent risquent d'être pleines de risques et de provocations.
 Il joue sur la violence qu'il a lui même contribué à faire naître ou à susciter.
     Le Président du désordre? L'expression convient. A plusieurs niveaux. Souvent sans retenue.
  Le grand "embrouilleur" ne semble pas vouloir céder et c'est là le drame.
          Le problème est celui de l'accès à la législature suprême d'un tel figurant. Il ne tombe pas du ciel. C'est le niveau de la culture politique qui est surtout en cause, autant que la nature des institutions qui fait problème, dans une ploutocratie qui ne dit pas so nom..
 Comme le dit crûment l'analyste John McArthur, la démocratie aux USA est encore à construire et le système électoral, un jeu de dupes. Quant à l'éducation...
                           Aux USA, on n'aime pas trop l'esprit cultivé et  les" intellos".
   Seule est valorisée la connaissance utilitaire, dans un empirisme à courte vue de tradition typiquement anglo-saxonne, que nous partageons aussi souvent. 
      L'irrationnel a pignon sur rue, la théorie de l'évolution est objet de foi et,
comme l'a bien montré Richard Hofstadter, l'anti-intellectualisme s'est développé sur un terrain où la religion a pris une place importante et où les études ont le plus souvent été vues comme le moyen de réussir et de gagner de l'argent.
   Le succès de S.Palin le montre, l'anti-intellectualisme fait bon ménage avec certaines formes de populisme
          Dans certaines universités, le succès de D. Trump inquiète quand même.
     De même, heureusement, certains écrivains et journalistes sont sidérés, comme de rares médias.
                       Le nouveau président des américains ne cessait de le dire et de l’écrire : il déteste la réflexion et la complexité. C’est même le fondement du discours politique simpliste qu’il distille avec succès dans un pays où le niveau d’études et d’éducation fléchit dangereusement.
"J’aime à penser que j’ai de l’instinct. C’est pour cela que je n’emploie pas beaucoup de comptables pour empiler les données. Je n’ai pas confiance dans les analyses à la mode du marketing sophistiqué. Je fais mes propres analyses et j’en tire seul mes propres conclusions."
    Le livre The Art of the Deal s’est vendu à des centaines de milliers d’exemplaires. La revendication de la primauté de l’instinct et de l’anti-intellectualisme rencontre un profond écho parmi les soutiens de Donald Trump. Ce dernier a déclaré haut et fort : "J’aime les gens sans éducation." Il a raison. D’un point de vue électoral, ces "gens sans éducation" sont un réservoir de voix qui ne cesse de grossir. Car le système éducatif des États-Unis est dans un état déplorable.
     On avait compris qu'il était plus facile d'influencer des esprits démunis d'esprit critique.
              La question hantera sans doute longtemps encore la société américaine :... comment un homme aussi brutal, inculte, incompétent et vulgaire que Donald Trump a-t-il pu parvenir à ce niveau de la vie politique ? Le phénomène est cependant moins étonnant qu’il y paraît.
    Trump est, à bien des égards, le produit de cette idéologie qui a accompagné la construction du pays : l’anti-intellectualisme. En 1963 déjà, l’historien Richard Hofstadter alertait sur cette face obscure de la démocratie américaine dans Anti-Intellectualism in American Life. L’hostilité envers les intellectuels, la méfiance pour tout ce qui relève de l'esprit critique et de la réflexion théorique apparaît en effet très tôt. « II est ironique, constate d’ailleurs Hofstadter, que les États-Unis aient été fondés par des intellectuels. Car tout au long de notre histoire politique, ou presque, on a traité cette figure en marginal (outsider), en serviteur ou en bouc émissaire. »L’historien l’explique notamment par la montée en puissance des sectes évangéliques au début du XIXe siècle, mouvements qui reposent (contrairement au puritanisme des origines) sur la confiance en l’intuition de l'homme du commun plus qu’en la doctrine et le savoir. Parallèlement, les Etats-Unis glorifient l’homme d’action (aventurier ou homme d’affaires). Les conditions de vie des pionniers conduisent à valoriser les connaissances pratiques, l'ingéniosité, la compétence technique. Et le système scolaire est façonné à l’avenant, pour obéir à un impératif d’utilité : l'anti-intellectualisme a toujours été présent dans l'enseignement américain, insiste Hofstadter. Selon lui, le secondaire « forme » des individus qui ne sauront rien et n'auront guère les moyens de s'en apercevoir – d'autant moins qu'ils seront ensuite soumis à un véritable matraquage publicitaire par les moyens de communication de masse aux mains des entreprises privées. Et c’est bien là le nœud du problème pour Susan Jacoby. Dans The Age of American Unreason, elle souligne que la question n’est pas seulement l’ampleur de l’ignorance des citoyens, attestée par nombre d’études qu’elle cite (un Américain sur cinq, par exemple, pense que le soleil tourne autour de la Terre). Le pire, c’est qu’ils sont persuadés que davantage de savoir ne leur servirait à rien....  
                                                                                                       _________________

jeudi 5 mars 2020

Délinquance pondérale

  Elle a dépassé les limites de la convenance
                                             Elle a osé sortir du gastronomiquement correct.   Elle a donc été sanctionnée .
   Ah! si elle avait connu Comme j'aime, qui donne  plaisir alimentaire autant que ligne idéale, sans se prendre la tête....
       Comme je n'aime pas ceux qui m'impose ce je dois aimer. Pour la santé...  de leur compte en banque.                              On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner, comment retrouver son poids de forme, comme on dit à la télé
   
On nous l'a répété depuis Molière:  Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
           D'accord, mais quoi manger? 
   Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé. Il faudrait aussi arrêter le saucisson...qui ne serait bon que pour les fast engraisseurs de cochons allemands ou bretons.
      Allez comprendre...  
                 Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
   Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
        Revenir au régime crétois? Oui, mais attention au bio autoproclamé.
  Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
    Il faut rester zen! 
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant le Nutella. Revenons un peu à Rabelais.
   Halte à l'orthorexie !
Manger trop sain n'est pas très sain.  
        Il faut trouver le bon chemin alimentaire. 
                   La nourriture devient un  souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours: une hantise de pauvre. 

  Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
                                       Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires. 
    Comme j'aime...le faire savoir.     Avec modération et circonspection.               
        Il faut s'y faire:   Si naître n'est pas sans risques, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit fatalement à la mort...
                 Alors, apportez-moi une bonne Rochefort et quelques rondelles de saucisson....

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lundi 6 mars 2023

Quelles connections?

Surdité sociale.

                               Les liens qui unissent, lient les hommes entre eux sont plus profonds et plus importants qu'on ne le croit. Consciemment ou inconsciemment ils nous font être ce que nous sommes (pas d'homme sans culture) et régissent notre être social, autrement dit notre humanité elle-même. Nous n'existons que par les rapports, conscients ou inconscients, même limités, même imparfaits et triviaux, que nous entretenons avec les proches ou les moins proches. En ce sens, la conversation, l'échange quotidien avec nos semblables ont une place plus fondamentale que nous croyons, même en parlant de la pluie et du beau temps, de choses sans importance.  Or, le repli sur soi, l'individualisme propre à notre époque d'hyperconsommation, d'échanges de plus en plus virtuel, du culte du portable, jusqu'à la nomophobie, mettent en péril les modes d'échanges traditionnels, jugés souvent "dépassés". Or même le papotage peut être jugé important, à l'heure où les gens se côtoient de plus sans se parler. "...« Autrefois, il arrivait qu’on s’excuse auprès de son voisin de train quand, après avoir discuté, on sortait un livre. Comme si le mode par défaut était d’échanger. A présent, le mode par défaut, c’est d’être plongé dans son téléphone et de s’excuser si on doit lui adresser la parole »...   


          __ 
On sous-estime l'importance des conversations quotidiennes, apaisées ou non. « ...La conversation est la base première des relations sociales directes entre les personnes. En tant que processus se déroulant en temps réel, la conversation constitue un échange réciproque et rythmique d'émissions verbales. C'est un processus de partage qui développe une expérience sociale commune.  D'après cette explication, une conversation est la façon dont les gens s'engagent dans une interaction sociale dans leur vie de tous les jours. De ce point de vue, une conversation est un processus purement verbal. Pour nos besoins, nous préférons la définition de Susan Brennan : « La conversation est une activité conjointe dans laquelle deux participants ou plus utilisent des formes linguistiques et des signaux non verbaux pour communiquer de manière interactive. Brennan différencie les conversations, qui peuvent impliquer deux personnes ou plus, des dialogues, qui n'impliquent que deux personnes. Pour nos besoins, cette distinction n'est pas critique. Ce qui est essentiel, c'est que les conversations sont l'une des formes les plus courantes de communication interpersonnelle.  
On craint de plus en plus que dans le monde hautement médiatisé d'aujourd'hui, la simple conversation ne devienne une chose du passé. Sherry Turkle est l'une des plus éminentes chercheuses sur la façon dont les humains communiquent à l'aide de la technologie. Elle raconte l'histoire d'un garçon de 18 ans qui utilise les textos pour la plupart de ses interactions fondamentales. Le garçon a dit avec nostalgie à Turkle : "Un jour, un jour, mais certainement pas maintenant, j'aimerais apprendre à avoir une conversation."  Lorsqu'elle demande aux Millennials de tout le pays ce qui ne va pas dans le fait de tenir une simple conversation :  « Je vais vous dire ce qui ne va pas dans le fait d'avoir une conversation. Cela se passe en temps réel et vous ne pouvez pas contrôler ce que vous allez dire. C'est donc la ligne de fond. Envoyer des SMS, envoyer des e-mails, poster, toutes ces choses nous permettent de nous présenter tel que nous voulons être. Nous pouvons éditer, et cela signifie que nous devons supprimer, et cela signifie que nous devons retoucher, le visage, la voix, la chair, le corps - pas trop peu, pas trop, juste ce qu'il faut.  Est-ce le monde dans lequel nous vivons maintenant ? Les gens sont-ils devenus tellement dépendants de leur technologie que tenir une simple conversation est devenu obsolète ?.."                                                                                              Le lien social est permanent, quoi que nous pensions, mais il peut être vulnérable.___________________
             Lu par hasard dans FB:                      ___ " J'avais passé une heure à la banque avec mon père, car il devait transférer de l'argent. Je n'ai pas pu résister et j'ai demandé...
"Papa, pourquoi on n'activerait pas ta banque sur internet ?"
"Pourquoi je ferais ça ? Il m'a demandé..."
''Comme ça, tu n'auras pas à passer une heure ici pour des choses comme les virements.
Tu pourras même faire tes courses en ligne. Tout sera si facile !"
J'étais si excité de l'initier au monde de la banque en ligne.
Il m'a demandé : "Si je fais ça, je n'aurai pas besoin de sortir de la maison".
''Oui, oui'' ! lui ai-je répondu. Je lui ai dit que même l'épicerie peut être livrée à la porte maintenant et qu'Amazon livre tout !
Sa réponse m'a laissé sans voix.
Il a dit : " Depuis que je suis entré dans cette banque aujourd'hui, j'ai rencontré quatre de mes amis, j'ai discuté un moment avec le personnel qui me connaît très bien maintenant.
Tu sais que je suis seul... C'est la compagnie dont j'ai besoin. J'aime me préparer et venir à la banque. J'ai assez de temps, c'est le contact physique que je recherche.
Il y a deux ans, je suis tombée malade, le propriétaire du magasin où j'achète des fruits est venu me voir, s'est assis à mon chevet et a pleuré.
Quand ta mère est tombée il y a quelques jours pendant sa promenade matinale. Notre épicier local l'a vue et a immédiatement pris sa voiture pour la ramener à la maison car il sait où j'habite.
Aurais-je ce contact "humain" si tout était en ligne ?
Pourquoi voudrais-je que tout me soit livré et que je sois obligé de n'interagir qu'avec mon ordinateur ?
J'aime connaître la personne avec laquelle je traite et pas seulement le "vendeur". Cela crée des liens relationnels.
Est-ce qu'Amazon livre tout cela aussi ?"
La technologie n'est pas la vie...
Passez du temps avec les gens... pas avec des appareils.
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