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lundi 27 novembre 2023

Black Friday

 Black is back!

Mimétisme marchand.et hameçonnage

                                       Il est souvent de bon ton, surtout en certaines périodes, comme celle du Black Friday, de fustiger le consumérisme parfois débridé de nos sociétés. Or, il faut introduire ici des distinctions et des nuances. Quelle type de consommation? Consommation pour qui? A-t-elle son sens en elle-même ou n'est-elle pas d'abord l'effet d'un certain type de production? Un effet et non pas une cause. Comme le remarquait un intervenant sur la Cinq hier soir, c'est la production qui crée les besoins, qui sophistique à l'infini ceux qui sont naturels et nécessaires, qui en invente sans cesse de nouveaux par des incitations largement inconscientes, comme le préconisait déjà Bernays à son époque, à l'aube de l'American Way of live. Le marketing (même vert), sans cesse renouvelé) en est devenu  le moteur de fonctionnement. La jouissance et la frustration permanente sont les ficelles du système, dans une optique uniquement court-termiste. L'aboutissement: une sous-citoyenneté infantilisée, une solidarité en miettes, des générations du tout-à-l'ego.                                                                                                               ______C'est le temps de la fièvre acheteuse, habilement créée par le système et les médias à son service. Si certains peinent à terminer leurs mois et comptent leur derniers euros, d'autres se laissent happer par le fièvre acheteuse. Acheter pour exister, c'est ce à quoi nous pousse un système productif et ses relais marchands. Je consomme, donc je suis. Tout nous pousse à trouver le sens de notre vie dans l'acte marchand et dans la différenciation sociale qu'il confère: consommer, c'est se distinguer. Pas seulement pour les voitures et les objets aussi luxueux qu'inutiles. L'image de soi en dépend. Le narcissisme est fondateur. C'est le rush, annonciateur de futures ruées frénétiques.

    Les centres commerciaux préparent l'ambiance, chauffe le public (favorisé, surtout), en vue du grand Noël des superprofits.   Amazon a ouvert le bal. Les autres suivent par mimétisme marchand.                             Mon grand-père paysan, qui vivait presque en autarcie, consommait très peu, dans les rares magasins du village ou de la ville voisine. Un costume pouvait durer quasiment une vie, comme une paire de chaussures neuves, qu'on faisait réparer régulièrement. En dehors de cela, quelques biens de consommation courante qu'on ne produisait pas à la ferme.

      Avec le capitalisme marchand, devenu hypertrophié, à partir des années 70, nous sommes entrés dans un ère de consommation généralisée, voire d'hyper-consommation. L'acte d'achat est devenu central dans beaucoup de vies, sans relief ni idéal, voire désespérées, permettant d'oublier, dans des temps considérés comme forts, d'excitation fiévreuse. la banalisation de la vie.
    Acheter, toujours acheter est devenu un leitmotiv, qui finit par envahir les vies jusqu'à la saturation, du moins pour les plus favorisés. On prépare les futures orgies de Noël.
    L'acte d'achat est devenu souvent une fin en soi, les vrai besoins étant passés au second plan, comme les plaisirs authentiques et simples et la satisfaction étant toujours compromise dans une fuite en avant qui n'a plus de sens..

    Cette hyperconsommation a ses temps forts, comme le jour du Black Friday, où les promotions réelles ou factices attirent le chaland, donnant aux prix une valeur de plus en plus problématique.
    C'est la chasse individualiste à la promo, devenue facticement une urgence. Y aller avant les autres ou contre les autres s'il le faut. Les fauves sont lâchés.
   Les valeurs consuméristes ont pris le dessus, stimulées par une publicité de plus en plus habile et persuasive. Bernays avait ouvert la voie.
   Le mimétisme marchant, prenant parfois des formes extravagantes, finit par miner les existences en tuant le désir.

  Les "vedettes" ouvrent le bal par leurs folles dépenses, qui renforcent les frustrations.
    C'est le piège, la drogue dure, qui peut miner une vie.
 C'est une fuite en avant illusoire, mettant en péril les conditions de survie de notre planète.
   La dictature des consommateurs qui répond à celles des producteurs et des marchands, qui ont toujours un temps d'avance, n'est pas sans conséquences sur notre futur proche.
   Mais qui s'en soucie?
Certains font de la résistance et réfléchissent à une vie juste raisonnable, frugale même, mettant en accord leur vie et leurs principes. dans une consommation responsable Ils sont trop   minoritaires encore.
  Le mythe du client-roi a la vie dure.
       Et le citoyen dans tout cela, dans l'ère de l'individualisme engendré par les marchands d'illusions?

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samedi 19 juin 2021

Fièvre acheteuse

 Je consomme, tu consommes, nous sur-consommons

                                                         Si certains peinent à terminer leurs mois et comptent leur derniers euros, d'autres se laissent happer par le fièvre acheteuse. Acheter pour exister, c'est ce à quoi nous pousse un système productif et ses relais marchands. Je consomme, donc je suis. Tout nous pousse à trouver le sens de notre vie dans l'acte marchand et dans la différenciation sociale qu'il confère: consommer, c'est se distinguer. Pas seulement pour les voitures et les objets aussi luxueux qu'inutiles. L'image de soi en dépend. Le narcissisme est fondateur. C'est le rush, annonciateur de futures ruées frénétiques.
    Les centres commerciaux préparent l'ambiance, chauffe le public (favorisé, surtout), en vue du grand Noël des superprofits.   Amazon a ouvert le bal. Les autres suivent par mimétisme marchand.                             Mon grand-père paysan, qui vivait presque en autarcie, consommait très peu, dans les rares magasins du village ou de la ville voisine. Un costume pouvait durer quasiment une vie, comme une paire de chaussures neuves, qu'on faisait réparer régulièrement. En dehors de cela, quelques biens de consommation courante qu'on ne produisait pas à la ferme.

      Avec le capitalisme marchand, devenu hypertrophié, à partir des années 70, nous sommes entrés dans un ère de consommation généralisée, voire d'hyper-consommation. L'acte d'achat est devenu central dans beaucoup de vies, sans relief ni idéal, voire désespérées, permettant d'oublier, dans des temps considérés comme forts, d'excitation fiévreuse. la banalisation de la vie.
    Acheter, toujours acheter est devenu un leitmotiv, qui finit par envahir les vies jusqu'à la saturation, du moins pour les plus favorisés. On prépare les futures orgies de Noël.
    L'acte d'achat est devenu souvent une fin en soi, les vrai besoins étant passés au second plan, comme les plaisirs authentiques et simples et la satisfaction étant toujours compromise dans une fuite en avant qui n'a plus de sens..

    Cette hyperconsommation a ses temps forts, comme le jour du Black Friday, où les promotions réelles ou factices attirent le chaland, donnant aux prix une valeur de plus en plus problématique.
    C'est la chasse individualiste à la promo, devenue facticement une urgence. Y aller avant les autres ou contre les autres s'il le faut. Les fauves sont lâchés.
   Les valeurs consuméristes ont pris le dessus, stimulées par une publicité de plus en plus habile et persuasive. Bernays avait ouvert la voie.
   Le mimétisme marchant, prenant parfois des formes extravagantes, finit par miner les existences en tuant le désir.

  Les "vedettes" ouvrent le bal par leurs folles dépenses, qui renforcent les frustrations.
    C'est le piège, la drogue dure, qui peut miner une vie.
 C'est une fuite en avant illusoire, mettant en péril les conditions de survie de notre planète.
   La dictature des consommateurs qui répond à celles des producteurs et des marchands, qui ont toujours un temps d'avance, n'est pas sans conséquences sur notre futur proche.
   Mais qui s'en soucie?
Certains font de la résistance et réfléchissent à une vie juste raisonnable, frugale même, mettant en accord leur vie et leurs principes. dans une consommation responsable Ils sont trop   minoritaires encore.
  Le mythe du client-roi a la vie dure.
       Et le citoyen dans tout cela, dans l'ère de l'individualisme engendré par les marchands d'illusions?

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samedi 26 novembre 2022

Consommez, disent-ils...

           Mimétisme marchand.

                                       Il est souvent de bon ton, surtout en certaines périodes, comme celle du Black Friday, de fustiger le consumérisme parfois débridé de nos sociétés. Or, il faut introduire ici des distinctions et des nuances. Quelle type de consommation? Consommation pour qui? A-t-elle son sens en elle-même ou n'est-elle pas d'abord l'effet d'un certain type de production? Un effet et non pas une cause. Comme le remarquait un intervenant sur la Cinq hier soir, c'est la production qui crée les besoins, qui sophistique à l'infini ceux qui sont naturels et nécessaires, qui en invente sans cesse de nouveaux par des incitations largement inconscientes, comme le préconisait déjà Bernays à son époque, à l'aube de l'American Way of live. Le marketing (même vert), sans cesse renouvelé) en est devenu  le moteur de fonctionnement. La jouissance et la frustration permanente sont les ficelles du système, dans une optique uniquement court-termiste. L'aboutissement: une sous-citoyenneté infantilisée, une solidarité en miettes, des générations du tout-à-l'ego.                                                                                                               ______C'est le temps de la fièvre acheteuse, habilement créée par le système et les médias à son service. Si certains peinent à terminer leurs mois et comptent leur derniers euros, d'autres se laissent happer par le fièvre acheteuse. Acheter pour exister, c'est ce à quoi nous pousse un système productif et ses relais marchands. Je consomme, donc je suis. Tout nous pousse à trouver le sens de notre vie dans l'acte marchand et dans la différenciation sociale qu'il confère: consommer, c'est se distinguer. Pas seulement pour les voitures et les objets aussi luxueux qu'inutiles. L'image de soi en dépend. Le narcissisme est fondateur. C'est le rush, annonciateur de futures ruées frénétiques.

    Les centres commerciaux préparent l'ambiance, chauffe le public (favorisé, surtout), en vue du grand Noël des superprofits.   Amazon a ouvert le bal. Les autres suivent par mimétisme marchand.                             Mon grand-père paysan, qui vivait presque en autarcie, consommait très peu, dans les rares magasins du village ou de la ville voisine. Un costume pouvait durer quasiment une vie, comme une paire de chaussures neuves, qu'on faisait réparer régulièrement. En dehors de cela, quelques biens de consommation courante qu'on ne produisait pas à la ferme.

      Avec le capitalisme marchand, devenu hypertrophié, à partir des années 70, nous sommes entrés dans un ère de consommation généralisée, voire d'hyper-consommation. L'acte d'achat est devenu central dans beaucoup de vies, sans relief ni idéal, voire désespérées, permettant d'oublier, dans des temps considérés comme forts, d'excitation fiévreuse. la banalisation de la vie.
    Acheter, toujours acheter est devenu un leitmotiv, qui finit par envahir les vies jusqu'à la saturation, du moins pour les plus favorisés. On prépare les futures orgies de Noël.
    L'acte d'achat est devenu souvent une fin en soi, les vrai besoins étant passés au second plan, comme les plaisirs authentiques et simples et la satisfaction étant toujours compromise dans une fuite en avant qui n'a plus de sens..

    Cette hyperconsommation a ses temps forts, comme le jour du Black Friday, où les promotions réelles ou factices attirent le chaland, donnant aux prix une valeur de plus en plus problématique.
    C'est la chasse individualiste à la promo, devenue facticement une urgence. Y aller avant les autres ou contre les autres s'il le faut. Les fauves sont lâchés.
   Les valeurs consuméristes ont pris le dessus, stimulées par une publicité de plus en plus habile et persuasive. Bernays avait ouvert la voie.
   Le mimétisme marchant, prenant parfois des formes extravagantes, finit par miner les existences en tuant le désir.

  Les "vedettes" ouvrent le bal par leurs folles dépenses, qui renforcent les frustrations.
    C'est le piège, la drogue dure, qui peut miner une vie.
 C'est une fuite en avant illusoire, mettant en péril les conditions de survie de notre planète.
   La dictature des consommateurs qui répond à celles des producteurs et des marchands, qui ont toujours un temps d'avance, n'est pas sans conséquences sur notre futur proche.
   Mais qui s'en soucie?
Certains font de la résistance et réfléchissent à une vie juste raisonnable, frugale même, mettant en accord leur vie et leurs principes. dans une consommation responsable Ils sont trop   minoritaires encore.
  Le mythe du client-roi a la vie dure.
       Et le citoyen dans tout cela, dans l'ère de l'individualisme engendré par les marchands d'illusions?

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vendredi 21 novembre 2025

Black is black...

 Il y a de l'espoir ♪♫♪     [Bis repetita]

                                  Mimétisme marchand et hameçonnage

                  Black is back. On n'y échappera pas, au Black Friday. 
             Revient de nouveau la fièvre acheteuse.
          Un mal qui répand la fureur.
  Auchan dégaine, Carrefour fourbit ses armes, Amazon prépare ses troupes...
 Les zyper-con-sommateurs sont dans les starting-blocks.
   Ça va saigner. Alibaba a déjà fait un malheur. 
 Non, ce n'est pas le vendredi noir de sinistre mémoire.
  Mais au contraire celui de la folle euphorie des super bonnes affaires, réelles ou imaginées. Tout le contraire d'une crise majeure. Pour certains du moins. Gros succès garanti. Toutenpromo!
   Le piège à gogo va fonctionner à fond. Les cartes-bleues vont chauffer.
 Un rituel bien made in USA, après le sacrifice de la dinde, dont le succès ne se dément pas. Toutes les occasions sont bonnes. Il n'y a pas de petits profits.
  De quoi mettre provisoirement un terme aux frustrations quotidiennes, du moins pour un temps limité, dans l'euphorie des bonnes affaires à réaliser...La sur-consommation est reine. Les zhypers sont supers.
   On se croit roi et l'on est esclave. Les biens nous possèdent.
 Pour la citoyenneté responsable, on attendra
     Mais des appels à la résistance commencent à se faire entendre pour maîtriser les dérives pulsionnelles et amener à un sursaut responsable.    ....Directement importé des Etats-Unis, le "Black Friday" pose ses valises en France. Après une arrivée avortée en 2015 (en raison des attentats du 13 novembre), c'est en 2016 que la fête commerciale américaine s'établit dans l'Hexagone. ...Un engouement certain.  Comment expliquer ce phénomène?
                         ... Outre-Atlantique, le "Vendredi Noir" est célébré au lendemain de Thanksgiving. S'il revêt un caractère symbolique pour de nombreux américains, Thanksgiving ne signifie pas grand-chose en Europe. Pas plus que Black Friday, d'ailleurs. Cette courte période de solde n'a pour autre ambition que de combler un vide du calendrier.   Pour les distributeurs français comme pour les distributeurs américains, créer de toutes pièces une fête entre Halloween et Noël était surtout une idée juteuse pour appâter les consommateurs avant les achats de Noël.    "Les courses de Noël se font à 60-70% sur les trois premières semaines de décembre. En août-septembre, c'est la rentrée (...). Novembre est un temps mort commercial"explique Laurent Thoumine, directeur exécutif de l'activité de conseil pour la grande distribution chez Accenture. La grande distribution accueille à bras ouverts cette importation américaine : à moins d'un mois des soldes d'hiver, il n'y a pas de petits profits..."
                                  ____________________________

mercredi 3 juillet 2019

Les USA, les pauvres et le crédit

                                                                                                                        (Bis repetita....)
Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité. 
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace. 
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle. 
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable. 
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles. 
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement et le piège du plastique continue.
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jeudi 3 septembre 2015

Les USA, les pauvres et le crédit

Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité.
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace.
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle.
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable.
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles.
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement.
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- Relayé par Agoravox
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mardi 26 novembre 2019

Black is black

Il y a de l'espoir ♪♫♪
                  Black is back. On n'y échappera pas, au Black Friday. 
             Revient de nouveau la fièvre acheteuse.
          Un mal qui répand la fureur.
  Auchan dégaine, Carrefour fourbit ses armes, Amazon prépare ses troupes...
 Les zyper-con-sommateurs sont dans les starting-blocks.
   Ça va saigner. Alibaba a déjà fait un malheur. 
 Non, ce n'est pas le vendredi noir de sinistre mémoire.
  Mais au contraire celui de la folle euphorie des super bonnes affaires, réelles ou imaginées. Tout le contraire d'une crise majeure. Pour certains du moins. Gros succès garanti. Toutenpromo!
   Le piège à gogo va fonctionner à fond. Les cartes-bleues vont chauffer.
 Un rituel bien made in USA, après le sacrifice de la dinde, dont le succès ne se dément pas. Toutes les occasions sont bonnes. Il n'y a pas de petits profits.
  De quoi mettre provisoirement un terme aux frustrations quotidiennes, du moins pour un temps limité, dans l'euphorie des bonnes affaires à réaliser...La sur-consommation est reine. Les zhypers sont supers.
   On se croit roi et l'on est esclave. Les biens nous possèdent.
 Pour la citoyenneté responsable, on attendra
     Mais des appels à la résistance commencent à se faire entendre pour maîtriser les dérives pulsionnelles et amener à un sursaut responsable. 
  ....Directement importé des Etats-Unis, le "Black Friday" pose ses valises en France. Après une arrivée avortée en 2015 (en raison des attentats du 13 novembre), c'est en 2016 que la fête commerciale américaine s'établit dans l'Hexagone. ...Un engouement certain. Comment expliquer ce phénomène?
       Outre-Atlantique, le "Vendredi Noir" est célébré au lendemain de Thanksgiving. S'il revêt un caractère symbolique pour de nombreux américains, Thanksgiving ne signifie pas grand-chose en Europe. Pas plus que Black Friday, d'ailleurs. Cette courte période de solde n'a pour autre ambition que de combler un vide du calendrier.   Pour les distributeurs français comme pour les distributeurs américains, créer de toutes pièces une fête entre Halloween et Noël était surtout une idée juteuse pour appâter les consommateurs avant les achats de Noël.    "Les courses de Noël se font à 60-70% sur les trois premières semaines de décembre. En août-septembre, c'est la rentrée (...). Novembre est un temps mort commercial"explique Laurent Thoumine, directeur exécutif de l'activité de conseil pour la grande distribution chez Accenture. La grande distribution accueille à bras ouverts cette importation américaine : à moins d'un mois des soldes d'hiver, il n'y a pas de petits profits..."
                                  ____________________________