__ IA: pouvoir et limites (suite) Pour un fonds IA: " La question n’est (donc) pas de savoir si l’IA va changer le monde. Elle le fera. La question est plutôt: qui possédera et contrôlera cet avenir? Qui en profitera, et qui en subira les conséquences néfastes?", interroge l’homme politique dans une tribune publiée par le New York Times..." (Sanders)
__ Liban: comme Gaza? "...En 1895, Theodor Herzl notait dans son journal que la population de Palestine devait être « transférée de l’autre côté de la frontière », discrètement. En 1948, cette vision devint politique d’État..."
__ La civilisation de l'Indus: une étonnant développement
__ Les techno-prophètes ou le techno-messianisme
__ Concentration des patrimoines en France: bien confirmée
__ Les commandements de Elon. pour une productivité accrue.
__ Allemagne: une décarbonation compliquée. Les effets pervers
__ Nouvel ordre multipolaire de Poutine
__ Espionnage israëlien aux USA (voir le film les Patriots) Inquiétudes à Washington
__ Une banalisation périlleuse
Fenêtre d'overton: "La notion de « fenêtre d’Overton » peut aider à comprendre un principe sous-jacent à la métapolitique. Une idée auparavant impensable peut devenir politiquement légitime si elle est régulièrement évoquée, débattue ou reformulée dans des termes plus neutres. Chaque fois qu’un responsable politique – même modéré – mobilise une rhétorique sécuritaire, anti-immigration ou anti-égalitaire, il contribue, volontairement ou non, à élargir cette fenêtre : ce qui paraissait extrême hier devient aujourd’hui une opinion ordinaire. En modifiant les cadres symboliques et les associations de sens, des responsables politiques qui ne sont pas affiliés à l’extrême droite ont contribué – bon gré mal gré – à un processus métapolitique favorable à la diffusion de ses idées. Ce faisant, ils ont contribué à les faire entrer dans le langage du pouvoir, jusqu’à les rendre familières au-delà des acteurs qui s’en revendiquent traditionnellement. Depuis 2017, la façon dont l’exécutif parle d’immigration, notamment en reprenant, encore plus que ne le fait Marine Le Pen, la métaphore du flux prêt à déborder en est un bon exemple. L’un des résultats les plus marquants de notre étude est le rôle du centre politique dans la diffusion des idées d’extrême droite. Les premiers ministres qui s’en réclament – et qui se présentent souvent comme des figures de modération – ont paradoxalement contribué à accélérer ce glissement vers l’extrémisme. Si certains premiers ministres de droite (comme Michel Debré, Jacques Chirac ou Édouard Balladur) atteignent ponctuellement des score idéologique d’extrême droite (Sied) particulièrement élevés, d’autres sont plus bas (Jacques Chaban-Delmas, Maurice Couve de Murville ou Jean-Pierre Raffarin). La droite se caractérise ainsi par une dispersion interne sur le Sied qui laisse entrevoir l’intervention d’autres facteurs contextuels dans la mobilisation des idées d’extrême droite. Par exemple, la nomination de Jacques Chaban-Delmas est marquée par la volonté d’une ouverture aux sociaux-démocrates de Georges Pompidou. Cela se reflète par la très commentée « nouvelle société » dans le discours de Chaban-Delmas qui dénonce un pays de « castes » et des inégalités excessives. _______________
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