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mardi 14 mars 2023

Fonds marins attractifs

 Mais périls en la demeure

                   La course en avant dans les recherches minières continue. Les besoins sont intarissables et de nouvelles perspectives s'ouvrent tous les jours. Malgré les avertissements, les mises en garde, les engagements (COP), les explorations continuent, dans uns concurrence redoublée pour la recherche de nouvelles sources d'hydrocarbures, de métaux rares...Ce sont les enjeux pour demain....Les ambitions et les moyens sont là. La course en avant concurrentielle doit se poursuivre, dans la plus pure logique d'accumulation capitalistique. La finance verte accompagne les nouvelles explorations en cours ou en projet. L'horizon semble illimité. Un nouvel "eldorado" s'ouvre aux nouvelles conquêtes industrielles. Parfois au nom des meilleurs intentions affichées :   


                                                    "...Des milliards de tonnes de métaux, nécessaires aux technologies électriques et numériques. Une telle manne suscite de nombreuses convoitises, qui se parent des vertus du capitalisme vert. À quel prix pour l’environnement et les pays dominés de l’ordre international ? L’exploitation minière des fonds marins est l’un des grands enjeux de notre temps. Les métaux dont regorgent les fonds marins pourraient répondre aux besoins exponentiels à venir dans le cadre de la « transition écologique » et de la numérisation du quotidien. En effet, les gouvernements de nombreux pays misent sur un sursaut technologique pour lutter contre le changement climatique : il faut décarboner notre économie, c’est-à-dire trouver des sources d’énergie nouvelles ne contribuant pas au réchauffement climatique. L’électricité et le numérique apparaissent comme la solution miracle : la première doit remplacer les énergies fossiles et la seconde devrait permettre des gains d’efficacité et de consommation d’énergie, notamment par la réduction des déplacements et le contrôle des consommations.   Cependant, électricité et numérique demandent des quantités immenses de métaux, dont regorgent les fonds marins. La nécessité d’extraire toujours plus de terres rares pour répondre à une transition écologique innervée par le techno-solutionnisme, et permettant au capitalisme de continuer de croître, sert le discours des grands industriels miniers. Metals Company défend ainsi l’extraction des nodules au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Si cette activité ne sera pas sans conséquence sur l’environnement, combattre le changement climatique constitue la première des priorités, défend l’entreprise. Les conséquences écologiques d’une telle exploitation serait donc un moindre mal autant qu’une nécessité absolue.   Alors que la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité vient de s’achever à Montréal en décembre 2022, force est de constater que les industriels se cachent derrière une vision étroite des enjeux climatiques. En ne parlant que de la nécessaire transition énergétique pour lutter contre le réchauffement de la planète, ils ignorent que les limites planétaires, telles que définies par la communauté scientifique, sont au nombre de neuf et comprennent l’érosion de la biodiversité, laquelle est vitale pour l’avenir de l’humanité. Or, l’extraction minière des fonds marins aurait des conséquences dramatiques pour une faune et une flore qui restent encore largement inconnues...."                                                                                              Malgré l'opposition de principe de le France, on peut redouter une exploitation d'une nouvelle terre promise sans en envisager les conséquences parfois irréversibles Et quels gendarmes internationaux auraient le pouvoir d'arrêter des projets si rentables, mais si potentiellement dévastateurs?... "...Les océans représentent le premier organe de régulation du climat de la planète. Si on se lançait dans l’exploitation des fonds marins, on amorcerait une bombe à retardement écologique. Ce serait l’erreur de trop. ».     Les ambitions, démesurées, ne manquent de contradictions: "...Malgré tout, la France avance ses pions sur l’échiquier océanique. Le 22 janvier 2021, le secrétaire général de la mer présentait une nouvelle stratégie nationale d’exploration et d’exploitation des ressources minérales dans les grands fonds marins. D’après nos confrères d’Actu Environnement, qui l’ont lu en détail, « le gouvernement ne se pose pas la question de savoir s’il faut exploiter les grands fonds marins, mais plutôt quelle stratégie mettre en œuvre pour y parvenir ». Puis en mai 2021, le Premier ministre, Jean Castex, a énoncé les priorités du gouvernement pour les fonds marins : acquérir des connaissances sur les écosystèmes et les ressources minérales « amplifier les efforts de protection des fonds marins » tout en poursuivant « une stratégie d’exploration et d’exploitation durable de leurs ressources » « valoriser les ressources des grands fonds marins en lien avec le potentiel industriel français »....__________
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jeudi 2 mars 2023

Finance verte ou Greenwashing?

 Un mythe?

                       En soi, l'idée est bonne. Un investissement qui se veut responsable, à l'heure où la priorité doit être mise sur la préservation du milieu naturel, le développement des énergies douces, conformément aux engagements lors des COP qui se succèdent, aux promesses auxquelles ils donnent lieu. Il faudra des moyens, beaucoup d'argent pour accéder rapidement aux ambitions  affirmées lors de ces grands messes climatiques. Les ressources financières ne manquent pas.             Mais n'y a-t-il pas une part d'illusions à mettre la haute finance prioritairement au service d'un avenir durable, connaissant la logique des marchés? Le système fonctionne imparfaitement et diversement, avec une opacité et des limites certaines.       

Finances sages ou mirage?

                                                                                     Un écran de fumée pour certains analystes.   "...Au plus fort de la pandémie, les financiers soucieux des enjeux climatiques s’enflammèrent pour un acteur relativement inconnu du marché. La capitalisation boursière de NextEra Energy – la plus grande entreprise d’énergie renouvelable des États-Unis – dépassa celle d’ExxonMobil. En d’autres termes, NextEra devint momentanément la société énergétique la plus lucrative du pays. Un retournement d’autant plus troublant qu’ExxonMobil générait largement plus de revenus que NextEra : 265 milliards de dollars en 2019 contre 12,9 milliards de dollars.     
Certes, Exxon finit par repasser devant NextEra, mais de nombreux investisseurs perçurent cet épiphénomène comme un signe annonciateur de l’évolution future des marchés. Même si cela est difficile à concevoir aujourd’hui, en pleine pandémie les cours du pétrole chutèrent brièvement aux alentours de zéro. Cet effondrement des prix résultait à la fois d’un ralentissement spectaculaire de la demande de combustibles fossiles et d’une singularité sur le marché des matières premières qui incita les investisseurs à dénoncer subitement leurs contrats à terme sur le pétrole.             Cet effondrement des prix de l’énergie affecta lourdement les grandes entreprises de combustibles fossiles. Le choc fut particulièrement rude pour Exxon, connue pour son hostilité à l’abandon des énergies fossiles. Rex Tillerson, ancien PDG d’ExxonMobil et secrétaire d’État (équivalent de ministre des Affaires étrangères, ndlr) sous la présidence de Donald Trump, a affirmé catégoriquement que le changement climatique n’était rien d’autre qu’une nouvelle tendance à laquelle le monde devait s’adapter. En 2016, il déclarait ainsi sans détours que « le monde va devoir continuer à utiliser des énergies fossiles, que les gens aiment ça ou pas. » Exxon est d’ailleurs actuellement poursuivie en justice pour avoir caché des informations relatives à l’impact des combustibles fossiles sur le climat. Dès les années 1970, des scientifiques travaillant pour ExxonMobil étayent la réalité de l’effet de serre par des preuves solides. En réponse, l’entreprise réduisit de façon drastique le financement de son département scientifique et affecta l’argent à la promotion du négationnisme climatique.....Pour beaucoup, la messe était dite : cette transition de la finance mettrait une énorme pression sur les entreprises comme Exxon, les poussant à se détourner des combustibles fossiles au profit des énergies propres. En effet, la réponse des entreprises de combustibles fossiles ne se fit pas attendre.                                      Total se rebaptisa TotalEnergies dans le but de devenir un « acteur mondial de la transition énergétique ». Shell annonça qu’elle augmenterait le montant de ses investissements dans les énergies renouvelables. British Petroleum (BP) prit une participation importante dans une entreprise d’énergie renouvelable. Même Exxon finit par céder à la pression du marché et déclara qu’elle investirait des milliards dans « des initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre ».      Bien sûr, le « succès » de ces solutions de marché au dérèglement climatique induisait que le monde n’avait plus besoin d’envisager des solutions « anti-libérales » comme le Green New Deal pour lutter contre le réchauffement climatique. Après tout, pourquoi taxer, nationaliser ou planifier si le marché s’autorégule si bien ?                                                         Mais en creusant un peu, on découvrait rapidement que la réalité était toute autre. La plupart des promesses faites par les grandes compagnies pétrolières étaient vagues et demandaient du temps pour être mises en œuvre. Dans certains cas, elles ne relevaient même que d’une simple opération de greenwashing. Dans tous les cas, les compagnies faisaient le pari que l’ère du pétrole était loin d’être révolue.      Un certain nombre d’investisseurs plus perspicaces l’avaient bien compris. Plusieurs fonds spéculatifs commencèrent discrètement à parier gros que les cours du pétrole remonteraient vite une fois la pandémie passée, quand l’économie mondiale aurait besoin de combustibles fossiles pour tourner à nouveau à plein régime. Et ils avaient raison. Une fois le pic de la pandémie passé, les cours du pétrole ne tardèrent pas à revenir au niveau d’avant la pandémie. Puis ils se mirent à grimper en flèche. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le prix du gaz naturel s’envola également, ce qui constitua une véritable aubaine pour l’industrie  américaine du gaz de schiste, dont la technologie de fraction hydraulique, en plus d’être ultra-polluante, est plus coûteuse que les méthodes d’extraction conventionnelles....                                                                               Au plus fort de la pandémie de COVID-19, le monde a raté une occasion historique : les gouvernements auraient pu profiter de l’effondrement de la valeur des géants des hydrocarbures pour entrer au capital de ces entreprises et les pousser à réorienter réellement leurs investissements vers les énergies renouvelables.    Alors que la demande et l’inflation étaient alors relativement faibles, ils auraient pu annoncer de vrais plans de relance favorisant la décarbonation. À la place, les compagnies pétrolières ont été livrées à elles-mêmes, le plan climat de Joe Biden a été torpillé par un sénateur à la botte d’ExxonMobil, et l’UE se contente d’un « Pacte vert » aux ambitions très maigres.    Le résultat de ce raté est double. Non seulement les émissions de gaz à effet de serre ont continué à augmenter, mais en plus une masse considérable de richesses des ménages a été transférée vers certaines des plus grandes compagnies d’énergie du monde. Cette séquence nous démontre au moins une chose : le marché n’apportera jamais de réponse au dérèglement climatique – et il était naïf ou, plus vraisemblablement, profondément cynique de prétendre le contraire. Il est désormais temps d’en tirer les conclusions nécessaires et d’intervenir de manière résolue pour contraindre les choix des multinationales de l’énergie...." (Grace Blakeley)  - Souligné par moi -
    __L'exploitation minière des fonds marins.     ___________________________

 

jeudi 2 novembre 2023

Varia

__ Déni

__ Fracturations

__ Aveuglement

__ L'ascencion

__ Continuité

__ Disproportion

__ Juifs de France

__ Le retour

__ Déqualification

__ Bush et Gaza

__ Y Lapid: aveux         

__ Drames de défaite

__ Projections glaçantes

__ Et le Cisjordanie?

__ La langue: un combat

__ Israël: depuis de Gaulle

__ Hystérie collective

__ Fonds marins en péril

__ L'heure des comptes

__ Gaza: communications défaillantes                         ________________________

vendredi 23 août 2024

La mer, une poubelle?

 La mère de toute vie en souffrance.

                             Que la mer soit devenue une sorte de grand déversoir, où s'accumulent, parfois de manière invisible, un grand nombre de produits, parfois dangereux, rejetés par les activités humaines de toutes sortes, est devenu une évidence. La Méditerranée n'est pas épargnée. Les microplastiques sont partout, comme les polluants chimiques, qui ne sont pas sans effets sur la biodiversité marine.                                                                                                                                                  Mais il y a pire! La mer Baltique, notamment, a servi de déversoir pour tout un matériel de guerre pendant des années. sans parler des déchets nucléaires. Une poubelle inquiétante.          La mer qu'on voit danser, le long des golfes clairs♪♫♪...nous cache bien des richesses, mais aussi bien des déchets dont beaucoup ne sont pas neutres et sans effets toxiques à venir. On trouve tout dans le fond des océans, ces masses aquatiques vitales pour la vie sur terre.  Pas seulement des plastiques qui se voient ou ne se voient plus, sous forme de microéléments que peut ingérer la faune marine. Pas seulement les épaves de toutes sortes, anciennes ou récentes, dont les contenus parfois douteux ou suspects doivent nous alerter.  Des milliers de conteneurs sont perdus chaque année. Leurs cargaisons sont une source de pollutions multiples dont les autorités n’ont pas pris la mesure, sans parler des déchets radioactifs.                                                                                                                           De sérieux risques sont à venir, quoi qu'en disent certaines langues de bois irresponsables:  ..."De 1946 à 1983, la communauté scientifique a jugé que déposer des déchets radioactifs sur les fonds marins était une « solution sûre », « car la dilution et la durée présumée d’isolement apportées par le milieu marin étaient suffisantes », retrace l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Cet établissement public à caractère industriel et commercial, chargé de la gestion des déchets radioactifs en France, réalise régulièrement l’inventaire national des matières et déchets radioactifs. Jusqu’en 1977, les états ont été libres de superviser eux-mêmes leurs opérations d’immersion. Puis le Conseil de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a obligé les pays membres à se soumettre aux directives et à la surveillance de l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN). En 1972, la convention de Londres interdit l’immersion de déchets fortement radioactifs. Un moratoire sur l’immersion des déchets est adopté en 1983, dans l’attente d’un examen global de la question. En 1993, les pays signataires décident d’interdire l’immersion de déchets radioactifs dans la mer, « davantage pour des raisons morales que scientifiques », ajoute Émilie Grandidier, chargée de communication à l’Andra, qui assure que tout débat sur d’éventuelles immersions futures est définitivement clos...." (sic) !!!

                Dans la Baltique et la mer du Nord notamment, des quantités d'explosifs, de véritables bombes chimiques risquent de faire disparaître à terme toute vie marine. Il y a pire, on a déversé il n'y a pas si longtemps des déchets radioactifs, qui constituent une menace encore plus grave. Au large du Cotentin, par exemple, la corrosion des fûts radioactifs se poursuit. Sans parler du rejet dans l'océan de l'eau radioactive à Fukushima et dans dangers potentiels de nos stockages nucléaires dans la Manche, notamment dans la fosse des Casquets. La récupération des déchets, nucléaires ou toxiques, dans ces zônes notamment est devenue pratiquement impossible. Mais qui en parle?   __________________

vendredi 6 juillet 2012

Guyane: quand Shell rassure..

 _________________Forages à trés hauts risques

____On connaît les risques importants des forages en eaux profondes, mal maîtrisés .
SD Amazon
Les vastes dégâts provoqués par une pollution massive dans le Golfe du Mexique ne sont pas encore bien évalués. BP les a minimisés. Depuis, les forages continuent, après un court temps de panique. Drill, baby!
Le pétrole à tout prix, c'est la fuite en avant vers de possibles nouveaux problèmes majeurs.
A forage extrême, risque extrême et les réglementations sont défaillantes.
L'excrément du diable , on en a encore diablement besoin, tant que ne sera pas entamée une vraie transition énergétique...
_____________________En Guyane, le projet est alléchant, les investissements seront phénoménaux:
Le coût total du projet, qui réunit Shell (45 %), Total (25 %) et Hardman Petroleum (27,5 %), a été évalué entre 4 et 8 milliards d'euros. Le site de Zaedyus pourrait contenir jusqu'à 300 millions de barils de pétrole.
____Mais pourquoi dramatiser?
Patrick Roméo, le président de Shell France, lors de réunions publiques en Guyane portant sur ses projets de forages en haute profondeur, en juin dernier, s'est voulu rassurant, jusqu'au grotesque:
"En cas de marée noire, le pétrole répandu dans la mer ressemble à de la « mousse au chocolat ». D’ailleurs, les particules d’hydrocarbures se révèlent « extrêmement nourrissantes » pour l’océan. Quant aux tortues, étant sourdes, « elles sont merveilleusement équipées » pour supporter le bombardement des fonds marins à coup de sondes acoustiques qui servent à repérer l’or noir en eau profonde...", affirmait-il.
Les actionnaires de Shell sont pressés, les écologistes demandent un moratoire.
_____L'enjeu est d'importance, et  les risques ne sont pas niés: « C’est un pari. On a la foi de l’explorateur », ajoute le pétrolier. Pour Total, c’est un forage à « haut risque et haut rendement » : « On accepte la probabilité de tomber sur un puits sec, mais on peut aussi décrocher la timbale. » Les investissements envisagés sont colossaux : entre 5 et 10 milliards d’euros. Le Stena IceMax, le bateau de forage tout droit venu de son chantier sud-coréen, coûte un million de dollars (790 000 euros) par jour. Pour ces multinationales, l’enjeu est énorme alors que la part du domaine minier mondial qu’elles exploitent recule au profit des compagnies nationales, comme la russe Gazprom ou la saoudienne Aramco. Le site guyanais recèle donc potentiellement le plus gros gisement pétrolier français..."
Golfe du Mexique, il y a un an
__C'est parti. Le projet est maintenant en route, comme un paquebot lancé à pleine vitesse. Après une valse hésitation, une cacophonie  gouvernementale, un désaveu nié, les travaux préliminaires d'exploration vont commencer, malgré les incertitudes et les propos (faussement) rassurants.
" Et pourtant, la perspective d’exploiter ces hydrocarbures ne suscite presque aucun débat en France, alors que le pays vient de connaître une ample mobilisation contre les gaz de schiste. Parce que ces recherches exploratoires se déroulent en Guyane, loin des yeux et du cœur des métropolitains ? Ou parce que personne n’ose penser la sortie du pétrole ? Il a fallu la disgrâce de Nicole Bricq, alors que la ministre de l’écologie tentait d’imposer de nouvelles contraintes environnementales et financières au consortium pétrolier, pour que l’attention soit attirée sur les permis de Guyane. Même son cabinet n’imagine pas laisser ces fossiles dans le sol, annonçant une simple « remise à plat ». « Cela aurait été trop coûteux de suspendre ces permis, il aurait fallu indemniser les dépenses très importantes réalisées depuis 2001 », explique un conseiller ministériel. Même chez les écologistes, peu de voix s’élèvent contre les permis guyanais. Ministre du logement, Cécile Duflot juge impossible l’arrêt de ces forages..."
___Malgré la dangerosité avérée de ses opérations, puisqu’il s’agit d’extraction non conventionnelle, Shell bénéficient d’une latitude stupéfiante dans la conduite de ses opérations. Cette situation rend difficilement compréhensible la décision du gouvernement français de donner le feu vert administratif qui manquait à la multinationale pour démarrer dans les jours qui viennent cette nouvelle phase de travaux.
_On découvre aussi qu’au-delà de la perspective de refonte du code minier, c’est contre le risque de remise en concurrence que s’est sans doute mobilisée l’industrie extractive. « Le vrai sujet, c’est comment s’organise le partage entre les pouvoirs publics et l’exploitant, analyse un conseiller ministériel. On peut avoir toutes les discussions qu’on veut sur la loi de finances, s’il n’existe pas de dispositifs précis pour récupérer la rente pétrolière, il risque de ne pas y avoir de transition énergétique, par manque d'argent pour la financer. »
(" Les royalties que la France sera censée obtenir seront bien inférieures à celles que reçoivent d’autres pays en pointe dans les forages offshore, tels que la Norvège".)
____-La Méditerranée est menacée aussi par des forages pétroliers, malgré les démentis de campagne... 
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Merci à   Mediapart

samedi 10 juillet 2021

Sous les mers...

 ...D'inquiètantes poubelles.

                    La mer qu'on voit danser, le long des golfes clairs♪♫♪...nous cache bien des richesses, mais aussi bien des déchets dont beaucoup ne sont pas neutres et sans effets toxiques à venir. On trouve tout dans le fond des océans, ces masses aquatiques vitales pour la vie sur terre.  Pas seulement des plastiques qui se voient ou ne se voient plus, sous forme de microéléments que peut ingérer la faune marine. Pas seulement les épaves de toutes sortes, anciennes ou récentes, dont les contenus parfois douteux ou suspects doivent nous alerter.  Des milliers de conteneurs sont perdus chaque année. Leurs cargaisons sont une source de pollutions multiples dont les autorités n’ont pas pris la mesure, sans parler des déchets radioactifs.                                                                                                             De sérieux risques sont à venir, quoi qu'en disent certaines langues de bois irresponsables:  ..."De 1946 à 1983, la communauté scientifique a jugé que déposer des déchets radioactifs sur les fonds marins était une « solution sûre », « car la dilution et la durée présumée d’isolement apportées par le milieu marin étaient suffisantes », retrace l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Cet établissement public à caractère industriel et commercial, chargé de la gestion des déchets radioactifs en France, réalise régulièrement l’inventaire national des matières et déchets radioactifsJusqu’en 1977, les états ont été libres de superviser eux-mêmes leurs opérations d’immersion. Puis le Conseil de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a obligé les pays membres à se soumettre aux directives et à la surveillance de l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN). En 1972, la convention de Londres interdit l’immersion de déchets fortement radioactifs. Un moratoire sur l’immersion des déchets est adopté en 1983, dans l’attente d’un examen global de la question. En 1993, les pays signataires décident d’interdire l’immersion de déchets radioactifs dans la mer, « davantage pour des raisons morales que scientifiques », ajoute Émilie Grandidier, chargée de communication à l’Andra, qui assure que tout débat sur d’éventuelles immersions futures est définitivement clos...." (sic) !!!

                Dans la Baltique et la mer du Nord notamment, des quantités d'explosifs, de véritables bombes chimiques risquent de faire disparaître à terme toute vie marine. Il y a pire, on a déversé il n'y a pas si longtemps des déchets radioactifs, qui constituent une menace encore plus grave. Au large du Cotentin, par exemple, la corrosion des fûts radioactifs se poursuit. Sans parler du rejet dans l'océan de l'eau radioactive à Fukushima et dans dangers potentiels de nos stockages nucléaires dans la Manche, notamment dans la fosse des Casquets. La récupération des déchets, nucléaires ou toxiques, dans ces zônes notamment est devenue pratiquement impossible. Mais qui en parle?   __________________

samedi 24 janvier 2026

Baltique

   Devenue la mer de tous les dangers                                                                                                                                Regarder une carte suffit à s'en convaincre

   Des échanges intenses  sur cette  surface quasi fermée. A la pollution extrême.   Pour des raisons                  explicables.                           Un carrefour géopolitique de haute intensité, avec des rapports de forces évolutifs. Une bombe à retardement, au coeur du conflit russo/Otan. Panique dans la Baltique!                                                                                    Une mer sous pression. Quels seront les objectifs de Poutine?  Kaliningrad  étant au coeur des tensions locales.                    

Une Zône grise:   Dans la « zone grise », des facteurs tels que la propagande, le renseignement actif avec passage à la terreur, les opérations psychologiques et l’utilisation d’installations civiles à des fins militaires sont particulièrement importants.


LUKAS MILEVSKILa zone grise est un concept tactique américain dont l’auteur donne ici une description erronée.

Elle n’est en réalité pas du tout asymétrique dans la pensée occidentale et se produit essentiellement lorsque les deux parties sont en conflit mais qu’aucune d’entre elles ne souhaite une escalade vers la guerre — soit par crainte des conséquences, soit parce qu’elles pensent pouvoir obtenir ce qu’elles veulent sans avoir recours à la guerre. L’exemple typique de la zone grise est le conflit en mer de Chine méridionale — qui est de fait le principal cas d’étude à l’origine de l’émergence de ce concept.

Si l’on se limite aux actions hostiles non militaires, il est facile de dresser une très longue liste de celles menées par la Russie ou par des mandataires affiliés au Kremlin dans les États baltes et dans la région baltique. On peut citer les exemples — non exhaustifs — de la manipulation des prix du gaz pour contraindre les États baltes dans les années 1990 ; de la tentative de la mafia russe de subvertir les élections lituaniennes en 2003 ; de l’arrêt du transit du pétrole russe par la Lettonie en 2003 ; de la cyberattaque contre l’Estonie en 2006 ; de la perturbation de l’approvisionnement des raffineries de pétrole en Lituanie en 2006 ; des sabotages de câbles et de pipelines en mer Baltique en 2023-2024 ; de l’utilisation de l’immigration comme arme pour faire pression sur les frontières baltes ces dernières années ; et, plus largement, de la création et du soutien de partis politiques et de réseaux culturels pro-Kremlin, ainsi que de la rhétorique constante visant à délégitimer les États balte

La « zone grise » est un espace à haut risque, non seulement pour les militaires, mais aussi pour les proxy wars

Les conflits qui s’y déroulent peuvent éclater de manière inopinée — mais ils s’appuient généralement sur des antécédents historiques.

Dans la « zone grise », la rivalité ne porte pas sur des objets isolés d’importance tactique ou opérationnelle, mais sur des avantages plus larges de nature informationnelle, ainsi que sur la poursuite d’objectifs économiques. La particularité des « zones grises » est l’absence de moyens juridiques permettant d’atteindre les objectifs fixés.

TEIJA TIILIKAINENEn faisant référence à un « conflit dans la zone grise » comme la « stratégie de l’adversaire », l’auteur utilise le procédé qui consiste à rejeter la responsabilité de ses propres actions sur l’Occident. Par « tactiques ou conflits dans la zone grise », les analystes occidentaux visent en fait la notion russe de « guerre politique ».

Celle-ci trouve son origine dans des documents politiques russes 15 dans lesquels elle est présentée comme une approche globale dont la Russie aurait besoin pour pouvoir répondre à la prétendue hostilité occidentale.

Dans cette guerre politique, la Russie aurait besoin de toutes les armes possibles — des opérations d’information aux outils cybernétiques et aux outils de guerre asymétrique — pour se défendre. 

Voir plus

Le droit maritime international contemporain a probablement moins souffert des pratiques politiques des dernières décennies — par rapport, par exemple, au droit de la guerre et de la paix — et continue de fonctionner en grande partie. Cela s’explique par le fait que les puissances maritimes sont précisément intéressées par le droit de libre passage et de transit. Les initiatives de la Finlande, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie pourraient toutefois créer un précédent permettant de restreindre la navigation britannique ou américaine, par exemple en mer de Chine méridionale.

De plus, « en 1996, en réponse à une demande de la Lituanie concernant les activités des forces navales russes dans sa zone économique exclusive (ZEE), le département d’État américain a confirmé que l’article 58 de la convention de 1982 permet à tous les États de jouir des libertés de navigation, de survol, de pose de câbles et de pipelines dans l’exercice de leurs activités dans une ZEE. Pour les navires et aéronefs militaires, ces droits incluent les manœuvres, les exercices militaires, la surveillance, la collecte de renseignements, les tirs et les essais d’armes » 16.

En 2024, les services de renseignement et les ministères des Affaires étrangères des pays d’Europe du Nord et des pays baltes ont organisé une série de réunions afin de recueillir l’avis d’experts sur la possibilité de bloquer légalement l’accès de la Russie au golfe de Finlande et d’imposer un blocus à Kaliningrad. Les conclusions furent les suivantes : en temps de paix, conformément aux normes du droit maritime international, une telle mesure est impossible. Autrement dit, elle ne pourrait être mise en œuvre qu’en cas de conflit armé pleinement reconnu sur le plan juridique. L’alternative serait donc de recourir à des actes de sabotage et à des actes terroristes. C’est précisément cette option qui a été choisie. De plus, elle a été rendue publique dans le but d’exercer une pression psychologique sur la Russie. La chasse aux pétroliers et aux cargos battant pavillon neutre a alors commencé. En revanche, ni en 2024 ni au cours du premier semestre 2025, les navires battant pavillon russe n’ont été la cible d’attaques, d’inspections illégales ou de refoulement vers les eaux territoriales.

LUKAS MILEVSKIUne fois de plus, l’argumentation vise à présenter la Russie en victime, passant sous silence le rôle présumé de sa flotte fantôme dans la destruction d’infrastructures de communication et d’énergie critiques dans les fonds marins de la mer Baltique en 2023-2024 17. Bien qu’il n’existe pour l’instant pratiquement aucune preuve tangible que ces actes aient été des sabotages délibérés menés sur ordre du Kremlin, le fait que ces navires étaient tous au service de la Russie est incontestable. Qualifier la réponse de la Baltique et de l’OTAN de terrorisme est absurde.

TEIJA TIILIKAINENLes experts nordiques et baltes mentionnés n’ont évidemment pas envisagé de bloquer l’accès de la Russie au golfe de Finlande mais ont discuté de mesures juridiques pour réagir aux actes de sabotage contre les infrastructures sous-marines critiques qui se sont multipliés en mer Baltique. Or comme la convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS) n’accorde pas aux États côtiers pleine juridiction pour arraisonner les navires soupçonnés de telles activités et ouvrir des enquêtes que dans leurs eaux territoriales, les incidents survenant au-delà de cette zone constituent un défi pour la sécurité de l’État et créent des vulnérabilités exploitables à des fins malveillantes.

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