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samedi 6 décembre 2008

Islande en faillite : cas d'école ?


"Le surendettement des ménages, la taille démesurée des banques, l'imprévoyance et les erreurs de l'Institut d'émission ont acculé l'Islande, l'une des plus riches nations nordiques, à la quasi-faillite."

L’Islande : un aperçu de l’avenir(?)

"...Le système bancaire de l’Islande s’est effondré, plongeant l’économie toute entière dans un déclin qui va s’accélérant. En l’espace de sept jours au mois d’octobre, les trois principales banques du pays sont devenues insolvables et le gouvernement a été forcé d’intervenir pour les reprendre. Le gouvernement travailliste de Gordon Brown en Grande-Bretagne a eu recours aux lois anti-terroristes pour essayer de faire revenir de force les centaines de millions investis en Islande par des particuliers, des fonds de retraites d’entreprises, des municipalités, des associations caritatives et des forces de police. La plupart de ces investissements ne seront pas récupérés.L’échelle colossale des pertes provient de ce que l’Islande a cherché à devenir un centre d’investissements spéculatifs internationaux, et ce en indexant les taux d’intérêt des banques à l’inflation qui dépassait les 15 pour cent. Les banques islandaises proposaient des taux d’intérêt souvent supérieurs de 50 pour cent aux taux disponibles ailleurs.A leur apogée, les banques islandaises détenaient des avoirs étrangers équivalant à dix fois le produit intérieur brut (PIB) du pays, avec la majorité de ces investissements fondés sur des prêts internationaux. Cela représentait une énorme bulle spéculative reposant sur une pyramide de dettes non viables.L’Islande est effectivement en faillite et incapable de rembourser ses dettes colossales. Les pertes subies par ses créditeurs étrangers sont estimées à plus de 40 milliards de dollars. Icesave, la banque en ligne de Landsbanki par exemple a attiré plus de 6,75 milliards de dollars d’investissements du Royaume Uni et 1,5 milliards des Pays-Bas. Ces deux pays exigent que ces sommes leur soient retournées, mais il s’agit d’une dette plus élevée que la totalité du PIB de l’Islande. Comme l’a fait remarquer Jon Danielsson, directeur d’études à la London School of Economics, « En comparaison, le montant total des réparations exigées de l’Allemagne à la fin de la Première guerre mondiale tournait autour de 85 pour cent de son PIB. ..

Le journal économique Fall Street.com pose lui aussi la question, « Qui aurait jamais imaginé que l’Islande serait quasiment dans une situation d’anarchie économique et de révolution ? »Néanmoins, les craintes s’étendent bien au-delà du destin économique et politique de l’Islande. Danielsson insiste pour dire que, « Il est nécessaire que les dirigeants européens prennent de toute urgence des mesures pour empêcher que des choses similaires ne se produisent dans de petits pays ayant un secteur bancaire important. »La Hongrie a déjà négocié un emprunt de 16 milliards de dollars auprès du FMI et de 8 milliards auprès de l’Union européenne, ce qui requiert des coupes budgétaires massives dans les services, les emplois et les retraites, et requiert aussi le gel des salaires des travailleurs et la perte de leur bonus annuel s’élevant à 8 pour cent de leur salaire. L’Ukraine s’est vu accorder un prêt de 16,5 milliards de dollars par le FMI et la Biélorussie, la Serbie, la Roumanie, la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie seraient activement à la recherche de prêts.

On prédit que l’Irlande va suivre le même parcours que l’Islande. All News Web Ireland déclare que « Il y a de fortes chances que l’Irlande soit le prochain pays d’Europe à subir une grosse dégringolade. ‘Le marché irlandais de l’immobilier est excessivement cher et le niveau des dettes ici crève le plafond : Les gens commencent à se rendre compte que les maisons ça ne se mange pas, et les investissements américains commencent à se tarir, la bulle va éclater’ argumente Sean McCarthy, conseiller financier dans le secteur bancaire irlandais. ‘Quand la bulle de l’immobilier va vraiment se dégonfler ici et que la panique va prendre le dessus, alors que dieu vienne en aide à l’Irlande.’ »Le blog d’investissement Credit Writedowns fait remarquer que alors que « l’Irlande était le premier pays à proposer des garanties à tous ses déposants, » le « pays a un secteur financier colossal qu’il n’est pas possible au gouvernement irlandais de garantir. » De ce fait, « Il reste à voir s’il existe un courant souterrain de panique quant à la fragilité du système bancaire irlandais qui pourrait conduire le pays au même destin que celui de l’Islande. »De plus, la peur de voir les faillites nationales conduire à des troubles politiques et sociaux ne se limite pas aux petits pays. Il y a de sérieuses discussions concernant la possibilité d’un destin similaire touchant la cinquième économie plus importante, le Royaume-Uni.Patrick Hosking a posé la question suivante dans le numéro de Times du 22 octobre, « La Grande-Bretagne est-elle juste une version plus grande de l’Islande? La City de Londres commence assurément à ressembler un peu trop à Reykjavik, mais avec des bâtiments plus grands et un peu moins de morue… Dans les faits, les banques du pays sont en grande partie en faillite. Le plan de sauvetage de 500 milliards de livres du gouvernement a pour but principal non pas de faire que les banques continuent de prêter aux petites entreprises et aux particuliers qui veulent devenir propriétaires, mais d’éviter une calamité financière inimaginable... »


-L'Islande au bord du gouffre
-LaTribune.fr - La crise financière plonge l'Islande au bord du gouffre
-L'Islande cherche désespérément des moyens financiers
-Why raising interest rates won't work
-Eva Joly: Faillite banquaire
>>>>>>>>>>>>>>>-Is Britain going bankrupt?

lundi 8 mars 2010

Islande: c'est non!...


Et après?...

Une "situation volcanique" sur une île qui ne l'est pas moins

-Un referendum pour rien?

-L'Islande refuse de banquer...
"C'est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu'ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée....
"Mais pourquoi devrions-nous être les seuls à payer l'addition?" s'insurge le pianiste Olafur Eliasson, l'un des meneurs du mouvement In Defense, à l'origine de la pétition nationale qui a suscité le référendum. "Dans le cas d'Icesave, les autorités de régulation britanniques et néerlandaises ont failli autant que la nôtre. Il faudrait partager la facture. Londres nous impose un état de guerre économique. C'est inacceptable! Et, en plus, chacun sait qu'on ne pourra pas tout payer..." A lui seul, le simple coût d'Icesave - 40% du PIB annuel 2009, quand même - représenterait une ponction de 48 000 euros par foyer islandais. Auxquels il faudrait ajouter le coût du reste de la dette publique et des dettes privées
"
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Après la banqueroute nationale et l'effondrement financier,
__________Les Islandais votent massivement contre l'accord Icesave
:
"Les Islandais ont massivement rejeté par référendum l'impopulaire accord financier Icesave avec plus de 90% de "non". Cette victoire plus forte que prévue par les sondages a été immédiatement reconnue par le gouvernement.
___Selon des résultats portant sur 50% des bulletins dépouillés, le "non" a recueilli 93,6% des suffrages exprimés contre 1,5% pour le "oui", a annoncé la chaîne de télévision publique RUV.__Diminuant la portée de ces résultats, la première ministre Johanna Sigurdardottir a déclaré qu'ils "ne sont pas une surprise" et qu'ils "ne constituent pas un choc pour le gouvernement". "Le référendum passé, il est de notre devoir de reprendre la fin des négociations" avec Londres et La Haye, a-t-elle déclaré à la télévision.
Quelque 230'000 électeurs étaient appelés à se prononcer sur un accord organisant le remboursement d'ici à 2024 par Reykjavik de 3,9 milliards d'euros avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs propres citoyens lésés par la faillite de la banque sur Internet islandaise Icesave en octobre 2008.
L'Islande a obtenu lors des toutes dernières négociations une meilleure offre que le texte soumis au vote, amenant le gouvernement islandais à considérer le référendum comme "sans signification" car portant sur un texte "obsolète".Les opposants au texte Icesave ont souligné qu'il était injuste de faire peser une facture aussi lourde - près de 100 euros par habitant et par mois pendant huit ans - sur les épaules d'un pays ruiné par l'effondrement de ses banques.
"

-Les Islandais votent contre le remboursement des dettes:
"En octobre 2008, l'Islande est au bord du gouffre. Un riverain de Rue89 nous livre alors un témoignage sur l'état du pays et sur celui de ses finances personnelles :___« Notre pouvoir d'achat fut cryogénisé en l'espace de quelques semaines à peine. La couronne a perdu près de 50% de sa valeur par rapport au dollar en l'espace de 30 jours et le pays enregistre une inflation de l'ordre de 15%. »___La faillite de la banque sur Internet Icesave pèse lourdement dans la crise. Sa maison-mère, l'une des plus grandes banques du pays, est nationalisée avec d'autres.___Les dépôts des clients d'Icesave sont gelés. Or, la banque en ligne avait, en peu de temps et en promettant des taux d'intérêt élevés, réussi à séduire plus de 320 000 clients au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
___Face à la situation, ces deux pays décident d'indemniser leurs citoyens et considèrent que cette somme de 3,9 milliards d'euros constitue un prêt à l'Islande.___Le Parlement islandais finit par voter fin décembre 2009 une loi, dite Icesave (du nom de la banque), prévoyant un remboursement échelonné entre 2016 et 2024, avec un taux d'intérêt de 5,5%. Mais après le vote de la loi, le Président refuse de la promulguer et décide de convoquer un référendum pour l'avaliser, suivant la demande d'une pétition signée par près d'un tiers de la population.Ces décisions contradictoires reflètent les deux exigences irréconciliables auxquelles sont confrontés les dirigeants islandais :
La pression internationale. Un retard dans le règlement de la situation affaiblit la position du pays devant le FMI. Le ministre islandais de l'Economie, Gylfi Magnusson, a estimé qu'un report dans des prêts que le FMI et plusieurs pays nordiques doivent lui verser pourrait entraîner une baisse du PIB de 5% en 2010 (au lieu d'une baisse prévue de 2% ou 3%) et coûter ainsi « plus que l'accord lui-même ». Les Pays-Bas viennent également de lier l'adhésion de l'Islande à l'Union européenne au dossier Icesave.
  • La pression populaire. Certains citoyens islandais sont d'accord pour rembourser cette dette, mais avec des conditions moins défavorables. D'autres se demandent pourquoi payer pour les erreurs des dirigeants des banques. D'autant qu'à l'échelle du pays, la note est lourde, l'équivalent de 40% du PIB islandais. Pour renflouer ses caisses et limiter l'impact du remboursement sur les impôts, l'Islande mise sur la vente d'une grande banque, la maison-mère d'Icesave nationalisée pendant la crise.____En prélude au référendum, les opposants à la loi manifestent à Reykjavik, arborant des pancartes sur lesquelles ont peut lire « Vive la Revolution » (dans le texte), « Icesave my ass » (« Je sauve mes fesses », jeu de mot subtil avec le nom de la banque) ou « Power to the people » (« Le pouvoir au peuple »).
  • ___Pressentant l'échec du référendum, le gouvernement islandais poursuit ses négociations avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Selon la Première ministre Johanna Sigurdardottir, l'Islande se voit alors offrir un accord plus favorable que celui soumis à la consultation populaire.___Vendredi, dans une interview au quotidien Frettabladid, cette dernière appelle à ne pas aller voter :« Je pense que [le référendum] est sans signification et c'est très triste que le premier référendum national depuis la création de la république d'Islande porte sur une loi déjà dépassée. »Aujourd'hui, les négociations entre les trois pays sont à reprendre, « dès la semaine prochaine », espère le ministère des Finances."
  • Les Islandais se rebellent contre la haute finance internationale
  • Islande : « Malgré une situation volcanique, le calme règne »
-L’Islande ou les faux semblants de la régulation post crise
-L'Islande cherche une solution après le « non » au référendum
-Islande: rapport OCDE

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- Islande en faillite : cas d'école ?
-Banques et banquiers
-Dérives banquaires

mardi 11 janvier 2011

Possibilité(s) d'une île...rebelle

Révolution silencieuse en Islande?

_Bien sûr, ce n'est qu'une île, à la population réduite, avec ses particularités .
Mais peut-être représente-t-elle une sorte d'exemple de sortie de crise originale et démocratique ou une invitation à inventer d'autres moyens moins douloureux et moins injustes que ceux mis en place dans d'autres pays.
Une remise en question de la dictature des grandes banques d'affaires, qui tiennent ailleurs le pouvoir à leur merci.


__En octobre 2008, le pays des volcans connaissait un éruption inhabituelle, aussi inattendue que brutale.
On découvrait avec stupeur les affres d'un pays que l'on oubliait ou que l'on croyait sans problème.

Mais la faillite éclatait, manifeste. Le pays était au bord du gouffre.
"...
En l’espace de sept jours au mois d’octobre, les trois principales banques du pays sont devenues insolvables et le gouvernement a été forcé d’intervenir pour les reprendre. Le gouvernement travailliste de Gordon Brown en Grande-Bretagne a eu recours aux lois anti-terroristes pour essayer de faire revenir de force les centaines de millions investis en Islande par des particuliers, des fonds de retraites d’entreprises, des municipalités, des associations caritatives et des forces de police. La plupart de ces investissements ne seront pas récupérés.L’échelle colossale des pertes provient de ce que l’Islande a cherché à devenir un centre d’investissements spéculatifs internationaux, et ce en indexant les taux d’intérêt des banques à l’inflation qui dépassait les 15 pour cent. Les banques islandaises proposaient des taux d’intérêt souvent supérieurs de 50 pour cent aux taux disponibles ailleurs.A leur apogée, les banques islandaises détenaient des avoirs étrangers équivalant à dix fois le produit intérieur brut (PIB) du pays, avec la majorité de ces investissements fondés sur des prêts internationaux. Cela représentait une énorme bulle spéculative reposant sur une pyramide de dettes non viables.L’Islande est effectivement en faillite et incapable de rembourser ses dettes colossales...."

__On y voyait une sorte d'annonce d'une possible contagion à d'autres pays d'Europe, l'Irlande notamment.
La
presse découvrait l'Islande, qui n'était plus présentée seulement comme une destination prisée par les touristes avides d'images fortes.
Mais les Islandais ont dit non aux banquiers, qui se prétendaient ignorants de la situation, et ont refusé de répondre aux exigences de remboursement des banques nééerlandaises et anglaises, qui avaient massivement investi.
D'abord aux bruits des casserolles, puis par des mesures radicales, une sorte de nouveau contrat social, facilitées par l'ampleur du problème et la solidarité d'une population réduite.

"...confronté à la faillite brutale du système bancaire, le pays fait le choix de nationaliser les banques. Très vite le pays doit faire face à la faillite d’Icesave, une banque en ligne dont les opérations étaient tournées notamment vers le Royaume-Uni. Sous la pression de la commission européenne le gouvernement soumet un projet de loi au parlement prévoyant le règlement de la dette par l'Etat islandais. Le parlement vote le renflouement des banques. Le texte prévoit le paiement échelonné d'ici à 2024 d'environ 3,8 milliards d'euros, soit l'équivalent de près de 40% du produit intérieur brut annuel de l'île, ruinée par l'effondrement de ses banques en octobre 2008.
Mais les contribuables irlandais ne l'entendent pas de cette oreille. Une pétition citoyenne circule, ratifiée par près d'un islandais sur quatre . Le Président du pays, Olafur Grimsson refuse de promulguer la décision éminemment politique et prend l'initiative de soumettre ce choix de politique à référendum. Les Islandais rejetteront le texte à la majorité écrasante de 93%.
_Consécration de cette
révolution, l’élection d’une Assemblée constituante le 27 novembre 2010. Un appel à candidatures (étaient exclus les élus nationaux. Il fallait avoir dix-huit ans révolus et être soutenu par au moins trente personnes) a suscité des vocations chez 522 volontaires. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants
.__Les constituants se réuniront à partir de la mi-février 2011 et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui rev
iennent le plus souvent, on peut noter la réaffirmation de la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit donc de l’élaboration d’un nouveau contrat social et, pour un tel objectif, il faut, ce que beaucoup ici semblent ignorer, la participation de toute la nation.
__Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, le Président Olafur Grimsson explique :
« La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir à flot ; l’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité. » Il renchérit :« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu » et ajoute :
« Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. » (JJ.R)
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___Comme le dit P.Krugman: "... l'Islande semble faire mieux, pour le moins, que son quasi-homonyme. Sa crise économique ne fut pas pire que celle de l'Irlande, ses pertes d'emplois moins sévères, et elle semble en meilleure posture pour une reprise. En fait, les investisseurs semblent considérer aujourd'hui que la dette islandaise est plus sûre que la dette irlandaise. Comment une telle chose est-elle possible ? …… l'Islande a laissé les créanciers étrangers des banques qui s'étaient emballées payer le prix de leur propre manque de jugeote plutôt que d'obliger ses propres contribuables à garantir de mauvaises dettes privées. Comme le note le Fonds monétaire international - d'un ton approbateur ….
L'Islande a également bénéficié du fait que, contrairement à l'Irlande, elle possède encore sa propre monnaie : la dévaluation du krone, qui a rendu les exportations islandaises plus compétitives, fut un facteur important dans la limitation de la crise islandaise...."

Une sorte de révolution démocratique
imposée par la nécessisté, l'urgence, et le statut particulier de l'île, hors zône euro. Avec ses limites et ses tâtonnements bien sûr.
Une rebellion
contre la haute finance internationale ,
mais qui ne peut encore se passer de l'aide du FMI, qui vient de débloquer une nouvelle tranche d'aide .

jeudi 29 janvier 2009

Crise en Grande Bretagne

De la splendeur de la monnaie impériale à l'effondrement spéculatif

-Le financier britannique Jim Rogers, co-fondateur du fonds Quantum avec George Soros, déconseille à ceux qui l'envisageraient d'investir au Royaume-Uni en raison de l'explosion de la dette publique et de l'effondrement de la Livre Sterling.


-"Avec 61 milliards de dollars, les réserves de change de la Grande-Bretagne sont inférieures à celles de la Malaisie ou de la Thaïlande. Quant aux dettes vis-à-vis de l’étranger du système bancaire britannique, elles sont de 4’400 milliards de dollars, soit deux fois le P.I.B. annuel du pays !"

"L’événement est en soi historique car la Grande Bretagne a - depuis des temps immémoriaux - été considérée avec respect comme une nation forte, solvable, comme un "bon risque " en somme n’ayant aucun point commun avec des nations comme l’Argentine ou la Russie faisant régulièrement défaut sur leurs obligations respectives." (MS)
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"C'est affreux! Si les choses étaient aussi graves, comme se fait-il que personne ne les ait vues venir"( Elisabeth II)

Sa Majesté doit ressortir ses vieux chapeaux!Shocking !


-IMF predicts UK will be hardest hit :
"'World economists predicted today that the UK would be hit harder than any other developed nation by the worst recession in more than 60 years. "

-Grande-Bretagne : le pire est à venir:
"...Les banques britanniques, après avoir pris de plein fouet la crise des subprimes -- on se souvient de la faillite de Nothern Rock et de la nécessaire augmentation de capital de la Royal Bank of Scotland -- pourraient voir leur situation financière aggravée par la montée de douteuses créances hypothécaires.En effet, l'immobilier traverse une crise déclarée. Toujours d'après le club Item d'Ernst & Young, les prix de l'immobilier devraient perdre 10% cette année, puis 6% en 2009. Pas de quoi rassurer les ménages fortement endettés, qui vont se retrouver avec des crédits supérieurs à la valeur réelle de leur bien..."

-Et si la Grande Bretagne faisait faillite?
"...le parallèle avec l'Islande devient troublant. Le système bancaire dopait la croissance. Mais en asséchant les circuits de refinancement des banques, la crise a brutalement brisé le rêve le rêve islandais. Les trois banques du pays, qui avaient fortement investi à l’étranger se sont retrouvées sans le sous. Le pays a été ruiné par les égarements de ses trois principaux établissements bancaires qui avaient accumulé des dettes équivalentes à 900% du PIB plongeant l’Islande dans la crise et forçant le gouvernement à les renationaliser. Si l’agence de notation Standard’s & Poors estime que la situation britannique constitue un « test sévère » pour le gouvernement de Gordon Brown, la situation de la Grande Bretagne est différente de celle de l’Islande..."
-L'Islande, une révolte à méditer pour les dirigeants européens

Evans-Pritchard : de sérieuses inquiétudes pour la Livre Sterling :
Les mesures décidées en urgence à l’automne pour sauver les banques ont mis un terme à la panique. Mais elles n’ont pas résolu le problème pour autant. Elle l’ont simplement déplacé. Car des pans entiers du système bancaire sont virtuellement en faillite. A titre d’exemple, Roubini vient de chiffrer à 3 600 milliards le montant que pourraient atteindre les pertes aux USA, alors que la capitalisation totale des banques n’est que de 1400 milliards. Dans cette nouvelle phase, la question auxquels les Etats sont confrontés n’est plus le « too big to fail », mais « too big to save ». Lorsque les bilans des établissements pèsent plusieurs fois le PIB de la nation, aucune autorité ne dispose évidemment des fonds nécessaires pour éponger les pertes. Les seules solutions sont donc l’émission monétaire et/ou la dette. Les USA, forts du statut de monnaie de réserve du dollar, ont pu se permettre jusqu’à présent ces deux expédients sans en souffrir, personne n’ayant intérêt à une dévaluation du dollar qui provoquerait un raz de marée planétaire sur les réserves et les patrimoines. La Grande Bretagne, fière jusqu’à présent du rôle de « hub » de la mondialisation financière qui était le sien, ne dispose évidemment pas du même crédit que les USA. Et les craquements répétés ces derniers jours de son système bancaire affaiblissent la Livre. Mais elle est en plus confrontée à un danger bien spécifique : ses établissements sont massivement endettés en devise étrangère, à hauteur de 4400 milliards de dollars. Et là, la planche à billet de Sa Majesté n’y peut mais..
-Malaise en Grande-Bretagne | AgoraVox
-Un passage du témoin douloureux et traumatisant | AgoraVox
-Gordon Brown, le naufrageur devenu sauveteur | Mediapart

- La récession britannique fait plonger la livre sterling:"...Si une livre faible favorise les exportations, elle rend plus difficile le financement de la dette publique en forte augmentation. En théorie, cette parité devrait relancer le débat sur l'adhésion du Royaume-Uni à la zone euro. Mais pour des raisons politiques, le sujet n'est pas d'actualité. La victoire de l'euro n'est donc pas totale.En pleine dégringolade, la livre sterling est-elle devenue la triste mère d'un empire mort, comme disait Byron de l'Italie ? La question est posée à la lumière de l'impressionnante glissade du sterling vers la parité avec l'euro. La livre a perdu 13 % de sa valeur par rapport à l'euro depuis le 1er décembre et 25 % au cours de l'année 2008. Elle cotait, mardi 30 décembre dans la matinée, 1,0313 euro, après être tombée lundi soir jusqu'à 1,0198 euro..."
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"...Le Grande-Bretagne est officiellement en récession. Et, si on en juge par notre parcours le long de la M62 – un axe routier d’environ 170 km qui part de Liverpool, à l’ouest, et se perd quelque 25 km avant Hull –, le déclin a été rapide et brutal. Il y a deux ans, le gouvernement se vantait d’une croissance économique plus rapide que celle des autres pays du G7. Aujourd’hui, on se demande plutôt si le pays ne se dirige pas droit vers la faillite. Les actifs des banques ont dégringolé. Il y a 75 000 chômeurs et demandeurs d’allocation supplémentaires. L’un des plus célèbres spéculateurs du monde a conseillé aux investisseurs de laisser tomber la livre sterling. “Vendez tous vos actifs en livres. C’est fini”, a déclaré Jim Rogers. Londres s’est vue décerner le nouveau surnom – peu enviable – de “Reykjavík-sur-Tamise”.
Pendant cinq ans et demi, John Young a travaillé comme représentant de la Banque d’Angleterre dans le Nord-Ouest. “Si vous étiez venus à la mi-2008, vous auriez pu encore espérer que la région serait relativement épargnée, dit-il. Mais, depuis novembre, l’espoir s’est largement évanoui à cause de la crise. Il n’est pas rare que des entreprises voient leur chiffre d’affaires diminuer d’un tiers ou de la moitié. Les carnets de commandes sont aussi moitié moins remplis.” ...(Courrier International)
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-Une livre sterling vaut un euro : Londres laisse filer sa monnaie
-Voyage à Londres par temps de crise -
-La crise financière vide la City de ses effectifs
-Recherche Google : crise livre sterling

-"Shocking !" : Elizabeth II doit se serrer la ceinture
- Elisabeth II d'Angleterre mesure l'ampleur du désastre
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-Mirage outre-Manche ?
-Islande en faillite : cas d'école ?

samedi 3 octobre 2009

Irlande: oui à Lisbonne?


Changement de cap par nécessité

Sortir du désastre

Le syndrome islandais
_____________________Fin d'un tigre de papier...
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« Quand on a voté “non”, l'économie vacillait. Maintenant, on coule »
, explique le sénateur indépendant Shane Ross. « L'Irlande est maintenue à flots par la Banque centrale européenne. C'est la vérité crue. Quel esprit suicidaire irait frapper nos alliés européens au moment où les médecins de l'euro sont en train de réanimer le corps ? »
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-Irlande: la crise joue en faveur du «oui» au traité de Lisbonne | Mediapart:
"Depuis le dernier référendum sur le traité de Lisbonne, l'Irlande n'est plus la même. En juin 2008, l'argumentaire des partisans du non au traité trouvait un écho particulier dans la vie quotidienne des Irlandais. Mais aujourd'hui les craintes concernant la remise en cause de l'interdiction de l'avortement, la neutralité militaire et le faible taux d'imposition des sociétés semblent apaisées. Et puis, les chefs d'Etat européens se sont engagés à garantir un poste de commissaire à l'Irlande. Initialement, le texte prévoyait la rotation de 18 commissaires, quand le traité de Nice garantit pour l'instant un commissaire pour chacun des 27 Etats membres.Contrainte par sa constitution à organiser un référendum sur le texte, l'Irlande se rend pour la deuxième fois aux urnes. Lors du premier référendum, il y a plus d'un an, les Irlandais avaient rejeté le traité à 53,4%, remettant en cause la construction de l'Union à 27. Critiqué pour son absence lors de la dernière campagne, José Manuel Barroso, tout juste réélu à la tête de la commission européenne, a cette fois-ci fait le déplacement à Limerick parce que c'est « une question pour toute l'Europe et pas seulement pour l'Irlande ». Il n'a pas échappé au patron de l'exécutif européen que les temps sont difficiles pour les électeurs. « Maintenant ils comprennent l'importance de la solidarité européenne. Sans l'Europe, l'Irlande serait dans une situation bien difficile, regardez l'Islande. Je crois que cette fois-ci le vote sera “oui”», a t-il déclaré à France 24...
C'est qu'entre juin 2008 et octobre 2009, la récession a arrêté le « Tigre celtique » dans son élan. Durement touché par l'éclatement brutal de la bulle immobilière, le pays s'est retrouvé démuni devant l'ampleur de la crise financière. Et pour la première fois en un quart de siècle, le PIB du pays recule. Après avoir connu une croissance de 7% par an entre 1994 et 2007, le produit intérieur brut a plongé de 8,4% en performance annuelle au premier semestre 2009. Et à 12,6%, le taux de chômage de la population active a presque triplé par rapport à juin 2008. Le pays qui assiste impuissant à l'effondrement du secteur de la construction, des dépenses des ménages et aux licenciements des sociétés informatiques Dell ou Intel s'enfonce dans la récession.L'Etat irlandais au bord de la banqueroute en février est loin d'être sorti d'affaire. Malgré un plan d'austérité sévère, les investisseurs semblent à peine rassurés. Et il est encore trop tôt pour savoir si les mesures de soutien du système bancaire irlandais en grande difficulté ont porté leurs fruits. Cela étant, le camp du « oui » souligne que, sans la manne providentielle de 120 milliards d'euros de liquidités injectés par la Banque centrale européenne pour venir en aide aux banques irlandaises, le système se serait totalement effondré...
De toute la zone euro, c'est en effet le pays où la prime sur la dette publique est la plus élevée. Ces sommes que les investisseurs sont prêts à payer pour s'assurer contre la défaillance des obligations de l'État irlandais et qui avaient atteint un niveau record en février dernier sont tout juste revenues, en septembre, sous la barre des 200 points de base. A titre de comparaison, la France oscille autour des 20 points de base. .."

-La crise, meilleure alliée du traité de Lisbonne en Irlande:
"...La crise mondiale a frappé de plein fouet l'économie d'une île dépendante de l'extérieur, qui importe ce qu'elle consomme et exporte ce qu'elle produit. Le fameux "Tigre celtique", passé de la misère à l'extrême richesse en un temps record à la fin des années 1980, découvre tout aussi brutalement sa propre déchéance. Le chômage, à 12,5 % de la population active, a presque triplé en deux ans. Le déficit public, nul en 2007, atteint 11 % du produit intérieur brut (PIB), lequel s'effondre de 8 %. En 2008, les Irlandais se croyaient invulnérables. Aujourd'hui, ils font profil bas. Et ils voient dans l'Union, à qui ils ont dû leur décollage, une bouée de sauvetage.La crise est le meilleur allié des partisans du oui - le gouvernement et tous les partis parlementaires, à l'exception du Sinn Fein (gauche nationaliste). A moins que, à l'inverse, le référendum ne serve de défouloir contre ces "élites" soupçonnées de connivence...."
-Lisbonne : les Irlandais priés de bien voter cette fois-ci - AgoraVox
-Le revirement Irlandais suscite le courroux de Jean-Luc Mélenchon
-Irlande, Espagne, Islande : ces 3 miracles transformés en mirages
-L'UE ne fait plus de miracles:
"...Pour les économistes Alexis Garatti et Romain Sarron, de Natixis, le "miracle irlandais" a pris fin car il était par plusieurs aspects "artificiel". D'abord, l'économie du pays reposait énormément sur les activités financières et de construction. L'effondrement du marché immobilier et l'implosion du système financier ont lourdement pesé dans la balance. Dublin a d'ailleurs volé à plusieurs reprises au secours de ses banques, qui restent parmi les plus fragiles du vieux continent. Ensuite, les économistes de Natixis expliquent que la croissance a été artificiellement soutenue par un gonflement de la dette des ménages et la bulle immobilière, comme cela fut le cas en Grande-Bretagne par exemple, un autre pays européen qui déchante aujourd'hui. Enfin, le boom économique irlandais a rendu le pays très dépendant des Etats-Unis, qui y investissaient lourdement. La récession américaine a donc eu un effet démultiplié sur la République...."
-Irlande : Un référendum pour rien-
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-Pourquoi l'Irlande a finalement dit oui au Traité européen | Rue89-
-Le « oui » irlandais débloque l’Europe ordolibérale
-Ces Irlandais d’où est finalement venu tout le bien - Acrimed
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-Islande en faillite : cas d'école ?

lundi 19 avril 2010

Des volcans et des hommes


Rien de plus naturel...

Un fascinant petit perturbateur

-Volcans sources de vie,
berceaux de ses premières formes





"La quantité d'énergie phénoménale contenue dans les profondeurs de la Terre, tente de s'échapper par tous les moyens possibles et le volcanisme de subduction permet cela.
Le volcanisme empêche ainsi la Terre de manquer de CO2 (dioxyde de carbone, gaz à effet de serre) et de se refroidir, ce qui aurait pour effet de ralentir considérablement l'évolution du vivant.
La création du C02 fut à l'origine de l'explosion de la vie en permettant de ramener la température de la Terre dans une plage idéale (15°C de moyenne) où les organismes vivants peuvent développer toute leur énergie biochimique."
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-Loin de son volcan, Sigmundsson scrute le magma... depuis Paris
"...Freysteinn Sigmundsson connaît par coeur l'Eyjafjöll (Eyjafjallajokull), un volcan de 15 km de diamètre situé dans le sud de l'Islande, qui culmine à 1.600 mètres et dont l'éruption a des conséquences sans précédent sur le trafic aérien en Europe.Depuis 18 ans, il scrute les mouvement de la croûte terrestre, au millimètre près, et l'évolution du magma dans les volcans de son pays -- qui en compte 30-- pour prévoir les éruptions.__Celle-là, il la voyait venir. Et il la craignait.
Après une éruption majeure en 1821, l'Eyjafjöll s'est remis en activité en 1992. Son équipe remarque alors "quelques signes d'accumulation de magma". En 1994, puis en 1999, l'activité s'intensifie. En décembre 2009, elle est encore plus forte, et s'accompagne d'une série de tremblements de terre.Le 20 mars dernier, la lave jaillit, à l'est du site de l'actuelle éruption. Là, le sol n'est pas recouvert d'un glacier, donc pas d'explosion et son cortège de cendres propulsées à des milliers de km dans l'atmosphère. "C'était le meilleur endroit possible", explique-t-il.Mais son équipe s'inquiète. Le flot de magma ne semble pas se tarir. "Notre crainte était que si cette première éruption s'arrêtait, alors que le magma continuait à s'accumuler, il y ait une autre fissure"."Et nous craignions que cela se produise ici", poursuit-il, en pointant du doigt sur une carte l'endroit de l'actuelle éruption, près du sommet. Là, où le volcan est recouvert d'une couche de glace de 200 à 300 m.Freysteinn Sigmundsson et son équipe ne s'attendaient pas pour autant à ce que ça se produise si vite...
En ce qui concerne l'éruption, il estime que le plus probable est qu'elle se poursuive encore des semaines, voire des mois, par intermitence. Mais il n'exclut pas, pour autant, "le pire scénario": que l'éruption entraîne celle d'un "dangereux" volcan voisin, le Katla."L'activité explosive, dit-il, serait alors 100 fois supérieure".

-L'éruption du volcan islandais Eyjafjöll suscite l'inquiétude
-Ce volcan qui nous ramène sur terre :
"...Sous l'apparence du fait divers, nous vivons une sorte de conte philosophique. L'eau et le feu qu'associe le volcan en éruption, la terre et le vent que marie son nuage de poussières: autant de couples primordiaux qui soudain s'imposent à nos imaginaires. Par ses conséquences en cascade, dont l'étendue et la durée font l'objet de supputations scientifiques, l'éruption du volcan Eyjafjöll, sous le glacier Eyjafjallajokull, au sud de l'Islande, nous réveille à la manière d'un coup de tonnerre planétaire: interrompant brusquement nos rêves d'infinie maîtrise du temps et d'illimitée domination de l'espace, elle nous ramène sur terre. Une Terre fragile, incertaine et tremblante, détonante et éruptive, dont il nous faudrait savoir réapprendre les enseignements.
___Tout volcan est à lui seul un paradigme, symbole d'incertitude et d'imprévu, d'alarme et de rupture. S'ébranlant toujours à l'improviste, il nous rappelle que, sous Gaïa, la Terre des Grecs, s'étend toujours le Chaos, qui lui préexiste. Quand, dans
L'Univers, les Dieux, les Hommes (Seuil, 1999), l'historien Jean-Pierre Vernant (1914-2007) conta au grand public les mythes comme il les racontait, le soir, à ses petits-enfants, il commença par l'histoire de ce couple où seule Gaïa, cette terre que nous habitons, garantit un équilibre aussi protecteur que fragile. Car la Terre se venge aussi de ceux qui l'oublient, l'ignorent ou la malmènent, la détruisent ou la déshonorent.
___Quand elle tremble et crache, s'ébranle et se brise, il lui arrive de rappeler aux hommes imprudents ou inconscients qu'ils ne sauraient la dominer impunément. Raz-de-marée, tremblements de terre, éruptions volcaniques, tempêtes dévastatrices: autant de colères naturelles qui frappent les hommes s'ils ont construit trop près de la mer ou sur les pentes d'un volcan, ignoré les anciens savoirs et refusé les nouvelles précautions. Plus l'homme s'avance dans un corps à corps avec Gaïa, convaincu de la supériorité d'un progrès égoïste et dispendieux, dont il se veut à la fois l'inventeur, l'instrument et le bénéficiaire, plus la Terre risque de se rappeler à lui, souvent pour son malheur.
__Plutôt que le corps à corps, il faudrait donc faire corps: tenir compte de la Terre, de ses équilibres comme de ses humeurs, de ses bienfaits comme de ses déséquilibres. Commentant l'embarras aérien provoqué par le nuage volcanique, notre confrère Claude-Marie Vadrot
imaginait sur Mediapart ce que serait un avenir sans avion.
___Sans cette frénésie du déplacement rapide et immédiat, sans cette universelle gabegie d'énergie fossile, sans la pollution atmosphérique qui en découle et, surtout, sans ces envies impatientes et ces désirs inconsidérés qui alimentent le tout: envie de tout avoir à domicile, désir de tout consommer sans effort, bref, ces habitudes inconscientes de nantis prédateurs qui ne s'interrogent pas sur ce déménagement incessant qu'ils imposent à la Terre, à ses produits et à ses matières, à ses fruits et à ses richesses.
____En clouant au sol pendant quelques jours les avions partant d'Europe ou s'y rendant, un volcan islandais nous a donc invités à réfléchir à l'absurdité d'un monde qui voudrait sans cesse dépasser sa nature, aller plus vite, consommer plus encore, bouger sans cesse et plus. Ce monde-là est dominé par l'idéal marchand, d'accumulation incessante et mortifère de richesse et d'argent, toujours avide et jamais satisfait dans une fuite en avant où l'homme perd pied, s'égare et se désoriente. On en trouve une caricature dans ces Etats factices que sont les émirats de la péninsule Arabique, coffres-forts sans peuples majoritaires ni économies véritables, dont la puissance financière ne tient qu'aux réserves énergétiques, pétrole et gaz, qui alimentent le modèle de développement dominant.
___Les volcans sont nos avertisseurs d'incendie. Ils nous rappellent cette science qu'enseignait, en pure perte, hélas, à la fin du XIX
e siècle, Elisée Reclus (1830-1905), ce grand géographe libertaire tenu à juste titre pour un précurseur de l'écologie politique, à savoir que progrès et «régrès» étaient indissociables.
__Autrement dit que l'Histoire n'est jamais écrite à la manière d'une ligne droite continue, cumulative et ascensionnelle, où le futur serait déjà entièrement inscrit dans le présent. Tout au contraire, elle est tissée d'accidents et d'événements, de surprises et de tragédies, d'improbabilités et d'inimaginables – comme, par exemple, et l'Europe des génocides est bien placée pour le savoir, le surgissement de la barbarie dans la culture. Mais aussi comme cet autre improbable, y compris pour leurs premiers acteurs, qu'on nomme, faute de mieux, révolutions, ces séismes dans l'ordre politique qui, parfois, s'imposent alors même qu'ils étaient impensables.
__Métaphoriquement écologique, le message du volcan est donc aussi politique: non seulement l'Histoire n'est jamais assurée et, au contraire, est à la merci de l'événement imprévisible et impossible, mais, de plus, le progrès démiurgique qui prétend la produire sans égard pour les traditions passées prospère au risque de la catastrophe, d'une catastrophe qui le saisira et l'anéantira sans crier gare. Montagne préférée des romantiques, qui tentent de concilier l'espérance du passé à l'inquiétude du futur, le volcan est une invite à imaginer des politiques émancipatrices inédites qui concilieraient radicalité et précaution, invention et tradition, audace et prudence, volonté et hésitation.Prendre soin et rester disponible : tel pourrait être la leçon du volcan. Prendre soin de ce qui existe et rester disponible pour l'imprévu. En somme, veiller à la fragilité du monde pour mieux réinventer sa jeunesse.
"(E.Plenel)
______________-1783:Cette année-là...
-"Laki" l'enfer de 1783
_____________-8 juin 1783 : éruption du Laki
[-http://fr.wikipedia.org/wiki/Laki
http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/volcanologie-1/d/14-juillet-des-volcans-pour-une-revolution_654/c3/221/p4/http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article399
]

-
Histoires de volcans
-Volcan et volcans du monde
- Cité des Sciences: volcans
-Volcan:images satellites

mardi 14 janvier 2025

Volcans: l'improbable peut avoir lieu

Ici ou là

   Entre crainte et fascination....

           Ce que nous considérons, souvent à juste titre, comme un événement potentiellement destructeur, du point de vue humain , est d'un autre point de vue  un phénomène tout à fait naturel, souvent cyclique. On se souvient de certaines éruptions qui ont fait date dans l'histoire récente, notamment en Indonésie, au Japon ou ailleurs. Comme celui qui menace au Yellowstone  L'Islande, sans les volcans ne serait rien et certaines îles n'existeraient pas... Le volcanisme est un facteur essentiel dans la formation de la terre telle que nous la connaissons, comme pour la formation de l'oxygène. Certains, et non des moindres, sont toujours prêts à se manifester. On peut parfois à bon droit les redouter. Nous ne sommes pas tirés d'affaire. La SicileNaples toutes proches, peuvent nous réserver des surprises.   

_Islande  (photo personnelle) -

                                                                                                                                              "...
 Notre belle planète bleue, avec son atmosphère et ses vastes océans, est habitable grâce à l’activité volcanique. En effet, les volcans jouent un rôle majeur dans le cycle de production du gaz carbonique, lequel a contribué à l’effet de serre de notre atmosphère. C’est cet effet de serre qui permet de garder l’eau des océans à l’état liquide en maintenant une température assez élevée. Attention de ne pas confondre : l’effet de serre est essentiel à la vie sur Terre, ce qui n’empêche pas que son déséquilibre actuel, causé par les humains, menace bel et bien notre environnement! Enfin, d’autres suggèrent encore que c’est grâce aux volcans que notre planète regorge d’eau! Les volcans auraient malaxé les roches des profondeurs de la Terre, expulsant ainsi vers la surface de grandes quantités de vapeur d’eau. Que ces trois pistes se confirment ou non, les volcans sont de véritables architectes de la nature : ils ont façonné pas moins de 80% de la surface terrestre! Ces géants ont donc un autre visage que celui de la dévastation… Une chose est sûre, ils ne cessent de nous fasciner! Et le photographe Carsten Peter ne fait pas exception, lui qui s’approche des montagnes qui crachent du feu pour croquer sur le vif les volcans toujours actifs avec sa caméra. Il fréquente ainsi les endroits les plus inhospitaliers et majestueux de la Terre. Aventurier hors pair, muni de sa combinaison d’astronaute futuriste, il s’approche des cratères remplis de lave bouillante pour en sortir des images saisissantes. Le photographe et sa courageuse équipe sont les vedettes qui nous invitent à nous plonger dans cette formidable aventure immersive à travers le film Volcans 3D au Cinéma IMAX®TELUS....
          

                                                                   __________________

jeudi 18 février 2010

La Grèce et Goldman Sachs (2)

- Goldman Sachs, pompier et pyromane en Grèce

Comment jouer sur deux tableaux

Risques de contagion?

Le Canard Enchaîné, 17 février 2010, page 2  :Sarkozy craint surtout un effet domino en Europe, comme il l’a confié aux mêmes visiteurs : « Le problème grec n’est pas encore réglé. La situation de l’Espagne et du Portugal est inquiétante, et celle des finances de l’Italie est préoccupante. Il ne faudrait pas que tout s’effondre, parce que la crise de 29, ce serait de la rigolade à côté. »____Cette poussée d’angoisse de Sarkozy s’explique mieux lorsqu’on mesure les risques pris par les banques françaises dans ces pays. En Grèce, les établissements financiers hexagonaux, le Crédit Agricole notamment, sont en première ligne. En Espagne comme au Portugal, ils se situent au second rang.Un seul chiffre permet de mesurer l’ampleur des dégâts possibles : l’exposition des banques françaises en Espagne atteint presque 180 milliards d’euros, selon la Banque des Règlements internationaux. (BA)

___________-Goldman Sachs contre, tout contre, la Grèce:"... selon des sources concordantes, Goldman Sachs et le fonds spéculatif dirigé par John Paulson seraient les deux principaux acteurs des attaques contre la Grèce et l’euro. Je vous ai déjà détaillé dans mon post du 6 février le mécanisme de la spéculation ..."(J.Q.)

-Dette grecque : Goldman Sachs, revoilà les banksters!:
"...Chez Goldman Sachs, la plus puissante des banques d’affaires de Wall Street, et sans doute du monde, on a une réponse simple : jouer sur deux tableaux, un double jeu en réalité. Ce double jeu est proche de celui du fourgue qui encaisse sa part du butin, puis dénonce les auteurs du larcin pour encaisser la prime promise par l’assureur. C’est peu ou prou le modus operandi de Goldman vis-à-vis de la Grèce, comme le révèle le New York Times dans son édition de ce matin, lundi 15 février. Ces révélations complètent celles de Der Spiegel, notre confrère allemand. Et elles sont accablantes. Selon leurs informations, la banque a joué ce double jeu très profitable avec la Grèce.
« Wall street n’a pas créé le problème de la dette en Europe. Mais les banquiers ont rendu possible un endettement qui va très au-delà des moyens de la Grèce comme d’autres pays, selon des opérations qui étaient parfaitement légales »..."
-La crise a été provoquée par une oligarchie mondiale apatride
-Goldman Sachs a-t-il aidé la Grèce à tricher?
- La crise grecque a mis en lumière les astuces très rentables de la finance
-Révolte contre l’UE et le FMI : la Grèce, l’Islande et la Lettonie pourraient montrer la voie
:
"...L’Islande, la Lettonie et la Grèce sont toutes en situation de mettre le FMI et l’UE au pied du mur. Dans un article paru le 1er octobre et intitulé « Lettonie, la folie continue », Marshall Auerback affirmait que le problème de la dette de la Lettonie pouvait être réglé au cours d’un week-end au moyen d’une série de mesures : 1) ne pas répondre au téléphone lorsque des créanciers étrangers appellent le gouvernement ; 2) déclarer les banques insol­vables, convertir leur dette extérieure en capital propre, les rouvrir et leur permettre de garantir les dépôts en monnaie locale ; 3) accorder à toutes les personnes disposées et capables de travailler un emploi payé à un sa­laire minimum en monnaie locale avec sécurité sociale, comme l’a fait l’Argentine après que le régime Kirchner eut repoussé le plan toxique de remboursement de sa dette imposé par le FMI. »____Evans-Pritchard suggère un remède similaire pour la Grèce qui pourrait lui per­mettre de faire sauter le carcan mortel où elle se trouve en suivant l’exemple de l’Argentine. Elle pourrait « rétablir sa monnaie, la dévaluer, adopter une loi transformant les dettes en euro en monnaie locale et en « restructurant les contrats avec l’étranger ».___Un moyen peu utilisé : dire non au FMI Résister au FMI n’est pas un moyen très uti­lisé, mais l’Argentine a montré la voie..."
-La Grèce sonne le glas de l'Euro(pe) ?
-Zone Euro : le test de la stablité financière

-Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs - AgoraVox
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-La Grèce, l'euro et les spéculateurs (1)
-Goldman Sachs :santé douteuse?

lundi 31 octobre 2016

L'île mystérieuse

Ils ont voté
                       Ces élections législatives anticipées font suite au départ du premier ministre, poussé à la démission après la révélation de son implication dans le scandale des Panama papers. Les Islandais avaient alors découvert les montages offshore de l’homme politique et de sa femme pour échapper à l’impôt. Mais au-delà du cas du premier ministre, c’est la classe politique dans son ensemble qui est remise en cause dans l’île, secouée par les crises et des difficultés économiques depuis l’effondrement de son système bancaire en 2008.
                Les pirates ont fait un tabac, mais ils n'ont pas vaincu.
                                        Mais les partis traditionnels sont érodés.
         La petite Islande ne cesse de nous étonner, pas seulement au football..
     Une île pour nous encore un peu énigmatique.
                                 Qui revient de loin...
        Effondrée économiquement il y huit ans par une crise qui l'a touchée au coeur, ruinée par des prédateurs financiers qui l'avaient mise à genoux, elle s'est révoltée de manière courageuse et originale, souvent citée en exemple. Elle avait tout compris.
   Elle a fait le ménage, autant qu'elle a pu, et s'est relevée sous l'action d'une intense vie démocratique
             __Une île a la possibilité de nous faire un peu rêver, jusqu'à devenir mythique.
Bien souvent elle  nous intrigue, pour les expériences qui peuvent y être tentées, comme en circuit fermé, loin des vieux continents, comme un espace des possibles.
Pour la Corse, la constitution audacieuse de Rousseau est restée célèbre, au XVIIsiècle.
Cuba fut envisagée au début comme un lieu de régénération révolutionnaire après la corruption de l'ère Batista et l'hégémonie américaine.__
                  Certes, l'Islande n'a rien de paradisiaque. Elles est plutôt austère et rude, dangereuse parfois...
        Mais elle est habitée par un étonnant petit peuple, qui pourrait encore nous apprendre beaucoup.
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mardi 7 octobre 2008

Crise : et l'Europe ?...



«Les dirigeants européens doivent unir leurs efforts pour mettre un terme à cette crise avant qu’elle ne devienne incontrôlable, cela leur évitera d’avoir ensuite à se disputer sur la manière d’en gérer les conséquences»________

Un groupe des partis socialistes européens demande «une refonte complète du système de dérégulation des marchés mis en place par la droite conservatrice et libérale depuis plus de 20 ans»
Que ne les a-t-on pas entendus plus tôt !____________

Mais que fait donc Bruxelles ?:
"...Face à cette absence des instances européennes en temps de crise, l'idée que la zone euro est une "construction boiteuse" prend un nouveau sens. La Banque centrale européenne (BCE) contrôle la fourniture des banques en liquidités et veille à ce que la circulation sanguine du système financier ne s'interrompe pas. Mais si et quand de grandes banques sont frappées, les Etats interviennent en toute autorité comme s'il n'y avait pas de marché intérieur européen, comme si les relations en termes de concurrence n'étaient pas affectées...
L'UE ne dispose d'aucune instance capable d'intervenir et disposant des ressources financières et en personnel pour agir au bon moment. Quand une grande banque se retrouve au bord du gouffre, personne ne se soucie de savoir si la reprise agrée ou non aux poussifs contrôleurs de la concurrence de Bruxelles, toujours prompts à se quereller au sujet de leurs compétences. C'est aussi en temps de crise que se dessine l'authentique stature des responsables politiques. Il n'est donc pas surprenant que l'on n'ait rien entendu de particulièrement éclairant de la part de José Manuel Barroso, rappelons-le, président de la Commission européenne..."

- Crise financière : la Commission persiste à refuser la régulation:
"...on est toujours loin d’un plan de sauvetage européen, ce qui est préoccupant dans un marché unique doté d’une monnaie unique. Comme l’a dit très justement le grand argentier suédois, Anders Norg, « la solution d’un pays est le problème d’un autre ». Manifestement, ni l’Allemagne, ni la Grande-Bretagne, ni surtout la Commission ne semblent le comprendre. Coup de chance, si l’on ose dire, le choc n’est pas asymétrique, mais touche l’ensemble des pays. Que se passerait-il si un seul pays était touché par une telle crise ? En refusant de se saisir de ce problème, la Commission Barroso prend une responsabilité historique, celle d’affaiblir gravement l’Union européenne..."
-L'Europe face à la crise financière
-«Crise financière: que faire ?»
-Refondation ou « moralisation » du capitalisme financier ?:
-L'Europe a besoin d'un plan de relance massif:
"...Nous avons besoin d'une réglementation internationale. Pour ce qui concerne les banques, celle dite de Bâle II est fondamentalement une supercherie. Elle s'appuie sur la réglementation des banques par elles-mêmes, c'est un oxymore. Le FMI a un problème : les Etats-Unis, qui sont cause de la crise, y ont un droit de veto. Nous avons besoin d'une nouvelle véritable institution multilatérale."
-La double crise européenne : financière et démocratique:
"...Voici donc venu le moment où se révèle l’impasse de la construction européenne néolibérale. En ayant inscrit le principe de circulation des capitaux sans entraves dans tous les traités européens et en ayant dérégulé et libéralisé systématiquement, l’UE se préparait à subir de plein fouet la tempête financière. D’autre part, en ayant fait de l’UE une construction non démocratique, confiée à une armada de politiques et de technocrates inféodés à l’idéologie du marché et incapables de penser autrement qu’en termes de concurrence des marchands et jamais en termes de coopération entre les peuples, aucune autorité politique démocratique n’est aujourd’hui en mesure de parer la plus grave crise depuis l’entre-deux guerres.C’est donc la double crise : parce que l’UE a été insérée dans le gigantesque Maelstrom de la financiarisation mondiale, et parce qu’elle est une entité non démocratique, elle est aujourd’hui en panne..."
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-Les rêves islandais partent en fumée:
"...Ce bouleversement a pour origine la privatisation des banques et la fondation de la Bourse locale, au milieu des années 1990. Les réformes néolibérales ont accouché d'une jeune génération d'hommes d'affaires entreprenants, dont beaucoup ont appris le métier aux Etats-Unis. Ils étaient décidés à tout faire pour que leur pays n'ait plus jamais à dépendre de la pêche en tant que principale ressource. Après avoir été l'un des pays les plus pauvres d'Europe, l'Islande pouvait se féliciter de voir le revenu moyen des foyers augmenter de 45 % en cinq ans, tandis que son PIB enregistrait une croissance de 4 à 6 % par an. Mais, quand la crise internationale du crédit a éclaté, déclenchée par le pire tsunami financier depuis 1929, il était presque logique que l'Islande ne puisse pas résister à l'onde de choc. Le pays a garanti tous les dépôts de ses épargnants, mais n'a pas pu étendre cette garantie aux centaines de milliers d'épargnants britanniques qui ont investi de l'argent dans les caisses d'épargne islandaises en ligne..."

-Le cas DEXIA
-Impuissance européenne ?
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