Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

dimanche 9 mai 2010

Angela à la peine


Une chancelière "coincée"

Dans un pays en crise,victime du tout-export

-Un enjeu européen-

Capitaine-courage ou populaire par défaut ?
fragilisée par la
salade grecque,
« Isolée en Europe, isolée à la maison », titrait mardi 7 avril un grand quotidien allemand, le Süddeutsche Zeitung, pour dépeindre la situation dans laquelle se retrouve Angela Merkel depuis lundi ...

______L'élection allemande que l'Europe attend:
"Ce dimanche 9 mai, les 13 millions d'électeurs de la Rhénanie du Nord-Westphalie, Etat régional de l'ouest de l'Allemagne (le plus grand, 18 millions d'habitants, un Allemand sur cinq), sont appelés aux urnes. L'enjeu dépasse de loin Dortmund, Düsseldorf ou Essen, les villes industrielles de la Ruhr. Si la CDU de la chancelière Angela Merkel, alliée en Rhénanie comme au niveau fédéral avec les libéraux du FDP, perd cet Etat, elle risque de perdre sa majorité au Bundesrat, la chambre haute du Parlement.
___Mais l'enjeu du scrutin est aussi européen, et mondial. C'est à cause de cette échéance qu'Angela Merkel a tant tergiversé dans l'affaire grecque. Craignant par un soutien trop marqué au plan de sauvetage de la Grèce, qu'elle sait impopulaire auprès de l'opinion, de perdre des voix précieuses, la chancelière a préféré faire traîner alors que, selon la presse allemande, sa décision d'aider la Grèce est prise depuis deux ou trois semaines.___«Votre double jeu nous a coûté beaucoup de confiance et d'estime en Europe», lui a reproché le chef du groupe parlementaire social-démocrate, Frank-Walter Steinmeier.
Après cette élection, la chancelière pourrait disposer d'une marge de manœuvre plus importante pour gérer la crise historique de l'euro.
___Les derniers sondages d'opinion ne sont pas rassurants pour Merkel...Si la perspective de ce scrutin régional fait trembler Merkel et empoisonne l'Europe depuis plusieurs semaines, il a aussi totalement paralysé la politique intérieure depuis six mois. Toutes les décisions importantes (réduction des déficits, éventuelles baisses d'impôts, réforme de la santé, retour de l'énergie nucléaire, etc.) ont été repoussées. Il faut dire que ce vote peut bouleverser la vie politique intérieure.
___Depuis 2005, cet Etat est gouverné par la CDU, associé aux libéraux du FDP. A la tête de l'Etat, Jürgen Rüttgers. Une sorte de Jacques Chirac: de droite, mais aussi à l'aise avec un chef d'entreprise qu'avec un ouvrier d'Opel.___Mais depuis quelques semaines, les nuages s'amoncellent. Ses collaborateurs ont fait payer à des chefs d'entreprise des tête-à-tête avec lui (il dit ne rien en avoir su). Lundi dernier, le magazine Der Spiegel révélait qu'en 2005, son parti a financé en sous-main une soi-disant liste apolitique d'électeurs.___Rüttgers est aussi plombé par le climat politique: la coalition au pouvoir à Berlin est erratique. Le FDP, qui apparaît de plus en plus comme un parti dogmatique, économiquement très libéral en dépit des soubresauts de la crise, fait preuve de l'amateurisme le plus complet.
Le risque que la chancelière perde sa majorité au Bundesrat, la chambre haute qui représente les Etats régionaux, est très important.
.." (M.Magnaudeix)
_______________-L'élection régionale qui menace Angela Merkel
:
"... La politique de retour à la croissance fondée sur des baisses d'impôts a creusé les déficits de nombreuses villes de Rhénanie, désormais au bord de la faillite et où le taux de chômage peut atteindre les 20 %. Gouvernée par la CDU, la ville a annoncé la fermeture de cinq piscines municipales, des bibliothèques, la réduction des budgets culturels, des coupes dans les budgets sociaux, l'augmentation du prix des places de parking et de l'impôt canin, une spécialité du fisc allemand qui taxe les propriétaires selon la taille de leur animal. Et la fermeture annoncée du Schauspielhaus, le célèbre théâtre de la danseuse et chorégraphe Pina Bausch, a assuré une publicité nationale au plan d'économies de la ville.
____Dans ces cités qui souffrent, les hésitations de Merkel dans la gestion de la crise grecque sont particulièrement mal passées. Wuppertal, membre d'un collectif des 19 municipalités les plus endettées du Land, a dû se résoudre à tailler à la hache dans ses budgets.
_
__«La crise nous avait déjà coûté 100 millions d'euros. Ensuite le pacte de croissance, adopté par le gouvernement fédéral et cofinancé par les communes, coûte à la ville 8,5 millions d'euros par an. Et la réduction de la TVA sur les nuits d'hôtel a aussi plombé nos finances. Berlin décide et nous passons à la caisse», soupire Alfred Lobers, responsable des finances de Wuppertal. Facteur aggravant, Wuppertal, comme toutes les communes d'Allemagne de l'Ouest, met la main à la poche pour financer le pacte de solidarité avec les nouveaux Länder d'ex-RDA. «Cela nous coûtera 20 millions par an jusqu'en 2018, dit-il. Le comble, c'est que nous sommes obligés d'emprunter pour financer les villes de l
'Est, dont certaines se portent aujourd'hui beaucoup mieux que nous. Cela n'a plus de sens.»...
-Angela Merkel au centre des critiques
-Allemagne : de nombreuses communes au bord de la ruine
-L'Allemagne aussi responsable de la crise
-Grèce : quand l'Allemagne met sa propre économie en danger

-Grèce: menaces sur le secteur bancaire allemand
-Les dessous de l'Allemagne
-Y a-t-il un modèle allemand ?

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Angela Merkel conditionne l'avenir de l'Europe au succès du plan grec
-En fin de compte: double défaite!
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-Grèce: aide allemande?
-Merkel: populaire "par défaut"?
-Allemagne en crise__-
-Une autre Allemagne ?__- Dérives allemandes__-- Fractures allemandes__-- Les Allemands désorientés
-Europe en péril
-Grèce: contagion redoutée

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