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samedi 21 mars 2009

Obama et l'Iran: tournant historique ?


Message d'espoir?

Après trente ans de tensions et une période encore récente de rumeurs d'aventure militaire, assiste-t-on à un début d'un changement radical de la politique américaine à l'égard de ce pays-clé au M.O. ou s'agit-il d'une habile initiative tactique pour prendre l'avantage , affaiblir les radicaux au pouvoir à Téhéran et neutraliser les dangereux projets offensifs israeliens à l'égard d'un Iran diabolisé?L'avenir le dira....
-La sagesse, sans doute, la nécessité certainement : la crise ne permet plus d'entretenir des moyens militaires dévoreurs de budget en cette période de faillite financière, dans des zônes finalement peu contrôlables et les ambitions pétrolières de la période Bush, vraies raisons d'un conflit de trente ans, semble passer au second plan...
"Barack Obama est capable de comprendre la pluralité des mondes et des cultures. Il va instaurer un dialogue plus réel, plus constructif. On va sortir de l’ère de l’arrogance, du discours méprisant symbolisé par le vice-président Dick Cheney ou l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, qui ont réussi à dilapider le capital de sympathie qui s’était porté vers les Etats-Unis après le 11-Septembre." (C.Durandin)
Souhaitons-le, mais Obama saura-t-il résister aux faucons républicains et aux pressions de l'AIPAC?...
Trop tôt pour prendre la mesure d'une telle initiative...
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Mon administration est désormais résolue à pratiquer une diplomatie qui traite la totalité des problèmes que nous avons devant nous, et à chercher à établir des relations constructives entre les Etats-Unis, l’Iran et la communauté internationale. Ce processus ne progressera pas par la menace. Nous cherchons au contraire un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel», dit-il dans ce message sous-titré en farsi. Obama offre ainsi aux dirigeants iraniens un «avenir où les anciennes dissensions ont été surmontées, où vous et tous vos voisins et le monde en général vivent dans une sécurité et une paix plus grande».Il dit cependant aux dirigeants iraniens qu’ils ont un «choix» à faire eux aussi. «Les Etats-Unis veulent que la République islamique d’Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations», mais «on ne peut obtenir cette place par le terrorisme ni par les armes»
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Obama s'adresse à l'Iran, Téhéran accueille favorablement son message:
"L'Iran accueille favorablement le message du président américain Barack Obama à l'occasion du nouvel an iranien mais demande des actes concrets pour réparer les erreurs passées, a déclaré à l'AFP Ali Akbar Javanfekr, le conseiller de presse du président Mahmoud Ahmadinejad.Le président américain Barack Obama a pris l'initiative historique de s'adresser directement aux dirigeants iraniens et leur a offert de surmonter trente années de conflit, dans un message diffusé pour le nouvel an iranien dans la nuit de jeudi à vendredi.
-La main tendue d'Obama à l'Iran

-L'Iran et les Etats-Unis d'Obama: un dégel sous conditions:
"...Attention, cependant, de ne pas avoir la mémoire courte pendant cette période d’euphorie, qui a même poussé Hugo Chavez à complimenter un président américain. Le 4 juin dernier, assuré depuis la veille d’affronter John McCain, Obama le sénateur de l'Illinois s'était engagé, devant le Comité américano-israélien des affaires publiques, à empêcher la République islamique de se doter de l'arme nucléaire.
Lors des primaires, Obama avait évoqué une possible rencontre avec Mahmoud Ahmadinejad. Vivement critiqué par McCain et la communauté juive du pays, il avait reculé, expliquant qu'il ne pourrait, une fois élu, garantir une rencontre avec son homologue iranien. Il est allé un peu plus loin le 4 juin, en posant de strictes conditions à une telle entrevue. «Il y aura des préparatifs méticuleux. Nous ouvrirons des voies de communication, nous bâtirons un ordre du jour, coopérerons étroitement avec nos alliés et nous évaluerons les chances de succès».
Avant de souligner: «Je n'ai aucun intérêt à m'asseoir avec nos adversaires s'il ne s'agit que de discuter. Mais, en tant que président des Etats-Unis, j'adopterai une diplomatie ferme et fondée sur des principes avec le dirigeant iranien compétent au moment et à l'endroit de mon choix, si et seulement si cela peut servir les intérêts des Etats-Unis»...
L'analyste politique Saïd Leylaz, proche des modérés, a ainsi estimé ce mercredi que l'ouverture éventuelle d'un dialogue avec Téhéran pourrait «affaiblir les radicaux en Iran. Les slogans durs et extrémistes ne trouveront plus preneurs».

-Un « jour nouveau » entre Obama et l'Iran ?
"..Voici quelques extraits de la réaction officielle du gouvernement iranien, diffusée via un communiqué de presse préparé par Ali Akbar Javanfekr, le conseiller de presse du président Ahmadinejad :«Les Etats-Unis doivent reconnaître leurs erreurs passées et les réparer afin de mettre de côté les différences entre les deux pays», a-t-il dit.«Si la bonne volonté du président Obama va au-delà des mots et qu'il fait des actes concrets, le gouvernement et les responsables iraniens ne vont pas lui tourner le dos», a-t-il ajouté.Parmi les «erreurs passées», le conseiller a cité le rôle des Etats-Unis dans le «coup d'Etat contre le gouvernement nationaliste de Mohammad Mossadegh en 1953», «le soutien des Etats-Unis à Saddam Hussein» durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), mais aussi «les sanctions économiques contre l'Iran ou encore le soutien aux Monafeghines», littéralement «hypocrites» - terme utilisé pour désigner les Moujahidine du peuple, le principal groupe d'opposition armé iranien..."

-Israël met en garde Obama sur l'Iran:
"Israël a mis en garde jeudi le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, contre les risques d'un dialogue direct avec l'Iran, susceptible d'être perçu comme un signe de faiblesse. "Nous vivons dans un environnement où, parfois, dans une situation où après avoir imposé des sanctions vous vous tournez vers le dialogue, ce dernier peut être interprété comme une faiblesse", a déclaré la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, sur Radio Israël. La ministre, interrogée sur une éventuelle modification de la politique américaine au Moyen-Orient, est la première responsable israélienne à exprimer une note discordante après la victoire d'Obama. Au journaliste lui demandant si elle était partisane d'un dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran, elle a poursuivi: "La réponse est non." Mais Livni, qui conduira le parti Kadima aux législatives israéliennes anticipées du 10 février, a aussi relevé que le futur président refusait la perspective de voir l'Iran accéder au rang de puissance nucléaire"

-Etats Unis - Iran : histoire d’une divergence d’intérêts | AgoraVox
-Iran - Wikipédia
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-BUSH et l'IRAN
-IRAN et bruits de bottes
- Etre iranien aujourd'hui

mercredi 17 mars 2010

Craindre l'Iran ?

Fantasmes et réalité complexe

Difficile de comprendre la structure du pouvoir en Iran, qui s'est durcit ces dernières années, signe probable de sa profonde fragilité face à une opposition montante.
Les USA ne sont pas sortis d'une image diabolisée de ce pays qu'ils ne connaissent pas , héritage de la période buschienne, et, en suivant les faucons israëliens, risquent de compromettre une évolution de ce pays - plus complexe que ce qu' on nous en dit- vers des formes spécifiques de pouvoir démocratique.
De nombreuses croyances continuent à régner et à être entretenues sur ce pays contrasté, qui comprend environ 80 ethnies différentes.
L'alibi nucléaire, surestimé, risque d'être contre-productif, et d'anéantir les avancées des forces sociales iraniennes qui aspirent à être dirigées autrement.
La main tendue d'Obama à l'Iran ne semble plus d'actualité
.
Apprendre à dialoguer avec l’Iran est possible.
Mais, s'il s'agissait surtout de pétrole et de géostratégie dans cette posture américaine?
Une vieille histoire qui se poursuit?...
La guerre de l'énergie ,à l'heure de la pénurie qui s'annonce et de la montée en force de la Chine...





- "Il est temps pour les Etats-Unis d’aider l’Iran à sortir de son isolement. Mais ce ne seront pas des sanctions vides de sens qui pourront le faire, encore moins des bombes. Seul pourra y parvenir un mélange de ­fermeté, de diplomatie créative et ­d’engagement soutenu. "(R.Cohen-NYTimes)

-"On ne peut pas attaquer et bombarder un pays sur la simple suspicion d’une activité illicite. On doit disposer d’une forme de preuve. Par ailleurs, Israël, le Pakistan et l’Inde sont des membres de la communauté internationale plus condamnables que l’Iran, car ces pays ont refusé de signer le TNP et ont ensuite tout fait pour obtenir une bombe. Malgré cela, rien n’a été entrepris contre aucun d’entre eux par le Conseil de Sécurité des Nations Unies." (J.Cole)
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IRAN • Dix bonnes raisons de ne pas faire la guerre
"Un an s’est écoulé depuis que le président Obama a fait à Téhéran l’offre révolutionnaire de Norouz [nouvel an iranien, célébré le 20 mars], engageant les deux pays à un respect mutuel. Aujourd’hui, l’Iran est un pays différent. Le régime a été mis en difficulté par le Mouvement vert [né de la contestation à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en juin 2009]. Mais les tensions vieilles de trente et un ans qui paralysent les relations américano-iraniennes sont toujours là. Les va-t-en-guerre américains exhortent Obama à déclarer la guerre à l’Iran pour sauver sa présidence. Avant que le son des tambours n’aille crescendo dans la course aux élections de mi-mandat, voici donc dix vérités bonnes à ­répéter.
■ 1 Les ultraconservateurs iraniens font leurs choux gras de l’isolement. Etablir un dialogue avec l’Iran n’est pas incompatible avec un soutien au Mouvement vert ; les deux stratégies semblent même complémentaires. Obama doit dénoncer la vague de répression, avec ses violences et ses viols, qui a suivi l’élection. Il doit soutenir ouvertement le droit des Iraniens à protester contre le régime. Un an d’engagement nous a menés plus loin que sept années passées à diaboliser ce pays membre de l’“axe du mal” [selon la formule de l’ex-président américain George W. Bush].. ..
4 Les sanctions ne modifieront pas la politique de Téhéran. Elles continueront à enrichir les gardiens de la révolution [armée parallèle du régime], qui contrôlent des canaux d’approvisionnement passant par Dubaï. Il semble qu’Obama considère que les sanctions sont une nécessité, étant donné la pression du Congrès et d’Israël, mais une nécessité peu susceptible de pousser l’Iran à changer de cap, Téhéran ne s’émouvant plus de telles représailles.
■ 5 Attaquer l’Iran aurait des conséquences bien connues. Saddam Hussein, qui a tenté l’expérience en 1980, a cimenté la révolution théocratique de l’ayatollah Khomeyni en rassemblant divers groupes pour former un front uni de défense nationale. Les Etats-Unis et l’Europe ont armé l’Irak pendant cette guerre, Saddam Hussein a ensuite gazé les Iraniens, dont le ressentiment est en conséquence profond. Attaquer les structures nucléaires iraniennes serait la façon la plus sûre de mener le Mouvement vert à la faillite, de décevoir la jeunesse iranienne, d’unir les Iraniens en une réaction de défi patriotique et de pousser l’Iran à redoubler ­d’efforts dans sa course à la bombe. ...
■ 7 Avec le scrutin du 12 juin 2009, l’Iran a connu un véritable séisme. La vague de répression brutale a éloigné des millions d’Iraniens de leur ­gouvernement, créant une situation qui rappelle celle de la Pologne des années 1980. Cela ne signifie pas que le changement est imminent ; cela signifie que la théocratie a face à elle un peuple qui ne se laisse plus duper. Si l’agitation se propage aux syndicats [de nombreuses manifestations organisées par les syndicats ont eu lieu ces dernières semaines], comme en 1979, ou si la colère de l’establishment religieux de la ville sainte de Qom se déchaîne, ou si Khamenei, âgé de 70 ans, venait à mourir, nul ne peut dire ce qui adviendra. Le peuple iranien lutte depuis un siècle pour mettre en place une forme de gouvernement représentatif. La moindre des choses que les Occidentaux peuvent faire pour le soutenir, c’est de ne pas succomber à leurs impulsions punitives. La société iranienne est une des sociétés les plus ­prometteuses du Moyen-Orient, parce que la lutte entre l’autorité de Dieu et celle du peuple s’y joue chaque jour. ...
■ 8 Israël et l’Iran ne sont pas des voisins. Ce sont des étrangers, l’un juif, l’autre chiite, dans cet océan sunnite que constitue le Moyen-Orient. Ils n’ont jamais été en guerre l’un contre l’autre. Ils ont partagé, des relations diplomatiques amicales à l’époque du chah et des alliances pendant la ­décennie qui a suivi la révolution, lorsqu’Israël soutenait l’Iran face à l’Irak. Leur inimitié n’est pas inévitable. Pour Israël, déjà en guerre contre les Arabes, ouvrir un nouveau front d’hostilité contre l’Iran serait désastreux. Le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien [soutenu par l’Iran] nous réserveraient le pire dont ils sont capables. Personne, dans le monde arabe, ne ferait plus aucune distinction entre Israël et les Etats-Unis. La principale alliance de l’Etat hébreu serait mise à rude épreuve, et la main tendue d’Obama aux musulmans réduite en lambeaux.
■ 9 Ni la pacification de l’Irak, ni l’apaisement de l’Afghanistan, ni le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens ne pourront se faire sans une intervention de l’Iran. Mis à l’écart, l’Iran est une puissance perturbatrice. Mais, si les Etats-Unis lui accordent une place, le pays peut mettre au rancart son impétuosité révolutionnaire et l’aider sur de multiples fronts. Voilà qui changerait la situation, d’une manière aussi radicale que le rapprochement sino-américain a bouleversé le monde en 1972 [date de la visite de Nixon en Chine, considérée comme un pas décisif dans la normalisation des relations entre les deux pays].
■ 10 Depuis les années 1930, si ce n’est plus, l’Iran avance en zigzaguant entre une occidentalisation à marche forcée et une théocratisation imposée d’une main de fer, interdisant le port du voile, puis le rendant obligatoire, mettant en place un pluralisme avant de l’écraser, ouvrant la société avant de la fermer à double tour. Aujourd’hui, en 2010, un mouvement réformiste, souvent mené par des femmes courageuses, soucieuses de trouver un juste équilibre entre la foi chiite de l’Iran et ses instincts républicains, est réprimé sous nos yeux, dans un bain de sang. Aujourd’hui, il est temps pour l’Iran de trouver un équilibre entre la foi et le pluralisme enterré depuis un siècle. Il est temps pour les Etats-Unis d’aider l’Iran à sortir de son isolement. Mais ce ne seront pas des sanctions vides de sens qui pourront le faire, encore moins des bombes. Seul pourra y parvenir un mélange de ­fermeté, de diplomatie créative et ­d’engagement soutenu. "
(RC-NYTimes)
______10 bonnes raisons de ne pas attaquer l’Iran___ (Armin Arefi )
_L’ex-future Première dame d’Iran défend ses femmes

-Opacité de la structure du pouvoir en Iran
-Impression d'un voyageur
-Fractures dans la classes dirigeante
-
Vers un Iran post-Ahmadinejad

-ContreInfo - Iran
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-
Programme nucléaire civil iranien
-L’Iran et le nucléaire. Les tourments perses
-La politique nucléaire de l'Iran - AgoraVox
-Iran : chronologie de la crise nucléaire (2003-2010)
-Iran nucléaire : quelle sortie de crise ?
-La géopolitique des pipelines à un tournant capital

-Chroniques orientales
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-Iran: ruptures
-Où va l'Iran?
- Etre iranien aujourd'hui
- Obama et l'Iran: tournant historique ?

dimanche 3 janvier 2010

Obama, un an après


Rupture ou continuité?

-Obama Closes Doors on Openness ?-Fin d'un espoir ?

-Difficile de faire un bilan au bout d'un an seulement, même s'il apparaît que les grandes lignes de la présidence sont tracées dans de nombreux domaines
Les jugements des observateurs sont tantôt réservés, voire indulgents, tantôt tranchés et sévères, peut-être excessifs Mais il est évident qu'un certain nombre d'espoirs levés sont déçus, aussi bien dans le domaine de la politique intérieure, où les intérêts de Wall Street sont préservés, voire renforcés (avec les risques de nouvelles crises financières), que dans celui de la politique intérieure, où l'erreur de l'engagement afghan notamment se trouve confirmé, où les promesses palestiniennes sont compromises...
_________La question qu'on se pose, connaissant le mode de fonctionnement des institutions US:
Qui gouverne vraiment?

« Au cours de périodes où règne le mensonge et la manipulation, dire la vérité devient un acte révolutionnaire » – George Orwell-
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-Obama, un an après - AgoraVox:
"Le 27 janvier 2009, Barack Obama prenait officiellement ses fonctions de 44ème président des États-Unis. Un noir à la Maison-Blanche, tout un symbole. L’Obamania aux USA et dans le reste du monde a cédé la place à une certaine déception quand ce n’est pas un dénigrement organisé. Que la désillusion envahisse ceux qui pensaient avoir trouvé Merlin l’Enchanteur, rien de plus normal. Pour les autres, malgré les retards et les embûches, le premier président de couleur des États-Unis demeure un formidable espoir.___Jacques Hubert-Rodier dans un excellent articlele fol espoir a laissé place à une certaine déception“, pour mieux rappeler que la politique n’est pas la Star académie et qu’un paquebot de la taille des USA ne change pas de cap aussi vite qu’une goélette.___La déception que l’on fait peser sur Obama vient en partie du fait que celui-ci renvoie à son pays, tel un miroir, sa vraie image. Une réalité qui diffère du mythe de superpuissance invincible habilement endossé par son prédécesseur. Comme l’écrit Jacques Hubert-Rodier , “l‘Amérique n’est plus l’hyperpuissance de l’après-guerre froide, mais seulement la plus forte puissance dans un monde multipolaire partagé avec d’autres puissances.“Autre facteur également souligné, le fait que, contrairement aux fantasmes et à la France, le système politique américain est marqué par un réel équilibre des pouvoirs qui implique une négociation avec le Congrès, même lorsque le président est majoritaire dans les deux Chambres.Derrière l’écume des vagues, de nombreux observateurs, à l’image de Jacques Hubert-Rodier, relèvent que, “en dépit de l’impression de doute, peu de présidents américains peuvent se prévaloir d’avoir autant changé la donne dans un laps de temps aussi court. Le changement de cap est d’autant plus remarquable qu’il intervient au milieu d’une récession économique sans précédent depuis la Grande Dépression des années 1930... publié dans Les Échos, livre une analyse très juste de la situation."


-Obama: le bilan après un an:
"Voilà déjà une année d’écoulée depuis l’élection de Barack Obama. Comme je le prédisais à l’automne dernier, ce nouveau gouvernement élu sur un vent de changement, se révèlera n’être qu’une vaste illusion, une campagne de promesses vides et de faux espoirs. L’administration Obama n’est rien de plus que la continuité de celle de Bush. L’illusion du paradigme de la gauche et la droite, des Républicains et des Démocrates s’effondre. Il n’y a qu’UN parti politique aux États-Unis: Le parti de la guerre et de Wall Street, le tout orchestré par les banquiers privés de la banque centrale, la Federal Reserve Bank (Fed). Que les Américains votent pour un parti ou l’autre, l’agenda est le même. Il y a longtemps que les États-Unis sont tombés sous un coup d’État silencieux, probablement depuis la mort de JFK.
_____Voici de nombreux exemples de ce bilan négatif de l’administration Obama:- L’administration Obama tente d’étouffer le dossier des courriels manquants de la Maison Blanche.Obama avait promis à l’Amérique plus de transparence. Cela ne s’est jamais vraiment concrétisé. Nombreux sont les exemples. L’administration Obama a décidé de suivre les pas de l’ancien président George W. Bush en tentant
d’étouffer une poursuite judiciaire visant récupérer des millions de courriels manquants liés à la Maison Blanche pouvant contenir des informations importantes quant à la gestion de l’administration Bush, effaçant ainsi potentiellement des évidences de crimes.
_____- L’argument identique du « secret d’État »
utilisé par Bush est mis de l’avant par l’administration Obama pour empêcher la divulgation d’informations troublantes et incriminant._- Le département de la Justice imite l’administration Bush en invoquant le privilège du « secret d’État » face à des poursuites judiciaires dans le dossier du programme de capture extraordinaire de la CIA (rendition program), mis en place par Bush, Cheney et Rumsfeld. La raison évoquée pour éviter que les poursuites judiciaires se poursuivent contre ce programme d’enlèvement de suspects à travers le monde, transportés secrètement vers des prisons non identifiées publiquement pour se faire torturer, est que ces poursuites pourraient révéler des informations secrètes relatives à la sécurité nationale
.__- Barack Obama avait promis que les États-Unis ne torturerait pas sous sa garde.

Mais tout comme Bush, Obama se bat pour empêcher des milliers de photos documentant la torture made by America, alors que Guantanamo n’a toujours pas fermé ses portes et que la torture se poursuit inlassablement sous son administration, tel que rapporté par une enquête espagnole. Cette dernière explique différentes techniques pratiquées comme l’écrasement de testicules, la détention dans des cellules souterraines dans un les ténèbres totales avec privation de sommeil et de nourriture pour une durée de trois semaines, inoculation à l’aide d’injections de maladies canines, torture à l’eau (waterboarding), etc. Tout cela sous l’autorité de personnel militaire américain, parfois conduit en présence de professionnels médicaux.
Le président Obama refuse de rendre public les photos de torture parce qu’il « croit que leur publication pourrait mettre en danger les troupes ».
En réalité, non seulement Obama ne poursuivra pas les responsables de la torture en justice, mais en fait, il planifie donner de l’expansion à cette torture et continuer sa pratique. Des centres de détention secrets pour des suspects terroristes seront ouverts en Mauritanie, en Éthiopie, dans quelques pays de l’Afrique du nord, du Moyen-Orient et en Asie.
- Obama a passé outre le Congrès américain pour permettre la détention de suspects terroristes pour une durée de temps illimitée, sans qu’aucune accusation formelle ne soit déposée. Dans d’autres pays du monde, on appelle cela des pouvoirs dictatoriaux. Cela permet au président de détenir unilatéralement des « ennemis combattants » sans habeas corpus, un terme légal qui signifie que les plaignants sont forcés de vous accuser formellement d’un crime pour justifier la détention d’un suspect. Le terme « ennemi combattant » qui faisait en sorte que les Accords de Genève sur les prisonniers de guerre ne s’appliquaient plus, a été abandonné par Obama dans le cas des détenus de Guantanamo, mais il a gardé le terme pour les autres prisons à l’étranger, s’assurant ainsi encore une fois de conserver des pouvoirs exécutifs impérialistes.
- Obama est du même avis que Bush: les prisonniers de Bagram, Afghanistan n’ont pas de droits constitutionnels. Pourtant, les droits ne sont pas donnés par la Constitution, ils sont reconnus. Lorsque les droits peuvent être retirés, ce ne sont pas des droits, mais bien seulement des indulgences octroyées par un maître inspirant la crainte à des esclaves qui se comportent particulièrement bien.
- Obama est allé jusqu’à menacer l’Angleterre de cesser leur coopération d’échange du renseignement pour éviter que des évidences de torture soient révélées.
- Trois provisions controversées du Patriot Act instauré Bush reçoivent l’appui d’Obama.
Le département de la Justice a indiqué que l’administration Obama donne son soutien pour le renouvellement de trois sections controversées du USA Patriot Act qui expire en décembre. La première est la Section 206 qui permet au FBI de faire de l’écoute électronique des lignes téléphoniques ou des ordinateurs des Américains. La suivante est la Section 215 qui permet aux enquêteurs d’obtenir les archives médicales, d’affaires, de librairie, bancaires et autres de quiconque, avec l’approbation de la Foreign Intelligence Surveillance Court. La dernière, surnommée le « loup solitaire », permet d’accumuler des renseignements à propos de personnes qui ne sont pas suspectées d’être part d’un gouvernement étranger ou d’une organisation terroriste.
- Toutes les pièces de législation adoptées sous l’administration Bush qui étaient profondément liberticides et allant à l’encontre de la transparence, de la Constitution et de la démocratie, sont maintenant embrassées par le régime de continuité d’Obama, qui a brisé une fois de plus une importante promesse électorale. Il en est de même pour le Commissions militaires (Military Commissions Act), qui permet de juger des détenus dans des tribunaux militaires établis à Guantanamo Bay, Cuba.
- La NSA a filtré toutes les communications des Américains et a ciblé des journalistes depuis l’instauration de ces mesures draconiennes par Bush, dans le cadre de sa guerre bidon au terrorisme. Tout le trafic de ces communications transigeant par de grandes firmes privées de communication comme AT&T étaient directement reliées à la NSA, agence d’espionnage américaine.
Depuis que les Démocrates sont au pouvoir, rien n’a changé. Obama ne veut pas tenir Bush et ses acolytes responsables de leurs crimes et violations de la Constitution parce qu’il veut conserver ces pouvoirs. Idem pour l’enlèvement d’individus étrangers, leur transport vers des nations étrangères pour ensuite être torturés.
Ainsi, l’administration Obama bloque les poursuites judiciaires contre les écoutes électroniques illégales, donne de l’expansion à la défense légale de Bush en ce domaine et invoque constamment le « secret d’État » pour défendre le programme envahisseur et criminel de surveillance de Bush.
___________________ Le parti de guerre est toujours l’oeuvre. L’industrie de la mort poursuit ses bonnes affaires sous Obama
Les États-Unis planifient déployer 25 000 troupes militaires en Géorgie d’ici 2015, à la frontière de la Russie. Les Américains ont l’intention de construire deux bases militaires sur le territoire de la Géorgie et une base navale. Ce déploiement fait suite à la provocation de la Russie en août 2008 par les États-Unis et Israël, via l’Ossétie du sud. Une guerre contre l’Iran signifierait une confrontation contre la Russie qui a déclaré qu’elle considèrerait une attaque contre l’Iran comme une attaque personnelle.
Quoi de mieux que d’avoir le prix Nobel de la Paix pour plaider en faveur du recrutement de mineurs pour l’armée? Obama veut son armée, il entend lever une armée de jeunes qui ne serviraient pas la Constitution, mais le président directement. Le plan d’Obama se nomme le « Generations Invigorating Volunteerism and Education Act», ou plus simplement, le « GIVE Act ». Ce projet de loi a été voté, à 321 contre 105, le 18 mars 2009. Ce projet de loi H.R. 1388 est donc présentement « à l’étude » au Sénat américain.
Obama a d’ailleurs annoncé, de pair avec Rahm Emanuel, qu’il comptait avoir un corps de volontaires de type milice paramilitaire aux États-Unis aussi bien financé et équipé que l’armée US elle-même.
- La guerre est toujours une option sur la table, comme on a pu le voir toute l’année dans le cas de l’Iran., quitte à nommer un anti-iranien pour gérer cette situation.
- L’administration Obama continue la doctrine américaine de dominance militaire globale.
Obama n’a pas diminué le budget militaire, au contraire. Il n’y aura pas de renversement de l’agenda militaire ni de la politique étrangère des États-Unis. Surtout pas avec Hillary Clinton, Robert Gates et Rahm Emanuel et son frère. Les États-Unis viennent de briser son record de la guerre du Vietnam en étant en Afghanistan depuis plus de 8 ans. Cela n’est pas près de se terminer, au contraire de ce Obama avait promis durant sa campagne électorale.
- Obama, son administration et différentes agences gouvernementales comme la NSA reçoivent d’ailleurs leurs instructions et conseils par la même élite dirigeante, dont fait partie Henry Kissinger, la Ford Fondation, et la quatrième branche du gouvernement, Goldman Sachs et les banquiers et financiers de Wall Sreet qui pullulent au sein du gouvernement Obama, comme Geithner.
- Obama refuse toujours de toucher à la Fed. Tant qu’il ne forcera pas une reforme entière de la Fed pour récupérer le pouvoir de la création de la monnaie, au lieu de le laisser entre les mains de banquiers la créant de nulle part et la prêtant à crédit au gouvernement (lire le peuple) avec intérêts, l’économie entière sera sous l’étroit contrôle des banquiers privés qui ont ruiné les États-Unis depuis 1913, date de la création de la Fed.
- Obama avait promis que les lobbyistes ne se retrouveraient pas dans son organisation. Une autre fausse promesse lamentablement vendue au public américain. Une douzaine de lobbyistes ont trouvé un poste au sommet de l’administration Obama. On y trouve des gens nommés au département de la Défense ayant travaillé pour Raytheon, un manufacturier d’armement, un ancien VP de Monsanto à la FDA, des anciens généraux et du Pentagone partout dans le gouvernement, et ainsi de suite.
- Obama agit de manière similaire à Bush dans le domaine des pétrolières, des énergies et est même allé jusqu’à approuver la décapitation des montagnes pour y retirer du charbon, une politique qui fut sévèrement condamnée lorsque Bush s’y adonnait. L’étroite collaboration entre les exécutifs du pétrole et Washington se poursuit de plus belle.
Il y a fort à parier qu’avec un tel bilan, les Américains ne seront pas dupes très longtemps et qu’Obama sera un président d’un terme seulement. En attendant le prochain poulain de l’establishment, du parti de la guerre et de Wall Street, nous pouvons aussi parier que l’Amérique aura le temps de s’appauvrir énormément, au point où la classe moyenne aura pratiquement disparu et où le pays sera complètement ruiné et en banqueroute, affligé d’hyperinflation et de la plus grande dépression depuis les années 30. On annoncera alors l’arrivée d’un autre président… sauveur de tous, charismatique au sourire charmeur.
"(F.Marginean)

-2010 : Bienvenue dans le monde d'Orwell
-Obama, broyé par le système
-« Une caste américaine, les élections aux Etats-Unis expliquées aux Français »
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-Maison Blanche :qui gouverne?
-Afghanistan: jusqu'où ?--__Obama: otage des lobbies ?__-Obama: ruptures ?__- Obama et l'Afghanistan__-Obama et la santé__-Obama: énigme...__- Obama et l'Iran: tournant historique ?_Palestine: silences d'Obama__-USA-Israël: relations particulières__-USA: montée de populisme?
__-USA: armée toute puissante?
- USA: déclin programmé ?
-Noam Chomsky , analyste politique

mardi 19 mai 2009

Moyen-Orient: un tournant?



Un test majeur pour Obama

Après une inquiétante allégeance préélectorale envers l'AIPAC et une longue période de silence ambigü à l'égard de la politique israëlienne et son engagement à Gaza, il semble qu'Obama, malgré ses équivoques, sa persistance aveugle en Afghanistan, sa dépendance aux lobbies, soit prêt à jouer une carte importante, peut-être décisive...
("Il est dans l'intérêt, je crois, non seulement des Palestiniens, mais aussi des Israéliens, des Etats-Unis et de la communauté internationale de parvenir à une solution à deux Etats", a dit Barack Obama à l'occasion du premier face-à-face entre les deux hommes depuis qu'ils ont pris leurs fonctions.)


Un pragmatisme raisonné, qui peut l'emporter.
Mais on peut s'attendre à une vive résistance des forces de droite en Israël [" Ce gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur : la question palestinienne n'est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s'assoit sans complexes sur la « Feuille de route » élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne, qui n'avait, il est vrai, mené nulle part.Benyamin Netanyahu met en avant la « menace de l'Iran » plutôt que la nécessité de trouver un accord avec les Palestiniens : ce sera le ciment de sa coalition avec l'extrême-droite et les religieux" (P.Haski)]...
... si Obama continue à s'appuyer sur le
"plan de paix saoudien, qui propose une reconnaissance d'Israël par tous les États membres de la Ligue arabe, en échange d'un retour de l'État hébreu sur ses frontières de 1967"...

Mais Israël a -t-il le choix s'il veut simplement durer, car le temps ne joue pas en sa faveur ?
Netanyahu devrait relire Machiavel. (
Rien n'est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d'espérer.” )
Comprendra-t-il le sens de son intérêt à long terme?
L'essentiel se jouera loin du tam-tam médiatique. ("La destinée du monde se joue à l'intérieur des salons feutrés des Princes."-Machiavel)
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Nous n’accepterons pas la création d’un État palestinien souverain à côté d’Israël.» C’est, en substance, ce que Benjamin Netanyahou s’apprête à dire à Barack Obama ce lundi. (AJ.Mayer)

Si Israël temporise sur la solution à deux États ou s’il n’y a pas de vision américaine claire de la façon dont cela va se jouer en 2009, alors la crédibilité énorme d’Obama dans le monde et dans cette région se volatilisera du jour au lendemain », prédit Abdallah de Jordanie
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"Une chose est sûre : si règlement il doit y avoir un jour du conflit au Proche-Orient, ce qui veut dire la création d’un Etat palestinien, il ne pourra se faire sans une implication directe, pour ne pas dire une direction des opérations, des Etats-Unis. Et ce, pour des raisons que l’on connaît bien, comme les liens très étroits qui unissent Israël et les Etats-Unis depuis la fin de la guerre éclair de 1967. Des liens qui dépassent la seule communauté juive américaine, communauté qui représente en nombre la population d’Israël, que l’on appelle à tort le lobby juif puisqu’il s’agit d’un lobby israélien constitué très tôt, avant même l’indépendance, du temps de la Palestine mandataire, dans les années 1920-1930. Les relais de la politique isrélienne, quels que soient les grands partis au pouvoir aux Etats-Unis, sont puissants, ont une influence déterminante sur bien des aspects de la démocratie américaine

.Il ne peut y avoir de règlement du conflit sans une pression des Etats-Unis sur leurs alliés isréliens.C’est un constat de l’histoire : il y a un rapport du fort au faible entre Israël et les Palestiniens et l’on voit mal le fort céder à toutes les demandes du faible. Tant que les Américains n’exerceront pas de demandes pressantes et et n’entreront pas dans un rapport de force avec leur allié, il n’y aura pas de solution. On l’a bien vu pendant la période que nous venons de traverser, avec l’équipe Bush et les néoconservateurs qui avaient une vision diamétralement opposée, celle d’imposer une solution par la force sans de réelles négociations.On connaît le résultat. Les Israéliens, et non les seuls conservateurs, ont vu d’un très bon oeil l’intervention américaine en Irak, pensant qu’elle était le moyen de faire sauter le seul Etat qui semblait piloter, fédérer une majorité du refus d’un accord possible entre Istraël et ses voisins arabes, à commencer par ses voisins des territoires occupé.." (A.Defay)-

>-Résoudre le conflit israélo-palestinien : une priorité pour Obama-<

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-Obama veut imposer à Israël un Etat palestinien:
"...Cette fois, ce ne sera pas un Nétanyahou conquérant qui entrera dans le Bureau ovale. Car le premier ministre israélien sait que les beaux jours de l'Administration Bush, où l'Amérique passait tout à Israël, sont bel et bien terminés. Pour George W. Bush, le conflit israélo-palestinien n'était qu'une affaire périphérique dans le contexte d'un «Grand Moyen-Orient» qu'il convenait de démocratiser en commençant par l'Irak. Faire la paix en Palestine n'était donc pas une priorité pour Washington. Avec Obama, le contentieux israélo-palestinien est redevenu le sujet majeur de la politique moyen-orientale de l'Amérique...
L'Administration Obama s'est engagée dans une politique de petits pas. À la différence de l'Administration Bush, elle accorde beaucoup d'importance au plan de paix saoudien, qui propose une reconnaissance d'Israël par tous les États membres de la Ligue arabe, en échange d'un retour de l'État hébreu sur ses frontières de 1967..."

-Obama-Netanyahu, discussions au sommet
- Round d’observation
-Obama contre Nétanyahou :
"...A la tête du gouvernement le plus à droite qu’Israël ait jamais eu, Benjamin Netanyahou ne se convertira pas, d’un coup, au pacifisme mais, outre que l’armée et l’économie israéliennes dépendent beaucoup des Etats-Unis, il aura du mal à résister à l’offensive de Barack Obama qui ne se contente pas de faire pression sur lui. Le président américain est, parallèlement, en train d’intégrer à sa diplomatie le plan de paix saoudien, proposition de reconnaissance d’Israël par l’ensemble des pays de la Ligue arabe en échange de la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967...."
- Bras d’honneur de Bibi à BHO
-Barack Obama lie le plan de paix d'Israel à un accord sur les frontières de 1967

-Netanyahou-Obama : des visions opposées du Proche-Orient | Rue89:
"... Quand il y a un désaccord entre les Etats-Unis et Israël, la plupart du temps, ce sont les Américains qui renoncent à leur position initiale et non Israël. Ce petit Etat semble être plus fort dans leurs relations bilatérales que son partenaire « hyper puissant ».Un expert britannique a même écrit après la guerre d'Irak que la « relation spéciale », devise de la diplomatie anglaise, n'était plus d'actualité, le Royaume-Uni ayant perdu toute possibilité d'influencer les décisions stratégiques américaines.
Cette capacité appartient désormais uniquement à Israël. Les raisons profondes de cette tendance générale sont d'ordre historique et politique. Mais celle-ci n'avait jamais été aussi forte que sous la présidence de George W Bush, notamment à l'image de la guerre de Gaza à la toute fin de son second mandat et de cette anecdote révélatrice...
Mais les choses peuvent changer dans un futur proche. Les tensions entre les deux pays se creusent et Obama ne semble pas prêt à accepter d'obéir systématiquement aux exigences d'Israël. En fait, les agendas diplomatiques respectifs des Etats-Unis et d'Israël sont assez différents, voire même opposés dans une certaine mesure. Par ailleurs, le fait que le gouvernement actuel d'Israël soit le plus à droite de l'histoire du pays n'arrange pas les choses.La priorité stratégique d'Obama est d'apaiser les rapports entre les Etats-Unis et le monde musulman. Mais pour cela, il sait qu'il faut plus que des discours sympathiques sur le dialogue entre les civilisations, l'éloge du caractère pacifique de l'islam et des sourires adressés aux Arabes.Si un réel progrès sur le conflit israélo-palestinien, avec des apports directs et pas seulement des perspectives vagues à long terme, n'est pas atteint, sa crédibilité et sa popularité -à son apogée actuellement- vont progressivement disparaître.Même si le précédent gouvernement israélien n'a pris aucune mesure particulière dans le sens d'une solution durable, c'est la première fois depuis 16 ans qu'il y a au pouvoir un gouvernement qui renie le principe même d'un Etat palestinien. Il s'agit d'un grand bond en arrière..."

-Etats-Unis et Israël: l'heure du choix pour Obama | Mediapart:
"Netanyahou, à l'image d'une partie de la droite israélienne, apparaît obsédé par la perspective d'un Iran nucléaire et refuse, semble-t-il, la moindre concession à l'égard des Palestiniens tant que la théocratie perse agite cette menace et poursuit sa politique de soutien au Hezbollah et au Hamas. Les Américains, de leur côté, semblent penser, comme l'a déclaré en substance le conseiller à la sécurité nationale, James Jones, la semaine dernière que «la route d'un Iran dénucléarisé passe par la Cisjordanie».Autrement dit : améliorons le sort des Palestiniens et tentons de régler le conflit avec Israël, et nous aurons alors un levier puissant contre les ambitions iraniennes...
L'administration Obama a ensuite fait savoir, de manière fort peu diplomatique, qu'elle ne goûtait pas vraiment la coalition droitière mise en place par Netanyahou, avec l'ultra-nationaliste Avigor Lieberman aux affaires étrangères. Enfin, le fait que les hommes clés de la sphère diplomatique régionale – George Mitchell, James Jones et le chef de cabinet d'Obama Rahm Emanuel – soient restés fort silencieux jusqu'ici, ou que les rares paroles émanant d'eux ayant filtré indiquent une ligne plus dure vis-à-vis d'Israël, témoigne d'une inflexion de l'administration Obama...."

-Quel plan pour sortir de l'impasse politique au Proche-Orient ?
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- L'historien Arno Joseph Mayer dissèque un siècle et demi de sionisme | Mediapart:
" Alors que Tel-Aviv fait tout pour sensibiliser le monde à la « menace de l’Iran nucléaire», Obama demeure farouchement opposé à toute intervention militaire contre un pays dont il espère se rapprocher dans les prochains mois.

«Obama n’a pas le choix, l’empire américain décline, juge l'historien de Princeton, Arno J. Mayer. Et les Etats-Unis ont aujourd’hui moins besoin d’Israël que de l’Iran» Professeur d’histoire contemporaine, Arno J. Mayer dresse, dans son dernier ouvrage, un portrait sans concession d’un siècle et demi de sionisme qui a abouti, selon lui, au triomphe des idées de Jabotinsky, le père de la droite israélienne, porte-parole d’un sionisme politique pour un Etat Israël ultra-militarisé. Un sionisme à rebours des idées des intellectuels de l'Ihoud, tels Judah Magnes ou Martin Buber, concepteurs de la notion d'orientalisme avant même Edward Saïd, et partisans farouches d'un État binational, d'une confédération à l'image du Canada ou de la Suisse.Motivé par la nécessité de différencier les notions d’antijudaïsme, de judéophobie et d’antisémitisme, De leurs socs, ils ont forgé des glaives est aussi le récit d’un exil, de la construction intellectuelle d’un historien juif né au Luxembourg en 1928, et contraint de fuir en 1940, quelques heures avant l’arrivée des Allemands, pour Hendaye, Montpellier, Oujda, Oran… et finalement New York...

Tout a réussi aux Israéliens. Avec le temps, beaucoup de faits accomplis se sont accumulés parce qu'ils ont ce sentiment d'être les plus forts, ce qu'ils sont effectivement. D'après moi, ils ne veulent pas vraiment une négociation. Ils veulent une reddition, sous la dictée.Là, il y a quelque chose que je trouve très compliqué. Je viens d'un petit pays, le Luxembourg, bien sûr bien plus petit qu'Israël. Mais les petits pays, d'habitude, ont un sens des limites. C'est d'ailleurs la formule de Machiavel, ce nécessaire sens des limites, à la fois en politique intérieure et extérieure. Que les Israéliens soient les plus forts, il n'y a aucun doute. Mais lier cette puissance, comme ils le font, avec celle de peuple élu, quand on sait que la majeure partie de la force militaire et économique d'Israël vient des Etats-Unis, c'est difficilement acceptable.-Il n'empêche, avec Israël, nous avons au Proche-Orient une construction tout à fait unique, une population de 7 millions de personnes, dont 20 % sont arabes, et nous avons la cinquième puissance militaire du monde, avec entre 100 et 200 missiles nucléaires. Tout cela mis bout à bout confère un sentiment d'«Hubris», que je ne sais comment déconstruire. Mais il faut le déconstruire, si l'on veut arriver à la paix. C'est d'autant plus vrai qu'en face, on se sent humilié, et l'humiliation pousse à la vengeance...-L'affaiblissement de l'hégémonie américaine n'arrange pas les Israéliens. Une divergence de fond apparaît aujourd'hui au grand jour, au sujet de l'Iran. Obama veut négocier avec Téhéran, Israël, lui, se braque, et continue à ne rien donner. C'est une fois de plus son «Hubris» qui le guide. Le facteur explosif est du côté d'Israël, qui est prêt à aller au bout et à bombarder l'Iran. D'autant qu'ils savent bien que les Etats-Unis, seront obligés, en ce cas, de se ranger de leur côté...."


dimanche 6 septembre 2009

Maison Blanche :qui gouverne?


Espoirs déçus:
Inquiétantes nominations


Où est la nouvelle ère annoncée?
Nouvel espoir ou amère déception?

___« Is Obama Punking Us ?(NYTimes)
___"Obama est de plus en plus emporté par les événements, en même temps qu’il en est leur prisonnier"

Quelle rupture?
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-Comment Obama pourra-t-il ne pas être otage des lobbies?-
["Les jours où [les lobbyistes] dictaient l'agenda de la Maison Blanche sont finis..." déclarait Barack Obama en mars 2007.]

-La question peut maintenant se poser: qui est le vrai Obama?
-Déjà , dès octobre 2008, certains montraient leur scepticisme...
-La vie politique américaine sortira-t-elle du système de caste?
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B. Obama a profité de la torpeur de l’été pour décider de nominations qui font la part belle à la banque Goldman Sachx et aux amis des néo-conservateurs:
"Après avoir capitulé sur la création d’un système national d’assurance santé géré par le gouvernement (une promesse clé de sa campagne présidentielle dorénavant vouée aux oubliettes), voilà maintenant que Barack Obama valide trois nominations qui inquiètent les progressistes sophistiqués. A commencer par celle d’un faucon pro-israélien à un poste clé aux côtés du président.Mais intéressons-nous d’abord au choix de Robert Hormats comme sous-secrétaire d’État auprès d’Hillary Clinton. Concrètement, Hormats sera en charge des dossiers Energie, Economie et Agriculture. Très troublant quand on sait qu’il est d’abord un pilier de la première banque de Wall Street, Goldman Sachs. Celle-là même que le magazine Rolling Stone qualifie de « calmar vampire géant » dans une enquête fouillée dont Bakchich s’est fait l’écho.A l’heure qu’il est, Goldman Sachs est déjà en train de spéculer sur le juteux marché international des émissions de carbone dont la valeur est estimée à plus de 1 000 milliards de dollars et dont les prix des crédits carbone sont garantis par le gouvernement. Avec un Hormats en charge de l’Energie et de l’Economie au niveau national pour Obama, on peut légitimement penser que Goldman Sachs saura tirer le plus grand avantage du commerce international des émissions de carbon
Hormats, un des vice-présidents de cette banque depuis 1982, fait partie de ce qu’on appelle le « gouvernement permanent », à savoir ces grands manitous de l’establishment qui, pour maintenir leur pouvoir, offrent leurs services à la Maison Blanche sans tenir compte du fait que son locataire soit républicain ou démocrate. Ainsi, Hormats a travaillé pour les présidents Nixon, Ford et Carter. Sous Obama, sa nomination confirme que Goldman Sachs a plus que jamais la haute main sur l’économie puisque Mark Patterson, le chef de cabinet du secrétaire au Trésor, est un ancien lobbyiste de la banque comme l’a rapporté le quotidien USA Today.
Pas surprenant quand on sait que le secrétaire au Trésor en personne, Timothy Geithner, est un protégé de Robert Rubin (ancien PDG de Goldman Sachs, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et collecteur en chef de fonds pour le parti démocrate) à qui il doit son ascension fulgurante dans le service public. Même le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emmanuel dit « Rahmbo », est un ancien entremetteur avec les « gens d’influence » pour Goldman Sachs, comme l’a rapporté l’an dernier le Washington Examiner.
Qui plus est, le PDG du New York Stock Exchange (la bourse de Wall Street), Gerald D. Putnam, a été nommé à son poste en vertu d’un deal dont Goldman Sachs était l’architecte, comme l’a rapporté le New York Times en 2005. Le quotidien avait alors noté que l’accord qui a mis Putnam en selle « bétonne définitivement l’influence décisive de Goldman Sachs sur l’avenir »de la bourse.
La semaine dernière, Obama a reconduit Ben Bernanke comme chef de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine. Bernanke a été nommé à ce poste pour la première fois en 2006 par George W. Bush et nombreux sont ceux à penser que maintenir Bernanke dans son job revient à donner les clés du navire économique au capitaine du paquebot Titanic ! Comme l’a si bien dit le sénateur Bernard Sanders de l’Etat du Vermont, le seul élu de gauche indépendant au Sénat, au magazine Politico « à cause de l’avidité, l’irresponsabilité et la conduite illégale de Wall Street, notre pays a subi le pire déclin économique depuis la Grande Dépression. Mais Bernanke était le chef de la Fed et l’économiste en chef de la nation pendant le développement de cette crise engendrée par une spéculation frénétique. Comme toute l’administration Bush, Bernanke s’est endormi au volant pendant cette période et n’a rien fait pour sauvegarder notre système financier ».Et le webzine iStock Analyst a accueilli la nomination de Bernanke par Obama avec un article acide : « Bernanke’s Real Legacy : Helping Goldman Sachs Fleece Us All ! » (Le vrai héritage de Bernanke : aider Goldman Sachs à tous nous plumer !).Comme l’a récemment écrit l’influent Frank Rich dans sa chronique dominicale pour le New York Times sous le titre « Is Obama Punking Us ? » (Obama est-il en train de nous rouler ?), « la grande peur est qu’Obama n’est rien d’autre qu’un corporatiste de plus, qui roule les électeurs comme le font les républicains quand ils prétendent être du coté de monsieur tout le monde… » Si Obama commence à perdre le soutien d’un fervent supporter comme Rich, c’est dire que l’heure est grave…
Mais
la nomination la plus inquiétante pour ceux qui s’y connaissent en affaires étrangères est celle de Dennis Ross, promu conseiller spécial du président à la Maison Blanche pour la « Région Centrale », une appellation qui englobe presque tous les points chauds actuels : Israël, Irak, Syrie, Liban, Afghanistan, Pakistan… Obama doit beaucoup à Dennis Ross, qui était son ambassadeur le plus influent auprès de la communauté juive lors de la campagne présidentielle de 2008.
Ross est réputé être un supporter inconditionnel d’Israël. Avant de rejoindre l’administration Obama, il était l’un des dirigeants du Washington Institute for Near East Policy (WINEP), un think-tank fondé il y a vingt ans par l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee), le riche et puissant lobby pro-israélien si proche de l’ambassade d’Israël à Washington que deux de ses dirigeants ont été inculpés pour espionnage il y a quatre ans. Ils avaient subtilisé au Pentagone, avec l’aide des néo-conservateurs de l’équipe de Donald Rumsfeld, des documents secrets concernant l’Iran.En tant que dirigeant du WINEP, Ross a toujours prôné la ligne dure de l’AIPAC envers le régime des mollahs et, en juin 2008, a préparé un rapport avec le « groupe de travail présidentiel » de ce think tank intitulé « Strengthening the Partnership : How to Deepen U.S.-Israel Cooperation on the Iranian Nuclear Challenge » (Renforcer le partenariat : comment approfondir la coopération entre les États-Unis et Israël sur le défi nucléaire iranien). Belliqueux à l’égard de Téhéran, ce texte est cosigné par Susan Rice, actuel ambassadeur à l’ONU d’Obama, et par Richard Holbrooke, ambassadeur spécial du président pour l’Afghanistan et le Pakistan. Ross était aussi l’auteur du discours d’Obama devant la convention d’AIPAC de juin dernier, et dont Bakchich avait alors rapporté le contenu musclé et guerrier.
La promotion de Ross à son nouveau poste clé auprès d’Obama a affaibli et Hillary Clinton et le général James Jones, chef du Conseil national de la sécurité à la Maison Blanche. Ross a en outre pris ses nouvelles fonctions juste avant qu’Obama ne soit obligé de décider d’une nouvelle escalade de la guerre en Afghanistan. Il l’a déjà fait en février dernier, lorsqu’il a ordonné l’envoi de 20 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Depuis, le nombre de « boys » sur place atteint les 68 000 auxquels il faut ajouter 68.197 mercenaires employés par le Département de Défense....
La fraude massive lors des élections présidentielles en Afghanistan renforce les doutes quant au bien-fondé de cette guerre, même chez certains conservateurs. Par exemple, quand, pour la première fois, le chroniqueur conservateur le plus influent, George Will, a écrit le 1er septembre dans le Washington Post que les États-Unis doivent retirer TOUTES leurs troupes d’Afghanistan, la nouvelle a été reprise par tous les médias importants.L’opinion publique s’est également retournée contre cette guerre. Selon un sondage du Washington Post et de la chaîne de télévision ABC publié le 20 août, une majorité d’Américains (51%) dit désormais que la guerre en Afghanistan n’en vaut pas la chandelle et à peine un quart des sondés sont pour l’envoi de troupes supplémentaires. Et selon un nouveau sondage pour CNN publié le 4 septembre, 57% des Américains sont opposés à cette guerre (contre seulement 46% en avril)...."


-La solitude de l’impasse
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-Obama: otage des lobbies ?
-Obama: ruptures ?
- Obama et l'Afghanistan
-Obama et la santé
-Obama: énigme...
- Obama et l'Iran: tournant historique ?
_Palestine: silences d'Obama

mercredi 29 octobre 2008

Obamadeception : déjà...


Au-delà du mythe...
Qu'attendre vraiment d'Obama ?

Des progressistes américains s'inquiètent:

"Ces dernières semaines, le candidat démocrate est revenu sur plusieurs de ses promesses pour mieux se rapprocher du centre. Une dérive alarmante", estime The New York Times.

Bien sûr, avec McCain, ce serait pire, mais cela interdit-il de s'interroger ?
N'est-ce pas le système électoral qui est surtout en cause ?
La démocratie américaine n'est-elle pas mal en point?
Certains parlent de mirage démocratique...
Pourquoi ne parle-t-on pas des nombreux "petits candidats"?______________

"A gauche, les défenseurs d'Obama se rassurent à l'idée qu'il "fallait qu'il dise ça pour être élu". C'est faux. Après huit ans de Bush, les Américains sont prêts à réévaluer le rôle impérial de leur pays. Obama préfère ignorer cette occasion"(A.C.)________________

-"Obama : colombe ou faucon ?Comme l'écrit joliment le journaliste Nicholas Lemann, dans le New Yorker, après avoir interrogé les principaux acteurs de l'entourage de politique étrangère du candidat démocrate: «Sa campagne est comme un orchestre symphonique: les cordes jouent la partition de la coopération internationale, les cuivres celle de l'action agressive. Les deux sections jouent toujours ensemble mais, selon les moments, il y en a une qui joue plus fort que l'autre.» Difficile, donc, de prévoir qui jouera le plus fort et quand, si Obama arrive au pouvoir"(MP)_______________________

ÉTATS-UNIS • Barack Obama, ce réactionnaire:

Le coup de gueule d'Alexander Cockburn, l'un des chroniqueurs vedettes de la presse progressiste américaine...
Puisse-t-il faire une erreur d'analyse !

_________"En tant qu'homme de gauche, on pourrait s'attendre à ce que je soutienne Barack Obama. D'ailleurs, ces derniers jours, j'ai raclé les fonds de tiroirs en quête d'une seule bonne raison capable de m'inciter à voter pour lui.
Obama appelle au changement. Pourtant, jamais la lourde main du passé n'a si solidement tenu un candidat "réformateur" par le cou. Est-il possible de faire face aux problèmes de l'Amérique sans parler du budget de l'armement ? Le Pentagone dépense aujourd'hui plus qu'à n'importe quel moment depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En "dollars réels", les 635 milliards de dollars [508 milliards d'euros] alloués à l'exercice 2007 sont supérieurs de 5 % au record précédent, en 1952. Or, Obama veut accroître les effectifs des forces armées de 90 000 hommes. Il jure qu'il va pousser à une escalade dans les opérations militaires américaines en Afghanistan, qu'il attaquera le territoire pakistanais si Islamabad empêche toute opération américaine unilatérale visant à tuer Oussama Ben Laden, et qu'il mènera la guerre contre le terrorisme dans une centaine de pays, qu'il créera une nouvelle infrastructure internationale de renseignement et police afin d'éliminer les réseaux terroristes...
La conséquence la plus immédiate à l'étranger d'une victoire du démocrate sera sans doute une brutale réaffirmation de l'empire. Déjà, Joe Biden [le colistier d'Obama], porte-étendard usé de l'intransigeance israélienne et de l'hystérie propre à l'époque de la Guerre froide, pousse des aboiements stridents sur le fait que le "courage" du nouveau gouvernement sera mis à l'épreuve au cours de ses six premiers mois d'existence par les Russes et leurs sbires. Concernant l'Iran, Obama est beaucoup plus va-t'en guerre que McCain.
Après huit ans d'assaut sans relâche contre les libertés constitutionnelles orchestré par Bush et Cheney, l'enthousiasme de l'opinion et de la justice pour la tyrannie s'est dissipé. Mais Obama a préféré appuyer Bush et Cheney. En février, quand il s'efforçait d'adopter un profil de gauche durant les primaires, il s'était opposé aux écoutes sans mandat. Son engagement en faveur de la liberté n'a pas duré bien longtemps. Cinq mois plus tard, il votait pour, et déclarait que "la capacité à surveiller et suivre la trace d'individus qui veulent attaquer les Etats-Unis est un outil vital de la lutte anti terroriste".
Bon ou méchant, tout politicien est un opportuniste ambitieux. Mais sous cette couche superficielle, ceux qui apposent leur marque constructive sur l'histoire restent fidèles à une idée centrale. Dans le cas d'Obama, cette "idée", c'est la distillation ultime de la politique identitaire : l'idée de sa couleur noire. Ceux qui prétendent qu'il cavalcaderait sans effort jusqu'à la Maison-Blanche s'il était blanc ne comprennent pas que sans sa caractéristique physique la plus saillante, il ne serait considéré que comme un sénateur de second rang au parcours peu impressionnant.
La campagne d'Obama a été la négation de presque tous les principes de la gauche, sans même un bêlement de protestation des progressistes qui pourraient lui demander des comptes. Les Michael Moore de ce monde se taisent. Obama a fait allégeance aux banquiers et à Wall Street, aux compagnies pétrolières, à l'industrie du charbon, au lobby du nucléaire, aux grands groupes agroalimentaires. Il n'a pas craint d'offenser la gauche et s'est montré constant dans sa volonté d'apaiser les puissants...."
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-OBAMA :déception annoncée ?..

-OBAMA m' inquiète déjà

-Le miracle n’aura pas lieu | AgoraVox:
"...Depuis la fin des primaires démocrates, les milliers de supporters de Barack Obama assistent abasourdis à sa volte-face sur des sujets qui l’ont rendu populaire auprès de l’électorat de gauche et même au-delà. « Serait-il plus conservateur qu’il ne l’a laissé paraître ? Assurément. », enfonce l’une des analystes politiques de CNN, tant la remise en cause de certains de ses engagements étonnent les « légions » de jeunes qui l’ont transformé en véritable phénomène politique. Mais ce revirement de Barack Obama ne semble guère surprendre les stratèges républicains. « Il n’avait pas le choix ». « Barack Obama à l’épreuve du cynisme politique », voilà résumé en une expression le nouveau discours de celui que l’on présentait encore il y a quelques semaines comme le John Kennedy noir. En un rien de temps, le candidat démocrate est passé maître dans l’art du flip-flopping. ...
Dans la bataille pour le centre, Barack Obama est entrain de perdre son âme, surtout ses convictions qui ont fortement convaincu des millions d’américains. Il voulait changer la politique, la transformer, il joue désormais selon les règles traditionnelles. Il ne marche plus sur les eaux, Barack Obama, il commence à boire « la tasse ». L’Irak, qui lui a apporté tellement de sympathie, est en train de devenir son « bourbier ». Les certitudes ont fait place à l’indécision..."

-Pêche aux évangélistes
-Ce que les médias français ne vous disent pas sur Obama
-La méthode Obama : faire payer les entreprises

- Elections USA : jeu de dupes ?
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-Obama est aussi le produit d’une démocratie à bout de souffle
S’il pouvait lire son compatriote R.M.Arthur...
« Une caste américaine, les élections aux Etats-Unis expliquées aux Français »
John R. MacArthur.
"Dans « Une caste américaine, les élections aux Etats-Unis expliquées aux Français » (Les Arènes),John R.MacArthur , directeur du « Harper’s magazine », dépèce méthodiquement le cadavre de la démocratie américaine. L’auteur du livre explique en quoi la démocratie états-unienne est une illusion, soigneusement entretenue par les médias. Pour ceux qui en douteraient encore, aux États-Unis, illustre patrie des libertés, la souveraineté populaire sombre doucement dans les eaux troubles du néolibéralisme et de la grande consommation. Tel est le message qu’adresse MacArthur au lecteur effaré par la longue revue de détails d’une démocratie en perdition. Tout passe sous le scalpel de l’écrivain-journaliste averti: l’impasse concertée du duel démocrate-républicain, les tricheries électorales, l’argent puissant des lobbyistes, les amours vénales entre politiques et grands industriels, l’hyperconsommation, et la mollesse servile des médias. .." [ Propos du directeur du Chicago Tribune, James Warren: « Je ne suis pas le rédacteur en chef d’un journal ; je suis le patron d’une entreprise de contenu »]
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Démocratie US : mirage ?> Un bon show
- Rick Shenkman: "L’Amérique est une démocratie mal en point"
- Journalistes à tout faire de la presse américaine