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mercredi 17 mars 2010

Craindre l'Iran ?

Fantasmes et réalité complexe

Difficile de comprendre la structure du pouvoir en Iran, qui s'est durcit ces dernières années, signe probable de sa profonde fragilité face à une opposition montante.
Les USA ne sont pas sortis d'une image diabolisée de ce pays qu'ils ne connaissent pas , héritage de la période buschienne, et, en suivant les faucons israëliens, risquent de compromettre une évolution de ce pays - plus complexe que ce qu' on nous en dit- vers des formes spécifiques de pouvoir démocratique.
De nombreuses croyances continuent à régner et à être entretenues sur ce pays contrasté, qui comprend environ 80 ethnies différentes.
L'alibi nucléaire, surestimé, risque d'être contre-productif, et d'anéantir les avancées des forces sociales iraniennes qui aspirent à être dirigées autrement.
La main tendue d'Obama à l'Iran ne semble plus d'actualité
.
Apprendre à dialoguer avec l’Iran est possible.
Mais, s'il s'agissait surtout de pétrole et de géostratégie dans cette posture américaine?
Une vieille histoire qui se poursuit?...
La guerre de l'énergie ,à l'heure de la pénurie qui s'annonce et de la montée en force de la Chine...





- "Il est temps pour les Etats-Unis d’aider l’Iran à sortir de son isolement. Mais ce ne seront pas des sanctions vides de sens qui pourront le faire, encore moins des bombes. Seul pourra y parvenir un mélange de ­fermeté, de diplomatie créative et ­d’engagement soutenu. "(R.Cohen-NYTimes)

-"On ne peut pas attaquer et bombarder un pays sur la simple suspicion d’une activité illicite. On doit disposer d’une forme de preuve. Par ailleurs, Israël, le Pakistan et l’Inde sont des membres de la communauté internationale plus condamnables que l’Iran, car ces pays ont refusé de signer le TNP et ont ensuite tout fait pour obtenir une bombe. Malgré cela, rien n’a été entrepris contre aucun d’entre eux par le Conseil de Sécurité des Nations Unies." (J.Cole)
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IRAN • Dix bonnes raisons de ne pas faire la guerre
"Un an s’est écoulé depuis que le président Obama a fait à Téhéran l’offre révolutionnaire de Norouz [nouvel an iranien, célébré le 20 mars], engageant les deux pays à un respect mutuel. Aujourd’hui, l’Iran est un pays différent. Le régime a été mis en difficulté par le Mouvement vert [né de la contestation à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence en juin 2009]. Mais les tensions vieilles de trente et un ans qui paralysent les relations américano-iraniennes sont toujours là. Les va-t-en-guerre américains exhortent Obama à déclarer la guerre à l’Iran pour sauver sa présidence. Avant que le son des tambours n’aille crescendo dans la course aux élections de mi-mandat, voici donc dix vérités bonnes à ­répéter.
■ 1 Les ultraconservateurs iraniens font leurs choux gras de l’isolement. Etablir un dialogue avec l’Iran n’est pas incompatible avec un soutien au Mouvement vert ; les deux stratégies semblent même complémentaires. Obama doit dénoncer la vague de répression, avec ses violences et ses viols, qui a suivi l’élection. Il doit soutenir ouvertement le droit des Iraniens à protester contre le régime. Un an d’engagement nous a menés plus loin que sept années passées à diaboliser ce pays membre de l’“axe du mal” [selon la formule de l’ex-président américain George W. Bush].. ..
4 Les sanctions ne modifieront pas la politique de Téhéran. Elles continueront à enrichir les gardiens de la révolution [armée parallèle du régime], qui contrôlent des canaux d’approvisionnement passant par Dubaï. Il semble qu’Obama considère que les sanctions sont une nécessité, étant donné la pression du Congrès et d’Israël, mais une nécessité peu susceptible de pousser l’Iran à changer de cap, Téhéran ne s’émouvant plus de telles représailles.
■ 5 Attaquer l’Iran aurait des conséquences bien connues. Saddam Hussein, qui a tenté l’expérience en 1980, a cimenté la révolution théocratique de l’ayatollah Khomeyni en rassemblant divers groupes pour former un front uni de défense nationale. Les Etats-Unis et l’Europe ont armé l’Irak pendant cette guerre, Saddam Hussein a ensuite gazé les Iraniens, dont le ressentiment est en conséquence profond. Attaquer les structures nucléaires iraniennes serait la façon la plus sûre de mener le Mouvement vert à la faillite, de décevoir la jeunesse iranienne, d’unir les Iraniens en une réaction de défi patriotique et de pousser l’Iran à redoubler ­d’efforts dans sa course à la bombe. ...
■ 7 Avec le scrutin du 12 juin 2009, l’Iran a connu un véritable séisme. La vague de répression brutale a éloigné des millions d’Iraniens de leur ­gouvernement, créant une situation qui rappelle celle de la Pologne des années 1980. Cela ne signifie pas que le changement est imminent ; cela signifie que la théocratie a face à elle un peuple qui ne se laisse plus duper. Si l’agitation se propage aux syndicats [de nombreuses manifestations organisées par les syndicats ont eu lieu ces dernières semaines], comme en 1979, ou si la colère de l’establishment religieux de la ville sainte de Qom se déchaîne, ou si Khamenei, âgé de 70 ans, venait à mourir, nul ne peut dire ce qui adviendra. Le peuple iranien lutte depuis un siècle pour mettre en place une forme de gouvernement représentatif. La moindre des choses que les Occidentaux peuvent faire pour le soutenir, c’est de ne pas succomber à leurs impulsions punitives. La société iranienne est une des sociétés les plus ­prometteuses du Moyen-Orient, parce que la lutte entre l’autorité de Dieu et celle du peuple s’y joue chaque jour. ...
■ 8 Israël et l’Iran ne sont pas des voisins. Ce sont des étrangers, l’un juif, l’autre chiite, dans cet océan sunnite que constitue le Moyen-Orient. Ils n’ont jamais été en guerre l’un contre l’autre. Ils ont partagé, des relations diplomatiques amicales à l’époque du chah et des alliances pendant la ­décennie qui a suivi la révolution, lorsqu’Israël soutenait l’Iran face à l’Irak. Leur inimitié n’est pas inévitable. Pour Israël, déjà en guerre contre les Arabes, ouvrir un nouveau front d’hostilité contre l’Iran serait désastreux. Le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien [soutenu par l’Iran] nous réserveraient le pire dont ils sont capables. Personne, dans le monde arabe, ne ferait plus aucune distinction entre Israël et les Etats-Unis. La principale alliance de l’Etat hébreu serait mise à rude épreuve, et la main tendue d’Obama aux musulmans réduite en lambeaux.
■ 9 Ni la pacification de l’Irak, ni l’apaisement de l’Afghanistan, ni le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens ne pourront se faire sans une intervention de l’Iran. Mis à l’écart, l’Iran est une puissance perturbatrice. Mais, si les Etats-Unis lui accordent une place, le pays peut mettre au rancart son impétuosité révolutionnaire et l’aider sur de multiples fronts. Voilà qui changerait la situation, d’une manière aussi radicale que le rapprochement sino-américain a bouleversé le monde en 1972 [date de la visite de Nixon en Chine, considérée comme un pas décisif dans la normalisation des relations entre les deux pays].
■ 10 Depuis les années 1930, si ce n’est plus, l’Iran avance en zigzaguant entre une occidentalisation à marche forcée et une théocratisation imposée d’une main de fer, interdisant le port du voile, puis le rendant obligatoire, mettant en place un pluralisme avant de l’écraser, ouvrant la société avant de la fermer à double tour. Aujourd’hui, en 2010, un mouvement réformiste, souvent mené par des femmes courageuses, soucieuses de trouver un juste équilibre entre la foi chiite de l’Iran et ses instincts républicains, est réprimé sous nos yeux, dans un bain de sang. Aujourd’hui, il est temps pour l’Iran de trouver un équilibre entre la foi et le pluralisme enterré depuis un siècle. Il est temps pour les Etats-Unis d’aider l’Iran à sortir de son isolement. Mais ce ne seront pas des sanctions vides de sens qui pourront le faire, encore moins des bombes. Seul pourra y parvenir un mélange de ­fermeté, de diplomatie créative et ­d’engagement soutenu. "
(RC-NYTimes)
______10 bonnes raisons de ne pas attaquer l’Iran___ (Armin Arefi )
_L’ex-future Première dame d’Iran défend ses femmes

-Opacité de la structure du pouvoir en Iran
-Impression d'un voyageur
-Fractures dans la classes dirigeante
-
Vers un Iran post-Ahmadinejad

-ContreInfo - Iran
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-
Programme nucléaire civil iranien
-L’Iran et le nucléaire. Les tourments perses
-La politique nucléaire de l'Iran - AgoraVox
-Iran : chronologie de la crise nucléaire (2003-2010)
-Iran nucléaire : quelle sortie de crise ?
-La géopolitique des pipelines à un tournant capital

-Chroniques orientales
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-Iran: ruptures
-Où va l'Iran?
- Etre iranien aujourd'hui
- Obama et l'Iran: tournant historique ?

lundi 15 juin 2009

Où va l'Iran?


Et que savons-nous de ce pays?

-Une histoire riche et complexe
-Un pays entre ouverture et repli
-Une société qui bouge
-Un Etat et une société civile de moins en moins en phase
-Des femmes qui s'émancipent de plus en plus
-Iran: les inégalités fragilisent la République islamique
-Iran: la difficile sortie du khomeynisme
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L'Iran tel que nous ne le connaissons pas:
"La République islamique pratique la peine de mort sur une grande échelle, arrête des opposants politiques, torture quelquefois. Les droits de la personne sont violés, comme le rappelle Gary Sick sur son nouveau blog, « Gary choice’s », le 11 juin (« Iran’s elections - the human rights dimension. »). Les droits des femmes sont souvent bafoués. Et le système politique est solidement encadré par une Constitution qui écarte les candidats « non conformes » des élections.-Et pourtant... Sans revenir sur tout ce que les femmes iraniennes ont gagné depuis 1979 – notamment l’éradication de l’analphabétisme –, ni sur les progrès faits dans le domaine de la lutte contre la pauvreté ou de l’accès à l’eau et à l’électricité – concentrons-nous sur le système présidentiel. L’Iran est le seul pays de la région (à l’exception du Liban et de la Palestine et, bien sûr, d’Israël) pour lequel nous ne savons pas à l’avance qui sera élu. En Egypte ou en Algérie, les seules interrogations portent sur le fait de savoir si le président sortant aura plus ou moins de 90 % des suffrages...La participation a été massive en Iran, comme le remarque Reuters le 11 juin au soir (« L’élection présidentielle mobilise les Iraniens »). Selon les résultats annoncés officiellement le 13 au matin, Ahmadinejad aurait remporté les deux tiers des voix, et son concurrent Mousavi un tiers. Mais ce résultat est contesté, et la situation semble tendue en Iran.Le président iranien, contrairement à ce que pensent certains, joue un rôle important, même s’il est subordonné au Guide de la révolution, comme le rappelle Mohsen M. Milani, professeur au Department of Government and International Affairs, Université de la Floride du Sud, dans un entretien publié par Council of Foreign Relations le 10 juin, « Iranian Presidents Have a Critical Role in Policymaking ».Tous les observateurs l’ont noté, la campagne électorale présidentielle a été très animée, comme le montrent l’article du Christian Science Monitor du 10 juin de Scott Peterson, « Once apathetic, young Iranians now say they’ll vote » ou celui de Marie-Claude Decamps du Monde (12 juin), « Iran : un référendum pour ou contre Mahmoud Ahmadinejad » ».Le candidat le plus crédible opposé à M. Ahmadinejad est Moussavi, dont le Tehranbureau du 10 juin présente le programme : « The Moussavi agenda ».Les débats télévisés entre les principaux candidats ont passionné les téléspectateurs (on trouvera nombre des interventions télévisées et des débats avec sous-titres en anglais sur PressTV archive).Le second débat, entre Mahmoud Ahmadinejad et son principal concurrent, Hussein Moussavi, début juin, a été suivi par plus de 40 millions de téléspectateurs. Comme le rapporte le correspondant à Téhéran du Los Angeles Times, Borzou Daragahi, le 4 juin, « Iranian president, rival spar in debate » :« Moussavi, cherchant ses mots au début du débat, a frappé fort sur la politique étrangère de Ahmadinejad, l’accusant de s’être aliéné sans raisons les autres pays. Il a raillé ce qu’il a décrit comme le comportement erratique d’Ahmadinejad durant différentes crises et voyages à l’étranger et critiqué à plusieurs reprises la mise en cause par le président de l’holocauste, tout cela allant à l’encontre des intérêt nationaux et rassemblant le monde derrière Israël, le rival de Téhéran.Ahmadinejad a décrit Moussavi comme appartenant à une cabale qui comprend Hashemi Rafsandjani, un influent ayatollah et un ancien président, et il a affirmé que Moussavi cherchait à le défaire pour garantir des intérêts privés. Il a donné des noms, accusant plusieurs importantes personnalités politiques et leurs familles de corruption et pointant des preuves de prétendues malversations (wrongdoings) de Moussavi. »Cette attaque publique contre Rafsandjani, l’un des hommes les plus puissants du pays (et considéré comme l’un des plus corrompus), est sans précédent. Durant la campagne présidentielle de 2005, Ahmadinejad s’était déjà présenté comme le candidat de la justice sociale, l’ennemi des mafias qui avaient accaparé les richesses du pays. Il avait gagné en faisant de nombreuses promesses, tenues seulement en partie grâce aux prix élevés du baril de pétrole, mais sans être le moins du monde en mesure de briser l’emprise des « mafias » (lire Ramine Motamed-Nejad, « L’Iran sous l’emprise de l’argent », Le Monde diplomatique, juin 2009, en kiosques). La question économique et sociale a été la première cause de la défaite des réformateurs en 2005 et la victoire de M. Ahmadinejad ; elle jouera un rôle central dans ce scrutin où Ahmadinejad a multiplié les promesses sociales...."

-Le désastre économique des années Ahmadinejad | Mediapart:
"Les Iraniens s'inquiètent surtout pour l'économie de leur pays. «L'échec de Mahmoud Ahmadinejad est complet, et les sanctions internationales contre l'Iran ne sont pas la cause première de cette faillite, juge Ali Ansari, chercheur associé au programme Moyen-Orient de la Chatham House, à Londres, et auteur de l'ouvrage Confronting Iran. Ahmadinejad a appliqué un programme populiste, mais n'a pas mis fin à la corruption, comme il l'avait promis durant l'élection en 2005. Le secteur privé est dans un état lamentable, les classes populaires ont faim... C'est un désastre.»-L'Iran est pourtant un pays riche, de ses étudiants, de ses ressources pétrolières et gazières surtout. La chute du prix du baril en 2008 a certes eu un impact direct sur l'Iran, dont le pétrole représente 80 % des exportations. La crise des matières premières oblige en outre l'industrie iranienne de produits pétrochimiques à baisser ses prix, ce qui tend à mettre en péril leur rentabilité.-Mais depuis la révolution de 1979, les revenus pétroliers représentent en moyenne 60% des recettes budgétaires de l'Iran, soit, sous la présidence Ahmadinejad, 70 milliards de dollars chaque année, qui ont alimenté une croissance annuelle du PIB de 4%, selon les chiffres de la Banque mondiale. De quoi mettre quelques subsides de côté en prévision de temps plus difficiles. Comment, dans ces conditions, ce pays de 70 millions d'habitants, deuxième économie de la région, deuxième exportateur de pétrole au monde, peut-il compter 14 millions de pauvres? Un déficit budgétaire en augmentation constante? Des inégalités croissantes? Et jusqu'à 30 % d'inflation?-«Le lancement du satellite participe de la même logique que le décalage qui existe entre le programme nucléaire de l'Iran et la crise économique, estime Azadeh Kian, professeur à l'université Paris VII et spécialiste de l'Iran. Il y a de plus en plus d'économistes en Iran même qui se posent la question de savoir pourquoi les milliards de dollars du pétrole sont dépensés dans l'industrie nucléaire alors qu'ils pourraient être convertis en investissement et créer de l'emploi. Il s'agit en fait pour les dirigeants d'essayer de recréer un sentiment de fierté nationale à l'approche de la présidentielle de juin 2009. Le gouvernement d'Ahmadinejad a échoué par rapport à ses promesses électorales, mais il souhaite faire passer le message que, malgré l'embargo décrété par la communauté internationale, et par les Etats-Unis depuis 1986, l'Iran est capable d'investir et de réaliser des prouesses sur le plan scientifique. On sait cependant que ce sont les Russes qui ont apporté leur aide technique sur ce satellite.»...

-Iran - Google Actualités
-«Jamais une fraude aussi immense n'avait été organisée»
-La force du Verbe de Téhéran à Damas
-Le féminisme, ennemi des mollahs
-Iran: la France reste bien seule sur une ligne dure | Mediapart
-Géopolitique de l'Iran
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- Obama et l'Iran: tournant historique ?
- Etre iranien aujourd'hui
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samedi 21 mars 2009

Obama et l'Iran: tournant historique ?


Message d'espoir?

Après trente ans de tensions et une période encore récente de rumeurs d'aventure militaire, assiste-t-on à un début d'un changement radical de la politique américaine à l'égard de ce pays-clé au M.O. ou s'agit-il d'une habile initiative tactique pour prendre l'avantage , affaiblir les radicaux au pouvoir à Téhéran et neutraliser les dangereux projets offensifs israeliens à l'égard d'un Iran diabolisé?L'avenir le dira....
-La sagesse, sans doute, la nécessité certainement : la crise ne permet plus d'entretenir des moyens militaires dévoreurs de budget en cette période de faillite financière, dans des zônes finalement peu contrôlables et les ambitions pétrolières de la période Bush, vraies raisons d'un conflit de trente ans, semble passer au second plan...
"Barack Obama est capable de comprendre la pluralité des mondes et des cultures. Il va instaurer un dialogue plus réel, plus constructif. On va sortir de l’ère de l’arrogance, du discours méprisant symbolisé par le vice-président Dick Cheney ou l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, qui ont réussi à dilapider le capital de sympathie qui s’était porté vers les Etats-Unis après le 11-Septembre." (C.Durandin)
Souhaitons-le, mais Obama saura-t-il résister aux faucons républicains et aux pressions de l'AIPAC?...
Trop tôt pour prendre la mesure d'une telle initiative...
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Mon administration est désormais résolue à pratiquer une diplomatie qui traite la totalité des problèmes que nous avons devant nous, et à chercher à établir des relations constructives entre les Etats-Unis, l’Iran et la communauté internationale. Ce processus ne progressera pas par la menace. Nous cherchons au contraire un dialogue honnête et fondé sur le respect mutuel», dit-il dans ce message sous-titré en farsi. Obama offre ainsi aux dirigeants iraniens un «avenir où les anciennes dissensions ont été surmontées, où vous et tous vos voisins et le monde en général vivent dans une sécurité et une paix plus grande».Il dit cependant aux dirigeants iraniens qu’ils ont un «choix» à faire eux aussi. «Les Etats-Unis veulent que la République islamique d’Iran prenne la place qui lui revient dans la communauté des nations», mais «on ne peut obtenir cette place par le terrorisme ni par les armes»
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Obama s'adresse à l'Iran, Téhéran accueille favorablement son message:
"L'Iran accueille favorablement le message du président américain Barack Obama à l'occasion du nouvel an iranien mais demande des actes concrets pour réparer les erreurs passées, a déclaré à l'AFP Ali Akbar Javanfekr, le conseiller de presse du président Mahmoud Ahmadinejad.Le président américain Barack Obama a pris l'initiative historique de s'adresser directement aux dirigeants iraniens et leur a offert de surmonter trente années de conflit, dans un message diffusé pour le nouvel an iranien dans la nuit de jeudi à vendredi.
-La main tendue d'Obama à l'Iran

-L'Iran et les Etats-Unis d'Obama: un dégel sous conditions:
"...Attention, cependant, de ne pas avoir la mémoire courte pendant cette période d’euphorie, qui a même poussé Hugo Chavez à complimenter un président américain. Le 4 juin dernier, assuré depuis la veille d’affronter John McCain, Obama le sénateur de l'Illinois s'était engagé, devant le Comité américano-israélien des affaires publiques, à empêcher la République islamique de se doter de l'arme nucléaire.
Lors des primaires, Obama avait évoqué une possible rencontre avec Mahmoud Ahmadinejad. Vivement critiqué par McCain et la communauté juive du pays, il avait reculé, expliquant qu'il ne pourrait, une fois élu, garantir une rencontre avec son homologue iranien. Il est allé un peu plus loin le 4 juin, en posant de strictes conditions à une telle entrevue. «Il y aura des préparatifs méticuleux. Nous ouvrirons des voies de communication, nous bâtirons un ordre du jour, coopérerons étroitement avec nos alliés et nous évaluerons les chances de succès».
Avant de souligner: «Je n'ai aucun intérêt à m'asseoir avec nos adversaires s'il ne s'agit que de discuter. Mais, en tant que président des Etats-Unis, j'adopterai une diplomatie ferme et fondée sur des principes avec le dirigeant iranien compétent au moment et à l'endroit de mon choix, si et seulement si cela peut servir les intérêts des Etats-Unis»...
L'analyste politique Saïd Leylaz, proche des modérés, a ainsi estimé ce mercredi que l'ouverture éventuelle d'un dialogue avec Téhéran pourrait «affaiblir les radicaux en Iran. Les slogans durs et extrémistes ne trouveront plus preneurs».

-Un « jour nouveau » entre Obama et l'Iran ?
"..Voici quelques extraits de la réaction officielle du gouvernement iranien, diffusée via un communiqué de presse préparé par Ali Akbar Javanfekr, le conseiller de presse du président Ahmadinejad :«Les Etats-Unis doivent reconnaître leurs erreurs passées et les réparer afin de mettre de côté les différences entre les deux pays», a-t-il dit.«Si la bonne volonté du président Obama va au-delà des mots et qu'il fait des actes concrets, le gouvernement et les responsables iraniens ne vont pas lui tourner le dos», a-t-il ajouté.Parmi les «erreurs passées», le conseiller a cité le rôle des Etats-Unis dans le «coup d'Etat contre le gouvernement nationaliste de Mohammad Mossadegh en 1953», «le soutien des Etats-Unis à Saddam Hussein» durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), mais aussi «les sanctions économiques contre l'Iran ou encore le soutien aux Monafeghines», littéralement «hypocrites» - terme utilisé pour désigner les Moujahidine du peuple, le principal groupe d'opposition armé iranien..."

-Israël met en garde Obama sur l'Iran:
"Israël a mis en garde jeudi le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, contre les risques d'un dialogue direct avec l'Iran, susceptible d'être perçu comme un signe de faiblesse. "Nous vivons dans un environnement où, parfois, dans une situation où après avoir imposé des sanctions vous vous tournez vers le dialogue, ce dernier peut être interprété comme une faiblesse", a déclaré la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, sur Radio Israël. La ministre, interrogée sur une éventuelle modification de la politique américaine au Moyen-Orient, est la première responsable israélienne à exprimer une note discordante après la victoire d'Obama. Au journaliste lui demandant si elle était partisane d'un dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran, elle a poursuivi: "La réponse est non." Mais Livni, qui conduira le parti Kadima aux législatives israéliennes anticipées du 10 février, a aussi relevé que le futur président refusait la perspective de voir l'Iran accéder au rang de puissance nucléaire"

-Etats Unis - Iran : histoire d’une divergence d’intérêts | AgoraVox
-Iran - Wikipédia
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-BUSH et l'IRAN
-IRAN et bruits de bottes
- Etre iranien aujourd'hui

mardi 15 avril 2008

BUSH et l'IRAN


Un nouveau bouc émissaire ?..Ou une histoire de contrôle des ressources pétrolières au MO ?

"Je m'attriste qu'il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait : la guerre d'Irak est due en grande partie au pétrole, » (Alan Greenspan)

D’Al Qaïda à l’Iran:
"Les dernières actions du lobby pro-guerre à Washington indiquent une réévaluation de la politique irakienne américaine, l’Iran remplaçant peu à peu Al-Qaida comme principale menace terroriste, et ce au moment où les autorités s’efforcent de justifier le maintien sur place des troupes déployées en renforts, le « surge »...La forte influence confessionnelle qu’exerce l’Iran sur les milices dominantes en Irak ne peut pas être sous estimée, mais il est tout aussi vrai que c’est aux États-Unis eux-mêmes qu’incombe la responsabilité de l’influence croissante de l’Iran dans la région, en particulier en Irak. La guerre contre le terrorisme de Washington a rapidement mis fin aux deux plus grands problèmes qu’avait l’Iran à ses frontières - les Talibans en l’Afghanistan et l’Irak de Saddam - et même les moins inspirés des stratèges auraient pu s’attendre à voir Téhéran exploiter à son profit la situation en Irak après l’occupation..."
- La diplomatie anglaise redoute que le témoignage de Petraeus ne présage d’une attaque de l’Iran
-L’Iran est toujours une cible
-Les dangers de la crise du nucléaire iranien:
Bill et Kathleen Christison, tous deux anciens analystes de la CIA, craignent que Bush ne mette à profit les derniers mois de son mandat pour attaquer l’Iran. Ils se livrent à une analyse détaillée des enjeux du dossier nucléaire iranien, et appellent de leurs voeux la création d’un instance sous l’égide de l’ONU chargée d’oeuvrer en faveur du désarmement et de coordonner l’action contre les crises. Mais dans l’immédiat, disent-ils, il faut manifester sans relâche contre la possibilité d’une intervention militaire.
- Google : dossier sur l'iran
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-Face aux États-Unis, l'Iran s'allie avec la Chine
"........ entreprise de contrôle des ressources énergétiques mondiales. D’une part pour subvenir à leurs propres besoins, d’autre part pour disposer d’un moyen de pression sur les autres pays industriels (doctrine Kissinger). Ils ont logiquement concentré leurs efforts dans la région du Golfe arabo-persique qui recèle les deux tiers des ressources actuellement exploitables.En 2003, Washington a franchi un pas en envahissant l’Irak qui avait la particularité de détenir des réserves très importantes et d’être désarmé depuis douze ans. Simultanément, ils ont exercé des pressions externes sur l’Iran, le menaçant de sanctions économiques, et internes sur l’Arabie saoudite, encourageant une vague d’attentats.Pour contrôler les hydrocarbures iraniens, les États-Unis entendent placer un régime à sa dévotion au pouvoir à Téhéran. Ils espèrent y parvenir en combinant des moyens économiques et diplomatiques. Pour ce faire, Washington a patiemment construit un dossier : publications d’argumentaires, création d’associations subventionnées, et jusqu’à la tournée médiatique en Europe de la veuve et du fils du dernier Shah .
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Kissinger admet que l'attaque de l'Iran est pour le pétrole
"...Kissinger admettant que le contrôle US des approvisionnements pétroliers iraniens est le vrai ordre du jour derrière l'hostilité envers l'Iran fera sourciller et attirera les condamnations d'un grand nombre, mais il y a un noyau dur de meneurs néo-conservateur qui soutiendraient un ordre du jour de ce genre même s'il était ouvertement admis que la prolifération nucléaire n'est qu'un écran de fumée pour piller davantage de pétrole au Moyen-Orient. ​​​C'est parce qu'ils sont encore induits en erreur dans la pensée que les guerres d'agression à l'étranger pour monopoliser les ressources naturelles rendent les USA, et eux en conséquence, plus riche et plus prospère -- alors que rien ne pourrait être plus loin de la vérité. ​​​Le fait que l'invasion de l'Irak était pour le pétrole est un cliché familier qui a même été reconnu par Alan Greenspan la semaine dernière. ​​​« Et alors ? Nous avons besoin de ce pétrole, » ricanent les néo-conservateurs..."
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Le blog finance: le pétrole comme arme contre les USA
- Iran-USA - Déclenchement d’une crise mondiale majeure?
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---------------Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran?-----------------



jeudi 31 décembre 2009

Iran: ruptures

Révoltes sans lendemains ou révolution en gestation?

Un degré important de plus dans la contestation du système, en tous cas, impliquant maintenant un engagement de couches sociales plus larges et d'une partie de l'élite.
Karim Pakzad souligne que la révolte touche toutes les couches de la société iranienne :« La conjonction entre les jeunes, les intellectuels et les couches populaires a été réalisée. Ce mouvement n'est pas le monopole de la jeunesse, pas plus qu'il ne touche seulement Téhéran. Il y a des manifestations dans toutes les grandes villes du pays. C'est moins vrai dans les campagnes.Cette radicalisation est dangereuse pour le régime. Le mouvement contestataire échappe totalement aux réformateurs du régime qui, jusque là, avaient confinés leur contestation dans la légalité. »Face à la brutalité de la répression, le régime se craquelle et la population, même conservatrice, va grossir les rangs de opposants."

Durcissement du régime prévisible, mais échec programmé à terme
-Après la "révolution des cassettes" de Khomeyni, la "révolution internet", relai de la contestation

-De nouvelles formes de citoyenneté en marche
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Le féminisme, ennemi des mollahs



-Iran : le mouvement de contestation à un tournant ?
"...Pour l'universitaire Ali Ansari, auteur d'un éditorial dans le quotidien britannique The Independent, le moment est "crucial" : "cette révolte populaire a des racines bien plus profondes qu'une élection frauduleuse", mais concerne désormais "les droits, la gouvernance et la dignité" du peuple iranien. "Alphabétisée à plus de 90 %, titulaire de 25 millions de comptes Internet et de 50 millions de comptes de téléphonie mobile", la population iranienne est "bien dirigée et coordonnée" pour faire face au gouvernement, souligne-t-il._____Une détermination confirmée par le Wall Street Journal, qui souligne également que les manifestants s'en sont pris pour la première fois au nom du Guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei. Pour le quotidien économique, l'ampleur de la mobilisation rappelle les événements de 1979, qui ont précipité la chute du chah, d'autant plus que, comme le note l'auteur, des sources rapportent que "des représentants de l'ordre refusent d'appliquer l'ordre de tirer sur la foule".__Pour le Guardian, la contestation du pouvoir est passée à un stade supérieur, notamment du fait que les autorités iraniennes ont choisi d'ouvrir le feu sur les manifestants en pleine période de fêtes religieuses. "Le régime compromet sa réputation de gardien des traditions religieuses iraniennes", estime le quotidien britannique. Là encore, le journal relève la détermination croissante des manifestants, qui en plus de répondre aux coups portés par la police et les bassidjis, les miliciens du régime, n'hésitent plus à défiler à visage découvert, ce qui était beaucoup moins le cas lors des manifestations post-électorales de juin.__Pour le site d'actualité dissident Tehran Bureau, l'Iran est en train de connaître les débuts d'une "intifada à l'iranienne", qui rappelle celle des Palestiniens contre Israël en 1987. En choisissant de réprimer des manifestations un jour de fête religieuse, Khamenei porte un coup à la morale du régime.__Ce n'est plus seulement le président Mahmoud Ahmadinejad qui est visé, souligne Steve Clemons pour The Huffington Post, qui compare Khamenei à "un nouveau chah", qui aurait perdu le soutien des élites. Face à lui, avertit-il, "les Etats-Unis doivent rester très prudents" et ne pas chercher à mener une intervention qui discréditerait le mouvement de contestation.__Difficile pour autant de prévoir la chute du régime à la lumière de ces événements, rappelle le quotidien canadien The Globe and Mail : même si les Iraniens sont conscients des similitudes entre la situation actuelle et celle de 1979, "cela ne signifie pas que l'histoire se répétera, et il est impossible de juger l'ampleur du soutien populaire aux manifestants". En revanche, les violences du week-end annoncent une période trouble, très certainement marquée par "un effort pour écraser la protestation"."

On va vers des jours plus violents»
"...On va vers des jours de plus en plus violents et sanglants. Cela m’étonnerait que le conflit s’arrête. Ce que je remarque aussi, c’est le nombre de catégories sociales qui descendent dans la rue, même dans les petites villes. Si l’on regarde la carte de l’Iran, on voit que c’est l’ensemble du pays qui est touché. Et ce qui est étonnant, c’est de voir avec quelle rapidité la contestation s’étend. Au début de la révolution islamique, le mouvement ne pouvait compter que sur trois villes : Téhéran, Qom et Tabriz. Aujourd’hui, on entend même dire que des paysans viennent manifester dans les villes. Le mécontentement est général, ce qui veut dire que le Guide est visé mais pas forcément le régime. Il y a dans la rue des gens religieux, notamment la partie républicaine et démocratique du régime, qui ne veulent pas nécessairement le voir tomber. Je pense que ceux qui veulent son renversement sont une infime minorité..."
-"Mois du sang" : le nouveau visage de la contestation en Iran

-Iran: une révolte étouffée, et après?
-Iran : la révolte franchit un nouveau cap
-Manifestations mortelles en Iran | Mediapart
"En Iran, le mouvement de protestation, entamé en juin 2009 après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, reprend de l'ampleur.La mort de l'ayatollah dissident Hossein Ali Montazeri, décédé le 19 décembre, a donné un nouvel élan aux manifestations. Ce haut dignitaire religieux fut le dauphin désigné de l'imam Khomeiny jusqu'à ce que ses critiques à l'égard du régime lui valent une mise à l'écart en 1989 (voir ici un portrait de Montazeri réalisé par la BBC en 2003)

Depuis cette date, il vivait en résidence surveillée à Qom, à 150 km au sud de Téhéran. En août, il avait qualifié de «dictatorial» le pouvoir religieux en place et estimé que la gestion par les autorités des troubles consécutifs à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad «pourrait aboutir à la chute du régime» jugeant qu'«un système politique basé sur la force, l'oppression, le trucage des élections, le meurtre et la torture stalinienne, un régime qui censure les journaux, (...) est illégitime ». Le 21 décembre, des dizaines de milliers d'Iraniens ont afflué vers Qom pour participer aux funérailles de l'ayatollah Montazeri. «Montazeri n'est pas mort, c'est le gouvernement qui est mort», scandait la foule, arborant de nombreux foulards, écharpes ou bracelets verts, signes de ralliement de l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad..."

-Iran. - l'Humanite
-C Dans L'Air -Iran, les prémisses de la révolte
-Shah d'Iran - REVOLTES d’un citoyen ordinaire:"...les Etats Unis et la France avaient conclu des acccord sur le nucléaire militaire avec l’Iran ( par l’intermédiaire du shah alors en honneur de santeté avec les USA) , que ces accords avaient été dénoncés par les USA dès lors que le shah avait manifesté l’envie d’exercer un pouvoir sur la région ce qui avait eu pour conséquence le rejet du shah et son remplacement par une république islamique….Tout ceci avec la participation active de la France ( souvenons nous de l’accueil fait à l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-Château). Le non respect des accords conclus avec l’Iran du temps du shah en matière nucléaire avait été à l’origine des attentats …. Le “bon sens français” avait abouti au rétablissement des droits de l’Iran chez Eurodif….tout cela dans le secret……On n’oubliera tout de même pas que les USA et la France sont à l’origine du développement des recherches iraniennes en matière de nucléaire militaire…. Les intérêts des Etats Unis ayant changé , ce sont eux qui décidèrent de mettre fin aux recherches entreprises par l’Iran..."[Dominique Lorentz ]>>France-Iran: le pacte nucléaire
_-_Portail:Iran_----_Iran - Wikipédia-----_Révolution iranienne ________________
-Où va l'Iran?
- Etre iranien aujourd'hui
- Obama et l'Iran: tournant historique ?

samedi 24 mai 2008

IRAN et bruits de bottes



Quelqu’un cherche vraiment la guerre avec l’Iran... ?


« Une réunion du Conseil de la Sécurité nationale a approuvé les plans d’attaque par missiles Cruise contre une base Al Qods (la Garde révolutionnaire iranienne) où seraient entraînés les militants irakiens engagés dans la guérilla contre les troupes d’occupation », dans article journal The American Conservative.

"There is considerable speculation and buzz in Washington today suggesting that the National Security Council has agreed in principle to proceed with plans to attack an Iranian al-Qods-run camp that is believed to be training Iraqi militants” .

"...Gary Leupp (professeur d'histoire et orientaliste) est on ne peut plus pessimiste sur l’éventuelle opposition de l’opinion publique étasunienne qui serait prise dans une grande flambée patriotique de soutien à « nos boys au front » ; quant aux deux candidats démocrates à la présidence, tant Hillary Clinton que Barak Obama ont déjà assuré que, contre l’Iran, « toute option est valable » ; sans parler du républicain McCain, qui a même été décrit par un de ses partisans comme « un Bush aux stéroïdes ». Une grande guerre moyen-orientale rendrait certaine sa déjà probable victoire en novembre ; elle aiderait les Etats-Unis à dépasser leur plus grave crise économique depuis celle des années Trente ; et dans le projet insensé des neocons, l’interruption des flux énergétiques moyen-orientaux vers la Chine, l’Inde et l’Europe, ainsi qu’une utilisation possible d’armes nucléaires tactiques contre l’Iran, renforcerait l’hégémonie politique militaire du grand empire d’occident sur le monde entier."

- Olmert propose aux USA de décréter un blocus aérien et maritime de l’Iran:
« Le premier ministre israélien Ehud Olmert a proposé aux Etats-Unis de mettre en place un blocus aérien et maritime destiné à isoler l’Iran du reste du monde, annonce mercredi le quotidien israélien Haaretz. » Olmert ne peut méconnaitre la portée symbolique d’une telle mesure. En 1967, c’est à la suite du blocus du Golfe d’Akaba décidé par l’Egypte, qu’Israël a déclenché la guerre des six jours.

Novosti, 21 mai 2008

Lors d’une rencontre avec une délégation constituée de membres du Congrès américain conduite par la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, M. Olmert a laissé entendre que de son point de vue, les sanctions économiques décrétées contre l’Iran étaient épuisées, et a appelé les Américains à envisager des mesures plus "agressives" afin de faire face au problème iranien, considéré comme la menace numéro 1 par l’Etat hébreu."

-Zbigniew Brzezinski and William Odom - A Sensible Path on Iran

Dominique Larchey-Wendling :
"Fin 2007, les services de renseignements américains ont publié un rapport, le fameux NIE 2007 où ils affirment que l’Iran n’a pas poursuivit de recherche sur le nucléaire militaire depuis 2003 au moins.Toutes ces affirmations sur la volonté supposée de l’Iran d’acquérir la bombe atomique sont en contradiction frontale avec les conclusions de ce rapport. Elles font donc partie d’une entreprise de propagande type Arme de Destruction Massive pour le cas de l’Irak ...L’attaque souhaitée sur l’Iran n’a rien à voir avec la menace nucléaire Iranienne vu que celle-ci n’existe pas. Par contre, d’autres Etats bien plus instables comme le Pakistan par exemple la possède ... va-t-on les bombarder eux-aussi ?L’attaque sur l’Iran est motivée par la volonté américaine de contrôler par la force cette région cruciale pour le pétrole et le pouvoir qu’il procure. C’est le maintien de l’hégémonie américaine qui est en jeu. N’imaginez pas un instant que la Chine, le Japon, la Russie vont apprécier un bombardement de l’Iran. Quand à l’Europe, si nous voulons vraiment nous bunkériser avec un empire arrogant et irresponsable qui s’écroule devant nos yeux, nous n’avons qu’à les suivre ... mais nous serons les perdants de la guerre mondiale qui s’en suivra. Ecoutez les sages propos de Zbig Brzezinski (qui n’a rien d’une colombe) en mars 2007:"Nous devons survivre aux 20 prochains mois sans que la guerre en Irak ne s’étende [...] à l’Iran, parce que si nous faisons cela [...] ça sera la fin de la suprématie globale des Etats-Unis

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C'est bien pour le pétrole...
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mardi 24 janvier 2012

Iran: gesticulations diplomatiques?

Points de vue
_______________Ormuz:
option militaire?

Intox ou vraie menace? Un embargo contre-productif

"Le programme nucléaire iranien a été annoncé par les services américains et israëliens comme imminent pour 1994, puis 1996, maintenant pour 2011..." (P.Conesa)
Fiables, leurs services, quand on connaît leurs moyens...

_Ce qui se passe depuis quelques temps entre USA, Israël et Iran semble digne d'un roman de J Le Carré, difficile à décrypter. Un jeu diplomatique très complexe, une partie de billard à multiples bandes, un regain de tension, où l'essentiel nous est masqué. Si les choses sont sérieuses et peuvent déraper, il n'est sans doute pas justifié de dramatiser à l'excès. Si le but implicite est de changer le régime iranien, la méthode préconisée semble aussi peu adaptée que celle utilisée en Irak.
Un conflit armé coûterait gros à une Amérique exsangue financièrement, et les conséquences seraient incalculables.
_Pourtant, il y a le pétrole, souci majeur et pressant de l'Oncle Sam. Le vrai enjeu, comme pour l'Irak?
__Où mène la logique guerrière avec l'Iran ?
Pour Pierre Conesa, pour qui la menace nucléaire iranienne est une « escroquerie intellectuelle », le décor semble planté pour un conflit :
"L'embargo sur le pétrole que discutent les Européens constitue sans nul doute un casus belli pour Téhéran qui tire des hydrocarbures 60 % de ses recettes budgétaires (et financent aussi le logement, l'éducation, etc.). La république islamique y a donc répondu de la même façon, par des menaces de blocage du Détroit d'Ormuz. Le décor est donc planté pour un conflit. Au regard des insuccès obtenus par les Occidentaux en Afghanistan et en Irak, on peut se demander qu'est ce qui pousse nos décideurs à repasser les plats ? Que cherche-ton en Iran ? Le Washington Post du 10 janvier citant un responsable du renseignement américain dit que c'est le changement de régime (regime change) par une révolte contre les autorités. Espérer qu'une population durement marquée par un embargo stupide par son étendue et sa généralité (sur les pièces détachés d'avion, sur les médicaments…) va se révolter contre son gouvernement est méconnaitre l'histoire. Comme on l'a vu en Irak et en Afghanistan, le mécano qu'utilisent les responsables occidentaux pour changer un régime ne marche pas...."
_Une guerre de l'ombre semble engagée...il y a deux ans déjà...
_Aux USA, les néoconservateurs repartent à l’offensive, même si officiellement (élections obligent?) l'attitude d'Israël alarme les États-Unis :
Officieusement, Israël dédramatise (pour bénéficier d'une aide militaire US accrue?)
"Alors que de nombreux pays occidentaux et certains pays arabes de la région du Golfe ont condamné la quête présumée l’Iran vers l’arme nucléaire, Israël détient quelques 200 armes nucléaires et a refusé de signer le traité de non-prolifération, évitant ainsi les inspections de l’AIEA. Les Israéliens informés ont des idées sur la question. Répondant au journaliste de PBS Charlie Rose qui lui demandait : « si vous étiez l’Iran ne voudriez-vous pas une arme nucléaire ? » le Ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré : « Probablement, probablement. Je ne me leurre pas sur le fait qu’ils le feraient juste en raison d’Israël. Ils ont une histoire de 4000 ans. Ils observent autour d’eux et voient que les Indiens ont le nucléaire. Les Chinois ont le nucléaire, le Pakistan a le nucléaire, ainsi que la Corée du Nord, sans parler des Russes. » Le gouvernement de l’Iran - dont le PIB est inférieur à celui du Massachusetts - est terrifié. Il est entouré par des adversaires puissants, y compris les militaires américains, sur trois de ses frontières. Le président George W. Bush avait classé l’Iran, avec l’Irak et la Corée du Nord, dans l’« axe du mal ». Téhéran se souvient de ce qui s’est passé en Irak après les déclarations de la Maison Blanche. Ils savent aussi que la Corée du Nord s’est protégée contre une invasion en procédant à des essais de bombes nucléaires. Et tous les Iraniens se rappellent que les Etats-Unis ont renversé le très populaire Premier ministre Mohammad Mosaddegh en 1953 et installé la dictature du Shah qui a régné tyranniquement durant 27 ans.
L’Iran a été victime récemment d’un mystérieux sabotage informatique, de violations de son espace aérien par des drones, de meurtres de ses scientifiques nucléaires et du sabotage de ses sites militaires, y compris une installation majeure de missiles. Les responsables israéliens et américains ne font que peu d’efforts pour dissimuler l’existence de cette guerre de basse intensité.
Le stratège et historien militaire israélien Martin van Creveld a déclaré en 2004 que les Iraniens « seraient fous de ne pas construire des armes nucléaires compte tenu des menaces de sécurité auxquels ils font face. » Trois ans plus tard, il affirmait que « le monde doit maintenant apprendre à vivre avec un Iran nucléaire, à la façon dont nous avons appris à vivre avec une Union soviétique nucléaire, et une Chine nucléaire .... Nous, Israéliens, avons ce qu’il faut pour dissuader une attaque iranienne. Nous ne sommes pas du tout en danger de voir une arme nucléaire iranienne tomber sur nous ... grâce à la menace iranienne, nous recevons des armes des États-Unis et de l’Allemagne. » Le général américain John Abizaid est un des nombreux militaires qui déclarent que le monde peut tolérer un Iran nucléaire - qui, comme les autres pays, ne veut pas se suicider. L’utilisation de la « menace iranienne », a servi le Premier ministre israélien Netanyahu qui, lors de son premier mandat en 1996, s’adressant à une assemblée plénière du Congrès, avait marqué des points en évoquant une future bombe iranienne..."
______Voilà qui permet de dissiper quelques fausses croyances sur l’Iran, diabolisé de manière manichéenne , beaucoup plus complexe que ce qu'en présente la grande presse en général
_Voilà que l'Europe, par américano-mimétisme, veut se mettre à imposer un embargo pétrolier sans précédent, qui pénalisera surtout les pays asiatiques. La Chine ne restera pas passive...
________"Une gesticulation diplomatique" à valeur surtout politique? Sans aucun doute, même si Moscou s'inquiète, le but étant sûrement de pousser le régime iranien à la faute et de dresser contre lui une population appauvrie par un manque important de ressources. On a vu ce que cette méthode avait pu donner en Irak, dans l'épisode pétrole contre nourriture, appauvrissant la masse des gens et renforçant le pouvoir de S.Hussein...
Ne serait-il pas encore temps de réfléchir avant d’agir, d'enclencher un processus guerrier, dont le déroulement et l'issue pourraient être dramatiques pour tous.
Qu'en est-il de l'ouverture d'Obama, il y a deux ans?
_De nouvelles formes de citoyenneté sont en gestation dans ce pays. Une intervention les compromettrait certainement en durcissant un pouvoir affaibli, en difficulté avant les élections.
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Où va l'Iran?
Les Etats-Unis peuvent-ils empêcher Israël de bombarder l'Iran?

vendredi 13 février 2009

Etre iranien aujourd'hui

-"On assiste en Iran de manière explicite, et dans certaines sociétés musulmanes, de même que dans les sociétés occidentales à minorité musulmane, à des formes de pensée nouvelles qui s’inspirent de l’islam pour affirmer l’autonomie de l’individu vis-à-vis du groupe (celui des croyants comme celui des non-croyants) d’une part, du politique vis-à-vis du religieux, de l’autre. La protodémocratisation est en marche dans la société, même si elle rencontre de sérieux obstacles institutionnels dans l’État, au sein des sociétés musulmanes."
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"La révolution islamique en Iran a échoué à conquérir les coeurs et les esprits. Le peuple ne suit plus; il ne croit plus ce gouvernement qui n'a pas rempli ses engagements. "Si la répression semble moins féroce, ce n'est pas que le gouvernement est moins sauvage, c'est qu'il est moins fort, explique Zohree. Tout le monde mène une double vie. Comme on dit souvent, avant on priait dans la maison et on buvait à l'extérieur; maintenant, c'est l'inverse."Plus visées par la répression, les femmes doivent dissimuler leurs sentiments, tout comme leurs formes, sous une enveloppe triste et terne; rien qui suggère le plaisir, encore moins le provoque. ...Mais la vie bouillonne par dessous. D'autres photos montrent des femmes chez elles, qui rient, cheveux nus, en vêtements légers; il y a des hommes avec elles sur les photos, qui ne sont ni leurs frères ni leurs pères.À la maison, les femmes iraniennes s'emploient à élever leurs enfants dans une bonne ambiance, leur inculquant des principes qui vont tout juste à l'opposé de ce que disent les ayatollahs. Elles s'adonnent -- en se cachant -- à la musique et aux arts plastiques, des arts qui leur sont interdits. "Je les admire pour cet espoir, cette volonté de vivre, qu'elles gardent et cultivent en dépit de tout", dit Zohree.L'Iran n'a jamais connu la démocratie. Ni, par conséquent, le véritable syndicalisme. Toutefois, à intervalles réguliers, la population s'est révoltée: "Chaque génération a voulu changer des choses, explique Zohree. Aucune de ces révolutions n'a été tranquille!"

Téhéran vit prudemment entre dentelles et tchador | Mediapart:

"...Ancienne correspondante du Figaro à Téhéran, où elle est restée de 1997 et 2007, la journaliste Delphine Minoui est actuellement en poste à Beyrouth, où elle couvre le Moyen-Orient. Dipômée de l' Ecole des hautes études en sciences sociales, Delphine Minoui est l’auteur des ouvrages Jeunesse d’Iran : les voix du changement (éditions Autrement, 2001) et Les pintades à Téhéran : chroniques sur le quotidien des Iraniennes (éditions Jacob Duvernet, 2007). On peut retrouver ses billets sur son blog Chroniques orientales...

L'élection, en 1997, du président réformateur Mohammad Khatami a symbolisé indéniablement une volonté de changement venant de la nouvelle génération (70 % des Iraniens ont moins de 30 ans). Ses électeurs, en majorité des femmes et des jeunes, ont voté pour plus de liberté, pour une ouverture du pays. On a pu assister à un boom de la presse, à un assouplissement de la censure sur le cinéma, à l'organisation d'associations d'étudiants, à l'épanouissement des ONG. Les cafés Internet se sont mis à fleurir à tous les coins de rue. Les jeunes couples ont commencé à se tenir par la main. Finies les arrestations de jeunes en possession de cassettes de musique occidentale. Mais rapidement, les réformes engagées ont été confrontées à la contre-offensive des conservateurs, qui s'est illustrée par l'élection d'Ahmadinejad, en 2005.
Ahmadinejad se revendique comme «l'enfant modèle de la révolution». Dès son élection, il a mis l'accent à la fois sur les valeurs islamiques (culte de Mahdi, l'imam caché) et sur le nationalisme (avec la course au nucléaire). En interne, le contrôle s'est renforcé sur la société. Les arrestations d'opposants, et les condamnations à mort de mineurs, sont en augmentation. Cependant, alors que l'étau se resserre, les mouvements sociaux n'ont jamais été aussi forts. Exemples: la campagne «Un million de signatures pour la parité hommes-femmes», qui rassemble un éventail très large de femmes, de l'élite aux couches populaires. Ou encore la mobilisation des syndicats dans les usines de province. Je peux également citer la résistance virtuelle, grâce au développement des moyens de communication, comme l'Internet. La blogosphère iranienne – où l'on parle politique, tabous sexuels, problèmes du quotidien – en dit également long sur cette résistance souterraine, cette révolution silencieuse qui ne fait pas les gros titres de la presse étrangère, mais qui symbolique une société civile qui n'a pas dit son dernier mot. En Iran, le changement se trouve du côté de la société...
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Dans son roman Dentelles et tchador, à paraître le 18 février, le jeune journaliste franco-iranien, Armin Arefi, dresse le portrait d'un Iran pluriel, entre défenseurs des droits des femmes et traditions islamiques.

«Me croirez-vous si je vous annonce que l'Iran est le paradis de la drague? Me croirez-vous si je vous affirme qu'à Téhéran, on trouve Gad Elmaleh à tous les coins de rue? De la chaleur extrême des taxis collectifs à la dramatique Conférence anti-Holocauste, en passant par des soirées très hot ou des pantoufles jetées à la tête du président Ahmadinejad... Je vais vous emmener avec moi, de mon départ en 2005 à ma fuite forcée de Téhéran pour éviter la prison en 2007»:

Dentelles et tchador est le récit chonologique de deux années à Téhéran d'un Franco-Iranien de 24 ans; de ses impressions, ses rencontres, de ses coups de cœur aussi, comme celui qu'il a ressenti pour les militants iraniens qui se battent pour les droits des femmes:

Pour lire les bonnes feuilles du roman d'Armin Arefi, c'est par ici:Dentelles et Tchador.

---Après trente ans de révolution, l'Iran, puissance régionale, s'interroge ----------------------------

-Reporters sans frontières - Internet - Iran
-Un journal féministe interdit en Iran-
-------Les deux faces de l'Iran des mollahs------------------------------------------------------------------------------------------------
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-L'Iran, la démocratie et la nouvelle citoyenneté:

-Iran, une puissance dévoilée - ARTE+7