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samedi 22 août 2026

Larges horizons

__ De Nabuchodonosor à Sadam                                                                                                                            Babylone au sommet                                                                       On comprend mieux ses influences sur le récit biblique

__ Il y a urgence aux urgences!         Cela s'aggrave.

__ De la prison à la philo: un philosophe pas comme les autres.

__  Dernier clou dans le cercueil.  Israël de nouveau tancé par l'Europe. Fait sans précédent: l'Allemagne joint sa voix et hausse le ton

 ___ Pratiques impérialistes: le retour?   Selon le  Grand Continent, "...Le sentiment d’assister au réveil des impérialismes est en effet surtout présent chez les Européens, qui se sentent à raison pris en tenaille entre les appétits russes, chinois et états-uniens. Ce malaise résulte du désarroi provoqué par le retournement copernicien de l’ordre géopolitique mondial : les Européens, qui s’étaient habitués depuis le XVIe siècle à pratiquer l’impérialisme aux dépens des autres, se trouvent désormais dans l’inconfortable situation de le subir de leur part.    Du point de vue de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « Sud global », soit les pays ayant subi depuis des siècles l’impérialisme occidental sous toutes ses formes, il n’y a en revanche pas de retour des impérialismes, mais simplement un élargissement des rangs de leurs victimes, vécu par beaucoup comme une savoureuse revanche ou ironie de l’histoire qui voit l’arroseur impérialiste se faire à son tour arroser, tel un docteur Frankenstein devenu la cible de sa créature maléfique. "

__  Il ose revenir sur le devant de la scène.    Avec quelques pommes de plus...

__ Le trumpisme est-il un néo-royalisme?  La comparaison peut être éclairante

   ___ Haïti, toujours dans nos mémoires. Un pays dépecés.                                                              Une dette honteuse. Le pire continue.

__ Xi ne craint plus l'Europe

__ Terrible endoctrinement

__ Ecologie: double discours. Mais pas que au RN

__ Une humiliation d'Etat

__ IA: hypermédiatisation équivoque

__ Meta inculpé: même pas mal...

__ Une société sans espoir?  Le problème n'est pas seulement externe.

__ L'Europe s'est endormie...   "...L'Europe s’est pourvue du titre de « super-régulateur » mondial dans le domaine du numérique, se positionnant comme pionnière et fer de lance en la matière, comme en témoigne le fameux « effet Bruxelles ». La démarche est bien connue : elle consiste à réglementer les pratiques d’une poignée de géants du numérique sans en avoir ni la propriété ni le contrôle. Actuellement, la vague initiale de mesures antitrust et réglementaires visant ces entreprises s’essouffle, non seulement parce que l’Europe tend à s’incliner discrètement devant l’administration Trump pour éviter des représailles commerciales, mais aussi parce que l’inanité de tout ce processus commence à se faire jour. Mais, pendant ce temps-là, où en est notre propre infrastructure technologique ? Nous sommes largement à la traîne en matière d’intelligence artificielle. Comment a-t-on pu en arriver là ?La réponse — certes peu flatteuse pour l’Europe —, c’est que nous nous sommes endormis. Ou plutôt, que nous nous sommes laissés emporter par une ritournelle collective : celle qui nous disait que, en avançant pas à pas dans le jeu pénible de la concurrence et de la réglementation 1 « à petite échelle », nous parviendrions à civiliser les géants du numérique qui ont envahi le continent. Pendant que nous nous échinions à leur enseigner les bonnes manières, ces mêmes entreprises s’employaient à recouvrir l’Europe d’une vaste infrastructure qui sous-tend aujourd’hui notre vie numérique : le cloud, les centres de données, les logiciels et la connectivité. Nous évoluons désormais dans un contexte de dépendances systémiques existentielles, à la merci d’une infrastructure externe complexe composée de plusieurs niveaux (matériel, logiciels, architectures, environnements de données, autorisations), dont nous ne sommes ni propriétaires ni maîtres, et qui façonne pourtant notre capacité économique, notre productivité industrielle, notre influence géopolitique et l’orientation de notre innovation. Nous sommes devenus une colonie numérique.     Il s’agit d’un échec majeur dans la compréhension de la véritable nature du pouvoir qui s’est alors déployé à travers l’Europe. Nous pensions qu’il s’agissait d’un acte de mauvaise conduite : il était en réalité question d’infrastructures matérielles. Elles n’ont rien d’illégal en soi : les géants américains ont simplement occupé l’espace laissé vacant par les Européens, trop occupés à « réglementer » plutôt qu’à « construire ». Nous avons ainsi de facto soutenu la politique industrielle américaine dans le numérique, tout en ne voulant pas voir que la situation était critique pour l’Europe dans ce même domaine. Nous pensions que tout ce que nous avions à faire était de contenir la situation en « faisant respecter la loi » et quelques règles de conduite, alors que le développement de notre propre infrastructure numérique aurait nécessité une politique industrielle musclée et volontariste. Nous continuons à penser que « la politique industrielle est distincte de la politique numérique », et la Commission rattache leur gestion à des compétences distinctes et cloisonnées. Pire encore : alors qu’il est désormais évident que notre échec s’explique par notre incapacité à faire preuve d’initiative et à faire appel à nos capacités, certains Européens affirment que l’Europe est une « puissance moyenne » et, qu’à ce titre, notre seul espoir est de nous allier à d’autres « puissances moyennes » telles que le Canada, l’Inde, le Japon ou le Brésil. Nous n’aurions aucune chance autrement.    ____Comment cette mentalité réglementaire, si caractéristique de l’Europe, a-t-elle pu à ce point saper notre sentiment d’autonomie et nos perspectives d’avenir ? Il y a beaucoup à faire : il est impératif que l’Europe prenne en main et contrôle une part plus importante de son infrastructure technologique. Il ne s’agit ni de protectionnisme ni d’autarcie, comme le suggèrent certains détracteurs. Seulement, l’Europe est une superpuissance économique qui dispose de tous les moyens, fonds et talents nécessaires pour faire mieux...."                                                                                      Sortir de la vassalisation "heureuse"  _______

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