Claude Askolovitch monte au créneau
Qu'on l'aime ou pas pour ses chroniques sur France Inter ou sur Arte, il a le mérite et le courage, en tant que Juif, de ne pas sombrer dans les amalgames trop courants et les confusions trop nombreuses de notre époque, concernant le conflit israëlien et les débats polarisés qu'il entretient. Il refuse de choisir un camp aux dépens d'un autre, d'entrer dans de vaines polémiques, attisées à des fins politiques, suite aux opérations israëliennes et aux aventures coloniales qui se poursuivent jusqu'en Cisjordanie et aux tensions anciennes entre le monde juif et musulman, attisées à dessein par Netanyahu et ses sbires comme Ben Gvir. Comme beaucoup de Juifs français et d'Israëliens, journalistes écrivains ou hommes politiques, comme Barnavi ou D Horvilleur), il a choisi de rester juif, mais sans oeillères, comme beaucoup et de ne pas céder aux piège des amalgames et des confusions. Le journaliste et essayiste Claude Askolovitch refuse d'associer la lutte contre l'antisémitisme au rejet de la communauté musulmane, répondant ainsi à une alerte émise par cinq personnalités publiques. « Juif et français, je refuse d’être annexé au rejet des musulmans » Condamnant le suprémacisme au pouvoir à Jérusalem et condamnant l'horreur de Gaza. Il plaide pour une vision républicaine qui combat la judéophobie sans instrumentaliser le combat à travers des théories identitaires ou un prétendu choc des civilisations. Il tient à se désolidariser de ceux qui condamnent les uns pour ce qu'ils sont au profit de ceux qui ne seraient que des victimes. "... Il faudrait donc, pour la sauvegarde des Juifs, chasser les musulmans de nos fraternités, placer ceux qui vivent parmi nous sous méfiance, et interdire aux autres - migrants et réfugiés, miraculés de l’exil, réchappés des noyades - d’aborder nos côtes, car ils porteraient en eux la peste antisémite. Ainsi suggèrent Élisabeth Badinter et Philippe Val, une philosophe de la liberté et un homme qui dirigea Charlie Hebdo et France Inter, dans un texte publié par Le Figaro la semaine dernière : « Le sort des Juifs d’Europe se dégrade à mesure que le continent s’islamise ». Ce texte, cosigné par Stéphane Azihari, Georges Bensoussan et Jean Quatremer, un essayiste libéral, un historien du judaïsme et un journaliste reconnu, mérite qu’on lui réponde. Il est important, pour ce qu’il prépare dans ses glissements. Ma réponse est celle d’un Français et d’un Juif ..." __________
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