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lundi 8 février 2010

Dette publique : questions

Problème mal posé

Etat en faillite?

Un épouvantail commode...

Moi, j’ai des idées simples (…) c’est de la bonne gestion de père de famille, c’est cela qu’il faut faire. Moi je suis tout à fait favorable à ce que nous puissions, très rapidement, réduire les déficits" (Raffarin).
Cette référence aux « règles de bon père de famille » a été reprise par Sarkozy lors de la discussion du budget 2005.

Pourtant, ce raisonnement apparemment irréfutable est un tissu d’absurdités et de contresens
.( M.Husson)

-"Il convient de ne pas confondre l’endettement des administrations avec celui du pays pris dans son ensemble : la dette publique n’est pas la dette de la France. La richesse nationale totale comprend les actifs non financiers (biens fonciers, immobiliers, équipements, etc.) détenus par l’ensemble des agents publics et privés, qui représentaient plus de six fois le PIB en 2006, contre quatre fois en 1993. Il faut y ajouter les avoirs nets sur l’étranger (c’est-à-dire la somme de toutes les créances privées et publiques sur l’étranger, moins celles détenues par les agents non résidents sur notre économie), lesquels représentaient 6 % du PIB en 2006. Au total, notre pays n’est donc pas endetté vis-à-vis de l’étranger. Comme le notent Creel et Sterdyniak, « la France consomme nettement moins qu’elle produit et ne vit pas “à crédit”.."
_________________Dette publique : la France est-elle en faillite ?
"...L'essentiel pour juger de la soutenabilité d'une dette, c'est la capacité d'épargne du pays, qui signifie la capacité d'accumulation de richesses par un pays. Or il se trouve que lorsqu'on raisonne selon cette variable de solvabilité, la capacité de l'épargne de la France (20 %) est beaucoup plus élevée que la capacité d'épargne anglaise ou américaine, qui sont inférieures à 10 %.Donc déclarer la France en faillite, compte tenu de son taux d'épargne, serait déclarer la faillite de l'ensemble des pays riches de la planète, qui ont généralement une dette publique au moins aussi importante, et une capacité d'épargne moyenne plus faible.."
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- Faut-il avoir peur de la dette publique ?:
"La dette publique s'annonce déjà comme un héritage durable de la crise. Elle a explosé dans presque tous les pays de l'OCDE, à la mesure de la violence de la récession. La France n'échappe pas à cette tendance générale: l'endettement public est passé de 64% du produit intérieur brut (PIB) en 2007 à 76% en 2009. Face à une chute spectaculaire de la demande privée fin 2008 et début 2009, les gouvernements ont maintenu le niveau des dépenses publiques et pris des mesures de relance, avec la bénédiction du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne. Dans l'urgence, l'orthodoxie budgétaire a été remisée au placard, parce que les conséquences d'une dépression paraissaient bien plus graves que celles d'une dette publique alourdie.
Mais cela n'a eu qu'un temps. Alors que l'économie est loin d'être remise de la crise, la nécessité de lutter contre l'endettement public revient en force dans les discours et dans les agendas politiques nationaux et européen. La Commission a déterré le pacte de stabilité, et multiplie les procédures de déficit excessif à l'encontre des pays membres. En France, le grand emprunt sonne comme un dernier coup d'éclat présidentiel avant un long tunnel d'austérité.
___Certes, la dynamique actuelle de la dette publique n'est ni anodine ni sans conséquences. Mais
à court terme, la phobie de la dette publique paraît une menace plus dangereuse que la dette elle-même. Parce qu'elle risque de conduire à un tour de vis budgétaire prématuré et excessif, qui pourrait tuer la reprise. Ce qui rendrait encore plus difficile la stabilisation de la dette. On se souvient qu'en 1995, la rigueur instaurée par le gouvernement d'Alain Juppé avait freiné la reprise amorcée l'année précédente, sans que le déficit public en soit réduit. Dans le contexte de reprise molle qui prévaut aujourd'hui, respecter les exigences de la Commission en matière d'assainissement budgétaire paraît suicidaire.
__
La peur de la dette peut aussi être instrumentalisée politiquement pour forcer le passage de certaines réformes. En France, le risque est que l'assainissement des finances publiques ne serve de prétexte au gouvernement pour s'attaquer à l'autonomie des collectivités locales et pour réduire le niveau de protection sociale dont bénéficient les Français.
" (S.M.)

-Dette publique : les questions qui fâchent
"
Sur cette question de la dette publique, il faut prendre de la hauteur, s’interroger sur son cadre général et se demander, par exemple :
Pourquoi y a-t-il de la dette publique ? Autrefois, l’État n’était en déficit que quand il entreprenait une guerre coûteuse ; pourquoi les États sont-ils désormais en déficit permanent ?
Pourquoi un État doit-il verser des intérêts quand il a besoin d’argent ? Est-il vraiment une entreprise comme les autres ?
À qui paie-t-il des intérêts ? En France, deux tiers des bénéficiaires du service de la dette (remboursement du principal et versement des intérêts) se trouvent à l’étranger. Que font-ils de cet argent?
À qui l’État verse-t-il des intérêts en France ? À des banques, à des compagnies d’assurance, à des particuliers. Si ces particuliers ont de l’argent en trop qu’ils peuvent prêter à l’État, ne serait-il pas plus simple pour l’État de percevoir cet argent sous la forme de l’impôt ? Ce serait aussi beaucoup moins onéreux pour lui, puisqu’il n’aurait pas à verser d’intérêts sur la somme.
Pourquoi ne se pose-t-on jamais ce genre de questions ? On dira : « Parce que c’est dans la nature des choses ». Ou bien : « On ne pose pas ce genre de questions par manque d’imagination ». Mais le manque d’imagination s’assimile toujours au conservatisme : on se satisfait des choses comme elles sont ; ce faisant on confirme et renforce les structures de pouvoir dans leur état présent.
(PS : L’actualité est en train de confirmer rapidement ce que j’ai dit hier soir sur France 24 :
Il y a à nouveau un petit jeu sur les Credit-default swaps (CDS). Cette fois, ce n’est plus 1) Bear Stearns, 2) Lehmann Brothers, 3) Merryll Lynch, c’est 1) Grèce, 2) Portugal, 3) Espagne.
Ce que font en ce moment les marchés financiers n’est pas sans rappeler l’opération de George Soros qui coula la livre britannique en 1992 (quand on pense que le renouveau de la « science » économique est entre ses mains !)" (P.J.)
-Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent
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-Point de vue:
"...une loi du 3 janvier 1973, loi voulue par Pompidou, alors président de la République pour un an encore, et Giscard d’Estaing, ministre des finances, opérait un changement révolutionnaire ou plutôt contre-révolutionnaire dans le finances publiques.
__Son article 25 stipulait en effet que désormais « Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cet article interdisait désormais, dans un langage propre à ne pas être compris au commun des mortels (y compris sans nul doute des députés de gauche de l’époque qui ne déclenchèrent pas une tempête de protestations avec manifestations géantes dans la rue), à l’État français, de s’avancer à lui-même les fonds nécessaires pour combler son déficit budgétaire éventuel (lequel serait réduit d’autant en fin d’exercice par l’inflation) mais d’avoir recours pour ses besoins de crédit, comme un particulier, aux banques privées qui lui feraient payer bien sûr des intérêts !!!
__Certes pour les grandes dépenses, les relances économiques, l’État avait dû déjà avoir recours par le passé à l’émission d’emprunts qui s’étaient révélés très sûrs pour les prêteurs (ils étaient assurés que l’État rembourserait, ne ferait pas faillite) et néanmoins juteux pour les plus riches, puisqu’ils étaient souvent assortis de mesures fiscales qui favorisaient justement le plus ceux qui payaient beaucoup d’impôts.
__Le record en la matière avait été l’emprunt Pinay, sous la quatrième République. Car sa valeur de remboursement était indexée sur le cours de l’or. Comme celui-ci suivait au moins l’inflation et flambait même dans ces périodes d’incertitudes que constituèrent les guerres coloniales et la Guerre froide, ceux qui y souscrivirent firent, au détriment de tous les autres Français, le plus beau "coup" de leur carrière de spéculateurs.
__Devant le scandale que provoqua ce cadeau fait aux plus riches, Giscard d’Estaing, héritier 20 ans après de l’emprunt pas encore remboursé, ne fit ni une ni deux : il le prolongea encore, autant qu’il était possible.
__La loi voulue par le plus proche conseiller financier du général de Gaulle qu’était Pompidou (On remarquera les trois premiers présidents de la cinquième République étaient très impliqués dans cette situation) entraîna mécaniquement l’explosion de la dette publique, c’est-à-dire de celle de tous les Français. Elle était déjà de 229,15 milliards d’euros en 1979 (valeur actuelle après prise en compte de l’inflation sur 20 ans), et représentait 21% du Produit Intérieur Brut (toute la richesse produite par le travail des Français) en un an. En 2006, elle avait atteint 1 149,9 milliards d’euros, et représentait 63,9% du PIB !!!
Bien sûr, entre temps, il y avait eu le ministère Balladur : désireux comme Giscard, Pompidou, de Gaulle et autre Pinay, de favoriser leurs amis les plus riches par une fiscalité allégée, sans cependant mettre dans la rue les travailleurs par une austérité insupportable (et contre-productive pour l’activité économique) l’ex-premier ministre avait ouvert en grand les vannes du déficit budgétaire.
On aurait pu espérer que l’Union de la gauche arrivant au pouvoir en 1981, supprimerait la loi Pompidou-Giscard et permettrait de nouveau à la France de se prêter à elle-même. Mais il était trop tard ! L’adhésion aux traités européens l’interdisait déjà !
Depuis,avec l’adoption de la monnaie unique (sauf pour les Britanniques, donneurs de leçons économiques ... mais pour les autres) le système a été sur-verrouillé. C’est désormais une banque indépendante se comportant comme une banque de statut privé, la Banque Centrale Européenne qui contrôle le taux d’intérêt de base sur lequel se fonde celui que doit payer l’état emprunteur.
Or pour empêcher les particuliers de trop emprunter ce qui paraît-il relancerait l’inflation, la BCE a toujours fixé des taux directeurs d’intérêts les plus hauts. ce qui n’a fait que faire exploser la dette. Avant la grande crise actuelle qui ne fait que commencer, de bons esprits préconisaient pour résorber cette dette, non d’augmenter les impôts directs sur les plus hauts revenus pour améliorer le "pouvoir d’achat" de l’État, mais par différents procédés de faire baisser les salaires et les retraites et diminuer les dépenses publiques. Ce qui ne pouvait manquer que tuer la demande et diminuer en cercle vicieux le PIB et les revenus de l’État en même temps que cela augmentait le chômage
.Outre qu’en révélant son étendue effrayante, la dette publique sert à "calmer" les légitimes revendications des travailleurs (« Non seulement les caisses sont vides mais en plus on doit de l’argent »), elle permet également aux banques privées et leurs actionnaires, en ayant pour débiteur le plus sûr client qui soit, à savoir l’État lui-même, de s’offrir une durable rente de situation. Elle compense en partie les pertes que leur confiance irraisonnée envers leur maîtresse idolâtrée à tous, l’économie américaine, leur a fait subir.La France a payé depuis 1980 1176 milliards d’euros d’intérêts. Sa dette actuelle s’élève à 1149 milliards d’euros. 1176 - 1149 = 27. Si la France se prêtait à elle-même, au lieu d’une dette abyssale, elle se retrouverait avec 27 milliards d’excédents. CQFD" (Webrunner)>video
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-Faut-il réduire la dette publique?
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-La dette publique , une affaire rentable -Le blog finance
-Reconstituer une dette «vertueuse»
-La dette prend aux pauvres pour donner aux riches
-« La France en faillite ? »
-La dette publique | Eclairages Economiques
-Dette publique de la France - Wikipédia
-Argent Dette et Bankster

-L'Europe des égoïsmes - AgoraVox
-L'Europe sombre - AgoraVox

-La fin de la contrerévolution libérale
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-L’épouvantail de la dette publique
-
La dette publique : fardeau des générations futures ?
-Le bébé français et la dette publique | AgoraVox
-Dette publique , rente privée

-La dette publique : qui en profitera, qui en pâtira et qui en est responsable ? - AgoraVox
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-
Bonne ou mauvaise dette ?..
-De la crise financière à la dette des Etats

dimanche 7 février 2010

Une mythologie d'aujourd'hui

Les dernières croisades?

-Un système de croyances déjà ancien, étrange et inquiétant, par l'influence qu'il exerce encore
-Une alliance irrationnelle entre nationalisme et messianisme
Pour une terre entre mythe et histoire




Sionisme chrétien d'hier et d'aujourd'hui

Le sionisme chrétien est un mouvement politique théologique moderne qui adopte les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, nuisant ainsi à l’établissement d’une paix juste entre la Palestine et Israël. [...] Dans sa forme extrême, il met l’accent sur des évènements apocalyptiques conduisant à la fin de l’histoire plutôt qu’au vécu actuel de l’amour du Christ et de la justice ».(Déclaraton de Jerusalem des Eglises traditionnelles)

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-La polémique sur le « lobby pro-israélien »:
"..Cette étude part d’un constat largement consensuel : le caractère exceptionnel de la relation unissant Tel-Aviv et Washington, fondé selon les auteurs sur un soutien américain d’un niveau « unique ». Mearsheimer et Walt rappellent des faits bien établis. Israël est depuis 1976 le plus important bénéficiaire de l’aide économique et militaire américaine – entre 1949 et 2005, l’aide totale des Etats-Unis à Israël s’est élevée à 153 milliards de dollars [. Israël jouit également d’un soutien diplomatique hors du commun de la part de Washington.
Les auteurs rappellent que, depuis 1982, les Etats-Unis ont voté contre toutes les résolutions du Conseil de sécurité condamnant Israël. Il faut préciser pourtant que le soutien américain n’a jamais été systématique : il est arrivé que Washington prenne ses distances à l’égard d’Israël lorsque ses actions ou ses demandes l’ont embarrassé. Mentionnons également le délai, critique pour Tel-Aviv, avec lequel Washington mit en œuvre le pont aérien assurant le ravitaillement en armes lors de la guerre du Kippour, ou encore l’injonction adressée à Israël en 1989 par le secrétaire d’Etat James A. Baker III de mettre un terme à la colonisation dans les territoires occupés. Ces exemples ne sauraient cependant remettre en cause l’exceptionnel soutien américain à Israël.
____Pour Mearsheimer et Walt, tous deux partisans d’une politique étrangère américaine faisant primer l’intérêt national, ce soutien est irrationnel et incompréhensible car Israël serait devenu un « handicap stratégique » pour Washington. Depuis la fin de la Guerre froide, pendant laquelle l’Etat hébreu a joué le rôle de substitut stratégique des Etats-Unis au Moyen-Orient, l’avantage d’avoir Israël comme ami n’est plus aussi évident qu’auparavant. Ce soutien vaut à Washington un blâme embarrassant de la part des démocraties soucieuses du respect des droits de l’homme dans le monde, et fragilise ses relations avec les pays du Golfe. Pour les deux auteurs, il accroît également le risque terroriste pour les Etats-Unis. Pourtant, chacune des guerres dans lesquelles Israël a été engagé a servi de terrain d’essai pour les armes que Tel-Aviv avait achetées à Washington, et la coopération stratégique entre le Mossad et la CIA continue à représenter des avantages pour les Etats-Unis.
__Pour Mearsheimer et Walt, la relation spéciale entre les deux pays ne peut plus non plus être justifiée par des considérations morales : Israël n’est plus menacé comme il a pu l’être jadis, il n’est plus la démocratie respectueuse des droits qu’il a longtemps prétendu être et la réparation des souffrances infligées dans le passé aux Juifs se fait désormais aux dépens du peuple palestinien. D’où la question posée par les auteurs : si la relation spéciale liant les Etats-Unis à Israël est en contradiction avec les deux explications classiques de la politique étrangère que sont le réalisme et la moralité, comment en rendre compte ? Pour Mearsheimer et Walt, l’explication est simple : elle « réside dans le pouvoir inégalé du “lobby israélien” », qui serait le seul lobby « à avoir emmené la politique étrangère américaine aussi loin de la direction que l’intérêt national aurait conseillé d’emprunter..
."


-Le sionisme chrétien et le soutien à Israël:
"Du côté juif, même si l’on apprécie l’appui des sionistes chrétiens aux Etats-Unis pour soutenir une politique favorable à Israël, toute méfiance n’a pas disparu, les juifs craignant que l’objectif chrétien à long terme soit la conversion en masse du peuple élu. Gershom Gorenberg, universitaire américain, rédacteur en chef du Jerusalem Report, écrit non sans humour : « Nous leur plaisons en tant que personnes de leur histoire, leur pièce de théâtre [...] et c’est une pièce de théâtre en cinq actes de laquelle les juifs disparaissent au quatrième » .
-Influence des Sionistes Chrétiens sur la politique américaine
"...Les sionistes chrétiens sont persuadés que le retour de Jésus provoquera la conversion des Juifs. Ce sionisme se marie donc paradoxalement avec une certaine forme d'antijudaïsme. Cette croyance se distingue aussi du soutien traditionnel et non-messianique au sionisme de nombreux chrétiens n'ayant pas volonté de convertir les juifs à terme. Il s'agit pour eux d'un engagement moral et politique, et non évangélique.
Le terme « Sionisme chrétien » rassemble donc un ensemble de groupes ultra fondamentalistes, croyant que la judaïsation de la Palestine historique (Israël et les territoires palestiniens) est une obligation divine qui ramènera Jésus sur terre, fera définitivement de lui le Christ ou messie et assurera le triomphe du christianisme lors de l'apocalypse.
Les racines du sionisme chrétien se trouvent dans plusieurs livres de la Bible, en particuliers dans les visions apocalyptiques du livre de Daniel, et du livre d'Ézéchiel, ainsi que dans l'Apocalypse du Nouveau Testament. Les visions uniquement spirituelles et poétiques pour la majorité des croyants sont interprétées par ces sionistes chrétiens en réalité géopolitique.
Comme tous les protestants, ces fondamentalistes accordent une grande importance à l'Ancien Testament mais en font une lecture littéraliste. Ils n'admettent pas la critique historique des textes qu'ils lisent, textes qu'ils interprètent dans une perspective messianique et apocalyptique. Pour eux, les évènements historiques sont à lire suivant un scénario qui conduit obligatoirement à la fin des temps et à la rédemption. Politiquement, ils gèrent des sommes considérables, mobilisent des millions de fidèles et utilisent systématiquement les techniques les plus modernes pour hisser les fidèles jusqu'à l'extase et recruter de nouveaux adeptes dans tous les milieux. Ils n'hésitent pas à s'immiscer, y compris par la force, dans les pays à l'équilibre politique fragile, sans crainte de provoquer des séismes qui, comme indiqué ci-dessus, leur donnent la certitude rassurante qu'ils hâtent l'Armagedon.
Nous avons déjà montré que ce catastrophisme apocalyptique a inspiré et continue d'inspirer nombres de positions diplomatiques et militaires dont en Europe l'on s'étonne qu'elles puissent être prises par un gouvernement raisonnable, à la tête d'un grand pays scientifique. Les erreurs imputées aux néoconservateurs ou à des gouvernants tels Bush et Cheyney ne sont pas à leurs yeux des erreurs, même la guerre en Irak, même les provocation à l'égard de l'Iran, de la Russie et de la Chine. Il s'agit de processus indispensables pour hâter le chaos final.
.."
-L'influence de la droite chrétienne sur la politique des USA au Moyen-Orient:
"... les Israéliens reconnaissent l’influence politique de la droite chrétienne. Depuis 2001, Bauer a rencontré plusieurs membres du cabinet israélien et le Premier Ministre Ariel Sharon. L’ancien Premier Ministre Benyamin Netanyahou remarquait : « Nous n’avons pas de plus grands amis et alliés » que l’aile droite chrétienne américaine.
___Il fut un temps où les administrations républicaines avaient la capacité de résister à la pression des lobbys sionistes quand elles le jugeaient important pour les intérêts américains. Par exemple, l’administration Eisenhower fit pression sur Israël pendant la crise du canal de Suez en 1956, l’administration Reagan vendit des AWACS à l’Arabie Saoudite en 1981, et la première administration Bush retarda un prêt garanti de 10 milliards de dollars à Israël en attendant le résultat de l’élection clé de 1992 en Israël.
__Mais avec l’influence croissante de la droite chrétienne, une telle prise de distance n’est plus réalisable aussi facilement. Pour la première fois, le Parti Républicain a une part importante de son propre électorat qui est pro-israélienne, et qu’il ne peut pas ignorer. Des hauts fonctionnaires de la Maison Blanche, dont Eliott Abrams, directeur du National Security Council sur les questions du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ont des réunions régulières et parfois prolongées avec des représentants de la droite chrétienne. Comme le dit un dirigeant républicain : « Ils sont très pugnaces et ils ont déplacé le centre de gravité dans un sens favorable à Israël et contre les concessions. Ceci teinte le contexte dans lequel se prennent les décisions. » En fait, le degré de soutien de l’administration Bush au Premier Ministre Sharon a surpris les juifs sionistes extrémistes eux-mêmes..."

- Sionisme chrétien: restauration juive
-La dernière croisade des chrétiens sionistes
-Le lobby des chrétiens sionistes
-Militants de la Bible aux Etats-Unis. Évangéliques et fondamentalistes du Sud
-Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien
-Moyen-Orient: un tournant? L'ère Obama: incertitudes
-
L'Aipac, le lobby pro-israélien des États-Unis

-George Bush, croisé mystique de Sion
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-Israël: relations particulières
-Contre-lobby juif...

samedi 6 février 2010

Ombres sur l'euro

l'Europe a mal à son euro

A l'épreuve de la crise, l'Europe apparaît-elle comme un bouclier ou un carcan?

-Un sévère mise à l'épreuve de la solidarité européenne-

-Qui note les Etats?:
["L’arbitrage comprend (alors) une grande part d’arbitraire. Les pays riches peuvent compter sur de bonnes notes, tandis que les plus pauvres - et donc ceux qui ont souvent les besoins les plus pressants - sont pénalisés. Mieux vaut coopérer, c’est-à-dire fournir tous les documents demandés et recevoir la visite d’« examinateurs », que se voir décerner une note non sollicitée. Le système renforce les inégalités et regorge d’effets pervers. Le plus spectaculaire étant celui que les Anglo-Saxons appellent « self-fulfilling prophecy » : le simple fait de prévoir, même à tort, une déconfiture amène la déconfiture. Tout gouvernement qui dépend pour son financement des marchés internationaux se trouve à la merci des agences de notation. Un pays peut voir sa note modifiée du jour au lendemain, ou se trouver placé « sous surveillance », en anticipation d’une éventuelle rétrogradation. De tels « avertissements » conduisent souvent à un changement de politique, histoire d’éviter la sanction financière des « marchés ». Tels des potaches nerveux, les gouvernements guettent les changements d’humeur des agences...Très sourcilleuses en matière de transparence lorsqu’il s’agit des notés, les agences de notation restent elles-mêmes bien mystérieuses. Leur pouvoir exorbitant et leurs abus appellent à un contrôle plus strict de leurs pratiques ou du moins à l’adoption d’un code de déontologie. De telles initiatives sont à l’étude, mais on peut douter de leurs succès. Les agences ne peuvent en effet être contrôlées que par ces mêmes gouvernements qu’elles tiennent sous haute surveillance."]
-Mais,qui contrôlera les agences notatrices?...-
______L'arbitraire des agences de notation
__Les agences de notation ont accentué la crise financière _
______L'Europe veut mieux contrôler les agences de notation
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-On assiste à "Une situation qui va (de toute façon) obliger la zone euro à trouver une solution en interne. Or, pas plus qu'au niveau de l'Union dans son ensemble, ce cas de figure n'est prévu par les traités qui encadrent l'Union économique et monétaire... Il va donc falloir inventer des modalités nouvelles : qui va payer pour prêter ? Combien ? Que va-t-on exiger des Etats aidés en contrepartie, qui va gérer de factoles finances publiques de l'Etat défaillant et comment ? De plus, pour la suite, le fait d'avoir aidé un Etat crée un précédent qui va obliger à mettre en place une surveillance macroéconomique beaucoup plus stricte de tous les Etats de la zone, puisqu'à l'avenir, toutes les dérives des uns seront assumées par les autres – contrairement à ce qui est prévu actuellement dans les traités... Bref, comme toujours, c'est face à une crise imprévue que l'intégration européenne va faire des progrès aussi considérables qu'inattendus, puisque le sauvetage financier entraînera, selon toute probabilité, l'affirmation d'une solidarité budgétaire entre Etats membres de la zone..." (Roubini)
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-De financière, la crise devient celle des Etats | Mediapart:
"En quelques jours, l'euphorie a fait place à la fièvre sur les marchés. Ce n'est pas la panique comme en septembre 2008, après la chute de Lehman Brothers aux Etats-Unis, mais c'est une tension croissante. Actions, matières premières, monnaies et – ce qui est nouveau – bons du Trésor et obligations, tout est pris dans la tourmente. En trois jours, le Cac 40 a perdu près de 6% pour redescendre en dessous de 3.600 points. Le Dow Jones a perdu plus de 4% et est repassé symboliquement sous la barre des 10.000 points. Le Nikkei a suivi, perdant en une seule séance près de 3%, emmenant dans son sillage toutes les places asiatiques.
Mais c'est sur les marchés obligataires que la tension est la plus forte. Brusquement, tout ce qui ressemble à une dette devient tabou. Et c'est sur l'Union européenne que se concentre pour l'instant toutes les peurs. Grèce, Portugal, Espagne, Irlande, les PIGS comme les ont surnommés avec mépris et supériorité les marchés anglo-saxons, sont les premiers visés. Parce qu'ils sont les plus endettés, parce que leur économie est la plus fragile. Mais c'est toute l'Union européenne qui est touchée. L'euro se retrouve emporté dans la tourmente, tombant à 1,37 dollar, son plus bas niveau depuis neuf mois.
Pourquoi ce nouvel accès de fièvre ?
Tout est parti d'une émission ratée par le Portugal. Au moment où la Grèce était en train de présenter son plan de rigueur à Bruxelles et d'obtenir le soutien européen, le Portugal essayait de lever 500 millions d'euros sur les marchés pour se financer à court terme. En temps normal, cette émission d'un très faible montant n'aurait jamais dû rencontrer de difficultés. Pourtant, le Portugal a été contraint de ramener son émission à 300 millions d'euros, faute de prêteurs.
Les marchés, qui affichent une très grande nervosité sur l'endettement des pays depuis la dégradation affectant la Grèce en décembre, ont pris peur: si le Portugal n'arrivait pas à lever si peu d'argent aujourd'hui, qu'en serait-il s'il devait faire face à des échéances plus importantes? Pourrait-il trouver des créanciers? N'y avait-il pas un risque mal estimé pour lui comme pour d'autres? Le problème se pose notamment pour la Grèce qui doit lever plus de 20 milliards d'euros pour se refinancer entre avril et mai.
Dès lors, une quasi-panique s'est emparée des marchés obligataires. Les analystes ont commencé à conseiller de se tenir à l'écart de certaines émissions européennes. Les investisseurs ont exigé des primes de risque de plus en plus élevées pour les pays jugés les moins sûrs. Les emprunts grecs se négocient à 6,76%, alors que les émissions allemandes, qui servent de référence sur les marchés, sont à 3,66%. Les taux d'emprunt du Portugal et de l'Espagne se sont aussi tendus. Dans le même temps, les CDS (credit default swaps), ces assurances censées protéger les prêteurs contre les risques de défaillance, explosent. Vendredi matin, les primes pour la Grèce atteignaient le niveau historique de 426 points. Ce qui signifie que pour 10 millions d'euros empruntés, la prime d'assurance à payer est de 426.000 euros. Le CDS pour le Portugal a augmenté de 32 points à 226 points, celui de l'Espagne dépasse les 150 points.
Pour les gouvernements, c'est un très mauvais signe. Car cette envolée des primes de risque signifie qu'il leur faudra offrir des taux de plus en plus élevés pour convaincre les investisseurs de leur prêter, ce qui va les amener à consacrer de plus en plus d'argent aux intérêts et au remboursement de leur dette, au risque de pénaliser la croissance future..."

>-Zone euro : l'heure de vérité...

-L' ALERTE de ROUBINI à DAVOS:
"L'euro est en baisse, les taux d'intérêt flambent sur les titres de la dette grecque, portugaise ou espagnole, les Bourses plongent... La tourmente qui a commencé à balayer la zone euro fin 2009, à cause des révélations sur l'ampleur réelle des déficits publics grecs, se prolonge et s'aggrave. Elle comporte certes une forte dimension spéculative et les craintes que traduisent les réactions des acteurs de la finance sont excessives (comme toujours) par rapport à la réalité des déséquilibres budgétaires de la zone. Sans parler du rôle des pompiers pyromanes des agences de notation qui n'avaient rien vu venir sur les subprime mais qui, cette fois, attisent consciencieusement l'incendie... Il n'empêche, ces prophéties sont aussi autoréalisatrices : en poussant vers les sommets les taux d'intérêt auxquels les Etats du sud de l'Europe peuvent emprunter, la spéculation aggrave réellement, et rapidement, leur situation.
Plusieurs Etats européens se sont déjà retrouvés en quasi-faillite ces derniers temps, du fait des tensions suscitées par la crise économique et financière : la Hongrie, les pays baltes ou encore la Roumanie. Au sein de l'Union, il n'existe cependant aucune procédure ni aucun budget pour que la solidarité des différents Etats membres s'exerce face à ce risque. Pas plus aujourd'hui, avec le Traité de Lisbonne, qu'avant. L'Union a quand même réussi à trouver quelques bouts de ficelle pour leur venir en aide mais, pour l'essentiel, ces Etats ont dû se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir les prêts qui leur permettent de faire face aux échéances de leur dette. Comme s'il s'agissait d'un pays en voie de développement et non d'un Etat membre du bloc économique, de loin, le plus riche de la planète... Moyennant quoi le FMI exige d'eux, en contrepartie de son aide, des mesures de redressement sévères...

Avec la Grèce, voire l'Espagne et le Portugal demain, on entre évidemment dans une toute autre catégorie : ils appartiennent à la zone euro. Et si ils font défaut, c'est la crédibilité de l'euro, et donc de toutes les dettes publiques émises en euros, qui sera atteinte. Avec pour corollaire une hausse sensible des taux d'intérêt pour l'ensemble des Etats de la zone... Une situation qui va de toute façon obliger la zone euro à trouver une solution en interne. Or, pas plus qu'au niveau de l'Union dans son ensemble, ce cas de figure n'est prévu par les traités qui encadrent l'Union économique et monétaire... Il va donc falloir inventer des modalités nouvelles : qui va payer pour prêter ? Combien ? Que va-t-on exiger des Etats aidés en contrepartie, qui va gérer de factoles finances publiques de l'Etat défaillant et comment ? De plus, pour la suite, le fait d'avoir aidé un Etat crée un précédent qui va obliger à mettre en place une surveillance macroéconomique beaucoup plus stricte de tous les Etats de la zone, puisqu'à l'avenir, toutes les dérives des uns seront assumées par les autres – contrairement à ce qui est prévu actuellement dans les traités... Bref, comme toujours, c'est face à une crise imprévue que l'intégration européenne va faire des progrès aussi considérables qu'inattendus, puisque le sauvetage financier entraînera, selon toute probabilité, l'affirmation d'une solidarité budgétaire entre Etats membres de la zone..."
-La crise de l'euro : crise européenne
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L'euro cède encore du terrain face au dollar
-L'euro est-il un boulet économique ?
- la BCE prévoit un scénario de rupture avec l'euro
-Blog de Paul Jorion : Europe:compte à rebours
-Roubini prévoit une dégradation de l'économie après l'été

-Zone euro: le grand retour des vigiles obligataires | Mediapart
-La Grèce peut-elle échapper à une purge façon FMI ? | Mediapart
-L'Espagne est-elle encore crédible ? - AgoraVox
-Les gouvernants n'ont rien appris de la crise
-Le déficit démocratique
-Un modèle original : le fédéralisme à l'envers

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-Espagne en difficulté
-Crise: tempête en vue ?-Grèce
-Irlande: oui à Lisbonne?

-L'EURO en péril ?




vendredi 5 février 2010

Logement social: crise

Logement: problème politique

-La crise du logement s’est aggravée en 2009
___Un désengagement ancien, que la crise amplifie

- "100 000 personnes sans domicile fixe, 3,5 millions de mal-logés et 6,6 millions dans une situation de « réelle fragilité » face au logement, cumulant souvent les impayés ou les retards dans le remboursement d’emprunt. Au total, dix millions de personnes sont touchées par la crise du logement".

Le logement social ne représente plus une priorité gouvernementale », estime la Fondation Abbé Pierre. « L’ampleur et la brutalité des conséquences de la crise économique et financière ont occupé très largement l’espace médiatique et le débat social tout au long de l’année 2009, reléguant au second plan les problèmes permanents, notamment le logement, comme si leur importance et leur urgence s’effaçaient devant la crise qui secoue l’économie et la société. » Or, la situation actuelle ne peut « qu’aggraver les difficultés en matière de logement. »

-"On trouve des milliards pour renflouer les banques ou maintenir le bouclier fiscal et l’exonération des droits de succession pour les plus riches, mais on laisse prospérer des armées de mal-logés, à la rue, dans des hôtels miteux, des habitations insalubres ou entassés par familles entières dans quelques mètres carrés. Un vrai choix politique de droite, proprement indéfendable. Mais ça tombe bien pour nos gouvernants : personne ne les interpelle là-dessus ! Le problème du mal-logement est-il dramatique, urgent et prioritaire ? Nul n’oserait le contester. On enrage donc de s’apercevoir que cette scandaleuse baisse du financement alloué par l’Etat au logement, notamment social, soit passée aussi inaperçue dans nos grands médias." (T.Repentin)
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-Rapport de la Fondation Abbé Pierre sur l'état du mal-logement : les pouvoirs publics « inexcusables »
>-Fondation Abbé Pierre | Notre Rapport mal-logement 2010
>Fondation Abbé Pierre : 500 000 enfants souffrent de mal-logement
>« Leur vie de famille souffre » | Unicef France
-Moins de logements sociaux en 2010 - AgoraVox
-La crise du logement s’est aggravée en 2009
________VÉRONIQUE MOUGIN, «LA CHAÎNE DU LOGEMENT EST SATURÉE» -
-Crise du logement : et la responsabilité gouvernementale ? - AgoraVox
-Mal-logement : quand l'Etat aggrave la crise
-Avec la crise économique, la crise du logement s'est aggravée

-La crise du logement amplifie les inégalités | Mediapart
:
"...le logement reflète les inégalités sociales. Mais il fait bien plus. Il les creuse. Les plus pauvres payent proportionnellement beaucoup plus que les plus riches, une fois qu'ils ont fait face aux dépenses contraintes (logement, eau, gaz, électricité, assurances, téléphone) et incontournables (alimentation, transport, santé, éducation).

Les dépenses contraintes représentaient 21% du budget des classes moyennes inférieures en 1979, contre 38% trente ans plus tard. Pendant ce temps, la progression n'a été que de 7 points chez les hauts revenus. «Ces chiffres expliquent en grande partie la problématique du pouvoir d'achat», commente la Fondation Abbé Pierre.__Si une personne dispose du revenu médian (1.467 euros de ressources mensuelles une fois ses impôts payés), il lui restera 910 euros après avoir payé les dépenses contraintes. Après les charges incontournables il ne lui reste plus que 294 € pour toutes les autres dépenses (loisirs, sorties, vacances, habillement, équipement..., éventuellement mettre un peu d'argent de côté). Pour les 10 % les plus pauvres, il reste 80 € par mois.

Comme le montre le tableau ci-dessus, le rapport entre les ressources des ménages les plus riches et les plus pauvres est en moyenne de 6,7. Après le paiement des dépenses contraintes et incontournables, ce rapport passe à 18,4...." (MH)

-Crises du logement en France

-La crise du logement frappe les jeunes

-Logement social, une pénurie entretenue:
" Du baron Haussmann à M. Nicolas Sarkozy__Logement social, une pénurie entretenue
Avec la fin de la trêve hivernale des expulsions, le 15 mars, la question du logement est revenue au cœur du débat public. Face à ceux qui réclament une intervention de l’Etat pour garantir ce bien de première nécessité, les conservateurs d’hier et d’aujourd’hui préfèrent laisser jouer le marché. Locataires aidés ou petits propriétaires endettés ? De la Restauration au récent projet de loi de la ministre du logement, Mme Christine Boutin, c’est la tension qui structure l’histoire de l’habitat social en France.Par Olivier Vilain:
« Rendre possible l’accès à la propriété pour tous », notamment par le développement du crédit hypothécaire. C’est la réponse proposée, en septembre 2006, par M. Nicolas Sarkozy, à une crise du logement qui est loin de se résumer aux cent cinquante mille sans-logis complaisamment filmés chaque hiver. Loyers et traites représentent près de 25 % de la dépense des ménages, contre 12,5 % à la fin des années 1980. Un couple de salariés modestes avec deux enfants, gagnant chacun 1 500 euros par mois, doit dépenser près d’un quart de ses revenus pour se loger dans le parc social et jusqu’au double dans le parc privé . « Le discours dominant identifie la crise du logement à la baisse des prix de l’immobilier. Il n’y a rien de plus faux : la vraie crise a lieu lorsque les prix sont à la hausse », grince un fonctionnaire du ministère du logement. Sous une forme ou une autre (exiguïté, logement indécent, divers impayés...) dix millions cent mille Français en 2008, contre neuf millions trois cent mille en 2007, sont touchés.
Cette situation ne résulte pas de la simple confrontation entre l’offre et la demande. Comme le soulignait le sociologue Pierre Bourdieu, « l’Etat contribue de manière déterminante à faire le marché immobilier, notamment à travers le contrôle qu’il exerce sur le marché du sol et les formes de l’aide qu’il apporte à l’achat ou à la location ». Or les pouvoirs publics ont laissé s’effondrer la production d’habitations, générant une pénurie évaluée à un million de logements, dont quatre cent mille pour la seule Ile-de-France. Il y sort de terre rarement plus de quarante mille constructions par an depuis 1992, soit autant qu’en Bretagne, une région pourtant quatre fois moins peuplée. En outre, les démolitions de logements sociaux ne cessent de se multiplier, aggravant encore le déséquilibre..."

jeudi 4 février 2010

La bombe pondérale

-Obésité: une progression galopante

L'alimentation contre l'homme


-Un phénomène de culture, à la fois économique, social, inédit dans l'histoire humaine
L'espérance de vie en question




-"En trente ans, à notre insu, l'alimentation a changé dans des proportions dramatiques. Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l'ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de... quatre cents vaches différentes ! Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques qui aboutissent à la même conclusion : suivant l'exemple américain, l'espérance de vie de nos enfants sera plus courte que la nôtre. Des conséquences de l'épidémie mondiale d'obésité à la dure réalité de l'élevage industriel, des véritables raisons de la multiplication de certains cancers à l'ampleur des risques encourus à chaque coup de fourchette, Toxic révèle comment nous en sommes arrivés là. Et comment nous pouvons en sortir, à condition de réagir. Vite. Après avoir enquêté sur l'affaire Dominici, l'assassinat de JFK et les secrets de Coca-Cola, William Reymond dévoile la face cachée de notre alimentation quotidienne. Une chose est sûre : une fois cet ouvrage lu, vous ne regarderez plus jamais votre assiette de la même façon..." (W.Reymond)
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-Chiffres de l'obésité en France et dans le monde:
La dernière enquête nationale ObEpi, réalisée en 2003 par l'Institut Roche de l'Obésité avec la Sofres, et en collaboration avec l'Inserm et l'Hôtel Dieu de Paris, révèle que l'obésité et le surpoids continuent de progresser en France depuis 1997.La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé de 36,7% à 41,6% entre 1997 et 2003, soit une augmentation de 13%. Sur la même période, les Français ont grossi de 1,7 kg, et l'obésité massive (ou dite morbide) a doublé.

De plus en plus d'enfants et de personnes âgées touchés19% des enfants français sont touchés par l'obésité ou le surpoids. Après 65 ans, la prévalence de l'obésité est la même chez les hommes comme chez les femmes (autour de 15%).__La France compte plus de 5,3 millions de personnes adultes obèses et 14,4 millions de personnes en surpoids (Enquête emploi Insee 2002, personnes âgées de 15 ans et plus). L'obésité est un problème de santé publique et touche toutes les tranches d'âge et toutes les professions.___Dans le mondeL'obésité est considérée comme une épidémie par l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Dans le monde, 300 millions d'adultes sont en surcharge pondérale et, pour la majeure partie d'entre eux, souffrent de pathologies liées à leur poids. Le tiers des personnes en surpoids vivent dans les pays en voie de développement."

-L’obésité avale une part croissante du PIB en Europe :Le coût de l'obésité pour la société est considérable : selon plusieurs études récentes, il atteint presque 1 % du produit intérieur brut (PIB) dans certains pays de la Région européenne de l'OMS. En outre, dans la Région, jusqu'à 6 % des dépenses directes consenties aux soins de santé sont déjà attribuables à l'obésité chez l'adulte. Les coûts indirects supplémentaires, dus aux décès prématurés, à la perte de productivité et de revenu, sont au moins deux fois supérieurs aux coûts directs. En Espagne, par exemple, les coûts totaux imputables à l'obésité sont estimés à 2,5 milliards d'euros par an.

-Obésité : la menace d’une épidémie mondiale -Avec plus de 55 % de la population souffrant de surcharge pondérale, les Etats-Unis détiennent le triste record de personnes souffrant de surpoids. L’obésité et le surpoids constituent de véritables problèmes de santé publique.__L’obésité et le surpoids sont particulièrement présents dans certaines minorités américaines, ainsi que chez les personnes ayant un faible revenu et un faible niveau d’éducation. Pas moins de 97 millions d’américains adultes sont ainsi trop gros.

-La progression inquiétante de l'obésité en France
>Surpoids et obésité
-Près de 6 millions d’obèses en France
-Aux Etats-Unis, l’obésité diminue l’espérance de vie des jeunes :

"...« Ce qui fait la particularité des États-Unis, c’est surtout le nombre important d’obésités dites morbides, c’est-à-dire à haut niveau de sévérité avec des risques de complications. La prévalence chez les enfants et les adolescents du diabète de type 2, par exemple, est bien supérieure à ce qu’on peut observer en France », constate le professeur Jean-Philippe Girardet, chef du service de gastro-entérologie pédiatrique à l’hôpital Armand-Trousseau à Paris.
Selon lui, il existe plusieurs explications à ce phénomène. « Il y a d’abord un facteur génétique. Nous savons aujourd’hui que l’obésité et ses complications sont plus fréquentes dans certains groupes de population, notamment les Afro-Américains, les Hispaniques ou certains Indiens », souligne le médecin. Une autre explication à cette forte prévalence de l’obésité est liée à un certain nombre de facteurs environnementaux classiques mais particulièrement exacerbés aux États-Unis : la sédentarité, une alimentation riche en aliments gras et sucrés, la perturbation du rythme alimentaire… « Il suffit de se balader dans les centres commerciaux pour constater que les Américains mangent à toute heure de la journée et que les portions servies dans les restaurants sont bien plus importantes que chez nous », explique le professeur Girardet.___Une possible baisse de l’espérance de vie:
Ce médecin prend évidemment au sérieux ces prévisions sur une possible baisse de l’espérance de vie des jeunes générations. « C’est effectivement ce que montrent certaines études épidémiologiques selon lesquelles l’augmentation de la prévalence de l’obésité infantile va entraîner une hausse des affections cardio-vasculaires et des cancers. L’obésité, en effet, est aussi un facteur de risque pour le cancer, en particulier celui du sein et du côlon », précise le professeur Girardet, qui tient toutefois à « nuancer » ces prévisions, basées sur des « calculs qui restent théoriques ». « Un élément à prendre en compte est le fait que les derniers chiffres en provenance des États-Unis montrent une certaine stabilisation de la prévalence de l’obésité et du surpoids », ajoute le praticien parisien
..."
-L'obésité coûte deux fois plus cher que le cancer aux Etats-Unis:
""Nous dépensons près de 150 milliards de dollars par an pour soigner des maladies liées à l'obésité", a déclaré Kathleen Sebelius lors d'une conférence sur l'obésité organisée par les Centres de contrôle des maladies (CDC)."La Société Américaine du Cancer estime que le coût des soins contre tous les cancers se monte à 93 milliards de dollars par an", a-t-elle ajouté."Nous sommes donc dans la situation où les maladies liées à l'obésité coûtent presque deux fois plus cher que le coût lié à tous les cancers dans ce pays", a-t-elle conclu..."
-ÉTATS-UNIS : L'obésité coûte de plus en plus cher
-Le surpoids, un gros problème pour les Français
-Quel avenir pour notre système de santé publique ?
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 - Les GROS ont aussi une Histoire
-Avenir en XXL ?
- (Né)fast food
-Viande à gogo

mardi 2 février 2010

Petits pas d'Obama


Trop "raisonnable" ou trop ligoté ?

Entre volontarisme idéaliste et résistance de la réalité, quelle marge de manoeuvre?
___________Une image brouillée...

La question du pouvoir réel du Président se pose toujours

-"«J’ai fait campagne sur la promesse d’un changement auquel nous puissions croire. Je sais que beaucoup d’Américains ne sont pas sûrs de croire encore que nous puissions changer ou que je puisse apporter le changement. Je n’ai jamais dit que le changement serait facile, ni que je pourrais le réaliser tout seul. La démocratie dans une nation de 300 millions de gens peut être bruyante, désordonnée et compliquée. Et quand vous essayez d’accomplir de grandes choses et de faire de grands changements, cela suscite passions et controverse. C’est comme ça. »(O)

-
"Le plan mis en place à grand fracas dans la foulée de son élection, cet immense stimulus de près de 800 milliards de dollars destiné à sauver le système financier aux frais du contribuable, a certes bien fonctionné car la résurrection des Banques, de leurs profits et des inévitables bonus a dépassé les espérances des plus pessimistes. La générosité Gouvernementale ayant eu pour conséquence l’émergence d’institutions financières encore plus massives, donc plus dominantes, générant des bénéfices complètement déconnectés de la vie réelle. Obama et son équipe ont certes réussi puisque la vie à Wall Street a repris son cours normal... Il n’en reste pas moins qu’ils ont dangereusement sous estimé une frange importante de leur population en pleine tourmente et dégoûtée de cette éternelle collusion entre la gestion des intérêts publics et privés." (M.Santi)
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-Obama ou l’impasse des petits pas:
"Pour le parti démocrate et pour le président des Etats-Unis, la perte inattendue du siège détenu au Massachusetts par Edward Kennedy (décédé en août dernier) représente un échec redoutable. Car il met en danger le sort de plusieurs initiatives importantes, correspondant à autant d’engagements de campagne de M. Barack Obama.
__La réforme de la santé tout d’abord, qui n’a pas été définitivement adoptée et à laquelle, dorénavant, les républicains peuvent s’opposer indéfiniment au Sénat lorsque l’ultime version de ce texte reviendra dans cette assemblée Les problèmes ne s’arrêtent pas là, au contraire : la réforme financière, la promesse d’une loi rétablissant le droit des syndicats, les engagements (déjà si modestes) pris en matière d’environnement à Copenhague ; tout cela est également mis en péril.
__Pour mesurer ce qui vient de se passer au Massachusetts, il faut savoir que le nouveau sénateur républicain d’un Etat qui, en 1972, avait été le seul du pays à voter contre la réélection triomphale de Richard Nixon (et en faveur du pacifiste George McGovern), a proclamé pendant sa campagne qu’il était favorable à la torture comme méthode d’interrogatoire des personnes soupçonnées de terrorisme, hostile au plan présidentiel de réduction des émission de gaz à effet de serre et – naturellement ! – opposé à la réforme du système de santé défendue par le président des Etats-Unis
.__« Le moment Obama est terminé », concluait il y a quelques mois un penseur néoconservateur. Il estimait en effet que l’élection de novembre 2008 avait constitué un accident de l’histoire américaine portant à la présidence un homme trop à gauche pour le pays et qui profita d’un moment de désarroi national pour faire passer son programme.
__En réalité, les premiers mois de la présidence ont surtout été marqués par le désir de M. Obama de ne pas paraître tirer un avantage politique de la crise économique et financière, de multiplier les concessions à ses adversaires, pourtant en déroute et disposés à ne lui faire aucun quartier, de demeurer calme et centriste, technocrate et compétent.__Justifiant, par exemple, la taxe qu’il se propose de faire payer aux banques (si, là encore, le Congrès y consent…) il a plaidé le 16 janvier dernier auprès de ceux qui redoutent qu’un tel impôt n’effarouche la finance : « Cette année, Wall Street va distribuer davantage sous forme de bonus et de compensations diverses que le produit de cet impôt sur les dix prochaines années. »__Pour reconquérir une partie de l’électorat qui a voté pour lui il y a un an avec l’espoir que les choses changent vraiment, et qui s’avoue déjà déçu de son bilan, M. Obama devrait peut-être se faire violence. Et tenter d’être moins « raisonnable ».

-
Barack Obama entre la promesse du changement et la réalité:
"...Après un an d’apprentissage, Barack Obama s’est drapé une nouvelle fois mercredi 27 janvier dans le manteau du réformateur, pugnace en dépit des revers et déterminé à persévérer dans la même voie. Conjurant les sondages en baisse et la défaite humiliante pour son parti dans le bastion démocrate du Massachusetts, il a promis de faire ce pour quoi il a été élu, le changement, lors de son premier discours annuel sur « l’état de l’Union ».
« Nous n’abandonnons pas. Je n’abandonne pas. Il faut saisir ce moment pour redémarrer, faire avancer le rêve et renforcer une nouvelle fois notre Union », a-t-il lancé, comme pour faire renaître la magie de sa campagne présidentielle de 2008. Barack Obama s’est adressé à la classe moyenne américaine, en particulier à ces électeurs indépendants qui l’ont porté à la Maison-Blanche mais ont abandonné les démocrates la semaine dernière dans le Massachusetts. Les États-Unis accusent un déficit de 1 416 milliards de dollars« L’emploi doit être notre première préoccupation en 2010 », a-t-il lancé, en promettant de venir en aide sans tarder à ses compatriotes touchés ou menacés par le chômage, tout en donnant des gages de sa volonté de réduire le déficit budgétaire record du pays.
Tentant une synthèse entre deux objectifs a priori inconciliables – le soutien de l’emploi par des mesures de relance et l’assainissement des finances publiques – Barack Obama a proposé d’allouer aux banques de proximité 30 milliards de dollars sur les fonds remboursés par les grands établissements de Wall Street renfloués par l’État. L’idée est de permettre aux petites banques, principales sources de financement des PME, d’aider ces entreprises, motrices véritables de la création d’emplois.
En complément de cette annonce chiffrée, le président américain a fait plusieurs autres propositions de soutien à l’emploi susceptibles d’avoir un effet non négligeable sur les finances de l’État. Alors que les États-Unis ont accusé un déficit record de près de 1 416 milliards de dollars en 2009, soit près de 10 % du PIB, Barack Obama a redit qu’il avait hérité de finances publiques catastrophiques de son prédécesseur George W. Bush et donné des gages de sa volonté de réduire le déficit.
S’abriter d’une déroute lors des élections législatives__À partir de 2011, les dépenses autres que celles relatives à la sécurité nationale, aux retraites et aux assurances sociales seront gelées, mais ce gel ne concernera que 15 % des dépenses fédérales et ne devrait faire économiser que 250 milliards de dollars en dix ans.
Le président a reconnu des erreurs de la part de son administration tout en montrant du doigt le Congrès – républicains et démocrates confondus –, pour ses querelles incessantes qui freinent les réformes. Son discours n’aura certainement pas suffi à effacer la rivalité entre les deux camps au Sénat qui tient en otage la réforme de l’assurance-maladie, la grande promesse de sa présidence. Mais son intervention visait d’abord à gagner du temps et à s’abriter d’une possible déroute de son parti lors des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre..."
-Obama menace les banksters
-Obama, président du monde, un peu moins des États-Unis:

"...En toute logique institutionnelle, la droite américaine devrait raser les murs, courber l'échine, manger son pain noir et regrouper ses forces pour tenter de reprendre du poil de la bête dans la perspective des présidentielles de 2012. Ce n'est pas le cas. Le cadavre est étonnamment vivace et l'élection partielle de mardi vient de le démontrer: les républicains sont parvenus à arracher aux démocrates le siège de sénateur de feu Ted Kennedy. C'est une défaite qui pèse lourd pour la Maison Blanche puisque Barack Obama perd au passage la majorité qualifiée de 60 sièges sur 100 au Sénat, ce qui menace directement l'adoption de grandes réformes...
...malgré une cuisante défaite en 2008 et la piteuse cote de popularité de la fin du double mandat Bush-Cheney, le parti républicain redresse la tête. Ceux qui leur prédisaient une longue cure d'opposition, et de dures années dans l'ombre de l'astre Obama, semblent s'être fourvoyés. La crise économique, qui a échu entre les mains du nouveau président avant même son investiture, est l'un des principaux facteurs de cette résurgence de la droite.__« Nous subissons la pire dépression depuis 70 ans, et que fait la Maison Blanche ? Rien ! », accuse Cadey O'Leary, l'hôtesse de la réunion des Jeunes Républicains. « Au lieu de se préoccuper du chômage, du soutien aux PME ou de la relance du crédit, le président se consacre aux Jeux Olympiques ou aux émissions de CO2. Il communique beaucoup mais n'agit pas. On le voit beaucoup à l'étranger, mais pas tellement au cœur de l'Amérique. »
__La droite est également prompte à reprendre à son avantage un des principaux arguments de la gauche: « Je suis d'accord qu'il fallait sauver le système financier, mais à quand une aide pour les petits entrepreneurs, les propriétaires immobiliers, les gens qui sont écrasés par les dettes sur leurs cartes de crédit ? Obama a aidé Wall Street, mais quand va-t-il se préoccuper de Main Street ? », attaque Angel Garcia, qui enquête sur la criminalité en col blanc à la Bourse de Chicago
.__En nommant à la Maison Blanche et au Trésor des anciens de Goldman Sachs, ou des responsables du système financier déchu, Obama prête le flanc aux accusations. Encore plus aujourd'hui qu'il y a un an, maintenant que les banques recommencent à distribuer des bonus après avoir été sauvées grâce à l'argent des contribuables.Outre la critique de fond sur la gestion de la crise financière, l'économiste de gauche Paul Krugman pointe l'erreur tactique de l'actuelle administration : « Obama aurait dû agir comme Ronald Reagan, qui faisait face à une piètre économie au début de son mandat : se prémunir de la critique en faisant porter la charge des problèmes à ses prédécesseurs. » En prenant en charge très tôt la réponse à la crise – avant même son élection, lors de discussions avec Bush –, Obama, d'une certaine manière, en a endossé la responsabilité aux yeux du public, facilitant aujourd'hui les critiques de l'opposition...
"
-Barack Obama ou la tentation du populisme:
"...Jusqu'à présent, Barack Obama ne s'était pas trop aventuré sur ce terrain. Ni populiste – sa préférence va aux longs discours en forme d'explications de texte et sa politique taille une route centriste –, ni faux populiste – son comportement est fréquemment jugé hautain. Mais voilà qu'avec son décrochage dans les indices de popularité (même s'il reste au-dessus des 50% de taux d'approbation), ses réformes engluées au Congrès, le camouflet des électeurs du Massachusetts, l'arrogance persistante des banquiers s'attribuant de mirifiques bonus, et le chômage qui augmente, les sirènes du populisme deviennent de plus en plus attirantes pour tenter de remonter la pente.
Avant de prononcer ce mercredi son premier discours sur l'état de l'Union, après un an passé à la Maison Blanche, Barack Obama a fait escale, vendredi 22 janvier, devant des électeurs de l'Ohio pour livrer un discours essentiellement consacré à l'emploi, aux salaires, au coût de l'éducation et aux dérives des banques.Sa rhétorique rappelait parfois celle de son prédécesseur : « Cela fait toujours du bien de sortir de Washington. (...) L'aspect le plus difficile de mon travail est de ne pas pouvoir parler avec des gens comme vous à propos des problèmes que vous rencontrez dans vos vies quotidiennes. (...) J'ai voulu être président pour rebâtir notre économie afin qu'elle ne fonctionne pas que pour une poignée de nantis, mais pour ceux qui travaillent dur dans ce pays. Afin de créer de bons emplois qui font vivre vos familles. Afin que les salaires augmentent. Afin d'améliorer la qualité de nos écoles. »...
-Obama «prêt à se battre» contre les banques et leurs lobbies
-Barack Obama veut limiter l'activité des banques de Wall Street
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Banques : Obama sur la voie d'un remède anti-crise (?...)
-Obama : retour vers le passé !
-Aux USA, «populisme» n'est pas un gros mot
-Etats-unis : au secours, les conservateurs reviennent!
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-Obama, un an après

lundi 1 février 2010

L'Argentine, le soja et Monsanto

-Agrobusiness et désastre social, sanitaire et écologique

Comment mettre le vivant en coupe réglée et faire main basse sur l'économie d'un pays


___Les saigneurs de la terre:Un pays en otage
-Le soja de la faim
[Paraguay et Brésil sont aussi concernés, comme le Mexique pour le maïs-MM Robin:Le monde selon Monsanto]


-
Le Soja argentin, ce fléau que l’on a béni
ou Le monde selon monsanto:
-Les crimes contre l'humanité de Monsanto: de l'agent orange au soja transgénique en Argentine
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-Argentine, un cas d’école
-"En 1996, la multinationale Monsanto introduisait en Argentine ses semences de soja transgénique. Dix ans après, le pays peut tirer le bilan des OGM : boom économique d’un côté, catastrophe sociale, sanitaire et écologique de l’autre.
...
Le soja, c’est la success story de tout le pays. Ou plutôt conviendrait-il de préciser : le soja transgénique. Car, aujourd’hui, la quasi-totalité de la production argentine de soja appartient à cette variété.
L’histoire a commencé en 1996 lorsque la transnationale américaine Monsanto a introduit le fameux soja Roundup Ready (RR) en Argentine. Sa particularité est de posséder un gène qui lui permet de résister à un puissant herbicide développé également par Monsanto, le Roundup. L’argument de vente est simple : moins de pulvérisations nécessaires, moins de dépenses et plus de rendements
.En quelques années, le soja RR va connaître un essor exponentiel, planifié par la firme américaine. « Dès le départ, l’Argentine a été choisie par Monsanto pour expérimenter massivement la production de ses semences transgéniques, explique M. Jorge Rulli, fondateur du Groupe de réflexion rurale. La multinationale n’a pas fait breveter ses semences dans notre pays. De cette façon, les gens se sont passé les graines les uns aux autres, et le périmètre du soja transgénique s’est étendu rapidement. » Ce qui arrangeait tout de même les affaires du géant américain, puisque les agriculteurs devaient lui acheter son herbicide. Mais l’entreprise ne s’est pas arrêtée là pour assurer le succès de ses nouvelles semences : « Elle a vendu ici son herbicide au tiers de la valeur pratiquée dans les autres pays. Les associations d’agriculteurs américains ont alors dit que Monsanto subventionnait les Argentins. C’était la vérité : nous étions subventionnés. »
Des facteurs externes vont aider au développement rapide du soja génétiquement modifié (GM). Tout d’abord, la préoccupante érosion des sols observée dans la Pampa, la région la plus fertile du pays. Le soja de Monsanto est cultivé sans recours au labour, ce qui apporte une solution à court terme. Ensuite, la crise de la vache folle en Europe. Le remplacement des farines animales par des tourteaux de soja fait grimper les cours de l’oléagineux, suscitant l’intérêt des agriculteurs argentins. Enfin, à partir de janvier 2002, la dévaluation du peso de 70 %, combinée à une flambée des cours mondiaux exprimés en dollars – flambée due notamment à la demande croissante de la Chine –, transforme l’oléagineux en poule aux œufs d’or...
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En quelques années, l’agriculture argentine a ainsi complètement changé de visage. La ruée vers l’« or vert » a fait du soja la première culture du pays : alors qu’il couvrait, au moment de l’arrivée des semences GM en 1996, quelque six millions d’hectares, il en occupe aujourd’hui 15,2 millions, soit plus de la moitié des terres cultivables . Dix ans après l’introduction de la variété transgénique dans le pays, un premier bilan peut être réalisé. Et il n’est certainement pas aussi positif que l’Argentine aimerait à le penser. Premier problème majeur : la déforestation. « Le soja transgénique n’est qu’un nouveau chapitre de l’expansion de l’agriculture industrielle, mais c’est le plus puissant et le plus sauvage, décrit M. Emiliano Ezcurra, directeur de campagne de Greenpeace en Argentine. La déforestation actuelle est bien plus rapide que celles dues à la “fièvre du coton” ou à la “fièvre de la canne à sucre”. Les bulldozers rasent littéralement les bois. »
La plus grave conséquence de l’arrivée du soja GM n’est pourtant pas là. Pour le cultiver, les agriculteurs n’ont recours qu’à
un seul herbicide : le glyphosate, commercialisé notamment par Monsanto sous le nom de Roundup. Dans sa fiche consacrée à ce produit, la très officielle Agence américaine de protection de l’environnement (US Environmental Protection Agency, EPA) détaille les effets nocifs sur la santé que pourrait provoquer l’exposition à de fortes doses : « Congestion des poumons, accélération du rythme de la respiration » à court terme, « endommagement des reins, effets sur la reproduction » à long terme .
Médecin à Buenos Aires, le docteur Jorge Kaczewer en pointe également les dangers. Répertoriant soigneusement depuis plusieurs années les travaux scientifiques explorant les effets négatifs du glyphosate sur la santé, il tient une liste à la disposition de ses visiteurs. Parmi les symptômes d’un empoisonnement dû à l’herbicide, il note : « Irritations de la peau et des yeux, nausées et étourdissements, œdème pulmonaire, baisse de pression sanguine, réactions allergiques, douleurs abdominales, perte massive de liquide gastro-intestinal, vomissements, perte de conscience, destruction de globules rouges, électrocardiogrammes anormaux, dégât ou défaut des reins
».
Subtilité importante :
le glyphosate vendu aux agriculteurs n’est pas pur. « Dans les formules commerciales, des ingrédients inertes sont ajoutés pour que le produit pénètre mieux dans la plante », précise M. Kaczewer. Ces ingrédients-là peuvent aussi avoir des conséquences sur la santé. Mais ce qui préoccupe le médecin, c’est leur combinaison avec le glyphosate. « Il se crée une synergie qui produit des symptômes nouveaux, non explicables par la symptomatologie de chacun des produits. »
Au début, les épandages d’herbicide s’effectuaient par avion. Avec cette technique, la dispersion des produits chimiques ne s’arrêtait pas à la limite des champs, mais touchait un périmètre alentour de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mètres. Ce qui avait pour conséquence de tuer les autres cultures voisines non résistantes au glyphosate, et surtout d’affecter la population, les champs se trouvant à quelques mètres seulement des habitations. Si, aujourd’hui, des machines au sol remplacent progressivement l’avion, les ouvriers agricoles, eux, continuent à travailler pieds nus et sans gants, par manque de moyens. « Un de mes patients, en traitement depuis un mois déjà, n’arrive pas encore à récupérer la peau de ses pieds, raconte le docteur Darío Gianfelici, médecin de la petite ville de Cerrito, située au cœur d’une campagne plantée de soja. Personne ne se protège. Les gens ne comprennent pas. »
_______...Les agriculteurs, eux, s’inquiètent d’autres problèmes. Ils assistent à la
concentration des terres, qui s’est fortement accélérée avec les OGM. « Pendant que le volume de production du soja augmente, nous nous retrouvons avec de moins en moins d’exploitations, commente M. Alfredo Bel, ingénieur agronome de la Fédération agraire argentine (FAA). Le soja exclut les petits et moyens producteurs. » Le nombre d’exploitations dans le pays est tombé de 422 000 à 318 000 entre 1988 et 2002 – soit une réduction de 25 %.
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L’érosion du sol redevient par ailleurs un sujet préoccupant. M. Walter Pengue, ingénieur agronome à l’université de Buenos Aires, et M. Miguel Altieri, de l’université de Berkeley, ont exposé dans un article le désastre provoqué en Amérique latine par la culture du soja transgénique. « En Argentine, notent les deux universitaires, sa culture intensive a mené à un épuisement massif des éléments nutritifs du sol. On estime que la production continue de soja a extrait environ un million de tonnes d’azote et 227 000 tonnes de phosphore en 2003. Compenser une telle perte avec des engrais coûterait, selon des évaluations, 910 millions de dollars . »
___________Les deux chercheurs mettent également en pièces l’argument de Monsanto selon lequel le soja GM réclame peu de pulvérisations de son herbicide. « Alors que les promoteurs des biotechnologies prétendent qu’une seule application de Roundup est nécessaire pour le contrôle des mauvaises herbes sur une saison entière, des études montrent que, dans les régions de soja transgénique, le volume total et le nombre d’applications de l’herbicide ont augmenté . »
L’absence de rotation des cultures – qui entraîne l’utilisation année après année du même herbicide –, combinée à une augmentation régulière du volume appliqué, a une conséquence inévitable : le développement d’une résistance à l’herbicide par les mauvaises herbes. « Dans la Pampa, huit espèces de mauvaises herbes (...) montrent déjà une résistance au glyphosate », d’après les recherches de M. Pengue. Le cercle vicieux commence ici. Car, pour combattre la capacité d’adaptation de la nature, il faudra augmenter toujours plus la consommation d’herbicide... Jusqu’à ce que Monsanto ou une compagnie concurrente mette sur le marché un nouveau produit, plus puissant, et probablement plus dangereux...
__Sans mesures radicales, la tache de soja transgénique continuera à se répandre dans le pays. D’après les derniers chiffres disponibles, la superficie semée de cette culture augmentera en 2006 de 5,6 % par rapport à 2005. Les promoteurs mondiaux des OGM s’en réjouissent. Ainsi, M. Clive James, président de l’International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications (ISAAA), organisation favorable aux cultures transgéniques, jubile dans son dernier rapport annuel : « L’impact collectif croissant des cinq principaux pays en voie de développement est une tendance continue importante ayant des implications pour la future adoption et acceptation des cultures biotechnologiques dans le monde entier. » Le message est clair : le développement des cultures transgéniques là où elles sont autorisées doit être massif pour renforcer la pression sur les pays qui disent encore non aux OGM.__Le développement des nouvelles technologies agricoles fondées sur la génétique répond à un impératif de profit. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dont l’objectif est de libérer la planète du fléau de la famine, le souligne elle-même dans ses travaux. Si elle reconnaît que les OGM pourraient être un outil de lutte contre la faim, elle déplore fortement qu’ils ne soient pas utilisés en tant que tel, après une décennie d’existence. Dans son rapport annuel 2003-2004, dont le thème central était les biotechnologies agricoles, la FAO réprouve le seul développement des OGM à des fins commerciales : « Les recherches sur les cultures transgéniques sont, pour la majorité, le fait de sociétés privées transnationales. Cette situation est lourde de conséquences pour le type de recherches effectivement engagées, ainsi que pour les produits élaborés. (...) Les plantes et les caractéristiques présentant un intérêt pour les pauvres sont dédaignées "
(PL.Viollat)
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Le soja RR en argentine
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