Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

dimanche 5 septembre 2010

Du pétrole, du sang, des larmes...

Une histoire édifiante de l'or noir

Sous le signe de l'ambivalence:



Bienfaits et malédictions du pétrole



-Les tribulations de l' "excrément
du diable", source de progrès inouïs, à la base de tout, ET enjeu de conflits qui durent.

(_La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont."(“I call petroleum the devil's excrement. It brings trouble… Look at this madness—waste, corruption, consumption, our public services falling apart. And debt, debt we shall have for years.”)___________
_____[-La guerre froide du pétrole__- Afghanistan : mourir pour du pétrole? __-1914-1918:Le pétrole déjà...__-L'Irak occupée cédera-t-elle son pétrole aux « majors » ? etc... ]
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-Contrôler l'énergie pour contrôler les nations (Kissinger)
...
-"« Regardons les choses simplement. La principale différence entre la Corée du Nord et l'Irak, c'est qu'économiquement nous n'avions pas le choix pour l'Irak. Le pays nage dans le pétrole." (Paul Wolfowitz)
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-Une découverte déjà ancienne, une exploitation récente, une fin annoncée
(Eric Laurent parle de grand bluff concernant les réserves officiellement déclarées)
Comment se "désintoxiquer" du pétrole , en finir avec l'addiction,avant la flambée des prix, suite à la rareté inévitable et pour éviter les risques de pollution dus aux techniques de forage de plus en plus risqués?
Le fête est-elle finie?
[Vers d'autres formes d'énergie: ici et ici ] ?
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_Ne pas manquer:_-La face cachée du pétrole -Arte-

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-Les guerres du pétrole

-Pétrole et géostratégie US




samedi 4 septembre 2010

Fignon: dernière échappée

Je l'aimais bien...







Amoureux du vélo depuis mon enfance, je l'avais rencontré une fois au cours d'une course locale il y a une vingtaine d'années et il avait gentiment gratifié mon fils d'une signature sur sa photo encore juvénile.

J'aimais sa simplicité et son franc-parler, qui dérangeait parfois dans le peloton.
J'ai été impressionné par ses dernières déclarations où il évoquait lucidement et courageusement encore le mal qui le rongeait, en songeant à ceux qui partagent sa maladie et ne savent, désemparés, comment tenir psychologiquement. Il ne voulait pas être un exemple, juste un témoin. J'ai rarement vu une telle force et une telle sérénité sans ostentation, chez un homme qui sait depuis des mois que ses jours sont comptés. Je ne suis pas sûr que je serais dans une telle attitude d'esprit si je me trouvais un jour dans une situation semblable, même si je prétends ne pas craindre la mort. Il y a un hiatus entre dire et vivre.
_Quand il évoquait son passé de coureur, il ne masquait presque rien des aspects les moins glorieux de sa pratique du vélo. notamment du dopage, assez répandu, encouragé par le "système", qui favorise la loi du silence au nom d'intérêts finalement très commerciaux, mais qui restait encore à ses yeux à un stade quasi "artisanal". Quand de plus grands moyens furent introduits (Epo, transfusions, etc...), il fut révolté par ce virage qui dénaturait son sport favori et le dénonça, comme le fit G.Lemon, même si ce fut plus discrètement et plus tardivement.
Il ne se prétendait pas innocent, il fut aussi victime d'une organisation qui ne laisse guère le choix des moyens, et il n'excluait pas, sans en être sûr, que son mal soit une conséquence de produits dopants absorbés. J'aurais seulement aimé de lui qu'il fût plus explicite sur certaines pratiques du
vélo-business...qui ne concernaient pas seulement un certain Texan.
Il restera malgré tout dans les annales du vélo non pas un héros, qu'il savait naturellement ne pas être, mais un homme, modeste et courageux,
noble jusqu'au bout ,droit sur ses pédales.
Salut Laurent !
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Article paru dans Agoravox

vendredi 3 septembre 2010

L'attention, problème politique

Pour une nouvelle politique du "care"

__Une économie politique de l'attention



La notion de "care", terme anglais aux sens multiples, repris par Martine Aubry, a souvent été critiquée pour les aspects compassionnels qu'elle pouvait connoter, surtout par temps de crise et de précarité généralisée.
__Une sorte de baume apaisant sur les souffrances sociales? Un appel à plus d'attention et de solidarité qui escamoterait les projets de transformations sociales et politiques profonds touchant aux causes de la rupture des liens, du développement de l'individualisme, de la souffrance au travail qui retentit sur les autres sphères ? Causes essentiellement en relation avec un nouveau mode d'organisation du travail, une nouvelle forme de capitalisme essentiellement financier, dont Boltansky et Chiapello ont analysé la logique, dans Le nouvel esprit du capitalisme.

__Mais cette notion peut prendre un sens moins équivoque, plus positif, moins discutable, si on l'intègre dans la perspective d'une anthropologie générale, qui prend en compte l'intégration de l'homme dans la nature, de nos liens vitaux souvent oubliés avec les forces qui nous constituent et que nous utilisons, nous transformons (écologie au sens fort, primordial et aristotélicien du terme,dont l'économie n'est qu'un aspect et un prolongement). Cela est bien analysé par Descola.
__Si on lui confère aussi le sens fort d'"attention", sans moralisation particulière, sans prétention quelconque à en faire une valeur unique, mais qui se révèle, si on y réfléchit bien, comme pouvant avoir une dimension citoyenne, politique au sens large. L'attention à ce qui se déroule sous nos yeux, que nous ne captons pas, ou très épisodiquement, ou très superficiellement. Attention aux autres, à soi, à ce qui se passe d'important sous l'écume des événements . Notre degré d'attention s'est émoussé d'autant plus que nous sommes sans cesse sollicités, au niveau de la consommation matérielle et informationnelle, par une logique quasi imparable de séduction,de détournement d'attention, de vitesse obligée, de stress, voire de décervelage. Nous y pensons et nous oublions...Cela se vérifie dans les salles de classe où la captation d'attention devient de jour en jour plus problématique et dans la société en général, où le repli sur soi, sur les seuls problèmes domestiques, tend à devenir la norme, où l'homme finit par devenir un atome centré sur lui-même et ses propres jouissances et souffrances.

__IL existe une économie politique de l'attention qui fait partie d'une citoyenneté exigeante. Un esprit non inséré consciemment dans la sphère publique peut-il avoir de bons instruments d'analyse et des capacités d'action et de réaction à la hauteur des événements qu'il vit?...
"En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" [A.de Tocqueville]


__" ...Le soin n’a aucun sens dans une économie financiarisée. Si une politique offensive n’est pas conduite pour éradiquer la gangrène du capitalisme financier qui nous intoxique tous, les excès du capitalisme deviendront la norme et les soignants n’en pourront mais. La flexibilité généralisée introduite dans les entreprises (et pas seulement la délocalisation) que Boltanski et Chiappello décrivent comme « nouvel esprit du capitalisme », pour répondre aux exigences de la « valeur pour l’actionnaire », a conduit à une destruction systématique de tous les attachements qui pouvaient encore faire tenir des solidarités. Et les réformes des retraites en sont un des éléments (quoiqu’on dise après de la démographie). Or, la gauche a très peu fait pour s’attaquer à cet ennemi interne du capitalisme industriel qu’est le capitalisme financier (c’est ça l’invraisemblable, il faut défendre le capitalisme contre ses propres mécanismes de démesure systématique, mais cela donne de la place pour des alliances intéressantes contre l’oligarchie financière et politique qui nous gouverne). Désignons les ennemis avec qui il n’y aura pas de monde commun possible et nous avons une chance de mobiliser tout en donnant une chance au care de ne pas se résumer à un cautère sur une jambe de bois. Car la mobilisation politique ne viendra pas massivement « pour le care » mais contre ceux qui oblige à faire du care, qui en fait ne change rien , puisque précisément, on le cantonne à un exercice plutôt vain...
La concurrence pour « le temps de cerveau disponible » fait rage en effet et cela de façon exacerbée dès lors que nous sommes connectés en permanence avec Twitter ou avec les blogs. Or, cette approche par l’attention constitue de fait une critique du régime médiatique dans lequel nous sommes entrés depuis l’ère électronique de l’immédiateté de la transmission, depuis le télégraphe pourrait on presque dire, cette galaxie Marconi décrite par Mc Luhan et prenant désormais une place démesurée. Cette rareté de l’attention va à l’encontre de tous les commentaires qui mettent en évidence l’abondance de l’information et sa « non rivalité » (on peut rediffuser une autre information sans lui faire perdre sa valeur). La rareté est toujours là, elle gouverne les stratégies économiques et médiatiques mais il s’agit désormais de la rareté de l’attention. La posture d’alerte permanente dans laquelle nous sommes placés, et dont les cours des bourses sont le meilleur exemple, rend toute élaboration attentive de longue durée impossible car c’est « l’attention alerte » qui domine, celle qui suscite ou qui éveille sans arrêt sans que l’on ait finalement de prise sur elle. Loin de nous rassembler, cette attention là nous disperse...

Sommes nous si loin de la question classique du care, dans sa version social-démocrate ? Non, car l’exercice de ce care exige de l’attention, non plus au sens compassionnel mais au sens d’une énergie cognitive. Or, cette énergie dépend elle-même des dispositifs qui peuvent la susciter. Une politique médiatique n’est en rien anecdotique par rapport à ces questions. Ainsi, pour les questions sociales, sanitaires ou environnementales, comment pouvons-nous en tant que public, ou mieux encore en tant que décideurs, administrations ou politiques, accéder à l’information qui nous permettrait d’être attentif à un risque, à une population, à une crise, à une évolution lente, à des signaux faibles ? Nous ne le pouvons qu’à travers des dispositifs médiatiques, qu’ils soient de masse ou qu’ils soient dédiés (comme des rapports internes d’une inspection quelconque). Et la mise en forme de ces messages peut tout changer au statut du problème. Car nous sommes des intermittents de l’attention, comme de la citoyenneté, le public reste un fantôme, comme le disait Lippmann, qui ne peut s’activer qu’à intervalles parfois longs sur des « issues » ou questions particulières (en fait les décideurs fonctionnent sur le même régime). Dès lors la place de "la crise" devient clé dans tous les discours et profondément pénalisante pour la pensée. Nous ne devenons attentifs que lors des crises (les sans abris au début de l’hiver, les licenciements lorsque des ouvriers menacent de faire sauter leur usine, la réglementation du littoral lorsque des digues sont enfoncées par la mer et provoquent de nombreux morts, etc…). Tous les responsables de services de sécurité (et par extension de soin) savent bien que c’est seulement en temps de catastrophe que les politiques peuvent vraiment évoluer. Pourquoi ? Parce que notre attention est sans cesse sollicitée par d’autres stimuli, d’autres « issues » ou problèmes, qui renversent la hiérarchie que l’on pourrait créer « rationnellement » et qui finissent par faire advenir du « bruit » en tête de l’agenda. Le travail des médias repose sur cette opération d’alerte permanente, qui fonctionne au « j’y pense et puis j’oublie », mais qui garde le public éveillé tout en rendant difficile l’élaboration d’une vision dans le temps...

Toute cette énergie pour l’attention, où sera-t-elle prise ? Sur d’autres sollicitations en premier lieu. Cela veut dire qu’il faut renforcer le pouvoir d’arbitrage et de retrait vis-à-vis de toutes les sollicitations portées par ce monde de la connexion, comme l’appellent Boltanski et Chiappello. Il est temps de porter la critique aussi sur ce monde-là qui nous pousse toujours plus à être en alerte et à être connecté à une masse d’événements qui ne sont en rien contributeurs ni à la richesse ni au bonheur collectif. La « pollution informationnelle » est un processus qui met en cause la capacité des citoyens à participer en mobilisant un minimum d’énergie nécessaire pour une implication politique, aussi intermittente soit-elle. Permettre le retrait, la décroissance informationnelle, de même qu’aider à l’orientation par l’invention de nouvelles formes de médias exploratoires et non réduits à des systèmes d’alerte, constitue un objectif de politiques d’architecture technique essentiel car elles doivent rouvrir l’éventail des choix pour les citoyens.

« L’économie politique de l’attention » qui est à construire exige une activité critique collective qui doit viser avant tout à empêcher toute forme de captivité irrémédiable. La nécessité de ralentir les processus de décision comme les mécanismes de circulation constitue un objectif général qui entre en résonance avec la critique de la vitesse de Virilio, même si elle part de présupposés différents. Chacun aura remarqué à ce sujet que toute activité qui relève du care au sens traditionnel de soin ou d’assistance est plutôt considérée socialement comme une perte de temps parce qu’elle prend le temps et qu’elle prend le risque de le perdre et ce faisant d’opérer selon un principe de bien-veillance. A l’inverse, le modèle de la performance de l’économie financière a poussé à ses limites celui de la productivité capitaliste puisque cette « nouvelle économie » (et il n’y en a pas d’autre que financière) fonde ses mécanismes de profit sur cette vitesse de circulation, sur l’accélération générale des échanges, favorisés par le numérique en réseau et par la réduction de tous les phénomènes à un statut de données traduites en bits. Le modèle attentionnel de l’alerte qui génère ce stress généralisé (Sloterdijk) est parfaitement réalisé dans les desks des courtiers qui jouissent de cette accélération et de la désorientation que cela crée pour les non experts qui perdent leur mise pour cette seule raison..."[Merci à Dominique Boullier_Mediapart]

________________Attention et éducation

jeudi 2 septembre 2010

Irak: un bilan


Un vrai faux départ

__Vers une "Aube nouvelle"? (J.Biden)

Poursuite de l'occupation sous d'autres formes...

Au vu des images qu'ils reçoivent, la plupart des Américains peuvent avoir l'impression qu'une page est tournée en Irak, que la "mission" est accomplie, que les troupes qui restent ne sont plus là, selon la version officielle, que pour contribuer à la formation d'une armée indépendante et que l'action us ne sera plus orientée que par le seul intérêt de la construction d'un Etat irakien indépendant. On assiste en fait à un retrait en trompe-l'oeil
Si on ne peut tirer un bilan d'une aventure initiée dans des conditions discutées et discutables, qui est loin d'avoir produit tous ses effets, on peut déjà faire
une première synthèse.

"...Le bilan de la guerre américaine, menée sans l’aval des Nations unies, est accablant :__Destruction du pays, de ses structures étatiques et administratives. Il n’existe plus d’Etat irakien qui fonctionne. Sept ans après la guerre, l’électricité arrive à peine quelques heures par jour, la production pétrolière stagne, l’administration ne fonctionne pas, les écoles et les universités sont à l’abandon, etc. Reconstruire une structure unifiée et efficace nécessitera sans doute des décennies.— Le confessionnalisme, encouragé dès les premiers jours par l’occupant, a été institué dans toutes les fonctions, et la répartition des postes se fait désormais en fonction de l’appartenance communautaire ou nationale. Les principales forces politiques sont « chiites », « sunnites » ou « kurdes ». Et demeurent une série de bombes à retardement, comme la délimitation des « frontières incertaines du Kurdistan ». La question de Kirkouk, où un référendum est prévu depuis décembre 2007 (et sans cesse reporté) pour décider du rattachement ou non de cette ville à la région autonome du Kurdistan, n’est pas le moindre des défis.— Le bilan humain est terrible. Si on connaît précisément les pertes américaines (environ 4 400 tués), celles des Irakiens ont fait l’objet d’évaluations très diverses : on ne recense pas un mort « arabe » comme on recense un mort « occidental » ; seul ce dernier a un visage. Entre cent mille et plusieurs centaines de milliers de personnes tuées, des milliers de disparus, des centaines de milliers de personnes déplacées et de réfugiés (notamment en Syrie – lire Theodor Gustavsberg, « Silencieux exil des Irakiens en Syrie » – et en Jordanie), des centaines de milliers de blessés.— Malgré les coups qui lui ont été portés depuis 2007, Al-Qaida, qui, rappelons-le, était absente d’Irak jusqu’en 2003, s’y est implantée. Elle garde des structures efficaces, comme le prouvent les attentats coordonnées de ce mois d’août 2010. Des milliers de combattants du monde arabe et musulmans ont transité ces dernières années par l’Irak et ont ensuite porté le combat en Afghanistan, en Somalie, au Liban, en Afrique du Nord..."

-Enjeux géostratégiques

-Le grand gachis

-L’aventure irakienne n’a pas fini de hanter le pays

______-Le pétrole en question____-Les objectifs de Bush



samedi 28 août 2010

Insécurité programmatique


Offensive sécuritaire

Un discours bien organisé

Dans le discours élyséen , rien n'est laissé au hasard.
Dès le début, le paradoxal éloge de Guy Moquet, l'étonnant discours de Latran , la valorisation du prêtre aux dépends de l'instituteur, etc..donnaient le ton: une relecture particulière du passé,une contestation à peine voilée des valeurs républicaines, un signe envoyé aux plus conservateurs.

Il s' agit à chaque fois, en flirtant avec un nationalisme d'une autre époque, certaines nostalgies du passé, en jouant sur des peurs bien réelles issues des incertitudes du temps, effets d'une crise économique qui ravage une partie du tissu social, développe la précarité , exacerbe les tensions et les individualismes et favorise le développement de certaines formes nouvelles de délinquance, toujours stigmatisées, mais sans réelle volonté ni moyens d'en éradiquer les formes les plus visibles et les plus médiatisées.

Jouer sur les peurs, pour créer un consensus, détourner l'attention et les critiques de l'essentiel, pour consolider ou restaurer une autorité vacillante et contestée, retourner de mauvais sondages, assurer un avenir personnel brouillé...
Bref, une tentative, sans doute vouée à l'échec, en tous cas
des paris incertains pour restaurer une image dégradée et restaurer l'"aura" des débuts, tout en tentant d'escamoter l'impuissance économique et les "affaires" (faire oublier Bettancourt, notamment...)
Présenter l'apparence de l'ultra-fermeté selon un programme établi par les conseillers les plus proches,_
surtout deux conseillers-clés_, quitte à lâcher un peu de lest quand le message ou les mesures passent difficilement. Programme empirique, surfant sur l'opinion ou l'orientant selon les cas. La thématique de l'insécurité, ou plutôt du tout sécuritaire, entre dans cette stratégie d'une reconquête de larges franges de la population. C'est ainsi que la rhétorique frontiste de Brice Hortefeux correspond à un calcul médiatique ,selon un timing bien précis.

__________________Comme le dit .
P.Maillard, dans Mediapart
:"... C'est un fait unique dans l'histoire de notre République finissante : un homme a inventé l'insécurité et la xénophobie d'Etat comme stratégie de gouvernement et arme politique. Il les a inventées et mises en œuvre méthodiquement, intentionnellement. Non seulement comme un moyen de reprendre la main quand les plus graves soupçons pèsent sur le sommet de l'Etat et sur le parti majoritaire, non comme une simple « diversion » circonstancielle et communicationnelle en période de grave crise économique et sociale, mais bien comme un continuum idéologique et une pratique politique destinée à asseoir et conserver un pouvoir qui nous fait sortir un peu plus chaque jour de la légalité républicaine, des règles démocratiques et du respect de nos institutions.__Les théories d'une rupture politique ou d'un virage récent vers l'inadmissible - « durcissement », « radicalisation », lit-on un peu partout - sont aujourd'hui insuffisantes. Sarkozy et ses conseillers ont inventé l'insécurité programmatique, l'insécurité comme programme électoral et projet politique. Ni diversion, ni dérive, mais une ligne idéologique, un choix délibéré, pensé et assumé, un système avec des fondamentaux puisés directement dans la pensée de l'extrême droite, avec son langage propre, son révisionnisme de l'histoire, son gouvernement par la peur et cette violence pure qu'il faut bien commencer à penser afin d'identifier ce contre quoi nous avons à nous battre..."
________________________
-Nationalité: le grand flou juridique
-
La déchéance de la nationalité est une habileté tacticienne, mais un danger pour la République
-Comment Nicolas Sarkozy a rendu possible la dérive raciste à droite
-Sarkozy cherche un rebond à son extrême droite
-Patrick Weil: «Les déchéances de nationalité rappellent les guerres du XXe siècle»
-Le sarkozysme, la droite-extrême et l’extrême-droite

-La première des insécurités, ça reste le chômage !

vendredi 27 août 2010

USA: plus dure sera la suite ?

Vers une crise encore plus marquée?




Quand la récession s'ajoute à l'inflation: c'était le pronostic des plus pessimistes il y a deux ans.
Aujourd'hui, le paysage s'est un peu modifié, mais pas dans le meilleur sens. La reprise américaine ralentit, les Bourses dépriment
.
Malgré quelques promesses et mesures parfois symboliques,
l'incertitude demeure. - La paralysie et l'impuissance sont manifestes.[_ "Un cercle vicieux : l'administration Obama n’est pas en mesure de faire adopter – le voudrait-elle – un quelconque nouveau plan de relance public par le Congrès : dans cette conjoncture, en attendant la reprise de l’emploi, les consommateurs se restreignent et en conséquence, les entreprises n’embauchent pas. Si la consommation ne reprend pas, qu’est ce qui va pouvoir contribuer à la croissance?..."(PJ)_]
Le spectre de la déflation resurgit
Une sortie faible de reprise passagère en trompe l'oeil, qui semble atteindre ses limites, avec les mêmes acteurs financiers, malgré les interventions d'Obama, qui restent marginales. Les restrictions budgétaires risquent d'affaiblir la consommation et de compromettre le rétablissement annoncé. Les banques n'ont rien compris.
Les problèmes de logement s'aggravent. Le prix des maisons chute toujours. _Le marché de l'immobilier est au plus bas depuis 1963 _.
Même les moins désargentés ne veulent plus s'endetter auprès des banques, elles-mêmes réticentes à prêter. De grandes villes comme Cleveland ou Détroit tendent à se désertifier. Des scènes de rue dignes de la crise de 29 choquent les Américains. Le nombre des sans-domicile fixe augmente.
La « classe moyenne » aux Etats-Unis est en train de se rétrécir dramatiquement. Il y a toujours plus de chômeurs en fin de droits et les Etats-Unis découvrent le chômage de longue durée (variable selon les régions(-voir ici-)__"Les Etats-Unis s'installent dans une situation inédite : un chômage structurel élevé.
.."
__________" Le nombre de procédures de faillite, d'entreprises ou personnelles, aux Etats-Unis a atteint son plus haut niveau depuis près de cinq ans, montrent des statistiques officielles publiées mardi, illustrant les effets du ralentissement économique et de la montée du chômage . Les services judiciaires ont recensé 422.061 procédures de faillite durant le trimestre avril-juin, soit 9% de plus qu'au cours des trois mois précédents et 11% de plus que sur la période correspondante de l'an dernier. Sur l'année à fin juin, ce chiffre atteint 1,57 million, soit une hausse de 20% par rapport aux douze mois précédents. Les faillites personnelles ont augmenté de 21%, à 1,51 million en un an, et les faillites d'entreprises de 9%, à 59.608. C'est la première fois que ce décompte passe la barre des 400.000 sur un trimestre depuis le record du quatrième trimestre 2005, lorsque 667.431 procédures avaient été engagées, après la réforme des lois fédérales sur les faillites, qui avait durci les critères permettant à un particulier ou à une entreprise de se placer à l'abri de ses créanciers. Nous savons que les causes des faillites sont principalement la perte d'un emploi et la santé, avec en plus la crise des saisies immobilières", a commenté Deborah Thorne, professeur associé de sociologie à l'université de l'Ohio.Tant que nous ne serons pas remis sur pieds, que nous n'assurerons pas des emplois décemment payés et que nous ne ferons pas quelque chose contre la crise immobilière, les faillites continueront d'augmenter." (Reuters)

-L 'immobilier fait craindre une rechute aux Etats-Unis
-« Cleveland contre Wall Street »

-Etats-Unis-La croissance américaine revue très à la baisse
-Les chiffres de l
' emploi suscitent des doutes sur la reprise
-Crise :une "énorme catastrophe" se prépare, selon Simon Johnson (ex-FMI)
-Nous n'avons pas fait le nécessaire pour étayer les fondations de notre prospérité (Obama)
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Point de vue: rechute imminente?

jeudi 26 août 2010

Justice indépendante?

Institution sinistrée

Pour l'honneur de la justice ?...




C'est peu dire que le fonctionnement de la justice va mal en France
Un manque de moyens déjà ancien, un long
travail de sape, qui place notre pays dans les bons derniers en Europe.
Elle va de la pénurie à l'asphyxie.
Une trop grande dépendance par rapport au pouvoir et à ses pressions, loin des principes de Montesquieu, se manifestant par des ingérences parfois lourdes dans des affaires "sensibles" pour stopper, retarder ou escamoter certaines procédures, une survalorisation des problèmes de petite délinquance, la plus spéculaire, qui joue démagogiquement sur le thème de l'insécurité, très porteur électoralement
Un projet de suppression du juge d'instruction, à l'américaine, et des jurys populaires dans les procès d'assise..
Une justice aux réformes brouillonnes qui ne va pas à l'essentiel, sans moyens donc, souvent à deux vitesses, que dénoncent régulièrement certains juges eux-mêmes, comme Jean de Maillard, dont on peut penser que la liberté de propos, no
tamment sur la grande délinquance financière, gêne au plus haut lieu._Les représentants de la fonction judiciaire dénoncent aussi «les attaques contre l'indépendance de la justice» et «une opération de démantèlement de l'institution judiciaire». Sortant de leur traditionnelle réserve, ils en appellent à l'opinion publique pour éviter leur mise sous tutelle du pouvoir exécutif."(E.Ineiyan-Mediapart)_
Jean de Maillard,sanctionné pour avoir simplement rendu la justice, à ses yeux. Sanction révélatrice d'un malaise qui dépasse sa personne, dont il fait état dans une lettre ouverte à M.A.Marie
:

_"... Ce que l'on me reproche, qui rend insupportable ma présence dans un tribunal correctionnel et justifie de m'entendre dire que je porte tort à l'image de la justice, c'est de résister au dévoiement d'une justice d'abattage, où les juges du siège sont pris en otage d'une politique pénale -si tant est qu'il y ait chez ceux qui en sont chargés une vision claire de ce qu'ils recherchent- qui n'a plus pour horizon que d'assurer un rendement statistique maximal en sacrifiant aux modes passagères ou aux exigences de la communication gouvernementale.
_Peu importe ce qu'on juge, peu importe comment on le fait encore, peu importe même ce que deviendra la décision prononcée : le seul mot d'ordre qui tienne encore est « réponse à la délinquance », selon les inquiétudes et les urgences de l'actualité ou des faits divers._Mais qui trop embrasse, mal étreint ! On nous demande de remplir les prisons de récidivistes, mais qui sont les récidivistes ? Les voyous qui savent passer entre les mailles du filet mal rapiécé des forces de l'ordre et de la justice ?_Que non : bien plus souvent les malheureux écrasés par une vie sans autre espoir que de toucher leur RSA en fin de mois et qui, de beuveries en bagarres sordides, échouent dans les salles de garde à vue qui servent d'antichambre à une cellule pénitentiaire à peine moins crasseuse...
les parquets ont été repris en mains, avant d'ailleurs que vous n'arriviez vous-même place Vendôme, et je dois même dire que vous avez hérité d'une justice sinistrée où juger n'est plus l'objectif de l'institution judiciaire.
_Le centre de gravité de la justice s'est déplacé des salles d'audience vers les parquets, transformés en gare de triage des malfaisants et des pauvres hères, tous confondus et sans distinction. Les instructions que doivent appliquer les représentants du ministère public leur enjoignent de donner une réponse pénale à tout comportement délinquant..."

samedi 14 août 2010

Une étape...

_______________Photo personnelle_Côte Dalmate, juin 2010_(cliquez pour agrandir)

_____Bonjour à tous, amis connus et inconnus, lecteurs assidus ou occasionnels !

Une frontière symbolique vient d'être franchie: 100000 visites depuis avril 98...Champagne!!
_Quand j'ai commencé, je ne m'attendais pas à une telle fréquentation. D'ailleurs, j'envisageais initialement de faire de ce blog une sorte de conservateur de certains papiers livrés à Agoravox (autrefois de meilleure qualité qu'aujourd'hui), d'en faire aussi un panier à favoris sur les sujets qui me tenaient à coeur.
Puis , je me suis pris au jeu et suis devenu un écumeur du web,un chasseur de liens (lol!), au fur et à mesure que, voulant approfondir certains points d'actualité, j'ai été souvent confronté à une information défaillante, redondante, partiale ou partielle.
En cherchant patiemment dans le meilleur du web et en confrontant les sources, j'ai trouvé de quoi affiner les instruments d'analyse, élargir la vision, réviser mes préjugés, conforter aussi parfois mes options fondamentales. Certains ont pu remarquer que je ne me situais pas précisément du côté des "vilains conservateurs" (lol!), bien que ne militant dans aucun parti( je cherche encore...).
Car l'o
bjectivité, si elle peut être améliorée par un combat constant et appuyée sur une scrupuleuse honnêteté, ne peut exister dans l'absolu. "Un fait est toujours le résultat d'un jugement", disait le journaliste J.Fauvet, du Monde. La vision réduite sur un événement n'empêche pas de prendre parti, comme le soulignait Camus... qui s'est aussi parfois trompé. Notre époque cahotique et "sur/sous-informée" (dit-on) ne facilite pas l'interprétation des faits et des mutations en cours, l'analyse de leurs conséquences possibles. "Dans le tumulte des événements du monde" (Baudelaire),un "fanal" est plus que jamais nécessaire...surtout quand la presse va mal.
__Au fur et à mesure, souvent insatisfait, j'ai essayé de modifier la présentation de mes papiers, pour sortir d'une tendance trop énumérative et parfois dispersée. Je tente depuis peu une formule plus ramassée, plus synthétique, plus explicite,moins formelle aussi,insérant le plus souvent les liens (mieux choisis) dans le coeur du texte.
La lassitude guette. J'ai eu maintes fois envie d'abandonner le chantier, constatant que je ne faisais rien de très original, conformément à ma prétention initiale de n'être qu'un "passeur". Mais l'intérêt, le plaisir reprenaient toujours le dessus.
Je ne sais combien de temps je vais tenir dans la durée...Peu importe.
Quand le plaisir et la motivation feront défaut, je retournerai cultiver mon jardin (que je n'ai jamais abandonné ) , pratiquer le vélo (un peu plus),voyager (je ne m'en lasse pas) et m'occuper de mes petits-enfants (encore davantage) . Nul n'est irremplaçable...surtout dans l'univers contrasté et parfois riche des blogs à vocation informative.
Je m'éloigne quelques jours.
Merci de m'avoir lu!
Bonne journée!

vendredi 13 août 2010

Charity business

Donate!

Au Richistan,
__________Les milliardaires passent à l'offensive



Charité et /ou justice ?




Andrew Carnegie: "L'homme qui meurt riche meurt en disgrâce".

-Une façon de s’acheter un peu d’immortalité ?... " (Gisèle Prévost)
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Ah! dur d' être milliardaire ! d'avoir à gérer une richesse qui peut correspondre à celle de plusieurs pays
Que de soucis! De plus, les sommes possédées excèdent de très loin tout ce qu'on serait susceptible de dépenser même au cours de plusieurs vies, même si l'on s'offrait les produits les plus nombreux et les plus luxueux.
C'est terrible! on ne peut consommer au delà d'un certain seuil: trois bouteilles de Petrus par jour, et voilà votre santé mal partie; cinq yachts de par le monde: parfait, mais comment en profiter? le temps n'est pas extensible, et ça finit par être ennuyeux...Et puis il faut bien mourir! Un beau mausolée, un cercueil en acajou ne donneront aucune satisfaction particulière. A-t-on jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard? Pas question de mourir riche. Comme l’écrit Bloomberg,
«cette fortune, je ne peux ni la dépenser entièrement ni l’emporter dans la tombe.»
Bref, être milliardaire, surtout quand on est américain, n'est pas un sort si enviable que la presse people le laisse entendre.
On comprend pourquoi un Carnegie, ou même un Rockefeller en soient presque venus à prêcher la vie simple, presque ascétique..Il faut dire que l'esprit du protestantisme était passé par là, avec sa glorification du travail et de la réussite matérielle pensée comme l'expression du salut . Etre riche: une mission divine. Aux USA, l'argent n'a jamais été objet de honte et la réussite sociale est une valeur dont on peut se glorifier sans complexe (Daniel Boorstin dans
Histoire des Américains, décrit très bien cette tendance présente dès le départ de l'"aventure coloniale"). Etre pauvre ne pouvait qu'engendrer une certaine honte au sein d'un société marquée par une Destinée Manifeste, au coeur de l' american dream.(ou ici)
-"...« Dans les années 80, les " maîtres de l'Univers", comme les appelait l'écrivain Tom Wolfe, voulaient amasser du capital. L'arbitragiste Ivan Boesky lançait son célèbre slogan "Greed is good" [la cupidité est bonne !]. Les milliardaires des années 2000, eux, ont adopté la philosophie d'Andrew Carnegie, selon laquelle "l'homme qui meurt riche meurt en disgrâce". Ils y ont ajouté leur touche : ils donnent leur argent de leur vivant », observe Jean-Sébastien Stehli, de L'Express, dans une enquête sur la vie des super-riches qui aborde pour la première fois ce sujet. En réalité, les deux comportements font bon ménage. Le golden boy a pris les traits du trader David Pinkus dans Cendrillon, le dernier livre d'Éric Reinhardt (Stock). Pour lui, gagner de l'argent est à la fois une drogue et un plaisir. Mais c'est le même individu qui dépense des sommes astronomiques en pures futilités et qui s'implique dans la lutte contre la misère dans le monde. Dans les deux cas, le plaisir est un moteur. La tradition philanthropique américaine, d'origine protestante, encourage l'acte de donner d'un point de vue à la fois philosophique, moral et éthique. La défiscalisation fait le reste. Il s'agit de se sauver soi-même en sauvant le monde..." (G.Prévost)
_____Mais le problème, le casse-tête, pour les happy few, c'est de profiter en faisant profiter les plus malchanceux. Leur conscience morale devait souffrir , à la vue de tant de misères répandues aux USA et à l'extérieur. D'où l'idée d'établir des fondations , pour réparer ce que l'Etat ne faisait pas ou faisait si mal. La justice sociale étant si mal assurée, il fallait compenser par la charité, qui pouvait être grande, mais laissée à la libre appréciation de chacun. C'était sans doute un moyen de soulager sa conscience, peut-être des remords issus d'une fortune à l'origine acquise dans des conditions douteuses, mais aussi un bon moyen d'échapper partiellement à l'impôt, de valoriser son image sociale, donc de conforter sa réussite. Un bon retour sur investissement, en quelque sorte.
Et puis , il existe des fondations qui jouent un
double jeu...Et puis certains, comme G.Soros semblent dénués de scrupules quand ils sont aux affaires. Double langage ou schizophrénie sociale? Et puis, l'initiative engagée par Buffet and Co se résume pour l'instant à des "promesses"...D'autres par le passé ne furent jamais tenues.
Cela peut paraître cynique , et pourtant...
Un impôt proportionnel aux richesses accumulées , judicieusement utilisé (hôpitaux, éducation, etc...), serait certainement plus efficace socialement que des dons, laissées souvent à la fantaisie individuelle (je sais, des groupes bancaires ont maintenant leurs conseillers en philanthropie, _comme en placement en paradis fiscaux_) et parfois sans suite.
_"...Aux États-Unis, le conseil en dons est un nouveau métier fort lucratif. En fonction de vos goûts personnels, on vous aiguillera vers l’opération assurant le meilleur « retour sur investissement » en termes d’impact social : 500 enfants tirés de la misère, 1 000 analphabètes en moins, etc. Au passage, le conseiller empoche de 1 à 5 % du don. De même, des banques privées proposent des « philanthropy advice services » pour accompagner la démarche, jusqu’à faire la publicité des dons pour les donateurs qui le souhaitent.
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« En Europe, les Pays-Bas sont la nation la plus avancée en matière de fondations, car l’on y trouve beaucoup de fonds de pension à vocation de retraite par capitalisation, observe Gilles Dard, président de l’activité gestion privée de Merrill Lynch, qui gère la fortune de 700 familles françaises et dispose de spécialistes ès philanthropie. « En France, ceux qui passent à l’acte sont moins nombreux qu’ailleurs. Mais le phénomène s’est amplifié depuis trois ans, au rythme de l’accélération de la création de richesse des dernières années. Et avec l’aide de la loi Aillagon, malheureusement encore un peu confidentielle. » Il y voit une tendance de fond. « Au-delà de 50 millions d’euros de patrimoine, tous y pensent et souhaitent clairement qu’on leur en parle. Ils investissent sur plusieurs générations et veulent être sûrs que le ratio argent investi/efficacité sera optimal. » Le cas le plus fréquent est le grand industriel qui a vendu son entreprise, préparé sa retraite, offert un appartement et un pécule à ses enfants, et qui décide de placer le reste à très long terme de façon à ce que sa générosité lui survive.Une façon de s’acheter un peu d’immortalité ?... " (Gisèle Prévost)
______________Avec une partie seulement de la fortune de Bill Gates (ne soyons pas trop dur et il lui en resterait tant encore pour lui et ses enfants!), on pourrait ouvrir des écoles dans toute l'Afrique et sortir beaucoup de pays du marasme, par des actions bien ciblées, bien organisées. Ce serait aussi une façon de rendre à la société une partie des sommes qu'il a captées par ses pratiques commerciales monopolistiques déloyales .
Madame Bettancourt ne verse qu'une part très dérisoire de ses revenus à l'Etat au regard d'une personne des classes moyennes, mais elle a aussi "ses" pauvres"...et ses oeuvres d'art, qui lui donnent du plaisir et lui fait faire des économies...
Les cadeaux fiscaux vont rarement dans le sens de l'intérêt général

___________Alors, justice ou charité ?
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-LE CHARITY BUSINESS EN QUESTION