CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Le MILLION de visites est atteint.
Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
samedi 28 octobre 2017
Hypothétiques emplois
On cherche la cohérence.
Comme c'est étrange...
Est-ce un problème de calculette ou une étourderie?
Dans un organe de presse Macron-compatible, malgré les déclarations exprimées en haut-lieu, on relève que, s'agissant de l'impôt sur le capital, la réalité serait moins claire que celle officiellement proclamée:
"Avant que le Sénat ne se saisisse du projet de loi de finances pour 2018, le président de la commission des finances, Vincent Eblé (PS), a souhaité obtenir de Bercy des précisions sur les effets de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 % sur les revenus du capital. « On ne peut pas nous demander de légiférer à l’aveugle, explique le sénateur de Seine-et-Marne. Si je n’avais pas demandé ces éléments d’information, je ne suis pas certain que nous les aurions obtenus. » Jusqu’à présent, en effet, ces données faisaient singulièrement défaut.
Il ressort des informations transmises à la commission des finances que, avec le PFU, les cent premiers contribuables à l’ISF gagneront chacun en moyenne 582 380 euros par an. Pour les mille premiers, le gain moyen sera de 172 220 euros par an. Selon les services de la commission, 44 % du bénéfice total lié à la mise en place du PFU serait capté par le 1 % des ménages dont le revenu est le plus élevé.
En revanche, Bercy se dit dans l’incapacité de chiffrer avec précision l’impact du remplacement de l’ISF par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) car, explique l’administration fiscale dans sa réponse, « le patrimoine immobilier des redevables n’est pas connu avec précision ».
Un beau cadeau quand même.
Comme c'est embêtant....
Cet impôt sur la fortune et le capital, dénoncé comme dissuasif et scandaleux par Mr Gattaz, serait même d'une absurdité insigne, dit Romaric Godin, économiste à la Tribune. Malgré les appels à la tranparence, celle-ci n'est pas au rendez-vous.
De plus, selon certains, les emplois supposés devoir être crées par la bouclier fiscal coûteront... 4 fois plus cher que les contrats aidés.
Où sont les vrais assistés de la République?
Vieille question!...
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vendredi 27 octobre 2017
USA: état des lieux
Vers quel déclin? __Points de vue_
Pas simple d'avoir un point de vue surplombant sur les problèmes que vit l'Amérique et de se projeter dans l'avenir qui se dessine avec la montée en puissance de Pékin et d'autres pays du Sud-est asiatique.
Il est sûr en tous cas que la superpuissance de l'Empire, développée depuis le début du XX° siècle, est derrière nous. La domination du dollar est en question, La puissance militaire reste sans égal, mais ne suffira pas très longtemps à assurer la domination des intérêts de l'Oncle Sam.
Selon l'Iris, les dernières élections à Washinton ont été révélatrices de cette thématique du déclin.
L'effacement et le déclassement des classes moyennes est un signe qui ne trompe pas.
Un déclin en trompe-l'oeil aux yeux de certains. Une économie en reconversion permanente selon d'autres. Le cas de la résurrection progressive de Détroit en serait l'illustration.
Du point de vue sociétal, rien ne progresse par contre.
Pour l'historien Paul Kennedy et Emmanuel Todd, la notion de déclin est le thème dominant.
Les réflexions de Laurent Herblay méritent d'être discutées ( 1_)_( 2_)_ ( 3)_(4)_(5).- (6(- (8) : une démocratie malade .
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Pas simple d'avoir un point de vue surplombant sur les problèmes que vit l'Amérique et de se projeter dans l'avenir qui se dessine avec la montée en puissance de Pékin et d'autres pays du Sud-est asiatique.
Il est sûr en tous cas que la superpuissance de l'Empire, développée depuis le début du XX° siècle, est derrière nous. La domination du dollar est en question, La puissance militaire reste sans égal, mais ne suffira pas très longtemps à assurer la domination des intérêts de l'Oncle Sam.Selon l'Iris, les dernières élections à Washinton ont été révélatrices de cette thématique du déclin.
L'effacement et le déclassement des classes moyennes est un signe qui ne trompe pas.
Un déclin en trompe-l'oeil aux yeux de certains. Une économie en reconversion permanente selon d'autres. Le cas de la résurrection progressive de Détroit en serait l'illustration.
Du point de vue sociétal, rien ne progresse par contre.
Pour l'historien Paul Kennedy et Emmanuel Todd, la notion de déclin est le thème dominant.
Les réflexions de Laurent Herblay méritent d'être discutées ( 1_)_( 2_)_ ( 3)_(4)_(5).- (6(- (8) : une démocratie malade .
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jeudi 26 octobre 2017
Transhumance
Pas simple d'être (très) riche!
C'est un sport de combat.
Rien n'est jamais acquis et il faut savoir souvent faire sa valise.
Car les règles (ou les non règles) changent très souvent.
Ce n'est pas du jeu.
Une situation qui n'est pas de tout repos et il faut savoir déjouer le fisc.
C'est comme les multinationales, obligées de déplacer leurs pions selon le coût de la main d'oeuvre.
Pourquoi tant de grosses entreprises américaines en Irlande? Il y a climat plus favorable. Pas cons les mecs, qui profitent de l'absence d'harmonie européenne. Chacun pour soi! Bien fait pour leurs g......!
Même si certains esprits chagrins ne sont pas d'accord: "Cette concurrence entraîne finalement les pays européens dans une spirale infernale. L'Irlande du Nord prévoit d'abaisser son impôt sur les sociétés pour être aussi attractive que la République irlandaise. Tout cela est accentué par le développement des acteurs du numérique, qui profitent du caractère dématérialisé de leur activité pour payer le moins d'impôt possible. « Au final, tout le monde est perdant, juge le député Marc Laffineur. Cette concurrence fiscale et sociale agressive sape les fondements de l'Union européenne. "
Donc les grosses fortunes font de la transhumance, en fonction des avantages et des cadeaux fiscaux. L'intérêt,national et général n'est leur souci.
Le principal argument en faveur de la réduction du périmètre de l'impôt de solidarité sur la fortune(ISF) a du plomb dans l'aile quand on observe ce qui passe dans les pays européens offrant aux plus riches une fiscalité avantageuse.
De la Belgique jadis attractive ou du Luxembourg si proche, il faut maintenant aller plutôt sur les bords du Léman.
Mais la Suisse ne serait plus ce qu'elle était...
Il faudrait aller voir vers Malte...et plus loin. Ce n'est pas la place qui manque.
C'est un enfer que la recherche du meilleur paradis. On ne va pas en plus payer des impôts.
La fortune se gagne à la force ses poignets, reste encore à la faire fructifier et à faire partie des premiers de cordée.
Heureusement qu'il n'y a plus de valises et de routes forestières passées à la sauvette. L'argent pèse moins lourd et il n'y a plus de frontières. Les chemins numériques, bien que détournés, ont pour eux la discrétion et la rapidité.
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C'est un sport de combat.
Rien n'est jamais acquis et il faut savoir souvent faire sa valise.
Car les règles (ou les non règles) changent très souvent.
Ce n'est pas du jeu.
Une situation qui n'est pas de tout repos et il faut savoir déjouer le fisc.
C'est comme les multinationales, obligées de déplacer leurs pions selon le coût de la main d'oeuvre.
Pourquoi tant de grosses entreprises américaines en Irlande? Il y a climat plus favorable. Pas cons les mecs, qui profitent de l'absence d'harmonie européenne. Chacun pour soi! Bien fait pour leurs g......!
Même si certains esprits chagrins ne sont pas d'accord: "Cette concurrence entraîne finalement les pays européens dans une spirale infernale. L'Irlande du Nord prévoit d'abaisser son impôt sur les sociétés pour être aussi attractive que la République irlandaise. Tout cela est accentué par le développement des acteurs du numérique, qui profitent du caractère dématérialisé de leur activité pour payer le moins d'impôt possible. « Au final, tout le monde est perdant, juge le député Marc Laffineur. Cette concurrence fiscale et sociale agressive sape les fondements de l'Union européenne. "
Donc les grosses fortunes font de la transhumance, en fonction des avantages et des cadeaux fiscaux. L'intérêt,national et général n'est leur souci.
Le principal argument en faveur de la réduction du périmètre de l'impôt de solidarité sur la fortune(ISF) a du plomb dans l'aile quand on observe ce qui passe dans les pays européens offrant aux plus riches une fiscalité avantageuse.
De la Belgique jadis attractive ou du Luxembourg si proche, il faut maintenant aller plutôt sur les bords du Léman.
Mais la Suisse ne serait plus ce qu'elle était...
Il faudrait aller voir vers Malte...et plus loin. Ce n'est pas la place qui manque.
C'est un enfer que la recherche du meilleur paradis. On ne va pas en plus payer des impôts.
La fortune se gagne à la force ses poignets, reste encore à la faire fructifier et à faire partie des premiers de cordée.
Heureusement qu'il n'y a plus de valises et de routes forestières passées à la sauvette. L'argent pèse moins lourd et il n'y a plus de frontières. Les chemins numériques, bien que détournés, ont pour eux la discrétion et la rapidité.
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mercredi 25 octobre 2017
Business ordurier
Elles adorent les ordures, ces mafias .
Cela se passe à deux pas de chez nous.
En toute discrétion, mais non sans conséquences sanitaires sur les populations.
La mafia calabraise, aux multiples ramifications, ne fait pas que dans les ordures et n'opère pas que dans l'Italie du Sud, son berceau.
Elle opère aussi discrètement chez ses voisins allemands ou chez nous.
Elle sait se rendre indispensable, même pour les plus triviales besognes.
C'est ce que rappelle l'émission de Théma Arte sur ce sujet hier soir, qui fait parfois froid dans le dos.
La mafia locale a pris en charge le transport et l'"évacuation" des déchets parfois les plus toxiques ou parfois radioactifs, avec des procédés expéditifs, "non conventionnels", avec la complicité de groupes industriels européens, qui y trouvent leur compte, en détournant la loi, et avec le silence d'hommes politiques bien placés.
Les temps sont durs. La drogue ne rapporte souvent plus assez et la concurrence est rude. Donc les mafias ont fait main basse sur nos déchets, même les plus toxiques. La liste des décès par cancer s'allongent dramatiquement.
Dans l'Italie de rêve, voilà un tourisme à encourager, mais pour lancer des alertes et pour soutenir des populations locales découragées et réduites au silence.
Et si on en parlait à Bruxelles?...
Car les mafias ne colonisent pas que l'Italie...
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Cela se passe à deux pas de chez nous.
En toute discrétion, mais non sans conséquences sanitaires sur les populations.La mafia calabraise, aux multiples ramifications, ne fait pas que dans les ordures et n'opère pas que dans l'Italie du Sud, son berceau.
Elle opère aussi discrètement chez ses voisins allemands ou chez nous.
Elle sait se rendre indispensable, même pour les plus triviales besognes.
C'est ce que rappelle l'émission de Théma Arte sur ce sujet hier soir, qui fait parfois froid dans le dos.
La mafia locale a pris en charge le transport et l'"évacuation" des déchets parfois les plus toxiques ou parfois radioactifs, avec des procédés expéditifs, "non conventionnels", avec la complicité de groupes industriels européens, qui y trouvent leur compte, en détournant la loi, et avec le silence d'hommes politiques bien placés.
Les temps sont durs. La drogue ne rapporte souvent plus assez et la concurrence est rude. Donc les mafias ont fait main basse sur nos déchets, même les plus toxiques. La liste des décès par cancer s'allongent dramatiquement.
Dans l'Italie de rêve, voilà un tourisme à encourager, mais pour lancer des alertes et pour soutenir des populations locales découragées et réduites au silence.
Et si on en parlait à Bruxelles?...
Car les mafias ne colonisent pas que l'Italie...
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mardi 24 octobre 2017
Ruée vers l'or
Ça continue...
Avec ses hauts et ses bas, ses déplacements incessants.
Même s'il n'est plus la garantie ultime des monnaies, l'or continue d'être objet de spéculation, d'accumulation pour temps incertains et connaît un usage industriel de plus en plus grand.
Parfois matière première comme une autre, mais toujours valorisée, sous le signe de la rareté. Le grand fétiche poursuit son aventure.
Malgré la déconnexion opérée sous Nixon entre l'or et le dollar, il continue à être stocké par les banques, échangé entre particuliers et n'a pas perdu de sa valeur mythique.
C'est dire que l'avenir des chercheurs du métal précieux est garanti, bien qu'aléatoire.
La ruée vers l'or californien est bel et bien terminée, mais les prospectives, plus ou moins légales, se déplacent.
Aujourd'hui, c'est la Guyane qui fait l'objet d'intérêts particuliers. Ce n'est pas nouveau. Les pratiques souvent sauvages d'orpaillage au coeur de la forêt amazonienne durent depuis plus d'un siècle..
Les conséquences sur l'environnement sont maintenant connues; l'utilisation de cyanure et de mercure, notamment, ne sont pas sans conséquences sur le milieu et les personnes.
____Mais l'immense projet de mine d’or industrielle en cours suscite des inquiétudes profondes, qui dépassent les limites guyanaises.
Les craintes légitimes de profondes et irréversibles dévastations s'expriment de plus en plus fort.
Il est pas insensé de parler de catastrophe écologique potentielle de grande ampleur.
Le projet très rentable, qui doit être voté, est contré par de nombreuses associations fortement motivées. La plus « plus grande mine de France » n'est pas seulement un projet local, il faut arrêter de mettre en danger la forêt amazonienne déjà agressée de toutes parts. Ce n'est pas un espace sylvestre comme un autre dans l'écosystème mondial.
Le débat public doit se poursuivre, sur une question qui concerne tout le monde.
Même si, vu de l'Elysée, la Guyane n'est qu'une île....tout à fait insalubre...
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Avec ses hauts et ses bas, ses déplacements incessants.
Même s'il n'est plus la garantie ultime des monnaies, l'or continue d'être objet de spéculation, d'accumulation pour temps incertains et connaît un usage industriel de plus en plus grand.
Parfois matière première comme une autre, mais toujours valorisée, sous le signe de la rareté. Le grand fétiche poursuit son aventure.
Malgré la déconnexion opérée sous Nixon entre l'or et le dollar, il continue à être stocké par les banques, échangé entre particuliers et n'a pas perdu de sa valeur mythique.
C'est dire que l'avenir des chercheurs du métal précieux est garanti, bien qu'aléatoire.
La ruée vers l'or californien est bel et bien terminée, mais les prospectives, plus ou moins légales, se déplacent.
Aujourd'hui, c'est la Guyane qui fait l'objet d'intérêts particuliers. Ce n'est pas nouveau. Les pratiques souvent sauvages d'orpaillage au coeur de la forêt amazonienne durent depuis plus d'un siècle..
Les conséquences sur l'environnement sont maintenant connues; l'utilisation de cyanure et de mercure, notamment, ne sont pas sans conséquences sur le milieu et les personnes.
____Mais l'immense projet de mine d’or industrielle en cours suscite des inquiétudes profondes, qui dépassent les limites guyanaises.
Les craintes légitimes de profondes et irréversibles dévastations s'expriment de plus en plus fort.
Il est pas insensé de parler de catastrophe écologique potentielle de grande ampleur.
Le projet très rentable, qui doit être voté, est contré par de nombreuses associations fortement motivées. La plus « plus grande mine de France » n'est pas seulement un projet local, il faut arrêter de mettre en danger la forêt amazonienne déjà agressée de toutes parts. Ce n'est pas un espace sylvestre comme un autre dans l'écosystème mondial.
Le débat public doit se poursuivre, sur une question qui concerne tout le monde.
Même si, vu de l'Elysée, la Guyane n'est qu'une île....tout à fait insalubre...
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lundi 23 octobre 2017
Point d'histoire
Autriche: dénis et dénazification manquée
Alors que l'extrême droite est une nouvelle fois en embuscade au pays de Sisi, personne ne s'indigne vraiment. Juste quelques mises en garde. Pourtant, l'élection de Sébastien Kurz et ses futures alliances devraient inquiéter, comme hier le succès de Jörg Haider ou le passé de Kurt Waldheim.
A Bruxelles, pas de manique, même si le ton est différent vis à vis de la Hongrie ou de la Pologne.
A Vienne, le passé ne passe pas, pas le plus prestigieux, celui de l'ancien Empire, mais celui d'un passé si récent, sur lequel on a passé un peu vite l'éponge, après-guerre, pour des raisons aussi opportunistes, culturelles que politiques à courte vue.
Avoir considéré le pays comme "victime du nazisme" , ne fut pas sans conséquences, non seulement dans l'immédiat après-guerre.
La dénazification confiée aux Français suivit un chemin très particulier, ce qui fait dire que "... la dénazification totale des Autrichiens fut un échec. L’Est et l’Ouest étaient en pleine guerre froide, la France connaissait de graves crises gouvernementales, la Légion étrangère avait besoin de soldats pour la guerre d’Indochine et pour défendre les acquis coloniaux. Les Français ne pouvaient donc se passer du soutien des Autrichiens et de leur contribution directe dans les combats qu’ils menaient contre le communisme et le mouvement de décolonisation. L’occupant français ne pouvait donc pas se permettre d’être trop dur avec les nazis autrichiens : les Français avaient besoin d’eux, autant économiquement que militairement. En condamnant trop vivement ceux qui avaient collaboré avec les nazis, les Français risquaient de provoquer une grave crise sociale en Autriche, ce qui n’aurait pas manqué de déstabiliser toute l’Europe centrale..."
Bref, on ferma beaucoup les yeux. Résultat: un passé qui ne fut jamais digéré et des plaies toujours ouvertes. On a oublié les conditions de l'Anschluss et le fait que " 40 % des gardiens des camps de concentration et 70 % de l’équipe d’Eichmann, chargée de la solution finale, étaient des Autrichiens. Alors que le pays représentait 8 % de la population du IIIe Reich. » L’histoire douloureuse refuse obstinément de mourir. Le théâtre de Thomas Bernhard en atteste, violent et outrancier pour mieux réveiller la nation."
De même les écrits sans complaisance de Elfriede Jelinek.
Un passé qui ne passe pas, selon certains observateurs. Oublier son passé n'a jamais produit les meilleurs effets. Freud avait raison: le déni est la pire des choses, la nostalgie est révélatrice. Les mythes ont la vie dure.
__________Un simple exemple: le travail forcé, notamment des Juifs, a eu un début de reconnaissance en Allemagne et certaines réparations partielles furent accordées aux victimes.
Ce ne fut pas le cas en Autriche, comme l'atteste le témoignage de ce juif rescapé d'origine polonaise, échoué finalement dans le nord de la France, qui a toujours obtenu un refus concernant d'éventuels dédommagements concernant les terribles traitements endurés en Autriche:
"En 39-45, j'ai été travailleur forcé. L'Autriche refuse toujours de l'admettre"
Un fonctionnaire anonyme a répondu à ses requêtes qu'on n'allait pas créer de précédents et... remonter à Attila...
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Alors que l'extrême droite est une nouvelle fois en embuscade au pays de Sisi, personne ne s'indigne vraiment. Juste quelques mises en garde. Pourtant, l'élection de Sébastien Kurz et ses futures alliances devraient inquiéter, comme hier le succès de Jörg Haider ou le passé de Kurt Waldheim.
A Bruxelles, pas de manique, même si le ton est différent vis à vis de la Hongrie ou de la Pologne.A Vienne, le passé ne passe pas, pas le plus prestigieux, celui de l'ancien Empire, mais celui d'un passé si récent, sur lequel on a passé un peu vite l'éponge, après-guerre, pour des raisons aussi opportunistes, culturelles que politiques à courte vue.
Avoir considéré le pays comme "victime du nazisme" , ne fut pas sans conséquences, non seulement dans l'immédiat après-guerre.
La dénazification confiée aux Français suivit un chemin très particulier, ce qui fait dire que "... la dénazification totale des Autrichiens fut un échec. L’Est et l’Ouest étaient en pleine guerre froide, la France connaissait de graves crises gouvernementales, la Légion étrangère avait besoin de soldats pour la guerre d’Indochine et pour défendre les acquis coloniaux. Les Français ne pouvaient donc se passer du soutien des Autrichiens et de leur contribution directe dans les combats qu’ils menaient contre le communisme et le mouvement de décolonisation. L’occupant français ne pouvait donc pas se permettre d’être trop dur avec les nazis autrichiens : les Français avaient besoin d’eux, autant économiquement que militairement. En condamnant trop vivement ceux qui avaient collaboré avec les nazis, les Français risquaient de provoquer une grave crise sociale en Autriche, ce qui n’aurait pas manqué de déstabiliser toute l’Europe centrale..."
Bref, on ferma beaucoup les yeux. Résultat: un passé qui ne fut jamais digéré et des plaies toujours ouvertes. On a oublié les conditions de l'Anschluss et le fait que " 40 % des gardiens des camps de concentration et 70 % de l’équipe d’Eichmann, chargée de la solution finale, étaient des Autrichiens. Alors que le pays représentait 8 % de la population du IIIe Reich. » L’histoire douloureuse refuse obstinément de mourir. Le théâtre de Thomas Bernhard en atteste, violent et outrancier pour mieux réveiller la nation."
De même les écrits sans complaisance de Elfriede Jelinek.
Un passé qui ne passe pas, selon certains observateurs. Oublier son passé n'a jamais produit les meilleurs effets. Freud avait raison: le déni est la pire des choses, la nostalgie est révélatrice. Les mythes ont la vie dure.
__________Un simple exemple: le travail forcé, notamment des Juifs, a eu un début de reconnaissance en Allemagne et certaines réparations partielles furent accordées aux victimes.
Ce ne fut pas le cas en Autriche, comme l'atteste le témoignage de ce juif rescapé d'origine polonaise, échoué finalement dans le nord de la France, qui a toujours obtenu un refus concernant d'éventuels dédommagements concernant les terribles traitements endurés en Autriche:
"En 39-45, j'ai été travailleur forcé. L'Autriche refuse toujours de l'admettre"
Un fonctionnaire anonyme a répondu à ses requêtes qu'on n'allait pas créer de précédents et... remonter à Attila...
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dimanche 22 octobre 2017
Dans une île si tranquille...
...Un mal qui répand la terreur.
Dans cet Etat européen si ordinaire qu'on finit par oublier, qui ne soulève aucune tempête dans les institutions bruxelloises, se passent des choses terribles, dignes d'une mafia sud-américaine.
Pourtant du beau monde s'y met à l'abri. En toute tranquillité et discrétion.
Des multinationales bien connues viennent y trouver refuge.
En fait, derrière les apparences, la corruption mine les institutions.
Derrière l'opacité financière et une façade avenante, l'île est minée depuis longtemps.
L' île est avenante et discrète. On comprend que le "tourisme" y prenait bien des formes, pas toujours conventionnelles.
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Dans cet Etat européen si ordinaire qu'on finit par oublier, qui ne soulève aucune tempête dans les institutions bruxelloises, se passent des choses terribles, dignes d'une mafia sud-américaine.
Pourtant du beau monde s'y met à l'abri. En toute tranquillité et discrétion.Des multinationales bien connues viennent y trouver refuge.
En fait, derrière les apparences, la corruption mine les institutions.
Derrière l'opacité financière et une façade avenante, l'île est minée depuis longtemps.
Des meurtres par voiture piégée frappent depuis deux ans l'île, épinglée dans les "Panama Papers" et les "Malta Files" pour malversations financières. 400 000 lecteurs revendiqués dans un pays qui compte 430 000 habitants. Assassinée dans un attentat à la voiture piégée lundi, la journaliste Daphne Caruana Galizia s'était forgée une solide notoriété. Son blog, consacré principalement aux scandales de corruption à Malte, lui a attiré de nombreux ennemis, en particulier parmi les politiques, ses cibles régulières. Au point que son fils, également journaliste, accuse les autorités. La corruption est un mal ancien à Malte. Bien que membre de l'Union européenne, le pays se trouvait en 2016 à la 47e place sur 176 du classement de l'ONG Transparency International. La criminalité y est d'autant plus endémique que l'île est régulièrement présentée comme un paradis fiscal, où règne une certaine opacité financière qui séduit les réseaux criminels. Daphne Caruana Galizia s'est fait une spécialité des trafics illicites et avantages fiscaux pour les sociétés étrangères dans cette île qui abrite 70 000 sociétés offshores. Dans nombre de dossiers européens de corruption, Malte, dont l'économie est basée sur les services, en particulier financiers, est citée comme une étape dans le circuit de l'argent. En révélant la première les soupçons de corruption pesant sur l'entourage du Premier ministre Joseph Muscat, la journaliste a indirectement provoqué des élections anticipées à la fin du printemps dernier - élections qui n'ont pas eu d'incidence sur l'équilibre politique actuel. Elle avait alors dénoncé l'ouverture par la femme du Premier ministre, Michelle Muscat, d'un compte au Panama pour y dissimuler des pots-de-vin en provenance d'Azerbaïdjan, en échange de l'autorisation donnée à une banque azérie de travailler à Malte...
Le courage de Daphné lui aura été fatal.
L’île méditerranéenne est régulièrement accusée de dérive mafieuse. Les opposants et les journalistes étrangers qui enquêtent sur le système maltais critiquent l’absence d’indépendance de la police, de la justice, des medias.
Les deux proches du premier ministre mis en cause par les « Panama papers » pour avoir ouvert des comptes offshore après leur arrivée au pouvoir et touché des pots-de-vin sont toujours en place ; la police a enterré les rapports de l’agence antiblanchiment sans même ouvrir d’enquête. Malgré les réserves de Bruxelles, le très lucratif programme de ventes de passeports de l’UE, qui permet d’acquérir la nationalité maltaise pour un million d’euros, se poursuit dans la plus grande opacité.
A l’heure où l’UE, à juste titre, exige de la Pologne et de la Hongrie le respect de l’Etat de droit, il serait bon qu’elle se penche avec autant de circonspection sur les conditions dans lesquelles les libertés fondamentales sont appliquées à Malte...
L' île est avenante et discrète. On comprend que le "tourisme" y prenait bien des formes, pas toujours conventionnelles.
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samedi 21 octobre 2017
LU
___ Gros trou d'air et panne sèche.Mais que se passe-t-il chez Airbus? Alliance en vue?
C'est grave, docteur?
Les Américains sont en embuscade, comme dans d'autres affaires.
Heureusement que pour certains les parachute sont dorés...
___ Nouveau krach: certains s'inquiètent.
On n'a rien appris...Un risque sous-estimé.
__ Dette de la Grèce : quand Le Maire plagie… Varoufakis !
Sortir des mensonges passés sur la crise..
__ Pierre Gattaz: pour une contrôle journalier des chômeurs. Comme en Angleterre?
Les chômeurs feraient de "l'optimisation" et l'ISF est un "poison".__ Pierre Gattaz: pour une contrôle journalier des chômeurs. Comme en Angleterre?
__ Glyphosate : le pire scandale sanitaire du XXIe siècle.
Pollution "calamiteuse" des eaux.
__ Donald Trump nous trompe sur l'Iran.
__ On peut mourir écolo...et pas cher.
__ Le tour de passe-passe de la CSG.
__ L'avenir de l'Allemagne n'est pas plus radieux que le nôtre .
vendredi 20 octobre 2017
Où va-t-on?
Adieu! mouches,papillons, sauterelles...abeilles, oiseaux.
Une catastrophe silencieuse:
En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe:
"En moins de trois décennies, les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre en outre que le déclin des abeilles domestiques, très médiatisé par le monde apicole, n’est que la part émergée d’un problème bien plus vaste....
___On a toujours besoin d'un plus petit que soi...
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Une catastrophe silencieuse:
En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe:
"En moins de trois décennies, les populations d’insectes ont probablement chuté de près de 80 % en Europe. C’est ce que suggère une étude internationale publiée mercredi 18 octobre par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne ; elle montre en outre que le déclin des abeilles domestiques, très médiatisé par le monde apicole, n’est que la part émergée d’un problème bien plus vaste....
___On a toujours besoin d'un plus petit que soi...
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jeudi 19 octobre 2017
Il était une fois, la Libye
Liaisons dangereuses
2011: on se souvient de l'intervention lybienne,et de l'opération Unifed Protector, dans la quelle N. Sarkozy joua un rôle majeur. Intervention largement critiquée après coup en interne comme en externe. Le grand droitdelhommiste BHL y avait joué avec zêle le rôle de conseiller du prince. Et plus.
Ce qui devait se produire se produisit. Kadhafi avait prévenu Tony Blair sur les risques émanant de démantélement, Pas plus que Hussein ou Assad, le "guide" n'était un enfant de choeur, mais finalement, la France paie au prix fort cette intervention biaisée et intéressée, comme Washington son aventure irakienne.
L'ami de Tripoli, un si bon client, reçu en grande pompes à Paris, à qui on voulait vendre du nucléraire, devint rapidement l'homme à abattre, laissant dans le pays un chaos dont on n'est pas sorti, avec ses conséquences sur les flux migratoire du Sud et la diffusion incontrôlée d'armements de toutes natures jusqu'en Afrique subsaharienne, dont profitèrent des groupes radicaux, au Mali ou ailleurs. Des bases floues, des réticences et rapidement des conséquences assez prévisibles. Cette guerre dans l'urgence provoqua au moins une remontée du Président dans les sondages, comme pour M.Thatcher avec l'affaire des Malouines. L'habillage politique fut habile sur le coup.
Les incidences n'on pas fini de se faire sentir. La Libye est vite devenue un problème au cœur de toutes les inquiétudes. Les regrets ne servent plus à rien. On peut lire dans JeuneAfrique ou sous la plume deJean-Bernard PINATEL des analyses sur la situation confuse et chaotique qui continue à régner à Tripoli. Si toute le vérité ne se trouve pas dans le résultat d'une longue enquête, il devrait s'en trouver suffisamment pour remettre en cause les dessous des cartes élyséennes, les liaisons dangereuses évoquées depuis quelques années.
.....Six ans après le renversement et la mort du colonel Kadhafi, la France paie au prix fort une guerre dont Nicolas Sarkozy fut l’initiateur et le plus ardent protagoniste. La Libye est devenu un « impératif de sécurité national, régional et international », a souligné Emmanuel Macron, mardi 25 juillet. Deux semaines plus tôt, le 11 juillet, Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères après avoir été durant tout le quinquennat Hollande ministre de la défense, décrivait en ces termes la situation devant les députés: « La Libye souffre de l’absence d’État et de l’anarchie qui en découle […]. Ce pays est source de grands périls pour nous » (lire son audition ici). En résumé, deux pouvoirs se combattent en Libye, l’un à Benghazi, l’autre à Tripoli. Des milices armées rivales développent et vivent des trafics de drogues, de pétrole, d’armes et de migrants. Cette crise déstabilise dangereusement les pays voisins et, en premier lieu, la fragile Tunisie. Elle a diffusé dans une large partie du Sahel, les arsenaux du régime de Kadhafi ayant permis d’alimenter tous les groupes radicaux de la région. Cette guerre « préventive », revendique Bernard-Henri Lévy, qui fut le plus fervent publiciste de Nicolas Sarkozy, a été déclenchée en détournant l’esprit comme la lettre d’une résolution de l’ONU, ce qui donne aujourd’hui encore de solides arguments à la Russie et à la Chine… Gérard Longuet était le ministre de la défense de Nicolas Sarkozy pendant la guerre. Que dit-il aujourd’hui ? « La Libye, ce n’est pas un sujet totalement serein. Nous avons fait une guerre. Ce que nous avons laissé pose problème. Si je devais parler publiquement de la Libye, cela remettrait en cause les images d’Épinal. » Le ministre n’en dira pas plus. Il est vrai que toutes les demandes d’une commission d’enquête parlementaire en France qui aurait pu l’obliger à témoigner sous serment et à être interrogé ont été rejetées… Barack Obama, qui avait accepté, sur pression insistante d’Hillary Clinton, de soutenir l’opération franco-britannique, concédera en avril 2016, dans un entretien à The Atlantic, avoir commis avec la Libye sa « pire erreur », comparant la situation à un véritable « merdier ». Des responsables américains puis britanniques, mais aussi de grandes ONG comme Amnesty International et Human Rights Watch, expliqueront que la guerre a été déclenchée à partir de fausses informations. Les fusillades et bombardements de populations civiles par des avions de Kadhafi ? Aucune preuve. Une colonne de chars avançant sur Benghazi pour procéder à un massacre général ? Faux. Les chars n’entrèrent jamais dans la ville. Le chaos libyen est une histoire française, celle d’un président de la République aux abois. Ce fut d’ailleurs la principale conclusion d'une enquête de la commission des affaires étrangères du parlement britannique qui, en 2016, a rendu publics ses travaux sur les prémices de cette guerre, jugeant elle aussi que cette intervention « n’était pas fondée sur des renseignements exacts » (lire ici notre article sur ce rapport). .... ___________________________
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