Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mardi 9 juillet 2019

Back to the Past

Bolsonaro est un visionnaire.
                   De plus, il aime les enfants, avec un sens aigü de la justice.
            Dans son pays, on a déjà fait des progrès, mais pas assez.
   Il faut aller résolument de l'avant!
   
 Faire travailler les enfants, en voilà une super bonne idée!
   C'est déjà leur éviter le pire: traîner dans les rues et sombrer dans la délinquance.
  Et puis, c'est une main d'oeuvre agile,docile et pas cher, ce n'est pas à négliger pour la croissance du pays, sous la houlette de son nouveau guide. D'ailleurs, les maîtres de l'industrie, partant d'un bon sentiment, le reconnaissaient déjà à l'époque bénie des débuts de l'industrialisation.
  Il veut faire comme un peu partout dans le monde.
        Et peu s'en émeuvent  beaucoup. Cela ferait partie d'un long héritage. Malgré les écrits de V.Hugo, Zola et tous les autres.
  C'est encore bien présent.  Des enfants polyvalents, bons à tout faire. Déjà dans la mine, comme le disait cette petite fille au XIX° siècle chez nous:
        Je travaille au fond de la mine depuis trois ans pour le compte de mon père. Il me faut descendre à la fosse à deux heures du matin et j'en remonte à une ou deux heures de l'après midi. Je me couche à six heures du soir pour être capable de recommencer le lendemain. A l'endroit de la fosse où je travaille, le gisement est en pente raide. Avec mon fardeau, j'ai quatre pentes ou échelles à remonter, avant d'arriver à la galerie principale de la mine. Mon travail c'est de remplir quatre à cinq wagonnets de deux cents kilos chacun. J'ai vingt voyages à faire pour remplir les cinq wagonnets. Quand je n'y arrive pas, je reçois une raclée. Je suis bien contente quand le travail est fini, parce que ça m'éreinte complètement.          
         Mais on peut faire mieux: pourquoi ne pas consommer les enfants les plus tendres, par temps de difficulté, comme le suggérait Jonathan Swift, ce qui permettrait de diminuer en outre le nombre de bouches inutiles...
      Un philanthrope, je vous dis.

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lundi 8 juillet 2019

Revoir la copie

Le bac-à-papa, c'est fini
                                                   Il est au stade de ses derniers soupirs.
 Place à la blanquérisation du système et à l'"américanisation" de l'éducation, privilégiant la libre expression orale, quel que soit le contenu, de plus en plus dévalorisé, à l'approfondissement des connaissances et de l'esprit civique et critique. Ce qu'on osait appeler naguère l'instruction, terme à bannir aujourd'hui rue de Grenelle.

   Ce Bac à part fait toujours parler de lui...depuis des années
        Honni par les uns, louangé par les autres, redouté par certains, ardemment attendu par d'autres, il est toujours objet de débat le plus souvent passionnel, d'autant plus qu'on a laissé se dégrader une épreuve qui aurait pu être rénovée en douceur et en temps voulu..
   Mais il est devenu ouvert à toutes les adaptations et à tous les tripatouillages, les notes ayant de plus en plus perdu de fait leur sens d'indicateurs pertinents. La plupart des correcteurs lucides le diront.  Gérer les flux est devenu le mot d'ordre, la passage d'une classe à l'autre se faisant automatiquement, ce qui engendre souvent un extrême pauvreté de l'écrit, qui va bien au-delà de la terminale.
   Avoir son bac ou pas, that is the question, dans un monde impitoyable ou le chômage sévit, l'ambition de réussite sociale s'excerbe, même si l'illustre document, autrefois affiché dans les chaumières, ne suffit plus, surtout quand il se situe en bas du panier.
   Ce sujet à polémique permanente, qui ébranles nombre de familles, revient sur le devant de la scène.
Mais silence, on brade. L'illetrisme est en route...
   
 Repenser l'education nationale doit redevenir une priorité.
      La situation est préoccupante à plus d'un titre et les principes néolibéraux ont tendance à prévaloir. L'école risque de devenir de plus en plus une affaire de business privé. Des officines bien organisées, qui s'avancent ouvertement ou masquée, attendent leur heure. Un marché intarissable et lucratif.
  Jusqu'à quand l'école restera-elle (encore un peu) républicaine, ?
.....Avec des épreuves respectant l'anonymat et un minimum d'exigences et des enseignants hors du champ de le pression des parents, dans un contrôle continu biaisé.
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 La casse du Service public d’Éducation est bien envisagée depuis 1996 par l’OCDE. (*)
    Il n'y a pas que les profs dans leur majorité qui sont chagrins...
           A quels enfants allons-nous laisser le monde?
                          Relisons F.Buisson, à la lumière de notre époque:
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_(*) __...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »3.

    Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.
    Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...
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dimanche 7 juillet 2019

Rien...ou si peu

                                                          (Bis repetita...)
Nombrilisme en question
                                      Pas le peine de faire les malins.
                                                     De se prendre pour le nombril du monde. 
           Nous ne sommes pas grand chose, disait ma grand mère, quand arrivait un coup dur. 
                    En dehors des événements heureux ou malheureux, si nous ne sommes pas le nez dans le guidon ou empli de notre suffisance, nous pouvons mesurer notre insondable petitesse, notre contingence essentielle, la fugacité de notre vie. 
            Pour ce faire, il suffit, par une belle nuit étoilée, de s'arrêter un instant, de lever la tête en l'air ou d'utiliser un télescope, comme le fait  Alfred, la tête dans les étoiles. Ce n'est pas l'encyclopédique Gérard qui le contredira, comme tant d'autres...après Pascal, qui avait lu  Galilée et  Copernic.:
"... Qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d'où il est tiré, et l'infini où il est englouti." 


Suivez le guide...
   __________________Notre terre, qui n'est pas une star, compte si peu, depuis que Hubble élargit notre vision de l'univers. Elle est tout à fait marginale dans notre galaxie et des galaxies, il y en a tant...
                  Voilà qui remet bien des choses en place et qui apaise. Tout le bruit et la fureur du monde se trouve du coup relativisé.. On ne s'accroche plus irrationnellement et désespérément à la vie, comme à un bien durable. Le vieux taoïsme chinois a beaucoup à nous apprendre en matière de modestie, pas seulement Lucrèce ou Diderot.
          La folle gestion du monde par l'homme, se croyant démiurge dans sa fuite en avant vers un "progrès" non maîtrisé, relève de l'aveuglement prométhéen. 
    Notre courte vue fait de nous de grands infirmes... 
                Terrien, t'es rien 
                                        Mais c'est ta grandeur de le reconnaître.  
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samedi 6 juillet 2019

Etrangeté

Des hommes et un ballon
                                         Mais qu'ont-ils donc à courir ainsi en tous sens après cette malheureuse balle en caoutchouc.
   En la poussant du pied sans jamais s'en emparer?
Le ballon et les ronds
   Sous les clameurs de gens entassés et bariolés, scandant d'étranges slogans et entamant des chants vindicatifs et parfois des cris vengeurs.
    Dans les tribunes, on peut utiliser ses mains, mais pas sur le gazon. Sauf deux, Allez comprendre.
 La logique de cette activité m'échappe, autant que la pelote Maya.
        Mais comment peut-on être persan fouteux?
   Il y a vraiment ici en Europe et ailleurs des activités incompréhensibles. 
 Je ne suis pas le seul à le dire.
            Et ils seraient payés pour faire ça, dit-on.
  Chez nous, en Amazonie, quand on court, c'est pour quelque chose.
   Je me suis fait expliquer par mon hôte l'étrange spectacle vu dans la lucarne du salon.
J'ai fait des efforts, mais je n'ai pas encore tout compris...
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vendredi 5 juillet 2019

Sans horizons et coups de bues

                                       (-Bis repetita-...Ça s' en va et ça revient...♪♫
Quasi-glaciation
                       L'horizon est fermé.
          L'esprit est comme figé, transi, sonné par une période qu'on aurait pu espérer moins tragique.



          Maisouvaton? Bien malin qui pourrait le dire. En tous cas, on y va...

 Pas forcément vers le pire. Même s'il semble que nous vivions un moment historique peu commun et peu rassurant. Mais comment le savoir précisément? La météo politique est incertaine. L'histoire est erratique.
     Mais tout ne fout pas le camp, ma brave dame..Même si le biclou est gelé.
          Le catastrophisme n'a pas de fondement objectif et relève de croyances individuelles et  collectives bien ancrées dans un période donnée, son aveuglement, ses préjugés et ses fantasmes..
    Certains ont intérêt à la paralysie des esprits, ainsi plus facilement manipulables.
Le pessimisme n'est pas toujours négatif,quand il n'est pas paralysant, quand il force à rester éveillé.
    Et puis le pire n'est jamais sûr.                            
      De cela au moins nous pouvons  être sûr.
                 Demain, peut-être, s'ouvrira une route plus légère et plus claire...
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jeudi 4 juillet 2019

Pas de croissance?!

        Mais, qui a dit qu'il n'y avait pas de croissance?
                                                                                    C'est une erreur manifeste.
              On est même les meilleurs parmi les meilleurs, et même les "plus meilleurs"...
    On peut se vanter d'un palmarès flatteur, Bernard arrivant largement en tête.
   C'est Blomberg qui le dit. Et Challenges.
       25 milliardaires possèdent autant que la moitié de l'humanité.            C'est pas beau ça?
      C'est facile à vérifier et c'est flatteur.
  Etre très riche n'est pas facile, c'est même une source de soucis.
    A côté de cela certains ne sont que de petites pointures.
  Aux USA, certains ultra-privilégiés, qui paient proportionnellement moins d'impôts que leur femme de ménage, comme l'avoue Buffet, demandent à en payer plus.
    Ce serait un bon début...en attendant une révolution réforme qui rendent impossibles de telles richesses, et ne prive pas l'Etat du minimum pour une redistribution décente. Sans parler de l'évasion fiscale, qui atteint des sommets.
  Ce ne serait pas de la philanthropie, mais une simple mesure de justice. L'assistance doit changer de camp, comme le préconisait Roosevelt.
       ....Depuis quelques années, et notamment depuis la parution de l’ouvrage de Thomas Piketty, Le Capital au XXIe siècle, la recherche en économie et en sciences sociales a souligné l’importance des très hauts revenus dans la dynamique des inégalités. En France, bien que le retour des inégalités soit loin d’avoir les proportions proprement exceptionnelles que le phénomène connaît aux États-Unis, les travaux de Camille Landais ont montré à quel point les très hauts revenus s’écartaient des niveaux moyens ou médians. L’intérêt porté à ces catégories très étroites est non seulement légitime mais fondamental, du fait de leur poids dans l’organisation économique et sociale et leur capacité d’influence sur les choix politiques (Gilens, 2012 et Cagé, 2018 pour la France). En effet, ces groupes très restreints numériquement sont en capacité d’activer des ressources pour préserver leur capital de la taxation par le biais de l’évasion fiscale, de faire du lobbying auprès des décideurs politiques pour porter un agenda politique de libéralisation de l’économie, obtenir la baisse de la fiscalité sur le patrimoine ou les hauts revenus ou encore s’adjoindre le concours de l’appareil d’État dans une hybridation de plus en plus accentuée de la haute fonction publique et des milieux d’affaires (France, Vauchez, 2017). En rupture avec une conception limitative des classes dominantes, l’Observatoire fixe à 7995 euros par mois pour un couple avec deux enfants le seuil de richesse, soit deux fois le niveau médian (qui coupe la population française en deux) pour ce type de ménage. Selon cette mesure, les riches vont donc bien au-delà des frontières du 1%......."
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mercredi 3 juillet 2019

Tant de sollicitude émeut

 (Merci à  Julien Couty)
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Les USA, les pauvres et le crédit

                                                                                                                        (Bis repetita....)
Un peu de crédit, ça va. Beaucoup de crédits, bonjour les dégâts!
                                                                                                     Au pays où le crédit est roi, érigé en quasi vertu, faire des économies est considéré comme  peu civique. Le consumérisme est une deuxième religion.
      Avoir une dizaine de cartes de crédit est entré dans la normalité. 
          Spend a lot of money is american. Même pour démarrer dans la vie...
La crise des surprimes a montré jusqu'où pouvait aller l'endettement des particuliers, même très modestes, et l'aplomb des banques qui sont sorties des clous.
     Pour faire face à l'urgence, l'américain moyen ne dispose que de peu de réserves...
 Il faut parfois s'endetter pour assurer le minimum vital. Et même pour des  soins hospitaliers.
Ne parlons pas des études, cette nouvelle bulle...qui menace. 
  Après la crise des surprimes, machiavéliquement organisée pas les banksters, la fièvre acheteuse a repris de plus belle. 
   Un Américain dans la norme est un Américain endetté  qui rembourse les échéances en temps et en heure...quand il peut. Et pourtant, comme dit  Robert Reich, ancien ministre du Travail de Bill Clinton, dans le New York Times  «...aujourd’hui les ouvriers travaillent beaucoup plus pour gagner moins.Le revenu moyen d’un travailleur aujourd’hui, après correction de l’inflation, est moins élevé qu’il y a 30 ans. Et puisque le pouvoir d’achat décline, un ouvrier d’aujourd’hui travaille en moyenne 100 heures de plus chaque année qu’il y a deux décennies pour rester la tête hors de l’eau..."
         Une vieille tradition de l'américan way of live, dont Barber a montré la toxicité.
  Aux USA,"Il faut être riche pour mener une vie de pauvre"
         Car les pauvres paient plus. C'est aisément vérifiable. 
Et on ne prête (bien) qu'aux riches.
      D'une certaine manière, les pauvres sont rançonnés, abandonnés par les banques traditionnelles. 
    Le Payday Loan, ( prêt sur salaire), autrefois inexistant,devient courant. C'est un emprunt à ultracourt terme (quinze jours au plus) que l’on rembourse le jour de sa paie avec de gros intérêts. Un client peut ainsi obtenir un prêt de 300 dollars qu’il rembourse 346 dollars le jour où il touche son salaire.
        Une étude publiée par Bankrate.com suggère que 37 % des Américains ont une dette de carte de crédit supérieure ou égale à leur épargne d’urgence, ce qui signifie une facture médicale un peu conséquente, un accident de voiture ou une autre dépense imprévue pourrait les pousser vers un désastre financier personnel. 
      Le crédit devient une servitude dans ces conditions, un instrument de contrôle social.
 La debtocracy  a de beaux jours devant elle.
        Encore fort de sa monnaie de référence, de son armée et de sa planche à billets, l'empire fonctionne à crédit...astronomiquement et le piège du plastique continue.
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mardi 2 juillet 2019

Tour d'enfance

       A qui le tour... d'en-France?                                                   
                    Le grand rituel va reprendre son cours
        Un tour ressemblant de moins en moins à un vrai tour.
                                 On est prié de la boucler...sur cette boucle discutée...
                      ....Sur des pratiques qui dénaturent le sport en général et le cyclisme en particulier.
    Et pourtant ils tournent...
            Promis, c'est fini!
   Les empêcheurs de tourner en rond, comme les papis, sont aussi souvent les premiers à suivre de près les bourreaux du bitume, les forçats du guidon.
  Le spectacle ritualisé fait oublier l'argent.
       Le vélo, c'est d'abord un rêve de gosse
                     Je m'souviens...(comme disait Pérec) du mythe estival de mon enfance et des figures qui revenaient chaque année, comme les temps forts des vacances rurales trop uniformes: Copi, Bobet, Gaul, Bahamontes...Puis, plus tard, Anquetil, Mercks...  et les autres. 
      C'était l'époque où l'on (se) rêvait (à)vélo.
                   Faute d'en avoir un. Trop rare, trop cher.
      Faute de sortie lointaine, on s'évadait :La seule évasion imaginée à travers la presse locale, vers des lieux inconnus et un peu mystérieux: Le Tourmalet, La Baule,...
   Plus tard, on ne se contentera plus d'en rêver, d'en parler
_________________Un peu comme le dit Nabum:
           Nous étions en culottes courtes ; nous n’avions pas l’âge de courir les routes sur des vélos encore trop grands pour nous. Nous ne devions pas non plus passer des heures devant la télévision en noir et blanc qui n’était pas dans toutes les maisons. Du tour, nous avions quelques images et du son surtout qui transitait par les postes de radio des parents. L’objet n’était pas multiplié à l’infini comme aujourd’hui.
    C’est le journal qui portait la légende. Les journalistes sportifs faisaient alors assaut de superlatifs dans une langue de qualité, avec un souci de la syntaxe comme du vocabulaire. Les termes étaient choisis, toujours en bon français. Le Tour initiait à la belle langue ceux qui avaient le bonheur de lire Blondin ou quelques grandes plume
    Je ne sais si je lisais déjà ces articles où si c’est mon père qui me les lisait à haute voix. Il y eut sans doute la première étape avant que d'aborder la seconde : manière de passer le relais et d’entrer en littérature par la petite reine. Je sais que la chose peut paraître curieuse, qu’elle ne fait pas très sérieux, mais qu’importe l’origine du virus pourvu que celui-ci fût de ce tonneau  
    Nous vivions passionnément cette aventure. Sur la place du Champ de foire, alors en terre battue, nous creusions un circuit sur lequel chacun de nous disposait d’un petit coureur de couleur vive. Notre Tour de France se faisait à coups de billes et de sorties de route ; une épopée plus mentale que réelle, une place offerte à l’imaginaire et à la saga des vedettes d’alors. Il nous en fallait peu pour nous construire un jeu qui nous tienne ainsi en haleine des heures durant. Nous n’étions pas difficiles ; nous avions aussi une formidable capacité d’imagination. 
      Quelques années plus tard, les télévisions étaient passées en couleur chez certains d’entre nous.Elles ne tournaient pas en permanence, n’offrant le plus souvent qu’un résumé des péripéties du jour. Le direct ne nous concernait que les jours de pluie. Le journal du matin conservait sa verve et alimentait nos échappées de l’après-midi. Sur nos vélos aux guidons recourbés, nous étions des héros bigarrés, les rois de la pédale et du double plateau.   Nous refaisions l’étape de la veille sur les petites routes de Sologne. Nous n’étions pas aussi nombreux que le peloton que nous cherchions à singer. L’essentiel était ailleurs, dans les sprints débridés que nous faisions pour désigner le maillot vert, dans les pauvres petites bosses de notre région, si plate, qui devenaient des cols infranchissables. Nous étions des acharnés et avions la jambe leste et le mollet galbé. Il faut dire que la bicyclette était notre unique moyen de transport ; les parents nous laissaient libres d’aller où bon nous semblait. Je peux vous assurer que nous battions la campagne sur près de quatre-vingt kilomètres chaque jour. 
     Puis ce fut le temps des mobylettes. Le Tour passa au second plan, le vélo au rencard. Nous restions en bande ; nous allions traîner le guilledou mais personne n’oubliait de rentrer pour le résumé du soir. C’était notre limite acceptable : nous avions disparu de la circulation depuis le matin de bonne heure ; il était temps de rentrer pour nous mettre à table. 
     Le Tour faisait partie du décor estival. Il ponctuait notre imaginaire, il était repère incontournable, aventure magnifique. Nous n’étions pas déguisés avec des marques et des tenues comme nos idoles : ce n’était pas encore le temps de la copie conforme à prix rébarbatifs. Nous n’avions pas besoin de singer pour imiter. 
    Le Tour est ainsi resté dans nos mémoires, d’autant plus que je vivais dans une petite ville qui avait eu un temps une équipe cycliste aux couleurs de l’usine à vélos locale. Jacques Anquetil avait gagné la Grande boucle sous ses couleurs : ça façonne une fierté, une tradition, une affiliation qui ne s’oublient pas. C’était la marque Helyett : celle du vélo et du cyclomoteur de mon père. J’ai gardé très longtemps la plaque avec le nom de cette marque bien vite disparue qui fusionnerait avec Gitane ; ainsi notre histoire resterait-elle liée au Tour de France quelques années de plus. 
     Alors, ce n’est jamais sans une grande dose de nostalgie que je vois poindre la période de la course de mon enfance. Le charme pourrait sembler rompu car la télévision a transformé l’épopée en circuit touristique à bord d'hélicoptère, mais il fonctionne toujours ; je cours après mon passé, après mon Tour d’enfance. 
         Nostalgiquement vôtre.
                                                     (Merci à Nabum )  

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lundi 1 juillet 2019

Mercosur

Pas si sûr...
                 ... Que ce soit une bonne affaire.
       Notamment pour l'agriculture européenne, mais aussi pour les normes en matière alimentaire que certains pays ignorent ou contournent.
   Né en 1995, l'idée a fait son chemin et s'oriente vers un accord plus poussé que l'Alena.
       Un accord historique! selon Mr Juncker

       Mais... les grands pays grand producteurs de céréales et de viande, notamment l'Argentine et le Brésil, posent problème, notamment Rio, qui vient de faire sauter quelques verrous importants, sous la pression de l'agro-business devenu tout puissant, grands consommateurs de produits phytosanitaires et peu regardant quand à la déforestation accélérée pour de nouveaux espaces agricoles  en Amazonie.
    "...D'ailleurs, les agriculteurs européens sont vent debout contre une concurrence qui risque de les affecter directement, notamment en  matière de viande, dans un marché déjà saturé.
Les 85.000 éleveurs français de vaches allaitantes, déjà fragilisés par la guerre des prix dans la distribution, sont particulièrement inquiets.   Lourdement dépendants des subventions européennes, organisés en exploitations familiales extensives au revenu très bas (entre 10.000 et 12.000 euros en moyenne en 2018, selon la Fédération nationale bovine), les éleveurs français estiment qu’ils ne parviendront pas à concurrencer les « usines à viande » latino-américaines.  D’autant que selon eux, les pratiques illustrent un double-standard de production entre les deux continents : antibiotiques utilisées comme hormones de croissance d’un côté assorties de déforestation, contre toujours plus de normes environnementales côté européen.     « A quoi bon demander en France et en Europe une montée en gamme en termes de qualité et de respect de l’environnement si c’est pour importer des produits contraires à cet effort ? » s’interroge le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA)...."
      Nicolas Hulot juge incohérent ce traité, notamment en matière climatique, surtout quand on connaît le peu de scrupules de Bolsanaro. Et il n'est pas le seul. Malgré le vigilance demandée par Macron au sujet des risques encourus.
  Le contestation gagne même les rangs de LRM.
    Le marché ouvert, oui, mais à certaines conditions.
     (Affaire à suivre)


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