Un sursaut?
Que l'hôpital en France soit malade, en danger, on pouvait le savoir depuis quelques années.
Bien ses signes indiquaient les dérives qui le caractérisaient
Reste aujourd'hui à reconstruire, à remettre sur pied un service public digne de se nom.
Une gestion à revoir, comme le souligne depuis longtemps des observateurs et des praticiens de toutes catégories. Une certaine unanimité semble même enfin se dessiner pour rebâtir la maison.
Le système tarifaire (T2A) commence enfin à être remis en question et la course aux financements a montré son absurdité.
Les meilleurs désertent un système qui met à mal un peu plus la finalité des soins hospitaliers.
"...Dans certains services, jusqu’à 50 % des effectifs sont assurés par l’intérim ou la suppléance. Qu’est-ce que cela veut dire ? Les patients sont pris en charge par des personnes qui viennent assurer ponctuellement une mission de soins, sans lien durable avec l’équipe médicale et paramédicale. Pour qu’un service fonctionne et tende vers l’excellence, il faut une émulation et tous doivent regarder dans la même direction. Or, nos services sont gangrenés par l’intérim et la mutualisation à outrance, rendus indispensables par des effectifs insuffisants. Cela déstructure les équipes, sape les expertises, empêche que des liens se créent entre patients et soignants, mais aussi au sein d’une équipe. Pourtant, ces liens sont l’âme d’un hôpital....."
Il est temps de revoir la copie. Jusqu'où ira le "Ségur de la santé", puisque le Président lui-même a reconnu (enfin) une erreur de stratégie.
C'est plus qu'une erreur, c'était une stratégie inspirée des méthodes de management entrepreneuriale, dans une logique comptable oublieuse de l'essentiel.
L'hôpital est-il un lieu de soins ou une entreprise? Toute reconstruction doit partir de cette question.
Sinon, on retombe dans les pièges du management absurde.
Le travail est titanesque. C'est pas gagné...
___________________________________
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Le MILLION de visites est atteint.
Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
vendredi 12 juin 2020
jeudi 11 juin 2020
Dérives du côté du Jourdain
Un jeu de plus en plus dangereux
Netanyahu, pressé par des scandales le concernant et profitant des circonstances liées au Covie-19, de l'appui de Trump et de ses encouragements, béni par les évangélistes américains et pressé par les ultra-orthodoxes sionistes, avance ses pions.
Une stratégie depuis longtemps élaborée, qui suscite dans son pays soit une passivité résignée, soit un opposition marquée mais sans portée, des manifestations récentes. Sans parler des réactions internes et internationales dispersées. Même Angela Merkel ose donner timidement de la voix.
La colonisation continue comme jamais, avec la phase prévue d' annexion pure et simple.
Pour Bibi, pas l'ombre d'une hésitation ou d'un scrupule, suivant les principes de sionisme radical prôné en son temps par Jabotinsky : « Voici la vérité : ces territoires sont là où le peuple juif est né et s’est développé. Il est temps d’appliquer la loi israélienne et d’écrire un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du sionisme. » Rabin se retournerait dans sa tombe.
Malgré les avertissements variés, quoique timides, notamment de la France, il tente un coup de force, dont on voit mal comment il ne pourrait pas déboucher sur un régime d'apartheid renforcé de fait , ce que critiquent certains Israëliens qui y voient un danger mortel pour le pays.
Depuis longtemps, le concept de deux Etats, programmé depuis la création d'Israël s'est évanoui.
Les instances internationales sont endormies, tétanisées, ou regardent ailleurs...
Les réactions de M.Abbas, affaibli et souvent déconsidéré, n'y feront rien.
La fuite en avant s'accélère, la démographie étant un force de combat.
Et les palestiniens, les grands oubliés, n'ont plus que le des-espoir comme horizon, abandonné de tous. Ce qui risque de déboucher sur une situation explosive.
Il n'y aura pas d'Etat palestinien. Toutes les conditions ont été créées pour cela et la droite, appuyée pas l'extrême droite et les colons les plus radicaux, semble avoir gagnée la partie.
Après tant de négociations avortées et de vaines et formelles tergiversations, la colonisation de la Cisjordanie ne cessant jamais et même parfois s'accélérant pendant les discussions. Demain, toujours demain...
On aimerait y croire, mais Obama a échoué, comme ses prédécesseurs, tant est grande notamment la pression de l'Aipac sur les élus US et la Maison Blanche. Il fait mine d'y croire encore mais est sans réelle volonté politique, alors qu'il détient les clés du problème.
Mme Livni est déjà sceptique avant de commencer...comme beaucoup à Jérusalem ou à Ramallah.
Netanyahou l’a déclaré, « reprendre les négociations de paix avec les Palestiniens est dans l’intérêt stratégique d’Israël ». Ce sont donc les négociations (sans fin) avec les Palestiniens qui sont dans l’intérêt stratégique d’Israël, pas la paix. Gagner du temps surtout, jusqu'à l'irréversible. Cela c'était il y a quelques années.
Nouveau leurre, nouvelle mascarade.
Il est plus que probable que, une fois encore, la Palestine attendra.
Il n'y aura pas d'Etat palestinien avant longtemps, si les choses restent ce qu'elles sont, selon Ziyad Clot, ancien négociateur à Annapolis. Personne n'a l'air d'y croire vraiment, souligne-t-il.
L'impasse est totale. La colonisation se poursuit.
Le voeu de S.Hessel restera lettre morte.
_____Le temps joue contre les Palestiniens mais l'intransigeance de la droite israëlienne, plus ultra que jamais, radicalisant un peu plus l'aile dure du Hamas, joue contre l'avenir du pays.
Olmert, dans un moment de lucidité disait:"Si nous ne faisons rien,nous perdrons l'occasion de voir coexister deux Etats. Nous serons alors devenus un Etat d'apertheid et les organisations juives américaines seront les premières à contester notre existence" ( declaration à Yedioth Ahronoth)
Une spirale suicidaire est en marche, le fondamentalisme religieux s'imposant de plus en plus.
Pour sortir de cet enfermement mortifère, beaucoup d'Israëliens pensent qu'il est temps, dans leur propre intérêt, de passer à une autre stratégie.
Mais le courage politique fait défaut.
Le réalisme politique à courte vue le dispute au cynisme et à la résignation.
Comme le reconnaît Sylvain Cypel, la politique israëlienne du moment joue contre l'intérêt du pays. Ce que comprennent bien ceux qui manifestent aujourd'hui là-bas.
"....Imagine-t-on en France une loi qui établirait deux catégories de citoyens : par exemple, les " Français de souche " et les autres, qui ne bénéficieraient pas de droits égaux ? Une loi ségrégationniste de ce type, le Parlement israélien l'a votée en 2018, au bénéfice des seuls citoyens juifs. Comment s'étonner que, de Trump à l'Indien Modi, du Hongrois Orbán au Brésilien Bolsonaro, les nouveaux dirigeants dits " illibéraux ", dont certains cultivent leurs franges antisémites, plébiscitent désormais Israël ? Ce qui les fascine, c'est la capacité de cet État à imposer sa politique " identitaire ", à multiplier les lois antidémocratiques, à faire taire les critiques et à promouvoir un modèle où la " guerre au terrorisme ", la xénophobie et l'islamophobie assumées jouissent d'un soutien massif au sein de l'ethnie majoritaire. Comment est-ce advenu ? Quelles en sont les conséquences, pour les Palestiniens comme pour les Israéliens ? Ce sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre.
En France, le CRIF, représentant du judaïsme qui fait aussi office de lobby pro-israélien, entraîne ses adhérents dans un soutien sans faille aux actions des gouvernants d'Israël. Aucun débat n'a agité la communauté juive française après le vote de la loi ségrégationniste en Israël. Aux États-Unis, celle-ci et de multiples actes du même ordre sont vivement critiqués par des responsables juifs de premier plan et plus encore dans la jeunesse juive. Ceux-là dénoncent l'occupation indigne des Territoires palestiniens et les dangers de l'idéologie identitaire qui l'accompagne. Israël, clament-ils, est devenu " mauvais pour les Juifs ". Certains pronostiquent un divorce irrémédiable entre Juifs israéliens, engoncés dans le tribalisme, et Juifs américains, qui redécouvrent les attraits de la diaspora..."
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Netanyahu, pressé par des scandales le concernant et profitant des circonstances liées au Covie-19, de l'appui de Trump et de ses encouragements, béni par les évangélistes américains et pressé par les ultra-orthodoxes sionistes, avance ses pions.
Une stratégie depuis longtemps élaborée, qui suscite dans son pays soit une passivité résignée, soit un opposition marquée mais sans portée, des manifestations récentes. Sans parler des réactions internes et internationales dispersées. Même Angela Merkel ose donner timidement de la voix.
La colonisation continue comme jamais, avec la phase prévue d' annexion pure et simple.
Pour Bibi, pas l'ombre d'une hésitation ou d'un scrupule, suivant les principes de sionisme radical prôné en son temps par Jabotinsky : « Voici la vérité : ces territoires sont là où le peuple juif est né et s’est développé. Il est temps d’appliquer la loi israélienne et d’écrire un nouveau chapitre glorieux dans l’histoire du sionisme. » Rabin se retournerait dans sa tombe.
Malgré les avertissements variés, quoique timides, notamment de la France, il tente un coup de force, dont on voit mal comment il ne pourrait pas déboucher sur un régime d'apartheid renforcé de fait , ce que critiquent certains Israëliens qui y voient un danger mortel pour le pays.
Depuis longtemps, le concept de deux Etats, programmé depuis la création d'Israël s'est évanoui.
Les instances internationales sont endormies, tétanisées, ou regardent ailleurs...
Les réactions de M.Abbas, affaibli et souvent déconsidéré, n'y feront rien.
La fuite en avant s'accélère, la démographie étant un force de combat.
Et les palestiniens, les grands oubliés, n'ont plus que le des-espoir comme horizon, abandonné de tous. Ce qui risque de déboucher sur une situation explosive.
Il n'y aura pas d'Etat palestinien. Toutes les conditions ont été créées pour cela et la droite, appuyée pas l'extrême droite et les colons les plus radicaux, semble avoir gagnée la partie.
Après tant de négociations avortées et de vaines et formelles tergiversations, la colonisation de la Cisjordanie ne cessant jamais et même parfois s'accélérant pendant les discussions. Demain, toujours demain...
On aimerait y croire, mais Obama a échoué, comme ses prédécesseurs, tant est grande notamment la pression de l'Aipac sur les élus US et la Maison Blanche. Il fait mine d'y croire encore mais est sans réelle volonté politique, alors qu'il détient les clés du problème.
Mme Livni est déjà sceptique avant de commencer...comme beaucoup à Jérusalem ou à Ramallah.
Netanyahou l’a déclaré, « reprendre les négociations de paix avec les Palestiniens est dans l’intérêt stratégique d’Israël ». Ce sont donc les négociations (sans fin) avec les Palestiniens qui sont dans l’intérêt stratégique d’Israël, pas la paix. Gagner du temps surtout, jusqu'à l'irréversible. Cela c'était il y a quelques années.
Il est plus que probable que, une fois encore, la Palestine attendra.
Il n'y aura pas d'Etat palestinien avant longtemps, si les choses restent ce qu'elles sont, selon Ziyad Clot, ancien négociateur à Annapolis. Personne n'a l'air d'y croire vraiment, souligne-t-il.
L'impasse est totale. La colonisation se poursuit.
Le voeu de S.Hessel restera lettre morte.
_____Le temps joue contre les Palestiniens mais l'intransigeance de la droite israëlienne, plus ultra que jamais, radicalisant un peu plus l'aile dure du Hamas, joue contre l'avenir du pays.
Olmert, dans un moment de lucidité disait:"Si nous ne faisons rien,nous perdrons l'occasion de voir coexister deux Etats. Nous serons alors devenus un Etat d'apertheid et les organisations juives américaines seront les premières à contester notre existence" ( declaration à Yedioth Ahronoth)
Une spirale suicidaire est en marche, le fondamentalisme religieux s'imposant de plus en plus.
Pour sortir de cet enfermement mortifère, beaucoup d'Israëliens pensent qu'il est temps, dans leur propre intérêt, de passer à une autre stratégie.
Mais le courage politique fait défaut.
Le réalisme politique à courte vue le dispute au cynisme et à la résignation.
Comme le reconnaît Sylvain Cypel, la politique israëlienne du moment joue contre l'intérêt du pays. Ce que comprennent bien ceux qui manifestent aujourd'hui là-bas.
"....Imagine-t-on en France une loi qui établirait deux catégories de citoyens : par exemple, les " Français de souche " et les autres, qui ne bénéficieraient pas de droits égaux ? Une loi ségrégationniste de ce type, le Parlement israélien l'a votée en 2018, au bénéfice des seuls citoyens juifs. Comment s'étonner que, de Trump à l'Indien Modi, du Hongrois Orbán au Brésilien Bolsonaro, les nouveaux dirigeants dits " illibéraux ", dont certains cultivent leurs franges antisémites, plébiscitent désormais Israël ? Ce qui les fascine, c'est la capacité de cet État à imposer sa politique " identitaire ", à multiplier les lois antidémocratiques, à faire taire les critiques et à promouvoir un modèle où la " guerre au terrorisme ", la xénophobie et l'islamophobie assumées jouissent d'un soutien massif au sein de l'ethnie majoritaire. Comment est-ce advenu ? Quelles en sont les conséquences, pour les Palestiniens comme pour les Israéliens ? Ce sont les questions auxquelles ce livre tente de répondre.___________________________________________
mercredi 10 juin 2020
Emprise numérique
INumérique et démocratie
___________________Internet et le numérique en général, avec toutes leurs applications galopantes, font partie de nos vies, souvent de manière imperceptible, au point que leur absence ne paraît plus concevable ou qu'une défaillance majeure mettrait en péril communications, transports, production en général.
Le numérique est partout. Les applications sont innombrables.
On peut admirer l'efficacité et les gains de productivité qu'il offre, ainsi que la socialisation qu'elle permet, au niveau international.
Pourtant, certains parlent de colonisation, et même parfois de faux instrument de libération..
Une révolution pour le meilleur ou pour le pire ?
Une véritable emprise en tous cas, une aventure indécise dans laquelle nous sommes embarqués, dont certaines applications posent problème.
"Le déferlement technologique bouleverse notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Les nouvelles technologies donnent l'illusion de la toute-puissance : transparence, accès immédiat à une infinité de connaissances et de produits culturels, démultiplication des contacts et des échanges, accélération, etc.
Multinationales du high-tech, start-ups ou hacktivistes, tous prétendent construire un monde sans conflit dans lequel les humains communieraient ensemble grâce à leurs machines magiques, affranchis de toutes contraintes et limites (temporelles, spatiales, relationnelles, corporelles), dans une société fondée sur la fluidité et l'instantanéité des échanges, organisée sur le modèle du réseau informatique une forme de marché idéal. L'utopie libérale se réalise grâce à la révolution numérique en cours.
Les nouvelles technologies recomposent le monde selon leur propre logique, celle de la performance et de l'efficacité. Elles renforcent le règne de la compétition et l'exigence d'aller toujours plus vite, de se mobiliser intégralement pour son entreprise et sur les « réseaux sociaux », d'être capable de s'adapter à toutes les évolutions technoculturelles, sous peine d'être exclu. L'homme numérique croit avoir trouvé l'autonomie en se débarrassant des pesanteurs du vieux monde matériel. « Enfin libre ! ».dit-il, alors qu'au contraire, il dépend de plus en plus de dispositifs technoscientifiques. Pour rester dans la course et tenter de maîtriser un réel qui lui échappe, il multiplie les machines. Mais ce sont elles qui désormais le possèdent."
Du point de vue politique au sens large, internet est plein de risques, de promesses mais aussi de limites.
C'est d'abord l'armée qui en développa l'usage, avant d'être adopté dans les communautés informelles US, puis intégré par les marchés.
Un outil de la démocratie ? C'est loin de faire l'unanimité...Peut-il déboucher sur autre chose qu'un individualisme connecté?
On peut l'envisager avec la maturation de ses usages.
La démocratie à l'heure d'internet reste encore à construire...
______________
-Le coût mental du numérique
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___________________Internet et le numérique en général, avec toutes leurs applications galopantes, font partie de nos vies, souvent de manière imperceptible, au point que leur absence ne paraît plus concevable ou qu'une défaillance majeure mettrait en péril communications, transports, production en général.
Le numérique est partout. Les applications sont innombrables.
On peut admirer l'efficacité et les gains de productivité qu'il offre, ainsi que la socialisation qu'elle permet, au niveau international.
Pourtant, certains parlent de colonisation, et même parfois de faux instrument de libération..
Une révolution pour le meilleur ou pour le pire ?
Une véritable emprise en tous cas, une aventure indécise dans laquelle nous sommes embarqués, dont certaines applications posent problème.
"Le déferlement technologique bouleverse notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Les nouvelles technologies donnent l'illusion de la toute-puissance : transparence, accès immédiat à une infinité de connaissances et de produits culturels, démultiplication des contacts et des échanges, accélération, etc.
Multinationales du high-tech, start-ups ou hacktivistes, tous prétendent construire un monde sans conflit dans lequel les humains communieraient ensemble grâce à leurs machines magiques, affranchis de toutes contraintes et limites (temporelles, spatiales, relationnelles, corporelles), dans une société fondée sur la fluidité et l'instantanéité des échanges, organisée sur le modèle du réseau informatique une forme de marché idéal. L'utopie libérale se réalise grâce à la révolution numérique en cours.
Les nouvelles technologies recomposent le monde selon leur propre logique, celle de la performance et de l'efficacité. Elles renforcent le règne de la compétition et l'exigence d'aller toujours plus vite, de se mobiliser intégralement pour son entreprise et sur les « réseaux sociaux », d'être capable de s'adapter à toutes les évolutions technoculturelles, sous peine d'être exclu. L'homme numérique croit avoir trouvé l'autonomie en se débarrassant des pesanteurs du vieux monde matériel. « Enfin libre ! ».dit-il, alors qu'au contraire, il dépend de plus en plus de dispositifs technoscientifiques. Pour rester dans la course et tenter de maîtriser un réel qui lui échappe, il multiplie les machines. Mais ce sont elles qui désormais le possèdent."
Du point de vue politique au sens large, internet est plein de risques, de promesses mais aussi de limites.C'est d'abord l'armée qui en développa l'usage, avant d'être adopté dans les communautés informelles US, puis intégré par les marchés.
Un outil de la démocratie ? C'est loin de faire l'unanimité...Peut-il déboucher sur autre chose qu'un individualisme connecté?
On peut l'envisager avec la maturation de ses usages.
La démocratie à l'heure d'internet reste encore à construire...
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-Le coût mental du numérique
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mardi 9 juin 2020
L'épouvantail
La dette: repoussoir et alibi
Voilà une notion très ambiguë' selon ce dont un parle.
Dette privée, celle des ménages, des particuliers ou dette publique, celle de l'Etat?
Il est de bon sens économique de ne pas dépenser outre-mesure; au delà de sa capacité de remboursement à terme, sous peine de se mettre en danger, sans capacité d'honorer le montant des sommes empruntées inconsidérément.
La dette publique, elle, est d'une autre nature. D'abord, l'Etat ne meure pas et peut rembourser sur une longue, parfois très longue période et aussi parce les effets de ses emprunts, même importants, peuvent se révéler bénéfiques très longtemps après. Comme celle concernant à une époque l'investissement dans le rail, par exemple, ou celle à venir dans de nouveaux secteurs d'investissements productifs à terme, comme l'aide massive aux particuliers dans la réduction d'énergie.
Esther Duflo, après d'autres, explique cela assez clairement, à l'heure où aujourd'hui l'Etat s'endette comme jamais pour soutenir une économie défaillante, voir sinistrée. Cela pour un redémarrage d'un système qui va à terme produire de nouveaux biens. Il est des circonstances ou différer ou même annuler une dette est une solution envisageable, voire "rentable". L'Allemagne en sait quelque chose dans son histoire récente, même si se montra inflexibles sur celle de la Grèce, pour de pure raisons politiques.
Esther Duflo, économiste orthodoxe, ne représente pas l'évangile économique, mais elle a l'intérêt d'aborder de nombreux problèmes avec clarté et bon sens. loin des dogmatismes ambiants d'ordres ultra-libéraux.. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne prend pas parti. Car en économie, la neutralité est un mythe, l'objectivité un problème. Comme dans toutes les sciences humaines. Malgré la rigueur de la méthode.
La Dette ne doit pas être un objet de chantage, quand elle est "bonne" du point de vue des perspectives et des espoirs raisonnables qu'elle peut soulever, des énergies qu'elle peut susciter. A condition que l'Etat ne devienne pas l'esclave des oukazes des marchés privés et de la spéculation pure. Ce qui suppose un maîtrise de la monnaie.
De nombreux préjugés doivent être combattus sur ce sujet, sous peine d'être victime d'une austérité organisée et d'une précarité établie.
IL faut cesser de faire de la dette publique un épouvantail . A condition que la solidarité européenne joue à fond.
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Voilà une notion très ambiguë' selon ce dont un parle.
Dette privée, celle des ménages, des particuliers ou dette publique, celle de l'Etat?
Il est de bon sens économique de ne pas dépenser outre-mesure; au delà de sa capacité de remboursement à terme, sous peine de se mettre en danger, sans capacité d'honorer le montant des sommes empruntées inconsidérément.
La dette publique, elle, est d'une autre nature. D'abord, l'Etat ne meure pas et peut rembourser sur une longue, parfois très longue période et aussi parce les effets de ses emprunts, même importants, peuvent se révéler bénéfiques très longtemps après. Comme celle concernant à une époque l'investissement dans le rail, par exemple, ou celle à venir dans de nouveaux secteurs d'investissements productifs à terme, comme l'aide massive aux particuliers dans la réduction d'énergie.
Esther Duflo, après d'autres, explique cela assez clairement, à l'heure où aujourd'hui l'Etat s'endette comme jamais pour soutenir une économie défaillante, voir sinistrée. Cela pour un redémarrage d'un système qui va à terme produire de nouveaux biens. Il est des circonstances ou différer ou même annuler une dette est une solution envisageable, voire "rentable". L'Allemagne en sait quelque chose dans son histoire récente, même si se montra inflexibles sur celle de la Grèce, pour de pure raisons politiques.
Esther Duflo, économiste orthodoxe, ne représente pas l'évangile économique, mais elle a l'intérêt d'aborder de nombreux problèmes avec clarté et bon sens. loin des dogmatismes ambiants d'ordres ultra-libéraux.. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne prend pas parti. Car en économie, la neutralité est un mythe, l'objectivité un problème. Comme dans toutes les sciences humaines. Malgré la rigueur de la méthode.La Dette ne doit pas être un objet de chantage, quand elle est "bonne" du point de vue des perspectives et des espoirs raisonnables qu'elle peut soulever, des énergies qu'elle peut susciter. A condition que l'Etat ne devienne pas l'esclave des oukazes des marchés privés et de la spéculation pure. Ce qui suppose un maîtrise de la monnaie.
De nombreux préjugés doivent être combattus sur ce sujet, sous peine d'être victime d'une austérité organisée et d'une précarité établie.
IL faut cesser de faire de la dette publique un épouvantail . A condition que la solidarité européenne joue à fond.
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lundi 8 juin 2020
ADN: liberté, égalité, immortalité
Notre avenir est-il entre leurs mains?
Grâce à une médecine 2.0?
Une médecine asservie au Big data.
La recherche de pointe privée aux USA côtoie les fantasmes les plus naïfs et (parfois) les plus inquiétants.
Voilà que les géants du web, après la voiture intelligente et autres Google watch, s'intéressent au génome hmain.
De façon parfaitementdésintéressée....
Non pas que ce soit inutile, mais c'est fait hors de tout contrôle public, uniquement régi par les lois du marché, comme si le domaine de la santé était surtout un vaste business destiné à croître indéfiniment..
Dans le plus pur esprit de l'idéologie transhumaniste.
Notre futur intéresse les boys de la Silicon Valley.
Google vise-t-il le bien de l'humanité ou le portefeuille des assureurs?
Une guerre commerciale est engagée.
...La médecine est sur le point de devenir une science de l'information au sein d'un marché évalué à 10 800 milliards de dollars par an en 2017, selon Freedonia Group. Les médecins et les chercheurs sont désormais capables de récolter et d'analyser de gigantesques quantités de données auprès de leurs patients. Et Google est très, très bon avec les grandes bases de données. Le big data pour combattre la maladie donc...
Vaste marché en perspective concernant la médecine prédictive (sur laquelle on se fait beaucoup d'illusions encore, dans un esprit étroitement scientiste et médicalement obtu: le tout génétique a montré ses limites...)
D’après Jay Flatley, patron d’Illumina, leader californien du séquençage et de la fabrication de matériel, ce marché émergent pourrait atteindre 20 milliards de dollars ces prochaines années. Un marché qui intéresse au plus haut point Google, Apple, Facebook ou Amazon (Gafa), qui ont fait de l’exploitation des données le cœur de leur activité. Comme Anne Wojcicki, dont il est partenaire, Jay Flatley milite pour la libéralisation des données génétiques. Il participe au financement de Helix, une sorte d’AppStore du séquençage low-cost, où l’exome (une partie du génome) de chaque client, séquencé par Illumina, sera «monétisé» auprès de ses partenaires : des développeurs d’applications liées au sport et au bien-être, comme les laboratoires américains Lab Corp ou la célèbre clinique Mayo, un réseau hospitalo-universitaire basé à Rochester dans le Minnesota et classé en 2015 meilleur établissement de santé américain par le magazine US News & World Report.
Le projet Baseline Study vise "modestement" à euthanasier la mort et d’accéder à l’immortalité ». Grâce au programme «Baseline Study», le géant d’Internet qui rêve de «tuer la mort» ou du moins de la faire reculer dans des proportions jamais vues dessine le profil génétique de l’humain en bonne santé grâce à des milliers de cobayes bénévoles connectés à un tracker médical, tandis que la société partenaire Ancestry DNA trace de tentaculaires arbres généalogiques à partir des gènes d’un million de clients....
Patrick Gaudray, directeur de recherche au CNRS et membre du Comité consultatif national d’éthique : «Nous commençons à peine à comprendre le rôle des gènes dans les pathologies. La prédiction médicale est à mi-chemin entre le sérieux et la boule de cristal ! Si on nous découvre une prédisposition aux maladies cardio-vasculaires, va-t-on espionner le compartiment beurre de notre frigo connecté pour calculer notre prime d’assurance ?» De fait, les assureurs français Malakoff Médéric et Axa se renseignent déjà en temps réel sur l’état de santé et l’activité physique de leurs assurés volontaires au moyen d’objets connectés de quantified self («mesure de soi»).
C'est donc vers une chasse aux ADN à laquelle on risque d'assister.
Pour notre bien? Les spécialistes en éthique médicale n'en sont pas convaincus:
«Pour prévenir les maladies, jusqu’où ira-t-on ? Voudra-t-on fabriquer des génomes exempts de tout problème ? Faudra-t-il répondre à un standard génétique ? Moi, ça me terrorise !»dit Patrick Gaudray. Alors que penser des technologies de réécriture de l’ADN pour gommer les causes d’une maladie génétique, développées par une équipe d’éminents scientifiques américains, à l’origine d’Editas Medicine ? Un programme financé par des fonds privés, dont ceux de l’omniprésent Google, le plus «transhumaniste» des Gafa au cœur d’une Silicon Valley.
Les investissements qui se font implicitement au nom de la nouvelle doctrine de " l'homme augmenté" n'ont vraiment rien pour rassurer...
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Grâce à une médecine 2.0?
Une médecine asservie au Big data.
La recherche de pointe privée aux USA côtoie les fantasmes les plus naïfs et (parfois) les plus inquiétants.
Voilà que les géants du web, après la voiture intelligente et autres Google watch, s'intéressent au génome hmain.
De façon parfaitement
Non pas que ce soit inutile, mais c'est fait hors de tout contrôle public, uniquement régi par les lois du marché, comme si le domaine de la santé était surtout un vaste business destiné à croître indéfiniment..
Dans le plus pur esprit de l'idéologie transhumaniste.
Notre futur intéresse les boys de la Silicon Valley.Google vise-t-il le bien de l'humanité ou le portefeuille des assureurs?
Une guerre commerciale est engagée.
...La médecine est sur le point de devenir une science de l'information au sein d'un marché évalué à 10 800 milliards de dollars par an en 2017, selon Freedonia Group. Les médecins et les chercheurs sont désormais capables de récolter et d'analyser de gigantesques quantités de données auprès de leurs patients. Et Google est très, très bon avec les grandes bases de données. Le big data pour combattre la maladie donc...
Vaste marché en perspective concernant la médecine prédictive (sur laquelle on se fait beaucoup d'illusions encore, dans un esprit étroitement scientiste et médicalement obtu: le tout génétique a montré ses limites...)
D’après Jay Flatley, patron d’Illumina, leader californien du séquençage et de la fabrication de matériel, ce marché émergent pourrait atteindre 20 milliards de dollars ces prochaines années. Un marché qui intéresse au plus haut point Google, Apple, Facebook ou Amazon (Gafa), qui ont fait de l’exploitation des données le cœur de leur activité. Comme Anne Wojcicki, dont il est partenaire, Jay Flatley milite pour la libéralisation des données génétiques. Il participe au financement de Helix, une sorte d’AppStore du séquençage low-cost, où l’exome (une partie du génome) de chaque client, séquencé par Illumina, sera «monétisé» auprès de ses partenaires : des développeurs d’applications liées au sport et au bien-être, comme les laboratoires américains Lab Corp ou la célèbre clinique Mayo, un réseau hospitalo-universitaire basé à Rochester dans le Minnesota et classé en 2015 meilleur établissement de santé américain par le magazine US News & World Report.
Le projet Baseline Study vise "modestement" à euthanasier la mort et d’accéder à l’immortalité ». Grâce au programme «Baseline Study», le géant d’Internet qui rêve de «tuer la mort» ou du moins de la faire reculer dans des proportions jamais vues dessine le profil génétique de l’humain en bonne santé grâce à des milliers de cobayes bénévoles connectés à un tracker médical, tandis que la société partenaire Ancestry DNA trace de tentaculaires arbres généalogiques à partir des gènes d’un million de clients....
Patrick Gaudray, directeur de recherche au CNRS et membre du Comité consultatif national d’éthique : «Nous commençons à peine à comprendre le rôle des gènes dans les pathologies. La prédiction médicale est à mi-chemin entre le sérieux et la boule de cristal ! Si on nous découvre une prédisposition aux maladies cardio-vasculaires, va-t-on espionner le compartiment beurre de notre frigo connecté pour calculer notre prime d’assurance ?» De fait, les assureurs français Malakoff Médéric et Axa se renseignent déjà en temps réel sur l’état de santé et l’activité physique de leurs assurés volontaires au moyen d’objets connectés de quantified self («mesure de soi»).
C'est donc vers une chasse aux ADN à laquelle on risque d'assister.
Pour notre bien? Les spécialistes en éthique médicale n'en sont pas convaincus:
«Pour prévenir les maladies, jusqu’où ira-t-on ? Voudra-t-on fabriquer des génomes exempts de tout problème ? Faudra-t-il répondre à un standard génétique ? Moi, ça me terrorise !»dit Patrick Gaudray. Alors que penser des technologies de réécriture de l’ADN pour gommer les causes d’une maladie génétique, développées par une équipe d’éminents scientifiques américains, à l’origine d’Editas Medicine ? Un programme financé par des fonds privés, dont ceux de l’omniprésent Google, le plus «transhumaniste» des Gafa au cœur d’une Silicon Valley.
Les investissements qui se font implicitement au nom de la nouvelle doctrine de " l'homme augmenté" n'ont vraiment rien pour rassurer...
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dimanche 7 juin 2020
LU
__ Etre pauvre à Genève.

__ Renault: repentance?

__ Renault: repentance?
Pour quels résultats?
__ L'art de se faire des ennemis (de l'intérieur)
__ Etre migrants au Moyen-Age.
__ Alerte en Sibérie.
__ Guerre touristique?.
__ Le revoici, Moscovici. ...La Cour des comptes n’est certes pas exempte de critiques mais elle n’en a pas moins une fonction importante dans l’organisation républicaine et l’équilibre des pouvoirs. Or, beaucoup de magistrats financiers craignent, non sans raison, que Pierre Moscovici ne présente pas toutes les qualités d’indépendance que doit afficher un premier président de la Cour des comptes – comme ce fut le cas par exemple avec un Philippe Seguin ou, dans un autre registre, avec Pierre Joxe....
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__ L'art de se faire des ennemis (de l'intérieur)
__ Etre migrants au Moyen-Age.
__ Alerte en Sibérie.
__ Guerre touristique?.
__ Le revoici, Moscovici. ...La Cour des comptes n’est certes pas exempte de critiques mais elle n’en a pas moins une fonction importante dans l’organisation républicaine et l’équilibre des pouvoirs. Or, beaucoup de magistrats financiers craignent, non sans raison, que Pierre Moscovici ne présente pas toutes les qualités d’indépendance que doit afficher un premier président de la Cour des comptes – comme ce fut le cas par exemple avec un Philippe Seguin ou, dans un autre registre, avec Pierre Joxe....
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samedi 6 juin 2020
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