HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)

CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!

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mercredi 3 septembre 2008

Ecole publique : danger !


LA VIGILANCE LAIQUE S 'IMPOSE

Une stratégie de déconstruction à petits pas.

XAVIER DARCOS, OTAGE DES CATHOS INTEGRISTES

Qui veut tuer son chien...

On comprend mieux rétrospectivement la logique déjà ancienne de dénigrement de l'école publique et la quasi-absence de moyens suffisants et adaptés aux difficultés qu'elle rencontre depuis des décennies, ainsi que la mise en cause des traditions républicaines au profit de valeurs religieuses les plus conservatrices. Le libéralisme en crise a plus que jamais besoin de la conquête précoce des esprits...et il y a tant d'affaires en vue!
Ce livre suffira-t-il à réveiller le fatalisme ambiant, qui fait le lit des démolisseurs?...____________________

-"SOS Education vise son affaiblissement, voire sa disparition(de l'école publique). Le 17 septembre 2005, devant le Cercle Frédéric Bastiat, qui se veut un haut lieu de la pensée, Vincent Laarman (Président de SOS Education) annonçait la couleur : il n’y a d’espoir que « si l’Education nationale se trouve menacée dans sa survie par la concurrence d’un grand secteur éducatif libre ». Et de citer les Etats-Unis en exemple. »____________

-" La République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses. D’abord parce que la morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini. Ensuite et surtout parce qu’une morale dépourvue de liens avec la transcendance est davantage exposée aux contingences historiques et finalement à la facilité »... Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie ». (Nicolas Sarkozy)__________

« Si l’on veut vendre à défaut d’être lu, si l’on veut faire les plateaux de télévision, il ne faut pas hésiter à affirmer que l’école française ne fabrique que des crétins et que les enseignants français sont tous des privilégiés qui ne font même pas 35 heures de travail par semaine…"(Thelot)_______________________________________
-

Résumé, par ses auteurs, Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi, du livre « Main basse sur l'école publique »:

"L’Education nationale, née de l’idéal de l’école laïque, gratuite et obligatoire, est aujourd’hui en danger de mort. Sous la menace d’une croisade qui, portée depuis plus de 15 ans par les franges catholiques les plus intégristes des mouvements ultra-libéraux, s’invite désormais au coeur de la réforme économique menée par l’actuel gouvernement....

Depuis plus de 15 ans, dans un relatif secret, un certain nombre de groupements relevant d’une même nébuleuse clérico libérale, s’agitent en catimini. Leur but ultime : démanteler l'Education Nationale et l'ensemble de son service public . Une croisade amenée avec prudence et minutie. Mais une détermination néanmoins implacable. Au coeur de cette nébuleuse, à droite de la droite, une douzaine d’associations : « Enseignement et libertés », « Créateurs d’écoles », l’« OIDEL », « SOS Education », « FSP- Fondation de service politique », « Créer son école », « CLE- Catholiques pour les libertés économiques », « ILFM : Institut libre de formation des maîtres », « Fondation pour l’école », « Famille et libertés », « Mission pour l’école catholique »… ou encore, l’ALEPS, « association pour la liberté économique et le progrès social », filiale ultra-libérale du MEDEF, créée dans les années 60, dans le sillage de l’UIMM.Leurs « penseurs », leurs activistes, s’inscrivent dans la mouvance des idées agitées dans les « think tanks » de l’extrême droite, au sein du Front National, du Club de l’Horloge. Voire, pour certains… de l’Opus Dei...

Toutes réclament, à corps et à cris, l’avènement de la « liberté de l’enseignement » en France. Qu’entendent-elles par « liberté » ? Il s’agit en fait, d'organiser la mise en concurrence des etablissements scolaires, dans une optique de concession de service public voire de marchandisation de l'école. Celle-ci garantirait une « offre scolaire diversifiée », sensée répondre à une attente désespérée des familles, injustement privées de leur liberté de choix… Des mots d’ordre libéraux bon teint, en apparence, mais qui, en réalité, servent opportunément la vision cléricale de ces nouveaux croisés. Ceux-ci n’espèrent rien d’autre que le retour à l’école d’antan. Celle d’avant la République, aux mains de l’Eglise...

Mais les questions éducatives ne monopolisent pas leurs foudres guerrières. Certaines associations entendent bien, aussi, se mêler des questions touchant plus intimement au « progrès des sociétés humaines », tel qu’elles le conçoivent. C’est que l’avortement, la contraception, les prises de positions de Jean Paul II puis Benoît XVI figurent parmi quelques-unes de leurs préoccupations essentielles.Dans notre nébuleuse, CLE, Catholiques pour les Libertés économiques, dont les locaux se situent à l’adresse même du siège de l’Opus DEI en France. Son Président, Michel de Poncins, fut l’un des conseillers économiques de Jean-Marie Le Pen...

« Ce sera sans doute la partie la plus délicate de notre travail, car il ne nous faudra pas tomber dans le piège de la « réforme globale », mais identifier avec précision les actions nécessaires, tout en les rendant possibles. (….) La solution réside sans doute dans la mise en oeuvre de dispositifs dérogatoires, qui n’obligent pas à la remise en cause systématique de tout l’existant, mais qui permettent d’importantes innovations au niveau des établissements d’enseignement. » Un lent travail de déconstruction, pièce après pièce, de la maison Education. Un véritable projet de gouvernement.Parmi les membres fondateurs de cette ambitieuse confrérie : Maurice Quenet, Dominique Antoine et … Xavier DARCOS !..."

-Bonnes feuilles du livre « Main basse sur l'école publique »

-Main base sur l’école publique

-L'Ecole en danger

Le 26 septembre, de vrais allumés défenseurs de l’école privée catho se sont donnés rendez-vous
Posted by Etienne Celmar at 08:15 2 commentaires:

mardi 23 juin 2015

Quelle (nouvelle) école?

Branle-bas de combat!
                                      A chaque changement ministériel, ou presque, une réforme de l'école  s'annonce, comme la fin de l'hiver annonce le printemps. Comme si la réformite aigüe était la maladie chronique de l'institution depuis la réforme Haby.
  Une Xème remise en question, une nouvelle tentative pour ouvrir l'école sur la vie, pour la désanctuariser un peu plus, pour mélanger gaîment tous les savoirs, pour atteindre enfin une égalité rêvée. Curieusement, l'expression Ecole de la République n'est plus prononcée.
   Donner le maximum de chances à tous, bien sût. Mais on ne s'interroge pas  sur les dérives à l'oeuvre depuis une trentaine d'années, le laxisme institutionnalisé, le pédagogisme ravageur ( l'élève au centre), les avancées du privé, le glissement progressif vers la privatisation et les progrès. du e-learning marchand et utilitaire.
______Faut-il dire avec JP Chevènement que "on a détruit l’école de l’intérieur"?
_Avec JP Legoff que "cette réforme du collège signe la mise mort de l’école républicaine"?
_Ou avec R.Debray  que l'on doit craindre"une école qui reproduirait les vices du monde extérieur"
   Malgré les excès passionnels traditionneles en tous genres, le bon sens est monté souvent au créneau.
      Le  débat semble en tous cas comme halluciné.
  On assiste à une hystérisation du débat, avec ses excès, ses passions. A mettre en relation avec le contexte socio-économique, les crispations en tous genres.
Le tour hystérique pris par le débat ces derniers jours montre à quel point cet horizon de démocratisation continue d’inquiéter des classes moyennes et supérieures qui ont toujours craint de voir leur progéniture broyée par le mouvement de massification scolaire débuté à la fin des années 1970. La droite sait qu’elle a un boulevard devant elle lorsqu’elle fait vibrer la corde sensible de l’angoisse scolaire et, à travers celle-ci, celle du déclassement.
    Un vieux problème: dès la Renaissance, on s'étripe sur l'école/
                      La question est de savoir si cette Nième réforme va faire remonter le niveau.
     Giscard finit par reconnaître que: "Mettre les élèves en difficulté au centre de ce système me semble une erreur capitale ! Le convoi doit être guidé par les meilleurs, les plus talentueux, pas par ceux qui sont à la peine, même s’il ne faut en aucun cas renoncer à les faire progresser.
    La question qui semble éludée est bien celle-ci: et si un ministre de l’éducation nationale proposait aux élèves de... travailler !
   Et si on remettait au premier plan la question de l'autorité  dans le sens le plus positif, une certaine cohérence, et une réflexion sur l'attention?
Pas de réforme sans  un minimum d'exigences
   Il est vrai qu'il faudrait aussi des perspectives sociales d'emploi,  sans lesquelles la motivation devient ptoblématique, et une vraie volonté de réduire les inégalités.
    Le nivellement par le bas est une tendance lourde, tout le contraire d'une égalité républicaine.
La réforme ne donne pas de moyens pour tous d'être ambitieux
              "Le monde politique porte une responsabilité considérable Depuis vingt-cinq, trente ans, les gouvernements successifs ont baissé les bras, ils ont fait semblant de mettre en œuvre des réformes dont ils savaient parfaitement qu’elles ne serviraient pas à grand-chose. Les politiques ont fermé les yeux sur l’injustice de notre système et ça continue encore aujourd’hui… On a simplement assisté à un mouvement pendulaire d’une idéologie de gauche à une idéologie de droite alors même que l’école n’est ni de gauche ni de droite mais simplement juste ou inique.
Un jour, en 1996, j’ai expliqué pendant quatre heures à Jacques Chirac que 11 % des enfants sortaient de l’école sans savoir vraiment lire et écrire, que 3,5 % des rmistes étaient illettrés… Je me souviens qu’il est parti dans une colère noire, a convoqué ses ministres. Pendant quelques mois les choses ont bougé et puis tout est retombé dans la routine. C’est ce renoncement du politique qui est la cause majeure de l’échec de l’école française.

                Avis au géniteur d'apprenant:  la  pédagogie Nutella  continue, avec des maîtres de moins en moins formés, tiraillés entre des objectifs contradictoires et peu encouragés à se donner à fond à leur métier. 
L'histoire, les langues souffrent de plus en plus.
     Les fondamentaux, ce sera pour l'université....
A moins que la nouvelle marotte en cours, celle de l'école numérique pour tous, ne viennent donner le change.
Les enfants sont-ils destinés à mettre les mains dans le code?        Chaque ministre de l’Education promet de faire « entrer l’école dans l’ère du numérique ». Après Xavier Darcos, Luc Chatel, Vincent Peillon et Benoît Hamon, c’est au tour de Najat Vallaud-Belkacem de s’y coller. Le ministère organisait ce jeudi un grand raout pour clore la concertation lancée en janvier. François Hollande a conclu la journée....
             Une  réforme  à réformer, pour un cycle primaire qui tienne ses promesses et un collège de l'exigence.
            Le reste suivra...
___________________________

Posted by Etienne Celmar at 07:48 Aucun commentaire:

vendredi 15 janvier 2021

L'école de Mr Blanquer

 Un ministre atypique, une réforme ubuesque.

            La critique est sévère, de la part d'une grande partie des enseignants, au coeur du système. Il y a bien une logique dans la réforme en cours, mais pas celle que reconnaîtraient Condorcet et à sa suite les partisans de l'école où l'égalité des chances restent encore un idéal à défendre.             __Sous sa prétendue réforme "technique", l'école de J.Ferry entre dans une ère nouvelle où la culture n'est plus l'objectif premier, où le pragmatisme domine, où l' adaptation au monde du travail devient prioritaire, au sein d'un système scolaire de plus en plus éclaté.    Mais le bilan de cette "révolution" scolaire serait déjà un fiasco, selon les observateurs les plus sévères: En stratège, le ministre préfère ''la politique du puzzle'', ouvrant sur tous les fronts des chantiers sans lien apparent dont la cohérence n'est perceptible qu'au moment d'ajouter la dernière pièce au tableau […] Mais l'illusion ne saurait durer, tant la démarche signe le retour du sarkozisme à l'éducation. La même veine idéologique, les mêmes acteurs sont à la manœuvre. Derrière les discours lénifiants, il s'agit toujours de faire gagner la logique du marché sur celle du service public. Et , les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce qui a abîmé l'école de la République il y a dix ans l'abîme de nouveau aujourd'hui »                                                                                          C'est un système à la carte, mais très verticalement organisé qui est l'objet de critiques de spécialistes de l'éducation. Contre un système trop mécaniste et tatillon, de plus en plus formel aussi, condamné au rafistolage permanent, engendrant un désarroi et une contestation croissants. Un désordre et une atomisation qui défavorisent les plus fragiles. Un système de plus en plus à  la carte. Même l'OCDE, pourtant libéral, ne ménage pas ses critiques.    Le découragement gagne ainsi que parfois le fatalisme.

             Depuis les années Giscard, l'école subit des réformes successives, dont la rapidité et l'absence de continuité et de cohérence déconcertent plus d'un enseignant et plus d'un parent. Mais sans que sur le fond les choses changent beaucoup. Les finalités essentielles de la scolarité se perdent un peu plus dans le flou ou le brouillard.
       Qu'est-ce qu'apprendre? comment le faire au mieux pour tous, pour en faire des êtres plus libres et des citoyens éclairés et critiques. Depuis Condorcet, c'est le coeur nucléaire du système, qu'on dirait souvent  oublié dans les faits.. Pragmatisme, adaptabilité et recettes pédagogiques sont de plus en plus l'objet de discussions prioritaires et interminables. La forme masque de plus le fond.

    D'une école ouverte sur la vie, on est passé à une sorte d'école à la carte, où l'apprentissage "autonome" et ludique finit par primer sur l'instruction (mot banni aujourd'hui), où l'évaluation devient opaque, où le savoir n'est que peu valorisé pour lui-même (on en voit les conséquences), l'élève étant de plus en plus au centre du système, où les enseignants sont priés d'être surtout des accompagnateurs toujours bienveillants (nouveau concept cache-misère), où les maîtres (ah, le vilain mot!) doivent être d'une indulgence sans limites.
   Cette tendance se poursuit, malgré les critiques peu audibles. Même partielles. Beaucoup d'enseignants sont devenus fatalistes au cours des ans, un grand nombre ayant perdu la flamme. La succession des réformes, parfois sans cohérence ni continuité. a usé parfois les plus motivés. 
    La "révolution" en cours les inquiète justement et l'avenir de la réforme est tout sauf claire. L'ambiguïté est présente. Le pragmatisme revendiqué ne passe pas. La culture toujours attendue en prend un coup. On suit la pente déjà engagée. Par exemple, une heure et demie de français et d'histoire géo en Lep. Une aumône culturelle. La nation a-t-elle seulement besoin de bras?
   Une certaine logique managériale tend à s'imposer davantage. Une révolution conservatrice par beaucoup d'aspects.
  Bref, une réforme à réformer. Une de plus.
      Comment refonder une école réellement républicaine?
          En revoyant d'abord la copie...
______
    Une préconisation toujours bonne à rappeler, qui en dit long sur certaines dérives:
                                        ...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »            Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.          Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...___________

Posted by Etienne Celmar at 09:26 Aucun commentaire:

samedi 22 avril 2017

Une école (encore) républicaine?

      En survie?
                      Depuis un certain nombre d'années, l'école est soumise à des adaptations successives et brouillonnes, qui mettent en péril ses missions premières.
   Sous la pression des évolutions économiques et culturelles, elle est sommée de se moderniser, de "s'adapter" à des publics nouveaux, de s'ouvrir au monde, d'épouser son temps, jusqu'à finir par perdre de vue ses fondamentaux républicains.
   La modernisation est une notion équivoque. Elle a souvent servi d'alibi à tous les abandons, toutes les dérives.  L'Etat a fini par perdre de vue le sens de ses missions et c'est peu dire que l'école est en crise, à tous les niveaux, et se trouve soumise à toutes sortes de glissements, idéologiques et mercantiles.
    L'influence anglo-saxonne ne cesse de se faire sentir et l'école républicaine subit  des offensives répétées avec une résistance de moins en moins forte. L'éducation, ci-devant républicaine subit de multiples réformes assauts, souvent convergents,  Ceux-ci entrent dans le cadre d'une réduction des efforts de l'Etat, de l'allègement des dépenses, dans le cadre du recul des investissement publics, dans une logique toute libérale. Bref, l'Education nationale n'est plus une priorité. La privatisation gagne du terrain et les investisseurs sont à l'affût. Le marché de l'éducation est en route.
       ...Le système libéral anglo-saxon des compétences débouchant sur les curricula est arrivé en France sous le ministère de François Fillon. Il a été poursuivi et amplifié par les hauts fonctionnaires sous les ministres qui lui ont succédé, qu’ils soient de gauche ou de droite. Parce que ces réformes réduisent le coût de la scolarité. Parce que, faisant fuir les classes moyennes dans le privé, elles réduisent les besoins en investissement de l’État. Xavier Timbeau, directeur à l’Observatoire français des conjonctures économiques, écrit dans le numéro d’avril 2017 d’Alternatives économiques que l’analyse des chiffres sur l’éducation montre que notre pays semble avoir fait le « choix délibéré de dépenser moins pour éduquer moins. » C’est ce que l’enseignement des compétences permet. Il n’y a qu’à voir les filières proposées et cette volonté de casser les orientations vers des voies industrielles d’excellence. C’est qu’un lycée professionnel offrant des filières tertiaires peu qualifiantes (secrétariat, accueil…) coûte quatre fois moins cher qu’un lycée professionnel industriel qui a de plus l’avantage d’absorber une plus grande masse d’élèves. Ils sortiront diplômés, mais leur diplôme n’aura aucune valeur.
......La mise en série fait sens : c’est une offensive globale dont il nous faut appréhender le périmètre et la nature. C’est sous les ordres de l’UE et de l’OCDE que la France renonce de plus en plus à son modèle scolaire républicain, pour reprendre, avec trente années de retard, la voie du modèle anglo-saxon. Les inégalités socio-scolaires ne cesseront de s’aggraver. Basil Bernstein évoquait le problème du « gaspillage du potentiel éducatif de la classe ouvrière ». C’est en effet un gâchis et un sabotage orchestré par les pédagogistes et les hauts fonctionnaires. Et il n’a jamais été plus important que sous le ministère de Mme Vallaud-Belkacem...."
    La "nouvelle" école se met en place petit à petit, subrepticement, par glissements successifs, souvent inaperçus, l'enfant-roi étant devenu "le centre du système et le savoir relégué en périphérie."
  Pour certains observateurs critiques, l'école n'est plus vraiment ni nationale, ni républicaine.
   Les valeurs fondatrices s'estompent peu à peu, dans l'indifférence de parents consommateurs plus que citoyens.
    Le désenchantement est grand, surtout à la suite des réformes multiples et brouillonnes qui se succèdent.  Le quinquennat de François Hollande, placé sous le signe de Jules Ferry, s'est ouvert sur la promesse d'une «refondation de l'école. «États généraux», «loi d'orientation»: tout l'arsenal des grandes mises en scène en matière de politique publique fut mobilisé. Mais la mystique républicaine a fini en gestion technocratique ordinaire....
      Au mieux, le pragmatisme sans perspectives ni idéaux prévaut, au pire le marche pavoise .
   L'Europe libérale  subit les effets d'une marchandisation affectant tous les secteurs, de la santé à l'école. Déjà la stratégie  de Lisbonne avait programmé cette évolution, dans un véritable esprit thatcherien. La casse du Service public d’Éducation est bien envisagée depuis 1996 par l’OCDE. (*)
    Il n'y a pas que les profs dans leur majorité qui sont chagrins...
           A quels enfants allons-nous laisser le monde?
                          Relisons F.Buisson, à la lumière de notre époque
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_(*) __...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »3.
    Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.
    Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves...
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Posted by Etienne Celmar at 08:11 Aucun commentaire:

mercredi 23 juin 2021

Un ministre pas comme les autres

Pour une réforme inédite.

                       Elle avance à bas bruit, Comme si elle suivait tant d'autres, à quelques nuances près. Or elle est bien différente en nature, même si elle tend à faire aboutir des tendances déjà inscrites  dans des projets précédents, visant en gros à mieux adapter le système au voeux des intérêts productifs.  Si elle produit des effets pervers, elle a son fanion: la "modernité". Elle a sa logique: la normalisation.     La relation pédagogique est en souffrance. La numérisation galopante et sans cohérence fait des siennes jusqu'à l'absurdité. Les neurosciences prennent le pouvoir. Le délitement est patent. Le démantèlement des filières, imposé unilatéralement, n'est pas sans conséquences perverses. La perte de sens est en bonne voie.                                                                                                           La critique est sévère, de la part d'une grande partie des enseignants, au coeur du système. Il y a bien une logique dans la réforme en cours, mais pas celle que reconnaîtraient Condorcet et à sa suite les partisans de l'école où l'égalité des chances reste encore un idéal à défendre.             __Sous sa prétendue réforme "technique", l'école de J.Ferry entre dans une ère nouvelle où la culture n'est plus l'objectif premier, où le pragmatisme domine, où l' adaptation au monde du travail devient prioritaire, au sein d'un système scolaire de plus en plus éclaté.    Mais le bilan de cette "révolution" scolaire serait déjà un fiasco, selon les observateurs les plus sévères: En stratège, le ministre préfère ''la politique du puzzle'', ouvrant sur tous les fronts des chantiers sans lien apparent dont la cohérence n'est perceptible qu'au moment d'ajouter la dernière pièce au tableau […] Mais l'illusion ne saurait durer, tant la démarche signe le retour du sarkozisme à l'éducation. La même veine idéologique, les mêmes acteurs sont à la manœuvre. Derrière les discours lénifiants, il s'agit toujours de faire gagner la logique du marché sur celle du service public. Et , les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce qui a abîmé l'école de la République il y a dix ans l'abîme de nouveau aujourd'hui »                                                                                          C'est un système à la carte, mais très verticalement organisé qui est l'objet de critiques de spécialistes de l'éducation. Contre un système trop mécaniste et tatillon, de plus en plus formel aussi, condamné au rafistolage permanent, engendrant un désarroi et une contestation croissants. Un désordre et une atomisation qui défavorisent les plus fragiles. Un système de plus en plus à  la carte. Même l'OCDE, pourtant libéral, ne ménage pas ses critiques.    Le découragement gagne ainsi que parfois le fatalisme.

             Depuis les années Giscard, l'école subit des réformes successives, dont la rapidité et l'absence de continuité et de cohérence déconcertent plus d'un enseignant et plus d'un parent. Mais sans que sur le fond les choses changent beaucoup. Les finalités essentielles de la scolarité se perdent un peu plus dans le flou ou le brouillard.
       Qu'est-ce qu'apprendre? comment le faire au mieux pour tous, pour en faire des êtres plus libres et des citoyens éclairés et critiques. Depuis Condorcet, c'est le coeur nucléaire du système, qu'on dirait souvent  oublié dans les faits.. Pragmatisme, adaptabilité et recettes pédagogiques sont de plus en plus l'objet de discussions prioritaires et interminables. La forme masque de plus le fond.

    D'une école ouverte sur la vie, on est passé à une sorte d'école à la carte, où l'apprentissage "autonome" et ludique finit par primer sur l'instruction (mot banni aujourd'hui), où l'évaluation devient opaque, où le savoir n'est que peu valorisé pour lui-même (on en voit les conséquences), l'élève étant de plus en plus au centre du système, où les enseignants sont priés d'être surtout des accompagnateurs toujours bienveillants (nouveau concept cache-misère), où les maîtres (ah, le vilain mot!) doivent être d'une indulgence sans limites.
   Cette tendance se poursuit, malgré les critiques peu audibles. Même partielles. Beaucoup d'enseignants sont devenus fatalistes au cours des ans, un grand nombre ayant perdu la flamme. La succession des réformes, parfois sans cohérence ni continuité. a usé parfois les plus motivés. 
    La "révolution" en cours les inquiète justement et l'avenir de la réforme est tout sauf claire. L'ambiguïté est présente. Le pragmatisme revendiqué ne passe pas. La culture toujours attendue en prend un coup. On suit la pente déjà engagée. Par exemple, une heure et demie de français et d'histoire géo en Lep. Une aumône culturelle. La nation a-t-elle seulement besoin de bras?
   Une certaine logique managériale tend à s'imposer davantage. Une révolution conservatrice par beaucoup d'aspects.
  Bref, une réforme à réformer. Une de plus.
      Comment refonder une école réellement républicaine?
          En revoyant d'abord la copie...
______
    Une préconisation toujours bonne à rappeler, qui en dit long sur certaines dérives:
                                        ...Les conceptions de l’OCDE dans le domaine de l’éducation vont dans le sens d’une forte libéralisation du système éducatif. Dans Repenser l’enseignement. Des scénarios pour agir (dernier volume de la série « l’école de demain »), l’OCDE donne la parole à Jay Ogilvy, « grand pionnier de la réflexion prospective au sein des entreprises ». Celui-ci préconise une « décentralisation » et « une autonomie accrue des établissements scolaires, avec une influence plus forte des parties prenantes »1. Il fait l’éloge du projet anglais FutureSight, qui a consisté à renforcer le pouvoir des chefs d’établissement2. Il « préconise l’application des principes du marché contre l’excès de bureaucratie, qui risque d’étouffer l’innovation dans l’enseignement »            Cet expert promeut l’idée d’un enseignement adapté à chaque élève. Il affirme : « À l’avenir nous disposerons d’outils d’apprentissage qui nous permettront de faire chez chaque élève un diagnostic personnalisé qui nous donnera la possibilité de mettre à sa disposition, à chaque heure de la journée, des outils d’enseignement et des préparations de leçons les mieux adaptés à ses besoins et à ses aptitudes »4. Il faut selon lui « traiter chaque école et chaque élève différemment et singulièrement en fonction de leurs besoins propres », et « individualiser [l’] enseignement. » « Pour atteindre l’équité devant l’éducation à l’ère de l’information, nous devons rompre avec le vieux modèle de production de masse d’élèves bien socialisés et identiques de l’ère industrielle. Nous devons recueillir des informations sur chaque circonscription, chaque école, chaque élève, et les utiliser pour moduler les quantités de “nutriments” – qu’il s’agisse de dollars, d’enseignants, de manuels ou d’ordinateurs – en fonction des besoins de chaque école et de chaque élève »5. Ces idées sont entièrement au diapason de celles de notre gouvernement de droite, qui veut en finir avec le collège unique, créer des collèges de haut niveau dans les centres-villes et des collèges où l’enseignement se réduirait au minimum, au « socle commun », dans les banlieues défavorisées. Les 7 piliers du socle commun de connaissances sont d’ailleurs inspirés par l’OCDE. Ce que prône l’OCDE, c’est de renoncer à l’objectif ambitieux d’une école, d’un collège et d’un lycée pour tous, et trier dès le plus jeune âge les élèves en fonction de leurs résultats ; ce qui revient en fait à les trier en fonction de leur niveau social, donc à accentuer les inégalités. Ces préconisations vont à l’encontre du caractère démocratique et universel du système éducatif.         
 Dans ce long rapport pétri de langue de bois, l’OCDE préconise aussi que l’enseignement public soit désormais « concerné par les mécanismes du marché ». L’organisation déplore que « les conseils d’établissement et l’administration centrale de la circonscription fonctionnent comme des monopoles d’État. Parents et élèves n’ont pas le choix du fournisseur, comme ce serait le cas sur un marché libre ». Elle fait valoir que « dans la plupart des entreprises, un directeur peut opérer des changements pour répondre aux différents besoins d’une clientèle diverse », et conclut : « Nous devons commencer par dégripper ce mécanisme ». Elle propose en outre de « donner aux élèves et aux parents la possibilité de choisir l’école et les enseignants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Le financement ira dans le sens du choix des élèves » ; ainsi « les forces du marché récompenseront les résultats »6. L’assouplissement de la carte scolaire, l’autonomie des établissements, l’idée de payer les enseignants « au mérite », le recrutement massif d’enseignants contractuels tandis que les places aux concours sont drastiquement réduites et que des milliers de postes d’enseignants titulaires sont supprimés chaque année, toutes ces initiatives du gouvernement trouvent leur source dans les préconisations de l’OCDE qui est aujourd’hui véritablement le fer de lance de la libéralisation des systèmes éducatifs. Il est temps de démystifier l’OCDE, de se démarquer de cette influence ultra-libérale, et d’entreprendre une politique éducative ambitieuse et démocratique, visant à la réussite de tous les élèves..."________

Posted by Etienne Celmar at 08:21 Aucun commentaire:

mardi 20 décembre 2022

Où est passée l'excellence?

      L'école, encore une priorité nationale?                                                                                                                                                             Une question qu'on peut se poser. Même si on n'est pas académicien. Même si on pourrait se poser la question plus modeste: où est passé le niveau, le simple niveau attendu, acceptable, notamment dans sa propre langue, sa maîtrise normale, ainsi que celle de la culture générale ? On ne peut demander à tous les élèves d'être "excellents", cela va de soi, même si cette notion est toujours  relative, dépendante pour une part des critères d'appréciation et du niveau d'exigences, implicitement ou explicitement demandé, dans un domaine donné, à un moment donné. Avec le développement de la scolarisation prolongée et généralisée, les exigences demandées ("80% au bac"), on aurait pu s'attendre à une montée du niveau, en ce qui concerne les matières de base, notamment. Or, c'est la déconvenue. C'est peu de dire que le niveau monte, comme on se plaisait à le dire il y a encore une décennie. Certains jettent l'éponge. Il y a peu d'enseignants qui ne se plaignent de la chute des performances, parfois spectaculaires, notamment dans la matière de base, qui conditionne tant d'autres: la langue maternelle. Même  en université. Même au niveau des nouveaux professeurs recrutés à la hâte, pour pallier un manque d'attractivité du métier. On n'en est plus à s'interroger sur l'utilité du point-virgule ou sur la pertinence de l'accent circonflexe. S'il n'y avait que l'orthographe!... Le bateau coule...Il n'y a pas qu'une question de pédagogie. Il n'y a pas de mystère, même si les causes sont pas toutes l'effet d'un système en crise, pourtant toujours en réforme...Ce n'est pas l'intelligence artificielle qui le sauvera, pas plus que les neuro-sciences.. La réduction du temps scolaire n'est pas une cause à écarter.  Le français, qui vient de loin, tel qu'il s'est constitué, n'est pas tombé du ciel et il continue à se modifier lentement.

                        Le niveau monte...dans la contre-performance.
     Ce n'est pas seulement l'école qui va mal, c'est la culture qu'elle est censée diffuser qui pose problème.  Aux dire de ceux qui sont en première ligne, comme de ceux qui constatent en aval les effets d'un système qui ne remplit plus sa mission.
    Un immense défi et une immense faillite, dont les causes sont multiples et ont déjà été analysées. En vain. Le savoir est en péril, les exigences se réduisent. les effets sont parfois stupéfiants.
                  L'école va mal. Tout le monde le déplore. Peu proposent des solutions. Les réformes se suivent et se ressemblent...La dernière en cours renforce ces tendances sous son aspect de "modernité" et  laisse peu d'espoirs à un possible renouveau.
   La culture générale se réduit de plus en plus et les apprentissages deviennent de plus en plus empiriques et minimalistes.

 Le ministre ne consent à revoir la copie que sur des détails techniques.
   La lecture n'est plus une priorité; on se contente de bases communicationnelles
 Ce n'est pas le recours aux problématiques neurosciences qui fera des miracles.
Certains constats d'acteurs du terrain devraient alarmer (*)
  ___L'école est devenue un grand corps malade.
              Comment la reconstruire?
   (*)     Point de vue:      ____           C'est le cri d'un révolté. Professeur de philosophie en lycée et membre du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), René Chiche publie un ouvrage où son attachement à l'institution scolaire se mêle à une rage sourde face à son état de ruine. Dans "La désinstruction nationale" (éditions Ovadia), cet homme engagé déplore que le niveau de ses élèves soit désormais proche du néant. La faute à l'empilement des réformes, aux pressions de la hiérarchie, à la dégradation des programmes ou encore à la fragilisation des Humanités, entre autres. Entretien;

             Ce qui a déclenché mon envie d'écrire, c'est tout d'abord le niveau inacceptable atteint par mes élèves. En classe, j'ai face à moi des élèves qui sont le produit de l'école : ils ont passé 15 ans en salle de classe et se retrouvent pourtant dans un état dramatique de quasi-illettrisme. Et cela, je ne peux plus le supporter. L'autre raison profonde, c'est que beaucoup de choses ont été écrites sur l'école, mais de manière souvent trop dogmatique. Avec un seul but : descendre des ennemis politiques ou décrédibiliser des positions opposées. Ce que j'ai voulu faire, au contraire, c'est écrire un livre pour le grand public, pour la société toute entière, en proposant une place de choix au sujet lui-même : l'école. Parce que nous sommes tous responsables de son état actuel. Surtout, derrière ce sujet, il y a la question de la République. Parce que c'est à l'école que tout commence, c'est la mère de toutes les batailles. Qu'elle n'instruise plus ne peut amener que de graves déconvenues pour toute notre société.
  Les copies de philosophie que vous corrigez sont en majorité, dites-vous, d’une "extrême-pauvreté". À tel point que vous parlez du français comme d’une "langue étrangère" pour certains. À qui la faute ?
    Il y a des causes qui sont très connues, comme par exemple la diminution du nombre d'heures de français et de philosophie, les modifications successives dans les programmes... Mais il y a quelque chose de plus fondamental derrière cette situation : le triomphe des Sciences humaines sur les Humanités. L'usage de langue, c'est l'instrument de la connaissance et de la pensée. Or, cet instrument ne peut s'acquérir comme tel que par la lecture de classiques, de grands auteurs. Pendant les années 70, l'université a commencé un processus de destruction de cet héritage pour promouvoir l'étude d'auteurs comme le psychanalyste Jacques Lacan, par exemple. Résultat : les professeurs, une fois en classe, ont ensuite développé une capacité à déployer un discours complètement artificiel sur des auteurs classiques qu'ils n'ont jamais lu. N'ayant que peu intégré cette culture classique, ils n'ont d'autre choix, devant les élèves, que de proposer autre chose. Ce sont les conséquences de ce mouvement que mon témoignage veut illustrer

  Vous dites craindre des conséquences sur ce que vous appelez "la conscience des électeurs". Pourquoi ? Avez-vous pu constater, en classe, des signes avant-coureurs ?
  Bien sûr. Il se trouve que j'enseigne dans un lycée moyen, je sais donc qu'il y a pire. Et généralement, quand on parle de l'école, on parle du pire. Mais le pire n'est pas forcément représentatif. Ce qui est plus intéressant, c'est de regarder la moyenne en face. Je crois que mes classes sont représentatives de cette "moyenne". Je dois l'avouer, mes élèves sont très gentils... Mais ils ne savent, en général, rien. C'est-à-dire qu'ils ont été portés, pendant toute leur scolarité, dans un système qui ne leur a pratiquement rien donné, rien transmis. Ils sont donc une matière première idéale pour tout type de manipulations. Je ne dis pas que tout cela a été fait pour en arriver là, mais c'est un effet que je constate. Il suffit de lancer n'importe quel sujet pour observer qu'ils n'ont aucune distance critique.
    Vous rapportez d'ailleurs un événement au lendemain de l'attaque de Charlie Hebdo où une élève refuse d'effectuer une minute de silence en citant un texte religieux qu'elle a trouvé sur un obscur site Internet…
   C'est presque un autre sujet qui est celui de la lecture. Où est-ce qu'on apprend la langue ? On l'apprend auprès de ceux qui ont porté un haut niveau de l'expression : les auteurs. Mais aussi par le dialogue, l'échange... Quand on zappe toutes ces cases, on n'a plus aucun repère. N'importe quel discours devient la référence absolue. Le fanatisme, sous sa forme religieuse ou sous sa forme politique, naît ainsi. Le cas de cet élève symbolise parfaitement cela. Il y a quelque chose de très grave : Internet, par Wikipédia notamment, a donné l'illusion que le savoir pouvait se dispenser de la lecture. Comme si savoir une chose pouvait se résumer au fait d'en avoir vaguement entendu parler. L'école, finalement, au lieu de faire ce qu'elle a toujours fait, c'est-à-dire former l'esprit, se cantonne désormais à donner des informations partielles en disant qu'il s'agit là de "savoirs". Mais ce n'est pas du savoir, ça ne forme pas l'intelligence ! Ce qui forme l'intelligence, ce sont des exercices comme la dissertation par exemple. Or, aujourd'hui, on constate que de plus en plus d'élèves arrivent en Terminale sans en avoir fait une seule de toute leur scolarité. Il n'est donc pas étonnant qu'ensuite, quand on leur demande d'exprimer, ils ne savent pas le faire. Et ça donne les copies que je lis... L'école ne forme plus à penser, alors les élèves se contentent de croire.
     Dans ce cas, l'école est-elle encore, comme vous l'appelez, "l'institution laïque par excellence" ?
   Ce qui est certain, c'est qu'elle ne remplit plus son rôle. Plus inquiétant encore, on a l'impression que l'école ne sait plus très bien quel est son rôle, sa fonction... Tout ceux qui ont la responsabilité de l'école, les ministres et les hauts fonctionnaires de l'institution, n'osent plus prononcer le mot "instruction". Pourquoi je parle de la "désinstruction" ? Parce qu'aujourd'hui, c'est un mot tabou. Si vous prêtez l'oreille au discours de ceux qui représentent l'institution, ils n'ont qu'un seul mot à la bouche : la "réussite". Bien sûr, tout le monde veut la réussite. Mais la réussite de nos élèves ne doit pas se faire à n'importe quel prix. Le problème c'est que, quand on fait de la réussite un but, tous les moyens sont bons pour y arriver. Et les moyens les plus courts sont les meilleurs, notamment en bradant les diplômes.
    Vous visez notamment les fameux "pédagogistes" et leurs "petits soldats de la désinstruction chargés d’exterminer les Hussards noirs d’antan". Vous dites que la "désinstruction constitue" pour eux "une rente de situation". Qu’entendez-vous par là ?
    Il y a des gens, qu'on appelle les "pédagogistes", même si cette expression me gêne parce que la vraie pédagogie se moque de la pédagogie, qui sont en quelques sortes des bonimenteurs. Car au lieu de faire, ils parlent sur ce qu'il faut faire. Ils font des thèses avant de faire carrière. Le plus connu c'est bien sûr Philippe Meirieu. Ou encore, aujourd'hui, Laurence de Cock, très active sur les réseaux sociaux. Son cas est révélateur. Elle a passé son Capes d'Histoire et Géographie, s'est intéressée aux Sciences de l'éducation, a passé une thèse, est devenue chargée de cours à l'université, grâce à cette position elle publie des livres et a fini par être un des principaux soutiens aux différentes réformes de Najat Vallaud-Belkacem, sous le mandat de François Hollande. Ces gens-là ne sont nuisibles que lorsque la gauche est au pouvoir parce qu'elle leur donne un poids exagérée dans l'institution. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est le terrain. Or, eux, ne s'y intéressent pas, ils ignorent la situation que je relate et que tous les enseignants constatent, tout comme les causes de cette situation. Le résultat est prévisible : les professeurs se résignent, se découragent.
  Quelle est la clé du problème, selon vous ?
   Le salut peut venir de plusieurs choses à la fois, il n'y a pas une seule solution miracle. Il y a une frange de l'opinion qui est ce que j'appellerais les "parents réels", qui tranche avec les "parents professionnels" qui eux font de la politique et sont dans le refus systématique. Dans cette première catégorie, il y a ceux qui veulent que leurs enfants réussissent, bien évidemment et qui ont encore du respect pour une profession qui elle-même ne se respecte plus. Il faut se reposer sur cette base pour faire que les professeurs redeviennent des hussards qui n'attendent pas uniquement que le ministre les respecte, les considère. Le respect, on ne le réclame pas. On se respecte soi-même pour redevenir respectable. Il faut reconstruire un corps professoral qui n'a été que trop abîmé. Aujourd'hui, les professeurs rasent les murs, sont sans cesse en train de s'excuser, craignent la pression de la hiérarchie... Ils n'osent pas affirmer ce qu'ils sont ni leur autorité. Les injonctions de la hiérarchie sont malheureusement un frein. Parce que si vous n'avez pas les épaules, aujourd'hui, vous finissez par faire comme tout le monde : donner des notes auxquelles vous ne croyez pas, dire aux élèves qu'ils ont réussi alors qu'ils vont se casser la figure dans le Supérieur...

                                                       _______________________

Posted by Etienne Celmar at 09:14 Aucun commentaire:
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Humeurs et humour de toutes couleurs


- Vélovirus
- Restons modestes
- Sur le pied de guerre
- La royauté
- Ne m'appelez pas Président
- Délinquance pondérale
- Virus ultra résistant
- De pape en pape
- Roule ou grève!
- On ne sait pas où on va
- Retraite 2.0
- Personne n'est parfait
- Faute de goût
- Modestes propositions
- Ailes présidentielles
- Black is black
- Macro-incertitudes
- Cliquez pour prier
- Homo ratatinus
- Cochons à la barre
-Macdonaldisation planétaire
- L'Evangile selon Donald
- Back to the Past
- Tant de sollicitude...
- Pas de croissance?!
- Comme j'aime
- Histoires d' O...-pital
- Un sans-culotte culotté
- C'est bien le meilleur
- Reconquista
- Si j'aurais su...
- Rien n'arrête Mr Ping
- Barbe au poil
- Procrastination
- Tout s'explique
- Encore un ver?
- Batifolage
- On en parle
- Benalla, ah! ah!
- J'arrête le vélo!
- Ben OSS117
- Ronds points citoyens
- Civisme topless
- L'essence et l'existence
- Les tribulations de Jean-Claude
- La connerie, son avenir
- Elysée enlisé?
- Boutique élyséenne
- Jupiter et l'horticulteur
- Passé compliqué
- Enfer pour Jupiter?
- Pas si nul que ça!
-Ils sont fous ces Gaulois
- Brigitte en clair
- Abandon
- Pedalo, ergo sum
- On se calme!
- Un putain de pognon
- La paille et la poutre
- Pognon de dingue
- Pas de kawa pour les fatmas
- Tueries US: la solution
- Chers collaborateurs
- Thaumaturgie
- Pauvre cochon!
- Et pont et pont...petit patapon ♪♫♪
- You are fired!
- Miracle en Alabama
- Vandalisme ou trumperie?
- Plantation et plantage
- Echos du Palais
- Pas de chance!
- Ce n'est pas un poisson d'avril
- IL est temps d'investir
- Macron et le loup
- Petit voyage en absurdie
- Le roi du kit nous quitte
- Tout ça pour ça!
- Maussade
- Procrastinez-vous?
- Le ministre et le pizzaïolo
- La 2 CV de Mr HULOT
- Y voir clair
- Cancans du Vatican
- Dieu est-il en RTT?
- Et rebelotte!
- Qui n'aime pas les paradis?
- Cordée en péril?
- Terreur à Washington
- Tempête ...:
- Vie de cochon
- Jamais plus sans mon chien
- En marge
- Pédaler speed and free
- Culottés!
- Barbe chic et choc
- Nobody
- Garder la mémoire
- En avoir ou pas?..
- Vers une assemblée godillot?
- Les tribulations de l' abbé Roux
- Pourquoi pas "Président à vie"?
- Philosophiquement non conforme
- Jeux de mains
- I like!
- Chicken Jail
- Il se veut « jupitérien »:
- Procastinatio
- Riches: une montée "fulgurante"...
- Elle est encore là..
- Familles recomposées
- :Cherche donateur:
- Trouver son chemin
_ Retour au chateau
- L'évangile selon Donald
- Où va-t-on?
- Cuisine pré-électorale
- Débat crucial Outre-Manche
- Barack s'en va:
- Donald à l'école
- Auchan: à fond la caisse!:
- Macronite aiguë?:
- Post-vérité?
- Fessées qui se perdent
- Histoire de chaises
- Christine coupable?
_ La primaire
- Mais, qui va garder le château?
- On a beau dire...
- En rire ou pas
- Facéties préelectorales
- Il Papa, la pizza et the Mc Do
- Hillarant!_

_
Alertez B. Bardot.!_
_
Il a raison, Gérard:
- Les pauvres exagèrent
- So smart!:
- Economies faciles
-
Toujours plus haut
- Tabarnak!
- Etrangeté
- Suffit pas d'être blonde
- Urinothérapie
- Audaces rhétorico-politiques
- Mettez un tigre dans votre smartphone:
- Sans blagues!:
-Bac: l'art d'enfiler les perles
- A tu et à toi
- Humour et politique:
- Brunus Imperator
- Oh-rage!..
- L'habit ne fait pas le ministre
-
Cumulards:
- L'art du défilé:
- Normal!:
- Inépuisable!
- Elle n'en manque pas une!
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Brocantes présidentielles
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Jeanne à toutes les sauces:
- Siné: dernière envolée
- C'est ballot!
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Enquête à "Ménard-ville"
- Police de la croûte:
- Coiffure élyséenne:
- Histoire de brasseurs
- Les pôvres!
- To be or nor to be (happy)
- Paléo et néo-crétinisme
- Pommes trop chères
- Demain je me mets à l'élevage
- Histoire à dormir debout
- Te plains pas..
- Mea culpa
- C'est grave, docteur?
- Mourir cher?
- Histoire à dormir debout
- Pause pipi, c'est fini?
- Le retour des druides
- Petite pédagogie du fouet
- Art hors-sol
- Panique à Passy
- Postures
- Merci pour le séjour!
- Question de standing
- Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?
- Quand on partait de bon matin...
- Pas de kawa pour les fatmas
- Hibernatus 2
- Le bonheur est dans le sable
- Erreur de casting
- Les soucis de Valéry
- Demain peut-être...
- Blanche-Neige au Qatar
- Cachez-moi ces nus!
- De si belles pommes!
- S comme...
- Et mon câlin?
- Relooking
- La bécane de Christiane
- De si belles pommes!
- Cachez-moi ces nus!
- Sarko neuf
- Vodka de la résurrection
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La belle et les Monsignori
-
Pamela chez les mangeurs de foie gras
-Brève bafoulle au Trés-Haut
- Pour une bonne année
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Grosse fatigue
-Mange pas ci, mange pas ça...
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Des millions d'amis
-
Toussaint: les saints sont à la fête
-
Humeur d'août
-
Boss de Davos
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Cher Président!
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Gourou de chez nous
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Dangereux vélo
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Sport o no Sport?
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Cachoteries bancaires
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Cons anciens et nouveaux
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Les plus riches coûtent cher
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Ultima verba
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Rien...ou si peu
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Vieux banc
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Ils s'y préparent!
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Do it yourself
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Désespérer le peuple
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Lettre à Elise
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Pourquoi pas le dimanche?
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8 euros pour un dentier
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Un mal étrange
-
Scepticisme et ciconspection
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Valse des régions
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Ménage linguistique
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Armes: spéciale braderie
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Chouette, la philo!
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Les barbares à Zemmour
-Ballon pas rond
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Les pompes de la discorde
-
Purge grecque
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François au FMI?
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Google en-pire
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Précarité: règime normal?
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La faute aux pauvres
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Un ex-ministre au poil
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C'est décidé, je reste!
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Les vaches!
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Avoir la patate
-
La faucille et le goupillon
-Politiquement hilarant
-
En rire ou en pleurer
-
Tous des singes !
-
(Sans) horizons et coup de ...blues
-
Marre d'être gentil!
-Elles osent tout
-Vivement Noël!
-
Encore un ver?
-Le filon vélo
-Mourir pas cher
-
Le retour des blaireaux
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Quand Jésus tweetait...
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De foire en foire
-T'as ti ta e-watch?
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Stop aux taupes!
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Toutoubars, minoubars
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Décalé
-Vive la sieste!
-Royal baby
-Du boulot pour François
-Le tour du Tour
-Histoire de lunettes
-Nouveau voyage en Amazonie
-Ventre plat et tête creuse
-Généalogies
-Petits et grands jouets
-Rond-point
-Mourrez, nous ferons le reste
-De choc en choc
-Pâques aux tisons...
-Pas (très) sérieux...
-On a tout essayé...
-Le vélo: en parler ou en faire
- Certains l'appellent Pancho
-La pluie et le beau temps
-En attendant la fumée..
-Devenir arriviste...pour les nuls
-Mail de Jésus
-
Guerre de Hollande
- Belgique: j'y vais, une fois
-Je twitte, mais je me soigne..
- La fin du monde aura bien lieu
-Drôle de bonhomme, le Chat!
-Touche pas à mon pain...au chocolat!
- Braves pigeons!
-La (com)plainte des banquiers
-Que pense Dieu de tout ça?...
- De la pomme: d'Adam à Apple
-Demain, j'apprends le SMS
- L'humour de Dieu
-Homo caniensis
-Qui sont les (vrais) cochons?
-Modestes propositions..
-Billet pour rien..
- Air Sarko One
-
Stop aux taupes!
-Oh! my Dog!..
-Humour noir
-Homo larbinus
-Pendant les fêtes...

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La curiosité est mon plus vilain défaut, le non-conformisme éclairé, ma ligne de conduite et l'humour, mon arme préférée.
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