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mercredi 7 août 2013

Darwin contre Darwin

Douloureuse enquête
                                        L'année Darwin est passée, mais la pensée de Darwin n'est pas dépassée
Loin de là!
Sur les épaules de l'illustre naturaliste, on voit beaucoup plus loin.
Son voyage, plus long que prévu sur le Beagle, constitua un tournant dans une pensée qui se cherchait, mais qui n'imaginait pas sur quelles voies révolutionnaires allaient l'entraîner ses aventures exploratrices.
Son journal de bord en témoigne
Mais celle-ci, mettant à mal le créationnisme, ne s'est pas élaborée sans mal ni sans luttes internes.
La vie, c'est l'évolution, nous le savons mieux aujourd'hui, même s'il nous reste énormément à
connaître concernant les mécanisme de ce processus.
_____________Pour arriver à cette idée, pour dépasser le fixisme ambiant, si naturel en apparence, Charles Darwin, par un lent processus, dut lutter contre lui-même, contre l'obstacle épistémologique de son éducation, de ses habitudes mentales, de ses croyances spontanées, de sa propre foi:
  Charles Darwin s'est débattu longtemps contre la théorie, à ses yeux invraisemblable, fantaisiste, dangereuse, selon laquelle les espèces biologiques peuvent évoluer avec le temps. Alors qu'il ne portait pas encore sa fameuse barbe blanche, l'idée que les espèces auraient pu ne pas avoir été créées par Dieu telles que nous les connaissons lui faisait dresser les cheveux sur la tête. Loin de l'avoir découverte et immédiatement embrassée, loin de l'avoir choyée et cultivée avec amour, il a tout fait pour lutter contre.
Finalement, c'est à force de la bombarder d'objections, de contre-exemples et de difficultés, que le naturaliste a adopté la notion d'une «descendance avec modification», devenue, avec la publication de l'Origine des espèces (1859), l'une des thèses les plus célèbres de l'histoire des sciences. Dans une tête admirablement faite, le spectaculaire retournement de Darwin marque la victoire du doute contre les convictions, des observations et des raisonnements contre le respect dû aux maîtres, aux proches et à ses propres croyances. Une succession de carnets soigneusement tenus, souvent relus et commentés par l'auteur, ont été le champ de bataille de ce combat entre l'homme et l'idée....

 A 22 ans, Darwin part donc à l'aventure, habité par «un violent désir d'ajouter des faits nouveaux à la grande masse des phénomènes de la science». Il ne croit pas si bien dire. Au moment de monter à bord, Charles partage les convictions de ses professeurs Henslow et Sedg-wick, fidèles aux dogmes créationnistes : il considère les espèces comme des entités créées, dont l'organisation ne saurait qu'être fixe. Il admet que certaines d'entre elles peuvent apparaître ou disparaître (les fossiles mis au jour par Cuvier ne laissaient aucun doute, depuis 1812, sur la disparition de certaines espèces), mais il conçoit le mystère de leur génération comme une affaire de création divine. Comment Dieu s'y prend-il ? Telle est l'une des questions auxquelles il espère répondre.
Pendant son périple, qui dure près de cinq ans, le jeune savant collecte les spécimens de divers organismes, déterre d'importants fossiles en Patagonie, tout en lisant et relisant les Principles Of Geology de Charles Lyell (1797-1875). Selon ce géologue, les espèces s'éteignent avec les changements climatiques, mais les vides creusés par leur disparition sont compensés par la création de nouvelles espèces. Dans ce monde stable, le nombre d'espèces est constant, et celles qui apparaissent ne le font que pour remplacer celles qui ont disparu. Cette perspective oriente les méditations du jeune homme, mais la diversité naturelle qu'il découvre, à chaque fois plus abondante, de pays en pays, d'île en île, le laisse décidément perplexe...

 Il lui faudra vingt ans de méditations assidues pour regarder en face le drame qui s'est accompli - celui de sa propre trahison. En 1844, tremblant encore d'horreur, il avoue à Joseph Dalton Hooker (gendre de Henslow et directeur du jardin botanique de Kew) : «Je suis presque convaincu (contrairement à l'opinion que j'avais au début) que les espèces (c'est comme d'avouer un meurtre) ne sont pas immuables.»
Quelque chose comme un meurtre... Voilà ce qu'il en a coûté à Darwin pour arriver aux propositions de l'Origine des espèces. En 1856, en pleine possession de sa théorie, il aura fait définitivement son deuil de l'assentiment de ses proches. Au botaniste américain Asa Gray (1810-1888), il écrit encore : «Je suis arrivé à la conclusion hétérodoxe qu'il n'existe rien de semblable à des espèces créées indépendantes, que les espèces ne sont que des variétés fortement définies. Je sais que ceci m'attirera votre mépris. Je crois me rendre compte de la valeur des nombreuses et formidables objections qui s'opposent à cette manière de voir... Je suis certain que votre tendance sera de me mépriser, moi et mes lumières.» Un siècle et demi plus tard, on sait ce qu'il en est. C'est dans le sillage de Darwin que tous les scientifiques continuent, entre eux, de soulever leurs propres objections.."
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jeudi 26 novembre 2009

Bon anniversaire Darwin!

La théorie s'affine, les fondamentaux demeurent

Le débat reste ouvert. Le vivant, dans son hypercomplexité, reste problématique...


Darwin 2009 » Deux anniversaires pour fêter l’évolution

-Le 24 novembre 1859, il y a cent cinquante ans jour pour jour, Charles Darwin publiait son livre « L'Origine des espèces par la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie ». La date marquait la naissance d'une conception révolutionnaire de l'histoire de la vie, une grande aventure qui a encore de beaux jours devant elle."

- Quand les poules avaient des dents...
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-
150 ans après, la théorie de l'évolution est en pleine évolution:
-"L'évolution de la vie est désormais un fait avéré, accepté partout où des principes religieux ou philosophiques n'empêchent pas son évidence de s'imposer.La question suivante est : comment la vie évolue-t-elle ?Quels mécanismes concrets, biologiques et chimiques, font que les espèces vivantes se succèdent, apparaissent et disparaissent, remplacées par d'autres ? C'est aujourd'hui la question centrale pour l'ensemble des spécialistes, toujours empêtrés dans les mystères de la vie et de son histoire.Concernant la seule génétique, qui n'est qu'une partie des mécanismes en question, tout le monde est d'accord pour dire que ce sont les mutations qui alimentent le moteur de l'évolution.Une mutation génétique entraine parfois une modification des caractéristiques d'un être vivant ; cette modification peut se révéler, dans un environnement donné, avantageuse en ce sens qu'elle offre à son porteur de meilleures chances de survie et/ou de faire des petits.
Evoluer, c'est transmettre ses mutationsPar transmission héréditaire, la mutation se propage dans la nombreuse descendance de son propriétaire. En entassant ainsi les mutations sur des centaines ou des milliers d'années, une population peut devenir si différente des voisines que ses membres ne peuvent plus se reproduire qu'entre eux. Et c'est une nouvelle espèce qui voit le jour.____Voilà comment l'évolution génétique est censée se dérouler. Mais ces mutations touchent-elles toutes les parties de l'ADN, ou seulement certaines régions ? Ont-elles lieu à la même vitesse aujourd'hui qu'au Moyen Age, sous Jules César ou quand les T-Rex croquaient de la volaille au petit déjeuner ?__Et elles ne peuvent pas être toutes avantageuses, si ? Il y en bien qui aboutissent à des aberrations plutôt handicapantes ! Une mouche avec des ailes à la place des pattes et inversement, ça doit voler beaucoup moins bien… Et si, finalement, la plupart des mutations n'avaient aucun effet ?______Beaucoup de théories, peu de certitudes:Sur toutes ces questions, les chercheurs n'ont pas de réponse définitive, rigoureuse et qui marche à tous les coups. Car le monde vivant, constitué de cas toujours particuliers, se prête peu aux grandes lois générales.Dans le cas de la vitesse des mutations, par exemple, Charles Darwin pensait que les variations apparaissaient de façon continue, régulière, un petit peu à chaque génération. De nombreux chercheurs le pensent encore.D'autres croient que de longues périodes de calme sont parsemées de courts instants -un instant, à l'échelle géologique, peut durer 5 millions d'années- où la génétique s'affole et essaime du mutant à tout va, ou au contraire un événement catastrophique conduit à de grandes extinctions d'espèces et de variété. C'est la théorie des équilibres ponctués, proposée en 1972 par Stephen Jay Gould et Niels Eldredge.Sur l'effet des mutations, les uns optent pour des conséquences bénéfiques nombreuses ; les autres, comme Motoo Kimura et sa théorie neutraliste de l'évolution, suggèrent que la plupart des mutations n'ont qu'un effet très limité.Le sujet reste, aujourd'hui encore, un des thèmes majeurs de la recherche scientifique. Des milliers de chercheurs s'en passionnent, et bien des questions demeurent irrésolues. Pour encore pas mal de temps a priori, car faire des expériences sur l'évolution, c'est un peu plus compliqué que de trouver la tour Eiffel quand on est sur le Champ-de-Mars.Pourquoi ? Parce que l'évolution est un processus lent qui ne devient souvent visible qu'après des dizaines voire des centaines de générations. Donc, pour l'observer, il faut du temps.
L'évolution est là et on le prouve Mais on peut ! Un cas exemplaire fut relevé au XIXe siècle dans les forêts anglaises, où les troncs de bouleaux passèrent du clair au sombre à cause des poussières noires rejetées par les cheminées de la révolution industrielle. Or ces troncs servent de reposoir à des papillons appelés phalènes du bouleau.Aux ailes claires elles aussi, question de camouflage. Mais quand la suie s'abattit sur les arbres, les papillons passèrent à leur tour du blanc au noir. Probable que le caractère « ailes sombres », assez encombrant sur tronc clair, devint subitement mieux coté en Bourse.Un autre exemple, plus récent, a été publié ce mois-ci dans le magazine scientifique Pnas. Un couple d'ornithologues américains, Mr et Mme Grant, a passé sa carrière à étudier les pinsons des îles Galapagos, appelés pinsons de Darwin .
...
Autre exemple, toujours daté de ce mois de novembre et publié dans le magazine Nature. Cette fois, une expérience menée sur des bactéries et qui dura… près de vingt ans. Vingt ans au cours desquels des chercheurs ont forcé des bactéries à survivre dans un environnement pauvre en glucose, leur principale source de nourriture.____Ils ont analysé, au bout de 2 000, 5 000, 10 000, 15 000, 20 000 puis 40 000 générations, les mutations génétiques qui avaient eu lieu et les améliorations en terme d'adaptation : la bestiole est-elle plus capable de vivre avec peu de glucose que son ancêtre ?____Résultat : entre les générations 1 et 20 000, on observe une hausse régulière du nombre de mutations (45 au total), mais une hausse irrégulière de l'adaptation. Les bactéries s'acclimatent très vite au départ, puis les améliorations sont de moins en moins spectaculaires.____Le gros du travail d'évolution se fait donc dès le début. Logique : il faut s'adapter rapidement pour ne pas disparaître !_________Pourquoi les bactéries continuent-elles à muter ? Mais on s'attendrait alors à ce que les mutations suivent le même rythme. Beaucoup au début, puis de moins en moins. Pas besoin de s'embêter à fabriquer de la mutation à la même allure pour finalement gagner des cacahuètes._____Alors pourquoi observe-t-on ici une hausse constante des mutations ? Aucune idée. Le phénomène ne s'accorde avec aucune des théories en cours.Une explication pourrait être que ces nouvelles mutations sont « neutres », sans effet, mais qu'elles apparaissent toujours car elles ne coûtent pas grand-chose. Raté : tout prouve qu'elles ne sont pas neutres. Elles se maintiennent au fil des générations, et chacune d'entre elles apporte un réel avantage à la bactérie.______Plus étrange encore, ce sont toujours les mêmes gènes qui sont mutés, même lors d'expériences où les bactéries étaient placées dans des conditions de sélection totalement différentes !Avec un tel sac de nœuds, si vous vous sentez perdu, ne craignez rien : les chercheurs eux-mêmes en sont encore à se creuser la tête. Aucune explication satisfaisante n'a pu être apportée sur l'ensemble des phénomènes observés.________Une mutation peut en cacher 600 autres:La suite est presque aussi rigolote. Entre les générations 20 000 et 40 000, une véritable explosion de mutations a eu lieu. De 45 mutations, on passe à 650 ! Et tout ça à cause d'une seule petite mutation, apparemment inoffensive mais touchant un gène permettant de… réparer les mutations.Un mécanisme corrige les erreurs, mutez un gène impliqué dans le mécanisme et les erreurs ne sont plus corrigées. D'une seule pichenette à peine détectable, c'est l'ensemble du système qui se dérègle et les mutations battent des records.Les variations génétiques apparaissent toujours au même rythme ? Non. Ont-elles toutes les mêmes conséquences ? Non. Touchent-elles l'ensemble de l'ADN avec la même probabilité ? Non.Tout est donc si compliqué qu'on a encore un sacré bout de chemin avant de comprendre précisément comment la vie évolue ? Oui. On a du pain sur la planche.Le 24 novembre 1859, il y a cent cinquante ans jour pour jour, Charles Darwin publiait son livre « L'Origine des espèces par la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie ». La date marquait la naissance d'une conception révolutionnaire de l'histoire de la vie, une grande aventure qui a encore de beaux jours devant elle." ______ (_A lire__)
-Le problème se complique:
Ardi, plus vieille que Lucy, éclaire les origines de l'Homme (une découverte capitale)
_______________
__Institut Charles Darwin International_
_______CRNS- SagaScience - Evolution
___L'Agora: Charles Darwin_

-150ème anniversaire de la publication de l’Origine des espèces

-Être vivant sur Terre - AgoraVox

-Le rival de Darwin ? - AgoraVox

-La classification phylogénétique du vivant
-Remarquable documentaire de France 5 sur l'évolution du vivant
_ESPECES D'ESPECES - wiki.france5.fr
-Evolutionnisme : la bestiole qui défie Darwin - AgoraVox
-En finir avec l'Intelligent Design
_______________
-Etrangetés de la nature ?
-Créationnisme : inquiétant retour
-Classer le vivant ?

jeudi 6 juillet 2017

Pauvre Darwin!

L' incompris
                  De son vivant.
                                      Et encore longtemps après...
        L'homme qui a longtemps douté de ses propres découvertes, du fait de leur nouveauté radicale, en lutte contre les ignorances et les peurs de son temps, reste encore souvent mal compris, parfois paradoxalement rejeté. Ses voyages de découvreur infatigable, de naturaliste curieux furent déterminants et l'amenèrent à poser les bonnes questions.
    La théorie darwinienne n'a pas pris une ride, dans ses grandes lignes directrices, devant les nouvelles découvertes, constamment renouvelées et adaptées, même en microbiologie, et reste un cadre explicatif incontournable. Sur les épaules de Darwin on voit plus loin que lui, il indique toujours le chemin.
    De son vivant, comme il paraît normal à cette époque spontanément fixiste, croyante et politiquement conservatrice, il resta un pionnier solitaire.
  Mais aujourd'hui, dans certains pays, comme les USA, pays de multiples pris Nobel, on peut s'étonner que Darwin soit souvent mis à l'index ou soit présenté comme une théoricien parmi d'autres.     
     Cela ne manque pas d'interroger. Les causes intellectuelles n'expliquent pas tout. Les causes religieuses ont leur poids dans ce néo-obscurantisme, qui touche aussi d'autres domaines.
     Aujourd'hui, c'est la Turquie qui passe à l'interdit, dans son retour à un obscurantisme islamique.
  Même chez nous, Darwin est parfois contesté dans les écoles par les moins formés aux sciences.
     Dans le Tennessee, les conservateurs créationnistes sont toujours à l'offensive.
Dans le Kansas, la bataille fait rage au sein des plus radicaux. C'est le triomphe de l'irrationnel, avec la confusion ancienne entre le darwinisme biologique et le darwinisme social, entretenue jusqu'au Congrès.
  Le créationnisme naïf de papa est bien de retour.
     Les anti-évolutionnistes peuvent prendre des figures diverses.
             Incompréhensions et résistances sont les deux faces d'un même refus ou d'un même scepticisme.
          Malgré les résistances, les ignorances et les confusions, rien n'empêchera Darwin de rester un phare indépassable dans la biologie, qui ne cesse de se complexifier.
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lundi 9 décembre 2024

Les vers et la vie

De très discrets alliés

      Ils peuplent nos sols, discrètement mais efficacement, pour leur fertilité, comme de silencieux laboureurs. Il n'est pas besoin d'être philosophe pour reconnaître leur travail souterrain. Des obscurs travailleurs du sol, dont Darwin souligna le premier l'importance.           Ils sont souvent en péril, avec le développement de l'agrobusiness et son cortège de produits de synthèse en tous genres. _____Il faut sauver nos amis les vers.  Ils sont in-dis-pen-sables. Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.

     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation, qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste    On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.

On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.
        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

   "
Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 


      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôt
re.       



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samedi 10 octobre 2026

Merci les vers!

 De très discrets alliés

      Ils auront un jour notre peau. Mais en attendant, que serions-nous sans eux?..                                                                                        Ils peuplent nos sols, discrètement mais efficacement, pour leur fertilité, comme de silencieux laboureurs. Il n'est pas besoin d'être philosophe pour reconnaître leur travail souterrain. Des obscurs travailleurs du sol, dont Darwin souligna le premier l'importance.           Ils sont souvent en péril, avec le développement de l'agrobusiness et son cortège de produits de synthèse en tous genres. _____Il faut sauver nos amis les vers.  Ils sont in-dis-pen-sables. Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.

     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation, qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste    On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.

On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.

        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.
   "Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 



      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôt
re.       

 
 
 
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vendredi 1 juin 2018

Sans vers, bonjour les dégâts!

Il faut sauver nos amis les vers.
                                                     Ils sont in-dis-pen-sables.
      Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.
     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation,qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste...
   On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.
   On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.
        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

   "
Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôtre.
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lundi 5 mars 2012

Obscurs alliés

Stars du sol

Revenir un instant au terre à terre...royaume de l'humble ver de terre.
__Que serions-nous sans lui?

_____Ils sont bien plus nombreux que nous, qui ne sommes que quelques milliards.
Ils creusent sans fin, en modifiant les sols physiquement et chimiquement.
Obscurs travailleurs de la terre, ils sont aussi aussi indispensables à la vie que les innombrables microorganismes qui nous entourent ou qui nous habitent, que les fourmis travailleuses ou que les actives petites abeilles, que nous avons tendance par ignorance et absurde dédain anthropomorphique à classer dans le registre moralisant des sales bêtes, méprisées.
_Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
"La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus préc ieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

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Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)
Les agriculteurs avisés savent bien que ces modestes bestioles sont leurs charrues essentielles.
Les bons jardiniers les entretiennent comme d'utiles alliés , qui font un travail invisible mais précieux.

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Les vers de terre sont parmi les plus célèbres habitants du sol. Ils représentent la première biomasse animale terrestre : une tonne par hectare en moyenne, et près de quatre fois plus dans une prairie normande, soit l'équivalent de 3 vaches par hectare ! (densité de 1 à 4 millions d'individus par hectare). Dans leur habitat, tous les vers ne remplissent pas les mêmes fonctions. Sur 150 espèces en France - environ 10000 estimées dans le monde - on en distingue 3 types :
  • les premiers - les épigés (petits) - agissent en surface, se nourrissent directement de matière organique et de végétaux en décomposition ;
  • les deuxièmes - les endogés (moyens) - creusent de profondes galeries et se nourrissent de terre mélangée à la matière organique ;
  • les troisièmes - les anéciques (gros) - cherchent leur nourriture à la surface du sol puis la distribuent en profondeur grâce aux galeries verticales qu'ils creusent.
En moyenne sur un hectare, 250000 vers de terre passent entre plusieurs centaines de tonnes de terre dans leur tube digestif par an (entre 300 et 600 tonnes) ..."
L'agriculture intensive les décime, car le sol est une matière vivante
Les labours profonds sont les ennemis des vers de terre, ils affectent la qualité des sols et accentuent l'érosion
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dimanche 16 mars 2008

Créationnisme : inquiétant retour

Le retour en force des croyances créationnistes doit nous interroger, quand on connaît leur irrationalité séductrice pour les esprits ignorants, désarmés intellectuellement et affectivement, à la recherche de sens à tout prix, quand on sait quels intérêts -religieux ou/et politiques- les utilisent à des fins douteuses de "conquête des esprits"...

"Darwin nous donne les moyens d'être des athées intellectuellement comblés" Dawkins...(Le gène égoïste )


"Depuis la formulation de la doctrine de l'évolution par Darwin, les fondamentalistes ont essayé d'en interdire l'enseignement parce qu'il contredit les récits de la création du monde que l'on trouve dans la Bible et le Coran. Le mouvement est particulièrement fort dans les pays musulmans, aux USA et en Australie. Le cas des USA est potentiellement inquiétant car les USA sont le pays qui domine la recherche scientifique. Si l'enseignement y accordait officiellement une place aux récents avatars du créationnisme, il ne manquerait pas de gens en Europe pour en tirer avantage et se prévaloir de ce précédent pour y imposer son enseignement. "(M.Naud)

Le créationnisme soumis à la question
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- Créationnisme et dessein intelligent
-L"Atlas de la création" et la propagande créationniste
-L’Intelligent Design au tribunal
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-Une nouvelle offensive du créationnisme
-La troisième croisade créationniste - Afis
-Créationnisme - Wikipédia
_Créationnisme : le "dessein intelligent" ou "intelligent design"
-Dessein intelligent
-Créationnisme et évolution
-Les habits neufs du créationnisme
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-le Conseil de l'Europe veut-il enterrer Darwin ?
-Le créationnisme s’étend en Europe
-Royaume-Uni : Le créationnisme aux examens
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-Lucy et l'obscurantisme - Pascal Picq
-Stephen Jay Gould
_____________________________Hymne au hasard_____________Le hasard dans l'univers