Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Davos. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Davos. Trier par date Afficher tous les articles

lundi 28 janvier 2013

Reine de Davos

 Christine superstar
 ______________Les Davos se suivent et se ressemblent...
Eclipsant les vraies reines, elle est arrivée, radieuse, au business-festival.
Notre grande Christine a fait un tabac au club des riches, ce café du commerce pour super-managers pour élites internationales de tous poils, qui viennent se mirer autour de la machine à café, comme disait un jour Attali
"les gens se rencontrent  là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères"
"les gens se rencontrent  là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères"
"les gens se rencontrent  là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères"
"les gens se rencontrent  là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères"
"les gens se rencontrent  là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères"

 Gros succès pour la fringante et voyante extra-lucide, très aimée des médias internationaux car elle parle très bien anglais (sic!). L'anglomanie règne en maître dans la petite ville suisse, où l'on vient aussi faire occasionnellement  surtout du ski, entre soi, sous haute surveillance...

Cette ancienne ministre lobbyiste est la coqueluche des medias.
C'est la plus américaine des française, au parcours édifiant, côtoyant la crême de la finance internationale.
Directrice du FMI qui ne se trompe jamais, enfin presque...
Vu son exceptionnel dévouement, elle ne paie pas d'impôts. Normal... Comme ses prédécesseurs, elle a bien oeuvré à développer compromettre notamment le développement en Afrique par ses ajustements structurels.
Mais cela ne doit pas gâter son si agréable séjour helvète doré.
Elle a tout de même un petit défaut: elle parle parfois trop vite et peut arriver à dire tout...et son contraire!
En grande prêtresse de la compétitivité à tout prix, elle n'évite pas quelques minuscules dérapages. Des moments de distraction, sans doute (.Par exemple:  La Grèce est sur la bonne voie... Elle oublie d'ajouter:dans l’enfer quotidien  Ah! les Grecs!)..avec quelques rares moments de lucidité, vite oubliés  ("De trop fortes inégalités sont nuisibles à la croissance" ou "La suprématie américaine est menacée")
 La légèreté de Madame Lagarde est devenue proverbiale et les anciennes affaires n'affectent pas son inoxydable sourire.
Si elle n'existait pas....
___________________________
- Discours détonnant du Président islandais au forum de Davos

vendredi 30 janvier 2009

DAVOS: désenchantement...


La fête est-elle finie au club des puissants
?



Morosité à DAVOS , club de la pensée unique.
Certes, ce n'est pas le groupe fermé de Bilderberg, mais ce haut-lieu de l'intégrisme néo-libéral, forum d'échanges d'idées , d'influences et centre d'affaires, reste une opération commerciale hautement symbolique
Changement de ton cependant, crise oblige...
_________________________

-Au terme de sa première journée dans la station suisse, Jean-Pierre Lehmann, professeur à l'IMD à Lausanne, confiait ce jeudi à LEXPRESS.fr son sentiment d'assister à "une déroute intellectuelle et émotionnelle". "On a un peu l'impression d'être au milieu d'une congrégation qui vient d'apprendre que son Dieu n'existe pas", poursuit-il.
----------------

-Tim Weber évoque même un participant pour qui la prochaine décennie sera, au mieux, une décennie de faible croissance: "Gulp"... D'autres thèmes ont aussi la cote dans les ateliers, comme le retour de l'Etat. "J'ai participé à un brainstorming où on demandait aux participants quelle était la cause principale de la situation actuelle, confie Jean-Pierre Lehmann. Et c'est l'absence de régulation qui a été la plus citée, par 40% des gens. C'est incroyable d'être à Davos et d'entendre que les gouvernements doivent intervenir davantage!"
-----------------------------
La réunion n'a plus la cote et prête le flanc a de sévères critiques....
Le Forum économique mondial n'est même qu'un "café du commerce", affirmait mardi dans la presse helvétique Jacques Attali. Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères", ajoutait jacques Attali, précisant cependant saluer "le génie" de son fondateur Klaus Schwab."
-------------------------

A Davos, "une déroute intellectuelle et émotionnelle":

"...Le Forum annonce un nombre de participants record - près de 2500. Mais les absences pèsent lourd... Un grand nombre de banquiers n'ont même pas été invités, comme les PDG de Goldman Sachs et de Citigroup. Quant à John Thain, l'ancien patron de Merrill Lynch, récemment licencié par Bank of America, il a été rayé de listes à la dernière minute.Bill Clinton, Paolo Coelho, Mohammad Yunus, mais aussi Gordon Brown et Angela Merkel... Davos a quand même ses stars (Pour avoir la liste complète des participants, c'est ici). Mais certains ne sont pas à proprement parler les plus fidèles avocats du système capitaliste. Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, et Vladimir Poutine, son homologue russe, se sont ainsi taillé un beau succès en pointant notamment la responsabilité de la finance occidentale dans le déclenchement de la crise qui secoue le monde. Tout cela devant une salle comble, comme si l'heure était au mea culpa..."
----------------------------------------
Davos, bastion de l'intégrisme économique

Le World Economic Forum (WEF) de Davos est essentiellement une bourse de contacts parfaitement organisée, dont les banquets constituent les moments privilégiés. Le "hasard" de la disposition des places autour d’une table peut se transformer en contrat de plusieurs millions. Klaus Schwab, le président du Forum, est réputé pour savoir faire se rencontrer les dirigeants d’entreprises selon leurs affinités réciproques. ...Depuis quelques années, le Forum devenu une pièce centrale dans l’édifice de la mainmise capitaliste sur le monde. Schwab, non sans raison, est fier de pouvoir déclarer que le Forum est le centre du pouvoir parce qu’il a su réunir les décideurs économiques et politiques, en même temps que des représentants de l’ONU, de la Banque mondiale, du FMI ou de l’OMC. La Fondation créée par Schwab est active toute l’année et sur les cinq continents. Elle joue le rôle d’interface entre la globalisation du marché et les gouvernements. Les ONG et autres représentants de la société civile ne peuvent que se faire phagocyter s’ils se risquent à participer à ces joutes capitalistes, quelle que soit leur "attitude critique".Le World Economic Forum (WEF)est un club dans lequel chaque membre verse une cotisation annuelle de $12 500 ($15 000 pour les banques). Pour faire partie du club, une compagnie doit démontrer vendre pour au moins 1 milliard de dollars annuellement, et les banques, contrôler au moins 1 milliard de dollars en capital. Il y a en fait différentes catégories d’appartenance à la fondation. Par exemple, le Global Growth Companies regroupe les entreprises particulièrement rapides dans leur croissance ; le Regional Membership permet l’intégration d’entreprises qui représentent un intérêt stratégique particulier dans une région spécifique, les "knowledge partners", principalement des consultants de la finance, ou les "institutional partners", comme Sun Microsystem Inc. Ces derniers versent annuellement $250 000 en plus de la cotisation normale. Les entreprises qui envoient un administrateur au sommet annuel s’acquittent, en plus de la cotisation de membre, d’un billet d’entrée de 9 000 francs suisses (36 000 FF), hôtel et nourriture non compris. Les politiciens sont, quant à eux, gracieusement invités. Les journalistes sont triés sur le volet.Le WEF représente un tel lobby - les 1000 plus grandes multinationales - que c’est lui, en fait, qui impose ses directives aux sous-fifres politiques, même lorsque ceux-ci sont démocratiquement élus. Mais les maîtres du monde ne contrôlent pas seulement le politique ; les médias, les technologies et même la culture et l’art font partie des cibles stratégiques...."

-En direct de Davos
-Pour les leaders de Davos, l’année 2009 est déjà perdue:
Wen Jiabao, professeur de Singapour résume la situation : « Nous sommes tous dans le même bateau. Chaque pays est une cabine et les gouvernements sont soucieux de ce qui se passe dans leur cabine. Mais personne ne s’inquiète de savoir où va le bateau. »
- Davos hors-piste, – à la dérive

__________________________________

Gauchet: «Le communisme rendait fou, le néolibéralisme rend stupide»---Scepticisme sur la capacité des politiques à assurer une régulation:

« Il faut tordre le coup à un canard journalistique : cette crise marquerait un retour du politique ! Il n’y a aucun retour du politique. Le politique a été pris en otage par les financiers qui sont venus lui mettre le marché en main : on saute tous ou vous faites quelque chose. Et ce quel qu’en soit le prix. On voit que le prix augmente tous les jours…Nous avons assisté à un appel au secours désespéré du politique, cela n’a rien à voir à un retour du politique.
... Le politique n’a aucune idée de ce qu’il faut faire. Il agit à très courte vue pour colmater les brèches et boucher les trous, sans aucune vision ne serait-ce qu’à très moyen terme. Il y a bien l’horizon magique de la régulation, qui règlerait tout, mais c’est une incantation. La mondialisation économique a été faite pour contourner tout système de règles, c’est son principe. Vouloir réguler la mondialisation, c’est vouloir construire un cercle carré. Il y a très peu de chances que nous assistions à ce genre de choses dans les mois prochains »....


jeudi 27 janvier 2011

Davos: pour que rien ne change

Bienvenue au club!

Ambiance feutrée dans le gotha des affaires et de la politique

Grand messe formelle ou foire aux affaires?
Un thème sans surprise: crise économique et terrorisme en toile de fond
La routine: juste quelques inquiétudes, quelques craintes exprimées, à titre d'exorcismes, quelques voeux pieux, qui ne mangent pas de pain.
Propos lénifiants de notre Président, qui n'est pas venu faire du ski...

_____En 2009, le désenchantement était de mise. Désarroi justifié par un sombre contexte économico-financier.
Cette année , on discute doctement, comme s'il ne s'était rien passé ou presque, sur la «nouvelle réalité»
Le ronronnement habituel reprend...
__Comme disait J.Attali,Le Forum économique mondial n'est qu'un "café du commerce", . Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères", ajoutait jacques Attali, précisant cependant saluer "le génie" de son fondateur Klaus Schwab."
__Dans les réunions informelles, loin des ennuyeux exposés à l'affiche, se nouent des relations économiques et politiques, se préparent des rendez-vous décisifs, se signent des contrats industriels et commerciaux, se pratique un lobbying intense...
-Etre invité à Davos, ça coûte cher !
____________________

"...Les participants du groupe Bilderberg, qui se retrouvent pendant cinq jours dans un hôtel luxueux et systématiquement isolé, occupent tous les plus hautes fonctions dans leur secteur respectif. Lors des séances plénières, se côtoient ainsi des ministres, les dirigeants des plus grandes entreprises mondiales, les rédacteurs en chef de grands médias, dans une ambiance très privée, à l’abri de toute médiatisation. Ceci est une grosse différence avec Davos qui, au contraire, mise sur l’ultra-médiatisation. Le Forum de Davos est avant tout une grande entreprise, brassant des fonds importants par le biais de sa fondation : il a donc besoin de cette visibilité médiatique. Et pour que cela marche, il faut faire des coups permanents, créer une multitude d’événements, même si parfois, cela brasse de l’air..." (M.Gama)
__________________

_"
Claudia Schiffer, Sharon Stone et Angelina Jolie ont fait partie ces dernières années des «personnalités globales» invitées à réfléchir sur l'avenir de la planète par Klaus Schwab.

Le «vieux forum» de Davos, celui dont le professeur d'économie Raymond Barre fut longtemps le rapporteur au terme de débats plutôt austères, produisait une certaine valeur ajoutée intellectuelle. C'était avant que Schwab, le fondateur et président à vie du Forum de l'économie mondiale, ne découvre que son véritable savoir-faire n'était pas l'économie (qu'il enseigna dans sa jeunesse) mais le marketing. Basé sur une valeur sûre, éternelle, indestructible, aussi bonne que l'or: l'égo.
__A partir du début des années 90 (la fin de l'ère Barre), ne pas être de «Davos» fin janvier a fini par être comme porté comme un stigmate chez les «décideurs» de la planète, notamment les chefs de grandes entreprises prêts à payer (ou plutôt à faire payer par leurs actionnaires) une petite fortune pour le plaisir de se retrouver entre eux et en compagnie de dirigeants politiques, d'économistes, d'intellectuels plus ou moins en vogue. C'est la logique du «club», désiré parce que réputé exclusif, celle que le désormais mondialement célèbre Bernard Madoff a exploité avec tant de talent pour attirer les souscripteurs fortunées dans sa pyramide de Ponzi. Certes, Klaus Schwab n'est pas accusé d'avoir volé quiconque. Et ceux qui déboursent chaque année des dizaines de milliers de dollars pour aller sur les cimes écouter des platitudes sont des victimes consentantes. Toutefois,
une enquête irrévérencieuse du Wall Street Journal sur les finances plutôt opaques des fondations de droit suisse du bon docteur (et de sa cascade de sociétés) avait provoqué par mal de remous et un net refroidissement entre le Forum et le grand quotidien du monde des affaires américain...
" (P.Ries -Mediapart)

_IMPROBABLE GOUVERNANCE A DAVOS_______-_En marge: un autreDavos 2011
-Rideau!

mercredi 24 janvier 2018

De Versailles à Davos

Versailles, c'était l'apéro. A Davos, on passe à table.
                      Mais comme chaque année, selon le même rituel, à quelques nouvelles têtes près.
    Les businessmen et les politiques vont colloquer en choeur.
 Mais on ne parlera pas ou peu de l'essentiel, seulement  pour la forme.
   Le monarque Macron a choisi une nouvelle fois les dorures versaillaises, pour un speed dating, afin de draguer les "hommes qui comptent", profitant des défaillances anglaises et des tergiversations berlinoises du moment, to choose France. (On parle beaucoup globish en Macronie.) 
   Une petite rencontre dont la note nous sera présentée: une facture dérisoire, pour draguer un  public restreint et poli.
    Après les fastes de Versailles, il faut passer aux paysages helvétiques de renom.
   A Davos, c'est un rituel bien rodé, un forum dont on peu dire à l'avance qu'il n'en sortira rien.
     Là où tout n' est que calme, luxe et volupté.
        Comme disait Attali: . "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères",
   Dans l'ambiance feutrée des luxueux hôtels de la station alpine, on évoquera sans doute, entre autres soucis, la question des inégalités mondiales galopantes, mettant en péril la machine économique,  Mais juste pour la forme, sans regarder de près les risques d'une économie surtout fondée sur la rente, aux dépens des investissements productifs, le triomphe des marchés financiers dérégulés, globalisés, pour en analyser les effets pervers, court-termistes...
...Avant de passer à d'autres choses. Il y a tant à faire à Davos en matière de loisirs et de rencontres. L'optimisme domine cette année, alors...
     Quelques préoccupations quand même à partager pour les politiques, dans un esprit  responsive and responsible.
         Pour changer le cours du monde? Que nenni!
             Il faut que rien ne change...
                                      Davos sera toujours Davos: une machine à produire le langage des élites globales.
__________________________________________

jeudi 29 janvier 2015

Boss de Davos

 Ils s'habillent chez Hugo Boss, les boss de Davos.
              Et vont de Davos en Davos.
      Un rituel d'hiver...Immuable.
Avec une grande débauche de moyens et d'avions privés...
Pour parler de crise et d'écologie!
Faire du ski?
Même pas!
       Pour que rien ne change....
Au  Davos bla-bla, notre président a fait le job
Pour quoi faire?
Comme le dit le journal suisse Liberté (forcément neutre):
   ... Davos « se mérite ». Selon plusieurs « papiers » qui se recoupent, il faut compter près de 71.000 $ pour recevoir le droit de jouer dans la cour des grands, entre les droits de souscription, le prix du billet d’entrée et une cotisation pour faire partie de l’élite de l’élite. Ceci-dit, si un de ces VIP envisageait d’inviter quelques amis, il lui en couterait la modique somme de 527.000 $ environ de cotisations et 95.000 $ de billets, mais attention… Pour 5 personnes, tout de même !
Ce qui parait le plus surréaliste c’est ce besoin de se rencontrer alors que tous les moyens modernes dont chacun se réjouit, se congratule et se félicite à l’envi pourrait faire que chacun reste chez soi et communique par moyens informatiques justement.

  Bref, des forces vives (Hollande) une petite caste.
        Jacque Attali, qui dit parfois des choses sensées par inadvertance, signalait naguère là-dessus:
                "...Le Forum économique mondial n'est qu'un "café du commerce"...les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères", ajoutait jacques Attali, précisant cependant saluer "le génie" de son fondateur Klaus Schwab."
  Un génie de la com' et du sens des affaires, sans aucun doute. 
______________________________

mercredi 21 janvier 2026

Davos 2026

 A Davos, la tradition tient bon                                                                                                                                                                            Mais la venue de l'homme de MAGA risque de perturber le ronronnement habituel de ce club de nantis néolibéraux, de ces papes en tout genre du monde des affaires  . Un éléphant s'invite dans ce magasin de porcelaines.   Le nouveau Boss de Davos  impose de nouvelles normes. La haute finance cherche de nouvelles voies.  IL est déjà loin le temps du "tranquille' consensus néolibéral .  Les nouveaux codes de Washington, la brutalisation du monde vont s'imposer dans l'ambiance souvent feutrée d'antan, où banquiers d'affaires  et chefs d'Etat échangeaient leurs vues  après une sortie à ski, en toute décontraction, sans qu'il  s'y passe rien de décisif dans les affaires du monde. Comme disait Attali: . "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères".   Dans l'ambiance feutrée des luxueux hôtels de la station alpine, on évoquait sans doute, entre autres soucis, la question des inégalités mondiales galopantes, mettant en péril la machine économique,  Mais juste pour la forme, sans regarder de près les risques d'une économie surtout fondée sur la rente, aux dépens des investissements productifs, le triomphe des marchés financiers dérégulés, globalisés, pour en analyser les effets pervers, court-termistes......Avant de passer à d'autres choses. Il y a tant à faire à Davos en matière de loisirs et de rencontres mondaines et arrosées.   C'était encore l'époque de la mondialisation heureuse...  comme disait Alain Minc    


                                                                                  Aujourd'hui, il s'agit de préférer  le dialogue à la brutalité (Macron) . Après les détricotages  trumpiens toujours en cours,  il va être dur de sortir des dépendances confortables vis à vis des USA, et de souder des liens alternatifs.      Trump va continuer à faire son show, assurer sa propre valorisation, comme celle de son business, qui va rester une constante.   Il n'y a rien à attendre de Davos, sinon un regain des tensions ou des humiliations .Dans le meilleur des cas, peut-être, une nouvelle solidarité européenne, ou au moins une fin de la complaisance.    VDL tiendra-t-elle dans sa récente détermination?...                                                                                                                                                        Que le grand show commence!...   
           _______________________                                                                                                      

mercredi 17 janvier 2024

Rendez-vous à Davos

Ton univers impitoyable...♪♫

     A Davos, va-t-on recoller les morceaux? C'est hautement incertain, malgré certaines déclarations, auxquelles on finit par être habitué.                     " Les blindés font du ski" déclare un éditorialiste....                                                                                                  Une affaire rentable? pour tout dire. Comme tous les ans. Come l'année dernière, ce peut être parfois touchant....A Davos, ça ne tourne plus rond...Le grand club des privilégiés de la planète ont perdu le Nord et n'ont plus la mondialisation heureuse. Alain Minc a cessé de vivre...Il faut tout repenser dans le chamboulement du monde, la nouvelle géopolitique qui se dessine, la guerre qu'on n'attendait pas en Europe. Le "doux commerce" de Montesquieu ne fonctionne plus ou connaît des ratés majeurs. La planète se déglingue. Bref, ce n'est plus l'euphorie, celle des lendemains qui chantent pour le big business. Ce ne sont plus seulement quelques soucis rapidement évoqués, c'est plutôt la morosité.   


                                                            Comme d'habitude, certains viennent mettre les pieds dans le plat et donner l'
alerte, rappeler à ces messieurs que derrière le décor de luxe des salons de Davos et les joyeuses parties de ski, il y a la réalité crue des profondes inégalités qui se creusent pendant que les profits atteignent des sommets. Des empêcheurs de profiter en rond, qui viennent gâcher une fête déjà morose.                       ______Certains des plus fortunés cèdent (symboliquement) à la pression. Par culpabilité? Non, par générosité feinte, par peur aussi peut-être. Ils demandent à payer plus. Comme si il y avait faute et non pas dérives d'un système, celui d'un libéralisme fou à la finance dérégulée        « Vous, nos représentants mondiaux, devez nous taxer, nous les ultra-riches, et vous devez commencer maintenant. » Dans une lettre relayée mercredi 18 janvier par l’ONG Oxfam et adressée aux dirigeants mondiaux, réunis à Davos à l’occasion du Forum économique mondial, plus de 200 millionnaires et milliardaires demandent à être davantage taxés pour le « bien commun ».Ces derniers avancent qu’« au cours des deux premières années de la pandémie les dix hommes les plus riches du monde ont doublé leur richesse, tandis que 99 % des personnes ont vu leurs revenus baisser. Les milliardaires et les millionnaires ont vu leur richesse augmenter de milliards de dollars, tandis que le simple coût de la vie paralyse désormais des familles ordinaires à travers le monde...»   

                                        C'est touchant! Ces cris du coeur reviennent régulièrement. Sans effet. Roosevelt avait osé un temps trancher dans le vif....Cela ressemble assez à l'attitude de ces milliardaires américains touchés pas la grâce de la Charity Business.                                                                              Un petit pas (verbal) dans la bonne direction ou un besoin de gagner en respectabilité?    Et si on changeait les règles  ___________________                        


mercredi 18 janvier 2017

Davos....

...Ton univers impénétrâ-a-ble...♪♫♪
                                      Vous êtres invités
dans cette charmante petite station helvète.
             Si vous êtes introduits par un ami fortuné, si vous parlez anglais et réglez votre petit ticket d'entrée.
        Ils seront encore là, les boss de Davos..
    Tous les ans c'est la même chose...pour que rien ne change....
      L'élite économique mondiale a beaucoup à (se) dire.
      On avait oublié les pauvres, dans ce haut-lieu huppé du business mondial.
   Cette année, c'est promis, on va faire un effort, on va (un peu) en parler, non pour le scandale que cela représente, mais pour les dangers potentiels que les inégalités peuvent engendrer pour les intérêts des nantis. Il ne manquerait plus qu'ils se révoltent! Il ne manquerait plus qu'ils ne consomment plus!
           Les plus grosses fortunes de la planète – ou leurs représentants – seraient-elles devenues soucieuses des inégalités ? Elles les prennent au moins en compte comme facteur de risque. Le 11 janvier, les organisateurs du Forum de Davos ont ainsi publié leur tableau des principaux risques pour 2017. Et "les inégalités de revenus, les divisions sociales et le réchauffement climatique arrivent en tête", rapporte Le Figaro.
    Pour en souligner la teneur explosive, le compte Twitter du Forum économique mondial reprend même l'information principale du rapport publié le 16 janvier par l'ONG britannique Oxfam : "Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards les plus pauvres. Il faut rééquilibrer cette société injuste." "
      Oui, huit personnes sont plus riches que la moitié la plus pauvre du monde...
            Et cette moitié ne mange même pas de la brioche, comme l'avait souhaité Marie-Antoinette..
La théorie du ruissellement ne marche donc pas.
      En France, , 21 milliardaires possèdent autant que les 40% les plus pauvres de la population en 2016...
    Il y a matière à réflexion. Nul doute que les doctes assemblées se pencheront gravement sur se problème en colloques savants, entre séances de ski et plantureux repas.
       ’Un monde à l’envers?
:             Heureusement, les grands patrons gardent le moral.
                    C'est rassurant.
     Et puis ce n'est pas si important. Comme disait Jacques Attali. "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères",
___________________

jeudi 19 janvier 2023

Ils sont fous!

      Un monde à l'envers?

                  A Davos, ça ne tourne plus rond...Le grand club des privilégiés de la planète ont perdu le Nord et n'ont plus la mondialisation heureuse. Alain Minc a cessé de vivre...Il faut tout repenser dans le chamboulement du monde, la nouvelle géopolitique qui se dessine, la guerre qu'on n'attendait pas en Europe. Le "doux commerce" de Montesquieu ne fonctionne plus ou connaît des ratés majeurs. La planète se déglingue. Bref, ce n'est plus l'euphorie, celle des lendemains qui chantent pour le big business. Ce ne sont plus seulement quelques soucis rapidement évoqués, c'est la morosité.                                                                Comme d'habitude, certains viennent mettre les pieds dans le plat et donner l'alerte, rappeler à ces messieurs que derrière le décor de luxe des salons de Davos et les joyeuses parties de ski, il y a la réalité crue des profondes inégalités qui se creusent pendant que les profits atteignent des sommets. Des empêcheurs de profiter en rond, qui viennent gâcher une fête déjà morose.                       ______Certains des plus fortunés cèdent (symboliquement) à la pression. Par culpabilité? Non, par générosité feinte, par peur aussi peut-être. Ils demandent à payer plus. Comme si il y avait faute et non pas dérives d'un système, celui d'un libéralisme fou à la finance dérégulée        « Vous, nos représentants mondiaux, devez nous taxer, nous les ultra-riches, et vous devez commencer maintenant. » Dans une lettre relayée mercredi 18 janvier par l’ONG Oxfam et adressée aux dirigeants mondiaux, réunis à Davos à l’occasion du Forum économique mondial, plus de 200 millionnaires et milliardaires demandent à être davantage taxés pour le « bien commun ».Ces derniers avancent qu’« au cours des deux premières années de la pandémie les dix hommes les plus riches du monde ont doublé leur richesse, tandis que 99 % des personnes ont vu leurs revenus baisser. Les milliardaires et les millionnaires ont vu leur richesse augmenter de milliards de dollars, tandis que le simple coût de la vie paralyse désormais des familles ordinaires à travers le monde...»   

                                        C'est touchant! Ces cris du coeur reviennent régulièrement. Sans effet. Roosevelt avait osé un temps trancher dans le vif....Cela ressemble assez à l'attitude de ses milliardaires américains touchés pas la grâce de la Charity Business.                                                                              Un petit pas (verbal) dans le bonne direction ou un besoin de gagner en respectabilité?    Et si on changeait les règles?   ___________________                        

vendredi 22 janvier 2016

Davos: rien ne va plus

Davos, ton univers impayable...         (sur une air connu)          
                                                Malgré la présence de quelques vedettes, pour rehausser l'événement, dont Leonardo Di Caprio, on a cette année le moral au fond des chaussettes dans la station huppée helvète.
       Bien sûr, il y a le ski entre deux conférences, les petites douceurs d'après-repas bien arrosés et un séjour gratuit. C'est la princesse qui paie.
  
  Mais l'euphorie des années d'antan, dans ce sélect club,  n'y est plus...
        La gauche s'y sent cependant maintenant à l'aise, sans complexe, entre copains.
  Un bon club, comme le dit un participant assez fidèle:
          Comme disait J.Attali, Le Forum économique mondial n'est qu'un "café du commerce", . Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères", ajoutait jacques Attali, précisant cependant saluer "le génie" de son fondateur Klaus Schwab.  
        Pour que rien ne change...
_________________

vendredi 23 janvier 2026

Point de bascule

   La confiance n'y est plus

      C'est la brutalité à sens unique. L'homme est dangereusement imprévisible. Le divorce s'accentue. De quoi affoler le mondes des affaires

 si la rupture doit s'accentuer. Faire son deuil?...C'est une ère de défiance qui commence. Certains relativisent: ce n'est pas la première fois et la période faste de mondialisation était sans doute destine à être une exception..... 

     


                                                                   


C’est

         "...  Les USA ne sont plus considérés comme sûrs. C'est sans doute la seule force qui peut contraindre Donald Trump    à changer de position, à limiter son ivresse de pouvoir : les marchés. Mais à la différence du Liberation Day – ce jour d’avril où le président états-unien avait lancé sa guerre commerciale mondiale –, les marchés en ce début d’année semblaient indifférents à l’instabilité grandissante du monde. Les tensions géopolitiques et financières ont pourtant atteint une intensité inégalée. La confiance a disparu. En confirmant ses menaces sur le Groenland, le président états-unien ébranle un des piliers qui ont assuré la domination économique et financière américaine : les États-Unis ne sont plus considérés comme sûrs.  .....                                                                                                                      

C’estsans doute la seule force qui peut contraindre Donald Trump à changer de position, à limiter son ivresse de pouvoir : les marchés. Mais à la différence du Liberation Day – ce jour d’avril où le président états-unien avait lancé sa guerre commerciale mondiale –, les marchés en ce début d’année semblaient indifférents à l’instabilité grandissante du monde. Les tensions géopolitiques et financières ont pourtant atteint une intensité inégaléeEnlèvement et arrestation de Nicolás Maduro, saisie de la production pétrolière du Venezuela, ouverture d’une procédure judiciaire contre le président de la Fed, Jerome Powell, enfin projet d’accaparement du Groenland avec menaces de droits douaniers supplémentaires pour tous les pays européens – officiellement alliés – qui s’opposeraient aux vues du président états-unien… En moins de trois semaines, la présidence Trump a frappé tous azimuts, adoptant presque autant de mesures agressives que pendant toute sa première année de mandatÀ chaque fois, les marchés n’ont pas réagi, donnant l’impression qu’ils accordaient une sorte de blanc-seing à toutes les initiatives de l’administration Trump, y compris les plus dangereuses. Cette complaisance semble s’être arrêtée le 20 janvier.    Enlèvement et arrestation de Nicolás Maduro, saisie de la production pétrolière du Venezuela, ouverture d’une procédure judiciaire contre le président de la Fed, Jerome Powell, enfin projet d’accaparement du Groenland avec menaces de droits douaniers supplémentaires pour tous les pays européens – officiellement alliés – qui s’opposeraient aux vues du président états-unien… En moins de trois semaines, la présidence Trump a frappé tous azimuts, adoptant presque autant de mesures agressives que pendant toute sa première année de mandat.

                   ???Tous les marchés ont plongé dans le rouge, mais aux États-Unis encore plus qu’ailleurs. À Wall Street, les grands indices boursiers ont effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l’année. Le Dow Jones a baissé de 1,8 %, le S&P 500 de 2,1 %, le Nasdaq de 2,4 %. Les sanctions ont été beaucoup plus sévères pour les groupes de la high tech et du numérique. Le géant mondial des puces, Nvidia, a reculé de 4,3 %, Apple de 3,46 %, et l’informaticien Dell a perdu plus de 7 %.

             Le véritable avertissement a été donné ailleurs, sur les bons du Trésor états-uniens. Le taux des obligations états-uniennes à trente ans est passé au-dessus de 4,95 %, celui des bons du Trésor à dix ans est au-dessus de 4,3 %. Établis par les marchés en fonction de l’offre et de la demande – à la différence des taux courts fixés par la Réserve fédérale –, ils indiquent un niveau de défiance palpable : les taux états-uniens sont désormais parmi les plus hauts des pays occidentaux.

          Dans le même temps, le dollar a continué à se déprécier par rapport aux autres devises – il ne vaut désormais que 0,86 euro – tandis que l’or poursuit son ascension himalayenne : l’once est à plus de 4 864 dollars. Elle était à 2 770 dollars il y a tout juste un an.

            L’annonce de Donald Trump, dans son discours très attendu de Davos le 21 janvier, que les États-Unis ne recourraient pas « à la force » mais qu’ils voulaient engager des négociations « immédiatement » pour s’emparer du Groenland, a à peine inversé la tendance. À l’ouverture de Wall Street, le S&P 500 progressait de 0,3 %, le Nasdaq de 0,2 %, et l’or continuait à monter.


               L’administration Trump refuse d’y voir un signal, encore moins une mise en garde du monde financier. À Davos, le secrétaire au Trésor états-unien, Scott Bessent, a balayé toutes les critiques ou même les questionnements sur la politique de Donald Trump, sur ses prétentions à vouloir s’emparer du Groenland et la remise en cause de l’Otan. Tout est sublime, forcément sublime. Pour lui, la chute des bons du Trésor états-uniens n’est en aucun cas liée aux décisions de la Maison-Blanche mais aux ventes énormes intervenues sur le marché japonais...

     ;;;Les observateurs et les analystes ont une autre lecture. « Je pense que quand nous nous retournerons sur ce moment, nous considérerons avec le recul qu’il a marqué un point de bascule », confie au Wall Street Journal Adam Posen, président de l’Institut Peterson.

       Longtemps incontestée, la domination monétaire, financière et économique états-unienne ne va plus de soi. La Chine, au travers des Brics notamment, remet en cause depuis plusieurs années déjà la suprématie du dollar. Mais personne ne s’attendait à ce qu’un président états-unien porte les coups les plus durs, les plus dangereux, contre cette domination financière et économique.

     Une vraie crise de confiance s’est nouée depuis le retour de Donald Trump. L’engagement des guerres commerciales avec ses alliés d’autrefois, ses décisions unilatérales d’extorsion et d’appropriation, la remise en cause des alliances passées, à commencer par l’Otan, au-delà des désordres provoqués, créent un sentiment de malaise : les États-Unis ne sont plus aussi sûrs qu’auparavant. La lente chute des bons du Trésor états-uniens depuis un an, considérés jusqu’alors comme l’actif le plus sûr du monde, de même que la baisse des réserves en dollars dans les banques centrales illustrent cette défiance grandissante.

       « Vendre les États-Unis » est même devenu un mot d’ordre chez certains analystes. Même si l’argent du monde entier continue d’affluer sur les marchés états-uniens, un certain ralentissement apparaît dans tous les secteurs. Et c’est encore plus vrai dans les échanges commerciaux, où la domination du dollar comme unique monnaie de réserve s’effrite. « Il existe des canaux pratiques et efficaces qui ne se limitent pas aux canaux du dollar états-unien », relevait à Davos le directeur général de Standard Chartered, Bill Winters, justifiant les besoins de diversification par l’émergence d’un monde multipolai

La montée des tensions avec l’Union européenne (UE) pourrait encore accélérer le mouvement. Dès le 18 janvier, un analyste de la Deutsche Bank publiait une note en réaction aux annonces des hausses de droits de douane imposées au Danemark, à l’Allemagne, à la France, à la Grande-Bretagne, à la Finlande, à la Suède et à la Norvège pour les punir de s’opposer aux volontés trumpiennes de s’emparer du Groenland.

          Les sommes engagées par le fonds de pension danois représentent une goutte d’eau dans la masse des investissements européens : à peine 100 millions de dollars. Mais si l’exemple danois faisait tache d’huile, ce serait une autre histoire. L’Europe détient plus de 8 000 milliards de dollars d’actions et d’obligations états-uniennes, soit le double de tous les investissements détenus par les investisseurs étrangers dans le monde.

    Alors que le gouvernement états-unien a plus besoin que jamais d’argent pour financer ses déficits et ses investissements, la menace d’un retrait de l’épargne européenne constituerait une catastrophe pour l’administration Trump. Le secrétaire au Trésor états-unien exclut par avance ce scénario. « Je n’ai aucune inquiétude. Je vois nos adjudications. Nous enregistrons des investissements étrangers record », a-t-il déclaré, avant d’assurer que le président de la Deutsche Bank s’était désolidarisé de la note de son analyste.

Les observateurs sont beaucoup moins affirmatifs. Si tous excluent une liquidation éclair des actifs européens, ils envisagent très bien un découplage plus ou moins rapide, la domination états-unienne étant devenue une menace pour tous les alliés. « Nous sommes au milieu d’une rupture et non d’une transition », a insisté le premier ministre canadien – auparavant ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre –, Mark Carney, ovationné à la fin de son discours mardi à Davos.

Pour les États-Unis, cette rupture risque d’être au moins aussi lourde que pour ses alliés. Pendant des décennies, en contrepartie d’une stabilité économique et financière, ces derniers ont accepté d’apporter leur épargne, d’investir aux États-Unis, de financer les déficits états-uniens, de soutenir le dollar. Jamais pays n’avait bénéficié de tels privilèges. Même si le statut des États-Unis était en train de s’éroder avec l’émergence d’un monde multipolaire, il conservait encore une grande importance. Depuis un an, Donald Trump est en train de tout mettre à bas." [Martine Orange                           ______________