Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête cisjordanie. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête cisjordanie. Trier par date Afficher tous les articles

dimanche 25 avril 2010

Palestine: blocus

Colonisation renforcée

- Etat palestinien de plus en plus compromis...-

-
Finalement, écrit Michel Bôle-Richard du Monde, "Benyamin Nétanyahou veut bien d’un Etat palestinien mais à ses conditions, et celles-ci sont telles que les chances de voir cet Etat se créer sont infimes."

_Punition collective
______________

-Un décret militaire israélien menace des Palestiniens d'expulsion massive:
Un ordre de l'armée, qui doit entrer en vigueur mardi, pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie, affirme dimanche le quotidien Haaretz.Cet ordre vise notamment les Palestiniens détenteurs d'une carte d'identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants. La bande de Gaza est contrôlée par les islamistes du Hamas depuis 2007 alors que la Cisjordanie est restée sous la responsabilité de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas.Israël impose un strict blocus de Gaza qui empêche les Palestiniens originaires de cette enclave de se rendre en Cisjordanie. Le nouveau décret militaire vise également les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident à la suite par exemple d'un séjour à l'étranger, ainsi que les épouses étrangères de Palestiniens, précise le journal.Jusqu'à présent, les tribunaux civils israéliens empêchaient en général des expulsions de Cisjordanie visant ces personnes. Mais le décret prévoit que ces dossiers seront désormais soumis à la juridiction de tribunaux militaires: les personnes visées seraient alors jugées en tant «qu'infiltrées», susceptibles d'être expulsées vers le pays ou la région d'où elles sont venues «illégalement»..."
-Cisjordanie : l'Autorité palestinienne accuse Israël de chantage sur l'accès à l'eau:
"... si les Palestiniens acceptent que leurs villages soient reliés au réseau national israélien, ils refusent qu'il en soit de même pour les "blocs de colonies" situés en Cisjordanie, parce que ce serait reconnaître l'annexion. Shaddad Al-Attili rappelle, en outre, que les autorités israéliennes refusent toutes les demandes palestiniennes de création d'usines de retraitement des eaux usées. Au sein de la commission conjointe sur l'eau, elles conditionnent l'octroi de permis aux Palestiniens à leur approbation des projets pour les colonies.___"Quinze ans après l'accord intérimaire d'Oslo, je dois encore demander la permission à Israël pour creuser un puits en Cisjordanie ! Non seulement Israël nous vole l'eau à laquelle nous avons droit, mais nous sommes obligés d'acheter la sienne !", tempête M. Attili.__L'inégalité de l'accès à l'eau est une donnée fondamentale du conflit israélo-palestinien. Depuis la guerre de 1967, les Palestiniens n'ont pas accès aux eaux du Jourdain et l'Etat juif exploite 80 % des ressources de la principale nappe phréatique cisjordanienne, n'en concédant que 15 % aux Palestiniens. S'il est vrai que ceux-ci surexploitent les ressources à leur disposition, la consommation par habitant de Cisjordanie est de 22 m3 par an, contre 120 m3 pour un Israélien.Or cette disparité ne peut que s'aggraver : la population palestinienne progresse d'environ 3,4 % par an contre 1,8 % pour Israël (en comptant les Arabes-Israéliens). A cette pression démographique s'ajoute l'augmentation des besoins engendrée par la croissance économique que connaît la Cisjordanie : l'Etat juif affirme encourager cette "paix économique", mais n'en tire aucune conséquence pour l'accès à l'eau, condition du développement."

-La bataille de Jérusalem
-Les 20 dates-clefs du conflit israélo-palestinien
-Les Palestiniens : un peuple avec des droits ou des individus avec des besoins ?
-
Elias Sanbar: «Les Palestiniens ne sont pas des mythes»
-Elias Sanbar, poète et diplomate "amoureux de la Palestine"
___France Culture:Le dictionnaire amoureux de la Palestine
-Israël, frappé par la plaie biblique des ténèbres

______________________
- Palestine: histoire(tragique) d'eau
- Israël - Palestine : enlisement
-Palestine: vérité des cartes
-Nethanyou humilie Obama
- L'olivier, le colon et le palestinien
-Oranges de la discorde

mardi 4 août 2015

Fractures israëliennes

 Israël et ses démons
                           La pays est malade de sa politique de colonisation et a une problème avec les crimes de haine juifs.
  Cela n'est pas nouveau. On se souvient de l'assassinat de Isaac Rabin, compromettant une ouverture de pourparlers possibles. 
   Que Netanyahou se dise outré  par les dernières horreurs commises à Jérusalem ou par des colons de Cisjordanie ne devrait pas étonner.   Réactions médiatiques et diplomatiques obligent....
    Il a été et reste le complice d'un processus officiellement encouragé, quoique régulièrement démenti, favorisant objectivement les pires excès et délires, dans le contexte d'une société minée par une peur largement instrumentalisée et la montée, même au gouvernement, d'une extrême droite décomplexée, dont Liberman , Notre Maison etc... ne représentent qu'un aspect, au grand désespoir des Israëliens qui gardent la tête froide et leur sens critique.     
     La radicalisation et la rage illuminée ont gagné les espaces grignotés systématiquement. On parle beaucoup des Juifs qui rejoignent les colons extrémistes de Cisjordanie, mais moins de ceux qui les critiquent, en dénonçant leurs comportements et les complicités politiques des têtes brûlée au pouvoir, comme Liberman, et Ayeled Shakedet.
    Des tendances extrémistes ségrégationnistes sont là dés la création de l'Etat d'Israël. Ils se renforcent et se diversifient aujourd'hui, souvent sous leurs formes antisionistes, ultraorthodoxes.
             Les tragédies commises au nom de la raison d'Etat à Gaza sont d'une autre ampleur.
 Bibi a laissé se développer, quand il ne l'a pas favorisé, un racisme ordinaire et institutionnel
Une tragédie liée à une politique expansionniste, à l'encontre des multiples résolutions de l'ONU et des protestations internes ou étrangères.
Une lutte qui ne dit pas son nom pour l'espace, l'eau, le territoire, qui ramène à peau de chagrin le territoire palestinien.
...Le nombre de colons ne cesse de s'accroître dans les territoires occupés. Déjà en 2014, le ministère de l'Intérieur israélien estime que ce chiffre a augmenté de 4% par rapport à 2013, à 389 250 personnes. Plus de 375 000 colons vivent en "zone C", une zone sous contrôle quasiment exclusif d'Israël qui représente 60% du territoire de la Cisjordanie. Ils sont désormais plus nombreux que les Palestiniens, qui plafonnent à 300 000....
       Le pire ennemi d'Israël est en son sein, avec le soutien stratégique et politique d'Outre-Atlantique, d'où n'émanent (rarement) que quelques protestations morales pour la forme..
                     L'historien israëlien Marius Schattner le signalait: la société juive est traversée pas de nombreuses et parfois dangereuses contradictions internes.
    Le danger, en Israël, vient du mélange de la foi et du nationalisme, dans un contexte où un apartheid de fait s'installe sans complexe.
                  De la culture de l’impunité aussi:
                                                           "...En moins de 24 heures, la société israélienne, assoupie dans son addiction au statu quo et à la force militaire, s’est retrouvée brutalement confrontée à deux reprises à quelques-uns des principaux périls qui la minent, menacent son existence et rendent chaque jour plus utopique une solution pacifique et juste du conflit avec les Palestiniens. Le fanatisme politique et religieux, la disposition à la violence, le mépris du droit international, la sacralisation de l’occupation et de la colonisation, la conviction d’avoir raison et la culture de l’impunité sous-tendent les attentats – en apparence sans rapport l’un avec l’autre – qui ont eu lieu jeudi et vendredi à Jérusalem et à Douma, un village palestinien du nord de la Cisjordanie...
     Selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, au cours des dernières années, des civils israéliens ont incendié « des dizaines de maisons, de mosquées, de magasins, de terres agricoles et de véhicules en Cisjordanie. La grande majorité de ces attaques sont restées sans suite. Bon nombre n’ont même jamais donné lieu à un début d’enquête policière. Depuis août 2012, précise B’Tselem, des civils israéliens ont incendié neuf maisons palestiniennes en Cisjordanie et un cocktail Molotov a été jeté sur un taxi palestinien, brûlant gravement ses passagers. Aucune de ces agressions n’a donné lieu à une inculpation ».
     Dans un rapport publié le 17 mai, l’ONG israélienne Yesh Din (“il y a une justice”), qui assiste les Palestiniens dans leurs démarches face à la justice israélienne, étudie en détail la trajectoire de 1 067 dossiers de plainte, déposés avec son soutien par des Palestiniens. « Année après année, écrivent les auteurs de l’étude, les chiffres indiquent que la police israélienne n’a apporté aucune amélioration à son traitement des infractions ou crimes à motifs politiques dont les victimes sont des Palestiniens de Cisjordanie ni à la recherche des coupables. »
Sur 1 067 plaintes déposées entre 2005 et 2014, constatent les juristes de Yesh Din, 70 mises en examen seulement ont été prononcées. Dans l’écrasante majorité des cas (91,4 %), l’enquête a été close sans même qu’un suspect ait été recherché. Et sur les 70 mises en examen, 19 seulement ont donné lieu à des condamnations. En d’autres termes, conclut le rapport, « un Palestinien qui dépose une plainte devant le district de police de Cisjordanie, a environ 1,9 % de chances que son dossier débouche sur une véritable enquête, l’identification d’un suspect, sa mise en examen, son procès et sa condamnation »...
     Cette impunité, constate également Yesh Din dans un autre rapport, daté du 21 juin, est encore aggravée par le refus de l’armée d’occupation – en principe chargée, en vertu du droit international, de protéger la population civile – de faire son devoir dans ce domaine. En fait, l’armée se contente généralement de rester passive lors des affrontements entre la population palestinienne et la police – quand elle ne prête pas ouvertement main-forte aux policiers. Les témoignages de 77 officiers et soldats obtenus par Yesh Din montrent que les militaires ignorent qu’ils sont chargés de maintenir la loi et l’ordre en protégeant la population palestinienne et n’ont pas été entraînés pour cette mission.
La même impunité contribue d’ailleurs activement au développement de la colonisation, notamment en « légalisant » a posteriori les « colonies sauvages » qui renforcent l’entreprise de colonisation de la Cisjordanie. Entreprise qui n’a connu aucune trêve. Depuis la signature des accords d’Oslo, en septembre 1993, tous les gouvernements israéliens, de droite comme de gauche, ont poursuivi à des rythmes divers la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Près de 200 000 colons y étaient implantés en 1993. Ils sont aujourd’hui près de 600 000 : 400 000 en Cisjordanie et 200 000 à Jérusalem-Est. Et des chantiers sont en cours partout.
        Alors qu’il est devenu une évidence que la poursuite, voire l’accélération, de la colonisation est désormais l’obstacle majeur à la reprise d’un dialogue et à la recherche d’une solution négociée au conflit israélo-palestinien, l’impunité dont bénéficient les colons de la part du gouvernement israélien et l’impunité dont bénéficie Israël, de la part de la communauté internationale, laissent mal augurer d’un avenir de paix dans la région. Surtout si les colons, de plus en plus souvent guidés par l’espoir de l’arrivée du Messie et la lecture de la Bible, et leurs alliés continuent à détenir les clés des coalitions gouvernementales israéliennes."
      (Merci à Médiapart)
_____
Israël face à ses terroristes juifs
__________________________

mardi 15 septembre 2009

Paroles d'Israël



Double langage comme méthode de gouvernement

« Finalement écrit Michel Bôle-Richard du Monde, Benyamin Nétanyahou veut bien d’un Etat palestinien mais à ses conditions, et celles-ci sont telles que les chances de voir cet Etat se créer sont infimes.

-La colonisation se poursuit en Cisjordanie.
On promet un jour de la suspendre, sans jamais vraiment l'arrêter

Un jeu ambigü avec les Etats-Unis
_________________

-"Israël n'entrave pas le processus de paix au Proche-Orient" (B.N.)

-Robert Gibbs, porte-parole de la Maison-Blanche: "les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite de l'expansion des colonies et exigent qu'elle cesse".

"Israël n’entrave pas le processus de paix". L’arrogance et le cynisme des extrêmistes au pouvoir en Israël est révoltante mais ceux-ci sont les hommes les plus isolés du monde ils ont tout le monde contre eux y compris l’administration américaine. Il y a donc un mystère: comment se fait-il que le Président Obama sacrifie une partie de son crédit pour ces hommes? La solution de l’énigme c’est que ce qui est livré au public n’est qu’un théâtre les choses sérieuses sont secrètes "(un lecteur de Monde:henrypmfay)
_______________________________

-Une organisation israélienne s'alarme de projets de colonisation en Cisjordanie:
"Israël entend poursuivre son programme de constructions dans les colonies de Cisjordanie, selon un rapport de l'organisation israélienne, La Paix maintenant, rendu public, lundi 2 mars. ce rapport s'appuie sur les projets du ministère de l'habitat. Un doublement du nombre de colons en Cisjordanie serait à l'étude pour faire passer le nombre de 300 000 actuellement à 600 000. Ces chiffres ne tiennent pas compte des quelque 200 000 colons installés à la périphérie-est de Jérusalem.
Selon La Paix maintenant, le ministère de l'habitat a en effet prévu de construire au moins 73 000 logements au cours des prochaines années sur le territoire occupé de la Cisjordanie. Sur ce total, 5 700 devraient être implantés à Jérusalem-Est, dans des quartiers conquis en 1967 puis annexés.Si la construction d'une partie des logements a d'ores et déjà commencé, pour 58 000 d'entre eux rien n'a encore été véritablement décidé. Mais les plans existent comme en témoignent les documents et les photos du ministère de l'habitat.Au ministère, on fait remarquer qu'il s'agit de "projets préliminaires", de "constructions potentielles" et que, "en pratique seulement, une partie d'entre elles sont mises en oeuvre". Toutefois, l'existence de ces projets n'a pas été officiellement démentie.
Les plans du ministère ne sont qu'une partie des constructions publiques qui, en fait, ne sont que la moitié de celles qui sont réalisées dans les territoires occupés. Nous n'avons que des informations partielles sur la totalité des projets, qu'ils soient publics ou privés, mais nous pouvons estimer qu'il y a des milliers d'unités de logements prévues dans les colonies dont certaines ont déjà été approuvées", mentionne le rapport.
Le document énumère dans le détail ce que les autorités israéliennes envisagent de faire en Cisjordanie. Ces extensions concernent autant les grands blocs de colonies que les points d'implantation moins importants qu'il s'agit d'étoffer.Pour l'association La Paix maintenant les plus préoccupants sont les plans concernant "au moins six colonies sauvages" (sur une centaine) qui risquent d'être pérennisées, et les projets de création de nouvelles extensions dans le secteur de Bethléem (17 000 logements) et de Maale Adumim à l'est de Jérusalem, où il est prévu de faire passer la population de 33 000 habitants à 104 000.Ce dernier secteur est particulièrement sensible, car la construction planifiée de milliers de logements permettrait de rattacher Maale Adumim à Jérusalem. Surtout, elle couperait la Cisjordanie en deux et fermerait complètement l'accès des Palestiniens à Jérusalem.Comme l'a indiqué, la semaine dernière, Rafik Husseini, le chef de cabinet du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, "ce serait la fin de Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine et la négation d'un Etat palestinien viable et continu".
Jusqu'à présent l'administration américaine a mis son veto à toute édification dans cette zone actuellement vierge de toute construction civile. Mais tout est prêt et le terrain viabilisé.Il ne manque plus que le feu vert des autorités. Plusieurs zones de construction sont déjà programmées, selon les plans fournis par l'Autorité palestinienne. Pour Rafik Husseini, le démarrage des travaux est une question de mois. Il signifierait "la mort de la solution de deux Etats"."Le gouvernement doit établir les priorités, fait remarquer La Paix maintenant. Soit il est intéressé à suivre le chemin de la paix ou alors il décide de poursuivre la colonisation et de continuer à occuper la Cisjordanie, ce qui va nous conduire à des violences et à un conflit perpétuel avec, à terme, un Etat binational."

-Proche-Orient : nouveaux efforts diplomatiques pour sauver le processus de paix
-Israël et la stratégie de victimisation
-Israël et le rapport Goldstone
-Israël confirme la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie
-Le défi d'Israël
_________________________
-Etat palestinien compromis?
-Israël: pacifisme en recul
-Palestine:impuissance verbale
-Israël - Palestine : enlisement
-Palestine: silences d'Obama

mercredi 9 décembre 2009

L'olivier, le colon et le palestinien


Quand l'arbre de paix devient l'enjeu d'un conflit pour la terre

"La récolte des olives, traditionnellement festive dans les Territoires, est, depuis la deuxième Intifada, l’occasion d’incidents avec les colons qui tentent d’intimider les agriculteurs. Cette année, les Palestiniens disent s’attendre au pire en raison des pressions des Etats-Unis, réclamant un gel total de la colonisation, ce qui a exacerbé l’hostilité des Israéliens implantés en Cisjordanie." (D.M.)

-"Vandaliser les oliviers (ailleurs les amandiers et les citronniers) ou les voler, c'est une manière de forcer les Palestiniens à quitter les lieux. Ceux qui cultivent les oliviers sont parmi les plus pauvres de la société palestinienne. Lorsqu'une terre est de facto abandonnée pendant plusieurs années, elle devient "terre d'Etat", et souvent les colons s'y installent."(Le Monde)

-L'olivier, moyen de survie-
_________________





La guerre des oliviers:
"Branches sciées, arbres brûlés, récoltes volées. Autrefois festive, la récolte des olives est devenue depuis plusieurs années synonyme de violence en Cisjordanie.«
La nuit du Yom Kippour, 25 colons sont descendus du village de Yitzhar et ont coupé les branches de 97 de mes oliviers, après avoir essayé de les brûler », raconte Abed Al- Muhainin, un fermier palestinien du village de Burin, à une dizaine de kilomètres au sud de Naplouse. Dans le champ d’à côté, c’est la récolte de 115 arbres qui a été volée, rapporte un voisin. À Yanoun, un peu plus à l’est, Walid, un fermier palestinien, témoigne : « Il y a plusieurs années, les habitants de la colonie voisine ont coupé les troncs de plus de 200 arbres. Un jour, ils ont tiré sur mon oncle, une balle dans la jambe, juste parce qu’il cueillait des olives sur son terrain, trop proche de la colonie. »______La colonie d’Itamar, fondée en 1984 par un groupe de juifs orthodoxes, s’est établie à quelques centaines de mètres du village palestinien de Yanoun. « Nous sommes venus ici pour faire revivre la terre de nos ancêtres, qui a toujours été la nôtre », peut-on lire sur leur site Internet. Entamée dans les années 1970, l’implantation de colonies israéliennes est considérée comme contraire à la Convention de Genève par une partie de la communauté internationale, l’ONU et la Cour internationale de justice. Israël ne considère cependant pas la Cisjordanie comme un territoire occupé, et ses motivations pour y construire des colonies sont variées : terres données par Dieu pour certains, territoires historiques pour les autres, les colonies sont également considérées comme des avantpostes de lutte contre la menace terroriste.________________Récolte à risque:Depuis le début des années 2000, de nombreuses associations israéliennes, comme Rabbis for Human Rights ou encore Association for Civil Rights in Israel, dénoncent les abus et la violence de la part des colons, au moment de la récolte des olives, période clé pour l’économie des villages palestiniens. Selon la police israélienne, une moyenne de plus de 500 accidents de ce type est enregistrée annuellement en Cisjordanie. Seule une partie des 121 colonies israéliennes est concernée par ces accusations, qui mettent en cause une frange extrémiste de leurs habitants.Selon Vera Reider, membre de Coalition of Women for Peace en Israël, ces terres sont convoitées pour assurer l’extension des colonies israéliennes. Les colons les revendiquent en tant que zones de sécurité, mises en place autour des colonies durant la seconde Intifada (2000-2006) à la suite de la mort de plusieurs dizaines de civils israéliens en Cisjordanie._____ Abandon des terres:Depuis les accords d’Oslo de 1993, l’armée israélienne assure le contrôle des terres en bordure des colonies. « Chaque année, nous devons demander un permis à l’armée pour récolter nos olives dans ces zones. Il nous faudrait 13 jours pour la récolte, mais nous n’y avons accès que 3 jours. Ensuite, les colons viennent ramasser le reste », raconte Walid.Selon l’organisation israélienne B’Tselem, ces permis délivrés au compte-gouttes contribuent, avec les actions violentes de certains colons, à un abandon forcé des terres par les Palestiniens. « Les paysans n’ont accès à certaines zones que trois jours par an. Ils ne peuvent travailler la terre ou élaguer les arbres, qui deviennent alors malades », témoigne Maggie Foyart, de l’ONG anglaise Zaytoun. Les récoltes deviennent alors moins bonnes, ce qui entraîne un manque à gagner pour les familles. Selon Vera Reider, les terres seront abandonnées et éventuellement annexées au bout de quelques années."

-Cisjordanie : la guerre sans trêve des oliviers
-En Cisjordanie, les champs d'oliviers palestiniens, cibles des colons radicaux
-Cueillette des olives en Cisjordanie -CICR
-Les colons, tabou de la politique israélienne
-Colons, armée et police entravent la cueillete des olives
-Le Premier ministre palestinien soutient les cueilleurs d'olives
________________

Le symbole fort de l'olivier:________Les civilisations qui ont successivement peuplé les bords de la Méditerranée ont toujours incorporé l’olivier au sein de leur société. Cet arbre légendaire a accompagné l’humanité pendant son évolution. Il procura des ressources pour la vie quotidienne, puis il s'intégra profondément dans la société en tant que donnée culturelle. Les symboles représentés par cet arbre permettent de mesurer l’impact culturel fondamental de l’olivier sur l'humanité. Selon les civilisations et l'époque, le symbole de l'olivier est interprété différemment. Cela dit, les notions de paix et de prospérité se dégagent parmi tant d’autres comme symboles récurrents de l'olivier._________De nombreuses civilisations depuis la Grèce Antique ont incorporé des symboles qui se rattachent à l’olivier. L’arbre est entré dans une dimension universelle, alors qu’il est rattaché à des spécifications régionales fortes._______Dans la Grèce Antique: L’olivier entre dans la mythologie Grecque lorsque Athéna, déesse de la Sagesse, affronte Poséidon pour la possession de l'Attique ( Athènes aujourd’hui). Zeus, en tant que médiateur, propose à Poséidon et Athéna de choisir une offrande à l'Acropole. Celui qui proposera l’offrande la plus utile au peuple sera déterminé vainqueur. Poséidon choisit d'offrir une source d'eau salée tandis qu'Athéna propose un olivier. Zeus choisit l'olivier comme offrande qui sera la plus utile au peuple, scellant la victoire d’Athéna. Cet épisode mythologique introduit pour l’olivier les symboliques de victoire, paix et richesse.Les représentations des divinités étaient sculptées dans le bois d'olivier.Les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d'olivier et des jarres d'huile d'olive, en plus de la couronne de laurier.Homère utilise à de nombreuses reprises l'olivier dans ses récits de l'Iliade et l'Odyssée. Par exemple, la massue d'Hercule est taillée dans cet arbre, ainsi que le pieu qu'utilise Ulysse pour vaincre le Cyclope.La symbolique de fidélité s’ajoute aux autres car Ulysse et Pénélope dorment dans un lit en bois d'olivier. Puisque Pénélope patienta fidèlement pendant les 20 années d'absence d'Ulysse, le lit en bois d’olivier symbolise la fidélité.Pour les Grecs, les symboliques principales en rapport avec l'olivier comprennent force et sagesse, longévité et espérance, victoire et gloire, richesse et abondance, mais aussi fidélité.___________L'olivier de Platon: Dans les jardins de l'école Académos d'Athènes, en 400 av. J.C., durant les chaudes journées, c'est à l'ombre d'un olivier que Platon enseignait la philosophie à ses disciples. L'arbre de Platon devint un lieu de culte, puis disparu avec la destruction de l'école lors d'une guerre. En 1931, des fouilles mirent à jour les vestiges de l'arbre de Platon, qui fait désormais partie des vestiges les plus importants du patrimoine de la Grèce Antique._______De la Rome antique à l'Italie moderne:Minerve est l'équivalent d'Athéna dans la mythologie romaine. L’épisode de l’affrontement entre Minerve et Neptune pour les terres de l’actuelle Athènes est similaire à son équivalent dans la mythologie Grecque. Entre la version Grecque et Romaine, les noms des divinités et certains détails changent. Cependant, la substance de l’histoire et la symbolique sont similaires entre les deux versions. L’olivier est un attribut de Minerve, symbole de victoire et de paix. Lors des fêtes annuelles de Minerve, le vainqueur de la grande course à pied était récompensé symboliquement par une couronne de rameaux d'olivier et une jarre d'huile d'olive.L'olivier est un pilier de la trilogie de base qui comporte le blé, la vigne et l’olivier. Ce sont des symboles de santé et de prospérité pour les légionnaires romains qui plantaient du blé, des vignes et des oliviers durant leurs conquêtes. Après la victoire, les soldats portaient des branches de l'arbre de Minerve afin de symboliser le retour de la paix.L'arbre éternel survécu à la chute de l'empire romain, intégrant profondément la culture italienne. C'est au XVIIIe siècle qu'on note l'apogée du commerce de l'huile d'olive car l’Italie devient un exportateur majeur. Les oliveraies se développent sur le territoire italien jusqu'au XIXe siècle. L'olivier est toujours un élément culturel fort et une donnée commerciale notable pour le pays.______Dans la Bible:L’olivier est souvent cité dans la Bible. L’épisode le plus connu concerne le rameau d'olivier que la colombe de Noé tient dans son bec, marquant la fin du déluge et symbolisant le pardon de Dieu et la paix.Par ailleurs, dans la nuit qui précéda son arrestation, Jésus choisit le Mont des Oliviers pour se recueillir et prier. Le sacrifice est ainsi une notion symbolique de l’olivier.C’est un olivier, accompagné d'un cyprès et d'un cèdre, qui surgit des cendres d'Adam.Après sa vision de l'échelle céleste, Jacob enduisit d'huile d'olive la pierre de Beth-El.Les notions symboliques de l’olivier dans la religion chrétienne sont la paix, la réconciliation, la bénédiction et le sacrifice._____Une présence universelle:L'onction à l'huile d'olive, dans une fonction sacralisante, est souvent utilisée dans les rites de diverses religions, dont le catholicisme et le judaïsme.Dans le Coran, l'olivier est un arbre béni, symbole de l'homme universel. Il est l'axe du monde, mais aussi, associé au figuier, il tient le rôle d'arbre sacré du Paradis. L'huile d'olive est la divine source de lumière, servant de guide aux hommes.Au Japon, c'est l'arbre de l'amabilité et de la victoire morale, mais aussi de la réussite professionnelle. Tandis qu'en Chine il joue un rôle protecteur contre le poison.Le rituel de Franc-maçonnerie comporte également des références à l'olivier. Par exemple le bâton que tient l'officier dont le rôle est de porter les messages comporte un embout orné d'une colombe qui tient un rameau d'olivier dans son bec. Lors d’une consécration de loge, le rituel implique l'huile d'olive, avec le blé et le vin.L’olivier symbolise la paix universelle au travers du drapeau de l’ONU qui représente le monde entouré d'une couronne de rameaux d'olivier.__Olivier européen - Wikipédia__

______________

-Palestine en morceaux
-La Palestine maintenant?
-D'un mur aux autres
-Palestine: histoire(tragique) d'eau
-Etat palestinien compromis?
-Israël: pacifisme en recul---Palestine:impuissance verbale---Israël - Palestine : enlisement-Palestine: silences d'Obama
______________________
Article repris dans Agoravox-Quand l'arbre de la paix devient l'enjeu d'un conflit pour la terre - AgoraVox l

mercredi 11 février 2026

Cisjordanie. Et après?

     Etouffement, destructions, maillage et encerclement

                                                            Après l'anéantissement de Gaza, qui en parle?  Le projet du "Grand Israël" suit son cours. A bas bruit aujourd'hui, mais selon une logique qui n'a pas varié. La colonisation par la construction, l'implantation, n'est pas nouvelle, mais s'intensifie, depuis la guerre des six jours.« Nous construirons l’Etat juif ici, sur le terrain »déclarait ainsi, le 30 mai,  le ministre de la défense, Israel Katz, en saluant la création de nouvelles colonies..  Dans un quasi silence médiatique et diplomatique. A Hébron et ailleurs, on détruit, on construit. Jeunes en têteRapidement. 


           Dans les faitsla Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, est déjà annexée. Sur les cartes officielles israéliennes, la ligne verte qui sépare ce territoire palestinien de celui d’Israël n’est pas tracée ; elle n’existe pas davantage dans l’esprit de nombre d’Israélien·nes. Chaque matin, aux checkpoints, de longues files de voitures israéliennes passent d’ailleurs de la Cisjordanie à Israël avec la même facilité que des automobilistes franchissant un péage sur une autoroute française. Tout un réseau de lignes de bus maille le territoire de la mer Méditerranée au Jourdain, reliant les colonies aux grandes villes israéliennes.    Les colons « jouissent des mêmes droits et avantages que les Israéliens vivant à l’intérieur d’Israël », rappelait d’ailleurs un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme publié le 7 janvier, et qui met en évidence les discriminations entre Palestiniens et colons juifs en Cisjordanie – y compris à Jérusalem-Est. L’armée israélienne d’occupation mène des incursions quotidiennes dans les villes en zones A et B, censées être sous juridiction administrative de l’Autorité palestinienne, selon les accords d’Oslo. Israël a déjà le plein contrôle sécuritaire et administratif de la zone C, qui représente 60 % de la Cisjordanie et où se trouve l’immense majorité des colonies.                                       «Enterrer l’idée d’un État palestinien». C'est avec ces mots que le ministre fasciste israélien Bezalel Smotrich a salué les nouvelles règles validées par Israël le 8 février. Il a même ajouté : «Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d’Israël». Le ministre de la Défense Israël Katz parle quant à lui d'un intérêt «sécuritaire, national et sioniste de premier ordre». Ce dimanche, le gouvernement d'extrême droite israélien a annoncé une série de «mesures techniques» pour faciliter et amplifier l'implantation de nouvelles colonies sur les territoires palestiniens. Maintenant que Gaza a été totalement anéantie et annexée de facto – puis qu'Israël a déjà imposé de nouvelles frontières, la «ligne jaune», réduisant d'un tiers la surface de Gaza, et s'apprête à prendre le contrôle sur le reste de ce territoire avec le soutien de Trump – il s'agit de voler les dernières terres de Cisjordanie pour liquider ce qu'il reste de la Palestine. Ainsi, ces règles vont renforcer le contrôle militaire, administratif et civil d'Israël sur les territoires occupés de façon illégale depuis 1967. Concrètement, il s'agit de faciliter l'achat de nouvelles terres par les juifs Israéliens : «Les Juifs vont pouvoir acheter en Judée-Samarie [le nom religieux donné à la Cisjordanie par les sionistes] comme à Tel-Aviv ou Jérusalem». Le mouvement des colons, massivement financé par des réseaux internationaux et épaulé par l'armée israélienne, vont utiliser l'immobilier comme une arme coloniale. Le gouvernement liquide également ce qu'il restait des accords d'Oslo de 1993, un texte qui partageait la Cisjordanie en trois zones. La zone A devait rester sous contrôle total de l'autorité palestinienne, la B dans laquelle Israël pouvait intervenir seulement en matière «sécuritaire», et la C sous contrôle israélien. Les nouvelles mesures permettent à l’État colonial d'intervenir partout «dans les domaines de l’archéologie et de l’environnement». Un prétexte cynique : par le passé, des soi-disant «recherches archéologiques» ont permis à Israël de détruire des villages et des maisons palestiniennes officiellement pour réaliser des fouilles, mais pour ensuite les annexer. Il en va de même pour l'écologie : d'un côté, Israël dévaste les champs d'oliviers et les ressources des palestinien·nes, de l'autre, elle utilise l'agriculture et la plantation de nouveaux arbres pour prendre des terres qui ne lui appartiennent pas. Dans la ville d'Hébron, Israël retire à la municipalité ses responsabilités en matière d’urbanisme, afin de développer les colonies situées dans la ville et de pouvoir modifier un site sacré pour les musulman·nes. ___ Le 7 octobre 2023 n'était qu'un prétexte pour organiser la phase finale du nettoyage ethnique de la Palestine. La Cisjordanie n'a aucun lien avec les attaques, et elle subit pourtant une colonisation accélérée et une politique de terreur imposée par Israël. Depuis 2023, des milliers d’hectares de terres palestiniennes ont été volées par les colons, et de véritables pogroms racistes sont organisés régulièrement contre des villages palestiniens. Plus d'un millier de Palestinien·nes ont été tué·es par l’armée et les colons depuis octobre 2023, les arrestations se comptent par dizaines de milliers, des destructions de routes et d'infrastructures sont menées partout par l'armée coloniale, des actes de torture ont lieu dans les prisons.Tout est fait pour rendre chaque parcelle de terre palestinienne restante invivable.

En août dernier Smotrich déclarait déjà : «Nous allons enterrer l’État palestinien, les européens n’auront plus rien à reconnaître», et validait du même coup la construction de 3400 logements israéliens dans une zone de Jérusalem peuplée de palestinien·nes. La «reconnaissance» de la Palestine par les dirigeants français et anglais en septembre dernier est effectivement sans effet, puisqu'il ne restera bientôt plus de territoire palestinien. La seule solution est donc un seul État, décolonisé et multiconfessionnel, avec une égalité des droits pour tou·tes les habitant·es."
_______________________________

lundi 28 juillet 2025

Comment ne plus en parler?

A GAZA, l'indignation ne suffit plus

            A l'heure où Trump veut en finir, où la pression internationale s'accentue, que Netannyahou tente de gagner du temps., créant l'indignation et le désarroi....                                                                                             Il  importe d' entendre certaine voix qui dérangent. Notamment celle de deux ONG israëliennes, de Mona Chollet, qui livrait ses premières impressions.   Mais aussi d'écouter les échos de la consciences déchirée de certains juifs, israëliens on non, en plein désarrroiEst-ce possible de lire ce témoignage avec d'autres sentiments que ce "mélange de bouleversement, de honte et de rage ? Oui, apparemment c'est possible : ces jeunes israéliens qui vont boire des bières à Sderot en contemplant les bombes tombant sur Gaza en sont la preuve. Mes larmes et ma rage ne changeront rien à mon impuissance, je le sais. Mais il y a au moins une guerre, fut-elle insignifiante, que je peux déclarer : à celles et ceux qui je connais et qui me connaissent, et qui seront tenté·es de nier, ou même de minimiser, peut-être en mettant en balance les victimes du 7 octobre et les otages. Il n'y a rien à mettre en balance, rien !D'un côté, les terroristes du Hamas, qui ont fait ce que les terroristes font, et que je refuse de nommer résistants. On ne fera pas revenir les victimes, mais le compteur s'est arrêté (ou quasiment) depuis bien longtemps. De l'autre, des fascistes, oui des fascistes, qui tuent, affament, torturent. On va arrêter de se pignoler pour savoir s'il faut ou non employer le mot génocide, je m'en fous en fait : la réalité, c'est que des juifs peuvent se comportent comme des fascistes. Les preuves sont là, et on ne peut plus se cacher derrière la théorie "des faits impossibles à vérifier" et du "Hamas qui fait exprès de mettre les civils en bouclier". Tous les gouvernements, même ceux qui restent inactifs, même ceux qui sont complices, le savent. Je n'ai plus aucun espoir : Les palestiniens qui survivront haïront les juifs, tous les juifs, pour des générations. Le reste du monde se sentira également légitime à haïr les juifs, tous les juifs, pour des générations, tout comme le monde entier a détesté les allemands, tous les allemands, à cause des nazis. En écrivant ça, je sais que je vais fâcher (notamment) une grande partie de ma famille, qui sont des gens que j'aime pour la plupart. Mais la tension entre la situation des palestiniens et le conflit de loyauté qui commanderait de se taire n'est plus supportable. Je rejoins à 1000% Mandy Patinkin, qui appelle tous les juifs dans le monde entier à réfléchir pour se poser ces questions. Le fascisme est en train de gagner partout, jusque dans le pays où je vis, où je me pensais protégé de ça. Je n'ai plus d'espoir, et donc plus rien à perdre. Donc les gens qui pensent que j'exagère, voire que mon propos est intolérable, sortez de ma vie; vous n'y trouverez rien qui vous convienne...." (PJA)

L'innomable a lieu sous nos yeux   Des silences assourdissants. Les masques tombent. Une certaine continuité de l'histoire?   Il n'y aura pas de procès. Un business lucratif. La Cisjordanie est en sursis.        LA KNESSET VOTE L'ANNEXION TOTALE DE LA CISJORDANIE:
Ce vote scandaleux devrait faire la Une de tous les médias occidentaux, il est pourtant relégué au second plan de l'actualité. Ce mercredi 23 juillet, la Knesset, le Parlement israélien, a voté l'annexion totale et définitive de la Cisjordanie occupée. En d'autres termes : Israël ne se content pas de commettre un génocide à Gaza après avoir intégralement rasé l'enclave, l’État colonial est aussi en train de s'accaparer tout le reste du territoire palestinien. C'est la fin officielle de la possibilité même d'une «solution à deux États».
Cette mesure a été adoptée par 71 voix contre 13, et proclame le soi-disant «droit naturel, historique et légal» d’Israël sur ce territoire palestinien. Le texte affirme que cela «renforcera l'État d'Israël, sa sécurité et empêchera toute remise en question du droit fondamental du peuple juif à la paix et la sécurité» et que «la souveraineté en Judée-Samarie [le nom biblique par lequel l'extrême droite coloniale désigne la Cisjordanie] fait partie intégrante de la réalisation du sionisme et de la vision nationale du peuple juif». Il a été voté par la coalition d'extrême droite de Netanyahou mais aussi par les élus d'opposition, ce qui souligne que le problème n'est pas simplement le gouvernement actuel, mais toute la classe politique israélienne et l'écrasante majorité de la population, qui soutiennent les pires exactions.
La colonisation israélienne de la Cisjordanie est une violation du droit international, dénoncée très régulièrement par l'ONU, mais sans qu'aucune sanction réelle ne soit appliquée. En juillet 2025, des colons armés ont détruit les puits d’Ein Samiya, à Ramallah, au centre de la Cisjordanie, coupant totalement l’accès à l’eau pour des dizaines de villages palestiniens de la région. En mai, Israël donnait le feu vert à la construction de 22 nouvelles colonies en Cisjordanie. Un village de la localité de Masafer Yatta était rasé par l’armée israélienne, c'était l'endroit où le documentaire «No Other Land», qui a reçu un oscar il y a quelques semaines, avait été tourné, montrant la réalité que subissent les palestiniens sous occupation. Israël envisage un transfert forcé total de l'ensemble des habitants de Masafer Yatta. En mars 2024, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, annonçait la saisie de 800 hectares de terres en Cisjordanie pour y implanter de nouvelles colonies.
Les colons détruisent des oliviers, volent l’eau, rasent des maisons, les routes principales leur sont réservées : tout est fait pour rendre la vie impossible aux palestinien-nes qui habitent sur les dernières terres qui leur appartiennent. Entre autres crimes, en 2015, un bébé de 18 mois était mort brûlé vif dans l’incendie de sa maison, allumé par des colons qui avaient ensuite chanté et dansé. Leur racisme est décomplexé et leurs exactions systématiques. Régulièrement, des pogroms visent des village palestiniens : des colons armés viennent incendier des maisons et des voitures, et tuer au hasard des habitant-es pour les forcer à partir.
Ces colons fascistes ne sont pas une anomalie, ni des gens isolés. Ils sont une force politique majeure en Israël. En 1974, un parti est créé, le «Bloc de la foi» : celui-ci se base sur la Torah pour justifier le vol des terres qu’il reste aux palestiniens. Ce mouvement envoie ses membres s’installer directement dans les zones peuplées de palestiniens au nom d’une interprétation littérale du judaïsme. En 50 ans, le mouvement a pris une place énorme dans la société israélienne. Ils étaient 100.000 en 1992 et plus de 500.000 en 2022, avec des moyens, des armes, des partis, des relais… Depuis l’an dernier, les colons religieux d’extrême droite sont même représentés dans le gouvernement de Netanyahou. Et les vols de terres se sont encore accélérés, sous la protection de l’armée.
Nous assistons donc à un projet global de nettoyage ethnique fasciste, totalement assumé et soutenu par l’Occident. Ce grignotage de ce qu’il reste du territoire palestinien est une façon de rendre impossible tout accord de paix et d’empêcher toute possibilité de solution à deux États. En effet, les colons ont annexé par la force tellement de zones pour y construire leurs maisons que même si un accord était trouvé, l’État palestinien ne serait pas viable. La décision du 23 juillet vient finaliser cette stratégie. Il n'y aura bientôt plus aucune terre pour le peuple qui vivait en Palestine avant 1948. Et cela ne s'arrêtera pas à ces seuls territoires.
Les fascistes messianiques rêvent de «Grand Israël», pour réaliser leurs prophéties religieuses. Bezalel Smotrich a déjà déclaré qu'il voulait que l’État juif s’étende sur l'Arabie Saoudite, la Jordanie, l'Égypte, l'Irak, la Syrie et le Liban. Les interventions israéliennes en Syrie ces dernières semaines et au Liban l'an dernier vont dans ce sens : étendre le territoire hébreu toujours plus loin, pour réaliser des projets de conquêtes écrits dans des livres religieux il y a plus de 2000 ans.
Souvenez-vous, le 25 octobre 2023, Netanyahou l'annonçait très clairement : «Nous sommes le peuple de la lumière, eux sont le peuple des ténèbres… nous réaliserons la prophétie d’Isaïe»....______________________________

samedi 31 octobre 2009

Palestine: histoire(tragique) d'eau


Une guerre pour l'eau

-L'eau, un levier politique, une arme-

>Un enjeu stratégique

-"Dans les colonies, on voit des piscines, des pelouses arrosées généreusement autour des maisons et des systèmes d’irrigation des exploitations agricoles qui fonctionnent 24 heures sur 24. Cette situation contraste violemment avec celle des villages palestiniens voisins dont les habitants luttent pour aller chercher le peu d’eau dont ils ont besoin, même pour un usage domestique. 80 pour cent des villes et des villages palestiniens ne reçoivent que quelques heures d’eau par semaine, obligeant la population à faire des réserves dans des bidons et dans des conditions d’hygiène hasardeuses. Les Palestiniens n’ont pas le doit de forer des puits."
(Leila)

-"Le cas de cette région du monde est un symbole fort pour le monde entier puisque la question de l’eau est un des enjeux majeurs pour le siècle à venir. Dans le cas de Palestine/Israël toute négociation de paix est tributaire de l’établissement d’un accord juste et équitable, conforme à la Convention du 14 mai 1997 et ce ne peut être que dans un cadre global (avec la Syrie, le Liban et la Jordanie) que la paix pourra se construire entre Israéliens et Palestiniens."
[-L’appropriation des ressources hydrauliques par Israël, obstacle majeur à la paix-]
_______________
-Cisjordanie : 450 000 colons consomment autant d’eau que 2,3 millions de palestiniens soumis à des restrictions:
"En raison des multiples restrictions et discriminations dont ils font l’objet, les palestiniens ne reçoivent pas suffisamment d’eau pour couvrir leurs besoins élémentaires, accuse Amnesty International. Entre 180 000 et 200 000 d’entres-eux survivent avec 20 litres par jour et par personne, alors qu’Israël, dont la consommation individuelle moyenne est de 300 litres, s’attribue 80% des ressources de l’aquifère de la Montagne, situé pour une grande partie en Cisjordanie.
Amnesty International, 27 octobre 2009
:Amnesty International accuse Israël de refuser aux Palestiniens un droit d’accès à l’eau suffisant, en maintenant un contrôle total sur les ressources communes en eau et par l’application de politiques discriminatoires.Ces mesures restreignent indûment l’accès à l’eau dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) et empêchent les Palestiniens de développer un réseau d’eau adéquat.« Israël autorise les Palestiniens à accéder à seulement une fraction des ressources communes en eau, qui sont situées principalement en Cisjordanie occupée, alors que les colonies israéliennes illégales bénéficient d’un accès pratiquement illimité. A Gaza, le blocus israélien a empiré une situation déjà désastreuse », déclare Donatella Rovera, d’Amnesty International, chargée des études en Israël et dans les TPO.Dans son nouveau rapport, Amnesty International révèle l’étendue des politiques discriminatoire israélienne sur l’eau et les pratiques qui dénient aux Palestiniens leur droit d’accès à l’eau.Israël utilise plus de 80 pour cent de l’eau de l’ « Aquifère de la Montagne », qui est la principale ressource souterraine en Israël et dans les TPO, tout en limitant la consommation des Palestiniens à seulement 20 pour cent.Cet aquifère est la seule source d’eau pour les Palestiniens de Cisjordanie, alors qu’Israël en dispose de plusieurs et utilise également à son profit toute l’eau provenant du Jourdain Alors que la consommation d’eau quotidienne palestinienne atteint à peine 70 litres par jour et par personne, cette consommation journalière est supérieure à 300 litres en Israël, soit quatre fois plus.Dans certaines communautés rurales, les Palestiniens survivent avec à peine 20 litres par jour, ce qui représente la quantité minimum recommandée pour une utilisation domestique dans les situations d’urgence.Entre 180 000 et 200 000 Palestiniens vivant dans les communautés rurales n’ont pas accès à l’eau courante et l’armée israélienne les empêche souvent de recueillir l’eau de pluie.En revanche, les colons israéliens, qui vivent en Cisjordanie en violation du droit international, ont des fermes utilisant l’irrigation de façon intensive, ainsi que des jardins luxuriants et des piscines.
Ces colons, qui sont environ 450 000, utilisent autant sinon plus d’eau que la population palestinienne comptant environ 2,3 millions d’habitants.Utilisation des puits (pumpage) et des sources (discharge) des trois bassins Nord-Est (NE), Est (E) et Ouest (W) de l’aquifère de la montagne. Millions de mètres cube. Source :
PNUD. Dans la bande de Gaza, 90 à 95 pour cent de l’eau provenant de l’aquifère côtier, qui est son unique ressource, est contaminée et impropre à la consommation humaine. Israël n’autorise cependant pas de transférer à Gaza de l’eau en provenance de l’aquifère de la Montagne.Les restrictions draconiennes imposées ces dernières années par Israël sur l’entrée à Gaza des matériels et équipements nécessaires à la réalisation et la réparation des infrastructures y ont entraîné une détérioration supplémentaire de l’approvisionnement en eau et des réseaux d’assainissement, qui ont atteint un point critique.
Pour faire face à ces pénuries d’eau et aux déficiences des réseaux de distribution, de nombreux Palestiniens doivent acheter l’eau, de qualité souvent douteuse, qui est distribuée par des camions-citernes mobiles moyennant un prix beaucoup plus élevé.D’autres recourent à des mesures d’économie d’eau qui sont préjudiciables à leur santé et à celle de leur famille et qui entravent le développement socio-économique.« En plus de 40 ans d’occupation, les restrictions imposées par Israël sur l’accès des Palestiniens à l’eau ont empêché le développement des réseaux d’eau et des installations dans les TPO, refusant ainsi à des centaines de milliers de Palestiniens le droit de vivre une vie normale, de disposer d’une nourriture suffisante, d’un accès adéquat au logement ou à la santé, et au développement économique », déclare Donatella Rovera.En occupant les terres palestiniennes, Israël s’est approprié de vastes zones riches en eau et il empêche les Palestiniens d’y accéder.I
l a également imposé un système complexe de permis que les Palestiniens doivent obtenir de l’armée israélienne et des autres autorités pour développer les infrastructures de l’eau dans les TPO. Les demandes de permis sont souvent rejetées ou subissent de longs retards.Les restrictions imposées par Israël à la circulation des personnes et des biens dans les TPO aggravent les difficultés auxquelles les Palestiniens font face lorsqu’ils tentent de mener à bien des projets d’adduction d’eau ou d’assainissement, ou même simplement de distribuer de petites quantités d’eau.Les citernes d’eau sont contraintes à de longs détours pour éviter les barrages militaires israéliens et les routes interdites aux Palestiniens, ce qui entraîne de fortes augmentations du prix de l’eau.Dans les zones rurales, les villageois palestiniens luttent en permanence pour trouver assez d’eau pour leurs besoins de base, car l’armée israélienne détruit souvent leurs systèmes de récupération d’eau de pluie et confisque leurs citernes.
Dans le même temps, des champs situés dans les colonies israéliennes voisines sont irrigués sous le soleil de midi par des systèmes automatisés, gaspillant beaucoup d’eau, évaporée avant même d’atteindre le sol.Dans certains villages palestiniens, l’accès à l’eau a été si sévèrement restreint que les agriculteurs sont incapables de cultiver la terre, ou même de faire pousser de petites quantités de nourriture pour leur consommation personnelle ou pour le fourrage destiné aux animaux et ont donc été contraints de réduire la taille de leurs troupeaux.« L’eau est un besoin fondamental et un droit, mais pour de nombreux Palestiniens obtenir une eau de mauvaise qualité en une quantité qui se situe au niveau de subsistance est devenu un luxe qu’ils peuvent à peine se permettre », déclare Donatella Rovera.« Israël doit mettre fin à ses politiques discriminatoires, lever immédiatement toutes les restrictions qu’il impose à l’accès à l’eau des Palestiniens, et assumer ses responsabilités en faisant face aux problèmes qu’il a créé, en permettant aux Palestiniens d’accéder à une part équitable de la ressource commune en eau ».


-Les Palestiniens privés d'eau par Israël - AgoraVox
-Israël mène la guerre de l'eau dans les territoires occupés:
"L'accès à l'eau, qui est soumis au contrôle total qu'Israël exerce sur les ressources de la région, est aggravé par la sécheresse aiguë qui menace aujourd'hui les nappes aquifères. L'Etat juif, souligne Amnesty, utilise plus de 80 % de l'eau provenant de l'aquifère de montagne, limitant l'accès des Palestiniens à 20 % de cette réserve. Or, il s'agit de l'unique ressource en eau des Palestiniens en Cisjordanie, insiste Amnesty, "alors qu'Israël dispose de plusieurs sources d'approvisionnement (lac de Tibériade et aquifère côtier) et utilise toute l'eau disponible du Jourdain". L'Etat juif occupe la vallée du Jourdain depuis la guerre de 1967, et n'accorde aucun accès à ses rives aux Palestiniens.Les eaux du Jourdain sont convoitées à la fois par Israël, la Syrie, le Liban et la Jordanie, avec pour résultat de réduire par endroits son débit à celui d'un ruisseau salant et contaminé par les eaux usées non traitées, ce qui provoque un assèchement préoccupant de la mer Morte.Amnesty relève que la consommation en eau des Palestiniens est à peine de 70 litres par personne et par jour, soit nettement moins que les 100 litres recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), contre plus de 300 litres pour les Israéliens.Dans certaines zones rurales, ajoute l'organisation, les Palestiniens survivent avec à peine 20 litres par jour. Plus de quarante ans après l'occupation de la Cisjordanie, ajoute Donatella Rovera, auteure du rapport, 180 000 à 200 000 Palestiniens vivant dans des communautés rurales n'ont pas accès à l'eau courante. Cette situation est d'autant plus choquante, insiste-t-elle, que les colons israéliens établis en Cisjordanie, "en violation du droit international, recourent à l'irrigation intensive pour leurs cultures, et disposent de jardins luxuriants et de piscines".Cette dernière affirmation ne convainc qu'à moitié : les "jardins luxuriants" et les "piscines" sont loin d'être la règle, et les colons juifs en Cisjordanie forment une palette d'individus aux revenus disparates. "Quelque 450 000 colons utilisent autant, sinon plus d'eau, que l'ensemble de la population palestinienne, estimée à 2,3 millions", ajoute Amnesty, qui consacre une place importante de ce rapport à la situation dans la bande de Gaza, où la pénurie d'eau est critique. Dans cette portion de territoire contrôlée par le Hamas, la seule ressource en eau est l'aquifère côtier, puisque Israël n'autorise pas de transfert d'eau de la Cisjordanie vers Gaza.Sur-utilisée et contaminée à plus de 90 % par les eaux usées non traitées, l'aquifère côtier est source de maladies et d'épidémies.
Cette situation est aggravée par le blocus imposé par Israël, qui interdit l'entrée à Gaza d'équipements nécessaires à la réparation et à la modernisation du réseau.Le rapport d'Amnesty rappelle que les Palestiniens ne peuvent creuser de nouveaux puits sans obtenir de permis délivré par l'armée israélienne. Il explique en quoi les restrictions d'accès à l'eau potable sont un outil politique en favorisant les expulsions. Il montre enfin comment le "Mur" ou "barrière de sécurité", les check-points et autres barrages routiers, interdisent ou retardent l'accès à l'eau en Cisjordanie.La Water Authority israélienne a contesté les chiffres avancés par Amnesty, déploré que l'organisation ne l'ait pas consultée, mais n'a pas remis en question la réalité du phénomène de discrimination dont pâtissent les Palestiniens.Si les Israéliens consomment
"408 litres d'eau par jour" (Amnesty parle de 300 litres...), les Palestiniens en utilisent 200, affirme-t-elle, tout en assurant que la consommation des Israéliens a baissé de 70 % depuis 1967, alors que celle des Palestiniens a progressé de 85 à 105 m3 au cours de la même période. La Water Authority souligne enfin qu'Israël a toujours accordé aux Palestiniens davantage d'eau que les accords d'Oslo (1993) ne leur en allouaient.Au-delà des chiffres, l'attitude des autorités israéliennes montre que l'accès à l'eau reste un puissant levier politique dans les relations israélo-palestiniennes. C'est aussi un enjeu stratégique régional : pour pallier une pénurie croissante d'eau, Israël envisage de nouveau d'en importer de Turquie. Sauf que la détérioration récente de ses relations diplomatiques avec Ankara ne favorise pas un tel objectif
.(Laurent Zecchini)
-La question de l'eau en Palestine-Israël
-Israël : une histoire d'eau
___________________________
-L'eau: urgence!...
-De l'eau et des hommes