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vendredi 8 mai 2009

Palestine en morceaux



Un Etat palestinien est devenu un leurre,un horizon impossible, malgré les dénégations officielles.
Objectifs atteints pour Israël , qui se prépare un avenir difficile.

Mais il est interdit de critiquer Israël , sous peine d'être accusé d'antisémitisme


-Carte-fiction éloquente-
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« Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre »

« Il n'y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n'ont jamais existé »

Golda Maier Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969

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« C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, colonisation ou Etat juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres »

Yoram Bar Porath, Yediot Aahronot, 14 juillet 1972.

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L'archipel de Palestine orientale:

"Depuis des années, les Nations unies condamnent régulièrement la politique de colonisation d’Israël. Même l’Union européenne et les Etats-Unis ne manquent pas une occasion de faire savoir que ce grignotage des terres palestiniennes met en danger la perspective de création d’un Etat palestinien indépendant.Cette politique s’est néanmoins poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, sans que jamais aucune mesure ne soit prise, alors que les statuts de la Cour pénale internationale considèrent que c’est « un crime de guerre ». Et jamais aucune sanction n’a été adoptée contre l’Etat qui poursuit cette stratégie. Pourtant, cet archipel de la Palestine peut-il vraiment constituer la base d’un Etat ?"
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>"Toutes les zones aux mains d’Israël, c’est-à-dire annexées (comme Jérusalem) ou occupées par des colonies, sont représentées par de l’eau.Résultat, les terres émergées forment une myriade d’îlots séparés les uns des autres : l’effet «bantoustan» est garanti. Ce document illustre à quel point parler de continuité territoriale palestinienne est de plus en plus illusoire. Kalkiliya, Tulkarem ne sont plus rattachées au reste de la Cisjordanie que par une route. Les zones interdites à la construction sont ironiquement représentées sous la forme de «réserves naturelles» ou de «côte protégée». L’auteur de la carte, qui a travaillé dans l’humanitaire, s’est servi de documents fournis par le Bureau de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires dans les territoires occupés et du travail de B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l’homme, qui recense les progrès de la colonisation en Cisjordanie, régulièrement dénoncée par le Quartet (ONU, Etats-Unis, Russie, UE) pour la paix au Proche-Orient."

-Palestine: vérité des cartes
-Settlement expansion seeing biggest boost since 2003
-Israël pourrait intensifier la colonisation en Cisjordanie
-La Palestine rongée par la colonisation
-Israël : nous trompons les nôtres
-Israël Palestine / Un pas de plus loin de la paix
-Palestine : un désastre programmé
-L'Union européenne capitule devant Israël
-Palestine : contradictions et hypocrisie de l'Union européenne
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-Comment Israël confisque Jérusalem-Est
-Les Palestiniens d’Israël, otages de l’extrême droite
-Israël et le racisme : c'est douloureux - AgoraVox
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- Israel: dangereuse dérive
- Etre arabe en Israël
- ISRAEL: opinion captive ?
- Vu de Tel-Aviv
- Israël : crises
- ISRAEL-Gaza: et après ?

--L’appropriation des ressources hydrauliques par Israël:
"...en 2005, les meilleurs puits se trouvaient sous contrôle israélien. Israël s’est ainsi approprié près de 55% du territoire de la Cisjordanie, en particulier les zones C, garantissant ainsi plus de 25 % de ses besoins en eau.
Mais ce faisant, l’État d’Israël réduit un éventuel État palestinien à un confetti de Bantoustans asséchés. Les impératifs hydrostratégiques d’Israël paraissent donc comme un obstacle majeur à la paix avec les Palestiniens."
-ISRAEL A TRANSFORME LA PALESTINE EN « PAYS DE LA SOIF »

mercredi 28 décembre 2016

Israël/Palestine: un grand pas...

....Sur place                                                                  [Petit tour de presse]
                 Netanyahou: c'est לא à l'ONU,
                                                                              F... à Obama et m.... à la France
                                                                          Une fois de plus.
                  On pouvait s'y attendre. Avec l'équipe au pouvoir à Tel Aviv.
   _    " Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre »
    _ « Il n'y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n'ont jamais existé » disait déjà Golda Maier Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969
      _ « C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, colonisation ou Etat juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres » annonce le Jerusalem Post, organe du Likoud.
  Voilà qui a le mérite d'être clair.
               Tout le reste n'est que broderie.
     Donc Obama serait en guerre contre les Juifs pour le Jerusalem Post. Rien que ça! Malgré le soutien traditionnel et indéfectible, les fonds régulièrement versés, l'appui fidèle avec quelques ratés, une critique à géométrie variable...sans portée. sur le fond. Une bonne conscience morale.
      L'abstention volontaire d'Obama n'a pu être digérée par les inconditionnels du Grand Israël
 La France, c'est la nouvelle affaire Dreyfus. Il faut la quitter! Liberman fait dans la nuance...
      Juste pour une velléité de sommet à Paris, dont on connaissait d'avance le résultat.
    Avis non partagé par Haaretz, encore moins par l'Association France Palestine Solidarité:  : « Israël semble sombrer dans la folie ", dit I.Amro.  Ou plutôt ses dirigeants actuels, qui en rajoutent un peu à chaque critique, même minime, mélangeant sciemment antisémitisme et critique légitime d'une politique en cours. Une paranoïa fondée sur la peur et l'obstination, mais qui mène à l'impasse, voire pire.
             Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte donc une résolution condamnant la colonisation israélienne.
     A Tel Aviv on n'en a cure. A Jérusalem-Est: Israël va construire 900 logements de colons:
La question palestinienne redevient brûlante:: "C'est l'aboutissement de huit années de frictions, de tensions, voire de défiance ouverte, comme ce discours que Benyamin Netanyahou est allé prononcer devant le Congrès américain en 2015, dans le dos d'Obama, dans le vain espoir d'empêcher l'accord nucléaire avec l'Iran, farouchement combattu par l'Etat hébreu.
Cela n'a pas empêché les Etats-Unis de rester l'allié numéro un d'Israël, symbolisé par l'accord conclu à l'automne dernier, qui garantit 38 milliards de dollars d'aide militaire américaine à Israël pour les dix prochaines années, soit 20% de plus que pour la période précédente.
Mais dans le même temps, Barack Obama, qui pouvait espérer à son arrivée à la Maison-Blanche être le président de la paix entre Israël et la Palestine sur la base de deux États, s'est heurté à l'obstruction permanente de Netanyahou. Avec un sujet de blocage majeur : les colonies juives de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, l'objet même de la résolution 2.334 - et déjà celui de la résolution 242 de… 1967 -, qui ne cessent de grandir et abritent désormais plus d’un demi-million de personnes (370.000 en Cisjordanie, 200.000 à Jérusalem-Est). En 2010, Israël avait même annoncé la construction de 1.600 logements supplémentaires dans les colonies de Jérusalem-Est en pleine visite du vice-Président américain Joe Biden, un camouflet très mal vécu à la Maison-Blanche.
          Une colonisation qui suit son chemin, quelles que soient les critiques externes et internes:
     "En 2008, le nombre de colons en Cisjordanie approchait les 300.000 selon la Foundation for Middle East Peace et l'organisation de défense des droits de l'Homme B'Tselem. Cette dernière chiffre à 184.700 le nombre de colons à Jérusalem-Est au 31 décembre 2008, soit un total de 475.400 pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Rappelons que la population israélienne est de 7,3 millions et qu'en 2005, la population palestinienne de Cisjordanie était estimée à 2,3 millions d'habitants.
En juillet 2010, un rapport de B'Tselem, s'appuyant sur des sources gouvernementales, révélait que le demi-million de colons occupe 42% du territoire de la Cisjordanie dans 121 colonies, une centaine de colonies "sauvages" (outposts), et les 12 faubourgs annexés par la municipalité de Jérusalem avec l'aide du gouvernement.
Les méthodes. Le rapport de B'Tselem décrit les mécanismes par lesquels l'Etat a peu à peu étendu son contrôle en Cisjordanie: les principales méthodes sont la réquisition de certaines zones au nom des "besoins militaires", leur classement en "terres d'Etat" ou l'expropriation pour "besoins publics". Cette politique de colonisation systématique a été officiellement encouragée par des incitations financières et des avantages accordés aux colons encouragés à franchir la "ligne verte". La plupart des colonies profitent du statut de "zones de priorité nationale" qui leur donne droit à des aides au logement et à l'éducation.
Leur statut. Selon la Convention de Genève, les colonies de peuplement sont illégales: l'article 49 précise que "la Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa population civile dans le territoire occupé par elle".
Pour la communauté internationale, ces colonies qui constituent un fait accompli sont donc illégales.
Dans le cadre des accords d'Oslo, la question des colonies, écartée des négociations pour la période intérimaire, est reportée aux négociations finales.
Le moratoire sur la colonisation. Après plusieurs semaines de pression des Américains, Israël a proposé, en novembre 2009, un gel partiel de dix mois sur la colonisation, non sans avoir autorisé, deux mois plus tôt, la construction de plusieurs centaines de nouveaux logements. La proposition ne touchait pas les permis de construire déjà délivrés, qui représentent environ 3 000 logements, et excluait Jérusalem-Est. c'est cette période qui arrive à terme.
La position américaine. L'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche a suscité l'espoir du camp de la Paix, avec la nomination, deux jours après son investiture, deGeorge Mitchell comme émissaire spécial pour le Proche-Orient et le discours du Caire invitant à un "nouveau départ" entre l'Amérique et le monde arabo-musulman. L'administration Obama presse Israël de geler les colonies afin de restaurer la crédibilité américaine sur ce dossier. Mais en novembre 2009, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, en visite à Jérusalem, fait volte-face. Alors que les Palestiniens considèrent qu'un gel total de la colonisation doit précéder la reprise des pourparlers de paix, elle estime que l'arrêt de la construction "n'a jamais été une précondition".
Interrogée le 19 septembre pour savoir si elle pensait que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu prolongerait ce moratoire de dix mois au-delà du 26 septembre, Hillary Clinton a répondu: "C'est certainement ce que nous espérons."
Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le 23 septembre, Barack Obama a rappelé que le moratoire "devrait être prolongé". "
        C'est la  dénégation permanente face à la  réalité
               La remise en question de ce volontarisme expansionniste devient de plus en plus difficile.[*]
                       Ce fut un effet calculé:
    "..Plus les années passent, plus la colonisation entamée en 1967 et fortement encouragée depuis Menahem Begin et la percée du courant nationaliste en 1977, devient une réalité lourde du paysage israélien...Quelque 300 000 colons vivent en Cisjordanie, c'est énorme. Une spirale de la colonisation s'est renforcée au fil des ans, avec de forts soutiens politiques et financiers, y compris à l'égard d'implantations jugées illégales au regard du droit interne israélien mais largement tolérées par l'État. Rappelons par ailleurs qu'aucune colonie n'est légale du point de vue du droit international.
     Plus les colonies sont imposantes, plus la réversibilité politique est une décision difficile, presque impossible à prendre. Et plus la viabilité d'un État palestinien devient aléatoire. L'implantation des colons crée d'ailleurs une réalité dont les plans de règlement tiennent compte : si un partage territorial avec les Palestiniens se fait, environ 220 000 colons, ceux des "blocs de colonies", seraient vraisemblablement rattachés à Israël. »"
              Une impunité qui perdure.
      La résolution 2334 Saluée par les dirigeants palestiniens comme « une victoire du droit international » et dénoncée par les responsables israéliens comme « honteuse », voire « antisémite », la résolution 2334, adoptée vendredi 23 décembre par le Conseil de sécurité des Nations unies, ne mérite en réalité ni cet excès d’honneur ni cette indignité. Elle sera pourtant tenue pour historique, aussi bien en raison de son contenu que des conditions dans lesquelles elle a été adoptée.
Plus de 35 ans après la résolution 465 de mars 1980, qui dénonçait – déjà – l’extension des colonies israéliennes, jugées illégales, le texte qui vient d’être adopté affirme que l’établissement de colonies israéliennes des territoires occupés « constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la mise en œuvre de la solution à deux États et à l’instauration d’une paix totale, juste et durable ». Il demande en conséquence à Israël de « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est et de respecter toutes ses obligations légales dans ce domaine »
       " La raison de cet échec est simple : les forces politiques actuellement au pouvoir en Israël sont celles-là même qui ont tout fait pour détruire le processus d'Oslo.
  En aucun cas elles ne veulent d'un Etat palestinien. Faut-il rappeler  les positions maintes fois exprimées par Avigdor Liberman qui prône le transfert des Arabes d'Israël, ou par Naftali Bennet qui veut annexer la zone C, celle qui couvre les deux tiers de la Cisjordanie ?"
     On continue à jouer avec le feu:
          L'enlisement est total, tant est grande  la détermination de la droite extrême de Tel-Aviv, malgré l'humiliation affichée, la fureur.irrationnelle d'un Liberman, par exemple. (*)
    Les ultimes  silences désapprobateurs d'Obama: qui a maintes fois louvoyé sur le sujet, n'y changeront rien. L'aide financière annuelle ne sera pas entamée.
    Et qui sauvera le pays de l'impasse dans laquelle elle est engagée depuis la mort de Rabinn, impasse toujours déplorée par une gauche israëlienne qui voit un peut plus loin que les petits calculs de la  Knesset?
  La dernière résolution de l'ONU à l'encontre de Nétanyahou, contre la colonisation des territoires palestiniens: une opération  en cours depuis....des décennies.
                     Ce ne sera jamais que la Nième résolution non respectées par Israël.
     Obama est en colère...mais pas trop. Tel Aviv tient Washington, qui a trop besoin de cette implantation. L'Aipac tient le Congrès. La boucle est bouclée.
    Sauver Israël de sa droite extrême va demander encore du temps... si le point de non retour n'est pas déjà atteint.
   Et les sanctions contre cet État? se demandent certains.
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* Sans crainte de la caricature:
        "La France est même doublement décriée par Israël, puisqu'elle a voté vendredi en faveur de la résolution de l'ONU demandant à Israël la fin de la colonisation des Territoires palestiniens occupés. L'ambassadrice de France avait ainsi été convoquée au ministère israélien des Affaires étrangères après ce vote, comme la plupart des représentants des pays ayant voté la résolution.
 Avigdor Lieberman, ultranationaliste réputé pour ses propos populistes, n'a d'ailleurs pas hésité à appeler les juifs de France à s'installer en Israël, la "seule réponse à ce complot" qu'est la conférence de Paris.
   Evoquant les attentats contre des cibles juives en France ces dernières années et la hausse des actes antisémites, le ministre s'est adressé aux juifs de France :
"Si vous voulez rester juifs et que vos enfants et petits-enfants restent juifs, vous devez quitter la France et venir vous installer en Israël."
  "Ce n'est pas votre pays, ce n'est pas votre terre, quittez la France et venez en Israël", a martelé Avigdor Lieberman, un fervent partisan de la colonisation qui vit lui-même dans une colonie de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.
Près de 5.000 juifs de France ont immigré en Israël en 2016, soit une baisse de plus de 30% par rapport à l'an dernier. En 2014 et 2015, les juifs de France avaient fourni les plus gros contingents de l'immigration juive vers Israël, avec respectivement 7.200 et 7.800 immigrants, probablement convaincus, en partie au moins, par la rhétorique (lancinante et répétitive...) du Premier ministre israélien et de son ministre."
 *           Rappel utile: "Bien avant la création de l’Etat d’Israël, l’OLP, l’Etat islamique ou le Hamas, alors que le mouvement sioniste était encore en gestation, avant le premier congrès sioniste de 1897, un des penseurs les plus respectés de la pensée sioniste Ahad Ha’Am fit un voyage en Palestine Ottomane en 1891. A son retour, il écrivit un article qui s’intitulait « Vérité sur la Palestine » à l’intérieur duquel il mettait en garde les premiers promoteurs du Sionisme : « … les Arabes, comme tous les sémites, possèdent une vive intelligence et une grande astuce. Ils ne se laissent pas tromper par nos activités dans le pays et ils ont compris nos intentions, mais ils gardent le silence, car pour le moment ils n’y voient aucun danger pour leur avenir. Mais lorsque la vie de notre peuple en Palestine se développera au point que le peuple indigène s’en sente menacé, il ne cèdera pas si facilement. Avec quelle prudence devons-nous traiter avec un peuple étranger au sein duquel nous voulons nous installer ! Combien est-il important que nous fassions preuve de bienveillance et d’estime à son égard ! …. Si l’Arabe considère jamais l’action de ses rivaux comme une oppression ou une spoliation des ses droits, alors, même s’il est silencieux et qu’il attend son heure, la rage restera vivante dans son cœur. »"
*   La Déclaration Balfour contenant une promesse passée presque inaperçue:: "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays."
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- L'arbre qui cache la forêt
- Le futur est déjà là
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samedi 25 juillet 2009

Palestine:impuissance verbale



Une colonisation qui ne doit rien au hasard

« Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. (N.Sarkozy)
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-Palestine : les mots ne suffisent pas pour stopper la colonisation | Rue89:
"Mercredi, le gouvernement français a publié un nouvel appel a l'arrêt immédiat de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés en 1967. Cette déclaration correspond à une réalité indéniable, et je voudrais profiter de l'occasion pour avancer une solution positive sur cette question.A maintes reprises, le président Nicolas Sarkozy a appelé au gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés palestiniens. A l'occasion de son discours prononçé devant la Knesset le 23 juin 2008, le président de la République française a ainsi déclaré qu'« il “ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. L'arrêt de la colonisation israélienne en territoire palestinien constitue un premier pas vers la paix.Après près de 42 années de colonisation des territoires occupés, alors que la viabilité du futur Etat palestinien est aujourd'hui en péril, les condamnations officielles et les résolutions des Nations unies demeurent malheureusement sans effet. Avec près de 500 000 colons résidant aujourd'hui en Cisjordanie, dont 185 000 au sein et aux environs de Jérusalem Est, la situation est devenue insoutenable.
Il y a bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Pour sauvegarder la perspective d'une solution de paix basée sur deux Etats, il serait important que la France comme l'Union Européenne se saisissent de ce problème crucial et relèvent le défi. L'urgence justifierait une action sur trois fronts.
Il convient d'abord de constater que l'explosion de la colonisation doit beaucoup aux avantages économiques octroyés aux colons. Selon un sondage de La Paix Maintenant, la grande organisation pacifiste israélienne, 77% des colons (en Cisjordanie, Jérusalem non compris) ont choisi d'habiter en Cisjordanie pour des raisons liées au “mode de vie” proposé. Le plus souvent, ces colons s'installent en territoire palestinien parce que l'Etat d'Israël leur offre des logements de qualité à bas prix agrémentés d'incitations financières.
La construction d'infrastructures et la mise à disposition de services à l'usage exclusif des colons entravent le fonctionnement normal des villes et villages palestiniens. Ce sont l'existence de ces colonies qui justifient largement les restrictions à la libre circulation des Palestiniens imposées par Israël, et matérialisées par les checks points et le Mur de Séparation.
A force de destructions de maisons et de confiscations de terres, mes compatriotes viennent grossir chaque jour les agglomérations palestiniennes existantes, et déjà surpeuplées. Enfin, l'extension des colonies et la main mise des autorités israéliennes sur les ressources naturelles palestiniennes limitent les sources de revenu à la disposition des Palestiniens. Elles privent des centaines de milliers d'entre eux des moyens de mener une vie décente.
La responsabilité israélienne est centrale. On ne peut cependant passer sous silence le comportement de nombreuses sociétés étrangères, qui finalement contribue au développement démographique et économique de ces colonies en Cisjordanie.
Notamment, certaines entreprises françaises, répondant à une commande israélienne, achèvent de construire un tramway à Jérusalem-Est occupé. Cette ligne de tramway ne sert pas le bien-être des Palestiniens mais vise à connecter les colonies israéliennes au centre de Jérusalem. Cette construction atomise un peu plus le tissu socio-économique palestinien tout en consolidant la mainmise d'Israël sur Jérusalem.
-Sans doute est-il nécessaire de rappeler que le transfert d'une population étrangère sur une terre occupée est prohibé par la quatrième convention de Genève du 12 août 1949, dont le Conseil de sécurité des Nations unies a maintes fois réaffirmé la validité. La résolution 465 du 1er mars 1980, affirme notamment que :
“ Toutes les mesures prises par Israël pour modifier le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle ou le statut des territoires palestiniens (…) y compris Jérusalem (…) n'ont aucune valeur en droit. ” Les Etats doivent donc “ ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement ”.
Aussi, est-il devenu aujourd'hui indispensable que la France prenne les mesures adéquates afin d'empêcher ses entreprises et ses nationaux d'agir illégalement dans les territoires occupés palestiniens.Second terrain qu'il convient de couvrir : mettre fin à l'importation de biens produits dans les colonies. Au sein de l'UE, la France figure parmi les premiers importateurs de produits israéliens. Parmi ceux-ci, nombreux sont les produits qui proviennent en réalité de colonies situées en Cisjordanie.
Ainsi, des sociétés israéliennes implantées dans les colonies s'enrichissent injustement en exploitant la terre et l'eau illégalement soustraites aux Palestiniens, ressources qui devraient normalement permettre le développement économique palestinien.
L'UE et Israël disposent d'un arrangement qui prévoit que ces biens ne bénéficient pas de l'accord de libre-échange qui les lie. Mais comment peut-on accepter que ces biens, produits sur un territoire usurpé en violation du droit international, puissent même continuer à entrer sur le marché européen.
L'UE jouit déjà d'une relation étroite avec Israël. Elle peut dès à présent utiliser son influence auprès de son partenaire afin d'obtenir qu'il se conforme à ses demandes répétées de geler la colonisation. Il est grand temps d'adopter une nouvelle approche : Israël, comme n'importe quel Etat agissant en violation du droit international, doit comprendre que de tels agissements ont un coût.Seules des mesures concrètes prises par les grandes puissances et notamment l'Etat français et l'UE peuvent mettre fin au morcellement continu des territoires qui torpille les dernières chances de paix entre Israël et le peuple palestinien.
L'UE soutient ces territoires occupés à hauteur de 500 millions d'euros par an. Tout comme il relève de sa responsabilité de vérifier que cet argent sert directement la cause de la paix, il est de son droit de s'assurer que cet investissement n'est pas sabordé par la politique de “fait accompli” menée par Israël en territoire palestinien.
Agir sur le front des colonies, après des décennies de condamnations infructueuses, ce n'est pas favoriser un camp ou l'autre. Joindre les actes à la parole c'est au contraire sauver les derniers espoirs de paix sur la base de la cohabitation de deux Etats."(Hind Khoury)
-Etat palestinien compromis?
-Inquiétant racisme en Israël - AgoraVox

-Israël: le chef d'un parti religieux stigmatise l'administration américaine:
"Le chef spirituel du parti gouvernemental ultra orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yosef, s'en est pris avec une rare violence à l'administration américaine, à cause de sa demande d'un gel de la colonisation israélienne."De quel droit ils nous disent: ici on construit, ici on ne construit pas, nous ne sommes pas leurs esclaves", a proclamé l'ancien grand rabbin sépharade d'Israël dans son prêche hebdomadaire, diffusé dimanche par les radios israéliennes.

Il a assuré à cette même occasion les fidèles que le jour venu, le "messie les chassera", ainsi que les "méchants qui se trouvent sur le Mont du Temple", en allusion au culte musulman et à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, sur le site du temple biblique.Cette prise de position du fondateur du quatrième parti d'Israël (11 sièges sur 120), positionné très à droite, s'inscrit dans une série d'attaques virulentes de la droite israélienne contre l'administration de Washington, prenant plus particulièrement à partie des responsables d'origine juive tels Ram Emmanuel, le chef de l'équipe de la Maison Blanche.Un nouveau projet d'implantation juive à Jérusalem-est, annexé de facto après son occupation en juin 1967, a provoqué une nouvelle passe d'armes entre Israël et les Etats-Unis sur la colonisation dans les territoires occupés."Nous n'acceptons pas que des Juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", annexé de jure depuis 1981, a affirmé dimanche dernier le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu...."
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-Palestine en morceaux

mardi 7 mai 2024

De Gaza à Rafah

La tragédie se poursuit au sud de Gaza

              Nous sommes face à un nouvel échec pour une trêve éventuelle, pour une négociation entrevue. L'ONU lance des appels en vain. Comme elle l'avait fait à chaque grande étape de la colonisation masquée ou ouverte en Cisjordanie, surtout depuis Sharon. Le gouvernement israëlien actuel va tout droit dans le mur, sourd même des appels qui viennent de Tel-Aviv.  On va dépasser plus que largement les limites de l'acceptable et même de l'imaginable. La "logique" israëlienne finit par ne plus étonner.  Le  Likoud va jusqu'au bout de ses propos.                                                                                                                                                                       Les avertissements de Einstein, notamment, auront été vains. L'idéal sioniste s'est fracturé depuis longtemps, comme le confirme aussi Marius Schattner.   

                     ____    Mise au point. _____ICI aussi...Et... _____


                                                                                        Libres propos: ambigüités du sionisme

                   "... Depuis l’échec des accords d’Oslo en 1993, et en particulier l’assassinat d'Yitzhak Rabin en 1995 par un ultranationaliste juif, ce sont avant tout les partisans du « Grand Israël » – dont la figure de proue n’est autre que Benjamin Netanyahu – qui détiennent le pouvoir politique et miliaire en Israël depuis une vingtaine d’années ? Et que les conséquences pour nombre de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza ont été désastreuses : Colonisation à marche forcée, exactions répétées des colons envers les Arabes avec le soutien implicite de Tsahal, expropriation des terres des Palestiniens en Cisjordanie, détentions arbitraires, prison à ciel ouvert à Gaza. Au point que Amnesty international dans un rapport bien étayé datant de 2022, n’hésite pas à utiliser le terme « d’apartheid » pour qualifier la politique discriminatoire menée par les autorités israéliennes : (https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2022/02/israels-system-of-apartheid/)        ___Comment en outre nier que Benjamin Netanyahu lui-même a contribué dès 2007 à l’arrivée au pouvoir du Hamas à Gaza au détriment de l’Autorité palestinienne, pensant pouvoir tirer cyniquement profit de cette organisation ouvertement antisémite et terroriste, pour justifier de sa politique vexatoire envers les Gazaouis et les Palestiniens dans leur ensemble ?Que penser enfin de l’indifférence manifeste d’une majorité de l’opinion publique de nombreux pays arabes depuis deux décennies, vis-à-vis du triste sort des Palestiniens ?                                                                                             Quoi qu’il en soit, d’aucuns affirment que l’antisionisme et l’antisémitisme se rejoignent d’une manière ou d’une autre. Cette problématique est en effet délicate, mais ce sont pourtant deux notions bien distinctes, étymologiquement et historiquement.                                                                                             J’observe pour ma part deux approches philosophiques bien différentes, voire opposées, relatives à la création d’un État juif : celle portée notamment par le physicien Albert Einstein (1879-1955), très critique à l’égard du sionisme nationaliste et religieux, et celle défendue par Théodor Herzl (1860-1904), considéré comme l’un des pères fondateurs du sionisme, et qui avait écrit en 1896 « l’État des Juifs ».Il serait en effet difficile de réfuter le fait que Herzl appréhendait la création d’un État juif au travers d’une vision colonialiste. Dans son essai de 1896, Herzl tâche de justifier pourquoi l’autorisation d’une puissance européenne serait nécessaire à la colonisation du territoire destiné à la création de cet État :« Deux territoires sont à l’étude, la Palestine et l’Argentine. Dans les deux pays, d’importantes expériences de colonisation ont été faites, elles ont toutefois été menées sur le principe erroné d’une infiltration progressive des Juifs. Une infiltration est vouée à mal se terminer. Elle se poursuivra jusqu’au moment inévitable où la population indigène se sent menacée, et oblige le gouvernement à stopper un nouvel afflux de Juifs. L’immigration est par conséquent futile si nous ne disposons pas du droit souverain de poursuivre cette immigration ».Herzl prévoyait en effet qu’une telle initiative démarre dans un premier temps « sous le protectorat des puissances européennes ».  En outre, dans une lettre que Herzl écrivit en 1902 à Cecil Rhodes (richissime homme d’affaire britannique considéré comme l’un des plus grands colonialistes de son époque, installé en Afrique du Sud, et que certains considèrent comme ayant pu jouer un rôle indirect dans l’avènement de l’apartheid), il lui dit ceci : « Nous vous invitons à contribuer à l’histoire. Non pas à celle de l’Afrique, mais à celle d’un morceau de l’Asie Mineure ; cette histoire ne concerne pas des Anglais, mais des Juifs… Comment se fait-il que je me tourne vers vous, puisque cette question ne vous concerne pas ? Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une affaire coloniale ».              Certains pourraient nous reprocher de faire preuve d’anachronisme, et qu’il faudrait resituer les propos de Théodor Herzl dans le contexte de son époque. Pourtant, dès cette époque, en Europe comme aux États-Unis, certaines grandes figures intellectuelles ou politiques n’hésitaient pas à condamner fermement les méfaits des grandes puissances coloniales. Nous pourrions notamment citer Georges Clémenceau, qui à la Chambre des députés en 1885, contre la volonté de Jules Ferry d’entraîner la France dans de nouvelles conquêtes coloniales, déclarait ceci :                                                                                    « Non, il n’y a pas de droit de nations dites supérieures contre les nations inférieures ; il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’à mesure que nous nous élevons dans la civilisation, nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. Mais n’essayons pas de revêtir la violence du nom hypocrite de civilisation. Ne parlons pas de droit, de devoir.La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires, pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence l’hypocrisie… »                             ___Qu’est-ce donc en effet que la colonisation, sinon partout et toujours un crime contre l’humain ? Car coloniser, c’est conquérir par la force ou la ruse un territoire, et déposséder les populations autochtones de leurs terres, ou les assujettir. Comment dès lors une quelconque colonisation pourrait avoir joué « un rôle positif » puisqu’il s’agit là d’un crime ineffaçable et impardonnable ?    A l’opposé de la conception sioniste de Herzl, Einstein s’est très tôt méfié de celles et ceux qui prônaient la création d’un État juif, avec des arrière-pensées souvent messianiques. En effet, dans une lettre écrite en 1929 à Chaim Weizmann (premier président de l’État d’Israël en 1949), il lui dit ceci : « Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les Arabes, alors nous n’aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de souffrances et mériterons tout ce qui nous arrivera ». Aujourd’hui, avec le recul, les propos d’Einstein pourraient étrangement apparaître comme prémonitoire.    En 1930, dans une lettre à Chaim Koffler, membre de la Fondation pour la réinstallation des Juifs en Palestine, le père de la psychanalyse Sigmund Freud confiait aussi tout son scepticisme à l’égard du projet de création d’un État juif en Palestine, persuadé que cela produirait d’interminables guerres de religions entres Juifs, Chrétiens et Musulmans, sur la terre des Lieux saints. Il préconisait « de fonder une patrie juive sur un sol historiquement non chargé ». Cette lettre de Freud à Koffler fut cachée pendant près de soixante ans, de peur de mettre en échec le projet sioniste au Proche-Orient.  Les persécutions dont furent victimes les citoyens de confession juive en Europe, puis la Shoah avec l’extermination de près de 6 millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, ébranlèrent les consciences occidentales, découvrant ébaubies que les pays dits « civilisés » avaient produit au cœur même du Vieux Continent, la pire des barbaries : « un crime contre l’humanité ». Les dirigeants occidentaux se démenèrent alors pour prendre fait et cause pour le projet sioniste, tel qu’échafaudé auparavant par Théodor Herzl, et l’État d’Israël fut proclamé en 1948, après que l’ONU ait voté un plan de partage de la Palestine, entre Arabes et Juifs, mais qui ne fut jamais respecté.   1948 symbolise pour les Palestiniens la Nakba (« la catastrophe »), avec l’exode forcé de plusieurs centaines de milliers d’entre eux.   En dépit du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale et du paroxysme antisémite européen, Albert Einstein maintint sa critique du sionisme tel qu’il se mettait en place. En décembre 1948, pour protester contre la venue aux États-Unis de Menahem Begin qui venait de fonder le parti Herout, ancêtre du Likoud, il publie dans le New York Times avec d’autres éminents intellectuels d’origine juive, dont Hannah Arendt, une lettre très acerbe envers l’extrême droite israélienne de l’époque : « Parmi les phénomènes politiques les plus troublants de notre époque, est l’émergence dans le nouvel état d’Israël d’un parti politique proche de par son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et sa propagande, des partis nazi et fasciste. Il est issu de l’Irgoun, une organisation terroriste, d’extrême droite et chauviniste en Palestine… » Ces mots, certes arides, résonnent avec une certaine acuité quand l’on sait que c’est le Likoud de Benyamin Netanyahou qui est au pouvoir aujourd’hui en Israël, avec une coalition de suprémacistes juifs, et tout particulièrement le très sulfureux ministre Itamar Ben-Gvir.     Il y a donc historiquement plusieurs approches différentes sinon divergentes du sionisme au sein de la communauté juive, certains ayant même été opposés au principe de création d’un État juif. Freud pressentait notamment qu’un tel État créé exclusivement sur des bases religieuses, pourrait difficilement devenir laïc. Et il serait absurde de qualifier Albert Einstein ou Sigmund Freud d’antisémites.      Cependant, force est d’admettre que c’est la conception colonialiste du sionisme qui s’est imposée dès la création de l’État d’Israël, telle que planifiée par Théodor Herzl, et qui a produit depuis plus de soixante dix ans, tant de souffrances parmi les Palestiniens. Et qui ne peut produire ad vitam aeternam que haines, violences et guerres réciproques.                                                                   L’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 est une horreur absolue, et ne peut d’une quelconque manière trouver le début d’une justification ou d’une légitimation. Et le parti d’extrême gauche LFI a commis une double faute morale et politique en s’obstinant à n’y voir qu’« un crime de guerre », alors qu’il s’agit à l’évidence d’un acte terroriste abject. Mais la réponse militaire totalement disproportionnée des autorités israéliennes sur la bande de Gaza, est tout autant condamnable. Plus de 30 000 morts, dont une majorité de femmes et d’enfants, plus de 70% des maisons et des infrastructures détruites, dont les écoles et les hôpitaux, une population assoiffée et affamée et n’ayant plus accès aux soins les plus élémentaires, des pourparlers secrets entre les autorités israéliennes et celles du Congo pour exfiltrer une majorité de Gazaouis vers ce pays d’Afrique, qu’est-ce donc si ce n’est d’une part probablement des « crimes de guerre », mais d’autre part une entreprise de nature de génocidaire ?  La convention internationale de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, décrit en effet le génocide comme « un crime commis dans l’intention de détruire, ou tout, ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Rappelons en outre que dans une décision datant du 26 janvier 2024, la Cour internationale de justice a demandé expressément à Israël d’empêcher d’éventuels actes de « génocide » et de « prendre des mesures immédiates » pour permettre la fourniture « de l’aide humanitaire à la population civile de Gaza ».     Pendant ce temps en Occident, une majorité des responsables politiques, avec le soutien des grands médias d’opinion, minimisent ou sont dans le déni, certains allant même jusqu’à légitimer le massacre en cours à Gaza, en fournissant notamment les armes nécessaires à Israël, avec les États-Unis en premier plan. Dans un article récent paru dans l’Orient-Le Jour, l’essayiste Soulayma Mardam Bey avance l’idée que « les deux rives de la méditerranée sont unies par une histoire coloniale qui tarde à se clore définitivement » :(https://www.lorientlejour.com/article/1411826/au-royaume-de-france-la-palestine-muselee.html)                                                                                                                                                                Il est grand temps néanmoins de clore le chapitre de la colonisation ou de la néo-colonisation, dont Israël symbolise aux yeux d’une grande partie des anciens pays colonisés le dernier fer de lance du colonialisme occidental. Aimé Césaire dans « Discours sur le colonialisme », nous met pourtant en garde : « Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde… »                          Je combats depuis toujours tous les fanatismes et les obscurantismes d’où qu’ils viennent, de même que tous les racismes (racismes phénotypiques, l’antisémitisme, l’islamophobie, …). Par ailleurs, je demeure attaché à l’esprit laïc et républicain, que des forces réactionnaires s’obstinent pourtant à opposer à l’esprit d’ouverture et de respect de toutes les différences, dévoyant en cela l’idéal républicain. Enfin, la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 ne doit pas devenir une relique d’un temps révolu, mais plus que jamais nous devons exiger par tous et partout de par le monde, le respect du droit international ! Nous devons donc espérer que dans un avenir proche, Benyamin Netanyahou et d’autres hauts responsables israéliens, auront à répondre de leurs actes devant la Cour pénale internationale, dans le cadre d’un procès équitable. De même, nous devons espérer que tous les responsables – commanditaires et exécutants – de l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, seront jugés devant cette même Cour pénale internationale. Nous devons en outre exiger un cessez-le-feu immédiat et définitif à Gaza.   L’écrivaine et rabbin Delphine Horvilleur affirme dans une interview récente, qu’elle ne croit pas « que la solution viendra des généraux ou des politiques, mais davantage des poètes, de ceux qui ont la capacité de construire par leurs mots d’autres possibles. C’est pourquoi mon livre s’ouvre avec un poète palestinien et se termine avec un poète israélien. Ils sont ceux qui m’aident à croire encore ».  Albert Einstein quant à lui, considère que « le lien qui a uni les Juifs pour des milliers d’années et les unit encore aujourd’hui est, par-dessus tout, l’idéal démocratique de justice sociale, couplé à un idéal d’aide mutuelle et de tolérance entre tous les humains ».   Les Israéliens et la diaspora juive gagneraient sans doute à davantage prêter attention à ces poètes et éminents penseurs, et à réinterroger l’histoire du sionisme, à l’aune de l’impasse dans laquelle ils se trouvent, par la faute des partisans d’une ligne dure, suprémaciste et colonialiste.  Les Israéliens et les Palestiniens, loin des fanatismes religieux qui ne peuvent produire qu’exclusion et haine de l’Autre, devront trouver la force en eux-mêmes, malgré toutes les rancœurs quasi-insurmontables nourries de part et d’autre, de dialoguer à nouveau ensemble, d’égal à égal. La solution ne pourra être in fine que politique. Freud évoquait l’idée d’un État laïc. Certains évoquent l’idée à terme d’un seul État binationnal. Et si finalement la solution n’était autre que l’avènement d’un État laïc et républicain, dans lequel tous les citoyens seraient égaux, quelles que soient leurs croyances religieuses ou leurs cultures ? Les utopies d’aujourd’hui constituent parfois les réalités de demain ou d’après-demain.[Merci à Mediapart]    ________________

mardi 15 septembre 2009

Paroles d'Israël



Double langage comme méthode de gouvernement

« Finalement écrit Michel Bôle-Richard du Monde, Benyamin Nétanyahou veut bien d’un Etat palestinien mais à ses conditions, et celles-ci sont telles que les chances de voir cet Etat se créer sont infimes.

-La colonisation se poursuit en Cisjordanie.
On promet un jour de la suspendre, sans jamais vraiment l'arrêter

Un jeu ambigü avec les Etats-Unis
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-"Israël n'entrave pas le processus de paix au Proche-Orient" (B.N.)

-Robert Gibbs, porte-parole de la Maison-Blanche: "les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite de l'expansion des colonies et exigent qu'elle cesse".

"Israël n’entrave pas le processus de paix". L’arrogance et le cynisme des extrêmistes au pouvoir en Israël est révoltante mais ceux-ci sont les hommes les plus isolés du monde ils ont tout le monde contre eux y compris l’administration américaine. Il y a donc un mystère: comment se fait-il que le Président Obama sacrifie une partie de son crédit pour ces hommes? La solution de l’énigme c’est que ce qui est livré au public n’est qu’un théâtre les choses sérieuses sont secrètes "(un lecteur de Monde:henrypmfay)
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-Une organisation israélienne s'alarme de projets de colonisation en Cisjordanie:
"Israël entend poursuivre son programme de constructions dans les colonies de Cisjordanie, selon un rapport de l'organisation israélienne, La Paix maintenant, rendu public, lundi 2 mars. ce rapport s'appuie sur les projets du ministère de l'habitat. Un doublement du nombre de colons en Cisjordanie serait à l'étude pour faire passer le nombre de 300 000 actuellement à 600 000. Ces chiffres ne tiennent pas compte des quelque 200 000 colons installés à la périphérie-est de Jérusalem.
Selon La Paix maintenant, le ministère de l'habitat a en effet prévu de construire au moins 73 000 logements au cours des prochaines années sur le territoire occupé de la Cisjordanie. Sur ce total, 5 700 devraient être implantés à Jérusalem-Est, dans des quartiers conquis en 1967 puis annexés.Si la construction d'une partie des logements a d'ores et déjà commencé, pour 58 000 d'entre eux rien n'a encore été véritablement décidé. Mais les plans existent comme en témoignent les documents et les photos du ministère de l'habitat.Au ministère, on fait remarquer qu'il s'agit de "projets préliminaires", de "constructions potentielles" et que, "en pratique seulement, une partie d'entre elles sont mises en oeuvre". Toutefois, l'existence de ces projets n'a pas été officiellement démentie.
Les plans du ministère ne sont qu'une partie des constructions publiques qui, en fait, ne sont que la moitié de celles qui sont réalisées dans les territoires occupés. Nous n'avons que des informations partielles sur la totalité des projets, qu'ils soient publics ou privés, mais nous pouvons estimer qu'il y a des milliers d'unités de logements prévues dans les colonies dont certaines ont déjà été approuvées", mentionne le rapport.
Le document énumère dans le détail ce que les autorités israéliennes envisagent de faire en Cisjordanie. Ces extensions concernent autant les grands blocs de colonies que les points d'implantation moins importants qu'il s'agit d'étoffer.Pour l'association La Paix maintenant les plus préoccupants sont les plans concernant "au moins six colonies sauvages" (sur une centaine) qui risquent d'être pérennisées, et les projets de création de nouvelles extensions dans le secteur de Bethléem (17 000 logements) et de Maale Adumim à l'est de Jérusalem, où il est prévu de faire passer la population de 33 000 habitants à 104 000.Ce dernier secteur est particulièrement sensible, car la construction planifiée de milliers de logements permettrait de rattacher Maale Adumim à Jérusalem. Surtout, elle couperait la Cisjordanie en deux et fermerait complètement l'accès des Palestiniens à Jérusalem.Comme l'a indiqué, la semaine dernière, Rafik Husseini, le chef de cabinet du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, "ce serait la fin de Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine et la négation d'un Etat palestinien viable et continu".
Jusqu'à présent l'administration américaine a mis son veto à toute édification dans cette zone actuellement vierge de toute construction civile. Mais tout est prêt et le terrain viabilisé.Il ne manque plus que le feu vert des autorités. Plusieurs zones de construction sont déjà programmées, selon les plans fournis par l'Autorité palestinienne. Pour Rafik Husseini, le démarrage des travaux est une question de mois. Il signifierait "la mort de la solution de deux Etats"."Le gouvernement doit établir les priorités, fait remarquer La Paix maintenant. Soit il est intéressé à suivre le chemin de la paix ou alors il décide de poursuivre la colonisation et de continuer à occuper la Cisjordanie, ce qui va nous conduire à des violences et à un conflit perpétuel avec, à terme, un Etat binational."

-Proche-Orient : nouveaux efforts diplomatiques pour sauver le processus de paix
-Israël et la stratégie de victimisation
-Israël et le rapport Goldstone
-Israël confirme la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie
-Le défi d'Israël
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-Etat palestinien compromis?
-Israël: pacifisme en recul
-Palestine:impuissance verbale
-Israël - Palestine : enlisement
-Palestine: silences d'Obama