Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête transhumanisme. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête transhumanisme. Trier par date Afficher tous les articles

samedi 7 septembre 2024

Transhumanisme en question

Au-delà des limites?

         Si on écoute certains partisans de cette idéologie montante, venus le plus souvent de la Silicon Valley, se prétendant être des visionnaires du futur, comme Elon Musk, la figure la plus contestée, à ambition planétaire, l'imperfection de l'homme actuel, et notamment aa mortalité, pourrait être corrigée progressivement pas le progrès technique, notamment certaines applications du numérique, dont les progrès sont présentés comme quasi-infinis. Réparer le vivant, dans une certaine mesure, n'est pas un mythe pour la chirurgie moderne, qui se numérise de plus en plus. Mais prolonger à l'infini l'existence, augmenter sans fin ses capacités, gommer ses point faibles tant physiques qu'intellectuels, mettre un terme à la finitude humaine pour demain, en gommant toute incertitude, toute contingence, relève d'un fantasme qui doit être discuté en tant que symptôme naïvement positiviste et parfois démiurgique.  Comme ici:                                                                                                       "... Selon les prédictions du chercheur en cybernétique Kevin Warwick, « Il y aura [à l’avenir] des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres, qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » Ce scientifique britannique pronostique que « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » Pour Raymond Kurzweil, futurologue américain, « dès les années 2030, nous allons, grâce à l’hybridation de nos cerveaux avec des nanocomposants électroniques, disposer d’un pouvoir démiurgique. »  Face aux perspectives et aux promesses transhumanistes, qui visent à « augmenter » l’être humain − voire à le remplacer par un post-humain −, Sciences Critiques a décidé de passer au crible du réel les discours et les projets transhumanistes à travers trois émissions de web-radio thématiques..."

Pour le meilleur ou pour le pire?...

_______________________ ______Si l'évolution continue à bas bruit, l'histoire, sous l'aspect de notre environnement technique, s'accélère spectaculairement sous nos yeux.
La technique n'a pas seulement modifié le milieu, elle est en passe de fournir à l'homme des possibilités physiques et mentales  qu'on n'aurait osé imaginer il y a encore 20 ans.
Elle nous place, par les perspectives ambivalentes qu'elle ouvre, entre crainte et espoir.
L'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers quoi? Pour quoi?
__Si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme  triomphants.
L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne sont-elle pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme, auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhicule une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ De ce point de vue, comme biologiste, Jacques Testart fait une mise au point utile sur certains délires propres au transhumanisme et sur certains dangers:

" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
 Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…" ___- lire ICI ____________________

jeudi 26 janvier 2012

Posthumanité: un mythe?

Rupture anthropologique ou illusion?

Progrès ou nouvelles formes de domination?

__L'homme serait-il une expérience ratée, car imparfait ?
"Au coeur de la mutation anthropologique, technologique et historique en cours, des logiques redoutables sont à l'oeuvre. Elles vont dans le sens d'une dématérialisation progressive de notre rapport au monde.
Le biologique témoignerait d'une " infirmité" dont il faudrait s'émanciper au plus vite. Ainsi, sous couvert de "libération ", la nouvelle pudibonderie conforte étrangement ce qu'il y a de pire dans le puritanisme religieux hérité du XIXe siècle. Et pas seulement au sujet des moeurs. Dans le discours néolibéral, l'adjectif "performant" désigne le Bien suprême. Mais ni le "système" ni ses logiciels ne savent prendre en compte des choses aussi fondamentales que la confiance, la solidarité, l'empathie, la gratuité, la cohésion sociale.
La Vie vivante, celle qu'il faut défendre bec et ongles, c'est celle qui échappe aux algorithmes des ordinateurs, à l'hégémonie des "experts" et des dominants, qui confondent "ce qui se compte" avec ce qui compte. "

_Assiste-t-on à une nouvelle forme de prométhéisme? Et que signifie la notion de posthumain?
La science-fiction d'hier commence à être la réalité d'aujourd'hui. Par exemple, les rapports de plus
en plus étroits entre la médecine et le numérique s'approfondissent. Que sera celle de demain?...
__L'humain, nous savons ou nous croyons savoir ce que c'est . Le post-humain, moins...C'est un concept problématique et flou, une auberge espagnole où chacun met un peu ce qu'il veut, une nébuleuse complexe où se polarise une part de nos rêves, de nos déceptions, de nos mythes aussi. L'homme aimerait tellement être autre, insatisfait de lui-même par narcissisme parfois exacerbé, qu'il se plaît à se percevoir comme entièrement différent dans un futur proche ou lointain, fantasmant sur des transformations futures radicales, que semblent offrir certaines avancées scientifiques réelles ou hypothétiques , qui feraient de lui, non pas peut-être un être parfait, mais transmuté et maîtrisé, jusqu'à vouloir se libérer de la différence des sexes, selon de vieux mythes grecs.
Après tout, depuis Cro-Magnon et ses ancêtres, l'humanité n'a cessé de changer d'apparence et de moyens. La biologie, puis la culture ont fait de l'homme d'aujourd'hui un être qu'un homme de Lascaux ne reconnaîtrait plus...
Mais quant à envisager une humanité qui se transcenderait cette fois-ci de manière consciente et programmée pour décupler ses pouvoirs et ses moyens afin de lui donner un visage inédit et quasiment parfait, voilà qui pose problème et qui renoue avec la vieille idée de progrès née au Siècle des Lumières. Le transhumanisme est "
une façon de penser le futur basée sur la conviction que l’espèce humaine dans sa forme actuelle ne représente pas la fin de notre développement mais est au contraire une phase intermédiaire, résultat actuel d’une évolution passée.... C’est le mouvement intellectuel et culturel qui affirme la possibilité et la désirabilité d’augmenter fondamentalement la condition humaine à travers l’application de la raison, spécialement en développant et en rendant largement disponibles les technologies pour éliminer l’âge et augmenter grandement les capacités intellectuelles, physiques et psychologiques de l’être humain...."
__Le transhumanisme est une forme de scientisme et de positivisme dont beaucoup d'aspects plongent leurs racines dans le passé (Pic de la mirandole) , partagée aujourd'hui par beaucoup de scientifiques américains, dont Douglas Melton
, qui va jusqu' à dire:
" «Nous pouvons certainement arrêter la mort. Si on élimine les cancers et les autres maladies, le deuxième facteur qui intervient dans notre vieillissement et notre mort est l'usure de notre corps. Mais je suis convaincu qu'on peut trouver les moyens d'allonger la durée de vie des vertébrés grâce à des modifications génétiques.» Douglas Melton n'est ni un visionnaire illuminé, ni un utopiste délirant. Il incarne ce que pense la grande majorité des scientifiques de sa génération aux Etats-Unis..."
Des espoirs sans certitudes, des projections sans démonstrations..
Ce rêve ne risque-t-il pas de côtoyer l'inhumain? Les vieux rêves d'immortalité et de perfection peuvent engendrer les pires délires et les pires cauchemars.
___Pour le biologiste Axel Kahn, "Ce sont de vieilles lunes. Imaginons des groupes de chercheurs qui décident d’améliorer les qualités héréditaires de l’homme par différents procédés biotechnologiques, électroniques, etc. Imaginons qu’ils choisissent de modifier tels gènes chez l’enfant à naître, de le concevoir plus grand, plus résistant, sans laisser faire le brassage aléatoire de l’évolution, qui procède à l’échelle de populations entières. Ce serait un acte d’orgueil démesuré. Personne ne sait dans quelles conditions nous vivrons dans 100 ans. Nous prenons le risque d’imposer des caractéristiques biologiques qui pourraient s’avérer préjudiciables aux générations futures.
Pour Besnier, soucieux de repenser l'éthique, l'homme peut aller plus loin que les simples prothèses de toutes natures qu'il peut se fabriquer.
"
Le post-humain commence avec l’idée d’en finir avec le déterminisme de la naissance, ce qu’annonce la pilule, ou le « bébé-éprouvette ». Mais, nous voyons déjà beaucoup plus loin. Avec l’ectogénèse, la procréation assistée dans une couveuse, les femmes cesseront de porter des embryons, de connaître la « grossesse ». D’après Henri Atlan (biologiste français, longtemps membre du comité consultatif d'éthique) cette technique sera au point au milieu du XXIe siècle. Le clonage reproductif devient lui aussi possible, et probable. L’utopie post-humaine imagine la sortie de l’histoire naturelle de l’humanité, telle que l’évolution l’a élaborée. Au fond, elle entend auto-produire des hommes, en créer des meilleurs, prendre la relève de la nature. En somme de consacrer l’apogée de l’humanité."
_Une façon de laisser place à ses propres créations, donc de se déresponsabiliser..
Nous ne sommes qu'au début de l'ère de l'homme bionique, mais...n'y a-t-il pas à craindre des technoprophètes ?
C'est ce que pense JC Guillebaud:

"Mères porteuses, nanotechnologies, intelligence artificielle, refus de l’enfant, fabrication de chimères, quête d’immortalité… Le corps humain serait-il has been ? En tout cas, avec les prouesses toujours plus ébouriffantes de la science et le grand bond en avant de la technique, voici venue l’époque des "technoprophètes". Chercheurs talentueux, joyeux apôtres d’une dématérialisation de l’homme, ils annoncent une ère radicalement nouvelle. Un temps où l’on n’aura plus besoin de l’être humain, cette vieille chose prisonnière d’un corps de chair et enserrée dans d’étroites limites biologiques et sociales. Loin de demeurer d’aimables utopistes, ces experts préparent activement, avec l’aide de puissants lobbies scientifiques et industriels, l’avènement de la posthumanité..."
____Certaines formes de progrès follement espérés ne seraient-elles pas qu'un "lumineux désastre" (V.Hugo)
Savons-nous encore entendre les paroles du profond Sénèque? (Lettres à Lucilius)

mardi 29 janvier 2013

Homme de demain...

 Pour le meilleur ou pour le pire?...
_______________________ ______Si l'évolution continue à bas bruit, l'histoire, sous l'aspect de notre environnement technique, s'accélère spectaculairement sous nos yeux.
La technique n'a pas seulement modifié le milieu, elle est en passe de fournir à l'homme des possibilités physiques et mentales  qu'on n'aurait osé imaginer il y a encore 20 ans.
Elle nous place, par les perspectives ambivalentes qu'elle ouvre, entre crainte et espoir.
L'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers quoi? Pour quoi?
__Si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme  triomphants.
L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne sont-elle pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme, auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhicule une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ De ce point de vue, comme biologiste, Jacques Testart fait une mise au point utile sur certains délires propres au transhumanisme et sur certains dangers:
" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
 Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…"

samedi 10 mars 2018

IL est temps d'investir

Pour l'éternité..
                     La valeur durable la plus sûre qui soit.
Enfin un bonne nouvelle! L'obsolescence programmée de la vie est sur le point de régresser.
    Je sais, ça va coûter cher et tout le monde ne fait pas partie des happy fews.
Mais ça vaut le coup d'investir. Quitte à emprunter, à tenter le gros lot au grattage, à gager ses biens, voire à oser un gros coup...sans toutefois vendre son âme, malgré sa valeur en baisse.
     Car qu'est-ce que une petite vie misérable de rien du tout, où l'on passe comme un courant d'air, par rapport à la vie éternelle, souvent promise, qui annonce une perspective où le temps s'abolit, dans la félicité la plus grande. Du loisir pour surfer sans limites, dans l'euphorie. Nul risque de s'ennuyer...sauf peut être à la fin.
   L'au-delà vaut le coup de s'y mettre dès maintenant.
        Certains l'ont bien compris, qui investissent dans la quête d'immortalité, au lieu de dépenser ou de thésauriser en vain. Ils nous tracent la voie, en pionniers éclairés de la Silicon Valley ou d'ailleurs.
   Ce ne sont pas des gourous un peu fêlés, des dérangés du ciboulot,
ils ont toute leur raison et s'organisent méthodiquement , comme de vrais  et jeunes businessmen éclairés, qui voient loin, loin...
    Des start-up de Monterrey, des neurologues enthousiastes, des Peter Thiel ayant pignon sur rue, mais aussi quelques milliardaires russes sont prêts à tout pour vous aider à vous faire oublier la fatale échéance, celle que Freud avait appelée la plus grande blessure de l'humanité...
     Vraiment la mort est devenue hors d'âge et il serait indécent d'y céder encore. Une révolution biocybernétique est en marche, ne riez pas, même un médecin français y croit  Une révolution médicale et philosophique est en marche. Le combat contre la mort va s’intensifier, annonce ainsi le chirurgien-urologue français Laurent Alexandre. La mort deviendra un choix et non plus notre destin. 
      On vous demande d'y croire et c'est la foi (et beaucoup de dollars) qui sauvent, c'est bien connu.
  En 2045, Google vous le dit, on sera prêt. En attendant, patience! cryogénisez-vous. C'est un peu cher, mais empruntez ou volez, ce n'est pas rien.
   On vous réveillera, quand sonneront les trompettes de l'éternité.
 Le transhumanisme est à notre portée, mes frères en intelligence artificielle.
     Mon grand père aurait souri. Mais l'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
  Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers des horizons insoupçonnés. Exciting! 
__         Certains sceptiques diront que si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme naïf triomphants.
   Hommes de peu de foi qui doutent: L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne seraient-elles pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme  n'est pas une auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhiculant une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ Le biologiste, Jacques Testart fait partie des esprits chagrins, ceux qui critiquent les nouveaux pionniers qui nous promettent tant pour sortir enfin de notre finitude, cette erreur de la nature.
 Dans son pessimisme christiano-kantien, il pense que, d'un côté" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
    Mais il énonce aussi: Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…"
                    Mais le salut sera californien ou ne sera pas.
                                                             Le futur a de l'avenir.
                                                                                Juste un peu de patience...
_____________________________________________

samedi 23 octobre 2021

Il est temps d'investir

 Pour l'éternité..

                     La valeur durable la plus sûre qui soit.
Enfin un bonne nouvelle! L'obsolescence programmée de la vie est sur le point de régresser.
    Je sais, ça va coûter cher et tout le monde ne fait pas partie des happy fews.
Mais ça vaut le coup d'investir. Quitte à emprunter, à tenter le gros lot au grattage, à gager ses biens, voire à oser un gros coup...sans toutefois vendre son âme, malgré sa valeur en baisse.
     Car qu'est-ce que une petite vie misérable de rien du tout, où l'on passe comme un courant d'air, par rapport à la vie éternelle, souvent promise, qui annonce une perspective où le temps s'abolit, dans la félicité la plus grande. Du loisir pour surfer sans limites, dans l'euphorie. Nul risque de s'ennuyer...sauf peut être à la fin.
   L'au-delà vaut le coup de s'y mettre dès maintenant.
        Certains l'ont bien compris, qui investissent dans la quête d'immortalité, au lieu de dépenser ou de thésauriser en vain. Ils nous tracent la voie, en pionniers éclairés de la Silicon Valley ou d'ailleurs.
   Ce ne sont pas des gourous un peu fêlés, des dérangés du ciboulot,
ils ont toute leur raison et s'organisent méthodiquement , comme de vrais  et jeunes businessmen éclairés, qui voient loin, loin...
    Des start-up de Monterrey, des neurologues enthousiastes, des Peter Thiel ayant pignon sur rue, mais aussi quelques milliardaires russes sont prêts à tout pour vous aider à vous faire oublier la fatale échéance, celle que Freud avait appelée la plus grande blessure de l'humanité...
     Vraiment la mort est devenue hors d'âge et il serait indécent d'y céder encore. Une révolution biocybernétique est en marche, ne riez pas, même un médecin français y croit  Une révolution médicale et philosophique est en marche. Le combat contre la mort va s’intensifier, annonce ainsi le chirurgien-urologue français Laurent Alexandre. La mort deviendra un choix et non plus notre destin. 
      On vous demande d'y croire et c'est la foi (et beaucoup de dollars) qui sauvent, c'est bien connu.
  En 2045, Google vous le dit, on sera prêt. En attendant, patience! cryogénisez-vous. C'est un peu cher, mais empruntez ou volez, ce n'est pas rien.
   On vous réveillera, quand sonneront les trompettes de l'éternité.
 Le transhumanisme est à notre portée, mes frères en intelligence artificielle.
     Mon grand père aurait souri. Mais l'impensable d'hier paraît réalisable dans un futur proche.
  Les anciennes limites se voient repoussées, autour de nous comme en nous: l'homme augmenté est en route. Mais vers des horizons insoupçonnés. Exciting! 
__         Certains sceptiques diront que si certaines anticipations semblent prometteuses, d'autres s'apparentent à de gentilles rêveries ou à des fantasmes pervers, où l'idéal mythique de perfection humaine renoue avec une vieille tradition, recyclée au goût du néo-scientisme et du technicisme naïf triomphants.
   Hommes de peu de foi qui doutent: L'imperfection naturelle et morale de l'homme et finalement sa mortalité ne seraient-elles pas des donnée largement incontournables?
 Le transhumanisme  n'est pas une auberge espagnole aux contours flous, côtoyant le posthumanisme, véhiculant une notion de progrès revue et corrigée à l'époque de l'homme bionique.
_____ Le biologiste, Jacques Testart fait partie des esprits chagrins, ceux qui critiquent les nouveaux pionniers qui nous promettent tant pour sortir enfin de notre finitude, cette erreur de la nature.
 Dans son pessimisme christiano-kantien, il pense que, d'un côté" ....se profilent, d’abord pour de grands handicapés, des dispositifs intégrés au cerveau pour en augmenter l’efficacité ou pour lui permettre d’entrer en relation avec l’extérieur ou avec la machine, sans la médiation usuelle de la parole ou de l’écriture. Le « génie tissulaire » promet aussi de remplacer chaque organe défaillant par du neuf, régénéré in situ comme la queue des lézards ou reconstruit avec des cellules souches greffées.De tels projets vont bien au delà des gadgets, telle la puce électronique introduite sous la peau pour commander l’ouverture d’une porte, qui ne sont que des dispositifs facilitateurs transformant l’homme en robot plutôt qu’en surhomme.
    Mais il énonce aussi: Plus inquiétante, la dernière famille des propositions pour forcer les capacités humaines concerne des propriétés héritables, quand la faculté nouvelle est tellement intégrée à l’organisme qu’elle en devient indissociable et sera transmise à la descendance. Ce caractère d’héritabilité correspond à un changement d’espèce et c’est ce qui fait la gravité de tels projets.
 Les transhumanistes, puissants aux USA parmi les chercheurs les plus brillants (et bien présents mais discrètement en Europe), sont persuadés qu’à l’échéance de quelques décennies, le cerveau sera bien plus performant et aussi que l’immortalité sera possible. Les mêmes sont souvent en faveur de l’élimination de populations entières car il faudra bien faire de la place pour les surhommes inusables .Au-delà de la transgenèse et grâce à la « biologie synthétique » qui emprunte autant à l’informatique qu’à la biologie (avec un zest de physique grâce aux nanotechnologies), des perspectives glorieuses surgissent.En 2010, les médias annoncèrent que le généticien Craig Venter aurait « créé la vie » parce qu’il avait substitué un ADN de synthèse à celui contenu dans une bactérie . Sans négliger cette performance technologique on est bien loin de créer du vivant quand on se sert d’un être déjà vivant (la bactérie privée de son ADN) comme réceptacle d’une molécule inerte (l’ADN) pour reconstituer un nouvel être vivant.. Mais le délire des transhumanistes ne s’arrête pas à cette stratégie du haut vers le bas promue par C Venter, ils promettent plus fort : du bas vers le haut en assemblant des molécules inertes pour construire des organismes vivants complètement inédits, pourquoi pas des humanoïdes puisque toute frontière entre l’homme, l’animal et la machine ne pourrait que relever d’une idéologie passéiste?... 
La place de l’homme devient relative : on nous promet la création de machines intelligentes, combinaisons de l’humain et du machinique, libérées de la violence et du sexe, et capables de s’autoreproduire. La démesure mais aussi la déculturation à l’œuvre dans les projets transhumanistes, est évidente avec le MOP (macro organisme planétaire) dans lequel les individus, dépourvus d’identité, seraient reliés entre eux pour former un monstre unique dont le cerveau serait le réseau internet…"
                    Mais le salut sera californien ou ne sera pas.
                                                             Le futur a de l'avenir.
                                                                                Juste un peu de patience...
_____________________________________________

mercredi 22 février 2017

Vers la "siliconisation" du monde?

De la réalité aux fantasmes.



           "La Silicon Valley, cette planète numérique de pointe, ce campus en expansion constante, à géométrie variable, aux six mille entreprise high tech, ,n' a pas fini de faire parler d'elle, de nous étonner, pour le meilleur et pour le pire. Car la façade a son envers, souvent méconnu.
   Son énorme richesse comparable au budget de certains Etats, est parfois contestée;
       La série silicon valley prétend décrire certains aspects méconnus des petites ou géantes start up du lieu,  à prétention mondiale.
      C'est un nouvel esprit, un nouveau monde mental et social que les puissants de cette nouvelle galaxie à vocation planétaire, veut imposer petit à petit, de manière douce et indirecte. Le numérique n'a pas de frontières.
        ...Les grandes entreprises de la Silicon Valley, c'est-à-dire les Google, Apple, Amazon, Facebook, Netflix, Uber et consorts, ne sont pas seulement des empires tentaculaires qui engrangent des milliards de dollars de chiffre d'affaires par an. Ces entreprises sont engagées dans ce que je nomme « la conquête intégrale de la vie ». Leurs services sont utilisés quotidiennement par des milliards d'individus. Leur modèle, celui de l'économie de la donnée et des plateformes, vise à capter des données relatives à un nombre sans cesse étendu de nos gestes, entendant coller de façon toujours plus continue à nos existences.___Désormais, la Silicon Valley représente l'horizon entrepreneurial et économique de notre temps. Alors, tout le monde veut se l'approprier. Les chercheurs, les cercles de réflexion, les industriels s'y convertissent. Les gouvernements l'envisagent comme la panacée à toutes les difficultés économiques et ne pensent qu'à faire éclore des « Silicon valley locales » partout, grâce aux startups et aux incubateurs. C'est la course à l'innovation, c'est le règne du startuppeur visionnaire et de l'autoentrepreneur libéré. Mais ce qu'il faut saisir, c'est qu'au-delà d'un modèle économique, un modèle civilisationnel est en train de s'instaurer, fondé sur une marchandisation à terme intégrale de la vie, et une organisation algorithmique des sociétés....
Le vrai visage de la Silicon Valley
      Un capitalisme d’un nouveau type, d'aspect soft et avenant, on ne peut plus séducteur, est en train de s’instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l’intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l’ère d’une « industrie de la vie »...La connection généralisée et universelle, jusque dans l'espace intime, est le but avoué, dans la perspective d'une ultra-modernité revendiquée pour tous. A condition d'être solvable. La démocratie numérique a ses limites.
    S'installerait ainsi les prémisses d'une sorte de dictature douce.
 Avec des projets d'avenir ambitieux, voire délirants, comme changer l'homme en profondeur, établir les bases d'un transhumanisme généralisé, voire les prémisses technologiques d'une immortalité  
             Certains de ces mégalo-numéro-néo-évangélistes visionnaires nous inquiètent légitimement dans certains de leurs rêves californiens, surtout quand ils confinent au délire de puissance, archaïque.malgré l'apparence.
__________________

dimanche 15 février 2026

Petit billet du dimanche

__ Persistances

__ Rétropédalage

__ Relay, relai

__ Bassesses

__ Inquiétant

__ Compromettant

__ Fréquentations

__ Culte du moi

__ Transhumanisme

__ Idéologies et fractures

__ Mobilisation 2.0

__ Russie affaiblie

__ Contrôle israëlien

__ Echos trumpiens

__ Solitude ambiguë

  __ L'ami marocain  >>                                             

__ Rififi dans l'Eglise

__ Crise cubaine

__ Opaques cryptomonnaies

__ Italie devenue toxique?

__ Africains en Ukraine

__ Orban aux abois

__ Lenteur russe

__ Du sable à l'arbre

__ Comme les Aztèques?

                     ___________   Guerre énergétique   _______                             

jeudi 29 octobre 2015

Algorithme, mon amour

 Technopouvoir algorithmé
                                   A  la suite de la récente émission de Ce soir (ou jamais !), d'excellents rappels ont été faits sur la nature, le développement, les incidences du fulgurant développement algorithmique, dans les domaines les plus variés, notamment ceux qui touchent au plus près  notre vie quotidienne, en ce qui concerne la numérisation sans fin notamment.
    La neutralité de ce développement fait problème, malgré les propos rassurants de certains intervenants.
         Nous avions déjà noté qu'une grande ambivalence caractérise ces "outils" logique et leurs applications, parfois très sophistiqués et souvent abscons pour le commun des mortels. Ils sont partout, bien souvent à notre insu.
   Certes, il n'est pas question de diaboliser et de condamner l'héritage lointain de Turing, souvent plein de promesses Mais on a trop vite fait de rassurer à bon compte, si l'on ne tient pas compte de certains usages, souvent encore mal identifiés. Comme le notait un des intervenants, le philosophe Eric Sadin, les technologies informationnelles envahissantes demanderaient à'être interrogées davantage:
             Le mouvement de numérisation à l'oeuvre depuis une trentaine d'années gagne aujourd'hui des pans de plus en plus étendus de la réalité via l'extension des capteurs et des objets connectés. Dorénavant, les flux de data témoignent de la quasi-intégralité des phénomènes, s'érigeant comme l'instance primordiale de l'intelligibilité du réel. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant en retour les décisions individuelles et collectives au prisme d algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Les technologies informationnelles imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une raison numérique établie sur l'appréhension et l'évaluation en temps réel des faits ordonne désormais les pratiques du commerce, de l'enseignement, de la médecine, les rapports aux autres, à soi-même, à la ville, à l'habitat...
    Ce livre examine, en s'appuyant sur une foultitude d'exemples, la quantification et la marchandisation intégrales de la vie qui s'instituent, soutenues par l'industrie du traitement des données, aujourd'hui dotée d'un pouvoir qui perturbe nombre d'acquis démocratiques fondamentaux.
  
Avec une rare lucidité et une écriture d'une précision clinique, Éric Sadin dévoile les impensés, analyse les processus en cours, dresse une cartographie détaillée des forces à l' oeuvre... Observations et réflexions qui dessinent une nouvelle condition humaine, et en appellent à la politisation des enjeux induits par la puissance toujours plus totalisante détenue par les systèmes computationnels.

  Le technopouvoir n'est pas innocent.
        Il est conforme à un certaine idéologie, qui veut notre bien, celle des maîtres de la  Silicon Valley et leurs rêves de transhumanisme libéralisé.
  De son côté, Amazon accélère sur le remplacement de l'homme par la machine.
 Un ou deux lignes de programme a suffi à VW a introduire dans son système de production une vaste supercherie...
     L'ére des robots, de toutes formes et de divers usages, n'en est qu'à ses prémisses....
Une tendance lourde qui touche et touchera vite d'autres domaines, en profondeur. Pour le meilleur et pour le pire.. 
  C'est vers de nouvelles formes d' existence que nous glissons progressivement, parfois dans une sorte de servitude volontaire.
    Face au changement de paradigme qui se met en place sous nos yeux de somnanbules, l'auteur souligne l'urgence d'une nouvelle réflexion éthique et l'urgence d'une action politique, au sens large:
" ...il revient au pouvoir de mettre en place des cadres d’évaluation non soumis à la séduction des innovations et d’un techno-discours ambiant, qui semble ne laisser aucune place à la critique..."
______________________